Seuil des 100 000 morts du Covid-19, déconfinement, réunion de la gauche... Le "8h30 franceinfo" d'Olivier Faure
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Bonjour Olivier Faure. Bonjour à vous. Emmanuel Macron réunit une partie de son gouvernement ce soir pour fixer le calendrier des réouvertures progressives des restaurants, des commerces, des lieux de culture et réouverture à partir de la mi-mai. Est-ce qu'il doit s'engager pour vous sur une date ?
Il doit fixer un horizon, donner un agenda et puis après tenir compte aussi d'une réalité qui est une réalité dure, très dure. Vous avez entendu comme moi les reportages qui sont faits en ce moment sur les hôpitaux et sur la situation que vivent nos personnels soignants qui est épouvantable avec des hospitalisations, des réanimations qui n'ont pas revenu au seuil du premier confinement mais qui sont déjà au-dessus de ce qu'était le deuxième confinement.
Donc pas d'engagement tant que l'épidémie ne recule pas très clairement sur une date de réouverture pour tous ces secteurs.
Je me souviens que le président de la République avait fixé lui-même des critères à l'automne dernier en expliquant qu'avec 5000 cas à jour on pouvait à peu près vivre normalement mais qu'au-delà il fallait prendre des mesures sévères de freinage. Donc aujourd'hui la question c'est sur quels critères se fixent-ils ? Comment compte-t-il aussi contrebattre les variants ? Parce qu'on a simplement depuis mardi dernier la fermeture des frontières, la suspension des vols pour ceux qui viennent du Brésil mais en fait on continue à venir de Guyane, on continue à venir dans un nombre d'endroits du monde où le virus est lui-même apparu.
Donc il faut qu'on ait des éléments qui soient des éléments probants et qu'on soit protégé et qu'on n'ouvre pas à nouveau la bergerie aux loups.
Olivier, sur les critères vous disiez on s'était fixé la barre des 5000 contaminations à l'automne dernier, cette barre n'a jamais été respectée et pourtant il y a eu réouverture. Est-ce que pour cette fois-ci comme pour les écoles, Emmanuel Macron a dit que le retour en classe ne dépendait pas de l'épidémie, est-ce qu'on doit faire la même chose pour le retour à l'économie ?
Moi ce que je lui demande, ce sont des critères qui soient des critères clairs, qu'on ait des éléments qui permettent à tout le monde d'apprécier, qu'on puisse en discuter.
Mais il y a en plus le critère de l'acceptabilité des Français, on n'est plus dans le même contexte.
Le critère d'acceptabilité en fait partie aussi. Celui-là il ne se chiffre pas. Il ne se chiffre pas, mais il n'empêche que quand même pour pouvoir arriver à fixer un horizon, il faut aussi se dire quels sont au fond les critères qui nous permettent de juger d'une situation. Et notamment le critère sanitaire, le critère aussi des admissions à l'hôpital. Enfin, que veut-on ? Je lisais, je vous ai tout à l'heure allusion aux reportages qui sont faits, vous avez lu dans le journal Le Monde, le reportage édifiant sur l'hôpital Bichat. Bichat à Paris, oui. C'est terrifiant. En fait, que veut-on ?
Est-ce qu'on veut vraiment qu'on ait demain en fait des médecins, des infirmiers qui soient dans une situation où ils sont obligés de pratiquer le tri ? Aujourd'hui, on ne dit qu'on n'en est pas encore arrivé là, ce n'est pas tout à fait vrai. Aujourd'hui, on a déjà des gens qui ne sont plus hospitalisés pour des maladies qui sont des maladies graves, mais parce qu'on déprogramme leurs opérations pour pouvoir les renvoyer à plus tard.
Alors, on fait quoi ? Sachant qu'on n'a pas encore atteint le pic de la troisième vague, si la situation à l'hôpital est toujours tendue, il faut repousser la date du déconfinement ?
Ça veut dire qu'il faut y aller de manière très progressive. On a raté le moment du confinement. En janvier, certainement, aurait-il dû fallu commencer par des mesures de freinage plus sérieuses et plus sévères pour pouvoir justement empêcher le variant britannique de s'exporter comme il s'est diffusé. comme il s'est diffusé. Mais maintenant, il faut au moins ne pas rater le déconfinement et donc il y a une manière progressive, faire en sorte que toutes les conditions soient réunies pour que nous puissions gagner du temps pour pouvoir vacciner davantage. On sait bien que la règle, elle est très simple. C'est freiner le virus, accélérer la vaccination. Ce sont les deux règles fondamentales.
Il n'y en a pas d'autre.
Olivier Faure, les liaisons sont désormais donc interdites entre la France et le Brésil. Le Brésil, les liaisons aériennes, est-ce qu'il faut le faire avec d'autres pays ? Afrique du Sud, par exemple ?
Il faut le faire avec tous les endroits où aujourd'hui, le variant brésilien est en train de prendre le dessus sur les autres... Il y a le variant sud-africain aussi. Il y a le variant sud-africain, mais c'est la raison pour laquelle, oui, je pense que la question... Enfin, je regardais ce qui se passe. J'étais l'autre jour à l'ancier de Taïwan, qui s'est très bien débrouillé avec la crise Covid. J'aurais demandé, mais comment avez-vous fait ? Et ils m'ont répondu tout simplement. Ils m'ont dit, mais nous, depuis le début, il y a une quatorzaine à l'hôtel pour toutes celles et ceux qui rentrent sur le territoire taïwanais. Bon, bah écoutez... C'est ce que font les Britanniques aussi.
Oui, c'est pas que je sois un adepte de la France.
Pour le retour du Brésil, un dix jours obligatoire dans un hôtel ou dans un établissement, c'est un choix que la France n'a pas fait. Jusqu'à présent, c'est sur la base d'une attestation sur l'honneur, la quatorzaine ou la septaine en France, puisque c'est...
Oui, et je le regrette parce que la réalité, c'est que quand on avait, dans la première partie de la crise épidémique, on avait un virus qui était identique partout. Donc, il n'y avait pas de raison particulière de freiner les arrivées, puisque de toute façon, on avait le même mal. Mais aujourd'hui, on sait bien qu'il y a des variants qui se développent, et à chaque fois qu'il y a un variant qui est identifié et qui pose problème, eh bien, c'est une situation de crise qui s'accentue, et donc ça supposerait, ça supposerait qu'en France, on ait des méthodes qui soient identiques à celles de nos voisins.
Et plus coercitive, donc, il faut que la quatorzaine soit obligatoire, vous le dites très clairement.
Oui, bien sûr. Je pense que nous devons aujourd'hui prendre des mesures, c'est pas suffisant, les virus passent les frontières aussi, mais ça permet de freiner et de faire en sorte que la diffusion soit la moins rapide possible. Pourquoi ? Parce qu'encore une fois, nous avons un sujet qui est très simple, c'est qu'il faut vacciner dans l'intervalle, et quand nous aurons vacciné l'ensemble de la population, alors cette question-là ne se posera plus. Mais pour l'instant, elle se pose, et donc oui, il faut freiner, et donc oui, il faut des mesures qui soient des mesures coercitives à l'entrée de nos frontières.
Olivier Faure, un hommage sera rendu aux victimes du Covid-19 à l'approche des 100 000 morts. Est-ce que le président doit officiellement s'excuser pour sa gestion de la crise, comme l'a fait Outre-Manche Boris Johnson, le Premier ministre britannique ?
D'abord, 100 000 morts, on dit bientôt, vous avez vu que l'Inserm dit que c'est déjà passé, et donc ce qui est terrifiant, c'est à quel point nous nous sommes habitués à l'idée de la mort. 100 000 morts qui étaient des morts évitables. Bien sûr, on meurt tous un jour, mais ceux-là auraient pu mourir beaucoup plus tard, et ce qu'on voit aujourd'hui, ce sont des morts de plus en plus jeunes. Et donc, oui, il y a d'abord, effectivement, un hommage à leur rendre, et ça participe aussi de la prise de conscience de chacun d'entre nous.
On a du mal, ça fait trop longtemps qu'on est dans cette situation, avec les gestes barrières, avec toutes ces contraintes sur nos vies, mais il faut aussi qu'on comprenne que chaque jour, ce sont des familles qui sont endeuillées, et il y en a 100 000 aujourd'hui, un minima, qui sont endeuillées, qui ont perdu l'un des leurs. Un grand-père, une grand-mère, un père, un frère, une soeur.
Est-ce qu'il faut que le président s'excuse ?
Et le président a sa part de responsabilité, évidemment. Je ne sais pas si c'est une question d'excuse, mais ce qui est certain, c'est qu'il doit prendre lui aussi la dimension. J'ai l'impression parfois qu'il est dans une forme d'insoutenable légèreté. Quand il fait des paris en janvier, quand il considère qu'il peut faire des paris sur l'entrée des Français... C'est l'après-soeur qui a utilisé le terme de Paris, ce n'est pas lui. Ce n'est pas lui. Enfin, c'est lui qui a laissé dire par ses proches qu'il était devenu épidémiologiste. C'est lui qui a laissé entendre que la science était bien, mais que la politique devait prendre le dessus.
Qu'il était finalement celui qui savait mieux que tout le monde. Donc, oui, il a une responsabilité particulière, parce que c'est lui qui a fait ses choix. C'est l'insoutenable légèreté d'Emmanuel Macron. Mais écoutez, en janvier, quand le Premier ministre convoque les groupes parlementaires et qu'il leur remet, en fait, les courbes épidémiques, il nous dit la chose suivante. Il nous dit, écoutez, en février, le variant anglais sera majoritaire et en mars, ce sera l'explosion. Malgré ce que nous dit le Premier ministre, et à ce moment-là, tout le monde, rappelez-vous, le JDD avait titré sur le confinement imminent.
La semaine qui précède, donc, on a le porte-parole du gouvernement qui explique aussi, prépare les esprits, que ça va être dur, etc. Tout le monde était pour un président qui prend les décisions. Oui, bien sûr. Mais enfin, le JDD, en général, il sait prendre ses informations là où on les lui donne. Là, ça n'a pas marché, en l'occurrence. Ça n'a pas marché, parce que, justement, le gouvernement prépare le ministre de la Santé, le Premier ministre, tout le monde prépare à des mesures de freinage brutales. Et puis, finalement, le chef de l'État, alors que personne n'est informé, qu'il n'a consulté absolument personne, que personne n'est au courant, il dit « il n'y en aura pas ».
Donc, très bien, c'est son choix. Et il nous a expliqué ensuite qu'il avait gagné son pari, parce qu'en fait, le virus n'avait pas galopé au mois de février. C'est faux. Donc, tout était faux. Et le problème, c'est qu'évidemment, aujourd'hui, on est dans une situation qui est bien pire que celle que nous aurions dû connaître si nous avions freiné plus tôt. C'est ce que disent tous les épidémiologistes. C'est ce que disent les médecins, c'est ce que tout le monde peut constater aujourd'hui.
8h42, Olivier Faure, on va vous retrouver dans un instant. Le fil info, tout d'abord avec Diane Ferschit. 7 millions de doses de plus que prévues vont arriver d'ici fin juin en France. Des doses du vaccin Pfizer, le fabricant accélère ses livraisons à l'Europe. Le gouvernement table sur 20 millions de personnes vaccinées au 15 mai. Tous vaccins confondus. Une réunion à l'Elysée ce soir pour évoquer un calendrier et les protocoles sanitaires pour une éventuelle réouverture de certains lieux. Dans sa dernière allocution, Emmanuel Macron avait donné la mi-mai comme horizon pour rouvrir des lieux culturels et des terrasses de restaurants.
Aucune prise de parole n'est prévue à l'issue de cette réunion. En Guyane, le variant brésilien du Covid représente 84% des contaminations. La frontière terrestre avec le Brésil a été fermée. Mais le gouvernement n'envisage pas de suspendre les liaisons aériennes avec Cayenne. Ça représente 1200 voyageurs par semaine. Les affiches des demi-finales de ligue, des champions de football sont à présent connus. Le PSG affrontera Manchester City et Real Madrid sera rosé à Chelsea. Match allé les 27 et 28 avril. Plus de 77 200 000 euros. C'est le montant de la collecte finale du Téléthon. Les dons dépassent donc finalement de 20 millions les sommes promises en décembre dernier.
France Info Le 8.30 France Info Salia Braquia, Marc Fauvel Toujours avec le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure. Toutes les composantes de la gauche vont se retrouver après-demain à Paris. Réunion à huis clos dans un lieu qui est pour l'instant tenu secret. Jean-Luc Mélenchon n'y sera pas. C'est une bonne ou c'est une mauvaise nouvelle ? Qu'on se retrouve tous... Non, que Jean-Luc Mélenchon n'y soit pas.
Contrairement à la formule, un seul être vous manque mais tout n'est pas dépeuplé. Il vous manque Jean-Luc Mélenchon ? Il va manquer à cette réunion ? Il aurait été bien qu'il soit là. Il n'est pas là. J'en prends acte. Et je souhaite de toute façon que la gauche se retrouve. Et l'initiative prise par Yannick Jadot est une très bonne initiative. Il est temps que la gauche se reprenne. Parce que si elle ne se reprend pas, elle va disparaître. C'est simple. Quand vous regardez, y compris même s'il faut être très prudent sur les études d'opinion qui sont un an à l'avance, non pas prédictives, mais qui sont quand même une alerte. 25% pour toute la gauche réunie. Exactement.
25% C'est un score historiquement bas. Je crois que c'est une alerte suffisante pour que chacun comprenne que si nous ne faisons pas l'effort de nous comprendre, de nous entendre et surtout d'expliquer aux Françaises et aux Français qu'il y a une alternative à gauche, alors nous disparaîtrons les uns et les autres.
Dans ce cas-là, est-ce qu'il ne fallait pas tout simplement attendre que Jean-Luc Mélenchon rentre de son voyage en Amérique du Sud ? Si la gauche est menacée d'explosion et qu'il faut tout le monde à la même table, est-ce que 3 jours ne pouvaient pas sauver la partie ? Je ne crois pas que ce soit 3 jours, mais en l'occurrence... C'est un problème d'agenda, l'absence de Jean-Luc Mélenchon,
ou c'est parce qu'il ne veut pas venir ? Je ne sais pas. C'est à lui qu'il faut poser la question. Il sera représenté. Moi, ce que je sais, c'est que Jean-Luc Mélenchon a déjà fait un choix. C'est celui d'aller à l'élection présidentielle jusqu'au bout, tout seul, avec son projet. Bon, écoutez, il veut lui venir envoyer quelqu'un parmi les siens, non pas pour négocier sur un candidat commun et sur un projet commun, il veut le faire sur un pacte de non-agression. Très bien. C'est sa vision à lui des choses. Moi, je souhaite que nous puissions arriver en ce rendez-vous pour aller beaucoup plus loin, parce que ça ne suffira pas.
Le problème, ce n'est pas de dire simplement qu'on ne s'agresse pas. Le problème, c'est de dire qu'est-ce qu'on peut faire ensemble ? Est-ce que nous sommes capables d'aller jusqu'à un contrat de gouvernement pour les cinq prochaines années qui nous lient et qui rendent un espoir à l'ensemble des Françaises et des Français ? Parce que c'est d'abord eux qui vont trinquer. Il faut réveiller l'espoir. Est-ce qu'on est capables de le faire ensemble ? Et si on le fait ensemble, eh bien, dans ces cas-là, il y a quelque chose qui se passera dans le pays. Parce que ce que j'entends, ce que je vois, ce que je comprends aussi, c'est que les Français sont dans l'attente de quelque chose d'autre.
Ils ne veulent pas durer de la réédition du duel entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Ils ne le veulent pas.
Et en même temps, dans tous les sondages, ils donnent Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Le Macron quasiment au coup d'à-coude à 25%. Chacun, quand l'ensemble des candidats de la gauche font 25%, en se faisant la courte échelle.
Marc Fauvel, pourquoi donc ? Parce que tout simplement, aujourd'hui, quand ils voient la gauche dans l'état où elle est divisée comme elle est, ils se disent que ça n'a aucun intérêt de voter pour un candidat de gauche puisqu'il ne sera de toute façon pas au second tour. Quel est l'intérêt de voter pour lui ?
Olivier Faure, votre réunion, elle n'est pas déjà morte dans l'oeuf, sachant que l'homme qui arrive en tête à gauche dans les sondages ne sera pas là, sera absent. Il craint une instrumentalisation de la réunion, comme il le dit. Et d'ailleurs, il a cette phrase, il dit « je ne veux pas jouer au plus unitaires que moi, tu meurs ». Donc, de base, il n'y a pas de réunion, de rassemblement. Comment vous pouvez penser à organiser un contrat de gouvernement alors que les personnes qui doivent être présentes ne le sont pas ?
Non, mais la politique, ce n'est pas une photo, c'est un film. C'est-à-dire que ce n'est pas statique, c'est dynamique. Et donc, la question aujourd'hui, c'est est-ce que le bloc social et écologique peut se réunir et est-ce qu'il est capable d'aller jusqu'à un contrat de gouvernement, un candidat ou une candidate commune ou commune et faire en sorte de reprendre, en fait, sur l'ensemble de l'échiquier politique, la place qu'il devrait occuper ? Aujourd'hui, quand vous regardez ce qu'il se passe...
La France insoumise ne le souhaite pas.
Donc, j'en prends acte. Les insoumis sont invités, mais de toute façon, ils ne feront pas partie de cette nouvelle gauche plurielle. Ce n'est pas à moi d'en décider. De toute façon, ce que j'entends, et vous venez de le rappeler, Jean-Luc Mélenchon explique lui-même qu'il ne veut pas être unitaire. Il ne veut pas l'être. Il ne veut pas l'être. Moi, je ne cours après personne.
Ce que je dis simplement, c'est qu'il faut à un moment donné constituer ce bloc et que les Françaises et les Français qui cherchent une alternative puissent voir qu'il y a un endroit où ça se passe, qui sont prêts à quelque chose ensemble, qui sont, quand on râle-bol de se lancer dans des guerres picro-collines que personne ne comprend et qui sont prêts à faire l'effort de se parler, de se comprendre et d'avancer ensemble. Parce que la réalité, c'est quoi ? C'est que, vous le voyez avec la crise du Covid, toutes les alertes que nous avons lancées sur les inégalités, sur le réchauffement climatique, sur, y compris, la démocratie qui est aujourd'hui une démocratie piétinée.
Sur tous ces sujets-là, la gauche a quelque chose à apporter et c'est elle qui avait raison et c'est elle qui a donné tous les éléments. Sauf que vous n'avez pas les mêmes positions
sur plusieurs sujets qui sont très importants, notamment la laïcité.
Je ne dirais pas ça. Je ne dirais pas qu'on n'a pas les mêmes éléments. Il y a le curseur et parfois pas le même endroit.
On va écouter ce que vous nous aviez dit en septembre dernier. Vous parliez de la position de la France insoumise, notamment sur la laïcité.
Il y a des gens aujourd'hui qui maintiennent une forme d'ambiguïté par rapport à cette question-là. Et moi, je suis un républicain. Jean-Luc Mélenchon devrait être plus clair. Je l'ai connu entièrement républicain. Je l'ai connu laïc convaincu et je veux croire qu'au fond de l'UM il l'est resté. Mais on ne peut pas maintenir cette ambiguïté.
Anne Hidalgo disait aussi que les écologistes avaient un problème avec la République. Comment vous réunir quand les désaccords sont aussi profonds ?
Mais je crois que les expressions que nous avons eues à ce moment-là, qu'il s'agissait à nous de moi ou d'autres, ont servi à ce que chacun réaffirme ses positions. Jean-Luc Mélenchon
est rentré dans le rang après vos propos.
Vous avez senti
un changement de position sur la laïcité.
Moi j'ai le sentiment que depuis, d'ailleurs pas seulement depuis ces déclarations mais même depuis l'année précédente sur la manifestation à l'époque dite contre l'islamophobie où il y avait de vraies ambiguïtés qui s'étaient manifestées, eh bien depuis tout le monde a été amené à clarifier sa position. Et j'ai le sentiment... Vous l'avez dit
en septembre dernier, la manifestation a eu lieu en 2019.
Oui, mais en 2019 il y a eu ces déclarations. Il y a eu une façon, une actualité qui a obligé chacun à se repositionner et j'ai le sentiment que tout le monde fait le même chemin qui converge vers cette idée que nous devons répondre. Pas forcément, Olivier.
Quand par exemple l'UNEF, pardon je vous ai interrompu, quand l'UNEF organise ces fameux groupes de paroles non mixtes, vous vous dites qu'il y a une dérive. Les insoumis ne disent pas la même chose. Non, ce que j'ai dit c'est que... Oui, dérive c'est le terme que vous avez utilisé et le Parti Socialiste les a condamnés ces réunions.
Non, alors
essayons d'être clairs
là aussi parce que ne disons pas...
Vous savez ce que je vous propose ? Ça va prendre quelques minutes sans doute je sens que vous avez envie d'expliquer les choses. On va essayer de temps en temps de lancer les titres à l'heure. Il est 8h50 et on développe juste après. Diane Ferschit. Préparer la réouverture c'est l'objet de la réunion ce soir présidée par Emmanuel Macron. Chaque ministre présentera les conditions pour accueillir à nouveau du public chacun dans son secteur. Le chef de l'Etat avait donné la date du 15 mai pour les terrasses ou encore certains lieux culturels lors de sa dernière prise de parole.
Emmanuel Macron qui doit selon un de ses conseillers annoncer d'ici une quinzaine de jours le calendrier qui aura été arrêté. 412 plaintes recensées par le parquet de Paris depuis le début de la crise des familles qui dénoncent la gestion de l'épidémie par des ministres des décideurs publics ou encore des directeurs des PAD selon les informations de France Info. Au moins un tiers de la production viticole française va être perdue. Bilan de la FNSEA après le gel qui a frappé les cultures. C'est 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires en moins pour ce secteur.
6 mois après l'assassinat de Samuel Paty une statue à l'effigie du professeur d'histoire-géographie va être érigée dans son collège de Confluence-Saint-Honorin. Sa famille a donné son accord. Aux Etats-Unis Joe Biden confirme le départ des troupes américaines d'Afghanistan début du retrait le 1er mai en coordination avec les militaires de l'OTAN. Ce sont 2500 soldats américains qui sont actuellement sur place. France Info Le 8.30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel Voilà on a laissé passer une minute de réflexion Olivier Faure sur les réunions non mixtes. Est-ce qu'il y a aujourd'hui deux gauches irréconciliables ? Non.
Les réunions non mixtes elles peuvent avoir leur utilité parce qu'elles permettent de faire émerger la parole de victime et donc imaginez prenons non pas les réunions non mixtes racisées mais les réunions non mixtes de femmes par exemple pour se faire comprendre quand vous avez des femmes qui ont été victimes de violences sexuelles d'agressions etc. qu'elles veuillent se retrouver ensemble dans un cadre où elles peuvent livrer leur intimité leur expérience et exprimer leur souffrance chacun peut entendre que c'est logique que ces réunions se fassent dans un cadre qui est un cadre préservé. Voilà.
Après ce que je dis c'est qu'il y a des cadres pour ça et puis il y a des organisations dont la vocation qu'il s'agisse du monde syndical ou du monde politique dont la vocation est l'universel et donc je ne comprends pas que dans des organisations syndicales on ait recours à ces pratiques de réunion non mixtes mais bien sûr oui en réunion non mixtes mais pas à l'UNEF exactement je pense qu'il y a des cadres pour ça vous avez des associations vous avez des organisations vous avez des organisations qui existent par exemple le CRAN qui est une organisation par nature non mixte et à laquelle personne ne peut rien dire il y a des regroupements affinitaires culturels etc.
qui se font dans tous les domaines donc c'est pas à nous d'en juger Les personnes blanches peuvent prendre leur carte au CRAN si elles le souhaitent non ? Je n'en sais rien En tout cas le conseil représentatif des associations noires en tout cas ce que je dis c'est qu'il y a des cadres à certains endroits où on puisse s'exprimer entre victimes et où on puisse faire émerger une parole ça ne me choque pas
Sauf que c'est pas ce que dit la France Insoumise encore une fois
Je ne sais pas ce que dit la France Insoumise mais c'est ce que je dis moi
Je vous le dis ils disent que ce sont des groupes de parole et dans chaque groupe de parole même à l'UNEF les personnes blanches peuvent être exclues de ces réunions là puisque ce sont les personnes discriminées qui se réunissent Donc vous êtes en désaccord ?
Là dessus oui c'est à dire que il y a des cadres qui sont les cadres politiques ou syndicaux où les combats doivent être rendus universels et ça n'est pas le lieu de l'émergence de cette parole c'est le lieu au contraire auquel on doit donner un débouché politique mais un débouché politique commun donc peut-être nous avons ce désaccord là maintenant est-ce que ça mérite d'y passer trois semaines ou un mois et de considérer qu'il y aurait là un problème qui soulèverait des difficultés telles que la France devrait arrêter de respirer la réponse c'est non sauf que pour l'effort
ce sont ces petites choses là ces petits symboles qui donnent aussi la conception de la laïcité des formations politiques
oui c'est pas le seul exemple
où vous avez un désaccord avec la France insoumise
je vous ai dit
où j'étais
ils disent où ils sont chacun en est juge maintenant laissez penser que le problème avec la république il est posé aujourd'hui à la gauche alors que pendant ce temps là on a Jean-Michel Blanquer qui explique quand même que l'UNEF est une organisation fasciste enfin il faut arrêter les bêtises il est en train de donner un brevet à l'extrême droite en expliquant qu'elle elle est républicaine et que la gauche serait fasciste mais de qui se moque-t-on franchement enfin donc là il y a un problème et donc oui nous avons des nuances oui nous ne partageons pas exactement toujours la même conception de la république mais ça ne fait pas ni de ces gens là des ennemis de la république ni de ces problèmes là des éléments qui rendraient irréconciliables les gauches
un mot Olivier Ford la proposition faite par le président américain Joe Biden d'augmenter les impôts des entreprises pour financer notamment le plan de relance les plans de relance américains les entreprises américaines qui seraient taxées désormais à 28% au lieu de 21% est-ce que vous êtes un Bideniste et est-ce que la gauche doit s'en inspirer
je ne sais pas
lui qu'on avait je précise qualifié de centriste un peu mou pendant la campagne présidentielle américaine
c'est vrai et qui montre depuis qu'il est au pouvoir à quel point en fait il est peut-être inspiré par Sanders aussi mais en tout cas il est il faut toujours se méfier des mous en fait oui sans doute je ne sais pas pourquoi vous dites ça non non je dis ça
je pense à personne j'espère je ne me permettrai pas mais non mais une partie de la gauche lui est tombée dessus pendant la campagne en disant il n'est pas de gauche il n'est pas socialiste le vrai socialisme c'est Bernie Sanders l'homme qui augmente les impôts des entreprises aujourd'hui c'est lui alors d'abord ne faites pas de la gauche
le parti que augmente les impôts c'est pas que ça ce serait un peu limité mais évidemment dans un moment de crise qui a coûté cher à l'ensemble des Etats-Unis mais au monde entier la question qui vient juste après c'est en fait qui va payer la facture et en France vous avez un exemple simple c'est que vous avez le ministre de l'économie et des finances qui dit ce seront les futurs retraités il dit on va faire la réforme des retraites pour payer la dette et puis vous avez les socialistes qui disent quoi qui disent je l'ai dit à plusieurs reprises nous l'avons dit à plusieurs reprises nous nous ferons plutôt un prélèvement exceptionnel sur les entreprises qui ont profité de la crise mais si c'est exceptionnel c'est une année exceptionnel ça veut dire que ça doit être exceptionnel au sens où on doit augmenter le taux d'imposition mais je ne sais pas pour combien de temps ce que je sais c'est que vous avez des entreprises regardez ce que les GAFAM Amazon qui s'est goinfré involontairement je ne les accuse pas mais la réalité c'est que vous avez des entreprises dans la grande distribution dans la pharmacie dans les c'est ce gouvernement qui a mis en place
la taxe sur les GAFA en France en se fâchant avec les Etats-Unis ils ont mis un ersatz de taxes c'est le seul pays qui l'a fait
mais pour l'instant c'est tellement faible et rappelez-vous de ce qu'avait dit le gouvernement il était prêt même à y renoncer quand Trump a élevé la voix en cas d'accord
oui
ce qui va sans doute se produire avec la nouvelle position de Joe Biden et donc on va baisser donc la question c'est qu'est-ce qu'on fait est-ce qu'on est prêt à faire est-ce qu'on va faire payer toujours les mêmes ou est-ce qu'au contraire on va considérer qu'il faut prendre plutôt l'argent là où il se trouve ma réponse c'est plutôt là où il se trouve Salia
selon le Figaro Olivier Faure l'ancien siège du parti socialiste Rutsolferino que vous aviez vendu il y a 3 ans 45 millions d'euros vient d'être vendu 3 fois plus cher est-ce que vous êtes fait avoir
mais pas du tout enfin je sais bien pourquoi c'est vraiment malveillant comme article parce que renseignez-vous auprès d'Apsis qui a été l'acheteur de la rue de Solferino ils ont depuis acheté le 8 bis le bâtiment d'à côté ils ont racheté des parkings qui sont en dessous ils ont fait plusieurs dizaines de millions de travaux et ils ont revendu un bien qui est sans comparaison avec celui que nous avons vendu qui est beaucoup plus grand ce que nous avons vendu oui ça a été expertisé au moment où nous avons vendu il y a eu une expertise qui a été rendue publique par 3 cabinets à l'époque je crois et le bâtiment a été expertisé autour de 30 millions d'euros 30-35 millions d'euros nous l'avons vendu 45 à l'époque l'acheteur s'est fait moquer partout sur le mode c'est quoi cette histoire vous vous êtes fait avoir c'était un appel d'offres qui était public sous pli fermé chez notaire c'était le mieux disant la deuxième offre en dessous devait être 3 millions en dessous et après il y avait des offres très inférieures encore donc voilà je sais bien que l'immobilier socialiste intéresse beaucoup mais ça a été
mais ça intéresse parce que vous faites un plan social en ce moment alors on se disait que si vous étiez fait avoir vous auriez pu en fait éviter le plan social
nous ne nous sommes pas fait avoir et il y a eu une expertise à l'époque quand nous avons vendu l'entreprise qui a acheté je ne sais plus Interparfum je crois qui vient d'acheter pour 125 millions d'euros qui est au CAC 40 est obligée aussi de faire expertiser au moment de l'achat en fait donc et de faire évaluer le bien dans les deux cas donc au moment de la vente du 10 rutsolferino et au moment de l'achat du 10 et du 8 bis plus des parkings plus des travaux vous avez bien renseigné
parce que vous aviez eu peur de vous être fait avoir justement
non parce que tout simplement depuis le début non mais on a eu des liens avec l'acheteur et évidemment vous vous rendez compte qu'on a vendu il y a 3 ans les bâtiments sont toujours en travaux 3 ans après donc voilà merci Olivier Faure merci à vous et merci de nous intéresser à ce point à nos problèmes immobiliers parce que ça prouve on s'intéresse à tout votre impatience de nous voir revenir un petit côté Stéphane Plaza chez Saliabrat qui ne nous aura pas échappé merci bonne journée à vous merci à vous
Olivier Faure