Plan de relance : l'État doit se faire respecter
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Locuteur 1Chiffre
« il prévoit 100 milliards d'euros d'interventions dans l'économie »
- 0:30Locuteur 1Chiffre
« il faudrait 180 milliards donnés sans il en faudrait cent quatre-vingt »
- 0:45Locuteur 1Chiffre
« l'union européenne non plus n'est pas au rendez vous puisque elle elle prévoit 750 milliards d'euros dont 380 sous forme de prêt »
- 1:00Locuteur 1Chiffre
« elle a perdu 9 150 milliards d'euros de richesse »
- 1:45Locuteur 1Chiffre
« nous allons donner 5 milliards à renault sans condition »
- 2:15Locuteur 1Fait
« c'est seulement une voiture sur 7 acheté en france qui est produite par renault en france »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
présidents ministres collègues vous ne serez pas surpris de m'entendre vous dire que je ne crois pas que nous ayons un plan de relance seul un lien parent parce que il prévoit 100 milliards d'euros d'interventions dans l'économie ce qui au passage devrait rappeler à quelques-uns que le marché est impuissant sans l'état mais nous avons perdu huit points de richesse produite dans le pays pour les compenser il faudrait 180 milliards donnés sans il en faudrait cent quatre-vingt si on devait aligner le budget de du pays sur les engagements pris pour la coop 21 il en faudrait encore presque 200 pour être au niveau ça naturellement rien à voir avec ces 100 milliards l'union européenne non plus n'est pas au rendez vous puisque elle elle prévoit 750 milliards d'euros dont 380 sous forme de prêt est en réalité elle a perdu 9 150 milliards d'euros de richesse par conséquent même en ne faisant rien le simple redémarrage de l'activité vous donnerez des taux de progression et de croissance tout à fait admirable mais qui ne le sont pas en réalité il suffit de se reporter à ce qu'on était le délai qu'il a fallu après 2008 pour retrouver le niveau de la production d'alors pour se faire une idée c'est une occasion ratée qui aurait raté parce qu on aurait pu en profiter pour procéder à cette bifurcation écologique que je crois que plusieurs ici ont déjà énoncé à cette tribune qui était nécessaire ou au moins même si on croit pas à ça à reconstituer les filières de production industrielle dont nous avons besoin et dont les outils existent on dit un mot dans un instant on peut en tout cas se dire que l'argent que l'union européenne va nous donner va nous coûter plus cher qui va nous rapporter puisque nous payons et nous rembourserons et puis parce que en échange elles demandent des réformes anti sociales comme le retour de la réforme des retraites en france et vous même monsieur le ministre vous y avez souscrit je vous invite à réfléchir à la demande que vous présente le président du medef dont je me fais très volontiers l'écho à cette tribune surtout n'allez pas vous lancer dans une lutte de classes hasardeuses à un moment où il on n'a pas besoin que ce soit l'enjeu de la discussion de la présidentielle et que les électeurs tranche ce serait beaucoup plus raisonnable en attendant si je compare ce plan à ce que font les états unis d'amérique je vois bien la différence là bas c'est 4000 milliards ça n'a rien à voir avec 750 pauvres de l'europe dont 2300 pour les infrastructures il est vrai qu'elle était en dessous de tout et les investissements écologiques et 1800 milliards pour les services publics et la consommation populaire en france il n'y a rien pour la consommation populaire les mesures contre la pauvreté qui est le moteur numéro 1 de la consommation quand on donne aux pauvres gens le moyen de se vêtir de se nourrir de se chauffer de se loger de se transporter et qui sont les premiers naturellement à utiliser les moyens qu'on leur donne et vignerons rien je vois que l'argent qui sera donnée les sans condition et c'est sur ce point que je veux à l'instant m'attarder si j'ose dire les milliards qui sont donnés le sont sans aucune contrepartie c'est absolument immoral j'ai lu des reportages aux etats-unis d'amérique ou des patrons trouvent normal de souscrire aux conditions que l'état leur pause avec un raisonnement très simple puisqu'ils payent ils ont droit de de commander et bien nous nous avons doit demander au minimum que les entreprises ne fassent pas l'année où on va les gorges et d'argent du carry back sans plafond sur sur leurs résultats nous avons droit de demander au minimum qu'il ne distribue pas plus de dividendes qui n'ont fait de profits alors que c'est ce qui s'est fait cette année mais surtout nous avons droit de leur demander pour les entreprises que nous allons arrosé je parle de renault contre toute logique nous allons donner 5 milliards à renault sans condition alors même que c'est seulement une voiture sur 7 acheté en france qui est produite par renault en france par conséquent nous sommes en droit de nous demander au moins d'honorer les carnets de commandes qui permettent de maintenir à flot collègues j'attire votre attention sur ce point sur des industries françaises de pointe qui n'ont aucune difficulté quant à la valeur des produits qui sont capables de produire je parle par exemple de la fonderie d'aluminium à saint claude il ya une semaine pourquoi délocalisent ton les productions qui sont à saint claude pour les emmener en d'espagne peu importe quelles sont les raisons du groupe qui fait ça mais au moins que renault honore son carnet de commandes et qu'on ne permette pas que ça se passe si on donne de l'argent à ce groupe de même pour les fonderies du poitou dans la vienne de même pour la fonderie de bretagne dans le morbihan de même pour la fonderie à levens will dans l'indre dont les salariés étaient devant notre porte à l'assemblée nationale il y a deux jours et qui reste les bras ballants dix ans on nous a demandé d' état de forme et a tout fait qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse de plus et maintenant nous sommes soumis à l'arbitraire patronal qui décide de nous délocaliser monsieur le ministre quand direz vous qui paye commande est dès lors qu'on donne de l'argent on existe d'être respecté
Jean-Luc Mélenchon