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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 15 mai 2020 20 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesTravail & emploiInstitutions & élections

Nicolas Dupont-Aignan invité sur LCI (15 mai 2020)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:33OuverteRéponse directe

    Serait-ce une bonne chose qu'un vaccin ne soit pas soumis aux lois du marché ?

  • 1:55OuverteRéponse directe

    Sanofi a un taux de profit de 20% en 2018. Que pensez-vous de cette situation ?

  • 2:18OuverteRéponse directe

    90% des médicaments remboursés par la sécurité sociale ne sont plus produits en France. Comment y remédier ?

  • 3:18FerméeRéponse directe

    Peut-on nationaliser Sanofi ?

  • 3:56OuverteRéponse partielle

    La recherche coûte très cher. Comment financer cela ?

  • 4:39FerméeRéponse directe

    Comment imposer la relocalisation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:09Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron est en colère après les déclarations du directeur général de Sanofi qui ont beaucoup ému, notamment à classe politique, et l'opinion semble en réserver les vaccins à son principal financeur, à savoir Trump. »
  • 0:23Invité politiqueFait
    « Le président a réclamé qu'un vaccin ne soit pas soumis aux lois du marché pour éradiquer ce virus, la logique financière est hors sujet. »
  • 0:56PrésentateurChiffre
    « un taux de profit en 2018, de 20%. »
  • 1:01PrésentateurChiffre
    « 3,7 milliards donnés aux actionnaires. »
  • 1:02PrésentateurChiffre
    « 6,8 milliards de résultats nets. »
  • 1:31PrésentateurFait
    « La recherche, le financement de la recherche sur le vaccin n'était même pas dans le premier programme Covid-19 public. »
  • 2:11PrésentateurPromesse
    « les médicaments remboursés par la sécurité sociale soient produits en France. »
  • 2:23PrésentateurChiffre
    « 90 % des médicaments remboursés par la sécurité sociale ne sont plus produits en France. »
  • 2:53PrésentateurChiffre
    « La France donne 27 milliards d'euros par an pour acheter des médicaments. »
  • 3:52PrésentateurChiffre
    « On a donné 1,5 milliard à Sanofi depuis 10 ans en crédit. »
  • 5:09PrésentateurFait
    « l'Allemagne réserve ses principes actifs de ses tests aux Allemands »
  • 6:50PrésentateurChiffre
    « 700 patients en France, un au Luxembourg. »
  • 8:10PrésentateurChiffre
    « on a quand même 5 fois moins de morts en Allemagne »
  • 9:20PrésentateurFait
    « L'usine Luxfer qui produit des bouteilles d'oxygène ou l'usine Famar qui produit de la chloroquine. »
  • 9:36PrésentateurChiffre
    « On va dépenser plus de 100 milliards d'euros à guérir les maux de cette crise. »
  • 10:48PrésentateurPromesse
    « j'avais proposé de diviser par deux l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis sur le sol français. »
  • 13:51PrésentateurChiffre
    « 10 000 lits minimum de réanimation. Ça coûte 2,5 milliards par an. »
  • 14:14PrésentateurChiffre
    « 10 milliards à 15 milliards de fraudes sur la carte vitale avec plusieurs millions de fausses cartes vitales. »
  • 16:56PrésentateurChiffre
    « Elle nous coûte 10 milliards par an. »
  • 17:22PrésentateurChiffre
    « 26 milliards, c'était indispensable. »
  • 17:54PrésentateurChiffre
    « c'est 200 milliards qu'il faut mettre sur la table. »

Temps de parole

  • Présentateur70 %
  • Nicolas Dupont-Aignan21 %
  • ?9 %

≈ 48,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Oui,

0:00
Nicolas Dupont-Aignan

bonjour à tous, Nicolas Dupont-Aignan, bonjour à vous.

0:03
Présentateur

Bonjour, Elisabeth Martichoux.

0:04
Nicolas Dupont-Aignan

Patron du parti Debout la France, député de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan. Emmanuel Macron est en colère après les déclarations du directeur général de Sanofi qui ont beaucoup ému, notamment à classe politique, et l'opinion semble en réserver les vaccins à son principal financeur, à savoir Trump. Et le président a réclamé qu'un vaccin ne soit pas soumis aux lois du marché pour éradiquer ce virus, la logique financière est hors sujet.

0:33
Locuteur

Ce

0:33
Présentateur

serait magnifique, et je partage ce point de vue d'une manière générale. Simplement, il y

0:39
Locuteur

a

0:39
Présentateur

un moment où il faut qu'Emmanuel Macron se regarde dans une glace, parce qu'il y a deux problèmes derrière ça. À mon avis, les torts sont partagés.

0:47
Locuteur

Il

0:48
Présentateur

y a d'abord le tort de Sanofi. J'ai regardé quand même les résultats de Sanofi. Je n

0:52
Locuteur

'ai

0:52
Présentateur

pas vu beaucoup de monde en parler. C

0:54
Locuteur

'est un

0:54
Présentateur

taux de résultats nets, c

0:56
Locuteur

'est

0:56
Présentateur

-à

0:56
Locuteur

-dire

0:56
Présentateur

un taux de profit en 2018, de 20%. 20%. 3,7

1:01
Locuteur

milliards

1:01
Présentateur

donnés aux actionnaires. 6,8 milliards de résultats nets. Et Sanofi voudrait que ce soit toujours la collectivité qui prenne le risque

1:12
Locuteur

et

1:13
Présentateur

l'entreprise qui accapare les profits. Alors, Sanofi, vraiment, se fiche du monde. Premier point. Mais où Sanofi profite

1:23
Locuteur

de

1:24
Présentateur

ce qui existe, c'est que Sanofi a profité d'une offre du gouvernement américain de mettre de l'argent sur la table pour le vaccin. Mais qu

1:29
Locuteur

'est

1:29
Présentateur

-ce qu'a fait Emmanuel Macron

1:30
Locuteur

?

1:31
Présentateur

La recherche, le financement de la recherche sur le vaccin n'était même pas dans le premier programme Covid-19 public. Donc, je dirais qu'il y a

1:40
Locuteur

un

1:40
Présentateur

problème de fond qu'on a laissé la santé

1:43
Locuteur

à

1:44
Présentateur

des multinationales pharmaceutiques

1:46
Locuteur

qui

1:47
Présentateur

font du profit sur la santé et on a laissé s'échapper complètement la recherche publique.

1:54
Nicolas Dupont-Aignan

D

1:55
Locuteur

'ailleurs, à votre antenne,

1:55
Présentateur

tout à l'heure, il y avait un représentant de l'Institut Pasteur qui expliquait très bien qu'on a réduit les crédits de recherche publique.

2:01
Locuteur

On a

2:01
Présentateur

tout laissé à des entreprises multinationales qui maintenant nous font un bras d'honneur. Donc, il faut reprendre en main, et moi j'ai une proposition très simple que l'on défend depuis des années à Debout la France. C'est quoi ? C'est que les médicaments remboursés par la sécurité

2:15
Locuteur

sociale soient

2:16
Présentateur

produits en France.

2:17
Nicolas Dupont-Aignan

D'accord.

2:18
Locuteur

Oui, parce qu'on a tout délocalisé.

2:20
Nicolas Dupont-Aignan

Absolument. Enfin, en grande partie, c'est vrai.

2:23
Locuteur

90

2:23
Présentateur

% des médicaments remboursés par la sécurité sociale ne sont plus produits en France. C

2:31
Locuteur

'est un sujet

2:31
Nicolas Dupont-Aignan

que la crise du virus met sur la table. C'est vrai. Comment riposter à cette logique financière ? Trump paye le labo et demande évidemment une préférence ensuite dans la distribution du médicament. Est-ce que la réponse, elle est nationale ou est-ce qu'elle est européenne ?

2:47
Locuteur

Elle

2:47
Présentateur

est nationale d'abord, et puis après elle est européenne. Mais elle est nationale. Je vais vous donner un exemple. Hier soir, je

2:52
Locuteur

regardais une de vos chaînes.

2:53
Nicolas Dupont-Aignan

Mais

2:54
Locuteur

la

2:54
Présentateur

France donne 27 milliards d'euros par an pour acheter des médicaments. C'est payé par qui ? Par des crédits publics, cotisations sociales. Et donc il y a un moment où il faut dire stop. On peut réquisitionner des stocks, on peut nationaliser, on peut agir fort. D'ailleurs,

3:18
Nicolas Dupont-Aignan

nationaliser Sanofi ?

3:20
Présentateur

Mais on peut nationaliser,

3:21
Locuteur

on

3:21
Présentateur

peut menacer de nationaliser. Sanofi.

3:23
Locuteur

Et

3:23
Présentateur

alors

3:23
Locuteur

?

3:24
Présentateur

Dites-nous comment ? Dites-nous comment une entreprise comme Sanofi ? Comment c'est nous

3:29
Locuteur

qui payons les médicaments

3:30
Présentateur

? C'est nous qui apportons l'argent. On fait croire aux Français que c'est un secteur privé. Ça ne vit que sur crédit public. Crédit public. Ils empochent l'argent des contributions, des cotisations sociales. Ce serait un marché libre du médicament.

3:43
Locuteur

C'est un marché

3:44
Présentateur

public.

3:45
Locuteur

Donc il y a peut-être un moment où ces

3:46
Présentateur

entreprises doivent nous respecter la collectivité. On a beaucoup de leviers d'action. On a financé le crédit emploi-recherche. On a donné 1,5 milliard à Sanofi depuis 10 ans en crédit.

3:56
Locuteur

La recherche coûte

3:57
Nicolas Dupont-Aignan

extraordinairement cher puisqu'elle s'étale sur des années sans rendement pendant ces années-là.

4:03
Locuteur

Bien

4:03
Présentateur

sûr. Avec 20% de taux de profit.

4:04
Locuteur

Non, la recherche

4:06
Nicolas Dupont-Aignan

pure.

4:06
Présentateur

Mais...

4:06
Nicolas Dupont-Aignan

On ne vend pas la vente de médicaments. La recherche coûte très cher. Oui, mais si vous voulez... Est-ce qu'il est normal que ce soit partagé par la manne publique et l'investissement

4:15
Locuteur

public ? Il faut les

4:15
Présentateur

deux.

4:15
Locuteur

D

4:16
Nicolas Dupont-Aignan

'accord.

4:16
Présentateur

Moi, je ne suis pas pour

4:17
Locuteur

tout nationaliser.

4:18
Présentateur

Je dis qu'il faut rééquilibrer les choses. Parce que c'est de l'argent public. C'est les 27 milliards d'achats de médicaments. Ces entreprises ont délocalisé pour faire plus de marge. Un taux de marge de 20%, ça ferait rêver tous les entrepreneurs de France. Tous les entrepreneurs

4:33
Locuteur

de France. On a laissé tomber... On impose

4:35
Nicolas Dupont-Aignan

la

4:36
Locuteur

relocalisation... Mais on

4:36
Présentateur

impose...

4:38
Locuteur

Comment on l'impose

4:39
Nicolas Dupont-Aignan

? Comment on l'impose ? Ça ne

4:39
Locuteur

se décrète pas. Je prends un exemple. Si, ça se décrète. Mais c'est ce que font les Américains.

4:43
Présentateur

Je vais vous donner un exemple. Les Américains, qu'est-ce qu

4:45
Locuteur

'ils

4:45
Présentateur

font pour beaucoup de secteurs

4:46
Locuteur

?

4:47
Présentateur

On achètera votre produit si vous créez une usine aux Etats-Unis. Nous, on achète des médicaments remboursés par la Sécurité sociale, tout en autorisant ces entreprises à délocaliser en Inde et en Chine. Et on s'est retrouvés dans nos hôpitaux à ne plus avoir d'anesthésiant pour la réanimation. Donc, il y a bien un moment où on doit prendre des mesures. D'ailleurs, entre nous, qu'est-ce que fait l'Allemagne

5:08
Locuteur

? Quand

5:09
Présentateur

l'Allemagne réserve ses principes actifs de ses tests aux Allemands,

5:13
Locuteur

ils

5:13
Présentateur

ont gardé une capacité industrielle nationale. Le problème de la France, c'est qu'on se retrouve, pendant cette crise, à découvrir ce que je ne cesse de dire. Reconnaissez-le, Elisabeth Martichoux, depuis 10 ans. C'est qu'à force de laisser délocaliser toutes nos industries, on n'a plus de base industrielle. Cette base industrielle, elle doit se défendre par patriotisme

5:33
Locuteur

économique,

5:34
Présentateur

par intervention de l'Etat, par chantage à l'égard des entreprises.

5:37
Locuteur

Vous savez

5:37
Nicolas Dupont-Aignan

combien coûte un vaccin pour un Américain ? Un Américain qui veut faire vacciner son enfant contre la rougeole,

5:45
Locuteur

ça

5:45
Nicolas Dupont-Aignan

coûte

5:45
Présentateur

combien ? Je ne sais pas ce prix-là, vous

5:46
Locuteur

allez me la prendre. Ça coûte un petit

5:47
Nicolas Dupont-Aignan

millier de dollars. Ce que je veux dire, c'est que Trump, effectivement, il finance et il en reçoit les profits de son financement de l'industrie pharmaceutique. Mais en France,

5:58
Présentateur

quand

5:59
Locuteur

on se fait

5:59
Nicolas Dupont-Aignan

vacciner,

6:00
Présentateur

ça

6:01
Locuteur

ne

6:01
Nicolas Dupont-Aignan

coûte rien.

6:02
Locuteur

Donc quel est le meilleur

6:03
Nicolas Dupont-Aignan

modèle

6:03
Locuteur

?

6:03
Présentateur

Raison de plus, Elisabeth Martichoux, je préfère le modèle français parce qu'aux États-Unis, il faut avoir de l'argent pour se soigner. Moi,

6:09
Locuteur

je

6:09
Présentateur

n

6:09
Locuteur

'ai

6:09
Présentateur

pas envie de cette société-là. Mais ça veut dire que si on conçoit qu'on a une société à défendre, on la défend. Ça veut dire qu

6:15
Locuteur

'on

6:15
Présentateur

ne laisse pas partir toutes nos industries. Cela veut dire aussi, par exemple, qu'on peut baisser les charges des entreprises qui investissent en France. Je vais vous donner

6:22
Locuteur

un autre exemple d'allocation de recherche. Et si

6:24
Nicolas Dupont-Aignan

cette crise, finalement, en tout cas cette polémique qui a été créée...

6:28
Locuteur

Est une chance pour demain ?

6:29
Nicolas Dupont-Aignan

Est une chance aussi pour créer un électrochoc pour l'Europe. Pour l'Europe. Elle mesure à quel point elle est en retard, par exemple, dans cette affaire.

6:37
Présentateur

D'accord.

6:37
Locuteur

Et si

6:38
Nicolas Dupont-Aignan

ça lui permettait de construire l'Europe du médicament ?

6:41
Présentateur

Je n

6:42
Locuteur

'y

6:42
Présentateur

crois pas un instant. Pourquoi ? Mais parce qu'on a eu l'exemple avec Discovery, l'essai Discovery. Très intéressant. On nous

6:47
Locuteur

a

6:47
Présentateur

dit

6:48
Locuteur

on

6:48
Présentateur

va faire l'Europe, la France va faire l'Europe. Vous savez, 700 patients en France, un au Luxembourg. Les Allemands nous ont fait un bras d'honneur parce que les Allemands raisonnent allemands. Les Allemands ont défendu leur industrie. Les Allemands ont dit on réserve nos tests pour les Allemands. Il ne

7:03
Locuteur

faut

7:03
Présentateur

pas plus d'Europe. Mais il faut plus de France. Et ensuite, quand on est fort, oui, plus de France, quand on est fort en France, quand on a les moyens de notre politique, on peut discuter avec nos voisins. Vous savez, la leçon de cette crise, c'est qu'un pays qui a abandonné son industrie

7:17
Locuteur

n

7:18
Présentateur

'a plus une marge de manœuvre. Que les ministres ont été obligés de courir après les masses, courir après les tests. C'est terrible ce qui se passe parce qu'on a abandonné, on n'a pas compris qu'il

7:27
Locuteur

y a

7:27
Présentateur

des rapports de force. L

7:28
Locuteur

'Allemagne défend son industrie. Emmanuel Macron est un rêveur, c'est un enfant.

7:32
Nicolas Dupont-Aignan

Il semble se convertir à une politique économique souverainiste,

7:36
Locuteur

plus

7:36
Nicolas Dupont-Aignan

souverainiste, d'entacte.

7:37
Présentateur

Non.

7:38
Nicolas Dupont-Aignan

Pourquoi ?

7:39
Présentateur

Parce que, par exemple, l'Union européenne, qu'il soutient tant, vient de signer un accord de libre-échange avec le Mexique. L'Union européenne, pendant cette crise, a continué à signer des accords de libre-échange déloyaux. Donc, moi, je suis pour l'Europe. Si, à un moment, l'Europe ne peut marcher... C

7:53
Nicolas Dupont-Aignan

'était avant.

7:54
Locuteur

Non, non, ce n'est pas avant.

7:56
Présentateur

C'est il y a 8 jours. Il

7:57
Locuteur

y a 15 jours. C

7:58
Nicolas Dupont-Aignan

'est parce qu'il est dans un processus

7:59
Locuteur

européen. Ah, ben, un

7:59
Présentateur

processus. Non,

8:00
Locuteur

mais

8:00
Présentateur

attendez.

8:01
Locuteur

On ne peut pas dire tout le contraire de tout. Je ne crois pas

8:03
Présentateur

à

8:03
Locuteur

l'instant. D'accord.

8:04
Présentateur

Parce qu'il y

8:04
Locuteur

a

8:04
Présentateur

un moment, d'ailleurs, il est la risée de l'Europe. On est la risée de l'Europe. Parce qu'il

8:09
Locuteur

y a quand même 5 fois... On est en gestion de la

8:10
Nicolas Dupont-Aignan

crise.

8:11
Présentateur

Mais oui. Parce qu'on a quand même 5 fois moins de morts en Allemagne. Et pourquoi on a 5 fois moins de morts en Allemagne ? Parce que le 15 janvier, le 15 janvier, pendant que le gouvernement était aux abonnés absents en France, Mme Merkel a réuni les industriels allemands, les scientifiques allemands, et leur a dit « Vous me faites un test allemand ».

8:28
Locuteur

Et

8:29
Présentateur

le test allemand, il est réservé à l'Allemagne. Et ils ont testé, testé, testé, pendant que nous, on faisait la politique de l'autruche. Je suis venu chez vous, vous m'avez invité très gentiment, le 27 février ou le 28. Et j'ai regardé hier soir ce que je vous disais.

On me prenait pour un fou, un porteur de mauvaises nouvelles, parce que je disais depuis le 27 janvier, 27 janvier, j'ai fait ma première vidéo, alerté par des médecins, regardant ce qui se passait en Asie, qu'il fallait investir dans les masques, reconvertir les usines au plus vite possible, mettre des caméras thermiques à Roissy, on vient de les mettre ce matin, qu'il fallait des tests et que c'était le moyen d'éviter un confinement dramatique. Alors,

9:07
Locuteur

si

9:07
Présentateur

vous

9:07
Locuteur

dites ce retard

9:08
Nicolas Dupont-Aignan

permanent, pourquoi

9:10
Locuteur

?

9:10
Présentateur

Parce que je pense qu'il

9:11
Locuteur

y a

9:11
Présentateur

une idéologie

9:12
Locuteur

très

9:13
Présentateur

effrayante dans l'appareil d'État français. On n'intervient pas. Je vais vous donner un exemple précis, soyons concrets. L'usine Luxfer qui produit des bouteilles d'oxygène ou l'usine Famar qui produit de la chloroquine. Monsieur le maire a refusé, par idéologie, de les racheter.

9:30
Locuteur

Ça

9:30
Présentateur

a été demandé par Monsieur Mélenchon, par Madame Le Pen, par moi, par beaucoup d'autres. C'est la raison. C'est des sommes dérisoires. On va dépenser plus de 100 milliards d'euros

9:38
Locuteur

à

9:39
Présentateur

guérir les maux de cette crise. Pourquoi ? Parce qu'on a radiné... Il

9:43
Nicolas Dupont-Aignan

fallait les mettre sur la

9:44
Locuteur

table.

9:44
Présentateur

Mais bien sûr. Mais pourquoi ? Parce qu'on a radiné sur 100 millions d'euros par an de masques. Parce qu'on n'a pas voulu rapatrier des chaînes de production. Parce qu'on n'a pas voulu convertir des chaînes de production. Les chefs d'entreprises françaises, les PME françaises, ceux qui sont sur le terrain,

9:57
Locuteur

ils n'attendent qu

9:58
Présentateur

'une chose.

9:59
Nicolas Dupont-Aignan

Comment aider à

10:00
Locuteur

relocacer

10:00
Présentateur

? Le Japon le fait.

10:01
Locuteur

Je vais vous donner un exemple. Ce que j'ai proposé. Concrètement, comment

10:03
Présentateur

ici aider à relocacer ? Sur les 100 milliards, je demande qu'on garde un fonds de 2 milliards. 2 milliards sur 100.

10:09
Locuteur

Ce

10:09
Présentateur

qu'a fait le Japon. Et on fait des prêts à très long terme, à 50 ans, pour les entreprises. Il y a des chefs d'entreprise qui veulent investir. J'ai trouvé une entreprise fin février dans les Vosges.

10:22
Nicolas Dupont-Aignan

J

10:22
Locuteur

'ai trouvé une

10:22
Présentateur

entreprise qui voulait créer des masques, investir.

10:25
Nicolas Dupont-Aignan

On rachète, on investit.

10:26
Locuteur

On

10:26
Présentateur

investit. Ce que fait le Japon. Ce que font d'une certaine manière indirectement l'Allemagne avec les banques régionales. Ce que font les Etats-Unis d'une manière indirecte. Donc des aides directes. Des aides directes à l

10:36
Locuteur

'investissement.

10:37
Nicolas Dupont-Aignan

Ce

10:37
Locuteur

serait

10:37
Nicolas Dupont-Aignan

dans un fonds

10:38
Présentateur

de relocalisation.

10:39
Locuteur

Une

10:39
Nicolas Dupont-Aignan

dette pas perpétuelle, mais de

10:40
Locuteur

très très interne. Ce sont des dons.

10:42
Présentateur

Ce que fait le Japon.

10:42
Nicolas Dupont-Aignan

Baisser les impôts de production.

10:44
Présentateur

Alors, bien évidemment, et ce que j'ai proposé depuis des années à l'élection présidentielle, c'est que j'avais proposé de diviser par deux l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis sur le sol français. Car on ne peut pas accuser les entreprises délocalisées si on ne crée pas un environnement favorable. Donc je ne suis pas pour tout nationaliser loin de là.

11:01
Locuteur

Je suis pour qu'il y ait l'incitation. Mais Laurent Berger veut taxer les

11:03
Nicolas Dupont-Aignan

entreprises qui s'en sont le mieux sorties. Parce qu'aujourd'hui, l'un des sujets sur la table, c'est effectivement aussi la question de la redistribution. Tout

11:13
Locuteur

à fait.

11:13
Nicolas Dupont-Aignan

Que les riches s'en sortent mieux que les plus pauvres dans cette crise.

11:17
Présentateur

J'ai proposé à l'Assemblée

11:18
Locuteur

nationale...

11:18
Nicolas Dupont-Aignan

Taxer les entreprises qui

11:19
Locuteur

s'en seraient le

11:20
Présentateur

mieux sorties. Non, je ne

11:21
Locuteur

suis pas là

11:21
Présentateur

-dessus. Je suis pour en revanche. Je vais vous dire ce que je suis pour. Je suis pour interdire la distribution de dividendes quand on est d'une entreprise. C'est quand même ahurissant qu'on a payé le chômage partiel d'entreprises

11:30
Locuteur

qui

11:30
Présentateur

en même temps distribuent des dividendes.

11:32
Locuteur

Interdire

11:32
Nicolas Dupont-Aignan

les dividendes de

11:33
Locuteur

toutes les entreprises. Non,

11:34
Présentateur

pas interdire, de suspendre

11:35
Nicolas Dupont-Aignan

la

11:36
Locuteur

distribution des

11:37
Présentateur

dividendes provisoirement quand une entreprise est aidée par des fonds publics. Parce que l'argent du contribuable ne peut pas passer directement dans l'entreprise qui licencie, puis après repartir aux actionnaires. Je pense que chacun doit prendre sa part de l'effort. Le salarié prend sa part de l'effort avec le chômage partiel qui va être réduit. Les actionnaires peuvent prendre une petite part de l'effort. Deuxièmement, je propose qu'on rétablisse l'impôt sur la fortune pour que les plus riches contribuent, sauf... Ça rapporte combien ? Sauf... Ça rapporte combien ? Vous avez rapporté 5 milliards, ça sera un peu moins,

12:06
Locuteur

2, 3 milliards. Sur

12:07
Nicolas Dupont-Aignan

les 100 milliards qui ont été investis, certains disent, comme Bruno Le Maire, c'est démagogique.

12:13
Locuteur

Non, ce n'est pas démagogique.

12:14
Présentateur

Pourquoi ? Ce qui est de

12:15
Locuteur

l

12:15
Présentateur

'idéologie...

12:16
Locuteur

C'est

12:16
Nicolas Dupont-Aignan

symbolique et

12:16
Locuteur

c'est important

12:17
Présentateur

? Non,

12:17
Locuteur

c'est

12:17
Présentateur

plus que symbolique. C'est quand vous avez beaucoup d'argent.

12:20
Locuteur

Eh

12:20
Présentateur

bien, je pense qu'il est moral quand un pays va affronter une crise terrible sociale et économique que vous contribuyez un peu aux dépenses publiques. Et je vais vous donner un

12:28
Locuteur

exemple. Mais vous

12:29
Nicolas Dupont-Aignan

n'allez pas faire fuir,

12:30
Locuteur

certains le disent. Non, parce que...

12:31
Nicolas Dupont-Aignan

Ceux qui précisément peuvent aider à la reconstruction.

12:33
Présentateur

Non, parce que ce raisonnement-là est biaisé. Moi, j'ai proposé à la présidentielle une mesure simple. 100% d'exonération d'ISF, c'est-à-dire zéro ISF, quand vous investissez sur le sol français. Donc, ce que je crois pour l'avenir, c'est qu'entre ceux qui veulent tout nationaliser et augmenter les impôts de manière délirante, qui casserait, vous avez raison, l'investissement en France, qui serait absurde. Et ceux, comme le gouvernement, qui sont ultra-libéraux, qui, en fait, font que jamais il

12:59
Locuteur

n'y

12:59
Présentateur

a de ruissellement, moi, je propose qu'on ait une vision d'incitation à produire en France. Car la leçon de tout ça, c'est qu'il faut relocaliser. Mais relocaliser, on ne

13:09
Locuteur

peut

13:09
Présentateur

pas forcer les gens à relocaliser. Il faut les inciter à

13:11
Locuteur

relocaliser. Donc,

13:11
Nicolas Dupont-Aignan

vous n

13:11
Locuteur

'êtes

13:11
Nicolas Dupont-Aignan

pas pour l'augmentation des impôts, comme ça a été fait en 2008, ça avait freiné la reprise. Vous dites, l'ISF,

13:17
Locuteur

on

13:18
Nicolas Dupont-Aignan

rétablit, mais on exonère ceux qui investissent.

13:20
Présentateur

Exactement. C'est-à-dire qu'on fait en sorte

13:22
Locuteur

que

13:23
Présentateur

ceux qui ont de l'argent investissent en France. Le deuxième point, c'est que je pense aussi qu'il faut dépenser autrement. Je propose, par exemple, quelque chose. Je ne

13:31
Locuteur

sais

13:31
Présentateur

pas si vous avez vu, le gouvernement, et ça m'a beaucoup surpris, a dit,

13:35
Locuteur

on

13:35
Présentateur

va revenir aux 5 000 lits de réanimation.

13:38
Locuteur

Mais

13:38
Présentateur

c'est stupéfiant. Parce que si on a eu autant de morts dans notre pays, c'est parce qu'on n'avait pas le nombre de lits de réanimation suffisant. On est monté à 7 000, 10 000 de briquets de broc. Il faut remonter au niveau de l'Allemagne. 10 000 lits minimum de réanimation. Ça coûte 2,5

13:52
Locuteur

milliards

13:52
Présentateur

par an. Ça existe de la formation d'infirmière. Ce n

13:55
Locuteur

'est

13:55
Présentateur

pas si facile. Je propose quoi

13:57
Locuteur

?

13:57
Nicolas Dupont-Aignan

Réanimation et soins intensifs.

13:58
Locuteur

Non, non.

13:59
Présentateur

Réanimation. Je parle l'île de

14:00
Locuteur

réanimation. En Allemagne, c'est

14:01
Présentateur

le cas. Oui, mais l'île de réanimation pour atteindre le niveau de la Corée du Sud par habitant, du Japon et de l'Allemagne et de la Suisse.

14:07
Locuteur

Ça

14:08
Présentateur

coûte 2,5

14:09
Locuteur

milliards.

14:09
Présentateur

Vous savez, Elisabeth Martichoux, qui a à peu près 10 milliards à 15 milliards de fraudes sur la carte vitale avec plusieurs millions de fausses

14:17
Locuteur

cartes vitales. La chasse à la

14:17
Nicolas Dupont-Aignan

fraude pour financer

14:18
Locuteur

le réarmement de l'hôpital et des services de réanimation.

14:22
Présentateur

Oui,

14:22
Locuteur

parce qu'on a le plus fort...

14:22
Présentateur

Elisabeth Martichoux. C'est quand même paradoxal ce qui s'est passé. On a le plus fort taux de prélèvement obligatoire de dépenses publiques au monde. Absolument. Et on a un hôpital en ruine.

14:30
Locuteur

Eh

14:31
Présentateur

bien, je considère...

14:32
Nicolas Dupont-Aignan

Qui a tenu au prix d'un effort inouï

14:34
Locuteur

des soignants. Mais

14:35
Présentateur

attendez, Elisabeth

14:36
Locuteur

Martichoux, est-ce que le

14:37
Présentateur

rôle d'un homme politique et d'un chef d'État, ce n

14:39
Locuteur

'est

14:39
Présentateur

pas de prévoir...

14:40
Locuteur

On

14:40
Présentateur

s'est fait avoir une fois, si je puis m'exprimer un peu vulgairement. Est-ce que le rôle, plutôt que de dire on va revenir aux 5 000 lits de réanimation, on sait que c'est notoirement insuffisant, est-ce que ce n

14:50
Locuteur

'est

14:50
Présentateur

pas quand même d'anticiper, s'il

14:51
Locuteur

y

14:51
Présentateur

a une deuxième vague, d'anticiper et de dire nos personnels soignants ont fait un effort ahurissant, ils ne pourront pas le faire deux fois. Et donc, parce qu'ils sont épuisés. Et je trouve stupéfiant. Et chez vous, le 27 février, j'avais proposé...

15:04
Locuteur

On

15:05
Nicolas Dupont-Aignan

n

15:05
Locuteur

'est

15:05
Nicolas Dupont-Aignan

jamais mieux servi que par soi-même.

15:06
Locuteur

Mais j

15:06
Présentateur

'avais proposé

15:07
Locuteur

qu'on rouvre le Val-de

15:07
Présentateur

-Grâce, qui est un hôpital qui est vide actuellement, qui a été fermé de manière

15:10
Locuteur

absurde. Qui a été

15:11
Nicolas Dupont-Aignan

fermé il y a quelques années. Nicolas Dupont-Aignan, une médaille. Sibétendia,

15:16
Locuteur

il

15:16
Nicolas Dupont-Aignan

l

15:16
Locuteur

'a

15:16
Nicolas Dupont-Aignan

annoncé mercredi. Un hommage national. La République veut rendre un hommage à tous ceux qui ont été en première ligne, les soignants, mais aussi les caissières de supermarché, etc. C'est un beau geste.

15:24
Présentateur

Très bien, un hommage. Mais vous savez ce qu'aimerait comme hommage les soignants, justement ? C'est qu'on réouvre les hôpitaux fermés,

15:31
Locuteur

qu

15:32
Présentateur

'on leur permette d'avoir les moyens que l'on réclame depuis des années, qu'on arrête la logique absurde qui a détruit l'hôpital public français, la recherche publique. Donc, ils ne volent pas des médailles en chocolat. Ils volent des actes.

15:45
Nicolas Dupont-Aignan

D'accord. Donc,

15:46
Présentateur

on peut faire une médaille. Mais la plus belle médaille qu'on peut rendre...

15:50
Locuteur

Donc,

15:50
Nicolas Dupont-Aignan

pas de bonnes intentions, mais le plan massif pour l'hôpital annoncé, vous attendez des actes et des

15:55
Locuteur

décisions

15:55
Nicolas Dupont-Aignan

fortes.

15:56
Présentateur

Ce qui n

15:56
Locuteur

'est

15:56
Présentateur

pas du

15:56
Locuteur

tout le cas aujourd

15:57
Présentateur

'hui, le plan massif s'est évanoui. On revient

15:59
Locuteur

aux 5 000... Vous ne croyez pas ? On

16:01
Nicolas Dupont-Aignan

ne l'annonce pas avant l'été ?

16:02
Présentateur

J'attends. J'espère. Mais j'insiste. On ne peut pas se permettre de redescendre à 5 000 litres de réanimation.

16:09
Locuteur

On vous a entendu.

16:10
Nicolas Dupont-Aignan

Est-ce que le salut viendra aussi pour la reconstruction de l'économie qui risque l'écroulement, comme a dit le premier ministre, d'un plan massif de relance européen ?

16:19
Présentateur

Oui, d'une certaine manière,

16:21
Locuteur

à

16:22
Présentateur

une condition,

16:23
Locuteur

une seule. Finalement, vous êtes

16:24
Nicolas Dupont-Aignan

assez européen.

16:25
Présentateur

Mais je suis pour l'Europe des nations.

16:27
Locuteur

Vous

16:27
Nicolas Dupont-Aignan

êtes contre l'Union européenne.

16:29
Locuteur

Exactement. Vous avez tout compris. Je suis contre l'Union

16:31
Présentateur

européenne

16:32
Locuteur

qui a détruit l'Europe. Mais aujourd'hui, vous dites qu'il faut

16:33
Nicolas Dupont-Aignan

qu'elle nous aide.

16:34
Présentateur

Mais pas qu'elle nous aide. Que les nations d'Europe,

16:37
Locuteur

qui

16:38
Présentateur

soient renforcées, coordonnent leurs efforts sur certains points. J'ai fait toute ma campagne européenne sur l'Europe de la recherche. En revanche, on voit bien que l'Union européenne ne fonctionne pas. C

16:47
Nicolas Dupont-Aignan

'est tout. Elle ne fonctionne

16:48
Locuteur

pas, mais pour nous aider. Elle nous coûte quand même 10 milliards par an. Non, elle nous aide pas. Financièrement,

16:51
Nicolas Dupont-Aignan

il faut partager un certain nombre de politiques publiques.

16:54
Présentateur

Elle nous coûte 10 milliards par an. Vous savez que c'est 10 milliards par an qu'on donne à l'Union européenne net, si on les avait mis dans les hôpitaux et dans la recherche, on n'en serait pas là.

17:01
Nicolas Dupont-Aignan

Allez, quelques questions. Il nous reste un peu de temps. L'économie étant ralentie pour certains, elle a notamment été ralentie par le chômage partiel trop important, qui n'incite pas au retour à l'emploi.

17:15
Locuteur

Est-ce que vous

17:15
Nicolas Dupont-Aignan

partagez

17:16
Locuteur

le diagnostic ? Non, pas

17:16
Présentateur

du tout. Je ne partage pas du tout. Heureusement qu'il y

17:19
Locuteur

a

17:19
Présentateur

eu ce chômage partiel, je dis bravo,

17:21
Locuteur

parce que 26

17:22
Présentateur

milliards, c'était indispensable. En revanche, la question majeure, aujourd'hui, c'est que le plan français, qui est à peu près deux fois inférieur au plan allemand...

17:31
Nicolas Dupont-Aignan

Vous parlez des plus de 100 milliards, 110

17:32
Locuteur

milliards.

17:33
Présentateur

Oui, mais qui est inférieur, nettement au plan allemand, qui est beaucoup plus important, est un plan majoritairement de report de charges et d'emprunts. Or, ce plan était bien calibré

17:41
Locuteur

si

17:42
Présentateur

le confinement durait 15 jours. Avec un confinement de deux mois, les entreprises nous disent tous, il faut une annulation de charges. Donc le plan sera plus cher. Si on veut sauver le tissu français des PME, c'est 200 milliards

17:54
Locuteur

qu'il faut

17:55
Présentateur

mettre sur la table. Par la Banque Centrale Européenne, par une monétisation,

17:58
Locuteur

c'est la seule solution. La Banque Centrale Européenne

17:59
Nicolas Dupont-Aignan

doit

17:59
Locuteur

racheter les dettes,

18:01
Présentateur

faire

18:01
Nicolas Dupont-Aignan

faire la fameuse dette

18:02
Présentateur

perpétuelle. C'est la seule solution.

18:06
Locuteur

On

18:06
Nicolas Dupont-Aignan

n'en rend que les intérêts.

18:07
Locuteur

Et

18:07
Présentateur

si les Allemands ne veulent pas, il faudra le faire nous-mêmes par la Banque de France. Il n

18:10
Locuteur

'y a

18:10
Présentateur

pas d'autre solution.

18:10
Nicolas Dupont-Aignan

L'Allemagne, dont vous vantez tellement les mérites économiques,

18:13
Locuteur

n

18:13
Nicolas Dupont-Aignan

'est pas un exemple de solidarité européenne

18:17
Locuteur

à ce

18:17
Présentateur

titre-là. Mais arrêtez de croire à cette solidarité qui n'existe pas. La France

18:21
Locuteur

doit compter. Pour

18:22
Nicolas Dupont-Aignan

que la BCE rachète mes

18:24
Locuteur

dettes, la BCE, nous sommes actionnaires

18:26
Présentateur

de la BCE, chère Elisabeth Martichoux, donc nous pouvons l'exiger. Et si nous ne l'exigeons pas, nous devons faire comme l'Angleterre, le faire par notre banque.

18:32
Nicolas Dupont-Aignan

Il

18:33
Présentateur

n

18:33
Locuteur

'y

18:33
Présentateur

a pas d'autre issue.

18:34
Nicolas Dupont-Aignan

Est-ce qu'Emmanuel Macron a été à la hauteur ?

18:37
Présentateur

Il sera responsable et il devra s'expliquer devant l'histoire d'un pire fiasco politique, administratif. Et le temps n'est pas venu, mais il devra vraiment répondre devant l'histoire.

18:51
Nicolas Dupont-Aignan

Alors vous, en tout cas, cette crise ne va pas modifier votre sens de la nuance

18:55
Locuteur

?

18:56
Nicolas Dupont-Aignan

Écoutez,

18:57
Locuteur

le

18:57
Présentateur

bilan. Nous avons 20 fois plus de morts par habitant que la Pologne. Nous avons un des pays qui a le plus échoué dans cette crise. Je suis désolé de vous le dire, il est coupable et responsable. Je suis désolé.

19:11
Nicolas Dupont-Aignan

Vous êtes pour la pénalisation ?

19:13
Locuteur

La sanction populaire

19:14
Présentateur

suffira.

19:15
Nicolas Dupont-Aignan

La sanction populaire

19:16
Présentateur

suffira.

19:17
Nicolas Dupont-Aignan

C'est le dernier mot. Donc vous

19:18
Locuteur

regarderez votre commission dans quelques mois. Je pense ce que je

19:21
Présentateur

dis et je pense que la mensuétude générale est de trop quand on voit le nombre de victimes. Ce qui s'est passé dans notre pays, c'est indigne de la France. De l'idée, je me fais de la France.

19:32
Nicolas Dupont-Aignan

J

19:32
Présentateur

'ai une autre idée de mon pays.

19:33
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan, d'avoir été notre invité ce matin sur LCI. Bonne journée à vous.

19:37
Présentateur

Merci. Sous

19:38
Locuteur

-titrage Société Radio-Canada.