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Podcast / conversationBLAST (sur YouTube)· 30 octobre 2024 24 minAutoproduitDivertissementInstitutions & électionsEurope & internationalJustice

FRANCE, USA, HONGRIE : ILLIBÉRALISME, DANGER POUR LES DÉMOCRATIES ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Fait
    « une démocratie c'est quand on vote et si c'est pas libéral c'est illibéral voilà c'est aussi simple que ça »
  • 7:00Fait
    « un système politique qui n'est pas caractérisé uniquement par des élections libres et justes mais aussi par l'État de droit une séparation des pouvoirs et la protection des libertés de base »
  • 10:00Fait
    « Orban se réclame lui-même de l'illibéralisme le nouveau Premier ministre revendique l'exercice d'une démocratie illibérale »
  • 15:00Chiffre
    « le Conseil constitutionnel a jugé que 32 d'entre elles sur 86 étaient sans lien suffisant avec le texte »
  • 19:00Fait
    « la collusion entre monsieur Macron et Monsieur Fabius est très grave »
  • 22:00Fait
    « nous sommes en train d'évoluer de la démocratie libérale à la démocratie illibérale »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans cet épisode de contraste oui vous ne rêvez pas c'est bien contraste et plus contexte on a dû changer de nom oui parce qu'il y a déjà un média indépendant qui s'appelle contexte c'est un média spécialisé qui s'intéresse aux politiqu publiqu ouais ils nous ont demandé très gentiment si on pouvait changer de nom donc évidemment on l'a fait pour pas qu'il ait de confusion possible donc le nouveau nom c'est contraste avec un S entre parenthèses ça fait sociaux ça marche aussi après moi modi elle refusé ma proposition qui était d'appeler l'émission méiaap avec une inflexion interrogative c'est pour éviter de confondre avec d'autres médias indépendants j'en peux plus ou alors host et modit décrypte vu qu'il y a quand même un max de trucs à décrypter dans cette [Musique] émission aujourd'hui on a voulu vous parler d'un concept très en VO c'est l'illibéralisme ça serait l'idée qu'il y aurait des démocraties illibérales en opposition aux démocraties libéral Macron lui-même a employé plusieurs fois ce terme notamment en 2021 pour parler de la Hongrie et de l'ancien gouvernement polonais c'est un problème plus profond fond il y a un monté d'illibéralisme dans des sociétés qui se sont battu contre le communisme qui en sont sortis qui ont ensuite rejoint l'économie libérale puis l'Union européenne et qui aujourd'hui sont en train d'être attirés par des modèles de société les modèles politiques qui sont contraires à nos valeurs bon Macron il en parle pour dénoncer ce qui se passe dans d'autres pays mais ce terme d' libéralisme il a aussi été utilisé pour dénoncer ce qui se passe en France oui notamment ces deux dernières années pour dénoncer l'utilisation massive du 49 oui pendant la réforme des retraites par exemple aussi aussi aussi aussi aussi aussi aussi aussi aussi aussi aussi aussi aussi aussi aussi aussi aussi aussi aussi aussi 49 mais c'est quoi juste une démocratie illibérale parce que bon on en parle pour Macron Macron lui en parle pour l'Europe de l'Est mais on désigne aussi Trump ou bolsonaro comme illibérau bref ça fait un peu Fourtout oui c'est pour ça qu'on va essayer de mettre de l'ordre dans tout ça déjà le terme est assez ancien comme N il date des années 90 il a notamment été développé et défini par le journaliste états-uniens Farid Zakaria dans un article intitulé The Rise of illiberéral démocratie pour la revue Foreign Affairs alors il faut se remettre dans le contexte en 96 l'URSS était tombé il y a pas si longtemps et Dani Brant était à son [Musique] prime et tout allait tellement bien le libéralisme était tellement victorieux que quelques années avant en 92 un autre Américain Francis Fukuyama avait théorisé la fin de l'histoire dans un livre devenu célèbre la fin de l'histoire et le dernier r Francis Fukuyama a considéré que le 20e siècle qui avait été très mouvementé en terme de guerre finissait sur une note très positive puisqueon avait vaincu la totalité des totalitarisme le fascisme le communisme le stalinisme le nazisme et que donc d'orén avant il y anait plus avoir d'ennemis en fait il annonçait la venue d'un monde nouveau dans lesquel les seules compétitions l'attente seraient des compétitions économiques ça annonçait le concept de mondialisation et dans lequel en réalité on on aurait une prospérité qui pourrait se mettre en place dans les différents pays du monde avoir une logique d'entraînement et que les seules rivalités potentielles seraient des des rivalités économiques oui en gros le capitalisme c'est trop bien le communisme c'est de la merde c'est bon on a gagné il y a plus de guerre merci bonsoir au revoir monsieur dame bon autant vous dire qu'il s'est un peu [Musique] trompé mais en tout cas tout ça pour vous dire que Farid Zakaria il a écrit dans cette époque dans ce contexte enfin dans ce contraste il est très optimiste vis-à-vis du capitalisme et dans son article il s'inquiète déjà de la montée de l'illibéralisme dans certaines démocraties et il a peur que ce phénomène vienne remettre en cause le libéralisme triomphant et la fin de l'histoire décrit par Fukuyama le nouvel ordre mondial tout ça tout ça alors comment Zakaria définit-il la démocratie dans son article et ben la démocratie pour lui c'est le pouvoir du peuple et le pouvoir du peuple c'est le vote ouais il a fait une définition demmoscratos quoi et comme chacun le sait les définitions étymologique c'est pas ouf n'est-ce pas monté de la chaîne linguistique à effectivement c'est de la merde mais pourquoi il est sur ses WC je sais pas à propos de WC pour continuer à financer notre canard n'hésitez pas à faire des dons à blast donc pour Zakaria une démocratie c'est quand on vote et si c'est pas libéral c'est illibéral voilà c'est aussi simple que ça bon après là faut peut-être qu'on définisse ce que ça veut dire libéral même si ça peut vous paraître évident oui parce que nous les français quand on parle des libéraux on a une idée bien précise en tête les libéraux font une politique qui détruit l'état social les gens commencent à se détester entre eux ne supportent plus les immigrés ne supporte plus que quelqu'un vienne chez eux et du coup on a comme ça à cause de la politique des libéraux une poussée des Fachaux surtout à gauche quand on dit les libéraux et ben on pense à la droite on pense au libéralisme économique aux dérégulation aux privatisation à Macron mais ce terme veut pas dire la même chose partout les Américains eu quand ils disent les libéraux il pens au progressistes au sens le plus large du terme mais on dit démocratie libérale on ne fait référence à aucune de ces deux définitions ou plutôt à un peu de ces deux définitions en fait on parle ici de libéralisme politique dans son texte Zakaria le définit de la manière suivante un système politique qui n'est pas caractérisé uniquement par des élections libres et justes mais aussi par l'État de droit une séparation des pouvoirs et la protection des libertés de base d'expression de réunion de religion et de propriété le libéralisme politique c'est une idée ancienne en Occident par exemple la Révolution française en est le produit oui il y a des éléments de la définition de Zacharia qu'on peut retrouver dans la déclaration des droits de l'homme de 1789 prenez son article 2 par exemple le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme ces droits sont la liberté la propriété la sûreté et la résistance à l'oppression le libéralisme c'est une pensée politique qui vise à protéger l'individu et qui s'est construite contre l'absolutisme avec des auteurs comme montesquieux qui a développé l'idée de séparation des pouvoirs dans son célèbre ouvrage l'esprit des lois l'esprit des lois que je vais d'ailleurs vous citer par cœurin je vais ça de mémoire car je l'ai lu 11 fois alors lorsque dans la même personne la la puissance législatrice est réunie à la puissance exécutrice il n'y a point de liberté parce qu'on peut craindre que le même monarque ou le même Sénat ne fasse des lois tyranniques pour les exécuter tyranniquement voilà ça c'est un exemple la séparation des pouvoirs c'est un des piliers de la pensée libérale donc si vous gardez en tête que en gros le libéralisme politique c'est la protection des droits de l'individu contre l'arbitraire du pouvoir vous commencez peut-être à voir et à comprendre ce que c'est que la démocratie illibérale si la démocratie c'est le vote et le pouvoir du peuple comme le définit Zacharia une démocratie illibérale c'est donc un régime dans lequel on vote de façon juste et transparente mais où les libertés individuelles ne sont pas garanties en 1996 Farid Zakaria prenait lui l'exemple de la Serbie où Slobodan milozevic avait été élu démocratiquement une élection qui a conduit à une guerre et à des massacres notre exemple contemporain toute proportion gardée ce serait la Hongrie d'ailleurs Orban se réclame lui-même de l'illibéralisme le nouveau Premier ministre revendique l'exercice d'une démocratie illibérale concept qu'il emprunte au politologue américain faridakaria et on pourrait encore multiplier les exemples de régimes qui ouvertement ou non s'appu sur cet illibéralisme parce que comme dirait Orban plus on est de fou plus h gre non mais là je pense que je vais y aller j'ai mon train en plus enfin dans dans longtemps mais je pense que je vais y aller quand même donc là on a des dirigeants politiques qui se réapproprient l'ilibéralisme de façon positive mais c'est trop bizarre mais comment c'est possible normalement c'est mieux les libertés individuel le discours que les dirigeants illibéraux vont tenir c'est qu'en fait les contrepouvoirs qui existent en démocratie donc qui vous garantis vos libertés et vos droits et ben en fait en réalité ils font obstacle à la volonté du peuple réel et véritable écoutez ce qu'en dit le philosophe Michel faossol sur France Culture alors de ce point de vue-là je pense que ce qu'orban veut dire c'est que la la le libéralisme le l'État de droit en réalité est battu désormais par ce qu'on appellerait aujourd'hui des mouvements populistes c'est-à-dire qui passe par-dessus toutes les médiations juridiques passe par-dessus la société civile pour s'adresser directement le dirigant s'adresse directement au peuple oui parce que les contrepouvoirs sont un élément essentiel de la pensée libérale en France les contrepouvoirs c'est par exemple le Conseil constitutionnel qui censure une loi pourtant votée par l'Assemblée ou au niveau européen la CEDH qui fait condamner la France quand elle ne respecte pas les droits des gardés à vu tout ça ça fait partie de ce qu'on appelle l'État de droit les élus ils ont pas tous les pouvoirs même si ce sont des représentants du peuple enfin sur le papier en fait l'état de droit ça veut dire qu'il y a des règles de droit qui limitent l'action de l'État et que normalement l'état il doit les respecter l'État de droit c'est tout simplement le respect des normes par cela même qui les qui les mettent en en exerg et qui les avance en fait l'état de droit c'est ça c'est-à-dire permettre à chaque fois d'agir dans le cadre d'un de la loi voilà dans un cadre légal dire oh là là l'État de droit c'est relou il faudrait que le peuple puisse faire ce qu'il veut quand il veut c'est ce que disent les tenants de la démocratie illibéral et quand ils disent le peuple c'est en fait leur électorat la démocratie illibérale c'est en fait l'avèement de la tyran de la majorité à savoir que la majorité plus 1 peut imposer son état de droit à la minorité or l'État de droit c'est précisément le respect d'un certain nombre de règles qui permettent aux minorités de vivre dans un ensemble où elles sont minoritaires peut-être que ça vous rappelle les déclarations d'un certain ministre de l'Intérieur crypto l'État de droit ça n'est pas intangible ni sacré des propos polémiques et cet après-midi un recadrage public en plein discours de politique la fermeté de la politique pénale que les français demandent est indissociable du respect de l'État de droit mais ce que dit retaillot c'est pas comme Benjamin pavar ça sort pas de nulle part la droite s'en prend très souvent à ce principe de l'État de droit c'était notamment arrivé après la censure de plusieurs mesures de la loi immigration par le Conseil constitutionnel en janvier dernier le Conseil constitutionnel a jugé que 32 d'entre elles sur 86 étaient sans lien suffisant avec le texte exite par exemple la mesure qui prévoyait de durcir l'accès aux prestations sociales en empêchant aux étrangers d'accéder à certaines aides comme les APL ou les allocations familiales avant d'avoir passé un certain temps sur le sol français à ce moment bami parlait de coup d'étint institutionnel bardellaa de coup de force du juge et surprise il y avait déjà retaillot qui parlait de prise d'otage institutionnelle il y avait sioti aussi qui disait des dingueries au téléphone sur BFM il mettait même en cause le président du Conseil constitutionnel Laurent Febus c'est surtout un holdup démocratique qui prive le peuple français de sa sa souveraineté la collusion entre monsieur Macron et Monsieur Fabius est très grave mais celui qui était allé le plus loin c'est l'organisateur de dîner là Laurent voquier écoutez bien ce qu'il a dit nouvelle illustration du coup d'État de droit le Conseil constitutionnel invente un droit des étranger à bénéficier de la solidarité nationale sans limitation possible ce n'est que par une révision constitutionnelle que nous sortirons de l'impuissance et retrouverons le pouvoir d'agir ces attaques contre l'État de droit elles concernent le Conseil constitutionnel mais plus largement la justice est même parfois les droits de l'homme souvent la droite appelle à ne plus respecter l'État de droit quand il s'agit de légiférer sur des thèmes qu'ils adorent comme l'immigration ou le terrorisme c'est ce qu'explique le juriste spécialiste de l'État de droit Jacques Chevalier la raison sécuritaire pousserait à s'affranchir dans certains contextes du respect de l'État de droit dans un souci d'efficacité l'idée qu'il est nécessaire dans certaines circonstances exceptionnelles de permettre au gouvernant de s'émanciper du cadre juridique normal qui est au cœur de la théorie de l'état d'exception trouve ainsi une nouvelle actualité et ce discours sur l'état de droit comme obstacle à la volonté populaire c'est profondément illibéral c'est pour ça que certains parlent de la France comme d'un pays illibéral la star de la Fête de l'Huma le chouchou des gauchistes le disait encore cette année mine de rien nous sommes en train d'évoluer de la démocratie libérale à la démocratie illibérale qui est celle pratiqué par quelqu'un comme Victor Orban vous pensez qu'on y est non mais c'est penseon en train de basculer vers une démocratie lib les républicains il y a chez les républicains un certain nombre de grands admirateurs de Victor Orban je pense que la les digues sont en train de sauter alors petit récapitulatif on vous a déjà parlé de la démocratie libérale c'est un système dans lequel les gens votent de façon juste et transparente pour élir des représentants dans ce système les libertés individuelles sont garanties face à l'arbitraire de l'État bon là on est dans la théorie et on vous a expliqué que la démocratie illibérale c'est une forme de régime dans lequel il y a certes des élections mais où les libertés ne sont plus garanties dans ces régimes la légitimité des représentants du peuple prime sur les contre-pouvoirs et là se pose la question est-ce qu'en France on est dans une démocratie illibérale alors ça provoque des débats par exemple sur Blast le philosophe Étienne Balibar expliquait que selon lui plutôt non c'est que nous ne vivons pas dans le totalitarisme nous ne vivons pas dans un état de surveillance électronique quotidienne du par encore en tout cas de déplacement des citoyens dans la vie nous vivons dans un état où les partis politiques sont en Dérance et et dans une certaine mesure en des en décomposition mais nous ne vivons pas dans un système de parti unique et cetera et CETA alors oui d'accord on n'est pas dans le totalitarisme mais on pourrait se dire que l'ililibéralisme c'est un régime hybride entre la démocratie et la dictature mais en fait c'est un peu plus compliqué que ça en réalité dans le vrai monde il y a pas de catégorie très délimitée de ce qui est une démocratie ou non de ce qui est un régime autoritaire ou non ou de ce qui est autre chose ou pas les politistes les sociologues ils ont essayé de faire ça un tableau de ce qui est une démocratie ou non mais en vrai c'est pas évident il existe même des indice de démocratie comme vie économiste qui sort régulièrement un classement des pays les plus démocratiques avec un score de démocratie qui évolue d'une année à l'autre avec des catégories démocratie à part entière démocratie imparfaite régime hybride régime autoritaire mais c'est impossible de faire un modèle parfait qui répondrait à tous les critères il faut pas voir ces catégories comme des trucs figés mais plutôt comme un continuum il y a des choses qui s'améliorent des choses qui empirent et surtout les états s'influencent entre eux donc en fait on s'aperçoit que il y a une circulation internationale premièrement mais que cette circulation internationale deuxièmement elle n'est pas départagée avec d'un côté des régimes qui resteraient fidèles aux valeurs démocratiqu et d'autres qui seraient devenu antidémocratiqu il y a un continuum nous sommes mobilisés aujourd'hui parce que nous avons l'impression qu'il y a eu des reculs très importants le mot de continuum est important l'Islande n'est pas la France la France n'est pas la Hongrie la Hongrie n'est pas l'Azerbaïdjan et l'Azerbaïjan n'est pas la Corée du Nord donc plutôt que de débattre avec des termes de la France c'est une dictature il faut voir au cas par cas qu'est-ce qui recule qu'est-ce qui progresse précisément et puis d'une année à l'autre certaines choses peuvent avancer on a par exemple plus récemment la protection de l'IVG inscrite dans la Constitution mais d'un autre côté après la longue période d'état d'urgence qu'on a connu sous Hollande certaines libertés publiques ont reculé des mesures prises à cette époque sont restées dans le droit commun beaucoup de juristes nous ont montré qu'il y a des effets de cliquet on revient pas en arrière on en parlera probablement à propos de la police or on a une une démocratie qui se résume à un exécutif présidentiel hypertrophié au dépend de tous les contrepouvoirs et donc voilà je pense que ça ça c'est pas nouveau mais ça s'accélère terriblement ces dernières années ça s'accélère ce mouvement vers l'autoritarisme et l'libéralisme mais est-ce qu'on y est vraiment pour répondre à cette question ou en tout cas essayer d'y répondre il faut qu'on revienne aux définitions et notamment celle proposée par Zakaria vous vous rappelez pour lui quand il y a une démocratie c'est simplement quand il y a des élections libres et transparentes effectivement c'est de la merde bah oui vous l'avez peut-être déjà compris mais cette définition elle est super restrictive évidemment une démocratie c'est pas que le vote c'est d'ailleurs ce qui explique notre philosophe de franceq là el faux seul la démocratie c'est ce n'est pas simplement un régime politique c'est cette forme de société où le monde où le pouvoir pardon ne s'incarne plus dans un centre n'est plus en quelque sorte l'attribu ni d'un individu le prince ni d'un parti ni d'une organisation ecclésiastique par exemple alors je dirais le plus petit dénominateur commun effectivement d'une société démocratique pas simplement d'un régime démocratique où l'on vote une société démocratique c'est le pluralisme et le conflit et là si on prend cette définition de la démocratie plutôt comme une société du conflit du désaccord du débat et ben démocratie illibérale ça veut plus rien dire ça devient un oxyort c'est comme si on disait dictateur démocrate parti unique pluraliste ou BFM TV propalestine je dis que votre chaîne fait du travail excellent par rapport à la à la présentation du conflit des deux côtés pour Zakaria la démocratie et le libéralisme politique c'est deux choses distinctes mais pour d'autres les acquis du libéralisme politique et ben ils sont essentiel à la démocratie c'est le cas des contrepouvoirs par exemple c'est ce qu'expliquait l'historien spécialiste de la démocratie pierre pierre Rosenvallon sur miaap en 2018 on l'a déjà cité dans la première vidéo d'ailleurs que vous avez déjà vu n'est-ce pas bam qui est un des grands théoricien anglais du parlementarisme et de la démocratie avait une très belle formule il disait les élections c'est de c'est mettre en avant donner tout son pouvoir à la voix du peuple mais il dit mais il ne faut pas oublier de mettre aussi à la place du commandement l'œil du peuple et nous avons une démocratie de la voix populaire à travers les élections ou les manifestations dans les rues mais il faut aussi avoir une démocratie permanente de l'œil du peuple c'est là qu'on voit qu'il y a un conflit de définition pour reenvallon les contrepouvoirs donc l'œil du peuple sont essentiels à un fonctionnement démocratique pour un dirigeant illibéral c'est tout l'inverse les contrepouvoirs sont un frein à la volonté populaire c'est pour ça qu'on vous bacinez avec le contexte arrête c'est pour ça qu'on vous bacinz avec les conditions dans lesquelles Farid Zacharia a écrit son texte vous savez l'époque du capitalisme triomphant pour lui la démocratie en fait c'est pas si important en fait selon Z ce qui peut vraiment améliorer la vie des gens c'est surprise le libéralisme les marchés et l'éthiqu peuvent marcher ensemble même la Chine qui reste un régime profondément répressif a donné à ses citoyens plus d'autonomie et de liberté économique qu'ils n'en ont eu depuis des générations mais le libéralisme sans la démocratie en fait c'est juste le libéralisme économique et l'idée de Zakaria c'est qu'après le libéralisme économique viendront les autres droits bon il suffit de regarder la Chine ou Hong Kong aujourd'hui pour se rendre compte que ça marche pas trop cette théorie mais bon c'était les années 90 c'était la mode à l'époque le terme démocratie libéral il a été développé à cette époque dans ce contexte avec des théories politiques qui sont avéré fausses très rapidement alors là on critique l'idée de démocratie illibérale selon la définition de Zacharia parce que ça a été lui le premier à vraiment définir le mot mais ça veut pas dire qu'il faut toucheter à la poubelle non c'est juste que illibéral c'est un terme qui a ses limites qui est peut-être un peu trop réducteur pour Fabien Escalona politiste et journaliste à Médiapart c'est même dangereux de ne pas questionner notre utilisation de ce terme déjà parce qu'il est valorisé et utilisé premier degré par des personnes comme Orban mais aussi et surtout parce que ça voudrait dire que nos démocraties libérales à nous seraient immunisé à ces dérives parce qu'elles sont meilleures par essence le problème c'est la binarité l'opposition qui peut exister entre démocratie illibérale et Démocratie libérale et ça sans voir la continuité qui peut exister entre les deux le continuum comme on vous disait souscrire au match des libéraux contre les illibéraux en se contentant d'une condamnation morale des seconds ce n'est donc pas seulement négliger les similitudes des politiques mené par Macron et Orban c'est aussi négliger le fait que la plupart des régimes européens France comprise évoluent vers des dégradé de démocratie même si le rythme et l'intensité de cette évolution ne sont pas les mêmes partout le terme de démocratie illibérale reste intéressant il nous permet de penser le monde et ce qui se passe aujourd'hui notamment à l'est de l'Europe oui parce que c'est vrai que c'est nouveau c'est inhabituel mais ça nous empêche pas de rester critique des définitions il faut rester critique de nos régimes aussi parce qu'on est effectivement dans une période de dérive autoritaire par exemple et puis c'est un autre truc que font aussi les régimes libéraux en France le pouvoir a tendance à s'attaquer au monde universitaire à la recherche vous vous souvenez du dio démoniaque blancer Vidal ça c'est quelque chose qui va être poursuivi ensuite avec la campagne contre l'islamoguchisme donc en fait cette campagne qui va mener à la loi sur le séparatisme elle nous montre qu'il y a un lien avec le monde social pas simplement le monde universitaire mais que il y a une bataille qui se joue ça va être repris par Jean-Michel Blanquer qui en octobre 2020 juste après la mort de Samuel paaty accuse les universitaires en considérant qu'il y aurait une complicité intellectuelle avec le terrorisme et qu'il y aurait des auteurs intellectuel de l'assassinat de Samuel Patti ces accusations extrêmement graves extrêmement violentes de terrorisme intellectuel récemments les libertés associatives sont aussi attaqué en ce moment même avec la mise en place en 2021 du contrat d'engagement républicain qui permet de s'en prendre notamment aux associations musulmanes ou perçu comme tell la Ligue de l'enseignement a fait tout un plaidoyer pour demander l'abrogation de cette loi qui pour elle est un premier pas vers la destruction progressive de nos libertés collectives alors est-ce que ça suffit à dire que la France est un régime illibéral pas sûr par exemple les contrepouvoirs fonctionnent encore un peu oui et puis la justice arrive encore à condamner des politiques même si c'est difficile mais on vous l'a dit c'est un continuum donc les définitions sont pas figées et dites-nous ce que vous vous en pensez dans les commentaires en tout cas ce qui est certain et qui est documenté ce sont les faits sociaux qui nous disent qu'on se dirige vers un régime de moins en moins démocratique de plus en plus brutal notamment vis-à-vis des minorités c'est ce que raconte le film de Joseph Paris le repli qui sort là le 30 octobre 6 mois plus tard et plus de 3500 perquisitions au compteur moins d'un % d'entre elles se révéleront lié à des faits de terrorisme ce qui aura donc valu à des milliers de familles simplement perçues comme musulmanes d'être visé par des descentes de police arbitraire bon alors revenons un peu sur ce qu'on vous a dit dans cette vidéo on a essayé de vous définir ce que c'était qu'une démocratie illibérale au moment de la création du concept par le journaliste américain Farid Zakaria en 96 il s'agissait de désigner des états avec des élections libres et transparentes mais sans libéralisme politique le libéralisme politique étant caractérisé notamment par l'État de droit et le respect des libertés individuelles et cette de l' libéralisme elle a été développée dans un contexte bien particulier celui des années 90 sur votre munitel il y a forcément le service qui peut vous rendre service j'appuie sur envoie voilà au moment de la chute du bloc soviétique et de la victoire du capitalisme on pensait que le libéralisme politique et notamment économique serait la réponse à tout mais on vous a expliqué que la définition de la démocratie et du libéralisme pouvait s'entrecroiser et que Zakaria avait une vision beaucoup trop restrictive de la démocratie oui la démocratie c'est aussi les contrepouvoirs les manifestations le monde associatif mais ces aspects là de la démocratie sont aujourd'hui en danger et il semble effectivement y avoir l'émergence un peu partout dans le monde de régime d'un genre nouveau et parler de démocratie illibérale ça permet de désigner cette zone grise c'est-à-dire des régimes qui sont pas pleinement démocratiques mais qui ont des caractéristiques de la démocratie des régimes avec des élections avec plusieurs partis mais des régimes qui misent aussi sur une grande concentration des pouvoirs économiques et médiatiques autour des sphère du pouvoir mais c'est surtout des régimes qui ignorent voir qui suppriment les contrepouvoirs un exemple c'est l'extr droite polonaise qui arrivé au pouvoir s'en est pris au système judiciaire en juillet le Sénat y a approuvé des réformes accroissant le contrôle de l'exécutif sur le pouvoir judiciaire en science mais en science sociale en particulier les définitions des termes sont sujets à débat à discussion ou parfois même on des définitions opposé il y a eu une grosse discussion un gros débat sur le terme populisme par exemple mais créer ces termes là ces cases c'est pas inutile ce sont des outils pour penser le monde mais on peut rester critique de ces outils le monde social est complexe rien n'est figé mais pour le comprendre on est obligé de faire des cas des catégories même si elles sont imparfaites il faut essayer de nommer les choses et c'est ce qu'on essaie de faire dans cette émission mais ce qu'on vous propose aujourd'hui comme définition c'est de dire que la démocratie illibérale c'est un régime multipartite qui organise des élections mais qui attaque ou ignore l'État de droit et qui s'en prend aux liberté individuelles comme collective et ces régimes justifient ses actions par une volonté populaire qui serait limitée par des contrepouvoirs évidemment cette volonté populaire c'est en fait leur électorat encore une fois c'est une définition elle est criticable elle peut évoluer mais on espère qu'elle aidera à comprendre un petit peu mieux le monde politique contemporain merci à toutes et à tous d'avoir regardé cette vidéo n'hésitez pas à soutenir Blas on se retrouve bientôt dans de nouveaux locaux et puis surtout bah il y a de nouveaux programmes ouais donc faut financer tout ça on fait une grande campagne là pour continuer à produire du contenu de qualité il y a plein de choses très cool qui arrivent dans les mois qui viennent donc n'hésitez pas à soutenir blast aujourd'hui on a voulu vous parler d'un contexte d'un contexte [ __ ] incroable oui c'est pour ça qu'on va essayer de merde merde dans ce contexte [ __ ] mais c'est pour ça enfin dans ce contraste il est très là c'est sûr les gens vont donner là les gens vont reprendre leur argent [Musique]