Alexandre Portier, député Droite Républicaine du Rhône | La politique et moi
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:25OuverteRéponse directe
A la rentrée 2024, personne n'avait vraiment vu venir votre nomination dans le gouvernement de Michel Barnier.
- 0:39OuverteRéponse directe
Et puis personne n'avait anticipé l'intitulé de votre ministère, la réussite scolaire, ça ne s'était jamais vu.
- 0:45OuverteRéponse directe
Qui plus est, avec votre ministre de tutelle, la ministre de l'éducation nationale, c'était au sujet de l'éducation à la vie affective et sexuelle.
- 1:27RelanceRéponse directe
Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous n'arrivez pas à vous mettre d'accord avec votre ministre de tutelle sur ce sujet ?
- 1:58RelanceRéponse partielle
En principe, il y a ce qu'on appelle la solidarité gouvernementale. On n'affiche pas son désaccord publiquement quand on est ministre.
- 2:50OuverteRéponse directe
Vous avez expliqué que vous n'étiez pas contre ces cours à l'école, mais que les parents doivent rester les premiers éducateurs.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:57Invité politiqueFait
« Premièrement, je m'engagerais personnellement pour que la théorie du jour ne trouve pas sa place dans nos écoles parce qu'elle ne doit pas y avoir sa place. »
- 1:03Invité politiqueFait
« Deuxièmement, le militantisme n'a pas non plus sa place dans nos écoles. »
- 1:44Invité politiqueFait
« il y avait eu du militantisme, mois après mois, sur ce sujet-là. »
- 1:50Invité politiqueFait
« Et des copies initiales du programme qui n'allaient pas dans le bon sens. »
- 2:20Invité politiqueFait
« Bien, j'observe que la ligne a pu être flottante à un moment. »
- 2:30Invité politiqueFait
« J'ai fait partie du Conseil supérieur des programmes. »
- 2:44Invité politiqueFait
« le fait que le militantisme ne peut pas avoir sa place dans les écoles. »
- 4:01Invité politiqueFait
« Hervé Mariton était candidat à la présidence de l'UMP à l'époque. »
- 4:05Invité politiqueFait
« C'était quelqu'un qui était un membre éminent de la commission des finances. »
- 4:34Invité politiqueFait
« C'était un député de terrain qui m'a énormément appris. »
- 5:35Invité politiqueFait
« J'ai pu entendre des gens comme Olivier Besancenot. »
Temps de parole
- Alexandre Portier64 %
- Présentateur30 %
- ?5 %
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Il
a été prof de philo en lycée et conseiller de Laurent Wauquiez, jeune homme plutôt discret. Mon invité s'est fait remarquer quand il est entré au gouvernement de Michel Barnier.
Bonjour
Alexandre Portier. Bonjour. A la rentrée 2024, personne n'avait vraiment vu venir votre nomination dans le gouvernement de Michel Barnier. Et puis personne n'avait anticipé l'intitulé de votre ministère, la réussite scolaire, ça ne s'était jamais vu, et l'enseignement professionnel. Enfin, personne ne s'attendait à
ce
que vous déclenchiez une polémique assez rapidement. Qui plus est, avec votre ministre de tutelle, la ministre de l'éducation nationale,
c
'était au sujet de l'éducation à la vie affective et sexuelle qui est dispensée dans les écoles. Ce programme,
en
l'état,
n
'est pas acceptable et il doit être revu.
Premièrement, je
m'engagerais personnellement pour que la théorie du jour ne trouve pas sa place dans nos écoles parce qu'elle ne doit pas y avoir sa place. Deuxièmement, le militantisme n'a pas non plus sa place dans nos écoles.
La théorie du jour n'existe pas, elle n'existe pas non plus dans le programme, je suis très claire et ce programme, je le pilote. Et la ligne de ce programme, c'est la ligne du ministère, c
'est
la ligne que je pilote. Il n
'y
a pas de théorie du jour dans ce programme, d'abord la théorie du jour n'existe pas.
C'est quand même très rare de voir deux ministres s'affronter comme ça publiquement sur le même sujet, face caméra. Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous n'arrivez pas à vous mettre d'accord avec votre ministre de tutelle sur ce sujet ? Parce que là, elle était juste à côté de vous, elle était en train de vous recadrer publiquement en quelque sorte.
Alors,
je n'ai pas de désaccord majeur avec Anne Juntet, sur beaucoup de sujets on se retrouve. Mais là, en l'occurrence, il y avait eu
du
militantisme, mois après mois, sur ce sujet-là. Et des copies initiales du programme qui n'allaient pas dans le bon sens. Et mon devoir, en tant qu'élu, c'était aussi le cas en tant que député avant et en tant que ministre, c'était de dire ce qu'était la situation et de tirer la semaine d'alarme. Donc, je l'ai fait et je le referai, évidemment. Parce qu
'en principe, il y
a
ce qu'on appelle la solidarité gouvernementale. On n'affiche pas son désaccord publiquement quand on est ministre. Il y a la fameuse phrase de Jean-Pierre Chevènement. Un ministre,
ça
ferme sa gueule ou ça démissionne.
Refaisons l'historique. Je suis interrogé au Sénat et Anne Juntet, ensuite, intervient sur une position un petit peu différente. Mais moi, j'ai simplement répondu au sénateur sur la question qui m'était posée et avec la clarté qui s'imposait. Vous n'êtes pas sorti de la ligne officielle pour vous ? Bien, j'observe que la ligne a pu être flottante à un moment. Il se trouve que j'avais beaucoup travaillé ces questions-là en amont. J'ai fait partie du Conseil supérieur des programmes. J'ai vu les débats qu'il
y a
pu y avoir.
Il
y
a
une nécessité d'avoir une action au niveau national sur ces questions-là. On ne peut pas non plus laisser faire tout et n'importe quoi. Et il y a un point dans l'intervention que vous avez rediffusée juste à l'instant qui est important. C
'est
le fait que le militantisme ne peut pas avoir sa place dans les écoles. Je pense que tous les parents, ils sont attentifs. À l'époque,
vous
avez expliqué que vous n'étiez pas contre ces cours à l'école, mais que les parents doivent rester les premiers éducateurs de leurs enfants sur des sujets aussi intimes. Défendre la cellule familiale. C'est un moteur de votre engagement ? C'est important ?
C
'est la cellule de base de la société. Après, on découvre sa commune, le pays. Mais par définition, l'éducation est la première prérogative des parents. C'est leur première mission. Et quand ils se tournent vers l'école, c'est pour qu'elles leur apportent des choses qu
'ils
ne peuvent pas apporter. On n'est pas tous professeurs de mathématiques, professeurs d'histoire, professeurs de sciences. Quand on se tourne vers l'école, c'est pour apporter des contenus qu'on ne peut pas apporter. Et ça doit toujours se faire dans une relation de confiance.
Je
vous pose cette question sur l'importance de la famille pour vous. Parce que votre première apparition dans un JT au 20h, c'était dans le cadre d'un meeting de soutien à Hervé Mariton. Quand il a brigué la présidence de l'UMP en 2014. Et alors, si on se remet vraiment dans le contexte de l'époque, Hervé Mariton, à l'époque, c'était justement une figure de la défense de la cellule familiale traditionnelle, comme on dit. Et puis, on était juste après la mobilisation contre le mariage pour tous. Il avait été un fervent opposant au mariage des couples gays. Est-ce que vous vous êtes retrouvé dans son combat à l'époque
?
Hervé Mariton était candidat à la présidence de l'UMP à l'époque. C'était quelqu'un qui était un membre éminent de la commission des finances. C'était parce qu'on a investi sur des sujets d'énergie en particulier. Ce n
'est pas forcément son combat mariage pour
tous qui vous a
attiré vers lui. Il
a affirmé des convictions sociétales. C'est évidemment son droit et c
'est
légitime qu'il puisse le faire dans un débat démocratique. Je pense que ce débat-là, aujourd'hui, est quand même très loin de nous, que la situation a bien évolué et que beaucoup, d'ailleurs, ont pris du recul sur ces questions-là. Moi, à l'époque, ce qui me semblait intéressant, c'était son ancrage de terrain. C'était un député de terrain qui m'a énormément appris. C'est quelqu
'un qui avait
des convictions aussi libérales fortes, qui était attaché à une certaine vision de l'État, de l'intervention de
l
'État. Quand on voit l'État de nos comptes publics, je pense qu'on aurait pu s'en inspirer à l'époque. Et donc,
c
'est quelqu'un qui a compté dans mon engagement parce que ça a été un... Voilà, quelqu'un qui a contribué à ma formation, à m'apprendre ce qu'était un député ancré de terrain et qui avait envie de travailler, surtout.
Vous
avez commencé à vous intéresser à la politique, je crois, au lycée, pendant la présidentielle de 2007. Et alors, j'ai lu que vous avez décidé à l'époque d'assister aux meetings de tous les candidats. C'était quoi le sens de cette démarche
?
Vous ne saviez pas trop comment vous positionner ?
L
'avantage, quand on est jeune, et ça ne se présente pas forcément deux fois, c'est qu'on a beaucoup de liberté. Et on peut aller écouter des choses extrêmement différentes. Ça veut dire qu
'on
est d'accord avec tout, mais je trouve qu'on a un peu perdu la capacité à écouter la parole contraire. Et donc, j'avais fait le tour de tous les candidats qui étaient autour de ma circonscription à l'époque, qui étaient venus notamment à Lyon. J'ai pu entendre des gens comme Olivier Besancenot. A priori, on ne me soustiendra pas d'être spécialement un défenseur de Besancenot. Par la suite,
il
y a
un homme qui a compté dans votre ascension politique,
c
'est Bernard Perru. Vous avez été élu sur sa liste municipale de 2014. à Villefranche-sur-Saône. Et puis, en 2022, il a cédé sa place, en quelque sorte, à l'Assemblée pour devenir votre suppléant. Sauf que,
à
ses yeux,
en
tout cas, ça s'est mal passé. Lui, en gros, il estimait que vous deviez fonctionner en tandem, en binôme, et qu'il devait avoir un rôle important en circonscription. Vous ne partagez pas cette vision avec lui ?
Ce
n
'est
pas ça. C'est que quand vous êtes député, vous êtes député. Quand vous ne
l
'êtes plus, vous ne l'êtes plus. Vous ne pouvez pas être et avoir été. Et à un moment donné, vous ne pouvez pas vous comporter comme si vous étiez encore député.
Puis
voilà, il y
a
un certain nombre de choses qui me semblaient
tout
à fait adaptées. Là, on est en 2026. Il y
a
un certain nombre de pratiques que nos concitoyens ne veulent plus voir. Il
y
a un autre homme qui a joué un rôle important pour vous, c'est Laurent Wauquiez. Quel était votre rôle aux côtés de Laurent Wauquiez ? Ça a d'abord été celui d'un simple militant,
d
'un simple bénévole qui donnait des coups de main après ses heures de cours, qui venait soutenir à l'époque un ancien ministre, déjà un jeune député, qui pour moi incarnait la relève de la droite.
Je
l'ai accompagné dans son accession ensuite à la région. J
'ai
travaillé à ses côtés. On avait des atomes crochus, des parcours qui se comprenaient, une appétence pour
l'histoire des
idées. On aimait les débats d'idées, la culture. On a parfois nos accords, nos désaccords, mais ça a toujours été
une
question de confiance. Et ça a été un vrai coup
de cœur.
Il
y a quelque chose qui m'a interpellé dans votre parcours. Vous étiez chargé de mission à la région, indirectement auprès de Laurent Wauquiez. Et du jour au lendemain, vous avez tout plaqué pour devenir prof de philo en lycée.
Pourquoi ? C
'est
quand même un job important que vous aviez. Il faut refaire l'historique en sens inverse. En fait, quand je finis mes études, moi, mon seul objectif, c'était de faire ma thèse de philo et de passer la grègue. Et puis, Laurent Wauquiez gagne la région, cherchait une plume
à
l'époque. Il voulait quelqu'un qui puisse l'accompagner sur le travail des idées. Ce n
'était
pas du tout prévu dans mon parcours.
J
'avais 25 ans. C'est le genre de proposition qu'on ne refuse pas, parce que c'est une opportunité de découvrir énormément de choses. Je pensais faire ça un an, deux ans. J'y suis resté un peu plus. Évidemment, j'ai dit non, mais mon boulot, c'est quand même l'éducation. C'est ça, ma passion. Depuis que j'ai 16-17 ans, j'ai toujours voulu être dans le monde de l'enseignement, former des jeunes, les pousser vers l'avenir. Je pense que c'est vraiment le plus important, d'ailleurs, de tous les sujets politiques qu'on peut avoir. Et évidemment, j'ai dit non, je vais quand même aller faire ce qui est mon vrai métier. Ça
n
'a
pas duré si longtemps que ça, parce que vous avez été élu député un an après. Et après,
j'ai été rappelé, effectivement,
par d'autres opportunités.
Et est-ce que cette expérience de prof en lycée a changé votre regard politique sur les problèmes que peut rencontrer l'éducation nationale ?
Forcément, ça m'a appris des choses. Ça m'a appris aussi l'humilité qu'il faut toujours avoir quand on est dans une salle de classe. Une salle de classe,
c
'est une alchimie, d'abord. Ça permet de mieux se rendre compte de certaines réalités. Une école, un établissement scolaire,
c
'est une petite société, voilà, avec son fonctionnement, ses contraintes. Mais c'est une belle expérience.
Et je crois
que,
quand
on l'a vécu, on comprend encore mieux pourquoi on dit que c
'est
une équipation, en fait. Parce qu'il y a un certain nombre de contraintes. Et ce qui vous porte, c'est l'envie de transmettre, l'envie de permettre à des jeunes de s'émanciper et de voir un petit peu plus loin
que
leur horizon naturel.
C'est cette expérience dans le domaine de l'éducation. Et puis le travail que vous avez mené aussi sur ces sujets-là en tant que parlementaire qui a facilité votre entrée dans le gouvernement de Michel Barnier. Vous avez notamment travaillé à l'Assemblée sur la formation des enseignants et aussi sur la scolarisation des enfants handicapés. Je crois que ce sujet-là vous tient particulièrement à cœur. Oui,
la
question du handicap,
pour
moi, a toujours été un fil rouge de mon
combat
en tant que parlementaire. Mais en particulier sur la question de l'école. Parce que l'école, elle est là pour donner le maximum de chance à tous les enfants. Mais il
y
en a qui partent avec des contraintes infiniment supérieures au pied dès le départ. Donc notre boulot en tant que député, c'est évidemment de permettre que ces enfants-là soient accueillis le mieux possible et qu
'ils
puissent trouver la voie qui est la leur, qui leur
permet
de se réaliser dans une société qui parfois va vite, qui parfois est ingrate, égoïste, un peu trop individualiste. La noblesse de la politique, c'est aussi de penser à tous ceux qui n'ont pas toujours les moyens de se faire
entendre.
Alors aujourd'hui, vous êtes président de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation à l'Assemblée. Vous avez été ministre auparavant. Dans laquelle de ces deux fonctions vous vous sentez le plus utile
?
Ce
qui est passionnant quand on est ministre, c'est qu'on est dans l'exécutif. Donc on a des moyens concrets pour agir, en tout cas on essaie d'en avoir le maximum
et
pour traduire des intentions en actes.
Quand
vous êtes président de la
Commission,
il y a d'autres intérêts, il y a d'autres forces dans cette mission-là. Premièrement, c
'est
le spectre
qui
est beaucoup plus large. Quand on est ministre, on est dans un domaine,
il
ne faut surtout pas sortir de son domaine,
sinon vous
faites taper sur les doigts. Quand vous êtes président de la
Commission, par
exemple dans la mienne, on n'a plus dix thématiques.
L
'éducation, la culture, le patrimoine, le sport, la jeunesse, la recherche, c'est extrêmement large. On rencontre des gens brillants dans tous ces domaines. Et puis c'est surtout qu'on a une grande liberté. L'essence du parlementarisme, c'est la liberté de ton et du parlementaire. Et donc vous n'avez pas forcément cette notion de solidarité gouvernementale, que vous évoquiez tout à l'heure, qui est normale, mais parfois peut aussi être une contrainte. Si en tant que député, je veux prendre des positions qui parfois réveillent un petit peu, c'est ma liberté de le faire.
On
va conclure l'émission avec le quiz de La Politique et moi. Ça va nous permettre, c
'est
censé nous permettre de voir les députés sous un angle un peu différent, avec des phrases que vous allez devoir compléter. Devenir papa quand on vient d'être élu député, c'est ce qui vous est arrivé ? C'est très sportif. J'imagine, comment on gère ça
?
Déjà, on a la chance d'avoir une famille exceptionnelle qui nous aide. Une épouse en or, qui m'a toujours soutenu dans toutes les étapes de mon engagement. Sans elle, évidemment,
je
n'aurais pas pu faire
ça. Ce n'est pas un peu
frustrant d'être absent à ce moment-là ?
Je vais essayer de mettre toujours le plus d'énergie possible dans tout ce que je fais, à la maison, pour mes proches, et puis aussi en dehors, dans ma circonscription, dans mon mandat de député à l'Assemblée. Il y a forcément une part de frustration. Je ne
vais
pas vous dire qu'il n
'y en
a jamais. Ce n
'est
pas drôle, mais comme pour n'importe qui qui travaille, qui a des fonctions importantes, quand vous quittez la maison et que
vous
ne voyez pas vos enfants de la journée, oui, forcément, ça vous sert un petit peu le cœur. Mais je me dis qu'à pire dans la vie, j
'ai
la chance d'avoir des enfants que je sois en bonne santé. J'essaie de leur transmettre tout ce que je peux leur transmettre. Il y avait un point commun dans cette période un peu sportive, en 2022, quand on a eu notre premier enfant, c'est que finalement, les nuits étaient courtes à l'Assemblée. Elles étaient aussi
à la maison.
Finalement, je ne perdais pas le Nord.
Siégé à l'Assemblée pendant Roland-Garros. Je crois que vous êtes un grand fan de tennis. Comment vous vivez ça ? Là, pour le coup, ça peut être très frustrant. Vous avez préidé un club de tennis ? Non, vice-président.
J'étais vice-président. Je me suis fait embarquer là-dedans. Au départ, je voulais juste apprendre à tenir une raquette.
Et
finalement, comme ils ont vu que je savais aussi remplir des formulaires administratifs, ils ont dit que ce serait bien de m'exploiter à l'époque. Ils ont bien fait. C'est forcément frustrant parce que je m'attache toujours, quand je suis dans l'hémicycle, à me concentrer sur le travail parlementaire. Des fois, il y
a
toujours des petits débats. Est-ce que les députés regardent les matchs de foot, etc. Personnellement, je n
'ai
jamais fait ça parce que je pense qu'il faut être concentré sur le travail parlementaire. Mais c'est sûr qu'il
y a
des moments, on aimerait bien ainsi pouvoir profiter un petit peu des gros événements sportifs qu'on a la chance d'accueillir en France.
Enfin, entre la blanquette de veau de ma mère et une andouillette bojolaise,
vous
choisissez quoi
?
C'est
terrible comme question. Je choisirais toujours ma mère. C
'est mon
côté camusien.
Merci
beaucoup, Alexandre Portier, d'être venu dans La Politique et moi. Merci à vous.
Alexandre Portier