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Podcast / conversationRadio Nova· 5 octobre 2026 45 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleTravail & emploi

Manuel Bompard : quel rôle au générique ? - Personnage principal S01E14

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:42OuverteRéponse directe

    Vous avez une formation d'ingénieur mathématicien. Comment passe-t-on d'ingénieur à militant politique ?

  • 1:20OuverteRéponse directe

    Pourquoi on associe rarement la gauche à la rationalité ?

  • 2:37OuverteRéponse directe

    Votre formation scientifique est-elle utile en politique ?

  • 4:56OuverteRéponse directe

    Parlez des municipales : faut-il être bon en mathématiques ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous expliquer le nouveau mode de scrutin pour Paris Lyon Marseille ?

  • 9:16OuverteRéponse partielle

    À partir de quel score les municipales seront-elles réussies pour LFI ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:20Manuel BompardFait
    « La politique c'est pas ça. C'est la confrontation entre des points de vue différents. Chaque point de vue a sa logique, sa cohérence. »
  • 7:03Manuel BompardFait
    « Il va y avoir en fait deux votes en même temps. Dans chaque bureau de vote, chaque personne va voter deux fois. »
  • 10:26Manuel BompardFait
    « La France insoumise, c'est un jeune mouvement, donc d'un certain point de vue, elle part de pas grand-chose. Donc moi, si vous voulez, je suis assez serein dans cette campagne. »
  • 24:14Manuel BompardFait
    « Je sais que par exemple on va supprimer les aides pour le logement pour les étudiants étrangers. »
  • 28:52Manuel BompardFait
    « Vous trouverez pas une mesure une proposition dans le programme de la France insoumise qui soit contraire à nos principes républicains égalité liberté fraternité. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Locuteur

Radio Nova. [musique] Personnage principal Asam Chaouche. Bienvenue dans personnage principal où l'on se sert de la fiction pour essayer d'expliquer [musique] la réalité parce qu'on trouve que la réalité en fait elle a dépassé la fiction. C'est une émission. On essaie donc d'aller au-delà de la réalité. Ce qu'on va essayer de déterminer aujourd'hui avec Manuel Bompard, c'est le rôle qui joue vraiment dans le paysage [musique] politique actuel. Est-ce un calculateur, un idéologue, un nettoyeur de scène de crime ? C'est aussi l'un des trois adhérents de la France insoumise. Bonjour Manuel Bompard, vous êtes surtout coordinateur de la France insoumise et député des Bouches du Rô. C'est ça.

Vous allez bien ou pas ? Bonjour. Ça va très bien. Ouais. On est dans la dernière ligne droite de la campagne des élections municipales. Donc on court partout mais sinon ça va, on est porté par une campagne. C'est une campagne, ça porte toujours. Ah oui, vous vous courez, vous êtes arrêté à nos studios et comme dans tout film, on veut essayer d'avoir vous savez l'origine story des personnages, vous avez une formation d'ingénieur mathématicien. Ça vous donne un petit côté hunting. Will hunting, c'est ce chef-dœuvre du cinéma avec Mat Demon. et il joue un pro un prodige en mathématiques. Moi je vous imagine un peu comme ça lors des réunions des insoumis. C'est normal que tu soutiennes ça.

Un étudiant de première année. Tu viens de finir le livre d'un petit historien marxiste P garrison probablement et tu resteras convaincu jusqu'à ce que dans un mois tu lises James Lemon. Et là tu soutiendras que l'économie en Virginie et en Pennsylvanie était animé d'un esprit d'entreprise tout à fait capitaliste. Déjà en 1740 et ça durera jusqu'à ce que l'an prochain tu régurgites Gordonwood et ses opinions sur la prèrévolution et son utopie et les effets bénéfiques au capital de toute mobilisation. Alors, comment on passe d'ingénieur à militant politique ? [grognement] Bah, en fait, d'abord, moi, j'étais militant politique avant d'être ingénieur.

C'est-à-dire que pendant mes études, j'étais déjà engagé, y compris à l'époque, c'était par exemple la mobilisation étudiante contre le contrat première embauche. C'est Villepin qui était à l'époque premier ministre. C'est d'actualité puisque apparemment le MEDF veut remettre ça sur la table. C'est un contrat précaire pour les jeunes. Donc j'étais déjà engagé engagé aussi contre le traité constitutionnel européen en 2005. Puis après, j'ai rejoint Jean-Luc Mélenchon, le Parti de gauche puis la France insoumise. Et en parallèle de mon engagement militant, j'ai poursuivi mes études.

J'ai fait un doctorat en mathématiques appliquées, j'ai fait un post-doctorat [grognement] et puis après, il se trouve que j'ai été élu au Parlement européen et donc j'ai pas pu continuer mon activité professionnelle. Mais en fait, je suis pas vraiment passé de l'un à l'autre. J'ai fait les deux en parallèle parce que j'étais engagé, parce que j'étais révolté par l'état du monde.

[grognement] Et peut-être que maintenant dans mon engagement politique, ma formation scientifique, elle est utile parce que je pense qu'elle me permet une connaissance des des questions, on va dire plus techniques, euh maîtrise des chiffres, ça peut être utile en politique, puis peut-être une rationnalité sur les arguments. En tout cas, moi c'est ce que j'essaie de faire, de convaincre et je crois que la formation scientifique, ça peut aider pour ça. Pourquoi on associe d'ailleurs rarement la gauche à la rationalité ? On dit souvent, vous savez la raison c'est la droite moins la gauche.

D'ailleurs, même officiellement aujourd'hui, faut le dire, vous êtes d'extrême gauche, la justice a tranché. Vous êtes encore moins rationnel. Alors, ah non, je crois pas. Bon, d'abord si on regarde rationnellement, est-ce que la France soumise est d'extrême gauche ou pas ? Honnêtement, d'ailleurs, les arguments du du ministre Newz ne tiennent pas la route. On nous on nous dit qu'on est d'extrême gauche parce qu'on a censuré les gouvernements. Bon franchement si maintenant des censur un gouvernement alors le conseil d'état a pas vraiment confirmé.

Ils ont pas invalidé pour être plus clair euh sur la base d'un argument assez loufo qui consistait à dire comme vous êtes pas allié dans l'essentiel des villes municipales avec les parties qui sont classées dans gauche, on va vous mettre dans extrême gauche. Mais il se trouve qu'on n'est pas non plus allié avec les partis qui sont dans extrême gauche. Alors peut-être qu'ils auraient pu nous mettre dans gauche. Enfin c'est un argument qui tient pas la route. Mais bref mais mettons ça de côté. Moi moi je crois au contraire que nous en tout cas on a toujours essayé de faire des des campagnes à la France insoumise qui s'appuie sur une logique qui une logique de conviction.

On a toujours présenté des programmes, on a toujours fait le chiffrage de nos programmes et on a toujours essayé de présenter aussi les arguments, nos propositions de manière rationnelle. Après évidemment la politique c'est pas que la de la rationalité, c'est aussi mobiliser des affects, c'est aussi mobiliser des émotions et on essaie de faire les deux. Mais franchement quand je regarde les programmes politiques qui sont présentés par les macronistes à la droite ou à l'extrême droite, je vois pas quelque chose de rationnel. Après, c'est le débat politique, ils ont le droit d'avoir leur point de vue. [grognement] Oh, ça je sais pas.

J'aurais pas la prétention de de de dire ça, mais en fait justement je pense que l'enjeu de la politique c'est de sortir de l'idée que il y aurait un programme qui serait un programme établi scientifiquement et puis que les autres ne le seraient pas. La politique c'est pas ça. C'est la confrontation entre des points de vue différents. Chaque point de vue a sa logique, sa cohérence. Bon voilà et après les gens choisissent entre ce qu'ils pensent être le plus juste pour leur pays. Moi en tout cas c'est comme ça que je conçois la bataille politique. Donc je vais pas prétendre que notre programme est le plus juste scientifiquement parce que ça n'a pas de sens en fait de de dire ça.

Mais par contre je pense que notre programme il s'appuie sur une crédibilité démontrée par des chiffrages de nos propositions et par un travail de longue haleine pour construire ce programme à partir des revendications qui émergent de la société. C'est toujours comme ça qu'on a présenté les choses et on continuera à le faire. Ça demande d'être bon en mathématiques les municipales. Tiens, parle des municipales. Est-ce qu'il faut être bon en mathématiqu ? Je crois que vous moi, de ce que je sais, vous êtes un peu quand même le spécialiste des cartes électoral, des calculs, des ça c'est vous hein, on se tourne vers vous.

Ch le seul mais oui, je fais partie des gens qui évidemment dans les dans les négociations électorales, dans la préparation des échéances électorales, essaie d'avoir une maîtrise de ce qu'on appelle la carte électorale, c'est-à-dire quels sont les endroits où la France insoumise fait ses meilleurs résultats, ses meilleurs concrètement, vous prenez quoi ? car de France, les circonscriptions, les villes et vous dites là, on a des chances de gagner en jouant comme ça, on sera meilleur. C'est un peu ça. Ouais, un peu.

C'est-à-dire que évidemment que l'historique des élections précédentes, ça aide à identifier les points forts, les zones de force de la France assoumise et au contraire, ces zones de faiblesse. Mais c'est pas juste à l'échelle des villes et des communes. Toute personne qui est engagée dans une campagne électorale dans sa campagne, elle va regarder, elle va analyser les résultats des élections précédentes dans sa campagne et elle va regarder quels sont les endroits où son potentiel électoral est le plus important.

D'ailleurs, bien souvent, il y a un peu des erreurs qui sont faites dans les campagnes électorales parce qu'on on on donne le sentiment qu'il faut aller se concentrer dans les endroits où on fait pas des bons résultats alors que bien souvent une campagne électorale, c'est d'abord un différentiel de mobilisation. C'est-à-dire, il faut que les endroits où vous êtes forts aillent largement se mobiliser. Donc nous, on a tout un travail de ciblage, y compris toute personne qui fait une campagne localement, elle va essayer de cibler les plutôt par bureaux de vote.

Quels sont les bureaux de vote où on peut faire les meilleurs résultats et d'essayer d'aller mobiliser les gens au maximum en les convainquant, leur montrant l'enjeu de se déplacer. Là, c'est les élections municipales. Je leur dire aux élections municipales, c'est important d'aller voter, donner des arguments pourquoi et c'est important d'aller voter. Alors, justement comme j'ai un mathématicien avec moi, on va pas faire que ça pas que mathétien, pas pas que mathématicien, mais est-ce que vous pouvez nous expliquer le nouveau mode de scrutin pour Paris Lyon Marseille, le fameux la fameuse loi PLM parce qu'il y a beaucoup de gens qui comprennent pas.

Je pense qu'il y en a qui vont découvrir qu'il y aura deux bulletins le jourg J. Vous pouvez nous expliquer ça, monsieur monsieur le prof de Math ? Ah ! Alors avec plaisir effectivement, il y a eu un changement de mode de scrutin. Donc c'est la première fois cette année en 2026 que dans ces ce qu'on appelle PLM, c'està-dire Parisil Marseille, uniquement dans ces trois villes là, il y a un mode de scrutin différent. C'est-à-dire qu'avant euh vous savez dans ces dans ces villes-là, il y a des arrondissements.

Euh prenons l'exemple de Paris, il y a des arrondissements et avant le changement de mode de scrutin, vous votiez uniquement à l'échelle des arrondissements et les premiers élus dans chaque arrondissement aller siéger au conseil de Paris et constituer la majorité municipale. Et ensuite, en fonction des rapports de force issus de ces élections dans ces différents arrondissements, vous aviez une majorité à l'échelle de la ville qui élisait un maire. un système de grands électeurs comm Étatsunis en quelque sorte c'était un peu un système de grands électors. Maintenant, il y a eu un changement de mode de scrutin qui fait qu'il va y avoir en fait deux votes en même temps.

Dans chaque bureau de vote, chaque personne va voter deux fois. Une fois pour élire l'équipe municipale de son secteur ou de son arrondissement et une deuxième fois pour voter directement pour la liste centrale. Ça c'est le premier changement qui est important. Donc il faut que les gens comprennent quand ça veut dire qu'on peut voter pour deux couleurs différentes. C'est ça. Je peux voter pour pour mon maire d'arrondissement quelqu'un de de gauche et puis je vais voter pour le le maire central droite. On peut tout à fait le faire. Chacun sera libre de le faire.

Donc ça veut dire chacun quand il va arriver dans son bureau de vote, il aura d'abord un premier vote sans doute d'abord pour la mairie de secteur ou la mairie de centrale, ça je sais pas encore comment ça va être organisé. Puis une fois qu'il sera donc il fera aller mettre son bulletin, il va voter puis ensuite il va repasser devant une table dans lequel cette fois il y aura les bulletins de vote à l'échelle de la ville et il va voter une deuxième fois. Et le deuxième changement qui est important qui est un peu complexe c'est ce qu'on appelle la prime majoritaire. Pardon, je m'explique.

La liste qui arrive en tête au deuxème tour d'une élection municipale dans toutes les villes à part Paris, Lyon, Marseille, elle a 50 % des sièges au conseil municipal qui lui sont attribués d'office et les 50 % restants sont répartis à la proportionnelle des différents résultats qui arrive en tête, on sera largement majoritaire. Ça c'est dans toutes les villes hors Paris Lion Marseille puisque dans Paris au Marseille maintenant cette prime majoritaire elle est de 25 % et les 75 % restants sont donc ça veut dire que la majorité du maire en quelque sera moins écrasante que ce qu'elle est généralement dans les autres dans les autres communes et que les oppositions auront davantage de poids.

Mais il y a peu de gens qui connaissent tout ça là. Je pense qu'il y en a ple qui vont découvrir déjà qu'il faut voter deux fois dans les grandes villes. Et bah je pense qu'il y a plein de gens qui vont le découvrir. Je vous le confirme moi dans la campagne électorale y compris que je mène avec Sébastien de Logu et les et les candidats de la liste de la France insoumise à Marseille. Bien souvent les gens sont absolument pas au courant. Il y a eu peu de pédagogie, peu d'explication qui a été faite sur ce sur ce sujet. Ça fait partie de notre travail de campagne aussi d'expliquer ces ces ces choses-là et des gens qui parfois vont découvrir.

Parfois il y a des gens par exemple qui savent même pas qu'il y a deux tours aussi, c'est important de le dire. Donc on vote le premer tour, c'est dimanche le 15 mars, 2e tour le 22 mars. Euh et des fois, il y a des gens dans les campagnes qui disent "Oh, moi je vais y aller qu'au 2è tour." Bah non, c'est important parce qu'en fait c'est toutes les listes qui font plus de 10 % au premier tour qui peuvent être maintenues au second tour. Elles peuvent aussi fusionner avec une autre liste. Donc c'est important de rappeler ces éléments du mode de scrutin. Parlons encore chiffre, objectif. À partir de quel score, à partir de quand vous pourrez dire que les municipales seront réussis ?

Est-ce que vous fixez un objectif nombre de villes pourcentage national ? Qu'est-ce qui bon moi nombre de villes pourcentage ? pourcentage national, c'est très compliqué à calculer en vérité parce que dans l'essentiel des communes, une fois que vous sortez des communes grandes ou des communes moyennes, souvent c'est des liste sans étiquettes d'hivers gauche. Donc c'est très difficile d'agréger des résultats à l'échelle nationale. Bon pour la France à sououise, la France à soumise c'est un jeune mouvement, il a eu il a fêté ses 10 ans quelques semaines. Ah bah ça c'est sûr qu'on parle beaucoup de nous, ce qui est parfois plutôt bien.

Souvent c'est pour dire du mal de nous en tout cas dans les dans les médias traditionnels. Mais en tout cas, bon, la France insoumise, c'est un jeune mouvement, donc d'un certain point de vue, elle part de pas grand-chose. Donc moi, si vous voulez, je suis assez serein dans cette campagne des élections municipales parce qu'on peut que progresser. Pour l'instant, il y a deux villes qui sont dirigées à l'échelle nationale par la France insoumise, c'est des villes de moins de 20000 habitants.

Voilà, si on arrive à gagner quelques communes plus grandes et puis rentrer en force dans les conseils municipaux, bah [grognement] je pense que dans tous les cas, ça sera une belle réussite pour la France assouise. sera une étape franchie et ça sera aussi et ça c'est important de le dire l'élection municipale, elle va préparer aussi la bataille qui va venir après, c'est-à-dire la bataille des élections présidentiel de 2027. Donc toute la force que vous allez donner à la France insoumise dans cette campagne et ben ensuite elle va être projetée dans cette grande bataille nationale.

Est-ce que dans certaines villes où le risque d'une victoire de l'extrême droite, je parle par exemple de Marseille, si on prend une grande ville symbolique, est-ce que vous vous pourriez vous vous désister ? J'ai entendu Jean-Lenchon, j'étais à son meeting que je couvrais, il a expliqué pas de désistement mais un rassemblement. Ça veut dire qu'en fait euh vous pourriez vous vous maintenir si le PS ne veut pas fusionner avec vous hein concrètement. C'est ça. Bah ouais mais ça serait irresponsable de la part du PS.

Enfin, il faut quand même rappeler parce que là le Parti socialiste, j'ai j'ai vu, pardon, mais euh ils ont publié un communiqué la semaine dernière expliquant de toute façon plus d'alliance avec la France assoumise au deuxème tour des élections municipales. Mais si vous faites ça, mais alors vous acceptez de donner à la droite et à l'extrême droite des dizaines, des centaines de villes avec des conséquences qui sont gravissime pour les habitantes et les habitants. La tradition historique à gauche aux élections municipales, ça a toujours été de dire qu'au deuxème tour, même si on n'est pas d'accord sur tout, il y a des formes de rassemblement pour battre la droite et l'extrême droite.

La tradition historique à gauche, ça n'a jamais été le retrait des listes qui arrivent deux ou troisème à gauche. Parce que si vous faites le retrait des listes qui arrivent deux ou troisème à gauche et ben le risque c'est que les électrices et les électeurs qui se sont portés sur ces listes au premier tour, ils se reportent pas sur la deuxième liste de gauche au second tour parce qu'ils sont pas représentés dans cette liste. Et il faut respecter les électrices et les électeurs. S'ils mettent une liste à plus de 10 % c'est qu'ils ont envie que cette liste elle soit représentée au conseil municipal et donc il y a deux moyens de la représenter au conseil municipal.

Soit qu'elle se maintienne mais alors ça peut prendre le risque de donner la ville à la droite ou à l'extrême droite soit qu'elle fusionne y compris de manière technique. C'est-à-dire on n'est pas d'accord sur tout. Mais on fait liste commune, on fait un front antifasciste au 2e tour. Nous, c'est la proposition qu'on propose partout nationalement, partout où il y aura une risque de droite et d'extrême droite. La France a soumise, elle proposera de constituer un front antifasciste et si le Parti socialiste le refuse, alors il devra apporter une très très lourde responsabilité devant l'histoire. On joue pas avec la vie des gens. Moi, je suis député de Marseille.

Je peux vous dire que il y a beaucoup de gens qui subirairent dans leur chair l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite à Marseille.

Si le PS par exemple à Marseille, le PS le printemps marseillais comme on les appelle là-bas, si par exemple ils se maintiennent, ils maintiennent leur position, est-ce que vous vous resterez qu'ils maintiendront pas leur position parce que je pense que il y a une pression, il y aura une pression des habitants des habitants y compris de certains colistiers de monsieur Payon, compris de certains partenaires de monsieur Payant qui qui lui fera comprendre parce que c'est quelle est cette cette idée qui consiste à croire que en quelque sorte il il devrait diriger tout seul, n'avoir aucun poil à gratter, y compris dans sa propre dans parmi les conseillers municipaux de gauche et moi je dis aux électrices et aux électeurs marseillais, si vous voulez le programme que l'on porte c'est la gratuité de la cantine scolaire, c'est la gratuité des transports pour les jeunes, c'est faire en sorte d'avoir une police de proximité, c'est agir pour le logement pour à Marseille le problème du logement, il est catastrophique.

Moi, je suis député dans ma permanence. Les gens qui viennent me voir, la moitié du temps, c'est pour des problèmes de logement. Bah, est-ce que vous voulez que ça ça change ? Si oui, il faut donner un maximum de force à la liste conduite par Sébastien de l'Aogu au premier tour de l'élection municipale. Si vous la mettez devant, on organisera le rassemblement. Si elle est pas devant, plus vous lui aurez donné de la force et plus ça obligera le Parti socialiste à accepter un rassemblement au second tour et donc ça nous permettra de continuer ces batailles ensuite au conseil municipal. Là, je parlais à à Weunting, hein, je disais tout à l'heure le mathématicien.

Maintenant, je vais changer de perso. On a l'impression que vous êtes aussi le Winston Wolf de la France insoumise. C'est le nettoyeur de scène de crime de Pul Fiction. C'est lui qui dit ça. [cloche] Vous êtes Jimmy, c'est chez vous ici ? Tout à fait. Je suis Winston Wolf. Je résous les problèmes. C'est souvent vous qu'on envoie un plateau après une polémique de LFI. Là, vous arrivez à rester calme en toute circonstan. Ça se travaille une poker face comme ça. Vous avez l'impression de jouer un rôle aussi quand vous faites ça ce de démineur, de nettoyeur comme on peut dire. On vous envoie on on aime bien vous envoyer ce qu'on dit. Il va il va tout résoudre mon tout résoudre.

J'aurais pas assez de prétention. Euh moi alors moi je sens non mais je me sens pas nettoyant mais j'ai pas j'ai on va dire que moi j'ai pas peur d'aller au front aussi dans la bataille médiatique parce que pour moi je la conçois comme une bataille. Je ne crois absolument pas que les médias traditionnels sont une arène neutre. h dans lequel tout le monde serait considéré à égalité. Je pense que les médias dominants défendent une idéologie qui est l'idéologie dominante et que Gramchi disait si si vous voulez gagner une victoire politique, d'abord faut gagner une victoire culturelle. Donc je pense qu'il faut mener la bataille culturelle y compris dans les médias dominants.

Et moi j'essaie de prendre ma part dans cette bataille. Bien souvent les polémiques contre la la France insoumise sont tellement grottesques que c'est pas si facile que ça de les de les déminer. Après le sang froid, le calme. Bon, je pense qu'il y a des questions de caractère évidemment, mais il y a aussi une conception du fait que souvent leurs pièges visent à essayer de vous faire sortir de vos gons pour essayer ensuite de renforcer l'image qu'on veut donner de vous, qui est l'image des gens qui sont extrémistes et cetera. Franchement, il y a rien dans France soumise du programme extrémiste.

Pour reprendre [grognement] encore une métaphore, il y a le Bad Cop c'est JeanC Mélenchon et good COP, c'est vous. Et comme ça vous vous jouez un peu comme ça, un peu dans dans les médias et puis d'ailleurs vous étiez invité facilement sur BFM, c'est news et tout. Il y a pas de problème. Ah bah heureusement, ils ont pas le choix. La France a soumise, elle a plus de 70 députés à l'Assemblée nationale. Jean-Luc Mélenchon, il a fait 22 % des voix à l'élection présidentielle. Heureusement dans ce pays, il y a encore l'obligation pour les médias dominantes de donner la parole, y compris aux opposants et à ceux qui les critiquent. Je Mélenchon, c'est le bad. Vous êtes le bout de CO ou pas ?

Ah moi je me crois je me sens pas alors déjà je crois pas du tout que Jean-Luc Mélenchon soit le bas de Cup et personnellement je me considère pas good cop. En tout cas, j'ai pas l'impression de renoncer à défendre mes positions y compris face à l'adversité. Après, chacun le fait avec sa méthode et sa manière. Jean-Luc Mélenchon, il est quand même beaucoup caricaturé parce que vous savez Jean-Luc Mélenchon dans la campagne présidentielle la dernière par exemple, on disait au contraire que c'était l'instituteur, celui qui expliquait bien les choses et cetera.

Donc vous savez, il faut pas trop trop sauter à la corde des caricatures et des portraits médiatiques qui sont faits des uns et des autres. On défend absolument le même programme. On est une équipe. Jean-Lucenchon évidemment est la figure la plus identifiée, la plus connue et sans laquelle d'ailleurs la France assoumise n'existerait pas. Mais il y a une équipe autour de lui et en quelque sorte chacun est à son poste de combat. Moi, je prends le mien et j'essaie de le faire de la meilleure manière possible. Après, personne n'est parfait. On peut tous s'améliorer et on essaie de tous y travailler. Moi, Jean-Luc Mélenchon et tout le monde.

Bah, vous êtes justement officiellement numéro 1 de l'organigramme mais Jean-Luc Mélenchon est décrit dans les médias comme le leader sur un plateau de tournage, on dirait que vous êtes un réalisateur et que qui se ferait balader par son acteur principal. Ah non, moi j'ai pas du tout l'impression de me faire balader par qui que ce soit. Quand quand on entend Jean-LiC Mélenchon, le leader, alors c'est pas vrai selon les les statuts en réalité, si vous écoutez Jeanchon c'est le fondateur de la France sous-ministre. il a été candidat trois fois à l'élection présidentielle. Évidemment que c'est la personnalité la plus connue, la plus identifiée.

Et donc quand il parle et c'est pas parce qu'on l'a décidé, quand Jean-Luc Mchon parle, ça a du poids évidemment.

maintenant euh il est d'usage de faire beaucoup de critiques à Jean-Luc Mchon, mais peut-être qu'on peut au moins lui reconnaître euh justement d'avoir réussi à faire émerger, à faire connaître, à faire grandir aussi une nouvelle génération politique avec des personnes qui ont pas forcément fait le parcours type euh de la personnalité politique et à qui il a donné une visibilité et moi je suis très fier de cette équipe de de l'équipe que la France insoumise constitue constitue aujourd'hui et ça me dérange absolument pas évidemment que Jean-Luc Mélenchon soit présenté comme étant le leader ou le fondateur de la France insoumise, même si vous remarquerez que il y a aussi d'autres personnes qui de plus en plus sont identifiés, sont connu et sont reconnu comme étant des personnalités de la France assoumise.

C'est vrai que chez vous euh il y a la notion de loyauté dans votre mouvement qui est assez importante. dans les films, dans la fiction comme c'est un peu le la métaphore et le et l'angle de l'émission, c'est plutôt dans les film de guerre, il faut soulever sauver coûte que coute le soldat Jean-Lique Mélenchant l'impression quoi qu'il arrive euh est-ce est-ce que parfois enfin vous avez le droit de me dire ou pas me dire est-ce que parfois en coulisse vous n'êtes pas d'accord avec lui et vous dites "Jean-Luc tu es allé trop loin ça arrive pas". Mais et que et que évidemment qu'on a des débats internes sur tous les sujets.

Enfin, ça je veux dire c'est une c'est une vision présentée comme si mélange disait quelque chose mais c'est absolument pas comme ça que ça. Mais par ailleurs, c'est pas une question de être d'accord, pas être d'accord après. C'est que bien souvent on construit enfin moi je veux dire avant chaque discours de Jean-Luc Malanchon, on a un échange sur quels sont les éléments qu'il va mettre dedans. Enfin, je veux dire, on construit les choses collectivement.

Alors après, moi j'assume absolument de dire queil me semble que une formation politique dans une situation d'adversité comme celle que j'ai décrit et qu'on va sans doute continuer à décrire, elle doit être aussi un collectif humain qui fait bloc. Alors oui, ça peut arriver, je parle pas de Jean-Luc Mélenchon en particulier, que l'un d'entre nous dise quelque chose qui était pas exactement calibré parfaitement comme il faut. Et ben moi, j'assume de dire que notre devoir dans ce cas-là, c'est de faire bloc parce que personne n'est parfait, que tout le monde peut faire des erreurs.

Et cette attitude, pardon, je vais choquer peut-être un peu petite bourgeoise qui consiste en quelque sorte à chaque fois à essayer individuellement de se distinguer des autres pour montrer que nous on est parfait et cetera. Bah moi c'est une attitude dans laquelle je me retrouve absolument pas.

Donc voilà, moi j'assume de faire bloc euh de loyal parce que on travaille ensemble, que c'est un collectif et que dans un collectif et ben il faut être capable de faire preuve de solidarité avec les autres membres de ce collectif, y compris quand parfois ils font l'objet de cabal que je trouve injustifié parce que justement vous parliez de loyauté, c'est c'est une notion qui peut être vue comme paradoxale parce qu'il y a aussi ceux que bah que vous avez écarté la France à soumis, je pense à Corbière, Garido à Auin à Sims sont bien écartés tout seul. Ouais, ils sont bien écartés tout seul.

Vous savez la loyauté, quand vous commencez à être dans un groupe politique, euh ça m'est arrivé personnellement où vous vous retrouvez sur un plateau de télévision et vous avez en face de vous un journaliste qui n'est pas un ami qui vous lit des échanges internes, des textaux euh que vous avez envoyé sur des questions politiques. Bah oui, dans ce cas-là, il y a un conflit, il y a un conflit de loyauté et moi, j'ai pas envie de travailler avec des gens qui préfèrent alimenter nos adversaires pour les aider dans la bataille politique qui mène contre nous.

Voilà, on a le droit évidemment d'avoir des débats internes, on en a plein la France insoumise, on a le droit de pas être d'accord sur tout, on en a plein. Mais moi, j'ai un principe de base, c'est que euh le linge sale, ça se lave en famille et ensuite quand on va dans la bataille politique et ben on fait bloc, on assume. Et sinon en fait on nexiste pas parce que la la lutte qu'on mène c'est une lutte difficile contre des médias qui ont un poids économique contre en fait on a on a on a plein de de de forces qui sont en face de nous et qui rigolent pas, qui jouent pas et si vous commencez à leur donner une ligne de fracture et de faille alors ils tapent dedans et ils vous mettent à terre.

Donc euh c'est une question de d'efficacité du combat politique. Dans l'efficacité dans le combat politique, quand on a des désaccords, on le fait en interne, mais en externe, on fait front, on fait bloc. C'est comme ça qu'on est les plus forts. Et d'ailleurs, je pense que ça n'a pas trop mal réussi à la France à soumis ces dernières années. Et on a le sentiment, parlant de euh de votre stratégie que il y a des changements de rythme. Parfois, c'est on va dire, je sais pas c'est la brutalité mais au moins de la la virulence, parfois c'est c'est plus calme. Est-ce que ça vous choisissez les changements de rythme ou alors vous subissez l'ctu ? Non, on essaie de pas subir l'actu.

Parfois, on l'a subi comme tout le monde. Mais oui, bien sûr, nous on assume de de considérer, si vous voulez que entre [grognement] deux élections présidentielles euh le sujet pour nous, c'est d'élargir la base électorale et de s'adresser en particulier aux gens qui sont les plus éloignés de la politique. Euh et pour ça, il faut parler d'une manière qui fait que ce qu'on dit est entendu par ces personnes-là. Sinon, vous faites ceux qui veulent déplaire à personne. Mais quand vous voulez déplaire à personne, à la fin vous plaisez à personne. Euh donc à un moment, moi j'assume d'avoir des positions qui sont assumées. Parfois, elles clivent, mais ça c'est la vie sur la forme parfois. Oui.

Bah après, il faut être respectueux des gens. Moi ma frontière, c'est que je pense queil faut respecter la dignité y compris de nos adversaires. Pas s'attaquer personnellement à des gens. Moi, vous m'entendrez jamais faire des coups qui sont en dessous de la ceinture, mais par contre décrire une situation qui est une situation de violence sociale, de brutalité démocratique avec les mots qui correspondent à cette situation, ça me paraît nécessaire de le faire. Et vous savez la France insoumise, elle a apporté ça aussi.

Le fait d'utiliser ce langage et ce vocabulaire, ça a permis aussi de sortir d'une forme de classe politique très asceptisée dans lequel il y a des gens qu'on entend jamais, dont on parle jamais des souffrances, des difficultés de la vie. Moi je suis fier de ça et et je pense que ça a permis par exemple quand on est rentré à l'Assemblée nationale, il y a plein de gens qui se sont mis à suivre ce qui se passait à l'Assemblée alors qu'avant ils s'en fout absolument et complètement.

Et ça c'est aussi parce qu'on a utilisé des nouveaux profils, un langage qui est pas un langage technocratique du dictionnaire de la langue de bois là vous savez le truc où il y a des lignes et des colonnes et vous pouvez dire les je sais pas si vous avez déjà vu ça vous pouvez utiliser chaque case et à la fin vous pouvez parler pendant tout le long et à la fin on a toujours pas compris ce que vous dites bah non on rond avec ça c'est clair et on assume de le faire et ensuite pour répondre à votre question il y a après des moments où il faut un peu plus élargir le discours parce que bah il faut qu'il y ait des électri et des électeurs pour qui vous êtes pas forcément le premier choix électoral mais qui se disent bah c'est quand même pour eux qu'il faut voter.

Ça vous empêche pas parfois d'ailleurs de de verser presque dans le slam ou le rap. On peut écouter cette séquence face à Apolline de Malerbe sur RMCB FM. L'avez-vous seulement lu ce budget ? Vous a même demandé Sébastien ? Ah oui, je l'ai lu moi. Moi je l'ai lu et donc je sais que dans ce budget il y a par exemple 4000 postes d'enseignants qui sont supprimés. J'ai lu ce budget donc je sais qu'il y a 3000 postes de surveillants qui sont supprimés. J'ai lu ce budget. Donc je sais que par exemple on va supprimer les aides pour le logement pour les étudiants étrangers. J'ai lu ce budget.

Donc je sais par exemple queà l'intérieur on va supprimer un crédit d'impôt pour les personnes âgées quand elles ont besoin de faire des travaux. Vous savez pour pouvoir rester à domicile quand on a besoin d'adapter sa douche par exemple parce qu'on commence à être âgé et qu'on a un problème pour utiliser sa salle de main. Vous voyez moi j'ai lu ce budget. C'est médine ou François Hollande de vos influences ? Plus médine que François Hollande. Vous avez pris l'anfor hollandienne là. plus Médine que François Hollande. C'était pas j'ai pas préparé la NAFOR. C'est la question là de la Pauline de Malerbe que je que je retourne d'ailleurs.

[grognement] Elle elle a vous l'avez mis en mode mute hein parce qu'elle elle fois elle m'a pas coupé la parole parce que j'ai j'ai fait une interview la même semaine sur France info. Il y a Akrimed qui a analysé l'interview qui a dit que on m'a coupé la parole toutes les 26 secondes. Donc essayé en 26 secondes de de de présenter des arguments, c'est pas facile. Mais en tout cas, c'était pas préparé.

Après, moi j'assume aussi de dire que quand on va dans les médias dit dominant, évidemment, on parle aux personnes qui les écoutent, mais on fait aussi on essaie aussi de construire des séquences d'argumentation qui après vont avoir une seconde vie, y compris sur les réseaux sociaux avec des centaines de milliers de vues, parfois des millions de vues et que c'est aussi les méthodes de la politique actuelle. Ce qu'il faut pas, c'est que la forme l'emporte sur le fond. Mais là, en l'occurrence, la forme l'emporte pas sur le fond. Je fais une séquence dans lequelle je donne des arbres sur le contenu du budget. Oui, ça fait des séquences qui sont évidemment très très partagées.

Donc ouais, ma ma culture c'est plus plus rap français que social libéralisme et trahison de la gauche. Au cinéma, il y a parfois des plot twistes, he des changements d'intrigue comme on dit où le méchant du début du film se retrouve à faire alliance contre le héros face à un plus grand méchant. C'est un peu le cas aujourd'hui en politique, les plus méchants aujourd'hui pour beaucoup de Français, ce n'est plus l'extrême l'extrême droite, c'est vous. C'est ce qui ressort de certains sondages. Comment vous êtes devenus les méchants dans le scénario ? On l'a vu notamment avec la séquence autour de la mort du militant identitaire Quentin Deant. Bah d'abord, moi je je crois pas à ça en vérité.

Et je crois pas que dans les profondeurs du pays, les gens considèrent que c'est la France insoumise qui est le plus gros dégât ou je sais pas quoi. Il y a des gens qui peuvent être influencé par une classe médiatique et une partie de la scène politique. D'ailleurs, il y a quand même de récurrents sondages, il y en a un dernier, je crois qu'il y avait 10000 10000 sondés qui n'ont pas une bonne opinion qui estiment que vous avez une mauvaise image aujourd'hui. Oui. Bon les mêmes disaient entre 2017 et 2022 que Jean-Luc Mchon était la personnalité la plus détestée des Français. Il a fait 22 % des voix à l'élection présidentielle suivante.

Vous savez les traits d'images, les mêmes enquêtes de popularité disaient que Fabien Rousell était la personnalité de gauche préféré des Français et il a fait 2 % des voix à l'élection présidentielle. Les mêmes disaient d'ailleurs que Alain Jupé avant la dernière élection présidentielle était la personnalité préférée. Après, ça a été Hidalgo et Hidalgo a fait 1,7 à l'élection présidentielle.

Franchement, les sondages d'imag de popularité, justement l'avantage d'une campagne comme une campagne présidentielle où vous avez des grands débats nationaux, des grands meetings, des grands rassemblement populaire, bah c'est aussi l'occasion ensuite d'aller au-delà des procès médiatiques et de se rendre compte en fait de la réalité de ce que les gens disent, de ce que les gens proposent, de ce que les gens font.

Vous savez, on caricature beaucoup la France insoumise, mais par exemple, les militantes et les mitantes de la France insoumise, c'est des gens qui font [grognement] des collectes alimentaires pour les personnes qui ont rien à manger, qui avant Noël font des collectes de jouets de Noël pour les gamins qui ont malheureusement sont des des familles dans lesquelles ils ont pas la possibilité d'avoir des cadeaux à Noël. Euh moi je suis à Marseille quand il y a eu la catastrophe à Mayotte et au Comor. Ce qu'on fait les militants de la France insoumise à Marseille, c'est participer à des collectes de solidarité pour pouvoir envoyer des colis à Mayotte. Voyez ça c'est la réalité.

Mais ça évidemment dans les médias, personne ne le dira jamais et personne n'en parlera jamais. Donc moi, je mets assez à distance ces procès ces procès médiatiques. Euh quant à la dangerosité et au retournement, quand j'entends monsieur Rota euh dire qu'il faut mettre un cordon sanitaire contre la France insoumise, j'ai plutôt l'impression que c'est la France insoumise le cordon sanitaire contre Bruno Rota parce que pardon mais à la France insoumise, il y a personne qui a jamais dit qu'il y avait des français de papier.

Par contre, Bruno Rota l'a dit à la France insoumise, il y a personne qui a dit qu'il y avait une partie des Français qui étaient en régression vers leurs origines ethniques qui est un propos absolument raciste. Vous pouvez le prendre par tous les bouts. Ça veut dire qu'il y a des races inférieures et qu'il y a des gens qui sont en régression vers cette race pour utiliser cette expression qui évidemment les races n'existent pas.

[grognement] Euh et personne à la France insoumise n'a jamais dit ça, que au Rassemblement national, il y a des gens qui ont proposé d'interdire l'exercice de certains emplois à des Français parce qu'ils avaient une double nationalité en quelque sorte de remettre en cause leur loyauté à la patrie, à la nation française. Alors que c'est pas parce qu'on a deux nationalités qu'on peut pas aimer nos deux pays à 100 % comme c'est pas parce qu'on a deux enfants qu'on peut pas les aimer à 100 %.

Ça c'est au rassemblement national pas à la France insoumise et vous trouverez pas une mesure une proposition dans le programme de la France insoumise qui soit contraire à nos principes républicains égalité liberté fraternité. Vous trouverez pas une seule mesure dans le programme de la France insoumise qui divise les Français, qui euh ancre une inégalité entre les Français, c'est précisément l'inverse. Donc en fait, s'il y avait un travail un peu honnête qui était fait, là par exemple, on nous jette des accusations d'antisémitisme, mais il y a des gens qui ont fait un travail qui a un travail pour regarder quels sont les candidats qui ont été ciblés pour racisme, antisémitisme.

Il y en a zéro à la France soumise. Ils sont tous à l'extrême droite et au rassemblement national.

Il y a un travail, pardon, je termine, qui a été fait par la le comité consultatif des droits de l'homme en France qui est une seule la seule étude sérieuse indépendante qui a été fait sur les préjugés antisémites qui malheureusement évidemment existe dans la société et malheureusement existe dans toutes les formations politiques mais la première partie dans lequelle les sympathisons des préjugés antisémites c'est le Rassemblement national il y a six partis qui ont été testées la France a soumise à l'arrive en 5e position et ça personne ne le dit jamais alors que c'est une étude indépendante qui a été faite sur ce sujet Et si vous faites référence à la prononciation des des mots et des noms propres Epstein et et Gluxman Jean-C Mélenchon rappelle qu'il s'est excusé sur Glux Gluxman mais d'abord il faut dire que donc ça veut dire qu' avait conscience qu'il ait il a je vais répondre à ça mais d'abord il faut dire que sur Epstein Epstein puisque c'est ça maintenant que il y a plein de médias qui ont posé la question de comment fallait prononcer ce nom et que Jean-Luc Mélenchon n'a jamais dit faut pas dire Epstein parce que ça renverrait à une soi-disante.

D'ailleurs, moi je n'en sais rien. abum rien mais n' pas dit ça. Il a dit il y a eu plusieurs centaines d'articles de presse qui essayent de faire un lien entre l'affaire et la Russie en russisant son nom. Mais c'est il sait très bien à ce moment-là que les gens qui écoutent n'ont pas cette cette culture. Je parle des des militants des français. Il l'a bien expliqué. Et dans le même discours, franchement, si vous regardez le discours, il il parle de Lyon, enfin je veux dire son discours précisément dénonce l'antisémitisme. Bref, et après sur Gluxman écoutez franchement j'étais mais c'est mais il a fait il a fait il il l'a dit lui-même, il a écorché quatre noms.

Regardez pour vous dire à quel point cette polémique est malhonnête, absolument malhonnête. J'étais moi au discourir à Perpignan. Jean-Luc Mélenchon s'est trompé sur le prénom de notre candidat à l'élection municipale à Perpignan. Il s'appelle Michael Hidrac, il l'a appelé Michel. Et à la fin, il a dit, je suis désolé, il y a quatre noms que j'ai écorché. Il y a Violette Spelboot qui est la député macroniste, il l'a appelé Violette Speedbull. Il a pas fait exprès. Genre il a il a il a buté sur des noms. Franchement, c'est ridicule. C'est absolument ridicule. Et alors, vous voyez comment le système médiatique est pervers.

Vous faites un tweet pour dire "J'ai buté sur quatre noms, j'en suis désolé" et on vous dit "Oui, c'est pas sincère, vous êtes pas vraiment désolé." Je veux dire donc en fait vous pouvez rien faire si vous faites une bêtise. Vous vous excusez, on vous dit et ça vous fait mal ce qualificatif antisémite ? Il y a il y a quand même, il faut le dire, une partie de la communauté juive qui peut vous considérer comme antisémite. Ça vous fait mal ou pas ? Vous dites vous avez perdu quelque chose par qu'il y a pas que des opposants politiques qui vous qui disent ça. Ça me fait mal.

Oui, bien sûr que ça me fait mal quand vous êtes à la tête d'un mouvement dans lequel vous avez des centaines de milliers de personnes qui depuis le plus jeune âge sont engagées dans les causes antiracistes contre toutes les formes de racisme, d'antisémitisme, d'islamophobie. et que vous essayez d'avoir une forme de retournement de l'histoire où les héritiers des véritables antisémites sont considérés comme lavé de tout soupçon et on essaie de mettre ce stigmat contre la France insoumise évidemment que ça me fait mal. Qu'est-ce que vous avez loupé ? Vous dites que vous avez loupé quelque chose dans votre stratégie, dans votre communication. Non, je crois pas.

Je crois que si vous regardez la malheureusement sur la scène internationale, c'est pas propre à la France ce qui se passe. C'est que vous avez aujourd'hui des formation politique comme la France insoumise parce qu'elle dénonce absolument vigoureusement le génocide à Gaza et l'action du gouvernement de Netaniaahu que l'accusation d'antisémitisme est utilisée en quelque sorte comme un rayon paralysant pour essayer de vous dire si vous dénoncez ce que fait Netaniau à Gaza, alors vous êtes antisémite. En vérité, c'est ceux qui utilisent cette accusation qui font quelque chose de totalement inacceptable.

C'est-à-dire qu'ils amalgamment l'ensemble des Français d'origine ou de confessions juive avec la position qui est celle de Netaniao à Gazas que nous évidemment nous n'avons jamais fait. D'ailleurs, on participe d'un des manifestations de solidarité avec le peuple palestinien dans lequel vous avez des organisations avec des personnes d'origine ou de confession juive comme Cédec, comme l'Union juif française pour la paix qui sont précisément des juifs engagés en solidarité avec le peuple palestinien.

C'est ceux qui font cette instrumentalisation et cette accusation qui en quelque sorte renforce la question de l'antisémitisme en faisant croire que si vous critiquez ce que fait Netania, vous êtes antisémite. Je rappelle que Macron a été accusé d'antisémitisme, que même le pape a été accusé d'antisémitisme parce qu'il a dit il faut incesser le feu à Gaza. Justement le le propos le projet de loi de Sébastien le Cordion en tout cas l'idée de pénaliser de criminaliser comme on veut le le les le sionisme l'antisionisme enfin de dire je suis antisioniste.

Ça le Oui, c'est en fait c'est pas une propos à la base c'est une projet de loi qui a été déposé par une députée macroniste qui s'appelle Carolinead euh qui n'a pas pu être examiné à l'Assemblée nationale parce que ils se sont il y avait eu trop d'amendements sur le texte d'avant et le cornu a annoncé qu'il voulait reprendre ce texte et ce serait extrêmement grave. Ça revient à pénaliser en quelque sorte la critique de de d'un état, la critique de sa politique, la critique de son expansion, la critique de son fonctionnement.

Euh je rappelle qu'il y a des euh des instances internationales qui disent par exemple qu'il y a un appart d'aujourd'hui en Israël, c'est-à-dire que euh l'ensemble des citoyens euh israéliens n'ont pas les mêmes droits et ça c'est largement documenté. Euh évidemment ça vise à critiquer le ce qui se passe en ce moment à Gaza bien sûr, mais aussi au Liban avec des des centaines de milliers de personnes qui sont qui sont déplacées avec plus de 500 morts déjà selon les chiffres qui ont été donnés. Et je trouve ça absolument odieux d'essayer de de d'amalgamer cette critique absolument nécessaire et indispensable des actions criminelles du gouvernement Netaniaou à de l'antisémitisme.

C'est absolument odieux. Et d'ailleurs, c'est ce que utilise Netaniaou lui-même pour se défendre. Dès que un pays le critique, ils disent "C'est des antisémites." Le gouvernement espagnol a critiqué, ils ont dit " c'est c'est des antisémites." Évidemment, il y a rien d'antisémite là-dedans. Alors, comment on change ce scénario ? Parce que dans les films généralement quand on on est en difficulté, là je parlais de de votre image, vous me dites que il y a il y a pas que des gens qui voient ça qui pensent ça. Euh parce que je pense même l'inverse. Je pense que ça a produit au contraire de la mobilisation auprès de gens.

Oui, j'en suis convaincu euh parce que dans certains films, ça peut finir en mutinerie, en coup d'état, en rébellion. Jusqu'à quel point vous êtes révolutionnaire ? Est-ce que vous direz jusqu'à un jour tu es le père ? Comme on dit. Ça veut dire quoi tuer le père ? Ben remplacer Jean-Lique Mélenchon avant que lui ne tire sa révérence. Est-ce qu'à un moment vous dites bon ben mais mais vous donnez dans votre question vous donnez l'impression que Jean-Luc Mchon est accroché à son truc mais c'est pas le cas en fait Jean-Luc Mchon lui déjà on peut dire qu'il est là depuis un moment. Oui, d'accord.

Mais Jean-Luc Mch à la dernière élection présidentielle, il a dit "J'aspire à être remplacé et il y a il a dit faites mieux que moi, vous faites pas mieux." Faites Bah, on travaille et j'espère qu'on fait mieux tous ensemble. Après euh tout ça, bah sur l'élection présidentielle, j'ai quand même l'impression qu'il est qu'il est chez vous le le favori pour se rep parce que aujourd'hui euh ce qu'on considère collectivement, c'est que aujourd'hui c'est la personnalité la mieux placée euh pour nos idées en fait. Euh et Jean-Luc Mélenochon lui-même, je pense qu'il aspire à ce que à un moment il y ait une autre personne qui soit mieux placée que lui pour défendre nos idées.

Donc en fait euh je refuse absolument cette manière de présenter les choses qui consisterait à laisser entendre qu'il y aurait en quelque sorte un rapport de force sur notre prochaine candidature à l'élection présidentielle. C'est pas du tout comme ça qu'on conçoit les choses. En fait, on travaille tous les uns les autres. C'est difficile d'être candidat à l'élection présidentielle dans la 6e puissance économique du monde. Donc on travaille à tous collectivement essayer de faire en sorte que nos idées soient représentées de la meilleure manière possible et avec le meilleur candidat.

Aujourd'hui, ce qu'on considère, je crois, assez largement, c'est que c'est Jean-Luc Mélenchon qui a la personnalité la mieux placée. Si demain, il y a une autre personne qui est mieux placée pour défendre nos idées, et ben on travaillera autour de cette meilleure personne. Mais pas forcément. Enfin, je veux dire, on travaille collectivement à essayer de faire un peu le chouchour. On va être clair. De qui vous vous de militants de Jean Mélenchon, il vous adore. Moi je le sais euh il y a beaucoup de gens il y a beaucoup de sympathisants, des lecteurs qui disent Manuel Bonpard, je l'entends à la télé, à la radio.

Il y a d'autres personnes, enfin franchement je veux pas je je fuis pas la question mais il y a d'autres personnes. Il y a Math Pano qui est la président de notre groupe parlementaire. Il y a Clémence Guyé, il y a Éric Crel, il y a je vais pas commencer à citer trop de noms parce que sinon après on va me reprocher d'en avoir oublié. Et en fait, on n'est pas dans une compétition les uns par rapport aux autres. On est dans une émulation. On essaie tous de faire mieux et de faire mieux au service d'un collectif.

Et à un moment, si la question doit se poser de savoir qui est la personne qui est la mieux placé pour être candidat, si c'est plus Jean-Luc Lanchon, on aura une discussion collective pour essayer de le déterminer. Non, absolument pas. Et en fait, on pense pas à ça tous les jours en fait. On essaie de faire avancer nos idées, on a conscience de notre responsabilité parce qu'on représente des centaines de milliers de personnes, des millions de personnes dans ce pays pour qu'il a France insoumise est un espoir. Et donc franchement, il y aurait rien de plus dramatique que de bafouer cet espoir en en rentrant dans des luttes interpersonnelles, dans des ambitions interpersonnelles.

En vérité, personne ne rêve le matin d'être candidat à l'élection présidentielle quand vous savez les coups que vous prenez. Ce qu'il l'ont dit en se rasant d'ailleurs, c'est une expression. Ouais, mais souvent faut plutôt pas faire confiance à ceux qui en rêvent trop depuis trop longtemps. Je crois que à un moment c'est un poste de combat à occuper et on prendra la personne qui la mieux placé pour occuper ce poste de combat. On a toujours fonctionné comme ça et on continuera à fonctionner comme ça et je crois que c'est ça le rapport qui est sain à cette échéance électorale. Dans le circ médiatique actuel, est-ce qu'on peut dire que chez LFI vous avez le le beau rôle ou pas ?

Je crois qu'on pas le B dans le cirque métique vous en tout cas on va dire dans les polémiques, dans les euh bah dans les controverses qu'il y a eu dans voilà dans les associations qu'on a pu faire. Oui. On a l'impression qu'on a le bor vous vous vous personnellement rapport aux autres de la Oui voilà exactement pardon. Ouais c'était pas j'ai pas été assez clair. Bah je sais pas non j'ai pas l'impression d'avoir le bol. Vous tirez votre époque du jeu quand même mais médiatiquement ou pas si je sais pas je je je demande hein. En fait je suis pas je suis pas la meilleure personne pour pour parler. Profitez-en c'est rare les journalistes qui demandent de vous autolatter.

Je je je vous en remercie d'ailleurs, mais c'est pas trop mon caractère non plus. Moi, j'essaie de j'essaie comme je dis souvent quand on me dit merci, bravo, je dis écoutez moi, j'essaie de faire mon travail de la meilleure manière possible. J'ai je suis honoré et fier d'avoir le sentiment en tout cas de mettre des mots sur des réalités qui bien souvent sont pas évoquées dans les médias. Et bien souvent quand on vient me parler dans la rue, c'est pour me dire merci. Vous dites ce que j'aimerais dire si j'étais à votre place pour le faire. Et [grognement] voilà, je suis fier de pouvoir faire ça. Je suis conscient de ma responsabilité.

Donc, j'essaie de le faire de la meilleure manière possible. Après, moi je veux dire à tout le monde, personne n'est parfait. Je suis pas parfait, je travaille, j'améliore, j'ai une équipe, on travaille en équipe et c'est parce qu'on travaille en équipe qu'on peut être les plus forts. Puis on progresse. Euh et en tout cas, on le fait avec une détermination, une sincérité, une conviction absolue.

[grognement] Euh et on le fait avec l'espoir de réussir à faire ce qui est notre objectif, c'est-à-dire faire en sorte que la France d'abord sorte du macronisme, ne tombe pas dans les mains de l'extrême droite et de pouvoir ouvrir une nouvelle page de l'histoire de France avec de la justice fiscale, de la justice sociale. Moi je supporte pas de voir des gens dormir dans la rue, d'avoir des gamins qu'on retire de la cantine scolaire parce qu'ils ont le ventre vide.

Je supporte pas de voir comment la France a été abaissée sur la scène internationale qu'elle est méprisée alors qu'avant au moins elle était pas parfaite mais elle était un peu respectée sur ses prises de position et c'est ça qu'on veut rétablir. Et donc moi je veux dire aux gens qui nous écoutent, vous êtes pas obligés de nous adorer. Il y a peut-être l'un l'autre que parfois vous trouvez que il dit des bêtises et cetera.

regarder quand même le cœur de notre programme, de nos propositions et je pense que dans cette dans ce moment critique que vit notre pays, bah on a besoin de se regrouper autour de la seule force qui tient bon, qui fait face et cette force- là, c'est la France insoumise et se regrouper autour de cette force, c'est de lui donner de la force. C'est pas rester sur le bord du chemin parce qu'on a pas le droit de rester sur le bord du chemin quand il y a une situation d'une telle gravité. Il faut prendre partie, faut s'engager. Ça commence dimanche avec le premier tour des élections municipales. Merci Manuel Bonpard. On essayé pendant 40 minutes de déterminer votre rôle.

Vous le voyez comment alors vous finalement ? Soldat, nettoyeur ou stratège ? H moi je me vois plutôt comme chef d'orchestre. Ah chef d'orchestre. Ouais. J'essaie de le Benjamin Lavergne de la politique. Non, j'essaie de de c'est mon rôle coordinateur, ça dit ça à la France insoumise, c'est-à-dire d'essayer de coordonner l'ensemble des activités de la France insoumise et d'essayer de faire en sorte que la partition soit réalisée de la meilleure manière possible. Euh après euh c'est mon rôle, j'ai été deux fois directeur de campagne de Jean-Luc Mchon à l'élection présidentielle. Donc historiquement, c'était plutôt ça mon rôle.

Maintenant, c'est vrai que j'ai pris aussi une fonction peut-être plus publique. Avant, elle était un peu plus euh euh un travail de coordination de l'ombre, voilà. Et et je l'avais pas forcément choisi d'ailleurs. Et puis j'essaie en fait, moi mon rôle, c'est d'essayer d'être là où j'ai l'impression que je suis le plus utile pour faire avancer notre cause et nos idées. On est dans quelle série selon vous ? Pour finir, si on devait être dans une série, je sais pas s'il y a vraiment une série qui existe pour pour décrire peut-être une forme de dystopie où les les racistes sont présentés comme les antiracistes et les antiracistes comme des racistes. Allez, peut-être dans un livre plutôt.

On est un peu dans le livre Les irresponsables de Chaputo qui décrit dans les années 30. Je sais que bien souvent quand on parlait des années 30 en France, on nous disait "Ah, point Godwin point Godwin". H mal ça devient de plus en plus difficile de dire ça. Si vous l'avez pas lu, lisez le livre de Johan Chaputo qui s'appelle Lier Responsable qui raconte comment dans les années 30 en Allemagne, il y a eu l'accession au pouvoir du parti nazi [grognement] et en fait vous allez être frappé peut-être choqué, peut-être bouleversé par les similitudes historiques.

Par exemple, il y avait un magma à un mania pardon à l'époque de la de la presse, un milliardaire qui avait monté un un média d'extrême droite qui prenait chaque fé d'hiver pour essayer d'en faire de la politique. Et puis vous allez voir tout ça, vous allez voir comment une partie de la gauche à l'époque a refusé de censurer le pouvoir euh centrist l'époque et que ça précaisé centrist de l'époque qu'on appelait l'extrême droite au pouvoir. Et franchement, j'ai été marqué par des gens comme ça coordinateur de la gauche qui émerge qui gagne ou pas à la fin ? Malheureusement dans les années 30 non. Donc c'est pour ça que il y a des similitudes.

Mais il y a quand même une différence majeure et je termine là-dessus parce qu'il faut terminer par un signe d'espoir, c'est que ce livre décrit assez bien comment à l'époque la jeunesse, elle était acquise aux thèses nazi, comment dans les universités les nazis avaient pris un peu la main quoi. Et je trouve que ça c'est vraiment une différence majeure parce que aujourd'hui la jeunesse en France, elle est antifasciste, elle est féministe, elle est antiraciste et ça c'est une force.

Maintenant, il faut que cette jeunesse, elle ait la conscience de sa force, même s'il existe aujourd'hui une jeunesse qui va reenid partout, mais mais je crois que le cœur de cette génération-là, elle s'est construite sur l'antifascisme, sur le féminisme, sur l'écologie de rupture et qu'en fait maintenant c'est à elle de prendre son rôle de monter sur la table de l'histoire et ça ça passe évidemment par sa participation massive aux échéances électorales, mais ça passe par son engagement politique, syndical, militant, ça passe par sa participation aux manifestations et c'est elle qui peut écrire l'histoire. Et moi je pense qu'avec elle on peut tout renverser, on peut gagner. Merci Manuel.

Bon par comme comme on est dans une radio culturelle euh bon on rappelle votre promo c'est 15 mars et 22 mars les élections municipales et et 2027 la présidentielle parce que ça ça arrive très vite. Ça arriv vite. En tout cas pour l'échange Oh. Oh.

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Locuteur

Oh.

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[musique]