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interviewBFMTV — BFM Politique· 21 novembre 2021 42 min

Jordan Bardella, président du Rassemblement national - 21/11

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:03
Présentateur

— Jordan Bardella, président du Rassemblement national et l'invité de BFM politique ce midi. Je vous interroge en compagnie d'Amandine Attalaïa, d'Adrien Matou. M. Bardella, Gabriel Attal, nous venons de l'entendre, affirme que la cinquième vague de Covid-19 démarre de façon fulgurante, son expression. Est-ce que vous êtes inquiet ?

0:23
Jordan Bardella

— Je suis inquiet parce que je ne vois pas de stratégie claire de la part du gouvernement et surtout que j'ai un peu le sentiment qu'on joue régulièrement sur les peurs. — Moi, je me souviens que Gabriel Attal avait déjà annoncé au mois de juillet une quatrième voire l'arrivée d'une cinquième vague en nous annonçant au mois de juillet pour la mi-août 120 000 contaminations par jour. Il n'y en a pas eu 10 % de ces 120 000. Je me rappelle qu'à la fin du mois d'août, on avait annoncé 50 000 contaminations. Quoi qu'on fasse, à partir du mois de septembre dans les écoles, ces contaminations n'ont pas eu lieu. Donc il ne faut pas être non plus, je dirais, dans le déni.

Il y a évidemment un regain de cas. Je pense que la limitation du nombre de tests, c'est-à-dire l'impossibilité pour la population de se fournir gratuitement en test, fait que quand vous allez vous faire tester, vous allez vous faire tester quand vous avez des symptômes graves. Et donc la probabilité que les tests positifs soient plus importantes est relativement plus haute.

1:16
Présentateur

Les tests, pardon, on vous interrompe, mais ils restent gratuits pour les gens qui sont vaccinés, pour les gens qui sont immunodépressifs. Ce sont ceux uniquement qui refusent de se faire vacciner par idéologie qui ne peuvent pas avoir des tests gratuits.

1:28
Jordan Bardella

Oui, mais moi, il y a deux choses qui me gênent. C'est que d'abord, on nous a présenté un vaccin qui devait être la solution miracle, dont on voit qu'elle n'est pas la solution miracle. On voit que des gens, y compris qui sont vaccinés, arrivent dans les hôpitaux, arrivent en hospitalisation. Aujourd'hui, on a un peu de recul, donc on sait gérer cela. Mais si on prend un peu de recul sur l'épidémie, on voit bien qu'on connaît aujourd'hui les publics à risque. On sait qu'à peu plus de 90% des gens qui sont allés à l'hôpital et qui ont développé des formes graves du Covid sont des gens, des personnes âgées, des personnes qui ont des comorbidités, des personnes de plus de 65 ans.

Or, aujourd'hui, on a 11% des personnes de plus de 65 ans qui n'ont toujours pas reçu une dose. Donc, il faudrait commencer par mettre en place une politique de ciblage, d'information, de vaccination à destination de ces personnes-là. Les savoir pourquoi est-ce qu'ils n'ont pas reçu de dose. Est-ce que c'est parce qu'ils sont sceptiques ? Est-ce que c'est parce qu'ils sont défiants à l'égard de la communication qui a été faite du gouvernement ? Et vous me direz, on ne peut pas leur en vouloir. Ou est-ce que c'est parce qu'ils habitent dans des déserts médicaux ? On ne sait pas tout cela. L'Espagne, qui est notre pays voisin, lui a vacciné la quasi-totalité de ces personnes âgées.

99% des personnes âgées sont vaccinées en Espagne. Et on voit que sans passe sanitaire, l'Espagne a pu avoir jusqu'aujourd'hui, il y a une part d'insaisissable dans cette épidémie, mais jusqu'aujourd'hui, un des taux d'incidence les plus bas d'Europe. Et puis, le vrai sujet de fond derrière, c'est la crise de l'hôpital public. Parce que, en vérité, ce qu'il y a eu derrière, ce qu'il y a eu derrière cette crise sanitaire, c'est une incapacité à absorber une crise sanitaire.

2:53
Présentateur

– Pour être concret, M. Bardella, parce qu'on est en pleine campagne présidentielle, c'est-à-dire que Marine Le Pen, élue présidente de la République, il y aura des moyens supplémentaires pour l'hôpital public ? Et si oui, il y en aura combien ?

3:02
Jordan Bardella

– Mais il faut un plan Marshall pour l'hôpital public. On a fait des économies monstrueuses sur l'hôpital public. On a fait 9 milliards d'euros d'économies ces 10 dernières années sur l'hôpital public. Emmanuel Macron a supprimé, depuis 2013, puisqu'avant d'être président de la République, il était secrétaire général adjoint de l'Élysée, puis ministre de l'Économie, a supprimé 27 000 lits d'hôpital depuis 2013. – Très bien. Quelles sont les propositions de Marine Le Pen sur ce sujet ? – Et que les soignants, aujourd'hui, j'en termine, les soignants, aujourd'hui, ils sont à bout. Les soignants sont à bout. Il y a 40% des soignants qui souhaitent, aujourd'hui, changer de profession.

On a un peu tendance à oublier que les soignants qu'on pointe du doigt, aujourd'hui, ils ont été bien démunis face à cette crise sanitaire. – M. Bardella, vous n'apprêtez pas à ma question, s'il vous plaît. – Ils n'avaient pas de blouse, ils étaient incapables de se protéger. – Que propose autre partie sa candidate Marine Le Pen, du coup, pour l'hôpital ? – D'abord, arrêter de fermer des lits. Il faut un moratoire sur les fermetures de lits. Parce que moi, je ne conçois pas qu'on aborde la question de l'urgence hospitalière, de l'incapacité à absorber une crise aussi importante qu'elle est créée cette crise du Covid-19, et qu'en même temps, on ferme 5700 lits l'an dernier.

Donc, il faut un moratoire sur les fermetures de lits. – Donc, vous arrêtez d'en fermer. Et ensuite ? – Il faut revaloriser les salaires des soignants. – Plus que le Ségur. – Il y a un premier effort qui a été fait par le Ségur. Mais les soignants, aujourd'hui, restent quand même payés 10% de moins que la moyenne de l'OCDE, c'est-à-dire que la moyenne des pays développés. Et quand je lis cette annonce Pôle emploi qui a été relée, je crois, par vos confrères du Canard Enchaîné, qui nous dit que les postes de recrutement des soignants se font à des salaires moindres que les gens qui sont employés par les hôpitaux pour vérifier les passes sanitaires à l'entrée des hôpitaux.

Mais je me dis qu'on va faire là des économies sur l'hôpital public et qu'on gère l'hôpital comme une entreprise, alors qu'on devrait avoir cette philosophie qui est celle de garantir la continuité du service public.

4:43
Présentateur

– Donc, vous ne fermez plus le lit, vous augmentez les soignants.

4:45
Jordan Bardella

– Nous arrêtons la tarification de l'acte, de l'activité. On a transformé le service public en une entreprise. Et on revient à la dotation globale des hôpitaux. Avant, les hôpitaux avaient une dotation globale de fonctionnement, c'est-à-dire de l'argent qui leur a été donné pour pouvoir fonctionner librement, de l'argent qui leur a été alloué par le ministère de la Santé. Aujourd'hui, on a mis cela de côté. Et depuis une mesure qui a été mise en place par M. Castex et Bertrand lorsqu'ils étaient ministres de la Santé, l'hôpital a été transformé en entreprise. Et en vérité, plus on absorbe un flux de patients important, plus l'hôpital fait rentrer d'argent.

Donc il faut sortir de ces considérations financières sur l'hôpital public.

5:23
Présentateur

– M. Bardella, s'il vous plaît, votre réaction à ce qui se passe en Guadeloupe ? Alors, une nouvelle nuit de dégradation de violences, on l'a vu. La situation est très tendue depuis 7 jours maintenant, quasiment. Des membres du GIGN et du RAID sont envoyés en renfort. Est-ce que c'est la bonne réponse ?

5:35
Jordan Bardella

– Je veux dire, je comprends la colère en Guadeloupe. Parce que nos territoires d'outre-mer ont été... 4% de la population française ont été totalement abandonnés par les pouvoirs publics. Emmanuel Macron ne comprend déjà pas, n'a pas compris les gilets jaunes qui manifestaient en métropole. Il n'a pas compris cette France-là. Donc il est difficile d'aller comprendre une France qui vit à 10 000 kilomètres et qui a des problèmes de fond, que les responsables politiques ont sciemment oublié, ont sciemment méprisé, ont sciemment abandonné.

Mais je vous rappelle que pendant qu'on évoque la vaccination qui pose problème, notamment chez les soignants en Guadeloupe, avec des gens qui ne souhaitent pas se faire vacciner...

6:14
Présentateur

– Pas tant que ça, a priori. Hier, j'ai recevait la patronne de l'ARS de Guadeloupe qui disait 90% de ces soignants.

6:18
Jordan Bardella

– Exactement, donc il faut relativiser ce chiffre-là. Mais on oublie qu'en Outre-mer, et notamment en Guadeloupe, il y a un habitant sur trois qui n'a pas accès à l'eau potable. Que depuis maintenant plusieurs années, nos compatriotes ultramarins, et notamment en Guadeloupe et aux Antilles, font face à ce scandale du chlordécone. C'est un insecticide qui a été utilisé en 1972, qui a contaminé la quasi-totalité des terres en Guadeloupe, et qui se retrouve aujourd'hui dans le sang de 90% des Antillais. Nos compatriotes là-bas ont été totalement abandonnés. Ils ont été abandonnés à la vie chère.

Il faut savoir que quand vous allez faire un plein de courses en Guadeloupe, c'est en moyenne 60% plus cher qu'en métropole du fait de l'octroi de mer. Donc moi je comprends que nos compatriotes ultramarins se sentent abandonnés, et que les Guadeloupéens en l'occurrence se sentent abandonnés. Il y a des violences, je les condamne. Mais la violence, elle s'installe dans ce mépris, dans cet oubli, dont sont aujourd'hui effectivement en première ligne nos compatriotes ultramarins, qui ont été trop longtemps oubliés par les gouvernements qui sont succédés.

7:25
Invité

Et vous avez vu, M. Bardella, que ce qui se passe ailleurs en Europe en ce moment, c'est parfois pire. Par exemple, l'Autriche va confiner toute sa population à nouveau à partir de demain. La vaccination va être rendue obligatoire pour tous. Est-ce que c'est une réponse proportionnée ou pas, à vos yeux ?

7:38
Jordan Bardella

Non, mais moi je n'ai jamais été favorable à la vaccination obligatoire. Je pense qu'en matière médicale, il y a un libre droit au consentement, et que les Français ont le droit, surtout, surtout, parce que c'est le débat qui va nous animer dans les prochaines semaines, lorsque cela concerne leurs enfants. J'ai vu que l'Académie de médecine avait déconcé la vaccination pour les enfants. Ils ont le droit de choisir. Je pense que si des efforts doivent être faits dans la politique de vaccination, ça doit être en premier lieu à destination des 10% de personnes âgées qui n'ont toujours pas reçu aucune dose.

Encore une fois, je mettais cela en parallèle avec l'Espagne, mais on voit bien que la communication calamiteuse du gouvernement depuis le début de cette épidémie a créé un sentiment de défiance en métropole comme en Outre-mer.

8:24
Invité

Est-ce que vous pensez qu'un confinement peut à nouveau arriver en France ou vous avez foi dans le gouvernement quand il dit que c'est exclu ?

8:28
Jordan Bardella

Non, mais je n'ai aucune confiance dans le gouvernement, mais zéro. Je n'ai pas le moindre début de confiance dans le gouvernement qui nous a encore annoncé au mois d'août que le pass sanitaire devait être levé au mois de novembre et qui probablement va perdurer bien au-delà et probablement jusqu'après l'élection présidentielle. Je dis juste que la décision d'un confinement revient toujours entre une balance, entre les risques et le bénéfice. Et quand je vois que 35% aujourd'hui, par exemple, des jeunes, 35% des adolescents ont eu en 2020 une intention suicidaire, je me pose des questions sur peut-être le trophée que nous avons fait dans cette crise épidémie.

Quand on regarde ce rapport qui est paru par le ministère de la Santé il y a quelques jours, par la TIH, qui est l'organisme statistique du ministère de la Santé et qui nous dit qu'il y a seulement eu en 2020 2% des hospitalisations qui ont été des hospitalisations Covid, je me demande si effectivement on n'en a pas trop fait. Et je vais même vous dire, je me demande si le gouvernement n'utilise pas cette crise sanitaire pour jouer sur les peurs. Vous êtes complotiste maintenant, Jordan Bordela ? Non, je ne suis pas complotiste. Je ne suis pas complotiste.

J'ai regardé l'intervention du chef de l'État l'autre jour à la télévision sans contradicteur devant 20 millions de Français qui devait intervenir pour nous parler de la crise sanitaire et qui sur 27 minutes a dû parler 3 minutes de la crise sanitaire pour ensuite dérouler, 8 minutes 30, dérisoire par rapport à la demi-heure dont il a parlé, pour dérouler son programme, à la fois son bilan et son programme pour l'élection présidentielle. Donc effectivement je m'interroge.

Et quand je lis ce rapport qui nous dit qu'il y a seulement eu 2% des hospitalisations en 2020 qui ont concerné des personnes Covid et que je vois en parallèle que les pédiatres lancent l'alerte sur le fait qu'ils voient arriver aujourd'hui des enfants qui sont dans une situation de détresse sociale insoutenable à cause du port du masque, oui je me pose la question et je me demande si on n'en a pas trop fait. L'histoire nous le dira. Mais on voit bien que cette crise...

10:22
Présentateur

Pour l'instant, Amandine nous a interrogé à ce sujet. Nos voisins reconfinent partiellement, d'autres prennent des mesures.

10:27
Jordan Bardella

On n'est pas dans le taux d'incidence de l'Autriche. On n'est pas dans la situation autrichienne.

10:33
Invité

Mais ce n'est pas grâce au pass sanitaire que la France s'en sort mieux aujourd'hui.

10:36
Jordan Bardella

Je vois moi des pays reprendre des mesures de confinement. Est-ce qu'il faut fermer les marchés de Noël ? Non, je ne crois pas qu'il faille fermer les marchés de Noël. Et je pense qu'il faut éviter de... Je parlais de jouer sur les peurs. Je pense qu'il faut éviter de retourner dans l'absurdistan. Quand j'entends moi le Premier ministre évoquer un retour du port du masque dans les files d'attente des stations de ski à l'extérieur, vous imaginez vous avec vos skis, vos gants, vos cagoules, vos casques, vos lunettes, remettre le masque. Tout cela est délirant. Donc il faut savoir raison garder. Il faut gérer cette épidémie dans le calme.

Et je vois qu'il y a des mesures qui sont réclamées par les épidémiologistes, notamment le suivi des courbes sanitaires par le traitement des eaux usées. Vous savez que le traitement des eaux usées permet d'après les épidémiologistes, de manière dérisoire totalement aujourd'hui, d'avoir deux à trois semaines d'avance sur la lecture des courbes. Cette méthode n'est pas utilisée. Et c'est une méthode qui permettrait justement, plutôt que d'appliquer des mesures à l'ensemble du territoire et à l'ensemble de la population, de les appliquer de manière ciblée à l'école, au quartier, à la commune.

11:38
Présentateur

Une mesure concrète. Je me souviens vous avoir reçu sur ce plateau, Marine Le Pen également, vous demandiez la fermeture des frontières françaises pour des ressortissants de pays qui étaient touchés durement par le Covid, sur la première partie de la pandémie. Est-ce qu'aujourd'hui, par exemple, vous diriez qu'il faut fermer nos frontières aux ressortissants autrichiens ou allemands, là où les taux d'incidence explosent ?

11:59
Jordan Bardella

Non, mais on a un peu de recul aujourd'hui sur la lecture de l'épidémie. Donc, il faut mettre en place des contrôles à la frontière. À partir du moment où vous arrivez à la frontière, moi, ça m'a beaucoup étonné cet été d'avoir l'occasion de voyager, de venir d'un pays étranger et de n'avoir aucun contrôle à la frontière lorsque je suis arrivé à la frontière française. Ce qui est un pass sanitaire qui est trop bien. Vous rentrez... Mais voyez bien le problème du pass sanitaire. C'est qu'on a un vaccin aujourd'hui qui n'est pas un vaccin, qui est une thérapie génique, et qui est un vaccin qui n'empêche pas la transmission du Covid-19. Mais il l'empêche partiellement.

Enfin, écoutez, moi, j'ai plein de gens autour de moi... Non, moi, je ne suis pas un scientifique. J'ai plein de gens autour de moi qui, en ce moment même, et en ce moment même, du fait qu'une recrudescence reçoivent le Covid, qui ont perdu le goût et l'odorat, qui ont été au lit pendant 4 jours. Exactement la même forme que moi, j'ai pu contacter il y a un an lorsque je n'étais pas vacciné. Donc, le vaccin protège-t-il des formes graves ? La réponse est oui. Empêche-t-il la transmission ? La réponse est non.

Donc, voyez bien que le problème du pass sanitaire est de permettre à des gens qui sont vaccinés d'entrer dans un restaurant, d'entrer dans un café, de côtoyer, peut-être d'être porteur du virus, de pouvoir le transmettre, puisque le virus, par définition, n'empêche pas la transmission, et de le refiler à quelqu'un qui, lui, n'est pas vacciné, s'est fait tester de manière négative et qui pourrait recevoir le Covid. Donc, on voit bien que tout cela est fait un peu aux doigts mouillés. J'ai obligé de le répéter, Jean-Marc Dela, je suis donné le vaccin, selon les scientifiques, j'en termine. La troisième dose...

13:16
Présentateur

Partiellement la transmission. On ne peut pas dire pas du tout. Non, mais c'est important.

13:20
Jordan Bardella

Mais quand je vais me faire vacciner contre la grippe, c'est pour ne pas recevoir la grippe et encore pas pour la transmettre. Mais on voit bien que ce qui a été vendu comme un vaccin n'est pas un vaccin au sens classique, au sens où on l'entend pour les autres maladies. Et dernière... Donc, vous demandez quoi ? Des contrôles aux frontières pour les pays qui sont touchés ? Je demande des contrôles aux frontières. Et on navigue à vue... J'en termine là-dessus parce que ça me semble important. On navigue à vue sur cette troisième dose. Est-ce que vous vous portez garant, vous, de l'efficacité d'une troisième dose ? Non, moi, je ne suis pas médecin, je ne suis pas responsable politique.

Non, mais moi non plus, je ne suis pas médecin, mais j'écoute les médecins. Mais vous êtes responsable politique. Et j'ai entendu l'autre jour le docteur Kirzek expliquer qu'il est vrai qu'au bout de la deuxième dose, au bout de la première dose, si vous avez eu le Covid, le nombre d'anticorps diminue. Mais se substitue à la diminution de ce nombre d'anticorps, aucune aujourd'hui, aucune précision là-dessus.

14:10
Présentateur

Donc on va... La Haute Autorité de Santé, par exemple, s'est prononcée cette semaine pour une troisième dose pour toutes les personnes de plus de 40 ans.

14:16
Jordan Bardella

Oui, et à terme, à terme, pour l'ensemble de la population. Mais voyez, moi, en l'état aujourd'hui, je ne souhaite pas recevoir une troisième dose, en tout cas une deuxième puisque j'ai eu le Covid. C'est-à-dire que vous,

14:26
Invité

vous ne la voulez pas.

14:27
Jordan Bardella

Mais est-ce que vous pouvez vous porter garant...

14:29
Invité

Vous n'avez pas les gens à aller faire leur troisième dose. Vous disiez vouloir défendre les personnes âgées cette troisième dose ?

14:36
Jordan Bardella

Non, mais Mme Attalaï, est-ce que vous vous portez garante de l'efficacité de cette troisième dose ? Est-ce qu'il va falloir une quatrième dose dans trois mois ?

14:43
Invité

Peut-être. Et alors ? Si c'est pour protéger les Français ?

14:46
Jordan Bardella

Écoutez, ça sera un débat que nous aurons. Parce que lorsque j'entends...

14:49
Présentateur

Après, la Haute Autorité de Santé s'est prononcée... Lorsque j'entends, oui, la Haute Autorité de Santé... C'est pas à nous,

14:54
Jordan Bardella

journalistes de nous porter garant... La Haute Autorité de Santé, eh bien, notre devoir à nous, c'est de peser le pour et le contre. Et la Haute Autorité de Santé, elle s'était prononcée...

15:02
Présentateur

Vous avez les qualifications scientifiques pour juger les avis de l'Autorité de Santé ?

15:04
Jordan Bardella

Non, je regarde simplement... J'entends ce que disent les médecins. Et je regarde que la Haute Autorité de Santé, elle s'était aussi prononcée pour le vaccin Pfizer et Moderna sur l'intégralité de la population. Or, on voit aujourd'hui que du fait de la recrudescence de myocardite chez les jeunes et chez les adolescents, la Haute Autorité de Santé a finalement décommandé et recommandé de ne plus utiliser le vaccin Moderna chez les moins de 30 ans.

15:29
Invité

Mais ce n'est pas vous qui jouez sur les ports, là, depuis tout à l'heure ? Mais je ne joue pas sur les ports, madame. Ce n'est pas moi qui ai demandé

15:32
Jordan Bardella

l'interdiction du vaccin Moderna. Je dis juste que cette épidémie, on en apprend probablement tous les jours, qu'on commence à avoir un peu de recul aujourd'hui sur les publics qui sont à risque et que je préfère effectivement que les efforts du gouvernement se concentrent sur les publics qui sont à risque, sur les gens qui ont des comorbidités, qu'il convient de protéger par les gestes barrières, par la vaccination des personnes âgées, plutôt que d'appliquer des mesures comme ça à l'aveugle à l'intégralité de la population sans savoir si oui ou non elles sont efficaces.

15:58
Locuteur non identifié

En mai dernier, vous avez déclaré Didier Raoult est à la médecine parce que nous sommes à la politique. Est-ce que vous direz la même chose aujourd'hui alors qu'il y a des membres de l'IHU de Marseille qui accusent Didier Raoult d'avoir quand même falsifié des tests pour montrer l'efficacité de l'économie ?

16:14
Jordan Bardella

Moi, j'entends que cette phrase a été commentée, sur-commentée, probablement un peu sortie de son contexte. J'ai dit précisément que Didier Raoult était sanitairement incorrect comme nous étions politiquement incorrects. Et il est vrai qu'à l'époque, moi, je n'ai jamais... Encore une fois, je vous le disais tout à l'heure, vous n'êtes pas médecin et moi non plus. Est-ce que le traitement à l'hydroxychloroquine fonctionne ou non ? Je pense que si ça avait été le cas, probablement qu'on n'en serait pas là aujourd'hui, notamment en France. Mais moi, ce que j'avais remis en cause à l'époque, était la quasi-interdiction qui avait été ordonnée aux médecins d'utiliser des traitements.

Et notamment ce traitement à l'hydroxychloroquine qui était pourtant un traitement qu'on connaissait depuis plusieurs années dans notre pays.

16:53
Invité

Sur le pass sanitaire, est-ce que vous faites, cela dit, un mea culpa en vous disant bon, il a mieux marché en France, ça nous a permis d'être mieux vaccinés que d'autres pays. Vous demandiez à un moment donné à ce qu'il soit supprimé. Vous ne considérez pas aujourd'hui qu'il vaudrait mieux le garder ?

17:06
Jordan Bardella

Madame, l'Espagne a aujourd'hui les taux d'incidence parmi les plus bas d'Europe. Les taux d'incidence parmi les plus bas d'Europe. L'Espagne a vacciné la quasi-totalité de ses personnes âgées à près de 99%. L'Espagne n'a jamais mis en place le pass sanitaire.

17:20
Invité

Parce que de même, les gens se sont bien vaccinés. En France, on a eu davantage de difficultés, vous le savez.

17:26
Jordan Bardella

Donc vous vous admettez que la mise en place du pass sanitaire, en tout cas la volonté de le mettre en place par Emmanuel Macron cet été, avait pour but d'entraîner un effet levier qui devait amener une grande partie de la population à se vacciner. À partir du moment où on est aujourd'hui à 85% de vaccinés, pourquoi le conserver ?

17:44
Invité

Donc on le supprime malgré la cinquième vague ?

17:46
Jordan Bardella

Moi, j'ai voté contre le pass sanitaire au Parlement européen et je n'étais pas favorable. Encore une fois, un dispositif dont je n'ai aucune garantie sur son efficacité. C'est une restriction de liberté, mais dont je n'ai aucune garantie sur son efficacité. À partir du moment où vous pouvez aller dans un restaurant, côtoyer quelqu'un qui n'est pas vacciné, qui s'est fait tester négativement, vous pouvez être porteur. Lui ne l'est pas parce qu'il a reçu un test négatif et vous pouvez quand même le contaminer. Vous voyez bien les contradictions du pass sanitaire.

18:09
Locuteur non identifié

Est-ce que vous admettez que le taux de vaccination dans France a explosé précisément après l'introduction du pass sanitaire ?

18:15
Présentateur

Bien sûr, et je crois que c'était le but. Monsieur Bardella, restez avec nous. Suite de BFM Politique en direct dans quelques instants sur BFM TV. La suite de BFM Politique avec le président du Rassemblement National, Jordan Bardella. Monsieur Bardella, il y avait hier beaucoup, beaucoup de monde dans les rues à Paris, en province, pour dénoncer les violences faites aux femmes. Quelles sont les propositions concrètes de Marine Le Pen sur ce sujet ?

18:43
Jordan Bardella

La fermeté. La fermeté en matière pénale. Je pense que le problème de toutes les violences dans notre pays, c'est la justice. Et c'est une justice qui est beaucoup trop laxiste. Moi, je me réjouis que les langues se délident un peu et qu'aujourd'hui, témoigner lorsque vous êtes une femme victime de violences soit beaucoup plus simple que ça ne l'a été il y a quelques années parce qu'il y avait quand même un tabou sur ces questions-là qui semble aujourd'hui avoir été levées.

19:08
Présentateur

Pas de moyens supplémentaires, pas de mesures particulières ?

19:10
Jordan Bardella

Oui, mais il y a un certain nombre d'efforts. Je vais vous dire, j'ai beaucoup de désaccords avec Marlène Schiappa, mais c'est vrai que c'est une cause qu'elle a prise en tout cas qui lui tient à cœur. Il y a un certain nombre de mesures, de simplification des procédures, d'accueil, notamment dans les dépôts de plainte qui sont faits dans les commissariats qui ont été prises et qui vont dans le bon sens. Ce sont des mesures d'intérêt général. Je ne vais pas vous dire le contraire ou polémiquer sur ces questions. Maintenant, le véritable problème, c'est la justice.

Et bien souvent, la justice est saisie d'un certain nombre de sujets, d'un certain nombre de plaintes, d'un certain nombre de questions et fait preuve d'une mensuétude et d'un laxisme généralisé et ce qui concerne les violences faites aux femmes,

19:43
Présentateur

concerne l'insécurité dans sa globalité. Le confrère de Marlène Schiappa, Placebovo, au ministère de l'Intérieur, donne ce matin, Gérald Darmanin, une grande interview aux Parisiens dans laquelle il parle notamment de vous, de vous et d'Éric Zemmour, du Rassemblement National, de Marine Le Pen et d'Éric Zemmour et vous qualifie d'accélérationniste. Alors si vous me permettez, en 30 secondes pour nos téléspectateurs, le mouvement accélérationniste, au début, il s'agit en fait d'une tendance à droite qui voudrait accélérer le mouvement du capital jusqu'au bout, jusqu'à détruire ce système.

Et il est appliqué pour les gens de la droite de la droite à une volonté d'aller sur un clash des civilisations.

20:18
Jordan Bardella

Oui, mais le problème de M. Darmanin, c'est qu'il dissimule son bilan pitoyable et son incapacité à protéger les Français par de l'agressivité à l'égard de ceux qui pointent du doigt justement son inaction. La vérité, c'est que sous la France de M. Darmanin et de M. Macron, il n'y a pas un seul endroit où nos compatriotes se sentent en sécurité. Les Français sont encerclés par l'insécurité. Et le bilan de M. Darmanin, il est catastrophique. 200 viols par jour, 85 faits de violence tous les jours contre les forces de l'ordre et contre les policiers. Une agression gratuite, une agression gratuite toutes les 44 secondes, 700 000 clandestins et une inaction tout azimut.

Moi, je me rappelle que pendant sa campagne électorale, Emmanuel Macron avait dit avec moi 100% des obligations de quitter le territoire français seront exécutées. Bilan, seul 12% des clandestins qui devraient être expulsés le sont réellement. Donc, on voit bien que le gouvernement a échoué à protéger les Français et je pense qu'aucun Français qui nous regarde ne peut douter de la volonté politique et de la détermination de Marine Le Pen à rétablir l'ordre, la loi et l'ordre dans notre pays.

21:24
Présentateur

accélérationniste. Vous êtes pour le choc des civilisations comme le dit le ministre de l'Intérieur ?

21:31
Jordan Bardella

Non, je ne suis pas pour le choc des civilisations. Je fais le constat que ce choc des civilisations, il a déjà lieu dans beaucoup de territoires aujourd'hui où nos concitoyens ne reconnaissent plus leur pays. Je fais le constat que la quasi-totalité de la délinquance de rue que la totalité de la délinquance de rue dans notre pays elle est liée directement ou indirectement à l'immigration. Que 75% des mineurs qui sont déférés devant le parquet de Paris sont des mineurs étrangers. Que la quasi-totalité des terroristes qui ont frappé notre pays depuis 2012 sont liés directement ou indirectement à l'immigration.

92% C'est Alexandre Delval qui est spécialiste des questions du monde musulman et des questions de terroristes qui donne ce chiffre. 92% des terroristes qui ont frappé notre pays depuis 2012 sont liés directement ou indirectement à l'immigration et étaient de nationalité étrangère ou binationale. S'agissant des autres ils avaient acquis la nationalité française probablement par le droit du sol comme ça a été le cas pour M. Mérat et qui considéraient cette nationalité comme un titre administratif et pas comme une reconnaissance au sens où elle devrait l'être.

22:32
Présentateur

Donc le constat qu'il fait vous le partagez quoi ? Enfin vous constatez un choc des civilisations ?

22:37
Jordan Bardella

Le choc des civilisations il a lieu dans beaucoup de territoires aujourd'hui.

Enfin je veux dire il y a des territoires aujourd'hui des pans entiers de notre pays où les français partent les français partent parce qu'ils ne reconnaissent plus leur quartier parce qu'ils ont le sentiment que l'immigration a installé une contre société une société parallèle avec ses lois avec ses mœurs avec ses us et coutumes une société où on impose le voile à des fillettes de 5 ans une société où l'intégralité des boucheries sont des boucheries confessionnelles sont des boucheries halal où les islamistes appliquent la charia où les trafiquants de drogue régissent la vie du quartier où ce n'est plus la loi française où la police n'entre plus ou lorsqu'elle rentre elle est accueille avec des cocktails Molotov mais voyez cette réalité qui prend place aujourd'hui dans tous les quartiers où moi j'ai grandi et notamment en Seine-Saint-Denis.

23:26
Invité

Éric Zemmour a annoncé il y a quelques jours depuis Londres qu'il allait faire un grand meeting avec 5 ou 6 000 personnes au Zénith le 5 décembre est-ce que ça va changer quelque chose pour vous son entrée officielle en campagne et quoi ?

23:38
Jordan Bardella

Non mais ça ne changera rien pour nous probablement que ça va vous divertir et que ça va divertir les journalistes La campagne présidentielle

23:46
Présentateur

c'est un peu plus qu'un divertissement M. Bardella

23:48
Jordan Bardella

Oui mais enfin voyez bien qu'après quelques semaines je dirais de mise sur le devant de la scène d'Éric Zemmour en tout cas ses premiers pas politiques on voit même qu'il n'est pas équipé on voit qu'il n'est pas fait pour cela qu'il enchaîne polémique et qu'il passe son temps à taper contre tout le monde Vous aussi désormais Écoutez il passe son temps à taper sur Marine Le Pen je veux dire jamais il ne cite le nom d'Emmanuel Macron enfin je suis un autre adversaire à nous nous nous avons un projet sérieux on a un projet qui est politiquement applicable juridiquement sérieux un projet clé en main que Marine mettra en oeuvre à la tête de l'État dans quelques mois on n'est pas là pour faire de la polémique on n'est pas là pour faire du buzz on n'est pas là pour se faire plaisir et surtout je ne comprends pas si vous voulez comment on veut être président de la République comment on peut être président de la République quand on passe son temps à taper sur tout le monde et à vouloir monter tout le monde contre tout le monde je ne comprends pas cette philosophie là qui consiste à expliquer que lorsque les femmes s'approchent du pouvoir le pouvoir s'évapore à expliquer que les Jordans et les Kévin devraient changer de prénom alors je me sens un peu concerné au motif que ça serait un acte de défrancisation de leurs parents que d'appeler leurs donc on voit bien que tout cela n'est pas sérieux et c'est vrai que moi je veux dire aujourd'hui il y a des gens qui peuvent être tentés par le bulletin de vote Éric Zemmour si tant est qu'il se déclare comme candidat parce que ça aussi ça pose à un moment donné un problème je veux dire on n'est pas là pour jouer quand on veut aspirer à présider la sixième puissance mondiale quand on veut être le général de Gaulle comme il souhaite l'être à ce moment là on dit aux français je souhaite être candidat et président de la République on n'est pas là si vous voulez en train de faire des tournées de bouquins et en train de se dire peut-être un jour je me déclarerai quand ce sera mon moment

25:23
Invité

en tout cas il laisse entendre qu'il va se lancer très vite vous votre démonstration de force c'est quand et c'est où ? c'est quand le prochain grand meeting de Marine Le Pen ?

25:30
Jordan Bardella

encore une fois on n'est pas là pour vous divertir je vous demande

25:35
Invité

quand est votre grand meeting d'entrée en campagne ? nous lancerons la campagne

25:38
Jordan Bardella

officiellement à partir de la mi-janvier mais ça fait plusieurs mois plusieurs années plusieurs décennies qu'on se prépare à l'accession au pouvoir ça fait plusieurs années que Marine Le Pen travaille son projet politique qu'elle a travaillé le référendum sur l'immigration qu'elle va soumettre aux Français la troisième campagne

25:53
Invité

elle a trop de plus que les précédentes Marine Le Pen version 3 la troisième campagne elle apporte quoi de plus que les deux précédentes

25:59
Jordan Bardella

et quand on vote Marine Le Pen quand on va voter Marine Le Pen au mois d'avril on sait ce pourquoi on vote c'est un gage de solidité c'est un gage de sérieux c'est un gage de résilience c'est un gage de volonté c'est un gage de détermination il n'y a pas un Français il y a des gens qui sont en désaccord avec nous vous dites ça elle a changé de programme il n'y a pas un Français il n'y a pas un Français qui quand il nous regarde se dit Marine Le Pen présidente de la République elle ne rétablira pas l'ordre elle ne rétablira pas l'autorité elle ne s'attaquera pas à l'immigration clandide il n'y a pas un Français qui doute de cela parce qu'il sait que tous les sujets que Marine Le Pen a portés dans le débat public depuis des années sont aujourd'hui partagés

26:37
Locuteur non identifié

par une majorité de Français depuis 2017 Marine Le Pen d'ailleurs c'est un des axes d'argumentation d'Éric Zemmour il dit elle a tout abandonné elle a tout travaillé elle s'est recentrée elle a quand même beaucoup changé d'idée depuis 2017 et certains vous diraient que par exemple sur l'Europe sur le contexte européen l'euro etc et Éric Zemmour a dit elle s'est recentrée elle s'est chiracisée Marine Le Pen a dit hier Éric Zemmour me rend service il me recentre donc est-ce que vous ne trouvez pas quelque part que Éric Zemmour peut-être rend vos idées acceptables auprès d'un certain électorat de droite

27:11
Jordan Bardella

non je pense que est-ce qu'il ne vous rend pas service non le reproche que je peux faire à Éric Zemmour est de ramener le camp national et les idées que nous représentons à 30 ans en arrière de les enfermer dans des polémiques sur Pétain sur les Sandlers sur les prénoms qui ne permettent pas je crois de rassembler une majorité de français et de faire dire à une majorité de français le camp national est capable d'arriver au pouvoir il vous redabolise quelqu'un ah non je pense qu'il s'enferme lui-même dans une forme de brutalité qui ne permet pas je crois d'arriver au pouvoir et d'aspirer à la présidence de la 6ème crise mondiale

27:47
Présentateur

est-ce que l'émergence d'Éric Zemmour dans ce débat politique dans cette campagne n'a pas également conduit Marine Le Pen le rassemblement national que vous dirigez désormais a changé un peu de stratégie je vais vous montrer remontrer vous les connaissez par coeur à nos téléspectateurs la première affiche qui a été dévoilée par Marine Le Pen c'était écrit en vert grand sourire liberté liberté chérie et puis Zemmour est arrivé dans cette campagne alors vous allez me dire que c'est un hasard du calendrier mais on est passé ensuite à du bleu comme le rassemblement national l'a toujours fait le FN avant lui rendre la France aux français rendre l'argent aux français je précise que rendre la France aux français c'était Jean-Marie leur pays et leur argent c'était Jean-Marie Le Pen rendre la France aux français non c'est pas rendre la France aux français qu'est-ce qu'il fait qu'on est la France aux français

28:31
Jordan Bardella

c'était un slogan royaliste souvent c'est rendre aux français leur pays et leur argent pourquoi est-ce que vous êtes passé de ça à ce qui est à côté parce qu'il y a un mois d'écart entre les deux affiches que la première est une affiche de rentrée et que l'autre est une affiche de pré-campagne voilà nous sommes en pré-campagne et notre projet politique parce que nous avons encore une fois à la différence d'Éric Zemmour un projet politique Éric Zemmour il nourrit beaucoup les français de constat mais l'avez-vous entendu faire le début d'une solution parce que c'est ça l'élection présidentielle c'est quelle réponse on apporte au peuple français quelle réponse on apporte à la crise migratoire quelle réponse on apporte au pouvoir d'achat et j'ai cru comprendre notamment que cette question du pouvoir d'achat ne l'intéressait pas il le dit lui-même bah nous elle nous intéresse parce que je n'accepte pas l'idée qu'il y ait aujourd'hui des millions de français qui se demandent comment est-ce qu'ils vont faire pour se chauffer cet hiver Est-ce que vous étiez allé

29:17
Présentateur

trop loin dans la rondeur en fait est-ce que Marine Le Pen avait commencé à faire une campagne de second tour avant de penser à parler à tous les français Mais bien sûr que nous faisions

29:24
Jordan Bardella

une campagne de second tour comprenez bien que nous étions encore une fois les sondages moi j'ai beaucoup de prudence là-dessus et on a vu aux élections régionales qu'il fallait avoir de la prudence sur les sondages mais lorsque nous n'avions pas de concurrence Eric Zemmour c'est pas un adversaire c'est un concurrent lorsque nous n'avions pas de concurrence alors nous étions sur une campagne qui visait directement je dirais à affronter Emmanuel Macron aujourd'hui on voit que nous avons une concurrence avec Eric Zemmour que Nicolas Dupont-Aignan est entrée en campagne que les républicains vont désigner leur candidat dans quelques semaines dans quelques jours donc nous faisons une campagne pour l'instant de premier tour et nous ferons à l'issue du 10 avril une campagne de second tour mais moi je veux dire aux français que cette élection présidentielle l'enjeu de cette présidentielle c'est de sauver la France voilà regardez ces millions de français qui n'arrivent plus à boucler les fins de mois qui ne reconnaissent plus le pays dans lequel ils ont grandi qu'ils ont le sentiment que le pouvoir s'est évaporé à Bruxelles à Berlin et qu'ils ne sont plus les maîtres de leur destin cette élection présidentielle consiste à sauver la France et je veux juste dire que la seule qui peut battre Emmanuel Macron c'est Marine Le Pen

30:29
Invité

juste une question il y a pour moi un paradoxe en fait sur le fait que vous critiquez Eric Zemmour sur sa brutalité son mépris du peuple ou son mépris du peuple

30:36
Jordan Bardella

je pense qu'on n'a pas besoin de le critiquer comment est-ce que vous pouvez

30:38
Invité

envisager comment Marine Le Pen peut-elle dire alors qu'il peut y avoir un rapprochement après le premier tour avec lui si elle est devant quelle est la logique de se rapprocher

30:45
Jordan Bardella

la logique sera le rassemblement de tous ceux qui choisiront la France au second tour donc il est acceptable

30:52
Invité

au second tour mais pas au premier tour

30:54
Jordan Bardella

mais pas lui je veux dire les millions de gens qui vont voter pour lui on n'est pas dans une élection municipale partielle on n'est pas sur des fusions de listes nous rassemblerons au second tour tous ceux qui ne souhaitent pas voir réélu Emmanuel Macron parce que la réélection d'Emmanuel Macron ça serait un nouveau quinquennat de chaos migratoire d'impuissance face à la montée de la violence et de l'insécurité mais donc ça ne vous gêne plus

31:12
Invité

de prendre quelqu'un qui méprise le peuple méprise les femmes

31:15
Locuteur non identifié

parce que ça vous aide

31:17
Invité

à gagner

31:17
Locuteur non identifié

en 2017 vous avez pris quelqu'un vous avez fait un accord avec Nicolas Dupont-Aignan qui aurait été le Premier ministre si Marine Le Pen gagnait est-ce que c'est inenvisageable pour Zemmour par exemple

31:24
Jordan Bardella

non mais on parle d'une élection présidentielle l'élection présidentielle telle que la consul générale Le Gaulle veut qu'au premier tour on rassemble son camp et au deuxième tour on élimine le candidat d'en face nous nous rassemblerons tous ceux qui aiment la France de Zemmour à Montebourg nous n'avons pas d'adversaires du côté de ceux qui ont choisi la France et effectivement que nous rassemblerons partout mais y compris les électeurs des républicains je vois beaucoup d'électeurs des républicains aujourd'hui qui pensent la même chose que nous moi je me sens proche de discours qui sont tenus aujourd'hui par certains cadres des républicains mais je me pose la question de leur sincérité mais ce qui ne veut pas dire que leurs électeurs ne sont pas sincères qu'ils ne sont pas patriotes qui aiment réellement leur pays

32:01
Invité

vous savez que pour rassembler vous devrez proposer un poste à Éric Zemmour si vous souhaitez le faire venir

32:05
Jordan Bardella

bah écoutez on vous fera participer à la stratégie de second tour monsieur Bardella où en êtes-vous

32:09
Présentateur

des parrainages de leur récolte c'est le parti que vous dirigez désormais qui s'en occupe

32:15
Jordan Bardella

écoutez nous avançons se pose une difficulté qui concerne aujourd'hui tous les candidats et le fait que beaucoup de maires notamment des maires ruraux nous disent être recevoir des pressions de la part des intercommunalités de la part des grands partis qui tiennent aujourd'hui une grande partie des collectivités et effectivement les maires aujourd'hui font face à cette difficulté là et au fait que leur nom va être rendu public à partir du moment où ils vont faire le choix d'un parrainage donc nous avançons nous avançons parce que nous avons déjà un matelas d'élus d'un peu plus 300 élus locaux sur tout le territoire suffisamment confortable mais nous avons effectivement des difficultés à recueillir l'ensemble des parrainages mais comme tous les candidats je vous rassure ce qui pose un problème d'ailleurs démocratique de fond Autre question

32:53
Invité

Sur le financement c'est difficile aussi une nouvelle loi interdit le financement de la campagne avec des banques par exemple hors de l'Union Européenne en 2017 vous aviez dû recourir à un prêt auprès d'une banque russe vous aviez dit tout haut

33:05
Jordan Bardella

En 2015 pour les élections régionales

33:07
Invité

je pensais que c'était pour la campagne présidentielle également à qui vous allez vous adresser cette fois et comment vous allez pouvoir financer cette campagne

33:13
Jordan Bardella

Écoutez le président de la République lorsqu'il a été élu avait promis en tout cas le candidat à Macron une banque de la démocratie pour permettre à l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle à l'ensemble des candidats aux élections de pouvoir se financer dans la transparence

33:24
Invité

Tout à fait

33:24
Jordan Bardella

Or aujourd'hui on voit bien que cette mesure n'a pas été que cette promesse n'a pas été tenue une de plus vous me direz et se pose la question du financement Aujourd'hui les banques françaises ne souhaitent pas prêter présidentielle Alors je vous rassure les autres candidats et je pense qu'Emmanuel Macron lui n'a aucune difficulté à recevoir de prêt probablement parce qu'il est peut-être plus proche des grands patrons des grandes banques que nous Comment allez-vous faire alors ?

Eh bien ça pose la question du financement Donc nous appelons comme nous l'avons fait lors des élections européennes à l'ensemble des français qui lors des élections européennes m'ont prêté avec un taux d'intérêt qui était un taux d'intérêt relativement plus important de 6% qui était beaucoup plus important que le livret A et qui permet aux français de financer directement la démocratie parce que les banques ne souhaitent pas financer Donc j'en appelle évidemment à l'ensemble des français qui sont attachés à la démocratie et qui souhaitent participer au financement de la campagne électorale de prêter au Rassemblement National qui prépare les élections présidentielles qui prépare les élections législatives et qui a besoin de ces fonds pour pouvoir se financer mais ça pose un véritable problème nous avons saisi le président de la République nous avons écrit Emmanuel Macron qui n'a pas souhaité nous répondre en tout cas pas favorablement

34:31
Locuteur non identifié

Le pouvoir d'achat Adrien Oui le pouvoir d'achat et notamment l'emploi le chômage est au plus bas un peu plus de 8% ça fait quasiment 15 ans qu'il n'a pas été aussi bas et le gouvernement annonce même viser le plein emploi d'ici 2023 est-ce que vous vous dites finalement au moins le gouvernement a réussi sa politique au niveau de l'emploi est-ce que vous adressez un satisfait-il au gouvernement sur ce point-là ?

34:53
Jordan Bardella

c'est faux c'est faux les chiffres alors vous me pardonnerez je n'ai pas ramené le chiffre exact mais selon Pôle emploi puisque Emmanuel Macron prend les chiffres du Bureau international du travail selon Pôle emploi le nombre de chômeurs toutes catégories confondues est supérieur au premier semestre 2016 on a perdu 17 000 emplois dans l'industrie sous la présidence d'Emmanuel Macron donc l'argument qui consiste à dire que le chômage a baissé sous sa présidence c'est faux et c'est archi faux la vérité c'est qu'Emmanuel Macron aura attaqué très sévèrement le pouvoir d'achat il y a ce rapport du secours catholique qui est sorti il y a quelques jours qui est alarmant et qui nous dit qu'il y a aujourd'hui 7 millions de français qui en 2020 7 millions de français qui en 2020 ont eu recours à une aide alimentaire c'est-à-dire 50% de plus que l'année d'avant en tout cas des gens qui ne l'avaient pas demandé l'année d'avant je le disais notre projet c'est de rendre aux français leur payer leur argent et le premier moyen pour leur rendre leur argent est de mettre fin à ce matraquage fiscal aujourd'hui il y a des millions de gens qui n'arrivent plus à boucler les fins de mois qui n'arrivent plus à payer les factures de gaz qui n'arrivent plus à payer les factures d'électricité le dernier baromètre Info Énergie nous disait qu'il y a un français sur quatre qui n'arrive plus à boucler ses factures de dépenses d'énergie et donc nous rendrons si nous sommes élus à la tête de l'État 200 euros de pouvoir d'achat par mois aux français ça passera par tout un tas de mesures et notamment par l'abaissement de la TVA de 20% à 5,5 sur l'ensemble des produits énergétiques c'est un coût de 12 milliards d'euros par an que nous financerons par la suppression des aides sociales aux étrangers et par la fermeture du guichet social à la terre entière pour réserver cet argent je dirais à nos concitoyens qui en ont le plus besoin et ça permettra par exemple sur l'essence je vous donne un exemple très clair au moment où nous fêtons nous célébrons le troisième anniversaire de ce grand mouvement populaire qu'ont été les gilets jaunes de baisser la TVA de 20% à 5,5 sur le carburant et donc de rendre 8 euros par plein de 40 litres à l'ensemble des français ça permettra aussi de baisser la facture de gaz de baisser la facture d'électricité de baisser la facture de fuel et de rendre comme cela 200 euros directement de pouvoir d'achat aux français et puis il faut faire un effort également sur l'augmentation des salaires et Marine Le Pen a proposé notamment une hausse de tous les salaires jusqu'à 3 fois le SMIC de 10% qui serait exempté de cotisations patronales ça coûte rien à l'état mais ça permet de travailler autant

37:07
Présentateur

pour gagner plus Je ne vais pas vous interrompre mais je précise quand même que 2020 les gens qui ont recours à l'aide alimentaire la crise la pandémie a commencé en janvier 2020 et a couvert l'ensemble de l'année Bien sûr

37:16
Jordan Bardella

mais bien sûr mais c'est alarmant et aujourd'hui on ne compte pas le nombre de jeunes qui étaient devant les banques alimentaires de maires isolées qui n'arrivent plus à boucler les fins de mois d'étudiants de travailleurs de chômeurs d'ouvriers de salariés qui ont recours à ces aides parce qu'en réalité ils n'arrivent plus à faire face et je pense que ce sujet il est prioritaire dans l'élection présidentielle

37:37
Présentateur

Je voudrais s'il vous plaît que vous clarifiez les choses sur une proposition qui est j'avoue un peu passé inaperçu mais qui pourrait être une proposition qu'on pourrait qualifier de choc vraiment Marine Le Pen veut exonérer d'impôts tous les français qui ont moins de 30 ans pendant 5 ans tous les français dont vous nous confirmez

37:54
Jordan Bardella

d'impôts sur le revenu et d'impôts sur les sociétés donc pas uniquement les français qui créent des sociétés qui ont moins de tels revenus tout le monde c'est une mesure de soutien à la jeunesse il y a 160 000 jeunes qui chaque année quittent notre pays parce qu'ils ne trouvent plus en France la possibilité de travailler et de vivre au pays donc Marine Le Pen sera aussi la candidate de la jeunesse elle est la candidate pour laquelle votent beaucoup les jeunes dans les élections précédentes et nous proposons notamment d'accompagner les jeunes et d'exonérer d'impôts d'exonérer d'impôts sur le revenu ça coûte 2 milliards d'euros par an les jeunes qui sont dans la vie active donc d'exonérer d'impôts sur le revenu tous les jeunes jusqu'à 30 ans et d'exonérer tout jeune qui souhaite créer sa boîte d'impôts sur les sociétés là encore

38:33
Présentateur

pendant 5 ans je vais prendre un exemple qui parle à tout le monde Kylian Mbappé il a 21 ans la star du Paris Saint-Germain il gagne des millions d'euros chaque année vous exonérez la star de l'équipe de France d'impôts par exemple ou un trader qui gagne des fortunes vous l'exonérez d'impôts de la même manière qu'un jeune qui a un premier emploi je pense que

38:51
Jordan Bardella

si vous essayez de chercher à expliquer que la candidate des riches en tout cas c'est Marine Le Pen je pense que vous faites fausse route en l'occurrence celui qui a augmenté le pouvoir d'achat des très riches et celui qui a baissé le pouvoir d'achat des très pauvres c'est un rapport qui est sorti il y a quelques jours c'est Emmanuel Macron mais il y aura d'autres non mais il y aura des dispositifs à partir du moment où vous gagnez

39:12
Invité

les jeunes qui sont très riches vous voyez que ça peut choquer les français de se dire les jeunes très riches ne paieront pas d'impôt pour l'instant

39:18
Jordan Bardella

les jeunes très riches il y en a de moins en moins si vous me le permettez et il y aura en tout cas un système de fiscalité particulier évidemment on n'est pas pour le retour si vous voulez en l'état de l'impôt sur la fortune mais il y aura effectivement un impôt qui sera mis en place pour les ultra riches dans notre pays avec une taxation particulière pour les ultra riches évidemment

39:37
Locuteur non identifié

vous supprimez l'impôt sur le revenu qui est le seul impôt un des seuls impôts en France qui augmente avec les revenus donc finalement c'est un petit peu bizarre quand on veut mettre de la justice sociale vous supprimez pour les moins de 30 ans le seul impôt qui augmente avec les revenus

39:48
Jordan Bardella

l'injustice sociale que je vois est que nous exportons de France l'ensemble de nos BAC plus 10 et que nous n'importons avec les migrations que des BAC moins 5 donc ça ça me pose un problème et nous souhaitons effectivement nous inverser la tendance un dernier mot rapidement

40:01
Présentateur

monsieur Bardella s'il vous plaît il y a une crise migratoire colossale à la frontière polonaise la Biélorussie met la pression sur l'Europe Vladimir Poutine dit n'être au courant de rien mais la communauté internationale condamne ses agissements ainsi que ceux de monsieur Loukachenko la Pologne va construire un mur un mur quelle est la position du rassemblement national

40:18
Jordan Bardella

je pense qu'il faut soutenir la Pologne dans la construction de ce mur vous savez une nation ce sont des compteurs et des contours et la différence entre les pays d'Europe de l'Est et nous c'est que ces pays là ont encore une conception de la frontière c'est qu'ils ont encore une conception de la frontière comme limite qui protège et la Pologne ne souhaite pas subir cette submersion migratoire ne souhaite pas subir cette invasion migratoire parce que je l'ai dit et je l'assume il y a derrière je pense que la meilleure sanction à prendre contre la Biélorussie est de laisser la frontière fermée et je l'ai dit et je l'assume je pense qu'il y a parmi ces migrants les statistiques de l'insécurité et du terrorisme de demain je n'ai pas oublié qu'une grande partie des attentats que nous avons vécu sur notre sol que parmi ces attentats Daesh avaient utilisé les filières migratoires pour introduire parmi ces migrants dont certes

41:05
Présentateur

la situation humaine vous savez que l'immense majorité de ces gens n'a rien à voir avec ça il y a un bébé d'un an qui est mort dans la forêt de froid cette semaine à la forêt polonaise la frontière avec la Biélorussie

41:13
Jordan Bardella

mais ceux qui sont responsables de cela monsieur sont ceux qui incitent à l'immigration massive je pense que notre fermeté est une forme d'humanité et s'il y a un risque le moindre risque que parmi ces migrants il y ait un infiltré de Daesh qu'il y ait des terroristes comme viennent de le signaler les services secrets lituaniens qui ont indiqué que plusieurs migrants avaient utilisé les filières migratoires en provenance de Grèce et de Turquie pour infiltrer des terroristes s'il y a ce moindre risque alors je ne le prendrai pas parce que je pense que ce qui doit obséder nos dirigeants et nos gouvernants c'est la sécurité des nôtres

41:46
Présentateur

d'abord merci monsieur Barthé d'avoir accepté notre invitation ce midi dans BFM politique merci beaucoup Amandine, Adrien voici affaire suivante Philippe Godin Dominique Rizet je vous donne rendez-vous tout à l'heure à 18h vous le voyez à l'antenne débat entre Alice Coffin et Geoffroy Lejeune 18h à 19h à 19h la membre du conseil scientifique Lila Boitma à l'après-midi