Anne Genetet, de Singapour à L'Education nationale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:36OuverteRéponse directe
Bonjour Anne Jeunetay.
- 0:43OuverteRéponse directe
Et qu'est-ce qu'il vous a dit ?
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Vous avez un peu la bougeotte, vous avez besoin de changer de vie, de métier régulièrement ?
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Sans faire de politique, en fait, vous avez toujours eu des engagements assez forts. C'est quelque chose d'important pour vous ça ?
- 2:33OuverteRéponse directe
Mais alors jamais d'engagement politique avant 2017, ça ne vous a jamais attiré ?
- 3:02OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui fait que là, vous vous êtes dit, c'est le moment, j'y vais ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Invité politiqueFait
« Il m'a dit, je ne sais pas. »
- 0:46Invité politiqueFait
« Et après il m'a dit, je pense qu'on est comme un grand mur de briques. »
- 4:20Invité politiqueChiffre
« Donc moi j'ai une base de données de 80 000 e-mails. »
- 5:24Invité politiqueFait
« Et moi je n'ai jamais dépensé la totalité, ni du budget de campagne. »
- 8:56Invité politiqueFait
« Je suis restée en France pendant deux ans. »
- 10:31Invité politiqueFait
« « J'en veux pas de votre contrat, il est beaucoup trop cher, je ferai tout ce que je peux pour le déchirer, il n'est pas possible. » »
Temps de parole
- Anne Genetet60 %
- Présentateur40 %
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Sa circonscription a englobé 49 pays, à cheval sur trois continents. En tant que députée du groupe Renaissance, Anne Jeunetay a plus particulièrement travaillé sur les questions de diplomatie et de défense. Elle vient d'être nommée ministre de l'Éducation nationale. Je vous propose de revoir ce numéro de La Politique et Moi qui a été enregistré en juin 2023. Bonjour Anne Jeunetay. Bonjour. Quand vous étiez petite, vous avez eu une discussion avec votre père sur le sens de la vie. Et la réponse qu'il vous a faite ce jour-là vous a profondément marquée. Et qu'est-ce qu'il vous a dit ?
Il m'a dit, je ne sais pas. Et après il m'a dit, je pense qu'on est comme un grand mur de briques. Et chacun d'entre nous est une brique. Et tu vois une brique, ça soutient les autres, celles qui pourraient être un peu faibles. Et puis si toi un jour tu as un coup de mou, les autres te soutiendront. Donc essaie d'être une bonne brique.
Donc ça c'est une belle image si l'on peut dire.
Ah ça m'a porté constamment depuis et j'espère l'avoir transmis à mes enfants.
Et alors si on regarde votre parcours de vie, vous n'avez pas été une mais plusieurs briques différentes dans votre vie. Vous avez été pédiatre, journaliste santé, consultante en gestion de crise sanitaire, blogueuse également. Vous avez un peu la bougeotte, vous avez besoin de changer de vie, de métier régulièrement ?
Alors quand j'ai fait le tour d'un sujet, j'aime bien pouvoir en changer quand l'opportunité se présente, oui. J'aime bien faire le tour et puis savoir qu'à chaque fois je peux être utile. Et quand à un moment je bloque en me disant bon, je pense que je suis arrivée au bout de ce que je pouvais apporter, pourquoi pas changer si l'occasion se présente ?
Alors jeune pédiatre, vous avez d'abord travaillé dans un service de protection maternelle infantile, de PMI. Vous avez ensuite travaillé dans un centre de la Croix-Rouge, notamment aux côtés de Toxicomanes. Plus tard, vous avez suivi votre mari à Singapour. Et là vous avez aidé des travailleurs migrants maltraités par leurs employeurs. Sans faire de politique, en fait, vous avez toujours eu des engagements assez forts. C'est quelque chose d'important pour vous ça ?
Ah oui, je reviens à l'image de la brique dans le mur, comme le disait mon père, j'ai besoin d'être utile aux autres. J'aurais eu beaucoup de mal, d'ailleurs j'envisageais au départ, j'ai fait une préparation aux écoles d'ingénieurs pour devenir ingénieur. Et quand j'ai compris qu'ingénieur c'était dans un bureau, j'ai tourné le doigt à ça, j'ai dit non, c'est vraiment pas pour moi. J'avais besoin de me sentir directement utile aux autres, d'être sur le terrain, d'être auprès de ceux, en me disant depuis toute petite, j'ai eu de la chance. Depuis toute petite, je me dis, mais je suis dans un pays incroyable, dans une famille incroyable, dans un quartier formidable.
Pourquoi moi j'ai cette chance et pas tout le monde ? Ça, ça me travaille depuis longtemps, donc j'avais envie de rendre ce qu'on m'a donné, depuis toujours.
Mais alors jamais d'engagement politique avant 2017, ça ne vous a jamais attiré ?
Très intéressée par la politique en elle-même, par le fonctionnement de la société, mais je ne trouvais pas d'offre politique qui englobe tout ce à quoi j'aspirais. Il y avait toujours un truc qui clochait, qui ne me convenait pas, et donc je ne me suis jamais engagée politiquement, avant.
Et en 2017, vous vous apprêtiez à devenir une autre brique encore, si l'on peut dire. Vous étiez à Paris, et là, vous suiviez une formation pour devenir médecin urgentiste. Oui. Et c'est là que la politique est entrée dans votre vie avec Emmanuel Macron. Qu'est-ce qui fait que là, vous vous êtes dit, c'est le moment, j'y vais ?
Alors toujours dans ce souci d'aider les autres. D'abord en 2002, Le Pen au deuxième tour, ça me frappe énormément. Ensuite, je vais à Singapour, donc loin de la France. Donc là encore, j'ai une plus grande appétence pour ce qui se passe en France au plan politique. L'impression d'être vraiment inutile pour le coup. Et puis là-dessus, je comprends dans les sondages que Le Pen monte. Et là, je me dis, ce n'est pas possible. Je ne pourrais pas regarder mes enfants dans les yeux sans leur avoir dit, j'aurais essayé quelque chose. Et donc je me suis dit, il faut que je m'engage.
Et là, à ce moment-là, il y a l'offre Emmanuel Macron qui représentait à la fois l'humanisme, mais ce souci d'être au plus proche de ceux qui ont des difficultés, c'est ceux qui m'engageaient depuis longtemps. Et de l'autre côté, pas être non plus dans un état coercitif, parce que j'avais pas mal voyagé dans les ex-Pays de l'Est. J'avais des souviens du bloc soviétique. Moi, je suis née à l'époque du mur de la guerre froide. Et donc j'avais envie de... Je ne voulais pas de ça. Et donc j'ai trouvé la une offre politique qui correspondait bien à moi.
Et donc le Mouvement En Marche vous a investi dans la 11e circonscription des Français de l'étranger. Je le disais, c'est la plus vaste de toutes les circonscriptions. Elle compte 49 pays à cheval sur 3 continents, 11 fuseaux horaires. Comment est-ce qu'on fait... On la voit là sur ces images, ça représente vraiment une zone très importante. Comment est-ce qu'on fait campagne sur un territoire aussi vaste ?
Alors nous avons la chance, nous à l'étranger déjà, d'avoir le fichier e-mail de tous nos électeurs. Donc moi j'ai une base de données de 80 000 e-mails. Déjà je pars sur une bonne base. Ensuite j'utilise beaucoup les outils numériques qui marchent très bien. Moi j'ai eu la surprise de voir des gens qui me connaissaient alors que je ne les avais jamais rencontrés. Ils me connaissaient à travers mes communications, comme quoi le numérique ça fonctionne. Et puis ensuite je me déplace un peu, pas partout. Je ne pourrais pas visiter les 40 sur les 49 dans lesquels on a des communautés françaises. Je progresse petit à petit. Je me déplace toujours quand il y a une vraie raison d'y aller.
Pour faire attention quand même aux dépenses que ça engage, à la fatigue que ça génère, à l'intérêt que ça peut avoir pour nos communautés. J'essaye d'être utile, encore une fois être utile, le plus utile possible.
Ça c'est depuis que vous êtes élue, mais en campagne vous avez quand même fait beaucoup de voyages. Moi j'ai retrouvé vos affiches de campagne, de meeting de 2017, je le disais au début de l'émission. On dirait une tournée des Rolling Stones. Melbourne, Sydney, Shanghai, Tokyo, Hong Kong, Delhi, Kyoto. Je n'avais pas pensé au parallèle, c'est tout à fait ça. Mais il faut un sacré budget. Avion notamment, transport, comment vous financez ça ?
D'abord je partais de Singapour, et puis on est en Asie, il y a des vols low cost, ça coûte moins cher. Ce ne sont pas des distances énormes. Le budget est important, mais il n'est pas considérable. Et moi je n'ai jamais dépensé la totalité, ni du budget de campagne.
Vous n'avez pas un budget spécial pour les campagnes à l'étranger ?
J'ai un budget pour les campagnes à l'étranger qui est différent de mes collègues en métropole. Mais je ne l'ai jamais dépensé en totalité, loin de là. Ni pour la campagne, ni pour ma mission de parlementaire après.
Vous êtes donc depuis 2017 l'une des 11 députés des Français installés hors de France. La taille de votre circonscription fait que vous avez dû trouver une façon originale d'assurer vos permanences parlementaires. On va voir ça en image.
Bonjour à tous. Je vais attendre les premières connexions pour pouvoir lancer notre échange, puisque nous sommes aujourd'hui dans la permanence, la permanence virtuelle, que je vous propose tous les mois, et qui me permet de vous présenter mon travail de parlementaire, et d'échanger avec vous et de répondre à vos questions. Je vois déjà quelques questions qui sont tombées dans le chat.
Donc la plupart des échanges que vous avez avec vos administrés, vos électeurs, je ne sais pas comment on les appelle, c'est comme ça, soit par Facebook Live, soit en Zoom quand c'est en plus petits groupes. Est-ce que ce n'est pas un peu frustrant pour vous et peut-être pour eux ?
Alors, d'abord nous-mêmes qui sommes à l'étranger, nous avons l'habitude de ces outils-là, avec nos familles, avec nos amis, avec nos proches. Donc on a tous l'habitude d'utiliser un écran, de se voir par écran interposé. Donc ça ne fait pas une grosse différence par rapport à, je dirais, presque à notre quotidien. Je n'ai pas le choix, je ne peux pas faire autrement. Mais ça ne m'empêche pas, sur des situations de crise, des situations d'urgence, de proposer un Zoom. Et parfois, la veille pour le lendemain, je comprends, dans une communauté, il y a un problème qui est crise, hop, je propose un Zoom, et le lendemain, là du coup, on échange quand même plus directement, plus facilement.
Donc ça aide. Franchement, merci aux outils numériques.
Donc, votre point d'attache, je le disais, c'est Singapour. Comment est-ce que vous répartissez votre temps entre le Palais Bourbon, quand il faut aller voter les lois, Singapour, et le reste de votre circonscription ?
Alors, le plus gros du travail d'un parlementaire, quel qu'il soit, c'est le Palais Bourbon. Et mes collègues sont là, généralement, le mardi, le mercredi, le jeudi, au minimum, souvent même dès le lundi après-midi, et parfois le vendredi, quand on siège jusqu'au vendredi. Le gros du travail, il est ici. Même quand un administré nous sollicite pour un problème qu'il a, avec une administration, le ministère de l'Intérieur, la Sécu, que sais-je, les questions qu'on va poser, les responsables de ces entités, ils sont bien à Paris, ils ne sont pas en province, ou ils ne sont pas à l'étranger. Donc, il faut absolument qu'on soit présent.
Moi, contrairement à eux, je ne peux pas prendre un RER, un TGV pour rentrer le week-end. Donc, j'y vais pendant, maintenant, les séances de suspension des travaux de l'Assemblée. Au précédent mandat, je pouvais y aller toutes les 4-5 semaines. Maintenant, j'ai été obligée de changer mon rythme, avec la majorité relative. C'est ce que j'allais vous demander. Voilà. Donc, je suis obligée d'y aller. Donc, j'y vais la semaine de suspension qu'on a en novembre, octobre-novembre, les 3 semaines de Noël, la semaine de février, les 2 semaines d'avril, ou dans l'autre sens.
Et puis, je m'octroie un petit faveur, c'est qu'au moment de la session extraordinaire, nous avons le droit de donner une délégation de vote. Donc, je voyage beaucoup en juillet et en septembre. En août, beaucoup moins.
Vous ne pouvez pas déléguer votre vote le reste du temps ? Non. Ce n'est pas possible ? Non, non. Il n'y a pas de règle dérogatoire pour les députés de l'étroge ?
Uniquement partie extraordinaire, session extraordinaire de l'Assemblée. Donc, du coup, ça limite pas mal le temps de déplacement. Mais franchement, cette année, avec ces contraintes-là, finalement, j'ai fait autant de pays que certaines années dans le précédent mandat hors Covid.
Et alors, le Covid, justement, comment est-ce que vous avez géré vos allers-retours entre Paris et Singapour pendant cette période ?
Eh bien, le hasard faisait... Enfin, le hasard... L'organisation de mon travail faisait que, le moment de suspension des travaux du mois de mars 2020, qui était la période des élections municipales, je me trouvais en France. Et quand j'ai compris que l'espace aérien allait fermer, j'ai même appelé en urgence mon époux pour lui dire, écoute, là, il te reste, à mon avis, 48 heures maximum pour rentrer. Sinon, après, on ne pourra plus se revoir. Et il a bien fait de rentrer. Sinon, on ne se serait pas vu pendant deux ans.
Et donc, vous êtes restée...
Je suis restée en France pendant deux ans. Pendant deux ans. Puisque mon pays, Singapour, refusait même moi, avec un titre de séjour permanent, que je rentre à Singapour. Je n'avais même pas le droit de rentrer. Il y a même des pays qui ont interdit à leurs propres ressortissants. Moi, je ne pouvais pas rentrer.
Quand on se promène sur vos réseaux sociaux, on vous voit en photo avec des ambassadeurs, notamment l'ambassadeur de Chine en France, l'ambassadeur d'Indonésie, ou avec des officiels dans les pays où vous vous déplacez qui font partie de votre circonscription, comme le Parlement de la Corée du Sud, par exemple. Vous êtes un peu députée diplomate, on peut dire. Il y a une part de diplomatie.
Alors, il y a une part de diplomatie qui était aussi liée sur le précédent mandat au fait que j'étais membre de la Commission des Affaires étrangères. Et du coup, dans ce cadre-là, oui, je jouais pleinement mon rôle de diplomate parlementaire, de diplomatie parlementaire. Vous savez, un parlementaire peut dire des choses que parfois nos diplomates ne peuvent pas dire. Donc, c'est très utile. Et puis, dans chacun des pays, j'ai à cœur de présenter nos communautés aux responsables sur place, leur dire, voilà, sachez que là, vous avez une communauté de 3 000 Français, 10 000 Français, 5 000 Français. Et parfois, ils ne se rendent pas toujours compte.
Les difficultés auxquelles ils peuvent être confrontés aussi ?
Pas seulement les difficultés, mais là, c'est tout. Moi, je vends la France très positivement en disant, voilà, vous avez des entreprises qui font ci, qui font ça, un artisan qui fait ci. Vous savez que là, vous avez un chocolatier qui est français, vous avez un marchand de vin qui est français. Donc, j'aime bien vendre notre pays à mes interlocuteurs sur place.
Et alors, parfois, vous donnez l'impression d'aller même au-delà de la diplomatie. C'était le cas notamment en 2021, quand l'Australie a annulé le fameux contrat géant où il s'agissait de construire 12 sous-marins pour 50 milliards de dollars. À l'époque, vous avez fait une confidence que je trouve surprenante. On va revoir ça en images.
J'ai rencontré un député de la majorité de Scott Morrison, Premier ministre actuel, qui m'a dit « J'en veux pas de votre contrat, il est beaucoup trop cher, je ferai tout ce que je peux pour le déchirer, il n'est pas possible. » Et vraiment, il était très agressif avec ce contrat. Alors, j'étais tellement stupéfaite que je m'en suis ouverte aux autorités françaises. Et on m'a dit « Oui, oui, oui, on sait, on sait. »
Ça donne l'impression que là, vous n'êtes même plus diplomate. C'est presque du renseignement que vous faites. Vous avez accès à des informations comme ça, qui ne sont pas encore…
Oui, mais pas seulement moi. Je dirais que même tous les Français qui sont installés à l'étranger, que j'ai à cœur de défendre, par les contacts que nous avons avec les autorités locales, avec des entreprises, avec des institutionnels, peu importe, on a accès à des informations dont la France a besoin.
Vous travaillez en coordination avec le Quai d'Orsay ? Toujours.
C'est très important de se coordonner, s'assurer que j'ai les bons messages, qu'inversement, eux peuvent m'orienter en disant « Là, actuellement, c'est sur ce sujet-là qu'on voudrait plutôt avancer. » Et inversement, chaque fois que j'ai une information que je juge pertinente, je la leur apporte absolument.
L'Ukraine fait partie de votre circonscription. Vous avez d'ailleurs rencontré Volodymyr Zelensky à Kiev puisque vous avez accompagné la présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet, dans son voyage sur place. Est-ce que vous avez pu vous rendre utile sous une forme ou une autre quand la guerre s'est déclarée là-bas ?
J'ai eu beaucoup de contacts avec les Français sur place qui étaient dans un questionnement important, notamment sur la position française, sur ce qu'on allait faire, sur le soutien. Au moment du rendez-vous avec Volodymyr Zelensky, le sujet que j'ai voulu lui poser et sur lequel je continue à travailler, j'ai voulu l'alerter sur le risque que les opinions publiques nous lâchent à un moment ou à un autre. Et donc, notre travail est à lui et à nous, citoyens et parlementaires, c'est d'animer cette opinion publique et de dire, voilà, n'oublions jamais l'Ukraine, ne la laissons jamais tomber.
Donc là, j'espère être utile en faisant vivre l'Ukraine, le sujet ukrainien, pour que jamais les opinions publiques ne nous lâchent.
On va passer à notre quiz à présent. Je vous explique le principe. Ce n'est pas très compliqué. Je vais commencer une phrase et ça va être à vous de la compléter. On commence. Vu de Singapour, les débats dans l'hémicycle sont parfois...
Particulièrement animés et irrespectueux.
Tout à fait à l'opposé. Ça ne se passe pas du tout comme ça ? Non, pas du tout. En Asie. Mes collègues au Palais Bourbon pensent souvent que... S'agissant de moi ? De vous et du fait d'être députée de l'étranger.
Curieux, interrogatif, mais je pense que je suis souvent vue comme une députée souriante et soucieuse du consensus.
Enfin, la prochaine brique dans ma vie sera... Après celle de députée ?
Oh, alors comme j'ai encore 4 ans de mandat, à 2 ans, je ne sais déjà pas ce que je vais faire. Mais en tout cas, les envies de faire plein de choses, toujours d'être utile au pays, oui.
Merci beaucoup, Anne Jeanneté, d'être venue dans La Politique et moi.
Anne Genetet