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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 22 octobre 2026 3 minContradictoireActualité / polémiqueSantéAgriculture & alimentationEnvironnement & énergie

Y-a-t-il un lien entre les pesticides et les cancers ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:25Fait
    « c'est la dose qui fait le poison »
  • 2:08Fait
    « Il y a des familles qui vivent au bord des champs et qui apprennent que leur enfant a une leucémie à cause des pesticides »
  • 2:08Fait
    « Il y a dans les Antilles des citoyens toujours malades du chlordécone »
  • 2:08Promesse
    « nous savons sortir progressivement des pesticides, c'est un fait, ce sera moins de cancer, moins de dépenses de santé »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Après une heure de débat, il est toujours impossible de justifier comment on peut marteler, être les défenseurs de nos agriculteurs en sacrifiant leur propre santé et même en portant de jolis rubans roses. Je ne vais pas passer par quatre chemins, je suis fatigué de stagner. On en est encore là, un énième débat polémique. Heureusement, vous avez reculé sur le camdium et nous voilà repartis avec les caricatures sur les produits de protection des cultures, les fameux pesticides. Pendant ce temps, à l'extérieur, le pays brûle, mais avec vous, nous sommes embourbés dans un jour sans fin. Pourtant, ce n'est pas faute de l'avoir répété, vous croyez sincèrement qu'un agriculteur se lève tous les matins en se disant "Comment je vais faire pour m'empoisonner, pour empoisonner les ?"

0:43

À vous écouter, à vous écouter, on croirait que les agriculteurs font n'importe quoi et ça et quand et sans aucune raison. Pourtant, vous le savez, les produits de protection des cultures sont vitaux pour la survie, et le ministre vient de le rappeler, de nos de de nos cultures et des exploitations agricoles. Mais vous ressassez constamment la même rengaine, la culture du doute scientifique et du complotisme. Avec vous, les marchands de tisanes ont de beaux jours devant eux. Votre posture est simple et démagogique. Les pays, les produits de protection des cultures sont à l'origine des explosions des cancers. Or, l'augmentation du nombre de cas s'explique d'abord par le vieillissement de la population, eh oui,

1:25

l'amélioration du dépistage, eh oui, et les politiques publiques de prévention. Vous nous dites que nous causons des cancers, or vous le savez, c'est la dose qui fait le poison. Les différents arguments qui ressortent de ce débat surprennent peu. De notre côté, on aurait des politiques hors-sol, idéologues, j'ai même entendu complotistes, qui ne pensent ni au salaire, ni au prix, ni à la survie d'une profession qui nous nourrit, et de l'autre, on aurait du milieu agricole, de l'économie française, des des et des rendements de production, les grands défenseurs. Il y a en France des femmes et des hommes qui ont nourri ce pays toute leur vie et qui apprennent un jour que leur métier, ou plus précisément les conditions dans lesquelles on leur a poussé à l'exercer,

2:08

les a rendu malade et va les tuer. Il y a des familles qui vivent au bord des champs et qui apprennent que leur enfant a une leucémie à cause des pesticides. Il y a dans les Antilles des citoyens toujours malades du chlordécone. Et il y a des gens qui demandent des comptes et nous les leurs devons parce que nous savons sortir progressivement des pesticides, c'est un fait, ce sera moins de cancer, moins de dépenses de santé, c'est une eau qu'on a plus à traiter à prix d'or, des sols vivants qui produiront encore demain et une agriculture qui emploiera davantage avec moins de fermes qui disparaissent. On ne choisit pas entre la santé et l'agriculture, monsieur Klinger, on protège les deux et c'est ce que veulent la majorité des agriculteurs et c'est ce que nous pouvons faire.