BUDGET 2024 : FRANÇAIS, ATTENDEZ-VOUS À SOUFFRIR
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Quels sont les principaux postes de dépenses du PLF 2024 ?
- 6:00RelanceRéponse partielle
Où sont les économies dans ce budget ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Ce budget est-il écologique selon vous ?
- 14:00FerméeRéponse directe
Les revalorisations salariales dans la santé sont-elles suffisantes ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Les prestations sociales coûtent-elles trop cher ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Chiffre
« le projet vise des économies à hauteur de 16 milliards d'euros »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
pour ne rater aucune de nos vidéos n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche rajouter des sommes de 180 milliards on parle des sommes énormes il y a jamais eu ça la trace de ça le Haut Commissariat au Plan chaque fois qu'il fait un rapport il finit par vous dire oui il faudrait faire un plan et les États-Unis n'hésitent pas à le faire ils ont un déficit bien plus élevé que le nôtre il faut de l'investissement public et cet investissement public il se fera par la dette bonjour tout le monde je suis ravie de vous retrouver pour ce nouvel instant Porcher l'instant Porcher c'est un petit moment qu'on se prend entre nous avec Thomas pour analyser décrypter avoir les clés pour comprendre ce se passe autour de nous et cette année on fait cette rentrée à la télé oui vous avez bien entendu je vous le répétais sans cesse l'année dernière nous avons réussi grâce à vous le 20 octobre vous aurez enfin un média libre et indépendant des luttes sur les bouquets télé des boxes internet oui nous allons nous frotter aux grandes chaînes nous avons absolument besoin de vous pour cette grande étape de l'histoire médiatique pour constituer notre grille des programmes nous sommes en pleine levée de fond sur Kiss Kiss Bank Bank nous avons déjà atteint notre premier palier à 100000 € merci beaucoup mais il faut continuer rejoignez cette grande aventure et soutener la première coopérative médiatique de France sur le petit écran bonjour Thomas salut Lisa alors avec toi aujourd'hui au programme le projet de loi de finances pour 2024 qui nous donne une bonne vision de ce à quoi nos vies vont ressembler c'est [Musique] parti le projet de loi de finances pour 2024 a été présenté par Bruno Lemer il y a 2 semaines et sera débattu avant la fin de l'année au Parlement alors ça peut nous paraître un peu loin comme ça le PLF mais c'est finalement ce qui guide les orientations pour nos vies au quotidien dans quoi on décide d'investir ou non et dans quoi on décide de faire des économies ou non et vous avez l'habitude de l'entendre pour le gouvernement l'heure est une nouvelle fois aux économies ce qu'on appelle la fameuse maîtrise de la dépense que le PLF définit comme prioritaire l'année 2024 doit être celle de la baisse du déficit pour s'inscrire dans la trajectoire de retour sur les 3 % en 2027 et de réduction de la dette à 108,1 % en 2027 peut-on lire le projet vise des économies à hauteur de 16 milliards d'euros économie réalisé grâce à la fin des boucliers tarifaires ou encore la mise en place de réformes structurelles ne vous inquiétez pas on va vous expliquer tout ça trois chantiers sont prioritaire pour l'État l'armée police justice avec une hausse de 4 milliards d'euros la transition écologique on en a déjà parlé avec 7 milliards supplémentaires l'éducation et la formation avec 5,5 milliards d'autres orientations dont se vente le gouvernement dans les premières pages en P mail une indemnité carburant travailleur de 100 € devrait être mise en place à partir de janvier 2024 ciblé sur les 30 % des travailleurs les plus modestes 1,5 milliards pour l'accessibilité et ma prime adapte pour l'accessibilité aux personnes handicapées au logement les étudiants verront leur bourse revalorisé de minimum 37 € par mois et les barems seront revalorisés aussi revalorisation encore salariale fonction publique lutte contre la fraude fiscale et sociale et augmentation du montant de la dotation globale de fonctionnement aux collectivités local de plus de 200 millions d'euros les dotations de péréquation donc qui vont aux collectivités les plus défavorisées sont abondé de 200 millions côté santé le gouvernement est content de lui après les accords du segure de la santé en 2020 pour plus de 12 milliards d'euros de revalorisation salariale annuelle et un plan d'investissement de 19 milliards d'euros sur 10 ans les mesures salariales annoncées depuis 2022 et 2023 dans le champ hospitalier et médico-social représenteront plus de 5 milliards d'euros de dépenses supplémentaires pérenes en 2024 auquells s'ajouteront plus de 1 milliard d'euros dans le cadre de la revalorisation des gardes et du travail de nuit et du dimanche mais alors où sont les économies je cite toujours le PLF l'État et ses opérateurs mais aussi la sécurité sociale et les collectivités territoriales doivent contribuer à cet objectif en modérant la progression de leurs dépenses de fonctionnement cela devrait permettre d'investir davantage en particulier dans la transition écologique h d'autres indices les objectifs de maîtrise de la dépense publique seront atteints par la mise en œuvre de mesures d'économie identifiées notamment dans le cadre de revue de dépenses engagé depuis 2023 sur le périmètre des administrations de sécurité sociale les réformes structurelles déjà engagés contriburont à la réalisation d'économie substantielle qu' s'agit de l'assurance chômage ou de l'assurance maladie et quand on regarde le projet de loi de finances de la sécurité sociale 2024 l'orientation est aux économies voire réduction des enveloppes contenu de l'inflation je crois qu'on avait commencé à comprendre Thomas est-ce qu'on a affaire là à une politique austéritaire ou non et qu'est-ce que tu penses de ces choix sur où sont les priorités où sont les économie en fait il y a une austérité cachée dans dans dans dans ce budget c'estàdire qu'on est pas sur des coupes franche de de baisse de dépenses publiques comme on a pu le voir en Grèce mais on est sur un un contrôle des dépenses publiques notamment dans leur volume sur le volume ça va augmenter que très très très peu hein d'ici à 2027 on est sur 01 % d'augmentation c'està-dire une stabilité de la dépense publique en volume et vous savez quand vous avez de l'inflation quand vous avez la population qui augmente si vous donnez le même moyen en volume c'est en fait un appauvrissement donc ce qui se passe c'est que les les gens vont le ressentir encore plus parce que avec cette stabilité de la dépense publique où cette augmentation très faible de 01 % on est à une augmentation qui va être 10 fois moins vite que celle d'avant la crise de de 2019 et et la décennie entre 2010 et 2019 la dépense publique augmenté encore moins vite que la décennie d'avant donc tous les problèmes sur l'hôpitaux sur l'éducation tout ce qu'on a sur l'armée les les manques de financement et cetera tout ce qu'on a vu avec les différentes crises que nous avons eu nous l'avons eu dans un contexte où la dépense publique été financé 10 fois plus que ce qu'elle va être dans les prochaines dans les prochaines années donc il y a une forme d'austérité et à mon avis dans les prochaines Ann anné on risque d'avoir des gros problèmes récurrents encore plus que ce que nous connaissons aujourd'hui sur les services publics les conséquences pour la population sont déjà concrètes la baisse du remboursement par la CQ des soins dentaires avec un transfert vers la mutuelle les arr maladies qui coûteraient trop cher et leur contrôle qui serait qui sera durci cette scène aussi la semaine dernière où des patients sur des brancars étaient bloqués à l'extérieur de l'hôpital de Perpignan car il ne pouvaiit pas être pris en charges aux urgences et alternative économique montre que le gouvernement fait des annonces de revalorisation mais sans donner ensuite les moyens supplémentaires aux hôpitaux et leur demande aussi de réaliser des économies qui évidemment se répercutent sur les soins Thomas toi tu as alerte sur ce sujet depuis des années est-ce que là le PLF va à contesens de ce qu'on a besoin mais oui il va à contresens parce que on nous a parlé depuis le covid de quoi du fait qu'on avait compris qu'il fallait des services publics qui étaient qui étaient imp qui étaient fort à l'hôpital dans l'éducation et puis là le Président nous a parlé de la planification et écologique et là en fait on a un budget qui ne va pas permettre une transition écologique ambitieuse et qui va pas remettre sur pied les service public donc on a un budget qui ne demande rien aux entreprises et dont l'évolution des dépenses publiques ne permet pas de répondre aux défis que nous avons identifié pendant pendant le covid donc il faut vraiment faut vraiment bien comprendre une chose c'est quand on nous dit mais oui mais vous savez la dépense publique c'est plus de 50 57 % du PIB donc ça va il y a suffisamment d'argent pour les services publics et pourquoi d'ailleurs ces services publics ne fonctionneent pas dans la dépense publique vous avez deux choses vous avez la partie prestation sociale c'està-dire tous les transferts qui sont faits les retraites le chômage les les prestations familiales qui est à hauteur de 56 % à peu près et le reste c'est la la dépense publique qui va au fonctionnement des administrations au paiement des fonctionnaires et à l'achat de leur consommation intermédiaire cette partie-là qui revient au servicees public donc aux fonctionnaires et aux administrations elle est stable en pourcentage de PIB depuis 1978 et elle est inférieure à un pays libéral comme le Royaume-Uni par exemple ou à un autre pays comme comme la Finlande donc il faut faut vraiment faire la différence entre les choses la partie de la dépense publique qui va euh au service public c'est une partie qui est beaucoup plus faible que certains pays y compris des pays libéraux et cette partie qu'il faut aussi remettre sur pied alors le gouvernement a coupé dans les prestations avec la réforme des retraites la réforme d'assurance chômage pour baisser la dépense publique maintenant il part du principe qu' il faut pas en mettre plus et qu'il faut mieux organiser c'est ce qu'on dit depuis un certain nombre de temps mais on se rend compte et on l'a vu encore une fois pendant pendant le covid qu'il y avait aussi la question des moyens et du personnel et là si vous voulez mettre des moyens du personnel benah il faut y mettre de l'argent sur l'école et la formation on nous annonce un investissement de plusieurs milliards mais finalement l'enveloppe en fait sert à revaloriser le métier d'enseignant avec des mécanismes de primes le PACT enseignant aussi on leur propose de travailler plus pour gagner plus he par exemple un prof de sport peut remplacer quelques cours d'anglais he ça déjà été vu une augmentation de quelques dizaines d'euros pour les gratifications de stage une hausse de l'aide pour l'emploi des jeunes dans les entreprises et surtout plusieurs milliards iront au développement du SNU est-ce que pour toi ce sont des milliards bien investis est-ce que c'est suffisant le vrai problème de de fond c'est quoi alors effectivement là il y a des augmentations de de salair des profs c'est une bonne chose hein alors bon ça faisait quand même des années que ça n'avait pas augmenté hein moi je prends toujours cette heure même dans l'enseignement supérieur cette heure de de TD de travaux dirigés à l'université bah l'heure de TD n'a pas été revalorisée depuis 25 ans c'est c'est quand même hallucinant donc il y avait des revalorisations à faire mais on reste toujours dans la même logique de dire que oui il faut que les les profs fassent plus alors on augmente le salaire mais on demande plus de tâches queil y a un problème d'organisation que c'est ça le problème majeur c'est l'organisation rappelons que que toute toute la logique managériale qui a été appliquée au service public C ces 20 dernières années partait de de de de ce constat qui a un problème d'organisation et là on nous dit qu'il y a encore un problème d'organisation 20 ans après les cabinets de conseil qu'on a payé qui ont réorganisé dans tous les sens et qui ont amené à quoi à la modération salariale et au fait que les gens n'aiment plus leur métier donc là il va falloir un mettre de de l'argent et parce que si on met pas de l'argent qu'est-ce qui se passe dans le système que l'on connaît en France système à deux vitesses vous avez des gens qui qui arrivent à aller dans des dans des écoles privées de très beaux quartiers ou dans des bons collèges ou des belles primaires dans des beaux quartiers également où vous avez un patrimoine culturel extrêmement fort enfin en tous les cas beaucoup plus adapté à celui de l'école parce qu'il y a un patrimoine culturel aussi ailleurs mais adapté à celui de l'école et vous avez peu d'enfants de de classe populaire quasiment pas et d'autres où vous avez euh ben quasiment que des enfants d'ouvriers ou d'employés avec ce patrimoine culturel qui est moins adapté à l'éducation telle qu'elle est c'est ce que c'est ce que c'est ce qu'expliquait bordieu donc vous avez des inégalités des inégalités avec des gens qui sont préparés à à passer tous les concours et à faire tous les diplômes et d'autres qui auront un peu plus de mal à à le faire donc à un moment il faut pour rééquilibrer ça ben donner plus de marge de manœuvre à ceux qui n'en ont pas et il faut mettre pareil des moyens on peut pas faire sans moyens on a été au bout de cette idée de la réorganisation et du management public de manière libérale surtous les services publics je pense et je pense qu'on en revient il faut er bah il faut embaucher déjà il faut écouter les les les ceux qui sont sur le terrain et ceux qui sont sur le terrain ils ont jamais des pancartes tu as marqué organisons mieux notre secteur où c'est les 35 heur qui ont tué l'hôpital ils ont toujours des ils demandent toujours des moyens et et du personnel c'est que c'est qu'il y a il y a un vrai problème alors le le gouvernement avance fièrement également que ce nouveau budget mobilisera au total près de 25 milliards d'euros pour l'indexation des prestations sociales et des minimas sociaux des retraites et de l'impôt sur le revenus alors regardons ça de plus près par exemple en mars 2022 l'inflation culminait à 4,5 % et les prestations sociales avaient été revalorisées à 1,8 % donc ça creuse quand même l'écart déjà est-ce que c'est normal ou non de revaloriser sur l'inflation et ensuite est-ce qu'on peut se satisfaire de ce que l'État annonce avec ces 25 milliards si tu peux nous déchiffrer un peu tout ça alors l'indexation automatique elle se fait uniquement sur le SMIC et d'ailleurs le SMIC c'est c'est un des salaires qui n'a pas perdu en pouvoir d'achat le salaire moyen le revenu moyen a perdu en pouvoir d'achat les prestations famili ont perdu en pouvoir d'achat avec l'inflation le RSA a perdu en pouvoir d'achat et les retraites ont perdu en pouvoir d'achat le gouvernement a jamais réajusté au niveau qu'il fallait les retraites alors là il nous dit oui on va les augmenter de plus de 4 % mais euh ils avaient perdu en pouvoir d'achat à peu près 5 % puis c'est pour 2024 et il y aura encore de l'inflation 2024 donc même s'il y a un effet de rattrapage c'est pas une augmentation c'est un effet de rattrapage euh voilà les les les retraités vont être quand même plus pauvres euh que qu'avant qu'avant la la la le début du l'inflation et les prestations familiales en pouvoir d'achat vont être toujours plus faibles et le RSA également il y a que le SMIC qui a réussi parce qu'il est indexé automatiquement d'où ce débat sur l'indexation automatique des salaires et des prestations il y a que le SMIC qui a résisté et a préservé son pouvoir d'achat tu parlais tout à l'heure de la dépense publique avec qui avait deux grosses parties une partie sur les services publics qui elle du coup n'augmente pas voir diminue depuis plusieurs dizaines d'années et puis une partie sur les prestations sociales qui elles augmentent cette partie là et c'est pour ça que le gouvernement ararrête pas de dire il faut faire des économies et du coup va s'attaquer au Pr en disant nous coûte trop cher est-ce que c'est le cas qu'est-ce que tu penses de cet argument de dire regardez c'est les prestations sociales qui nous coûtent trop cher en France en fait c'est c'est c'est c'est ce qu'on dit mais la réalité c'est c'est pas ça c'est que ça que que pour un certain nombre de personnes ce qui les dérange le plus c'est que une grosse partie de ces prestations sociales soi gérées par du public notamment les retraites qui sont publiques et par répartition si on on on on on radiait toutes nos retraites et qu'on les passa en capitalisation on aurait une dépense publique en dessous de la moyenne de la zone euro pratiquement au niveau de l'Allemagne et là tout le monde pourrait dire on a une dépense publique faible mais au final bah les retraites seraient gérées par le privé par capitalisation et donc serait beaucoup plus inégalitaire que que que notre système qui rappelons-le avant réforme était le système où il y avait le taux de pauvreté des des retraités le plus faible au monde même s'il y avait des des ajustements à faire on restait quand même le meilleur sur le taux de pauvreté des retraités et et pourquoi c'est idiot en fait de vouloir couper cette partie-là parce que en réalité c'est vous savez c'est des transferts qui permettent de réduire les inégalités et qui vont servir aux gens les plus pauvres à aller acheter des biens ensuite euh vous regardez le taux d'enfants pauvres c'est-à-dire le taux d'enfants vivant dans des familles pauvres il est de mémoire autour de 24 25 % quand on regarde la distribution des revenus euh tel qu'elle est et après redistribution une fois qu'il y a tous les transferts prestations familiales et cetera on arrive à à 6 % à peu près donc on baisse drastiquement le taux d'enfants le les les les enfants vivant dans des familles pauvres grâce à la redistribution donc c'est une très bonne chose et puis la la la chose d'après c'est queoù finissent ces transferts où ils finissent ils finissent pas sur un compte en Suisse ils sont pas placés sur des marchés financiers ils finissent dans l'économie réelle dans l'achat de biens et donc ils profitent au secteur privé donc en réalité la la dépense publi toutes les prestations elles permettent aux gens de vivre mieux de réduire les inégalités mais elles soutiennent indirectement aussi le secteur privé parce que les gens vont acheter des choses avec ça Infiné donc en réalité c'est quelque chose qui fonctionne très bien et ce qui dérange un certain nombre de personnes c'est que quand il y a des prestations sociales il y a effectivement de de l'impôt ou des cotisations de l' et surtout c'est que ce soit le public qui gère ça et pas le privé ona jamais assz en deux éléments un la TVA qui est l'impôt qui touche tout le monde pas par rapport au revenus et qui du coup pèse beaucoup sur les classes les plus modestes puis la deuxième chose on rappelle un gros poste de dépenses pour l'État c'est l'aide aux entreprises qui est énorme et donc du coup il n'y a pas que l'argent qui est versé au plus pauvres donc il faut bien le rappeler l'état on l'a dit met le paquet sur la transition écologique on en a déjà parlé dans l'instant Porché dans le discours et il gonfle l'enveloppe de 7 milliards pour 2024 d'où la volonté d'économie d'Emmanuel Macron et de Bruno Lemire qui le disent économiser et réinvestisser dans la transition écologique toi pour toi Thomas est-ce que ce budget 2024 il est écologique non il est pas écologique enfin il est pas à la hauteur de ce qu'on appellerait une transition écologique ambitieuse et ou une planification écologique comme le dit Emmanuel Macron ou un European New Deal comme le dit comme on le dit en Europe en réalité c'est une transition sans invest donc on veut pas toucher aux entreprises les entreprises on le continue à leur donner des baisses d'impôts sur les impôts de production d'ailleurs une petite tranche une baisse d'impôts qui qui s'ajoute à toutes les baisses d'impôts qu'il y a eu dans dans le précédent quinena donc on demande rien aux entreprises donc on baisse les impôts à des entreprises donc on leur permet d'avoir plus d'activités alors que même elles sont probablement dans des secteurs qui sont des secteurs allant à l'encontre de la lutte contre le réchauffement climatique normalement un gouvernement devrait choisir il peut donner s'il veut payer une partie des coûts d'adaptation et orienter la production il peut avantager celle qui qui s'orientent directement sur des des des productions en faveur de la transition écologique c'est ça qu' devrait faire alors là il donne gratuit à tout le monde de manière uniforme et puis de l'autre côté il met un petit peu d'argent dans la transition écologique donc je pense que quand on fait la balance entre ce qui est donné et et d'un côté et ce qui est offert de l'autre côté à des entreprises on est sur des budgets qui sont beaucoup plus faibles donc c'est ça la la la vraie question de foncer si on veut faire une planification c'est pas moi qui emploie ce mot c'est le président de la République la planification ça suppose la coordination des entreprises petites et grandes avec pour but final de servir la transition écologique il y a jamais eu ça la trace de ça on ne sait pas quelle entreprise va favoriser la transition plus qu'une autre il y a jamais eu un plan au sens strict qui a été établi le haut commommissariat au plan chaque fois qu'il fait un rapport il finit par vous dire euh oui il faudrait faire un plan mais c'est son but normalement de faire un plan c'est pas que de dire on va manquer je sais pas de médicamenten et il faut établir le plan après et il y a jamais de plan qui a été qui a été établi donc on reste sur la même la même doctrine on baisse les impôts entreprises elles font ce qu'elles veulent on leur fait confiance c'est le marché qui décide on met un petit peu d'argent quand même pour ajuster de à droite et à gauche le marché mais c'est pas une transition écologique ambitieuse évidemment tout ce qu'on vient de dire est guidé par une obsession réduire le déficit public réduire la dette être compétitif par rapport aux voisins qui eux mettent en place des mesures pour réduire leurs dettes et leurs déficit de notions à ne pas confondre on avait déjà fait un épisode là-dessus est-ce que pour toi c'est un objectif qui est urgent et qui est prioritaire non le le seul problème c'est que je pense qu'en Europe un certain nombre de pays partageent cette position il y en a qu'un seul qui la partage pas vraiment c'est l'Allemagne et puis quelques pays du du Nord mais quand on regarde par exemple sur les dettes publiques il y a beaucoup de de pays qui ont des dettes au dessus de 100 % il y a l'Italie il y a le Portugal il y a l'Espagne il y a la France ça fait pratiquement 50 % la Grèce ça fait pratiquement 50 % du PIB donc si on était un petit peu offensif on pourrait dire que là il faut arrêter tout ça aujourd'hui tout le monde dit que pour mener la transition écologique et pour remettre nos services publics à niveau il faut de l'investissement public et cet investissement public il se fera par la dette même monsieur Pisani ferry récemment a dit que l'investissement public qui avait été fait dans le cas du pacte vert européen était beaucoup trop faible et qu'il fallait rajouter des sommes de 180 milliards on parle des sommes énormes même lui qui était un économiste qui a fait le programme de Macron conseiller Macron en 2017 donc aujourd'hui tout le monde s'accorde à dire ça et les États-Unis n'hésitent pas ils ont un déficit bien plus élevé que le nôtre ils ont une dette plus élevée que le nôtre les Chinois c'est pareil il n'hésitent pas à le faire donc pourquoi nous qui sommes tous ensemble la première zone économique mondiale parce que c'est ce que c'est ce qui est l'Europe on n'arrive pas à s'accorder là-dessus c'est ça qui est dingue donc on voit bien que on n pas tenu contte des erreurs du covid que on a fait semblant de de de faire en sorte qu'on allait faire des prêts tous ensemble et cetera mais que très vite voilà tout le monde fait cavalier seul et on se regarde en disant qui va réduire plus rapidement ses déficits c'est c'est une grosse erreur ça ne sert à rien euh aujourd'hui il faut bien sûr observer les déficits et l'évolution de la dette mais encore aujourd'hui notre pays reste attractif pour les investisseurs il y a tellement d'épargne dans l'économie tellement d'épargne dans l'économie qu'il faut bien la la diversifier cette épargne et on la diversifie aussi en achetant des dettes de pays sûr et l'Europe malgré tout reste un ensemble économique qui est plutôt sûr euh donc c'est là-dessus qu'on devrait jouer plutôt que de vouloir réduire les déficits pour les réduire et au final amputer les investissements nécessaires pour l'avenir oui c'est ça tu parles d'investissement parce que faire des économies sur le court terme ça peut en fait nous goûter plus cher sur le long terme c'est c'est des choses qui aident à investir est-ce que tu peux nous parler un peu de cette ce côté investiss regardez crise du covid crise sanitaire ah tiens on a fait que des économies sur l'hôpital depuis 20 ans on n'a pas suffisamment investi on se rend compte quand il y a une crise la guerre en Ukraine aux portes de de l'Europe ah tiens on n pas suffisamment investi dans nos armées euh on s'en rend compte donc chaque fois qu'il y a une crise on se rend compte qu'on a pas suffisamment investi ça sert aussi un peu à ça la prospective et l'investissement là la transition écologique la planification écologique c'est quelque chose d'extrêmement important s'il y a pas les investissements nécessaires ce sont des plans sans investissement et ça finit comment ça bah ça finit qu'on demande les ajustements aux gens les plus pauvres et après ça fait ben on le voit bien l'extrême droite qui s'empar en Allemagne de la lutte contre les contre les chaudières à gaz et qui gagne des points dans les sondages parce qu'elle dit nous on veut pas de ça on va pas embêter les gens voilà dans en Espagne des mairies une fronte de mairie qui sont contre les zones à faible émission là le gouvernement se dit bon benah est-ce que je vais reculer donc s'il y a pas d'investissement pour accompagner ceux qui ont des le plus le plus de difficultés à s'ajuster bon ben vous arrivez tout droit à une transition low cost et une transition low cost c'est-à-dire pas de transition en réalité c'est ça qui va se diné aujourd'hui en Europe et j'ajouterai une chose c'est que quand on regarde chez nous parce qu'on nous arrête pas de nous parler de notre déficit que c'est très très grave parce qu'on a pas été à l'équilibre depuis 50 ans alors déjà sur les 50 dernières années les États-Unis ont été en excédent trois fois une fois ils ont été en excédent ils sont cherché à revenir en déficit pour leur politique monétaire le Royaume-Uni a été en excédent je crois quatre fois de mémoire et l'Italie jamais donc l'excédent c'est pas une fin en soi quand sur 50 ans vous avez la première puissance qui n'y est que trois fois je veux dire le monde ce n'est pas à l'Allemagne contrairement à ce que pensent nos dirigeants français donc nous n'avons jamais été en d'excédent depuis 50 ans mais ce qu'il faut voir c'est que dans notre déficit si on retire l'investissement nous sommes en excédent ça veut dire que la dette que nous avons contractée à financé de l'investissement et c'est une bonne chose on aurait pu aller plus loin c'est ça c'est c'est une bonne chose contrairement à ce qu'on dit oui chaque fois qu'on dépense on s'en dette non en fait c'est faux la dette que l'on a pris c'est ces 30 dernières années a financer de l'investissement et je va dire aujourd'hui que vous soyez une PME une entreprise privée une grande entreprise et ben vous vous endettez avant d'investir c'est comme ça et c'est pareil pour un état pour les gens enfin on avait parlé avec Benjamin bris dans avec son livre l'impasse de la compétitivité c'estàdire que si on investit dans dans l'école dans la santé ça peut paraître opiste dans la santé dans l'école les gens sont moins malades ou alors si on investit dans si on investit dans l'emploi les gens travaill travaillent donc au moins de prestations social en tout se gagne et tout se revient mais il faut pour ça une vision de long terme et de l'investissement comme tu viens de le dire nous ce qu'on arrête pas de dire dans l' pcher c'est arrêter de réduire le déficit en réduisant les dépenses mais augmenter plutôt les recettes par exemple les super profits sur les entreprises et bien le projet de loi de finances avance qu'en 2024 les recettes de l'État seraient en hausse de 14 milliards d'euros par rapport à 202 3 que les recettes fiscales nettes elle c'est plus 17,3 milliards cette hausse elle est principalement portée par la hausse de l'impôt sur les sociétés plus 10 milliards de la taxe sur la valeur ajoutée plus 4,1 milliard et de l'impôt sur le revenu plus 3,5 milliards et de l'autre on a des taux d'imposition sur les sociétés qui ont fortement baissé sous Macron on est passé de 33 à 25 % on le rappelle Thomas qu'est-ce qui s'est passé est-ce que ça y est les entreprises y mettent enfin du leur ou pas du tout en fait bon c'est très difficile de de de comparer les ces dernières années parce qu'on a eu des années de crise avec la crise sanitaire et des années de reprise ensuite puis la crise d à la à la guerre et l'inflation puis des reprise ensuite donc quand vous comparez une année de crise avec une année de reprise effectivement vous avez beaucoup plus de rentrée fiscale ça ça c'est c'est une réalité après je pense qu'il faut pas penser que c'est parce qu'il y a eu des baisses des impôts qu'il y a eu plus de de de de rentrée fiscale bien que bien que quand vous avez une société et cetera vous pouvez faire des montage toujours pour vous payer plutôt en dividende que en revenu où il y a un impôt plus fort donc faut voir faut voir aussi ça mais mais mais globalement il faut se poser la la la vraie question c'està dire est-ce que on aurait pas eu plus de rentrée fiscal si on avait touché à rien c'est ça c'est ça la réalité c'est-à-dire que il y a un tas de choses qui ont été fait dans les baisses de fiscalité dans les baisses de charges où on nous promettait que ça allait relancer l'activité cétait le cas du cice ça été le cas de de la baisse de l'IS ça été le cas aussi de la réforme de l'ISF et et tous les rapports ont montré que ça n'a pas relancé autant que ça l'activité alors certains nous expliquent encore que ces rapports sont faux c'est des rapports de France stratégie on on se rend bien compte que voilà l'effet esconté n'a pas été là et que malgré tout Macron veut pas demander plus d'efforts pas demander beaucoup plus d'effort aux entreprises et donc on est toujours dans le même logiciel bah les entreprises font ce qu'elles veulent il y a pas de souci et de l'autre côté on doit réduire les déficits donc on économise sur la la dépense publique et donc et le et donc le service public donc on est toujours dans cette logique là et et et ce qui est ce qui est difficile c'est que là on a un budget qui est encore une fois plutôt de contrôle par avec pas une austérité franche mais dans les prochaines années ça risque de de de devenir un peu plus difficile parce que les prévisions d'ici à 2027 c'est de faire passer le déficit à 3 % et avec ça bah on va avoir un contrôle des coupes beaucoup plus drastiques dans les années à venir donc le plus dur reste à venir ouis justement tu m'as devancé Brunau le maire et Emmanuel Macron aussi une vision tu viens de le dire jusqu'en 2027 avec la fameuse loi de programmation des finances publiques et pareil ici hein les priorités c'est réduire le déficit réduire la dette tu peux pas nous prédire l'avenir mais un peu quand même c'est quoi là l'avenir pour nous en fait le problème de ce gouvernement c'est qu'il pense qu'il faut réduire les dépenses qui pense qu'il faut réduire les dépenses pour réduire le déficit al en fait quand on réduit les dépenses souvent en réduisant le PIB parce que vous savez le PIB c'est quoi c'est la consommation l'investissement privé les dépenses publiques la consommation elle est en berne avec l'inflation l'investissement privé avec la hausse des taux il va pas très bien donc le seul moteur que nous avons en ce moment c'est la dépense publique si vous coupez en plus sur la dépense publicque vous allez avoir le PIB vous allez avoir une croissance morose et donc le déficit qui est exprimé en pourcent de PIB va augmenter alors que c'est l'inverse en fait faut stimuler la croissance pour réduire les déficits et réduire infé la dette donc qu'est-ce qui va se passer comme le gouvernement reste dans ce logiciel là il va encore plus couper dans la dépense publique pour tenir son objectif de 3 % et que Macron finisse avec on va dire un un budget sain selon lui et donc il va y avoir des à mon avis dans les prochaines années quand on voit les la programmation de la réduction des déficites il va y avoir des économies qui risquent d'être plus fortes l'année prochaine et encore plus forte l'année l'année suivante donc comme j'ai dit à la question précédente le plus dur reste à venir merci Thomas merci à toi évidemment nous on va suivre ça pendant des années et à la télé parce que on le redira jamais assez le média arrive à la télé merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant Porché pour cette émission et pour le média je viens de le dire la rentrée se fera à la télé mais surtout avec vous le 20 octobre vous aurez enfin un média libre et indépendant des luttes sur les bouquets télé des boxes internet oui nous allons nous frotter au dit grande chaîne nous avons absolument besoin de vous pour cette grande étape de l'histoire médiatique pour constituer notre grille des programmes nous sommes en pleine levée de fond sur Kiss Kiss Bank B nous avons atteint notre premier palier déjà à 100000 € nous avons besoin d'aller encore plus loin merci beaucoup rejoignez-nous rejoignez cette grande aventure et soutenez la première coopérative médiatique de France sur le petit écran nous sommes ravie de décrypter l'actualité avec Thomas et vous chaque semaine merci de toujours nous suivre pour tous vos commentaires qu'on lit et pouce en l'air sous la vidéo spectateur abonnés donatrices et sociau je vous dis à la semaine prochaine [Musique]