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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 18 août 2026 14 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsSanté

Incendies : «Sébastien Lecornu a essayé de détourner l'attention sur les assureurs» (Yann Arnaud)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Bonjour Jean-Michel Salvator. Comment allez-vous ?

  • 1:01OuverteRéponse directe

    Yan Arnaud, comment accueillez-vous cette remarque du Premier ministre concernant les assureurs ?

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

13h [musique] 14h Europa Info. Il est 13h17. Bienvenue si vous venez de nous rejoindre à l'instant.

C'est l'heure de décrypter l'actualité avec vous Charles Willi et vos débatteurs du jour, le chroniqueur politique Jean-Michel Salvator mais aussi Jonathan Sou rédacteur en chef à cause et avec pas avec nous en studio mais en par téléphone. Oui à distance à distance. Voilà Yan Arnaud directeur du département assurance dommage de la massif.

Oui. Alors, avant d'évoquer, contextualiser ce dont on va parler, je vais présenter et introduire, comme on dit, mes deux débatteur. Jean-Michel Salvator.

Bonjour. Comment allez-vous ? Jean-Michel, bien, je reviens de vacances.

Ben oui. Où êtes-vous parti ? Dites-nous tout.

Faites-nous rêver. Charte, donc dans le Allez, dans le sud-ouest, le nord sud-ouest disons voà qui n'a pas été touché par les incendistes. Tout à fait.

Voilà. Jonathan Sou, vous alors je vous ai vu un petit peu sur ces news ces derniers jours, vous n'avez pas pris de vacances de l'été. Je suis rentré hier donc je vous ai vu hier et ce matin je crois euh ce matin.

Mais en tout cas j'étais dans le Var [raclement de gorge] de mon côté et j'ai vu le feu non pas le feu directement mais le soleil être couvert par caché par les nuages rouges. Ça donne une lumière surnaturelle qui est très très étrange à observer. le le Var qui fait partie des départements malheureusement concernés et c'est pour cette raison que Emmanuel Macron hier a rencontré à Brégançon plusieurs maires des communes touchées donc dans le Var.

Alors, nous allons évoquer messieurs SSU et Salvator. Le Sud-Ouest 10 millions d'euros pour la Gironde, 2 millions d'euros pour les Landes. Voici le plan Marchal comme on pourrait l'appeler, débloqué par Sébastien Lecnu pour relancer ces deux départements meurtris par les incendies.

Au-delà des de ses fonds pour booster l'économie, pour redonner de l'attractivité à ces territoires, se pose aussi la question de l'indemnisation des sinistrés. Euh dans les communes comme le PE, 183 maisons par exemple brûlées. Tous les regards se portent désormais vers les assureurs.

Bonjour Yan Arnaud. Bonjour. Vous êtes directeur du département assurance et dommage à la bassif, la compagnie d'assurance.

Merci beaucoup d'être parmi nous. Je vais tout de suite Yan Arnaud citer Sébastien Lecornu. Le gouvernement se réserve le droit de pointer du doigt les assureurs qui ne joueraient pas le jeu.

Voici les mots du Premier ministre hier en Gironde. Euh Yan Arnaud, comment accueillez-vous cette remarque ? Est-ce pour vous un avertissement, une pression, une mise en garde, voir une menace ?

Comment vous l'avez perçu Yan Arnaud ? Oh ben ça va peut-être vous surprendre mais globalement euh c'est plutôt bien. On est tout à fait d'accord pour euh que encore une fois euh le la puissance publique euh les consommateurs, les assurés pointent euh les gens qui font mal leur travail.

Or on va constater quoi ? Euh que les assureurs font plutôt bien leur boulot. Euh je rappelle que dès les premiers jours de de cet incendie quand euh quand méga incendie hein et euh je je veux d'abord euh apporter toute ma solidarité avec les gens qui aujourd'hui sont touchés dans cette zone mais dès les premiers jours en fait les les assureurs sont intervenus pour faire du relogement pour la massive c'était 2500 familles he qu'il a fallu reloger même si elles étaient pas touchées elles avaient été déplacées donc il fallait faire quelque chose leur fournir des kits de de de de première nécessité on a déjà fait dans ces territoires dès qu'ils ont rouvert les premières expertises et puis euh ben on est intervenu aussi parce qu'on est une mutuelle la massif via par exemple des dons 1 million de dons hein qu'on qu'on a décidé de faire aux associations de proximité pour donner un coup de main aux gens qui avaient vraiment des besoins.

Il y en a il y en a énormément aux gens qui s'occupent d'environnement la LPO par exemple. sont pas rest inf aujourd'hui rentrent dans une phase qui va être leur travail et j'aurais tendance à dire on sent bien que monsieur le cornu a cherché un petit peu à à détourner l'attention sur les assureurs. Moi ça nous inquiète pas ni moi ni je pense la plupart de mes collègues parce qu'on sait qu'on va bien bosser et au final on espère que monsieur le cornu viendra nous féliciter au PGE Yan Arnaud alors posons les les choses et abordons l'aspect concret pour que tout le monde puisse comprendre.

Euh le Premier ministre a déclaré que pour les maisons entièrement détruites, des permis de construire allaient être débloqués et bien sous 30 jours au lieu de de plusieurs mois parce que c'est très fastidieux habituellement. Est-ce qu'on arrive techniquement Yan Arnaud à indemniser un client en 30 jours ? Alors en fait il faut ce qu'il faut bien comprendre c'est que déjà un c'est une très bonne mesure.

Le fait que encore une fois on puisse reconstruire très très vite qu'il y ait pas de tracasserie administrative c'est plutôt très très bien. Après l'estimation du préjudice subi par les personnes, il est déjà en cours d'examen hein. Donc les inspecteurs, les experts sont passés, ont discuté avec les familles.

Il y a toujours quelque chose qui est difficile quand on quand on parle d'habitation, contrairement à une automobile, c'est qu'il faut estimer ce qu'on avait dans sa maison et pas sous forme de preuve mais se souvenir de toutes les choses qu'on avait dans une maison qui avait un minimum de valeur pour pouvoir se les faire rembourser. Bah ça c'est extrêmement difficile. Vous comme moi, on est on serait dans l'incapacité de le faire comme ça.

Donc il va falloir du temps pour que les gens souviennent de "Ah oui, j'avais ça, oui, j'avais ça, ah oui, j'avais ça." Donc ça, les assureurs, ils ont commencé à faire des avances. Nous, on a commencé à faire beaucoup d'avance he on a plusieurs centaines de milliers d'euros pour parer au plus pressé pour les gens qui peuvent se réinstaller, habiter dans une maison qui est pas totalement détruite et cetera.

Qu'est-ce qui va se passer derrière ? C'est que l'expert, il va estimer pour les maisons qui sont détruites ou très gravement endommagées, il va estimer le préjudice. Nous, on va savoir combien ça vaut.

Mais le le truc c'est que derrière il va falloir encore une fois des corps de métier, des artisans, des constructeurs qui vont intervenir et évidemment est-ce est-ce que c'est réalisable, pardonnez-moi, je n'en je n'en démor pas, Yan Arnaud, est-ce réalisable d'indemniser un sinistré qui a perdu sa maison ? Elle est entièrement détruite. Est-ce que c'est faisable sous 30 jours ou bien on part de loin ?

Oui ou non hein ? Pardon ? [rires] Alors je vais pas répondre oui ou non mais je vais vous répondre très précisément.

Ça servira à quoi en fait puisque les travaux n'ont pas été effectués ? Donc faire un chèque pour que quelqu'un se retrouve avec un chèque qu'on lui dise débrouillez-vous très bien on peut le faire d'accord et on peut même le faire sous 15 jours. Le problème c'est on ne résout pas le problème.

Ce qu'il faut c'est un accompagnement sur le long terme au contraire de tous ces gens qui vont rencontrer au fur et à mesure des difficultés. Et c'est là où le rôle de l'assureur rentre en jeu. C'est-à-dire que la personne qui vient d'être touchée par cette par cette catastrophe he qui a détruit sa vie, ses souvenirs et cetera.

Donc c'est vraiment une situation qui est qui est absolument qui est perdue hein. Dans 3 semaines, c'est la rentrée scolaire. Les gens euh se demandent encore comment ils vont s'organiser.

Bon ben, il va falloir reloger ces gens. Il va falloir leur donner de quoi de quoi vivre, de quoi se réinstaller. Il va leur falloir falloir leur fournir tous ces éléments-là.

Et ça l'assureur dont c'est le métier qui est habitué à gérer ce genre de situation va pouvoir le faire. Et il faudra pas abandonner ces gens, je dirais, euh avant qu'il soit retournés dans une dans une vie normale. C'est-à-dire qu'on est rencontré leur maison. et vous le savez comme moi, il faudra du temps pour reconstruire une maison. [raclement de gorge] Yan Arnaud.

Alors, je vais faire un parallèle avec et je passe tout de suite la parole à Jean-Michel Salvator dans une poignée de seconde, mais je fais le parallèle avec les incendies en Gironde et dans le sud-ouest en général. Il y a 4 ans, 2022, 80 millions d'euros d'indemnisation au total avaiit été versé par les assureurs. Beaucoup nous disent Beaucoup nous disent que ce sera bien plus pour cette fois-ci.

Est-ce que vous avez euh sans sans calculer au doigts mouillés hein bien sûr Yan Arnaud mais une estimation de ce que ça pourrait coûter cette fois-ci pour 2026 ? On n pas encore tout à fait ça mais c'est ce qui est sûr c'est qu'on sera au-dessus de ces 80 millions. On a on a on a d'abord énormément je dirais de de forêt qui a été détruite.

Donc c'est des exploitants forestiers c'est des c'est des agriculteurs. On a aussi un certain nombre de bâtim sans sans jouer au juste prix de Philippe Risoli he c'est pas le but mais peut-on avoir une fourchette peut-être en pourcentage de ce que ça va coûter en plus au niveau indemnisation ? Je je franchement j'aimerais bien vous répondre mais on est en train de faire ces calculs là au niveau de la profession.

Pourquoi ? parce que vous avez des choses qui sont du domaine du matériel, ceux-là, on peut les chiffrer, mais vous avez aussi données matériel, des paires d'exploitation, ce genre de choses. Et donc ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui probablement on sera peut-être à moitié plus d'accord que cette facture d'il y a quelques années voire peut-être le double mais c'est très très difficile de de s'avancer puisque bah on est justement au stade où finalement chaque assureur faisant intervenir auprès de de ses assurés euh les experts et cetera a commencé à chiffrer et on est en train de consolider tout ça.

On s'est engagé à donner ce chiffre avant la fin du mois d'août. D'accord ? On va on va faire en sorte encore une fois puisque maintenant, je vous le disais, les les chiffrages ont été ont été effectués même s'ils se complèteront au fur et à mesure mais on va avoir une bonne idée de la fourchette.

Moi je pense qu'on qu'on va dépasser les 100 millions d'euros. C'est c'est absolument certain. Ouais.

Yan Arnaud, je rappelle que vous êtes directeur du département assurance dommage de la massif. Jean-Michel Salvator, chroniqueur politique, souhaite vous poser une question. Oui.

Je voudrais vous interroger sur la méthode des assureurs parce que à chaque fois qu'il y a des destructions de maison, on voit bien que les assurances essayent de de pinailler, de fincer pour évidemment rembourser le le moins possible. Là, on est face à des biens qui peuvent valoir 200000 €, 300000 €, 400000 €, 500000 € 1 million d'euros. Est-ce que vous êtes prêt à être moins regardant sur les conditions et à rembourser beaucoup plus rapidement ? parce que là il y a quand même un état d'urgence quand même pour tous ceux qui ont perdu leur maison.

Oui. Alors je je partage pas du tout cette vision qui consiste à dire qu'on cherche à rembourser moins. Ce sont des clients à nous globalement. [rires] Vous êtes vous êtes une entreprise Ararnaud pardonnez-moi vous êtes une entreprise l'objectif c'est aussi un but lucratif et il n'y a pas de mal à ça et il est normal que vous payez vos charges et votre personnel.

Donc évidemment se développe sur le dos de ses clients. Non mais mais si si parce que quelle quelle entreprise se développe sur le dos de ses clients ? Alors aujourd'hui les gens peuvent comparer, peuvent changer et cetera.

Donc c'est pas du tout ça. On est plutôt sur la satisfaction client. Mais d'ailleurs, c'est l'une des choses que pointer que pointait Sébastien Lecornu en disant que de toute façon les gens peuvent comparer s'ils sont insatisfaits, ils peuvent changer.

Donc pour le rassurer quand même, ce que je peux dire c'est qu'aujourd'hui la plupart des assureurs sont très attentifs encore une fois à ce qui se passe dans ces dans et je le rappelle ont déjà commencé à déroger par rapport à leurs conditions contractuelles. C'est-à-dire que quand par exemple on s'est occupé de reloger des gens qui n'avaient pas été touchés par un dommage mais qui étaiit déplacé de façon administrative, ça c'est inscrit nulle part. Et on n pas essayé d'économiser de l'argent.

On a relogé les gens pendant plusieurs jours dans des hôtels en leur fournissant de de quoi survivre. Donc encore une fois, éloignons-nous de séclier autour de l'assurance. Je dis pas qu'il y a pas des choses où quelquefois on est un petit peu un petit peu agacé hein par la manière dont ça se passe avec l'assureur.

La majorité des gens, d'accord ? notamment vous pouvez interroger des gens qui ont subi les inondations de début d'année ou même les incendies de fin d'année. Ils sont quand même très très satisfaits de l'intervention de leur assureur quel qu'il soit.

Je parle pour évidemment pour la massif mais pour mes collègues aussi. Yan Arnaud. Alors merci pour votre discours sans langue de bois.

On est dans un département, je parle de la Gironde et par extension un peu l'éland mais surtout la Gironde. Depuis 20 ans, l'immobilier, le prix de l'immobilier a explosé en Gironde. Comment calcule-t-on ça lorsque nous sommes assureurs et que nous faisons face à des clients qui ont acheté une maison, je dis n'importe quoi, 250000 € il y a 20 ans.

Elle en vaut peut-être deux fois plus aujourd'hui. C'est tout à fait possible en Gironde. Est-ce que c'est compliqué ?

Et est-ce que ça vous rajoute Yan Arnaud de la difficulté dans les démarches ? Non, pas vraiment. Puisque ça va être le rôle de l'expert, non pas de prendre la valeur marché, d'accord, mais de faire une estimation en fonction encore une fois, ce qu'on doit faire, c'est reconstruire le bien tel qu'il était.

D'accord ? Et donc finalement bah la la maison, elle a plus augmenté en terme de valeur, mais l'aglo, il vaut toujours le prix de l'aglo. Et même s'il a augmenté, on va tenir compte de l'inflation.

Et donc ça veut dire que nous ce qu'on va faire c'est encore une fois reconstruire le bien de façon à ce que la valeur ne soit pas perdue. Et donc finalement nous d'une certaine manière on va pas se fonder sur une valeur la valeur pardon la valeur initiale ou la valeur actuelle du marché 2026 en Gironde. Peu importe la valeur pour reconstruire c'estàd les matériaux qui va falloir pour reconstruire une maison pour payer une charpente pour payer des tuiles et cetera.

C'està-dire que d'une certaine manière la la il y a pas eu de il y a pas eu de décotes euh je dirais sur cette maison puisque euh tous les matériaux et on tiendra compte évidemment de l'actualisation hein, c'est-à-dire que effectivement il y a un certain nombre de matériaux notamment après les crises qu'on a vécu au niveau international qu'on qui ont beaucoup augmenté hein je pense notamment au tuil et cetera à cause de à cause de l'énergie tout sera sera remboursé sur cette base là on va pas remplacer pardonnez-moi en Gironde si l'immobilier a augmenté c'est pas à cause des cours sur les tuiles ou le ciment, c'est de la spéculation parce que cette région est devenue très attractive. Voilà. Et donc et donc ce que ce que je vous dis c'est que c'est que cette maison, vous avez tout à fait raison mais cette maison que vous aviez et qui avait pris de la valeur, on va reconstruire cette maison à l'identique et elle prendra la même valeur.

Elle n'ura rien perdu par rapport [raclement de gorge] à avant. Vous voyez ? C'estd que d'une certaine manière, ce qui est plutôt assez positif je dirais dans cette dans cette façon de faire aujourd'hui au niveau de l'assurance, c'est que ce qu'on fait c'est reconstruire et on vous enemnis.

C'està-dire qu'on fait en sorte que votre préjudice soit gommé mais on vous fait pas un chèque, d'accord ? On vous fait pas un chèque et c'est ça tout l'enjeu qu'il y a, c'est de pouvoir faire en sorte là vous aviez une maison qui avait pris de de de la valeur et qui va continuer peut-être à en prendre dans les dans les années à venir. Finalement de retrouver le bien comme vous l'aviez auparavant avant les incendies.

Yan Arnaud, vous restez avec nous, je précise et je rappelle que vous êtes directeur du département assurance d'hommage à la massif. On va se quitter quelques instants le temps d'un bref rappel de l'actualité. Puis nous retrouverons juste après et nos débatteurs Jean-Michel Salvator et Jonathan Souont toujours parmi