#RDLS35 : GÉNÉRAL DE VILLIERS, INCENDIES, ASSISTANTS PARLEMENTAIRES, MÉDIAS
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 17:00Locuteur 1Fait
« Aucun de mes assistants parlementaires n'a eu d'emploi fictif. »
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Bonjour ! Voilà le 35e épisode de notre revue de la semaine. Je tiens bon !
Là, on est en plein été, en pleine session parlementaire, je commence ici à 9 heures le matin je finis le soir à minuit et demi- 1h tous les jours. Voilà la vie de château que nous menons aujourd'hui, moi et mes collaborateurs que, par ailleurs, on soupçonne d'emplois fictifs, hein ? Alors ici, on est dans mon bureau de président du groupe "La France Insoumise".
Donc, vous reverrez sans doute ces images, mais pas comme ça, parce que, cet été, ils vont repeindre, m'a-t-on dit, et donc, après, nous, on va décorer, pour que ce soit un peu moins austère et un peu moins ... « cheap » que c'est en ce moment.
OK ? Bon allez, hop, générique ! Je commence par vous parler de l'affaire de la démission du Général Pierre de Villiers qui est actuellement, qui était jusqu'à ce matin, le chef d'état-major des armées.
Alors, c'est une situation d'une extraordinaire gravité. Quoi qu'il arrive après, je veux dire, il peut se produire que bon, c'est l'été , et puis le bruit médiatique se déplace d'un endroit à l'autre, mais c'est une blessure profonde et qui va avoir une onde de choc pendant longtemps. Il y a des moments comme ça, dans la vie d'un pays, où il se passe des actes, dont on croit que « Allez hop, c'est fini. » Non !
Ils continuent à oeuvrer. Par exemple : quand on a voté NON au traité constitutionnel de 2005 et qu'ensuite, Sarkozy s'est arrangé pour trouver une majorité pour voter OUI au Parlement en congrès à Versailles, ils ont pu croire, tous autant qu'ils étaient, toute la médiacratie, toute la cléricature médiatique qui avait entouré le OUI, qui avait porté ça, que Ouf ! l'affaire était réglée, on en parlait pas et on tournait la page.
Non ! L'onde de choc a continué à travailler le pays en profondeur, le pays avait voté NON et les importants et les médias avaient voté OUI et c'est eux qui ont eu le dernier mot. Et ça, ça continue à travailler.
On peut dire que c'est le point de départ de la vague dégagiste qui est en train de passer sur notre pays et qui est loin d'avoir fini son parcours. Alors, je viens précisément sur l'affaire du Géneral De Villiers. Que s'est-il passé ?
Le Général, qui est le chef d'’État-major des armées, est invité par une commission de l'Assemblée Nationale, qui est le pouvoir législatif, qui est le pouvoir suprême, en principe, dans notre pays. Il est reçu à huis clos . À huis clos, pas une séance publique !
Et la commission de l'Assemblée Nationale qui est une commission permanente, pas une commission extraordinaire, c'est une commission permanente, qui est donc dans son rôle, à peine l'Assemblée est-elle installée, de recevoir pour l'auditionner, le chef des armées. Elle fait son travail en faisant ça. Et le devoir et l'honneur du Général, -- je dis l'honneur parce que nous sommes en République, et le Général est un républicain -- le devoir et l'honneur, c'est de répondre aux questions qui lui sont posées.
Et c'est pas un automate qu'on a là, c'est pas un petit bonhomme à qui on demande de venir faire sa récitation, c'est le chef d'’État-major des armées. Donc, il doit non seulement répondre aux questions qui lui sont posées, mais donner son avis, parce qu'il est le plus haut responsable, et de fait, dans la situation le meilleur connaisseur de la situation. Donc il fait son travail quand il répond !
Il est dans son devoir ! Comme les parlementaires sont dans leur devoir en lui posant des questions. Alors, à partir de là, on voit une chose incroyable : le Président de la République admoneste publiquement le chef d’État-major des armées et les autres généraux et officiers généraux de nos armées, à l'occasion d'un petit pince-fesse qu'il y a le 13 juillet, la veille, au ministère de la Défense -- la veille du 14 juillet, on a toujours fait ça il y a une sorte de pot qui est offert aux responsables des armées, et des unités qui vont défiler le lendemain. -- Et là, il leur fait un discours terrible sur le thème : « C'est moi le chef, et vous n'avez pas à déballer sur la place publique... » Ah mais...
Ca va pas, ça ! Une commission du Parlement, c'est pas la place publique ! Et on déballe pas : on fait son devoir en répondant aux questions qui sont posées par les parlementaires Vous voyez ?
Alors...
Moi, je suis intraitable sur le sujet. Les militaires doivent servir et obéir. C'est tout à fait clair.
Mais...
Leur service et leur obéissance sont dus à la Nation et donc à ses représentants, les députés du peuple. Il est donc tout à fait odieux qu'on se soit saisi d'une fuite de presse -- parce qu'évidemment, toute la presse est dans les fuites -- pour s'emparer de cette question pour faire une tentative autoritaire de démonstration de force. Alors pourquoi ?
Après tout, on pourrait admettre que bon, après tout, il roule un peu des mécaniques le Président de la République. Il veut montrer qu'il a tout compris, Il est un peu dans l'ivresse des sommets : dans Le Figaro, ils ont rappelé une formule qu'avait utilisée Macron où il parle de « mes » soldats...
Doucement là, il faut se calmer : C'est pas « tes » soldats, c'est ceux du pays ! Bon, on voit bien qu'il y a quelque chose qui... ... qui tourne pas rond dans sa manière de manier l'autorité.
Mais là, ça tombe très mal, c'est pour ça que c'est grave. C'est grave quant au principe qui est violé : le Général DEVAIT dire ce qu'il pensait, le huit-clos DEVAIT être respecté, et c'est pas au Général de payer cet abus qui est de faire fuiter pour provoquer un incident et provoquer la réaction du Président de la République totalement excessive. Ça, c'est la première raison.
La deuxième, c'est que ça tombe mal en raison du contexte. Parce que, de quoi parle-t-on dans cette affaire ? C'est que le problème, c'est pas le Général De Villiers.
Le problème, c'est qu'il va y avoir 850 millions d'économies faites sur les forces armées. Après tout, pourquoi pas ? Pourquoi pas ?
C'est pas le sujet ! Le sujet, c'est que le chef d'État-Major des armées considère que, compte-tenu des missions qu'on lui confie et qu'il a le devoir de faire, d'accomplir, il ne peut pas y arriver s'il lui manque ces 850 millions, parce qu'il doit à la fois, faire tourner les armées mais aussi assumer quatre fronts d'opérations extérieures. C'est pas rien, quatre fronts !
Combien de pays font un effort pareil, dans le monde ? Au moment où il y a un doute, où les militaires se disent : « Ben, c'est dur de tenir les missions qu'on nous a données ! » c'est le moment où on leur dit : « Bon, en plus, on va vous retirer de l'argent et malgré ça, vous devez tout faire tourner. » Donc ça crée un malaise.
Imaginez-vous des gens qui sont au combat à qui on dit : « Oui bon, d'accord vous êtes au combat, mais... on n'est même pas sûr que ça en vaut la peine, la preuve, c'est qu'on paie pas. » Çà provoque donc une crise morale dans la relation de confiance entre les armées et la nation.
Alors, est-ce que parler comme ça, c'est être militariste ? Non ! C'est considérer que nous avons un système de défense.
On doit discuter de ses finalités, de ses objectifs, on peut même dire qu'on n'en a plus besoin, on arrête. Ça existe, il y a des gens qui défendent cette idée radicalement pacifiste, qui est de dire : Tout ça, c'est terminé, on ne veut plus avoir de système de défense de cette nature. Mais si on en veut un -- ce qui est mon cas, parce que je considère que c'est évidemment un appui de souveraineté -- eh bien, il faut l'assumer !
Et donc, de quoi doit-on parler, les gens ? De ce que ça coûte vraiment, mais pas dans le vide ! J'ai entendu dire que le Président Macron voulait porter le budget à 2% de la richesse du pays.
Je vous en ai déjà parlé dans une des Revues De La Semaine. Ah bon 2 % ? Pourquoi 2 ?
Pourquoi pas 3 ? Pourquoi pas 1 ? C'est pas le sujet, des chiffres, c'est pour quoi faire ?
On doit d'abord dire ce qu'on veut faire et puis après on dit combien ça coûte . Et puis si ça coûte trop cher parce qu'on n'a pas les moyens, on regarde ce qu'on laisse tomber ! Bon.
On peut décider de laisser tomber certains aspects de la panoplie de guerre dont nous disposons. Par exemple, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose de conserver des moyens de bombardement nucléaires, c'est-à-dire de conserver des avions qui vont faire des tirs nucléaires ... -- s'il y avait besoin, ça fait partie de la dissuasion nucléaire -- je n'en suis pas sûr.
Je pense que l'arme la plus efficace, c'est les sous-marins pour faire ce travail-là. Bon, c'est un peu technique comme discussion ; parce que dans ce domaine, il n'y a pas de dogme, c'est l'utilité, le pragmatisme, pour une fois, qui joue le rôle : qu'est-ce qui sert à quelque chose et dans quelles conditions ? Donc il faut discuter des missions, mais une fois qu'on a fixé les missions, il faut les payer.
Sinon, c'est absurde ! Et quand on arrête de payer, on provoque des dégradations qui sont plus grandes que celles qu'on observe dans le moment où l'on arrête de payer. Parce que le matériel surutilisé va se déglinguer plus vite, et donc, ça va coûter plus cher ou de le maintenir, ou d'en disposer.
Parce que des fois, on use tellement qu'il faut tout racheter à zéro. Parce que bon, c'est fini, ça peut plus servir. Donc vous voyez, autour de cette histoire du coup de menton du Président Macron contre les dirigeants des forces armées de notre pays, c'est une onde de choc d'une très grande ampleur qui est posée : est-ce que, dorénavant, tout militaire qui va devant une commission parlementaire doit s'exprimer librement, oui ou non ?
Et s'il ne s'exprime pas librement : pourquoi ? Pourquoi accepter qu'il ne puisse pas s'exprimer librement ? À quoi sert le Parlement ?
Est-ce que le financement est à hauteur des missions qui ont été confiées aux armées, oui ou non ? Si on diminue les budgets, qu'est-ce qu'on va diminuer dans les missions qu'on leur a confiées ? On doit pouvoir parler de tout ça, non ?
Pas simplement apprendre en ouvrant le journal qu'il y a 850 millions de moins et que le chef d’État-major des armées a été poussé vers la sortie ! Réfléchissez-y : quand on défend des principes, il faut les défendre jusqu'au bout et complètement. Alors... je sais pas pourquoi le ministre Darmanin m'a pris à partie dans l'hémicycle quand on parlait du budget -- en disant un peu n'importe quoi, d'ailleurs -- qu'il était étonné de voir que j'étais contre la baisse du budget des armées (Darmanin) : Alors je suis très étonné de savoir que le groupe de "La France Insoumise" souhaite que nous augmentions le budget des armées.
Je l'ai appris aujourd'hui. Ca m'a pas paru tout à fait cohérent avec les propositions de M. Mélenchon pendant la campagne présidentielle.
Mais j'ai dû me tromper ...
Bah oui ! Je suis contre la baisse du budget des armées, parce que tel que les armées sont engagées, Il faut respecter ses engagements ! Ou alors, on en change et on va à la discussion.
On décide que bon, on n' intervient plus ici, on n' intervient plus là... je suis d'accord avec ça.
Mais on commence d'abord par discuter de ce qu'on fait, pas de ce que ça coûte, c'est absurde ! Voilà. Le ministre a parlé pour ne rien dire contre moi.
Après, il me dit : « Je suis surpris d'autant que j'avais cru voir que vous proposiez de supprimer les avions qui transportent les bombes nucléaires. » (Darmanin) : M. Mélenchon proposait notamment la fin d'une composante nucléaire, me semble-t-il, ...
Oui, en effet, t'es peut-être supris, mais ça fait un moment que je l'ai dit et c'est dans le programme. Et puis il dit d'ailleurs, « que vous étiez contre la conscription. » (Darmanin) : Il était contre le service national.
Il était contre tout un tas de propositions sur l'augmentation du budget des armées. Ben pas du tout ! J'ai voté contre la suspension de la conscription.
C'est-à-dire que je crois, moi, qu'il faut maintenir permanent le lien, par la conscription, entre les armées et le peuple. Voilà. Alors c'est un point de vue qui se discute, mais en tout cas c'est un point de vue qui a une cohérence : celle du fait que notre armée est d'abord l'armée du peuple.
C'est pas une armée « en soi », c'est pas « l'armée du Président de la République », c'est l'armée du peuple français. Et c'est donc le peuple français qui, à la fois, y participe et contrôle ce qu'elle fait. Voilà.
C'est la cohérence de ma vision. Réfléchissez-y, c'est une histoire dont vous allez entendre parler pendant un moment. Pour ma part, je regrette qu'on en soit arrivé à cette situation, parce que je pense que ça va faire beaucoup de mal et que, honnêtement, même s'il y a des désaccords de toutes sortes qu'on imagine assez facilement entre la plupart des responsables de nos armées et des gens comme ceux de la France Insoumise, sans doute sur le plan idéologique, ça se comprend, et bien, moi je regrette qu'on en soit arrivé là et je pense que c'est une violence tout à fait inutile qui leur a été faite de l'intérieur.
Bon, vous avez vu, il y a des incendies partout dans le Sud de l'Europe. C'est quelque chose qui est préoccupant, et dont on doit tirer des leçons. Alors en cause le réchauffement climatique, il y a discussion sur le thème peut-être qu'on est dans un moment plus spécialement chaud, quelque chose qui serait cyclique, mais bon, les observateurs disent que ça a à voir avec le changement climatique; parce qu'il y a pas besoin d’être un grand spécialiste pour s'apercevoir que ça se réchauffe de tous les côtés.
Et quand je dis ça se réchauffe, ça parait curieux, parce que des fois, il fait froid en plein milieu des chaleurs. Le réchauffement provoque un dérèglement, faut le comprendre. Vous allez pas retrouver... ... un hiver plus chaud, un été plus chaud, c'est pas ça du tout qui va se passer.
Le réchauffement peut provoquer une ère glaciaire, ça peut paraître un peu étrange à comprendre, mais c'est comme ça. Les perturbations qui s'introduisent dans un système qu'on nomme métastable, c'est-à-dire à la limite de l'équilibre, -- et le système climatique, c'est un système par définition, métastable parce qu'il est toujours à la limite de l'équilibre -- il peut être perturbé au point qu'il y ait une bifurcation, et ce qui se déroulait d'une certaine façon pendant un temps, se déroule d'une toute autre façon. Il paraît -- j'ai lu un papier là-dessus, une fois -- que statistiquement, le scénario le plus probable pour le climat sur terre, ce serait la glaciation générale !
Mais curieusement, ça s'est jamais produit. Il y a eu des pulsations, c'est-à-dire des périodes de grandes glaciations, puis des périodes de moindres glaciations. Tout ça pour vous dire que le changement climatique étant commencé, on peut penser que ça contribue à la situation de sécheresse généralisée dans les États des pays du Sud de l'Europe et, -- c'est là qu'il faut réfléchir -- sur l'ensemble du petit bassin méditerranéen, et nous sommes directement concernés pour tirer des leçons de ça.
S'il y a réchauffement au point de provoquer des incendies, il faut donc maintenant qu'on s'organise tous, je dis bien tous, tout autour de la Méditerranée, pour combattre ces incendies et mieux que tout, les prévenir. C'est-à-dire qu'il faut que tout autour de la Méditerranée, tous autant que nous sommes nous mettions en commun nos moyens de combattre les incendies parce que c'est stupide de penser qu'à certains moments, des moyens sont disponibles mais ne seraient pas utilisés. Donc moi, je suis pour une force de sécurité civile incendie, en Méditerranée, de la Méditerranée et des pays méditerranéens où on travaillerait tous ensemble à assurer la lutte contre les incendies.
Honnêtement, ça existe déjà en partie, mais il faut stabiliser ça et lui donner de l'ampleur. Et deuxièmement, il faut s'occuper de traiter correctement, c'est-à-dire de pas d'exploiter, mais de maîtriser ce qui se passe, dans les forêts méditerranéennes. Ça veut donc dire s'en occuper, les traiter et être capable, à certains moments, de déboiser, des fois de reboiser, bref, de ne pas considérer la forêt comme c'est là, -- et puis, ma foi, on verra bien, hein... alors y a des broussailles, oui de temps à autre on les enlève-- ben non, il faut avoir un travail, faut donc être capable aussi de faire de la récupération de tous ces matériaux qui sont là, -- on sait le faire tout ça, -- mais on s'en soucierait d'une manière structurée et organisée, méthodique, pour empêcher que les incendies se propagent à la faveur d'une non-surveillance de cet espace forestier et de sa non-utilisation rationnelle, et quand je dis rationnelle, ça veut dire : en vue de sa préservation et de la préservation de l'éco-système qu'il représente.
Donc vous voyez, il y a aussi à apprendre des incendies, mais évidemment, pour ça, après, derrière, il faut fixer des priorités. Moi j'ai toujours pensé que ce pays mourrait d'anémie, pas par manque d'argent, mais par manque d'activités solvables. On rend solvables les activités qu'on veut, il suffit de le décider et vous savez bien que de l'argent qui serait investi dans la sécurité civile, contre les incendies et pour la protection du patrimoine forestier, ce serait un argent super rentable, mais dans des durées qui sont pas celles des comptes des entreprises et du benchmarking, où on surveille tous les trois mois la profitabilité des entreprises De la même manière, surveiller le budget de l'État sans tenir aucun compte, d'à quoi servent au juste les sommes que dépense l'État, ben voilà, ça c'est les libéraux, c'est le numéro auquel on a assisté, en votant, hier à l'Assemblée, le petit bout de loi de contrôle et de règlement, et de budget de l'État.
Ça a été un débat ! Vous pouvez suivre ça, parce que c'est présent toujours sur la chaîne parlementaire, si ça vous intéresse et aussi avec le lien que nous, on a établi avec le groupe de la France Insoumise. Bon alors, vous avez appris ça : Il y a eu une dame du Front national qui fait des dénonciations à propos des assistants parlementaires au parlement européen, qui fait des dénonciations d'élus en disant : Ces élus ont des assistants parlementaires qui sont des emplois fictifs.
Ça veut dire qu'ils ne sont pas assistants parlementaires, ils font autre chose. Alors, pourquoi elle fait ça ? Parce que ...
Le parlement européen avait eu des démêlés avec le Front National et, à la faveur de toutes sortes de circonstances, dont j'ai oublié ce qu'elles étaient au départ, ont été mis en cause tous les dirigeants du Front National, pour avoir -- mis en cause, mais c'est pas jugés, hein -- avoir utilisé leurs postes d'assistants à des postes de direction de leur parti et donc, l'accusation c'est que ceux-là, ils faisaient le boulot pour le parti et pas pour le parlement européen. Vous comprenez le cadre ? Alors, pour mouiller tout le monde, le Front national a décidé d'accuser tout le monde.
Alors, dans un premier temps, ils avaient accusé une série de gens, et puis ensuite, cette personne a fait des dénonciations complémentaires. Je trouve ça extraordinaire ! Donc, vous voyez le corbeau, qui fait des dénonciations, et puis de temps à autre, il se réveille et dit : « Ah, je vais faire des dénonciations complémentaires ! » Parce que, comme ça n'avait rien donné, par rapport à moi, elle dit « Je fais une déclaration complémentaire » Alors, pour faire cette dénonciation complémentaire, elle a montré du doigt une série de mes assistants, en disant : « Ah !
Ils ont des responsabilités politiques. » Bien oui, encore heureux ! C'est là que je choisis mes assistants : je choisi je choisis nécessairement mes assistants parmi les militants politiques !
Je vais vous dire une chose : mes assistants parlementaires, ils ont renoncé à leurs responsabilités politiques parce ce qu'avec le boulot qu'il y a avec moi, il reste plus une minute pour faire autre chose, et assumer une responsabilité. Moi je regrette qu'ils aient renoncé à leurs responsabilités politiques, mais avoir une responsabilité politique, ça veut pas dire que le travail que vous faîtes le reste de la journée est un travail fictif ! Enfin, s'il y en a parmi vous qui appartiennent à un parti, ou qui ont une responsabilité dans une organisation quelconque, dans une association, si vous êtes président d'association, ou présidente, vous seriez pas d'accord pour dire que, du coup, le travail que vous faîtes dans votre entreprise, c'est un travail fictif, qu'en réalité vous n'y êtes pas, vous êtes en train de passer votre temps à votre association !
Vous comprenez l'affaire ? Alors les technocrates, eux, ils aimeraient bien se recruter entre eux ! Comme ils ne comprennent rien à l'action politique et qu'ils s'en méfient et qu'ils la détestent en réalité, sur la simple base d'une dénonciation, d'accord? -- imaginez-vous, vous allez voir le juge et vous dîtes : « Dîtes, je suis au courant que mon voisin, qui par ailleurs est maire de ma commune, a attaqué une banque. » Alors le juge dit: « Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
C'est une dénonciation. Je fais une enquête préliminaire. » Le juge pour pouvoir savoir si la dénonciation est vraie ou pas.
Il est obligé de faire une enquête préliminaire. Ça veut pas dire qu'il me met en examen maisl'obligeant lui dit: "Monsieur Mélenchon a commis un délit" Bah, le juge se dit : " Je ne peux pas faire comme si je n'avais pas entendu ! C'est parce que c'est Jean-Luc Mélenchon que je ne vais pas m'y intéresser !" C'est même plutôt: "comme c'est Jean-Luc Mélenchon, j'ai intérêt à m'y intéresser parce que ça va faire toutes sortes d'histoires".
Alors le juge dit : "On fait une enquête préliminaire. Je vais voir si c'est vrai ou pas, si c'est fondé" ou pas. Il suffit d'une dénonciation.
Dans un cas comme le mien, il suffit qu'une personne me dénonce. Alors allez-y, vous autres qui m'écoutez, vous pouvez me dénoncer pour tout ce que vous voulez ! Il n'y a même pas besoin qu'il y ait de preuve, sauf, que si vous m'avez dénoncé et que je ne suis coupable de rien vous avez fait une dénonciation calomnieuse !
Donc j'ai le pouvoir de vous poursuivre ! Comme j'ai le pouvoir de poursuivre, non seulement ceux qui ont fait la dénonciation,calomnieuse mais tous ceux qui ont propagé cette accusation calomnieuse, Par exemple, le journal Aujourd'hui en France, c'est-à-dire, Le Parisien, Alors vous voyez, voilà comment ils traitent le sujet : « Parlement Européen : Mélenchon rattrapé par les emplois fictifs » Là, vous comprenez: j'étais en train de courir, pour me sauver, et j'ai été rattrapé par l'affaire. Donc on voit l'intention, mauvaise, calomnieuse, de m'impliquer, et donc de donner...
En fait, ce sont les supplétifs du Front national ! Parce que : le canon à bouillasse est lancé, la femme, là, du Front National elle jette une pelleté de boue dans le ventilateur et alors il y en a partout, et tout le monde en prend ! Et vous avez le journal Aujourd'hui en France qui prend le relais et qui dit : Oui, c'est bon !
Ça sent la boue ! Il faut en parler, ça fait du buzz. Alors, pareil, je vais vous en montrer d'autres : « Assistants parlementaires : l'eurodéputé Mélenchon ciblé à son tour par la justice » Ciblé !
Pampam...
Ils vont m'atteindre ! Vous comprenez le truc ? Voilà.
Et il y en a comme ça, partout ! Mettons les choses... on va essayer maintenant de les résumer : aucun de mes assistants parlementaires n'a eu d'emploi fictif : tous ont fait un travail d'assistant parlementaire ; c'est au point qu'ils ont dû laisser tomber tout ce qu'ils faisaient d'autre.
Pourquoi c'est comme ça ? Parce que : quand vous avez affaire à un eurodéputé comme moi, vous n'arrivez pas à dissocier les aspects de votre activité Mais vous allez voir quoi: par exemple, dans le travail parlementaire, j'expliquais TOUS mes votes Vous savez qui je suis : si je me trompe d'une ligne, si je me trompe d'un mot, ils me tombent tous dessus ! Mélenchon a dit que, c'est pas vrai !
Vous savez, ce qu'ils me font tous les jours, là Mélenchon a dit qu'il y a 31.000 enfants sans toit, ce n'est pas vrai ! Il n'y en a QUE 30.000 !
Ah, tout va bien, il n'y en a QUE 30.000. Ou l'autre jour, c'était Mélenchon a dit : 565 morts au travail chaque année C'est faux !
Il n'y en a que 545 ! Ah oui!, ils font ça tout le temps !
Donc je suis obligé d'avoir une équipe, qui doit sans cesse vérifier, compléter, etc. Et comme j'ai expliqué TOUS mes votes -- c'est ma conception du travail de député -- avec des comptes-rendus de mandat -- j'ai un blog, qui existe encore, du parlement européen, -- il y a tous les votes, c'est un boulot énorme ! Bon, le petit-bourgeois qui est planqué dans son journal et qui recopie ce qui est écrit dans l'autre; bon lui il fait ça ou autre chose il peigne la girafe, bon, c'est rien quoi...
C'est pas vraiment du travail, si on veut bien regarder, c'est de la copie. Ça pourrait presque être considéré comme de l'emploi fictif, quoi. Ils font pas grand chose.
Mais, les gens qui bossent avec moi, si ! Ça bosse du matin au soir ! Il y a pas le choix, et moi aussi, je bosse du matin au soir.
J'ai choisi, ils ont choisi, parce que, pourquoi ils ont choisi ? Allez, pourquoi ? Parce que c'est des militants !
Ce sont des militants politiques, assistants parlementaires, c'est-à-dire, top niveau pour les connaissances. Alors là, j'ai pris l'exemple des explications de vote, mais je vais vous donner un autre exemple : Je vais à une manif ; c'est mon boulot, quand même ! Je suis tribun du peuple !
Je suis pas fonctionnaire du parlement européen ! Je vais à une manif' sur la métallurgie. Bon, il me faut les fiches !
Toc, 3-4 fiches pour expliquer : quel est le problème dans la métallurgie, quel est le sens de l'action qui a lieu, qu'est-ce qui se rapporte au parlement européen, aux questions de la métallurgie, etc... etc...
Je veux dénoncer l'hypocrisie de ceux qui demandent des mesures anti-dumping, notamment sur les questions d'acier chinois, alors qu'ils importent eux-mêmes de l'acier chinois en Europe. Je parle de M. Mittal, le grand dévastateur de la sidérurgie européenne.
C'est du boulot, les petits ! C'est pas un truc de journaliste ! C'est un boulot, il faut faire du travail !
Il faut chercher, il faut se renseigner. Après, quand je suis à la manif, des fois, les copains disent : Vas-y, prend la parole ! Qu'est-ce que vous croyez, que je raconte ce qui me passe par la tête ?
Non ! J'ai bossé avant ! J'ai préparé, j'ai réfléchi : il faut dire quelques mots, donc il faut beaucoup résumer, il faut aller à l'axe essentiel, ... c'est tout un travail tout ça !
Et c'est du travail de député ! Et c'est du travail de député européen ! Un député, et un député uropéen, n'est pas un fonctionnaire du parlement européen, c'est un militant politique. qui intervient pour porter la parole des gens qui l'ont élu, et du peuple français d'une manière générale Donc, vous m'entendez exprimer le point de vue des gens qui m'ont élu, que vous connaissez, qui est le point de vue du NON au traité constitutionnel de 2005 et du peuple français, quand j'ai le sentiment que ses intérêts généraux sont en cause.
Donc, il y a ZERO emplois fictifs autour de moi ! Les gens ont fait le travail parlementaire. Mais ce qui est pas normal, c'est que le même jour où je fais l'objet du ventilateur à boue, il y en a 10 autres de différents partis ; alors on trouve Jadot, ... on trouve M.Le Hyarick du Parti Communiste On trouve, bon, des gens du PS, de ci, de là, etc...
Tout le monde en prend plein la tête ! Mais ils mettent en exergue la grosse bête : moi. Pourquoi : parce que c'est à moi qu'ils veulent nuire !
C'est les mêmes, c'est tout le temps les mêmes ! Et là, ça tombe particulièrement bien, parce que... vous comprenez... ils supportaient pas, de me voir président du groupe la France Insoumise à l'Assemblée Nationale présent, ...
Avoir une côte de popularité qui augmente Tout ça, qu'est-ce que vous voulez, ça leur file des boutons ! Ils passent leur vie à me jeter de la boue sur la tête Alors ils ont fini la séquence Mélenchon ne choisit pas entre Macron et le Front National puis après ils sont passé à la séquence, je sais plus quoi, et tous les 15 jours, comme ça, commence une nouvelle séquence de dénigrement, sélectif, de Jean-Luc Mélenchon Bon, je suis indigné comme vous l'imaginez, parce que j'ai jamais eu le cuir assez épais pour considérer, que j'en avais rien à fiche, mais... ce qui est terrifiant, c'est que je suis le seul à bénéficier d'une faveur médiatique tout à fait spéciale c'est que le nom de mes assistants, de certains de mes assistants est publié.
Ces gens là, ils ont une vie, en plus d'être des militants et des personnes qui me sont très chères On n'en tient aucun compte ? Ni d'eux, ni de leur famille, les problèmes que peut-être ils sont en train d'essayer de surmonter C'est vraiment... tous les coups sont permis pour salir faire mal, essayer de ... démoraliser et d'enfoncer.
C'est ça qu'ils veulent faire, arriver à m'enfoncer psychologiquement, que je finisse par craquer comme l'avait dit, François Hollande, hein" Il voulait me faire craquer! Ha ha ! Bon, enfin bref!
Là, ils en sont là à nouveau Je suis très en colère, parce que, ... j'accepte d'assumer mes responsabilités Je vais vous dire une chose.
C'est toujours moi qui ai donné les ordres Il y a donc un seul et unique responsable de toute cette situation, c'est moi. Foutez la paix aux autres Parce que les autres, ils ont juste fait que ce que je leur disais de faire. Et c'est normal, parce que ce sont mes assistants parlementaires et que je suis leur patron.
Et que ... le petit bourgeois ne le sait peut-être pas, mais un contrat de travail, c'est un contrat de subordination.
En ce qui concerne la presse c'est très visible, mais c'est vrai pour tout le monde. C'est pas une subordination morale, c'est une subordination dans le fait que c'est celui qui est l'employeur qui décide et l'autre qui fait. Sauf si ce qu'il fait le met en danger.
Point, voilà. Je suis très en colère à cause de ça, qu'on ait mis en cause, comme ça, des gens, Et la bassesse vous savez de ceux qui disent : Tiens, il y a un problème ! Et après il mettent deux lignes pour dire : mais c'est pas vraiment un problème, parce que c'est juste le Front National qui a dénoncé mais avant, ils ont mis un titre gros comme ça, j'en ai pris plein la tête, mes assistants en ont pris plein la tête.
Ça dégoûte! Des tas de gens évidemment se jettent là-dessus, Vous avez toute la fachosphère qui est là :Ah, lui aussi ! plus les éternels pleurnicheurs de toutes sortes, plus les ennemis, vous imaginez, comme un homme comme moi peut en avoir! hein?
Eux qui, c'est même pas la peine de leur expliquer la nuance entre une enquête préliminaire, une mise en examen, un lynchage, pour eux c'est tout du pareil au même ! C'est Mélenchon ? Je jette des pierres Voilà!
Ça s'appelait un pilori autrefois au Moyen Âge. Le pilori, c'était l'endroit où on mettait la personne qui était condamnée -- c'était leur sens de la justice -- ils les attachaient vous savez les mains comme ça, et la tête - c'est le pilori et tous ceux qui passaient avaient le droit de leur cracher dessus, de leur crier des injures, des fois ils jetaient des pierres, et puis c'était trop, puis, arrêtez de jeter des pierres, bon, c'est le pilori. Y a donc aujourd'hui un pilori médiatique c'est-à-dire que un ou deux énergumènes décident de vous mettre au pilori, et aussitôt, vroom ,toute la meute vous jettent des pierres vous crie des injures ou vous crache à la figure.
Voilà ce que je dois supporter. Et je vais vous dire, les gens, j'ai besoin de votre solidarité parce que, tous ceux qui l'ont fait, ben ça m'a fait très chaud au coeur de sentir que vous marchez pas dans les combines pourries. Bon, écoutez.
Je vous ai dit tout sur cette affaire; je sais très bien que je vais en prendre pour des mois. Peut-être même des années. Pendant des mois, des années, y aura toujours un con quelque part pour dire : Mis en cause dans l'affaire des emplois fictifs, de manière à ce que...
ça fait partie du truc, maintenant. Je vous invite à répliquer. Vous pouvez, vous, répliquer.
Moi, je peux pas, je ne suis pas libre de ma parole. Je peux dire ce que je suis en train de vous dire, mais je peux pas aller au-delà. Je vous demande de répliquer et je vous demande d'en tirer des conséquences pour bien apprendre à discerner vos amis de vos ennemis.
Ne croyez pas qu'ils font ça, comme ça. C'est pas par volonté de vous informer. C'est pas pour vous informer qu'ils font ça.
Ils font ça pour nuire et pour combattre le point de vue qui est le mien. En fait, y a pas de parti de droite dans ce pays. Ils ne font pas de campagne, ils ne font pas de travail.
Ils nous tapent pas...
Vous avez le souvenir d'une campagne, récente, d'un parti de droite contre une de nos idées ? Y en n'a pas. Donc, le seul parti de... la réaction, c'est le parti médiatique.
C'est eux qui font le boulot ! Salir, taper, saper à la base tout le monde, laisser entendre que tous les élus sont pourris, c'est ça qu'ils font comme travail. Evidemment, là iIs sont pris la main dans le sac, parce qu'ils se font le relais du Front National.
C'est de ça dont on parle : le Front National dénonce, et ils passent tous derrière pour dire: Ah la la ! C'est formidable : y'a une dénonciation contre Mélenchon. Voilà.
Le parti médiatique est d'essence anti-parlementaire, anti-politique. Et là, dans des moments comme ceux-là, où il s'agit comme toujours de faire du buzz, on voit son visage se révéler. C'est notre principal ennemi.
C'est comme ça. Pas parce que je l'ai décidé ! Parce que je le subis.
Bon, il paraît qu'il y en a qui s'inquiètent que j'arrête les revues de la semaine. Eh, il faut bien que j'arrête un jour hein! Moi, j'avais pas prévu d'être là.
Vous avez vu le truc ils ont mis partout : Mélenchon proteste parce qu'il veut avoir ses vacances. Ben oui ! C'est pas la peine de faire des grandes phrases sur les hommes politiques coupés de la réalité etc...
Dans la réalité, tout le monde se repose. J'ai besoin de me reposer. On a été plusieurs à dire ça à la Commission des Présidents autour du Président de l'Assemblée Nationale.
Vous croyez quoi ? On n'a pas de famille ? On n'a pas d'engagements ?
On n'a pas fait des locations ? Hein non ? C'est pas pour nous, hein ? alors vous avez encore 3-4 plumitifs là, celui de Sud-Ouest là, il a battu un record.
Celui-là il part pas en vacances, ce journaliste il reste à la maison pour travailler, il dit : Mélenchon voudrait avoir son été tranquille. Ouais mon pote. je veux mon été tranquille : je veux reconstituer ma force, j'en ai besoin.
J'ai fait une campagne présidentielle, plusieurs campagnes législatives, et une session extraordinaire. J'ai le droit de savoir au moins quand est-ce que je pourrai partir en vacances. Ici, y a des tas de gens dans mon équipe, vous les avez vu, y a des jeunes, 27, 28, 30, 40, d'accord ?
Ils ont des familles, ils ont des gamins à la maison. Ils avaient pas tous prévu d'être élus, hein, soit-dit par parenthèses. Alors les réservations, tout ça, qu'est-ce qu'on dit aux gosses, comment on s'y prend ?
Papa ou maman vient pas. C'est ça la réponse ? Et puis après, qu'est-ce qu'on verra dans le journal hein ?
Bravo ces hommes et ces femmes politiques coupés de la réalité...
Voilà. Bon. On a besoin de partir en vacances.
Et quand je pars en vacances, la revue de la semaine s'arrête. Puis aussi, tous ceux qui font ce travail avec moi ça se fait pas tout seul, la caméra se met pas en route toute seule, le montage, il se fait pas tout seul, y a du monde derrière, hein, d'accord ? Ils font le boulot.
Et vous savez pourquoi ils font le boulot ? Parce que ce sont des militants. Des militants !
Vous comprenez ? Ça existe, les militants. Ils font les choses parce qu'ils pensent que c'est juste de les faire et qu'ils pensent que ça a de l'importance que je fasse ça.
Alors bon, quand est-ce que je vais arrêter ? Ben je vais arrêter quand y aura plus personne pour faire ce travail-là, parce que, heureusement, ils seront partis en vacances, les uns les autres, c'est ce que je leur souhaite. En ce moment, ça commence, hein.
On a été obligé de dire : bon ben stop, la noria...
Il faut qu'elle ait aussi lieu pour les départs en vacances. Mais il y en a plusieurs là, leurs vacances sont complètement plantées et ratées. Ils avaient prévu des choses. ils avaient fait des réservations Pof, faut tout arrêter! mais ils le font parce que ce sont des militants Ils pourraient très bien dire: non, nous on le fait pas, moi je m'en vais, j'ai prévu mon affaire.
Alors j'en profite pour dite à tous ceux qui me donnent des leçons de temps à autre I faut faire ci, il faut faire là ! Il faut organiser ceci. Ben vas-y, fais-le!
Si tu veux faire ci, faire là et organiser, fais-le! Nous on a la session extraordinaire sur les bras, les caravanes spontanées qui ont eu lieu dans tout le pays pour expliquer le Code du Travail el les droits sociaux des gens, à partir du mois d'août, la caravane nationale, fin août: nous avons les rencontres d'été, les amphithéâtres à Marseille. Ensuite, à la rentrée on a, rebelote, campagne d'explication pour venir en appui à la mobilisation du 12 septembre avec la CGT et SUD et ensuite ya la préparation de la marche nationale du 23 septembre, contre le coup d'état social c'est-à-dire contre l'application de l'ordonnance et la mise en œuvre du CETA, l'accord de libre-échange avec le Canada.
Ya du boulot! Donc, ceux qui ont envie de faire quelque chose, ils ont de quoi faire! Mais donner des conseils, des admonestations, des exigences et tout ça s'il vous plait, partez en vacances!
Faut relâcher la pression! Nous, on a une feuille de route. J'ai oublié de vous dire, parce qu'il faut que je le rappelle fin octobre on aura la convention nationale de la France Insoumise, l'assemblée représentative.
On est 2000, 3000 personnes. Une grosse affaire encore! Il faut tout tenir en même temps!
Il faut tout faire en même temps! Et bien, on va tout faire en même temps! mais pour ça il faut qu'on se repose quand même un peu!
Cette année apparemment il me reste... il va me rester 15 jours parce que l'emploi du temps de l'assemblée, ça va jusqu'au 3 août: On croise les doigts que ces cinglés n'aillent pas encore imaginer une rallonge! donc on aurait 15 jours de pause après 15 mois non-stop et puis moi je vais sans doute prendre juste derrière Marseille, le rassemblement à Marseille je me dis que 3-4 jours pour me remettre en forme, ça serait bien.
Mais il y aura du monde, parce que vous avez vu, je suis un homme seul, il parait, depuis des années! je suis tellement seul qu'il y en a 17 qui sont là avec moi comme parlementaires. Vous devriez demander d'où ils sortent?
Vous croyez que je les ai trouvés comme Macron en faisant un appel dans les journaux: Qui c'est qui veut être député à la France Insoumise? ça s'est pas passé comme ça du tout, hein! Y'en a encore bien d'autres, hélas pour moi, qui ont pas été élus au deuxième tour parmi tous ceux qui étaient au deuxième tour, puis bien d'autres qui auraient pu être au deuxième tour, ça s'est joué à un cheveu!
Dans 45 cas on est empêché par la concurrence D'accord? Bon, bref Ya du monde, ya de l'énergie, ya de la volonté. Ya besoin de solidarité et de fraternité, alors je compte sur vous!
Jean-Luc Mélenchon