Discours de Château-Chinon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 78 %Attaque 17 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:34Invité politiqueChiffre
« ils font aussi la course à la suppression du nombre de fonctionnaires territoriaux pour l'un c'est moin 70000 pour l'autre c'est moins 200000 »
- 5:56Invité politiquePromesse
« il ne faut pas prendre principe il faut donner les moyens au principe de vivre et ça veut dire ne pas baisser les dotations sur la durée du mandat »
- 10:47Invité politiquePromesse
« oui Benoît tu as raison de prendre la position qui est la tienne un engagement pour maintenir le niveau des dotation »
- 12:54Invité politiqueFait
« nos concitoyens nos concitoyens appelle aujourd'hui pour une société moderne pour une société juste pour une société créative plus de moyens »
- 22:18Invité politiqueFait
« je me disais qu'aurait fait François mitteran et bien je pense qu'il aurait sans doute chercher à faire sauter le verrou d'halep comme il avait fait sauter le verrou de sarayevo »
- 36:06Invité politiqueFait
« il faut regarder le monde tel qu'il vient avec un œil neuf ce qui ne veut pas dire jeune neuf »
- 40:59Invité politiqueChiffre
« quand on ferme un bureau de poste dans une commune à l'élection qui suit le Front national fait 10 % de plus »
- 46:26Invité politiqueChiffre
« la France a atteint un nouveau record de distribution des dividendes pour les entreprises du CAC 40 55,7 milliards d'euros l'année dernière »
- 47:07Invité politiqueFait
« si ce n'est pas ce coup-ci ce sera la prochaine fois que nous aurons Marine Le Pen c'est certain »
- 54:37Invité politiquePromesse
« je défends la garantie universelle des services publics c'est quoi la garantie universelle des services publics ça pourrait s'apparenter ici un bouclier rural ne plus être à moins de 30 minutes d'un accueil de jour Alzheimer d'un hôpital d'une gare »
- 56:43Invité politiqueChiffre
« 66 % des crédits d'intervention du ministère de la Culture vont en île-de- France »
- 56:50Invité politiqueChiffre
« 66 % des crédits d'intervention du ministère de la Culture vont en Île-de-France »
- 57:10Invité politiqueChiffre
« 1 % du PIB consacré aux politiques culturelles »
- 1:00:15Invité politiqueFait
« il faut redonner et faire respirer la démocratie d'abord en relançant la démocratie territoriale »
- 1:01:26Invité politiqueFait
« nous ne pouvons plus fonctionner avec un État qui décide de tout là où il a de moins en moins de moyens »
Temps de parole
- Benoît Hamon100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
et d'ailleurs élu de la Nièvre conseillers municipaux conseillers départementaux conseillers régionaux Mair é au cœur des débats publics au cours de ces dernières années et qui ont conduit à ce qu'ici dans nos territoires ruraux nous avons le sentiment parfois de relégation voire d'abandon des territoires héros qui méritent être regardés pour ce qu'ils sont et qui méritent d'avoir leur place également dans les territoires de la République des territoires ruraux qui constituent en France le plus bel espace la France dispose du plus bel espace rural en Europe plus bel espace à travers bien évidemment son étendu mais aussi à travers la diversité de ces territoires et ce potentiel de ressources naturelles de ressources humaines aussi je voudrais insister sur cet aspect et sur la capacité que représente nos territoires sur le plan humain agricole c'est ici qu'on travaille à la génomique c'est ici dans ce département que nous avons à des SEP laboratoires au monde qui travaillent sur la génétique animale un laboratoire je le disais en matière industrielle également c'est ici dans la niève qu'on construit des éléments de la voiture du futur à manicour un département dont l'économie ne se contente pas d'être une économie productive à sur le plan agricole et sur le plan forestier bien évidemment on ne l'écarte pas mais un territoire qui a une histoire industrielle qui a un présent Industri réel et qui souhaite disposer d'un avenir industriel innovation dans le domaine social c'est ici qu'on réfléchit aux maisons de retraite du futur c'est ici aussi qu'on expérimente une sorte de revenu minimum d'insertion à travers territoire territoire zéro chôur et je voulais dire revenus revenus minimal revenus universel comme le propose Benoît amont c'est ici aussi qu'en matière d'énergie on essaie de développer des énergies renouvelaable et on travaille aujourd'hui à une watway c'està-dire une route productive d'énergie c'est ici qu'on travaille sur le numérique avec le très haut débit avec les les les les FabLab avec les écoles connectées c'est ici encore qu'on renouvelle les pratiques culturelles à travers l'itinérance culturelle c'est ici enfin qu'on travaille au renouvellement de la citoyenneté avec la signature récente de la Charte de la participation citoyenne un territoire qui construit donc la transition la transition vers lesquell nous sommes nécessairement nous appartenons auxquel nous appartenons et qui peuvent inspirer aussi les territoires urbains des territoires qui sont utiles à la France envie d'entendre dire que la France a besoin d'eux alors Benoît dis-nous que les territoires la France a besoin de ces territoires rurau et dis-nous que si tu es président de la République nous disposerons des moyens à la fois pour la France vous remercie donc le sens de cet après-midi est est surtout un un temps d'échange et et de rencontres auquel vous pouvez les uns et les autres participer en venant soit poser des des questions ou en faisant part de vos observations et je vais donner dès maintenant la parole à marieclaude Barnet qui est conseiller départemental de de sa et noir et qui va intervenir pour évoquer les enjeux du télétravail notamment pour nos territoire et du numérique en particulier marieclaude oui bonjour monsieur amont le développement des nouvelles technologies de communication caress sur le col on avait le sentiment que l'autre main nous faisait les poches il ne suffit pas de vouloir dire qu'il y aura liberté si on ne supprime les moyens de la liberté et il y a bien entendu deux sujets essentiels je m'arrêterai là puisque c'est un court propos c'est le sujet financier les dotations parmi les candidats la droite dure la droite libérale d'ailleurs je sais pas parfois ça se rejoint en tout cas sur ces thème ça se rejoint c'est à qui nous dira l'un c'est 7 milliards et demi de baisse des dotations sur les milliard et dem par an au début d'ailleurs il avait annoncé 20 milliards celui-là s dit Oh là ça grogne beaucoup on va mettre à 7 et dem milliard faut dire que lui comme il a jamais été nulle part il sait pas très bien à quoi il si ce'est livresquement si ce livresquement et puis ils font aussi la course à la suppression du nombre de fonctionnaires territoriaux pour l'un c'est moin 70000 pour l'autre c'est moins 200000 sauf que il y a tromperie sur la marchandise parce que reprenez tous leurs écrits reprenez tous leurs discours il n'y en a pas un seul qui vous dit quels sont les fonctionnaires territoriaux qu'il faudrait supprimer est-ce que c'est le personnel les adsem qui sont dans nos écoles maternelles qui sont des éléments indispensables au développement de la petite enfance est-ce que ce sont les auxiliaires de puriculture qui sont dans nos structures de petit enfant que ça soit en ville parce qu'il est quand même mieux d'avoir des gamins qui tape dans un ballon ou même dans des Gand box que de les avoir au pied des immeubles est-ce que ce sont les animateurs culturels alors que la culture est le socle essentiel de la capacité à chacun de rencontrer quelque part la beauté oui on ne vous dit jamais lesquel on supprimerait alors très simplement je crois qu'il faut dire clairement et tu as été le seul devant les les maires de France à le dire Benoît que il ne faut pas prendre principe il faut donner les moyens au principe de vivre et ça veut dire ne pas baisser les dotations sur la durée du mandat ça veut dire veiller à ce que le statut de la fonction publique non pas seulement territoriale mais l'ensemble du statut de la fonction publique soit préservé et bien entendu dire qu'il y a des tâches essentielles qui doivent être développé et non pas restreintes les collectivités territoriales ne sont pas un fardeau pour la nation elles sont un levier pour son redressement et pour la relance alors très simplement merci merci de vrai en ce sens merci pour ton projet je crois que nous avons la chance d'avoir un candidat qui sait ce que la décentralisation la République des territoires veut dire et une dernière phrase il est rare qu'on cite un poète dans ce monde de brut que sont les élections présidentielles je voudrais simplement te dédier un verre de René ch René chard a écrit le réel quelquefois désaltère l'espérance alors j'espère tout simplement à mon tour stratège qui dit l'horizon pour le pays et à travers ces grandes transitions que tu proposes d'assumer enfin la transition écologique cette transition européenne cette transition démocratique cette transition du travail mais aussi on a besoin pour la faire vivre de ce de ces territoires qui justement donneent de l'initiative donneent de l'élan donne de l'énergie au pays donc oui nous avons besoin de ce projet pour dans nos territoires dans nos villes dans nos communes rurales ou urbaines dans nos départements et nos régions et bien faire en sorte que ce pays retrouve de l'énergie de la joie de l'enthousiasme alors il nous reste 15 jours pour convaincre les Français que AC Benoît Hamont nous avons le projet dont la France a besoin très bien je vais demander à François benau de me rejoindre ici au au pupit François benau président de la Région Centre basevoir qui a réussi à obtenir le renouvellement de son mandat de belle manière bravo François tu as la parole merci tout d'abord un immense plaisir de te saluer Benoît de vous saluer toutes et tous dans vos mandats dans vos engagements de vous saluer dans un lieu qui est chargé d'histoire qui est chargé de symbole et le beau symbole le beau symbole qui nous anime aujourd'hui c'est c'est ce lieu c'est ce lieu porteur d'un grand espoir d'une stratégie d'une unité d'une énergie qui nous a permis alors que beaucoup de choses paraissaient difficiles voire impossible qui nous a permis qui a permis à la gauche sa première grande victoire dans la 5e République oui nous sommes heureux nous sommes heureux de parler des collectivités avec toi Benoît aujourd'hui ici parce que François mitteran François mitteran Gaston de fer pierre MAOI l'ensemble de celles et de ceux qui l'accompagnaient l'ensemble des parlementaires de la majorité de cette époque ont porté pour notre territoire national pour nos territoires locaux une formidable énergie pour celles et ceux qui se rappellent parce qu'ils l'ont vécu dans leur engagement ce qui était notre pays avant la décentralisation nous voyons l'audace qu'il a fallu pour engager ces réformes nous sommes heureux parce que c ces réformes elles sont à mettre au crédit de la gauche elles sont à mettre au crédit de la des démocrates elles sont à mettre au crédit de celles et de ceux qui pensent qu'il ne faut jamais se satisfaire du réel mais en effet regarder l'horizon regarder au-delà de l'horizon pour trouver le souffle des grandes et nécessaires transformations nous sommes heureux d'être ici aujourd'hui pour parler de la démocratie et de la décentralisation parce que que à l'évidence les deux sont liés je voudrais à mon tour après André après l'ensemble des amis dire que dans les grands défis qui viennent d'être cités aucun d'entre eux ne peut-être relevé s'il n'y a pas une confiance profonde directe sincère entre l'action de l'État et l'action des collectivités territoriales c'est insupportable ce concours ce concours l'épine de celui qui fera la diminution la plus plus important des dotations vers les collectivités locales comme si le sujet c'était d'étrangler la vie locale il faut que nous le disions à à nos concitoyens les grandes avancées ce sont les avancées qui sont produites par la convergence des volontés politiques par la converggen des progressistes lorsqu'ils sont à la fois à la responsabilité au niveau national et à la responsabilité au niveau local je voudrais je voudrais chers amis par rapport à cela dire s'agissant des dotations que oui Benoît tu as raison de prendre la position qui est la tienne un engagement pour maintenir le niveau des dotation et puisque nous sommes à un moment particulier que la loi nôre votée par les parlementaires que la loi nôre clarifie simplifie réorganise fait surgir de nouveaux échelons pour porter efficacement les responsabilités je pense notamment à ce qui se passe au niveau des intercommunalités je pense notamment à ce qui se passe dans la relation nouelle refondé entre les départements et les régions et bien dans ce domaine tu as raison de dire qu'il faut stabiliser les dotations et nous souhaitons au niveau des régions qu'un pas important qui a été franchi qui est une ressource fiscale concernant les régions et les responsabilités qu'elle porte dans le domaine de l'économie dans le domaine de la mobilité qui sont des responsabilités qui préparent directement l'avenir nous souhaitons véritablement là-dessus avancer oui il faut les dotations et quand on quand on écoute nos concitoyens il ne nous demande pas aujourd'hui moins d'action publique il nous demande dans l'action économique que nous aidions les PME que nous aidions la capacité de le faire pour qu'elles aillent vers l'innovation il nous demande plus de moyens pour l'éducation et la formation parce que c'est véritablement indispensable et c'est la préparation de l'avenir il nous demande plus de moyens pour relever le défi et tu es fortement engagé le défi qui est le défi environnemental non pas pour se protéger mais pour faire des enjeux environnementaux des jeu de l'économie circulaire une force un atout pour le développement économique et il nous demande dans un monde difficile où chacun a du mal plus de mal encore à trouver son équilibre individuel et collectif il nous demande des moyens pour l'action collective des moyens pour la culture des moyens pour le vivre ensemble des moyens pour le sport disons fortement avec toi que nos concitoyens nos concitoyens appelle aujourd'hui pour une société moderne pour une société juste pour une société créative plus de moyens et puis un autre enjeu et il est porté par ton projet un autre enjeu c'est celui de l'association de ces moyens avec une conception refondée de la démocratie nous ne sommes plus à la période où nos concitoyens demandaient à pouvoir dire leurs mots dans des processus qui qui s'élaborai en dehors d'eux il nous demande aujourd'hui une démocratie qui permet de construire ensemble qui permet de vivre ensemble il nous demande ces moments de coconstruction pour l'action dans les collectivité territoriale nous CS tout à l'heure et on a raison de le faire parce que c'est important la problématique de la présence médicale et bien oui nos concitoyens aujourd'hui à la fois nous alertent et participent là où se mettent en place les maisons de santé pluridisciplinaires et participent avec les élus à l'élaboration des réponses il nous demande de prendre toute leur place dans l'animation des territoires cette conception d'une démocratie profondément renouvelée cela suppose très certainement une évolution dans l'organisation institutionnelle de notre pays nous voulons véritablement que ce moment de l'élection permette une avancée considérable dans la démocratie les nouveaux systèmes d'information nous invitent et nous don une occasion formidable de le faire nous devons avancer là-dessus alors démocratie décentralisation deux maillons pour relever les défis le défi du numérique le défi du vivre ensemble le défi de la mobilité le défi de l'égalité des territoires oui il y a une particularité aujourd'hui trop de territoires ruraux vivent une réalité qui est une réalité vécu comme négative vécu comme menaçante il c'est absolument insupportable il ne faut pas l'accepter ici tu as rappelé avec beaucoup d'énergie ce que vous faisiez il faut que nous ouvrions véritablement à l'égalité des territoires à l'échelle de notre région Marc griourt et là il est premier vice-président il est chargé du budget il le sait à l'échelle de notre région nous avons engagé en région Centre valdeoire comme dans beaucoup de régions et je discutais avec des amis qui sont élus régionaux ici dans cette région de la Bourgogne et de la franche compté nous voulons véritablement mettre en place de nouvelles relations qui soient des relations de solidarité avec les territoires qui soi des relations de coconstruction pour un programme global de présence médicale qui soi des relations de coconstruction pour engager une mobilité qui soit une mobilité qui permette l'égalité des territoires alors oui le choix aujourd'hui que tu as fait le choix de venir ici dans la ruralité pour par pour parler de l'égalité des territoires pour parler de la confiance entre l'État et les territoires c'est pour nous un signe fort un signe de notre engagement qui dans ce domaine comme dans les autres est un gage j'en suis persuadé de la capacité que tu vas avoir à faire bouger les lignes à convaincre et à gagner merci de votre attention très bien merci avant de donner la parole à Benoît amont notre candidat je vrais simplement vous merci à nouveau toutes et toutes hommes et femmes de gauche ici présentes socialistes écologistes divers gauche républicain de progrès vous remercier vraiment de votre présence nombreuse je voudrais également souligner qu'une majorité de conseillers régionaux de cette région Bourgogne franchecé sont derrière Benoît mont plus deune douzaine sont présents ici aujourd'hui et je navais pas fait au départ et je le fais je voudrais excuser le sénateur g angor qui pouvait pas être présent parmi nous physiquement mais il est avec nous par la pensée Benois c'est à toi bonjour merci merci merci à tous est-ce que vous m'entendez là vous m'entendez parfait bon d'abord j'avais prévu de de de vous lire un un un long discours et et en fait vous m'avez inspiré donc je vais vous faire je vais je ne vais rien lire et je vais simplement m'adresser à vous très directement à partir des questions que vous m'avez posé et et vous dire comment je conçois l'avenir de nos territoires la manière dont ils doivent être impliqués dans dans le projet qui qui est le mien le nôtre euh inspiré en cela par ce que vient de dire euh monsieur bonau euh notre le président de la je l' appelle monsieur bonau euh président de la Région euh centre Val de Loire he rebaptisé comme telle euh tu tu as évoqué euh à l'instant le rôle décisif des territoires rôle décisif des territoires parce que je n'ai jamais pensé pour ce qui me concerne que la transition écologique que les grandes mutations du travail donc l'innovation sociale il y aura toujours du vent ça le vent j'ai j'ai je ne peux pas arrêter le vent je peux beaucoup de choses je ne peux pas encore arrêter le vent bientôt mais mais mais mais je pourrais peut-être faire en sorte qu'on se serve du vent pour faire de l'électricité davantage donc je je voulais vous dire que pour ce qui relève de la transition énergétique de des mutations du travail je parler d'innovation sociale de la transition démocratique et de toutes ces innovations qui ont amené des collectivités des communes des régions et François tu en sais quelque chose Marc qui tes côté Marg courblois aussi a associé les citoyens aux décisions qui les concernent toutes ces innovations toutes ces transitions elles seraient impossible sans d'abord l'impulsion qui a été donnée à celle-ci par les territoires sans le fait qu'elles aent pris à bras le corps ces transition là où parfois l'état euh était lui très en retard à constaté que les innovations existaient quand on était encore au au stade du diagnostic au niveau de l'État donc moi j'ai parfaitement intégré l'importance des territoires l'importance de l'initiative locale au moment d'engager cette grande transition c'est-à-dire de maîtriser ces transitions qui de toute façon sont à l'œuvre on a parlé j'en dirais PE peut-être encore un mot de la révolution numérique mais la révolution numérique nous ne l'interromprons pas et d'ailleurs il ne le faut pas tous ces progrès technologiques toutes ces nouvelles technologies peuvent être mises au service des hommes peuvent être mises au service du vieillissement d'un vieillissement dans la dignité peuvent être mis au service de l'éducation de la santé l'objectif n'est pas de les interrompre mais bien de maîtriser ces ces révolutions là pour qu'elle se fasse au service des hommes et des femmes de ce pays et en particulier de la jeunesse je voudrais commencer par dire combien il est impressionnant d'être ici à chatosino parce qu'en venant à chachinon et en parlant à cet endroit on se pose soudain à côté d'une montagne cette montagne c'est François mitteran par l'héritage qu'il nous laisse par les obligations qu'il nous donne d'essayer d'être à la hauteur de ce qu'il a fait pour le pays à la hauteur de l'œuvre accomplie et c'est une montagne évidemment immense lui qui a exercé le pouvoir pendant de sepas l'a fait en laissant des conquêtes sociales nombreuses en laissant une œuvre que nous chérissons tous des conquêtes dans le champ des libertés publiques dans le champ des libertés individuelles dans le champ des droits sociaux dans le champ évidemment des congés payés du temps de travail des salaires dans le domaine de l'État et du rôle de l'État dans le domaine de la décentralisation dans le domaine de l'Europe qui ne voit pas que ce leg est absolument considérable mais je voudrais commencer en ayant justement à côté de de cette montagne une pensée pour ce qu'il aurait fait sans doute confronté à la barbarie à laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui moi je ne veux pas commencer à vous parler sans évoquer ce qui s'est passé il y a quelques jours en Syrie parce que ce qui s'est passé il y a quelques jours en Syrie au moment où nous sommes au cur de cette élection présidentielle interroge notre humanité elle interroge simplement notre humanité que dire sinon s'indigner devant un homme qui décide de gazer les enf F de son propre peuple voilà ce qu'a fait Bachar elAssad il a décidé de bombarder et de gazer un lieu où il savait qu'habitait et vivaient des hommes des femmes et des enfants il a donc décidé de gazer ses propres enfants non seulement il les a gazé mais il s'est empressé de faire bombarder les hôpitaux où étaient transférés les enfants survivants du bombardement et là où ils allaient être soignés ce qui se se passe là-bas interroge tout simplement notre humanité et rien que notre humanité et je veux le dire combien notre campagne présidentiel apparaît soudain futile parfois même un peu sordide au moment où des événements et une telle tragédie interviennent alors que doit faire la communauté internationale confrontée à cela je me disais il y a déjà quelques semaines de cela quand nous nous assistions au massacre de population civile à Halep cette fois-ci lié à l'intervention de l'aviation russe associée à l'aviation du régime syrien je me disais qu'aurait fait François mitteran et bien je pense qu'il aurait sans doute chercher à faire sauter le verrou d'halep comme il avait fait sauter le verrou de sarayevo il aurait cherché à forcer le destin il aurait cherché à trouver un chemin puisque tout à l'heure je crois c'est Patrice qui parlait ou l'un d'utre vous ou Dominique je ne sais plus lequel d'entre vous parlait d'un chemin mais il aurait cherché ce chemin et il disait lui-même d'ailleurs François mitteran là où il y a une volonté il y a un chemin il aurait donc fait œuvre de volonté politique pour chercher ce chemin pour faire sauter le verrou d'halepe opposer opposer la détermination de celles et ceux qui refusent le massacre de population civile l'opposer par ce chemin plutôt que de laisser faire c'est ce qu'il fit rappelez-vous c'est ce qu'il fit à Sarajevo quand il savaiit que la population bosniaque était sous le feu de qui des snipers Serbes qui du haut de leur colline tirait sur les civils indifféremment c'est là qu'il a pris le risque physique de se rendre au nom de toute l'Europe et du projet politique que nous portions pour dire que le sur le sol du continent européen nous ne pouvions accepter un tel massacre et bien cette exigence là s'étend au-delà à mes yeux du sol européen ce qui s'est passé à halepe ce qui se passe aujourd'hui en Syrie c'est-à-dire la barbarie la plus absolue celle d'un chef de l'État qui pour gouverner à tout prix est prêt à massacrer son peuple aidé par aidé dans cette œuvre euh abominable épouvantable par la Russie aidé indirectement par ceux qui tournent la tête au moment de regarder tout cela et qu'ils ne veulent pas voir le corps de ses enfants morts gazés tous ceux qui tournent la tête veulent condamner les coupables mais ne les désignent pas alors que nous les connaissons alors que nous les connaissons je me souviens de de François miteran et je me dis que le chemin qu'il aurait montré le chemin sur lequel il aurait peut-être mis pris le risque physique de se rendre lui-même comme il avait fait à sarevo c'est celui qui nous commande au nom de l'humanité de dire aujourd'hui que nous devons retrouver le chemin d'une solution politique et que cette solution politique il faut qu'il soit dit qu'elle ne pourra pas elle ne pourra jamais comprendre Bachar elAssad la seule place que nous lui trouvons c'est devant les tribunaux internationaux là où il doit être jugé pour les meurtres qu'il a commis contre son propre peuple aidé en cela aidé en cela par d'autres directement ou indirectement directement ou indirectement chez ceux qui tournent la tête au moment d'aller chercher des responsabilités je voulais le dire parce que il me semble que où que l'on soit à chatinon avec des paysages magnifiques derrière nous avec l'héritage de François mitteran à nos côtés je disais cette montagne la responsabilité commande de dire cela et parce que c'est une montagne d'ailleurs je me rappelle que un autre immense auteur qui appartient au patrimoine de la gauche Camu disait que la gauche finalement la gauche c'est quand on est une femme ou un homme de gauche c'est s'associé à l'histoire de cisif vous savez cisif c'est ce héros de la mythologie grecque condamné é par les Dieu à pousser tout au long de sa vie ou tout au long de l'éternité d'ailleurs un rocher jusqu'en haut de la montagne et a constaté qu' arriva au sommet de la montagne le rocher qui l'avait poussé au sommet retomb etcisif ainsi redescendait chaque fois reprendre le rocher et le porter jusqu'au sommet c'est l'histoire de la gauche nous avons face à nous des montagnes qui apparaissent insurmontables des montagnes qui apparaissent trop hautes des injustices qui apparaissent si difficiles à bre qu'il peut-être tentant de s'arrêter là et de rester en bas de la montagne et Camu nous indiquait lui aussi ce chemin il disait vous autres qui êtes révoltés révolté par l'injustice indigné par les inégalités soyez heureux de pousser le rocher en haut de la montagne et si arrivrivez en haut de la montagne il retombe redescendez heureux parce que votre tâche est une tâche pour l'éternité celle des femmes et des hommes de gauche qui savent qu'à une injustice succédera probablement une autre injustice que la tâche qui est la NRE ne sera jamais jamais jamais interrompue qu'elle est finalement éternelle et que c'est pour cela que nous nous battons parce que nous n'avons jamais pensé nous femmes et hommes de gauche que le paradis sur terre nous allions le créer en 5 ans en 10 ans ou en 3 jours voire même en 100 jours qu'il fallait travailler tout le temps à vaincre modestement humblement les inégalités du quotidien celle que nous combattons quand nous sommes élus locaux confrontés à la aux réponses au problème du quotidien mais à la préparation de l'avenir et chaque fois reprendre la tâche se remettre à la tâche remonter en haut de la montagne mais le faire heureux heureux parce que c'est l'idée que nous nous faisons nous de l'engagement d'un engagement qui n'attend aucune gratification celui des citoyens des maires et je veux les saluer ici parce que s' est bien des femmes et des hommes qui tiennent le pays à côté des fonctionnaires d'ailleurs souvent décriés par d'autres candidats s'il est bien des femmes et des hommes qui tiennent le pays ce sont ceuxl les élus locaux les maires les conseillers municipaux les adjoints qui sans attendre aucune gratification de leur engagement au quotidien font en sorte que et bien on arrive petit à petit à régler des situations à faire monter le rocher à le monter toujours un peu plus haut et à vaincre des injustices à vaincre des inégalités à régler des situations de pauvreté à ouvrir un horizon là où on le sentait boucher et la responsabilité d'un candidat à l'élection présidentielle la responsabilité d'un président de la République demain et de tout faire pour que ce travail se poursuive mais surtout ne rien faire pour entraver le travail au quotidien remarquable des élus locaux de ce territoire et de la nation alors je voudrais vous dire qu'à côté donc de cette montagne je l'ai dit tout à l'heure cela m'inspire en tout cas le commentaire que je faisais à côté de de toi Guy je ne sais pas où tu es de dans la dans la mairie de de châau Chino pour vous dire que l'idée que je me fais à ma place aujourd'hui moi qui viens aussi d'une terre de granit mais unee terre de granit cette fois-ci à l'ouest de Bretagne l'idée que je me fais de cet immense honneur qui est celui de succéder comme candidat à l'élection présidentielle à François mitteran cette idée là elle est simple et elle m'a été aussi inspirée à la fois par lui et par quelqu'un qui voit une immense admiration à François mitteran et sé éteint il y a quelques semaines de cela c'était Henri Emmanuelli l'un l'un comme l'autre l'un comme l'autre entretenait un lien intime avec notre histoire avec le passé mais il savait que la fidélité aux valeurs dont nous sommes les héritiers ne suffit pas ou ne se suffit pas quand il s'agit d'aller commémorer un de nos glorieux anciens célébrer une belle idée se rendre sur un cimetière commémorer nos morts ça n'est pas ça la fidélité à nos valeurs ça n'est pas juste commémorer nos morts ça n'est pas juste célébrer leurs grande conquête ça n'est pas juste se pencher ou s'incliner devant le portrait d'un de nos héros la fidélité à nos valeurs c'est de ne pas oublier que le témoin que nous avons reçu de nos anciens le témoin que nous avons reçu de François miteran le témoin que nous avons reçu d'Henri Emmanuelli le témoin que nous avons reçu de Michel Rocard le témoin de N que nous avons reçu de toutes ces grandes figures de la gauche il nous revient maintenant de le transmettre de le passer de le passer en de bonnes mains aux nouvelles générations c'est-à-dire de nous préoccuper de ce que seront leurs condition d'existence de faire en sorte que ces nouvelles générations confronté à des enjeux tout à fait nouveaux la transition écologique qui fait que ces paysages peuvent être bouleversés par le réchauffement climatique la transformation du travail liée aux révolutions numérique l'aspiration à faire respirer la démocratie quand nous leur passerons le témoin ils doivent se sentir eux aussi au moins aussi bien protégé que nous l'avons été nous-mêmes aussi bien protégé par les droits sociaux le code du travail la démocratie les libertés publiques la Constitution que nous l'avons été nous-mêmes grâce aux conquêtes de ceux qui nous ont précédé c'est ça la fidélité à nos valeurs et c'est pour ça que le projet politique que je veux porter aujourd'hui est un projet tourné vers la IR moi je ne veux pas aujourd'hui m'attacher au passé seulement à essayer de recycler les hommes et les idées oui les valeurs doivent rester intactes mais il est bon nombre des solutions dont nous jugions qu'elles étaient efficaces il y a 20 ou 30 ans et dont nous jugeons aujourd'hui qu'elle ne permettrait pas de régler les problèmes auxquels nous sommes confrontés oui il faut rester fidèle à des valeurs faut rester fidèle à des principes la liberté l'égalité la fraternité nos valeurs un principe la laïcité pour faire vivre ces trois grandes valeurs oui rester fidèle à ces valeurs à ce principe à la République mais pour regarder le monde tel qu'il est tel qu'il se transforme déjà et pas tel qu'il fut c'est ça l'idée que moi je me fais de la fidélité à François mitteran à Henri manuelli au socialisme et à toutes ces conquêtes qui nous ont précédé parce qu'il savaient regarder vers l'avenir parce qu'il se savaient se tourner vers l'horizon parce qu'ils invitaient les Français à les accompagner vers cet horizon et vers cet avenir ils étaient fidèles à ceux qui les avaient eux précédés et qui étaient eux déjà leur père les Bloom les jores et tous les autres et bien eux sont nos père aussi et moi je veux dire aujourd'hui que dans cette campagne tu as parlé je crois qui je ne sais plus lequel d'entre vous a parlé de de force tranquille je sais pas c'est toi Patrice tout à l'heure bon la campagne est moins tranquille que la force tranquille qui portait François mitteran incontestablement mais François miteran aussi moi je m'en souviens a connu des campagnes difficiles avant de connaître la victoire il a connu des campagnes difficiles et il n'était pas dit que cette campagne soit facile je vais même vous dire de là où je viens moi de cette Bretagne granitique d'un père qui a commencé harpet on appelait ça apprenti à l'Arsenal à Brest pour grandir tout seul en passant les examens et obtenir de gravir quelques plac dans l'échelle sociale né d'une mère secrétaire moi je sais que en ne tombe à la gauche comme un fruit mû que l'on cueille et que l'on croque et qui dégouline parce qu'il est sucré ça ne tombe pas et rien ne nous est tombé dans les mains à nous la gauche on a toujours été chercher ensemble les conquêtes qui font qu'aujourd'hui on se sent plus protégé plus libre plus maître de notre destin et il faut se le dire il y a pas de liberté aujourd'hui dans la France pour celui qui n'a pas de conditions d'existence suffisante pour vivre correctement ça n'existe pas les pauvres qui sont libres ce n'est pas vrai et quand j'entends dire aujourd'hui que quand on vit des minimas sociaux on est un assisté mais qui ne voit pas que celui qui vit simplement d'un RSA d'un d'un minimum pour vivre celui-là n'est pas libre et notre obsession à nous c'est de lui donner la maîtrise de sa vie qu'il soit enfin libre celui-là qui n'a pas les mêmes conditions d'existence que ceux qui sont bien nés bien portants les bienis qui s'intéresse d'abord au bien nés et au bien portant ce qui pour qui le projet politique consiste à faire en sorte que ceux qui vont bien ait toujours mieux au nom d'une théorie cette théorie du ruissellement qui veut que plus les riches sont riches plus ils enrichissent les autres parce qu'il resteraiit par le ruissellement quelques gouttes à gob pour celles et ceux qui sont en bas de l'échelle sociale moi je n'y crois pas à cela moi je n'y crois pas je vais même vous dire ça fait quelques années qu'à force d'enrichir les riches on a pensé qu'en enrichissant la locomotive en lui donnant de plus en plus de carburant elle irait de plus en plus vite elle entraînerait tout le train avec elle mais les vagons sont restés en gare la locomotive elle est partie elle fonce toujours plus riche avec toujours plus de carburant pour constater qu'il y a beaucoup aujourd'hui de wagons en gare et dans ces wagons des Français qui se sentent aujourd'hui mis à l'écart mis à l'écart de la prospérité mise à l'écart de l'emploi mise à l'écart de la réussite pour leurs propres enfants et qui attendent aujourd des réponses des réponses de la gauche différentes que celle de dire demain on race gratis parce que plus personne n'y croit ou alors finalement continuons à faire comme avant moi je ne crois pas je vous le dis qu'en poursuivant avec des solutions qui sont des solutions qui ont un peu réussi ou partiellement échoué selon que vous soyez positif ou un peu négatif en tout cas avec des solutions qui depuis 25 ans n pas ramen la croissance n'ont pas rétabli le plein emploi n'ont pas permis de résorber les inégalités pourquoi ce qui a ou depuis 25 ans aurait davantage de Chan de marcher demain non aujourd'hui il faut regarder le monde tel qu'il vient avec un œil neuf ce qui ne veut pas dire jeune neuf quand je dis cela je le dis à dessin moi je considère aujourd'hui que ce que nous représentons la force que nous représentons regarde avec un œil neuf le monde tel qu'il vient avec la somme de ce que nous sommes de nos générations de nos histoires de nos cultures neuf parce que nous voulons véritablement faire en sorte que les nouvelles générations puissent trouver leur place et pour cela il faut regarder le monde comme je l'ai dit tel qu'il est tel qu'il vient et pas tel qu'il fut alors je vais répondre aux questions qui m'ont été posées je je devaz parler beaucoup des territoires je vais en parler à travers vos questions parce qu'ell concerne directement la la vie des territoires je vrais remercier quand même tous les élus qui qui sont ici je te salue Guy c'est un immense honneur d'être avec toi dans dans dans la salle du conseil municipal dans le bureau de François mitteran dans tout cas là où il y a encore le bureau de François mitteran quelle quelle quelle chance de voir cela c'est la première fois que je viens à châteauinon j'avais un peu entendu parler de la ville j'avoue on avait un peu entendu parler comme comme mais c'est un immense plaisir d'y venir merci à Patrice merci à à à à tous ceux qui m'ont précédé à cette tribune je veux dire je voudrais excuser évidemment le sénateur gaay Tor merci à à à Christian André qui est maintenant président il faut le dire de la MF par intérim sans doute mais quand même un président de gauche à la tête de l'Association des maires de France à majorité de droite sans compromis sur le fond non mais je le dis parce qu'en ce moment la période est bizarre et euh donc sans compromis euh donc bravo bravo à toi je voudrais saluer les les élus qui m'accompagnent parce que il y a on l'a dit Stéphane qui qui vient de SC Saint- la scène saint à Château Chinon je ne sais pas à qui cela va profiter le plus à la scène saint-is ou à ch au de en fait parce que j'aurai l'occasion de le dire il y a une grande similitude en réalité entre des situations vécues dans des territoires comme le vôtre et des situations que nous vivons en banlieue parisienne et pourtant les habitants de nos territoires se sentent extrêmement éloignés les uns des autres la réalité c'est qu'ils sont confrontés au déserts médicaux de la même manière la réalité c'est qu'ils sont confrontés souvent à la disparition des commerces de proximité de la même manière la réalité c'est qu'ils ont le sentiment d'être enclavés de la même manière comme parfois assigné à résidence comme si on vous assignit à un territoire là où aujourd'hui on a jamais eu autant de possibilités de communiquer de se déplacer d'être mobile et pourtant on se sent comme lié enchaîné à un territoire bien ces réalités sont celles de la République que l'on vit avec la même intensité en sc sa ou dans la circonscription dont je suis l'élu où se trouve la ville de trappe et probablement dans bon nombre de village de villes de communes rurales où on se sent comme enclavé emprisonné et souvent abandonné parce qu'on voit partir l'activité économique privée les commerces les services publics moi je me souviens encore dans cette campagne de témoignage d'une dame que je rencontré qui me dit le pire le pire monsieur Amon c'est que notre ville elle elle elle a mène des nouveaux habitants mais en dépit du fait qu'il y a des nouveaux habitants les commerces sont partis dans un centre commercial et tous ces petits commerces que nous avions avant nous les avons plus et elle me disait ce qui m'a fait le plus de mal c'est que l'épicerie avec le dépôt de pain a fermé il y a 15 jours de cela nous n'avons même plus de dépôt de pain chez nous c'est pas un service public la boulangerie encore que encore qu'en France ça serait presque le cas mais c'est ça fait partie aujourd'hui de ces symboles de ces lieux qui si on ne peut plus aller acheter à pied s P s'il faut prendre la voiture pour aller au centre commercial où on trouve par ailleurs la dernière papetterie on trouve un chausseur on trouve un magasin de prête à porter et évidemment la grande surface dans les services qu'elle propose ça n'est plus tout à fait ça n'est plus du tout même c'est commerces que nous avions en centr-eville et qui recré du lien social ou maintenit le lien social parce que honnêtement quiconque ne le voit pas quand on va dans une grande surface objectivement le lien social il n'a plus rien à voir même s'il y a parfois une boucherie même si on fait des efforts dans tel ou tel enseignne pour reconstituer ce qui pourrait ressembler à des commerces d'hier ça n'a rien à voir avec ce qui était au aaravant nos centrebour nos centrre-ville là où il y avait des commerces de proximité pire attention c'est que demain on nous annonce que ces centres commerciaux qui étaient des lieux de création d'emplois et où pour les élus il était difficile de dire non puisque cela créé des emplois on nous annonce j que demain les caissières disparaîtront parce qu'il n'y aura plus que des caisses automatiques pas celles où vous scannez mais des portiques bientôt sous lesquelles vous passerez avec votre caddi et quand vous découvrirez demain que finalement les femmes et les hommes qui travaillaient là sont de moins en moins nombreux parce qu'ils sont remplacés par des machines que là où vous y aviez auparavant pour vous rendre service pour vous vendre ce que vous voulez acheter des bi des services des machines en lieux et place des hommes nous aurons franchi une nouvelle étape et ce sont ces questions qui sont posé aujourd'hui parce que qui ne voit pas c'est un sondage récent qui le dit que quand on ferme un bureau de poste dans une commune à l'élection qui suit le Front national fait 10 % de plus 10 % de plus fin des services publics le dernier médecin qui met la clé sous la porte des rendez-vous qui mettent un an pour aller voir un spécialiste un hôpital et des urgences de plus en plus loin une maternité là où on voulait avoir ses enfants qui est de plus en plus loin elle aussi envisageant des tarifs des trajets en voiture de plus plus en plus long et de plus en plus difficile un bureau de poste qui ferme une boulangerie qui ferme une école avec des classes qui sont des classes à plusieurs niveaux parce que on sent bien aujourd'hui que la démographie ne permet plus de faire en sorte que ces écoles accueillent autant d'enfants ce sont tous ces signaux là qui les uns après les autres créent du désenchantement créent de la colère crée du mécontentement et un mécontentement qui conduit un certain nombre de compatriotes à choisir banlieu comme dans des territoires euros de faire confiance à Marine Le Pen et dans l'extrême droite il nen attend de rien parce qu'elle ne règlera rien rien mais par contre ils disent à ceux qui ont laissé faire cela vous on ne veut plus de vous et on ne veut plus durablement de vous et bien confronté à cela moi je veux essayer de répondre point par point aux questions que vous m'avez posé parce qu'elle finalement elle égraine comme ça un petit peu toute une série de de de questions auxquelles nous sommes aujourd'hui directement confrontés si nous voulons revitaliser des territoires redonner de l'unité à ces territoires redonner de l'unité à nos territoires entre eux avec des des liens qui soient des lien fort entre ces territoires et garantir que la République assure l'égalité des citoyens devant les droits fondamentaux le droit à la santé le droit à l'éducation le droit à des services publics de qualité le droit demain à pouvoir vieillir sur son territoire le droit à pouvoir être accueilli dans une structure un éepad un accueil des Alzheimer de jour un hôpital de qualité tous ces droits qui sont absolument fondamentaux et pour commencer le droit à disposer d'une connexion haut débit ou très haut débit de qualité qui vous permettent ou de travailler sur votre territoire ou de pouvoir avoir accès à l'information qui vous permet bah de chercher un emploi quand vous le voulez de développer une entreprise de développer un projet une activité bref de vous connecter au reste du monde sur le très haut débit euh tous les territoires aujourd'hui dans lesquels il y a moins d'activités économique ont finalement été jugés par les grands opérateurs privés qui investissent pour assurer les connexions comme non prioritaires dans les faet ils ne sont pas prioritaires et vous conduisent aujourd'hui à à observer que la carte des territoires qui bénéficient du très haut débit et ben elle recouvre aux yeux des opérateurs privés la carte de leur profit et bien nous avons vis-à-vis de cela à prendre des engagements qui sont d'assurer sans que cela repose sur les collectivités elles-mêmes et sur leurs propres investissements une connexion de l'ensemble du territoire au très haut débit et nous pouvons le faire notamment en faisant et en incitant et je veux dire cela à la question qui m'a été posée en incitant à ce que demain le télétravail puisse être favorisé par des mesures fiscales massive et je veux dire c'est Arnaud mondtebourg qui avait porté ce projet-là pendant la primaire et que j'ai repris à mon compte des mesures fiscales massives pour encourager les entreprise à favoriser le télétravail parce que c'est une source de maintien de l'emploi sur nos territoires c'est une possibilité de créer de l'activité c'est une source de maintien de la vie sur nos territoires et nous ne devons pas orienter seulement la fiscalité comme nous l'avons fait vers les grandes entreprises entreprises du CAC40 à travers le cice qui parfois arrose le sable puisque dans lesffet on restaure les marges des entreprises on ne crée pas d'emploi derrière sans même qu'on augmente les salaires ça peut être utile le cice dans certains secteurs dans d'autres absolument pas donc au temp cibler la fiscalité l'argent public quand nous l'utilisons pour aider les entreprises pour que cela aille vers des dispositifs favorable à l'emploi favorable à un aménagement du territoire qui crée de l'activité économique ou maintienne de l'activité économique et de l'emploi dans les territoires où justement aujourd'hui cet emploi est en train de disparaître donc je veux insister sur le fait que demain moi je souhaite que l'argent public quand il est utilisé à travers des dispositifs fiscaux de soutien aux entreprises soit un argent public bien utilisé parce que sinon vous vous souvenez encore de Pierre Gatas qui disait on fera un million d'emplois grâce au cice ça a plutôt été 1 million d'euros par emploi créé parce que j'ai jamais vu un dispositif d'emploi aidé pareil quand je l'entends encore dans mon bureau pierre Gatas quand j'étais ministre me dire mais écoutez les emplois d'avenir tout ça ce sont des emplois aidés mais au moins Cuxa on les aidit avec peu d'argent et au moins il y avait un emploi à la clé et de l'argent public bien investi là là objectivement nous devrons revoir la manière dont nous allouons de l'argent aux entreprises pour restaurer leur Marg mais derrière que si elles restaurent leur marge elles investissent bien à l'achat d'une machine à de l'innovation à la conquête d'un nouveau marché à la création d'emploi et pas à la distribution de dividendes l'année dernière 2016 la France a atteint un nouveau record de distribution des dividendes pour les entreprises du CAC 40 55,7 milliards d'euros l'année dernière la première étape du revenu universel d'existence que je propose qui concernera 19 millions de Français coûte 35 milliards d'euros et on va me dire que c'est IR réaliste de mettre en œuvre une mesure d'augmentation du pouvoir d'achat et de la feuille de paye pour 19 millions de Français parce qu'elle coûte 35 milliards d'euros mais qui n'est pas réaliste qui n'est pas raisonnable celles et ceux qui continuent à accepter aujourd'hui que le système dysfonctionne de cette manière- làà je vous le dis continuer dans cette voie làà c'est l'assurance que si ce n'est pas ce coup-ci ce sera la prochaine fois que nous aurons Marine Le Pen c'est certain c'est certain nous sommes je vous dis c'est la dernière station avant le désert possible parce que si c'est le Front national c'est le désert derrière dernière station selon le choix que nous ferons nous nous assurons que ce ne sera plus un risque mais une quasi certitude demain qu'elle prenne le pouvoir toutes les politiques libérales qui reculent le niveau de service public qui baissent la protection sociale qui aujourd'hui fragilise les personnes dans les territoires les plus vulnérables toutes ces politiques aujourd'hui conduisent à une augmentation de l'extrême droite partout en Europe je voyais Madame Merkel la semaine dernière elle ne s'inquiétait que de cela et je lui disais et bien si vous êtes vraiment et sincèrement inquiète arrêtez les politiques d'austérité qui contribuent aujourd'hui à ce qu'on sert la vis toujours eux-même qu'il y ait moins de service public et moins de protection sociale ça nous aidera mais je la crois aujourd'hui en tout cas alerté par ce qui se passe en France et par l'iminence d'un danger Marine Le Pen alors oui il faudra cibler les aides je continue sur les questions qui m'ont été posées et et notamment sur les déserts médicaux voilà un sujet que l'on rencontre att trrape chez moi encienne saint-nis chez toi Pierre il y a Pierre Cohen qui est là l'ancien mère de Toulouse aussi j'imagine dans certains territoires urbains concentrés où il y a des quartiers populaires mais on le rencontre aussi dans les territoires ruraux comment faire moi je pense que vis-à-vis de cela nous ne pouvons pas ne pas être en tout cas ne parayer que sur des dispositifs incitatif en même temps je ne crois pas que la coerition qui oblige un jeune médecin à la sortie de ses études au moment où il a 28 ou 29 ans parviendra à répondre aux problèmes que nous avons parce qu'on finit ces études de médecine à un âge où on a déjà souvent fondé sa famille à un âge où la sortie d'étude se fait beaucoup plus tard que la moitié des étudiants et où expliquer à un jeune médecin qu'il va être obligé de travailler dans tel ou tel territoire ça n'est pas la bonne manière de faire par contre si nous lui proposons salaire plutôt que l'exercice libéral H8 jeunes médecins sur 10 disent vouloir privilégier l'exercice salarié en raison de l'organisation que cela leur permet entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle ils n'aspirent plus comme l'été nos anciens médecins médecins de campagne à vivre leur métier sur la route à aller visiter les uns et les autres et à faire 60 70 heures par semaine parfois ils aspirent à organiser leur vie un petit peu comme tous les Français l'organisent entre le temps où on travaille et le temps euh où où l'on vit pour soi et bien moi je propose qu'à partir d'un diagnostic précis des besoins qui existent sur les territoires des besoins liés à ces déserts médicaux que nous puissions non seulement créer 1500 centres et maisons de santé pluridisciplinaire qui associe médecine générale profession paramédicale et médecins spécialiste mais que nous puissions là où ces centres et ses maisons de santé n'ont pas pu être mis en place salariés par l'état des médecins comment en adossant aux hôpitaux des centres qui seront des centres dans lesquels exerceront des médecins généralistes de façon à soulager les services d'urgence qui sont aujourd'hui surchargé par une demande de soins qui devrait normalement être prise en charge par la médecine de ville ou la médecine de campagne c'est-à-dire des médecins généralistes qui devrait être vos médecins traitant bref prenons nos responsabilités nous soulagerons déjà les services d'urgence et plus généralement nous soulagerons des hôpitaux où les les personnels n'en peuvent plus de travailler dans les conditions qui sont les leurs et je repense encore à François Fillon à l'émission politique alors ce n'était pas dans un hôpital c'était dans une maison de retraite qui va expliquer à des femmes qui travaillent au-delà des de la durée légale ne compte pas leurs heures supplémentaires mais mesdames il va falloir accepter 39 de travailler 39h en étant payé 35 parce que vous êtes dans l'idéologie quand vous nous dites que vous travaillez trop non mais mais mais mais mais qui est dans l'idéologie qui est dans l'idéologie quel est le fou qui pense demander aujourd'hui à ces femmes de travailler plus là où elles ont un fardeau insupportable sur leurs épaules ù où elles sont obligées de constater qu'ell n'accordent pas aujourd'hui le temps nécessaire à la prise en charge correcte des personnes âgées qu'elles ont à leur charge parce que c'est ça qu'elles vous disent ces femmes aujourd'hui comme soignante le temps que je passe avec les résidents de ma maison de retraite est trop court pour que on puisse les soigner ou les accompagner dans ce que la dignité réclame que l'on passe de temps auprès d'une personne âgé dépendante voilà ce qu'elles nous disent et on voudrait les faire faire travailler plus sans les payer plus mais la réalité c'est que certains ont choisi de sacrifier qui nos anciens quand ils sont dépendants ces personnes âgées qui ne sont plus là d'ailleurs pour réclamer quoi que ce soit sinon un peu plus de temps voilà ce qui'est le projet politique d'un homme comme François Fillon c'est ça qu'il faut regarder en face et tu as eu raison je crois c'est toi François qui l'a dit d'évoquer ceux et celles non pasatrice c'est toi qui l' évoqué qui veulent supprimer les postes de fonctionnaires mais qui nous disent lesquel 120000 fonctionnaires pour l'un 500000 pour l'autre 60 milliards de réduction de la dépense publique pour l'un 100 milliards pour l'autre 10 milliards sur les collectivités locales pour l'un 7 milliards pour l'autre mais qu'il nous disent c'est toi Andr en fait Ditis j'arrive quand même comme ça je cite tout le premier ça s'appelle l'expérience et donc et donc aujourd'hui qu'ils nous disent moins de personnel dans les crèches moins de personnel dans les cantines centrales moins de personnel dans les maisons de retraite départementales ou municipales moins de police municipale ou on les prend qu'il les nomme parce qu'on dit fonctionnaire mais fonctionnaire c'est pas un métier c'est un statut les gens quand ils se réveillent le matin ils se disent pas tiens aujourd'hui je fais mon métier je suis fonctionnaire ils disent oui bon ils son rappellent quandême parce qu'ils servent le public mais ils sont professeurs gendarme policier aide soignante infirmière jardinier et que sais-je encore ils font une multitude de métiers qui ont besoin d'être respectés comme tel parce que je le disais à l'heure si les élus locaux ont tenu le pays les fonctionnaires l'ont aussi tenu notamment pendant la crise ils l'ont tenu ce pays et moi je considère aujourd'hui et il faut le dire que ceux qui font le choix de baisser les dotations aux collectivités locales ceuxlà font le choix de casser les derniers servicees public qui restent dans certains territoires ils font le choix d'abandonner des morceaux entiers du territoire français donc ils font le choix d'abandonner l'idéal qui est celui de la République de l'égalité des citoyens devant les tous ces services publics et ces droits fondamentaux qui sont les leurs et c'est la raison pour laquelle moi je propose deux choses non seulement la stabilité des dotations au collectivités locales la stabilité des dotations parce qu'elles en ont besoin pour pouvoir continuer à être libre on proclame la libre administration des collectivités locales mais de quelle liberté là encore par le ton elle n'existe pas davantage la liberté des collectivités quand on leur couple les viv que la liberté du bénéficiaire du RSA parce qu'aujourd'hui il n'a pas les moyens d'avoir une existence qui soit une existence digne voilà la réalité quand on appauvrit les collectivités locales elles ne sont plus libres et de surcroix ce sont sur vos services publics aujourd'hui que l'on prélève les moyens qui sont pourtant absolument indispensable à ce que l'on puisse être soigné correctement avoir ses enfants éduqués correctement pouvoir être prise en charge correctement pour toute une série de droits fondamentaux voir même être protégé correctement c'est la raison aussi pour laquelle je défends la garantie universelle des services publics c'est quoi la garantie universelle des services publics ça pourrait s'apparenter ici un bouclier rural ne plus être à moins de 30 minutes d'un accueil de jour Alzheimer d'un hôpital d'une gare de tous ces services qui sont des services essentiel et le fait de poser cette garantie universelle des services publics permettra de posé à toute décision y compris d'une entreprise publique de fermer ici un bureau de poste de fermer ici une gare ou une ligne ferroviaire le principe selon lequel la loi garantit à chaque citoyen de ne pas être à moins de 30 minutes d'une liste de services publics que nous fixeront dont nous jugeons qu'ils sont indispensables et aucune entreprise publique aucune loi ne pourra remettre en cause ce principe là voilà ce que moi je veux garantir lors de mon prochain quinquenin je veux dire encore un mot de de la culture ouais je veux pas l'oublier parce que c'est fondamental on parle de déserts médicaux on devrait parler aussi de déserts culturels moi je crois au droits culturels c'est quoi les droits culturels c'est le droit à pouvoir avoir accès à la culture à des œuvres à des spectacles à voir des artistes mais c'est le droit à pouvoir exprimer aussi sa propre culture c'est ça les droits culturels la meilleure garantie de la diversité culturelle c'est que je puisse avoir des lieux ou des opportunités de voir des œuvres de voir des spectacles d'être ému par la culture mais de pouvoir exprimer aussi ce qu'il y a en moi d'émotion de désir de partager ma propre culture ces droits culturels ils passent par des lieux il passent par des financements 66 % des crédits d'intervention du ministère de la Culture vont en île-de- France la réalité c'est qu'en baissant les dotations collectivité local on a sacrifié dans bon nombre de communes les budgets culture et bien moi j'ai fixé un objectif sur mon quinquena c'est que les concours publics aux politiques culturelles qui comprennent le rôle du ministère de l'Éducation le rôle du ministère des Affaires étrangères le rôle du ministère de la culture et les financements consacrés par les collectivités territorial aux politique culturelle passe de 17 milliards d'euros à 22 milliards d'euros c'est-à-dire plus 5 milliards d'euros 1 % du PIB consacré aux politiques culturelles que financeront-ils ces moyens notamment ce que je souhaite voir se développer partout dans le territoire des fabriques de la culture des lieux dans lesquels habitants comme artistes en résidence comme artistes de passage comme intermittents des lieux dans lesquels nous fabriquerons des projets culturels des projets au long cours des spectacles plus éphémèr des projets qui permettront de diffuser et de démocratiser la culture dans la rue dans les territoires dans les villages peu importe mais ces fabriques de la culture seront financés par une augmentation des dotations aux collectivités financées vers des projets projet culturel je souhaite que cette ambition là soit forte parce que il y a pas de grands projet de gauche sans grand projet culturel et regardeer finalement regardeer et sélectionner aussi les projets politiques de gauche en fonction de la place qu'ils accordent à la culture il n'y a aucun projet authentiquement de gauche qui délaisse la culture ou qui disent que la culture sera financé par le mesénna culturel ne croyez pas à cela moi je je pense que les financements privés sont utiles mais les financements privés ne servent que ce que sont les passions des grands mescenes c'est-à-dire de celles et ceux qui ont envie comme un petit peu une sorte de danseuse de financer ici un projet c'est utile ici tel œuvre mais nous ne pouvons pas faire reposer le financement de la culture en France sur les dons ou le mécéna de grandes sociétés privées de grandes entreprises ou de grands patrons il faut aujourd'hui avoir une vraie politique culturelle une politique qui est destinée à répondre aux droits culturels qui sont ceux des citoyens français et j'entends bien la mener jusqu'au bout alors je je vais parce que alors vous ne les voyez pas mais derrière vous il y a des gens qui me font et là on est à parce que la voilà et parce que voilà donc il faut que je m'achemine vers ma conclusion parce que ça veut pas dire que c'est bien ce que j'ai dit c'est veut dire il reste une minute Benoît donc je les remercie de me faire tous ces gestes je les rassure je les ai vu donc je je voulais vous parler de de de tout cela et et des territoires pour vous dire que moi je souhaite qu'il y ait de la stabilité euh et je vais prendre quelques engagements en guise de conclusion à l'égard des territoires nous avons eu beaucoup d'initiatives en direction des territoires la loi nôre la loi maptam euh maptam la la réforme des rythmes scolaires qui a beaucoup occupé les mairies je le sais il y a eu des toujours des des fameux transferts de compétences pas toujours accompagner des moyens pour le faire bref une mise soutention de nos territoires dont je sais qu'elle pèse parfois sur les capacités des des élus à faire correctement leur travail là où ils ont le sentiment qu'on leur jette parfois des procédures pensées d'en haut et qui sont parfaitement inapplicables sur le terrain moi je veux partir d'un principe selon lequel parfois les règles les plus adaptées sont celles qui sont pensées à l'échelle d'un territoire par les élus et les citoyens de ce territoire qui ne voit pas qu'il y a toujours un problème de légitimité des quand le cercle de ceux qui décident là-haut ne recouvre pas le cercle de ceux qui subissent pour le coup la décision en bas et il faut redonner et faire respirer la démocratie d'abord en relançant la démocratie territoriale l'initiative du terrain la capacité des élus sur le plan de la norme de pouvoir adapter parfois la norme à la réalité du territoire moi je suis ouvert à ces discussion avec les élus les élus de région les élus locaux pour faire en sorte que demain dans la 6e République nous nous dotions de la souplesse nécessaire qui permette de franchir une nouvelle étape en matière de décentralisation je considère aussi que nous ne pouvons plus fonctionner avec un état qui décide de tout là où il a de moins en moins de moyens mais qu'il est de plus en plus omniprésent sans avoir les moyens de mettre en œuvre ses politiques un état omniprésent sur le terrain qui compense le fait qu'il n'est pas de moyen par le fait de vouloir guetter tout le monde ou contrôler tout le monde ça ça n'est plus possible non plus ça n'est plus possible et il faudra redistribuer les rôles de telle manière que les choix de politiques publiques soient les plus efficaces et les plus adaptés aux besoins qui sont ceux de nos concitoyens c'est pour ça que je donnerai de la stabilité en matière de normes en matière réglementaire je ne veux pas rentrer dans un nouveau cycle de réforme territoriale qui supposerait un nouveau train de réforme absolument à mon avis inefficace aujourd'hui parce que les collectivités ont déjà à mettre en œuvre les textes qui ont été voté dans le dernier quinquena je prends cependant un engagement le maintien des dotations à min a pendant tout le quinena l'organisation d'une grande conférence dès le début des quinena pour construire un Pact de confiance entre l'État et les collectivités locales de manière à leur garantir la visibilité indispensable à leur choix d'investissement je veux que dans ce domainelà nous puissions avoir une relation de confiance qui se noue là où une forme d'inquiétude même de défiance s construite peu à peu entre des collectivités qui ont toujours l'impression qu'elles sont des vachalis là où elles ne le sont pas et où finalement elles ont le sentiment que non seulement on s'en prend aux élus locaux tout le temps mais qu'en réalité quand on n' pas le courage de prendre des décisions on les renvoie aux élus locaux en clair je dois faire des réductions dans la dépense publique chouette je vais demander aux élus locaux de les faire à ma place moi je garantirai que ça tienne à peu près au niveau de l'État mais je demanderais au aux collectivités locales et aux élus locaux de prendre l'essentiel de la charge de la réduction de la dépense publique et bien moi je ne le ferai pas d'abord parce que je pense qu'il n'est pas prioritaire aujourd'hui de se lancer dans un train supplémentaire de réduction de la dépense publique tous àim mute je crois aujourd'hui qu'il faut consolider nos services publics et pas les affaiblir et et parce que je pense aussi que ces services publics locaux sont indispensable à maintenir la cohésion du territoire raison pour laquelle je maintiendrai le niveau des dotations raison pour laquelle je m'engage aussi à maintenir à assurer la stabilité en matière de de lois de normes et à offrir par le débat que nous aurons sur la 6e république et bien un espace de discussion pour faire davantage respirer la démocratie locale et adapter peut-être un certain nombre de règles de règles de délibération et de décision à ce que sont ces réalités nouvelles pour engager là une étape beaucoup plus féconde en matière de décentralisation nous sommes ici sur les terres de François mitteran pas que mais je veux terminer en vous disant ma grande confiance dans ce que nous portons ma grande confiance dans le fait que je sais qu'ici on sait pour qui l'on se bat et et et pour qui demain nous gouvernerons par priorité parce que moi je n'hésite pas à dire que et je l'ai dit tout à l'heure quand François miteran a parlé de la majorité sociale qui s'était transformé en majorité politique il n'oubliez pas qu'il y avait une majorité sociale celles et ceux qui n'ont que leur travail pour vivre et un travail modeste ce travail pour vivre et bien il y en a beaucoup qui aimeraiit l'avoir parce qu'ils ne l'ont pas et qu'ils sont au chômage bien cette majorité sociale c'est celle que nous devons avoir en tête C dont je vous parlais tout à l'heure quand j'évoqué mes origines sociales c'est d'abord pour eux que moi je veux gouverner ça ne veut pas dire que je mets prise et j'ignore les autres mais dans toute société il faut faire des choix dans trous projet politique il faut faire des choix François mitteran avait un choix clair en 81 il avait fixé un cap et celles et ceux qui l'avait élu savaient pourquoi il l'avait élu et ont très vite vu avec Pierre Morrois qu'ils avaient eu raison de les lire en clair ils avaient choisi François mitteran rappelez-vous de restituer le pouvoir aux citoyens et la plus grande force qui était la sienne en 81 c'est que les citoyens savaient qu'il n'avait pas seulement installé un homme dans le fauteuil de président de la République c'est qu'à travers François mitteran le peuple s'était installé dans le fauteuil du président de la République moi je n'aspire qu'à cela qu'à vous rendre le pouvoir à faire en sorte qu'à nouveau vous vous installiez vous dans le fauteuil de président de la République je vous remercie de l'attention que vous m'avez accordé aujourd'hui merci aux élus merci aux habitants de ce territoire merci aux habitants de la niève Merci aux habitants du Morvent merci à vous tous citoyens je terminerai par la seule phrase euh qui vaille ici vive le socialisme vive la gauche vive la France vive la
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république [Applaudissements]
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Benoît Hamon