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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 23 octobre 2025 21 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Mathieu Darnaud : « Il n’y aura pas d’union des droites, la position des LR est claire »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le groupe LR au Sénat s'opposera à la suspension de la réforme des retraites dans le budget ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    La suspension de la réforme des retraites est-elle compensée par des hausses de taxes ? Est-ce acceptable pour LR ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi LR refuse-t-il toute hausse d'impôts dans le budget ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Le Premier ministre a évoqué une suspension de la réforme des retraites, puis le président a parlé de décalage. Comment LR analyse cette incohérence ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Le Sénat peut-il bloquer le budget ? Quels sont les risques ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi LR s'oppose à une ponction de 5 milliards sur les collectivités ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Mathieu DarnaudChiffre
    « 3450 milliards de dettes. On ne peut pas avoir un pays qui se fragilise avec une dette qui coûte toujours plus cher. »
  • 6:00Mathieu DarnaudChiffre
    « Nous serons peut-être d'ici 1 an et demi à 100 milliards de remboursements d'intérêt de la dette. »
  • 7:00Mathieu DarnaudChiffre
    « On parle de 16 voire 19 milliards d'impôts nouveaux. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Mathieu d'Arnaud, merci beaucoup d'être notre invité, sénateur de l'Ardèche, président du groupe Les Républicains ici au Sénat, on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien l'écuiller de la Voie du Nord. Bonjour Julien. Bonjour Orian.

Bonjour monsieur Darna. Bonjour monsieur d'Arna. Il y a un conseil des ministres aujourd'hui pour graver la suspension de la réforme des retraites dans le budget de la sécurité sociale.

Est-ce que le groupe LR au Sénat s'opposera à cette suspension ? On a toujours été clair sur le sujet. On peut pas nous faire un procès en incohérence.

Nous avons toujours dit que nous ne souhaitions pas la suspension de de cette réforme des retraites. Nous avions dit lors de l'examen du budget, il du de de de cette réforme des retraites que nous entendions à ce qu'elle puisse être corrigée notamment sur la question des carrières achées sur la question et je sais de quoi je parle dans un un département comme le mien des carrières longues euh des carrières des femmes. que autant de sujets qu'il que nous pourrions revoir.

Mais lorsque l'on parle de suspension, nous avons toujours dit que nous y étions opposés. Donc vous voterez compte même si elle est compensée financièrement. Mais encore une fois, j'attends de voir les choses.

Aujourd'hui, on nous parle de compensation. Comment on la compense ? On a des questionnements, on a quelquesun.

On a quand même quelques détails qui sont sortis puisque il y a des bribes de la lettre rectificative qui sont qui ont été publié. Elle devrait être financée par une hausse du taux de la contribution des organismes complémentaires ainsi que par une sous-indexation des pensions. Est-ce que ça c'est trop cher payé pour vous ?

Voilà justement ce qu'on ne veut pas. On va trouver des compensations avec des contributions supplémentaires, des taxes nouvelles. Nous, notre ligne, elle est claire là aussi depuis le début.

Nous ne voulons pas d'impôts nouveaux, nous ne voulons pas de nouvelles taxes. Nous ne voulons pas que tout ça finisse par gréver encore un peu plus le pouvoir d'achat des Françaises et des Français. On peut pas dire d'un côté je suspends la réforme des retraites.

On ne peut pas faire des promesses à l'infini et en face toujours parler de recettes avec des impôts et des taxes nouvelles. Je le dis, c'est important. Permettez-moi de m'arrêter un instant sur ce sujet parce que finalement ça sera la le fil conducteur de notre action durant l'examen budgétaire ici au Sénat.

Nous avons dit depuis longtemps les choses clairement. Nous l'avons dit y compris avec nos collègues députés lorsque nous avons rencontré avec Bruno Rotaillot avec Gérard Larchet le premier ministre. Pour nous il y a une impérieuse nécessité à réduire notre dépense publique à faire en sorte que nous puissions réduire notre dette. 3450 milliards de dettes.

On ne peut pas avoir un pays qui se fragilise avec une dette qui coûte toujours plus cher. Nous serons peut-être d'ici 1 an et demi à 100 milliards de remboursements d'intérêt de la dette. Mais est-ce qu'on imagine, je je le dis, c'est premier budget de l'État, c'est le premier budget de l'État, c'est plusieurs centaines d'hôpitaux qui pourraient être construits avec un tel budget.

Donc encore une fois, soyons très clair, ce budget il doit être abordé avec le discours de la clarté et surtout est que la nécessité c'est pas d'avoir un budget est-ce que la suspension de la réforme des retraite c'est pas le prix à payer pour avoir un budget c'est pas d'avoir un budget à n'importe quel prix. Un budget c'est un document qui doit dire des choses sur le plan politique qui doit réaffirmer des priorités. Nos priorités elles sont claires.

On ne veut pas d'impôts nouveaux. On parle de 16 voire 19 milliards d'impôts nouveaux. Mais écoutez ce que disent les Français.

Ils n'en peuvent plus. Nous sommes le pays qui a les prélèvements obligatoires les plus élevés. Les Français ne veulent pas contribuer encore un peu plus.

J'ajoute que c'est souvent euh sur les mêmes que pèsent euh ces euh ces contributions euh supplémentaires. Moi, je veux être très clair sur ce point. Nous serons exigeants.

Le rapporteur général du budget Jean-François Husson l'a rappelé. Nous l'avons toujours dit, toujours dit de façon constante au gouvernement que pour nous, c'était une priorité. Non pas parce que aujourd'hui on on serait même au-delà du débat pour ou contre la réforme des retraites tout simplement parce qu'on ne veut pas que notre pays glisse.

J'observe quand même que la note de la France vient d'être encore abaissée. On a des risques majeurs qui pèsent sur nous vis-à-vis des marchés financiers. Moi, je suis attaché à l'avenir de mon pays.

Je pense aussi, même si la formule peut paraître réculée, aux générations qui vont arriver après nous. Et à un moment donné, il faut dire clairement aux Français ce que l'on veut. À l'heure actuelle, Bruno Retillot et Laurent voqué, j'allais dire presque pour une fois son raccord.

Le budget est invotable selon le selon eux. Bruno Retaillot parle même de de délir socialiste simplement pour s'acheter du temps. C'est c'est ça c'est aussi votre avis ?

Non, je vous dis là aussi c'est très important. On a toujours dit on ne peut pas dire que Bruno Rota et Laurent Voquier sont opposés sur ce point parce qu'on a toujours porté le sujet en commun. J'observe aussi parce qu'il est bon de le rappeler qu'ici même au Sénat depuis maintenant 10 ans, à chaque examen budgétaire, nous proposons des sources d'économie et nous n'en serions pas là aujourd'hui à nous regarder les uns les autres avec gravité pour savoir si la France va avoir un budget.

Si les gouvernements successifs avaient un peu plus entendu et je l'ai rappelé lors de la discussion de politique générale au Premier ministre, le Sénat, la haute assemblée qui a toujours agi en responsabilité avec un un budget qui est cohérent. Qu'est-ce qu'est-ce que vous dites au au Premier ministre ? Il est temps que pour pour vous d'écouter le Sénat, je lui ai dit, je lui dis très directement lors de la déclaration de politique générale, pas pour écouter, pour donner le sentiment qu'il est attentif simplement à ce qu'on fait, à prêter de l'attention au sénateur, mais parce que ce que nous avons proposé est cohérent avec la situation budgétaire du pays.

Et deuxièmement, parce qu'il faut réaffirmer un budget, c'est le moment. Finalement, si on a créé le Parlement, c'est aussi pour donner un budget à la France. C'est un moment où on redit quelles sont les priorités pour le pays en matière euh régalien, sur le plan de la sécurité, sur le plan de l'immigration, en matière de service public, euh sur des questions comme la santé, euh sur le soutien à nos entreprises, à nos collectivités.

Je rappelle à l'envie, d'ailleurs, on fait souvent un procès d'intention au Sénat euh parce qu'il défend les collectivités. Mais si aujourd'hui nous n'avions pas les collectivités pour investir dans nos territoires, alors nous ne serions pas au 05 ou au 06 de croissance qui seront on va on va revenir en collectivité. Mais est-ce que selon vous Sébastien Lecordnou, il néglige trop le Sénat ?

Vous l'avez rencontré vous récemment le Premier ministre ? J' Non et j'attends de de le rencontrer pour le lui redire. Je lui ai dit lors de la déclaration de politique générale, je pense que quand on a un objectif affiché qui est de donner à la France un budget, alors on écoute les deux chambres et on écoute celle des chambres qui l'année dernière a voté le budget en janvier et en février.

Nous avons toujours fait de responsabilité. Je vous laisse euh commenter euh et je vous laisse euh la paternité des des propos. Moi, je pense qu'il a besoin aujourd'hui.

Est-ce que vous en tant les priorités qui sont fixées par le Sénat ? Encore une fois, pas parce que c'est le Sénat, parce que nous avons démontré par le passé que nous étions toujours au rendez-vous de la responsabilité sur le plan budgétaire et parce que je crois quand je regarde les enquêtes d'opinion que ce que nous proposons correspond aux priorités des Françaises et les Français. Vous voulez demander à être reçu rapidement juste ?

Sébastien lecnu, est-ce qu'il vous reçoivent rapidement ? Oui, je pense qu'on va se être amené à se rencontrer dans les dans les prochains jours. Euh mais c'est prévu ou pas ?

Oui, oui, je je dois le voir dans les prochains jours comme j'espère qu'il rencontrera l'ensemble des des présidents de groupe du Sénat. Mais en l'état, vous entrevoyez encore une voie de passage pour le budget où vous vous dites d'ailleurs comme certains sénateurs euh de votre groupe que on part à la on doit partir à la censure. Je suis inquiet euh sur la capacité que nous aurons.

J'observe que cette nuit euh l'Assemblée nationale en commission a rejeté euh la partie recette du budget, ce qui laisse à penser que les débats vont être nourris en séance et risque de traîner. Moi, je ne me résigne pas parce que les Français nous regardent et qu'on ne peut pas se résigner à imaginer que nous aurons demain une nouvelle loi spéciale ou un budget par ordonnance. Donc, on fera tout ici au Sénat pour donner le sentiment aux Français qui nous regardent que nous sommes à la hauteur des responsabilités qu'ils nous ont confié.

Et je le dis avec gravité parce que quand je regarde parfois les débats, quand je regarde les commentaires, je me dis "Eston tous alignés sur cette volonté d'avoir un budget ?" Après, oui, je répondrai directement, "Je suis inquiet." Et je suis inquiet parce que on voit que les délais glissent et que malheureusement on peut craindre que nous n'arrivions pas à faire passer ce budget.

Donc ça va finir par ordonnance. Je n'en sais rien. Je veux pas être prophète.

Je ne veux pas être annoncateur mais on on est inquiet et la meilleure façon de tordre le coup à cette inquiétude c'est d'être nous-même en responsabilité et c'est de pouvoir travailler ensemble même si nous nous sommes alignés. Nous l'avons dit depuis longtemps. Là encore, je fais observer que nous avons pris nos responsabilités puisque avec le président Gérard Larcher, avec les rapporteurs généraux, nous avons travaillé depuis le mois d'avril sur le budget parce qu'on était conscient de ce qu'il allait arriver et nous n'avons pas été malheureusement démentis.

On voit la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui. Je le dis très clairement au Sénat, nous sommes prêts. Nous sommes prêts et nous agirons en cohérence pour que nous soyons au rendez-vous de la baisse de la dépense publique, de la réduction euh du déficit de la France et puis des priorités aussi politiques.

Je les ai rappelé notamment lors de la déclaration de politique générale parce qu'un budget, il doit parler aux français de l'ensemble des sujets qui sont au cœur de leur quotidien. Et on va parler de la question des collectivités. Il y a un effort de près de 5 milliards qui est demandé aux collectivités.

Est-ce que le Sénat va le réduire ? Ah, c'est une absolue nécessité. Je ne voterai pas, je le dis très clairement, une ponction nouvelle pour les collectivités à hauteur de 5 milliards.

C'est de l'inconscience. Pour la raison que je viens d'évoquer, c'est que si on ampute nos collectivités de ces 5 milliards, alors vous allez avoir une atonie encore un peu plus importante sur l'économie locale. Aujourd'hui, on a des secteurs qui sont en crise, je pense notamment au logement. une partie de de notre artisanat a besoin de l'investissement et de la commande publique de nos collectivités.

Encore une fois, sans collectivité, il n'y a pas d'investissement sur les territoires. C'est aussi simple que ça et on fragilise l'emploi encore. À combien du coup vous vous voulez le réduire ? on avait parlé de de 2 milliards euh mais je crois qu'il faut avoir un véritable échange et je pense qu'il faut faire très attention parce que beaucoup de nos collectivités, je pense notamment à nos départements et à certaines communes sont à l'os, elles ne pourront pas supporter une nouvelle ponction et des contributions supplémentaires.

Vous avez beaucoup travaillé sur les questions de décentralisation, Sébastien Lecornu, qui demande des propositions d'ici la fin du mois. Quelles seront celles du Sénat ? C'est un sujet que nous avons abordé depuis maintenant 5 ans ici même au Sénat.

Nous avions fait avec le président l'archer euh un rapport avec à l'époque Philippe B, François Noël Buffet, Jean-Marie Beauquel sur les 50 50 propositions sur les libertés locales. Nous avons travaillé à nouveau sur des priorités en matière de décentralisation et de déconcentration parce qu'il faut plus de simplification, il faut consacrer ce couple maire préfet, nous ne cessons de le dire, faire en sorte que la proximité avec les départements puisse être elle aussi réaffirmée. Et puis vous l'avez vu, ça a été l'objet d'une des commissions d'enquête sur ces fameux opérateurs et agences de l'État.

Là aussi, il faut y voir plus clair. Il faut supprimer certaines agences. Il faut clairement faire en sorte que les budgets d'intervention de ces agences puissent être parfois euh transférés vers les les collectivité qui ont l'habitude.

Ce n'est pas nouveau. Lors de l'examen de la loi sur la décentralisation et la déconcentration, nous avions déjà fait des propositions en ce sens, notamment pour que les fonds chaleurs soient gérés par les les régions. Donc tout ça c'est très clair, c'est simple, c'est limpide et ça tellement tellement simple et limpide que c'est un serpent de mer depuis des années.

En quelques mots, simplement expliquez-nous pourquoi on est si incapable en France à résoudre ce problème de la décentralisation. Et ben moi je vous pose une question. Quel gouvernement s'y est réellement attaqué ?

On a l'impression que quel gouvernement s'est réellement attaqué ? Il plusieurs lois plusieurs lois déposées pour essayer de On a eu on a eu la loi décentralisation des concentration. C'est la montagne qui a accouché c'est la montagne qui a accouché d'une souris et nous n'avons cessé de le dire ici ben la faute au gouvernement de l'époque qui a pas donné suffisamment de souffle. ambie au moment de la 3D qui n'ont jamais été suivi par par les gouver.

Vous pensez que la loi promise par Sébastien Lec avant le municipal sera la bonne ? Ce sera une vraie loi de décentralisation. Ne nous mentons pas.

Il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Nous serons au rendez-vous parce que comme je vous l'ai dit, on a beaucoup travaillé sur ces sujets et que c'est essentiel. On voit bien un instant, c'est ce sujet, il est il est crucial.

C'est un barbarisme pour les Français quand on dit déconcentration, décentralisation. Pourtant, je pense que c'est la clé pour faire en sorte que on voit bien la congestion, on voit bien que ce pays, il est bloqué, on voit bien que ce pays en revanche, il a besoin de libérer ses énergies. Souvent, moi j'ai parlé dans le mon discours de déclaration général, on a besoin de liberté dans ce pays.

On a besoin d'avoir des collectivités qui entendent les acteurs des territoires pour justement être un accélérateur de croissance qu'elle porte les initiatives notamment des entreprises queles qu'elles soient de notre industrie et faire en sorte justement qu'elles puissent écouter les Français. Et dernier point, il y a une crise aujourd'hui parce que les Français ont une forme de défiance absolue vis-à-vis de leurs élus. En revanche, ces élus qui sont toujours plébiscités, ce sont les maires, ceux dont on a la capacité à lire l'action parce que c'est une action de proximité.

Julien, question sur les républicains. Oui, parce qu'on essaie de de comprendre ce qui se passe chez les républicains et que c'est c'est pas forcément très simple. On a d'un côté des sénateurs qui ont appelé la censure du gouvernement, de l'autre des députés qui à une exception près ont décidé de laisser une chance au gouvernement le cornu.

Euh où est-ce que les républicains, ils habitent désormais et vous-même est-ce que vous auriez voté la censure ? Moi, je suis sénateur, je suis respectueux de la Constitution, je ne vote pas la censure. En revanche, je serai très exigeant sur le budget parce que la cohérence des Républicains, le message que l'on porte, nous allons le voir sur l'examen budgétaire.

J'ai rappelé nos priorités, nous les partageons avec les députés et je le dis très clairement, il ne s'agit pas d'avoir un budget pour un budget mais il s'agit d'avoir un budget qui rappelle quelles sont les priorités les priorités des répur pour les sénateurs de d'oute la constitution d'ailleurs. J'ai suffisamment pointé du doigt la responsabilité du président de la République parce qu'il ne respecte pas l'article 20 de la Constitution. Et vous en avez eu une illustration pas plus tard qu'hier.

Le gouvernement par la voix de monsieur le Cornu dit "Je veux la suspension de la réforme des retraites." Et euh quelques temps après, le chef de l'État intervient en disant "Non, non, non, c'est pas une suspension, on va décaler. Bon, il faut de la clarté.

Donc on respecte l'article 20 de la même manière. Je respecte la Constitution, le Sénat ne s'ensure pas." Ce qui n'empêche pas les collègues d'avoir un avis.

Mais moi, ce que je crois et je le dis, c'est fondamental, on ne peut pas faire un procès au républicain en incohérence. Les priorités, on les a porté, elles ont été claires, on les a affiché ensemble. Vous pourz nous accorder que c'est pas très clair entre Bruno Rotaillot et leur leur renvoquer.

Au moins sur la sur la stratégie, il y a eu quand même un inversement. On a quand même eu au gouvernement qui qui l'a quitté avec fracas. Oui, ça est s'en est expliqué parce que la confiance n'était pas là.

D'ailleurs, le discours que j'ai eu lors de la déclaration de politique générale, il appelle à plus de confiance. il appelle à ce que le gouvernement Mais c'est quand même la première fois qu'on a un premier ministre qui a une déclaration de politique générale qui est assez décalé entre les propos qu'il tient à l'Assemblée nationale et les propos qu'il tient au Sénat. J'ai pas vu un procès en incohérence fait par les médias au premier ministre.

Donc il est normal qu'on puisse avoir une appréciation sur la question de la censure qui soit différente. En revanche, là où les Français nous attendent, les Français nous regardent sur une chose ne nous leur pas, c'est la position qui sera la note sur le budget. Je les redis, ils ne veulent pas d'impôts supplémentairire.

Ils veulent que l'on fasse tout pour préserver leur pouvoir d'achat, notre responsabilité et la responsabilité de notre famille politique dont j'observe dans les enquêtes d'opinion qu'elle est toujours très haute parce que les Français nous reconnaissent la constance et le sérieux, bah c'est à nous de les porter, c'est à nous de les décliner avec un budget qui soit clair. Il y a ces ministres qui sont rentrés au gouvernement malgré les consignes du parti. Hier soir, il a été décidé de ne pas les exclure mais de les suspendre.

Pourquoi recule ? après que même mais c'est pas du tout un recul après que même se soit mis euh en retrait de leur fonction au sein du mouvement c'est c'est pas un recul mais bah un peu au début on parlait d'une exclusion là finalement ils ne sont que suspendus qui parlait d'une exclusion je enfin on a on a des instances dans lesquelles on débat dans lesquelles on échange comme dans toute famille politique. J'observe que chez les républicains, ça se suscite toujours de la part des commentateurs et des observateurs et des journalistes un un intérêt tout particulier.

Hier, nous avons eu des échanges ancienne présidente par et ben les choses ont été clarifiées. Elle a elle-même euh souhaiter quitter ses ses fonctions. Il y a eu un débat, un échange dont vous aurez observé qu'il était plutôt apaisé et donc la décision Vincent Jean-Brin qui est l'un de ces six ministres, il dit ce matin que sa loyauté va à la France.

Qu'est-ce que vous dites de ça ? sousentendu j'ai pas commenté ce que dit Vincent Jeanbrin. Ce que j'observe c'est que il y a eu une décision qui a été qui a été prise qui se base finalement sur ce que nous avons collectivement décidé c'est-à-dire de ne pas participer à ce gouvernement d'avoir un soutien ou une lecture texte par texte pour une raison qui est très simple qu'on a posé nos conditions.

On a dit clairement ce que nous souhaitions. Et ben maintenant j'ai envie de dire chiche. On va voir si le gouvernement est au rendez-vous de ce que encore une fois nous pensons bon pour les Français parce que même le disent enquête d'opinion après enquête d'opinion.

En tout cas, il y a votre partie suscite encore des des convoitises. Ça veut dire qu'il séduit encore. Mais céou mais alors attendez la fin de ma question c'est c'est du côté de la droite de de la droite puisque le le l'UDR de d'Érioti vous tend vous tend les bras disant rejoignez-nous.

Et ce qui est plus étonnant, c'est que plusieurs personnalités de votre camp, je pense à Roger Karci, Sophie Prima ou Henry Geno estime désormais que le RN est un parti républicain comme les autres et qu'il est possible de travailler avec lui sous certaines conditions. Est-ce que les DS sont en train de Alors, je sais que vous aimez je sais que vous aimez à poser cette question à l'envie. Notre réponse et Bruno Retaillot l'a rappelé, elle est très claire.

Non, il y a pas de projet d'union des droites, on a toujours tordu le coup. On a toujours été très clair et vous parlez de Roger Karouci et de Sophie Prima. Eux-mêmes ont été très clairs.

Ils ont reprécisé quel avait été leur propos. Ils sont très clairs. Il y a absolument pas de volonté de d'union des droites.

Et encore une fois là-dessus, notre position, elle n'a jamais varié. Elle a été rappelée par le président Retaillot lors d'une interview à un grand quotidien. Donc je le dis très clairement, pour nous ça n'est pas la question.

Elle a dit qu'il il y avait une possibilité travailler avec le RNE elle est revenue clairement sur ses propos et et elle a dit clairement que ça n'était pas du tout à l'ordre du jour et sur ce point vous ne nous prendrez pas en défaut. Pardon de le rappeler mais je crois que notre position elle est très très claire. Une question sur Nicolas Sarkozi.

Euh oui, puisqu'on a appris hier que Nicolas Sarkozy qui a été donc incarcéré mardi, ça ne vous a pas échappé, était accompagné par deux officiers de sécurité, je cite "Uh égard à son statut et aux menaces qui pèsent sur lui. Ça vous semble normal qu'il soit accompagné de sécurité ?" Il appartient aux gardes des sauts de de veiller à à la sécurité, de veiller au fait que l'incarcération Nicolas Sarkozi, s'il le juge utile, c'est à lui de prendre cette cette décision.

Voilà. Mais vous comprenez les les mois du de de l'administration pénitentiaire et notamment des syndicats de la pénitentiaire qui disent "Mais attendez, ça veut dire concrètement que vous nous jugez absolument incapable de d' Ça n'est pas du tout le sens du propos. Je crois qu'on est tout à fait conscient.

On défend à l'envie l'administration pénitentiaire. J'aime à le à le rappeler simplement ce n'est pas au président du groupe les républicains de commenter ce que le garde des saut considère être nécessaire pour assurer la sécurité du chef de l'État. Dernière question un peu plus personnelle.

Mathieu d'Anau Bruno Retaillot reviendra au Sénat dans quelques jours puisqu'il a quitté le gouvernement. Il retrouvera son siège de sénateur. Vous vous gardez votre siège de président.

Aussi c'est une question que vous aimez bien me poser à chaque fois j'y ai droit. Je vous ai rappelé que nous travaillons, nous travaillons deux concerts avec Bruno Rotaillot. Je crois que il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre nous.

Notre volonté, elle est commune. Bruno a indiqué qu'il revenait en tant que sénateur, qu'il souhaitait se concentrer sur sa mission de président des Républicains. Je crois qu'on a cette envie partagée de travailler au plus proche de nos territoires parce que nos militants, nos sympathisants, ils ont besoin de certitude.

Ils ont besoin que nous réaffirmions notre cap. Oui, on a cru comprendre qu'ils avaient quelques difficultés eux aussi à comprendre. Et et donc nous travaillerons de concert à satisfaire les Républicains que ce soit nos parlementaires ou nos militants et adhérents.

Merci Mathieu d' merci d'avoir été notre invité. La une de la Voie du Nord, c'est le raid dans les coulisses du raide l'élite de la police. Vous avez tout dit.

Merci Julien. [Musique]