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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 1 septembre 2025 16 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & international

Jean-Philippe Tanguy : "La France qui travaille ne peut plus tout payer dans notre pays !" (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 85 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:27OuverteRéponse directe

    Et vous, que lui répondez-vous ce matin ?

  • 1:03RelanceÉludée

    Mais précisément, ce ne sont pas les gouvernements qui ont dépensé l'argent, mais les Français par leur choix, finalement.

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Lui se voit, pardonnez-moi, comme un lanceur d'alerte, comme le chevalier blanc de la dette, qui va d'ailleurs peut-être tomber sur le champ d'honneur de la dette. Vous, vous dites, à l'inverse, que c'est un fausse-foyeur à vous entendre ?

  • 2:57OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pouvez expliquer une fois pour toutes, puis on parlera du fond, le sujet de la lettre de Marine Le Pen ?

  • 3:57RelanceÉludée

    La question a été posée hier sur le coût de l'immigration, sur la contribution française au budget européen. Vous avez entendu ?

  • 5:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes d'accord sur le fait que nous sommes un pays surendetté et que si nous continuons comme ça, nous ne serons plus libres ni souverains ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:14Invité politiqueFait
    « Toute la politique pour lutter contre la hausse des prix de l'énergie. Faire des chèques partout, au lieu de sortir des règles fausses et illégitimes du marché européen d'électricité. »
  • 1:30Invité politiqueFait
    « Si on avait appliqué la méthode de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, à savoir sortir de ces règles qui imposent des tarifs prohibitifs à la France et aux Français. »
  • 1:34Invité politiqueChiffre
    « On n'aurait pas payé des dizaines de milliards d'euros. »
  • 1:50Invité politiqueFait
    « Il vient de solder l'intérêt des barrages hydroélectriques français à Bruxelles. »
  • 2:28Invité politiqueChiffre
    « Le plan qu'il a annoncé, c'est 20 milliards de plus de prélèvements ou de privations pour les Français. »
  • 3:52Invité politiqueChiffre
    « Il faut rompre avec la politique d'accueil immigrationniste, qui nous coûte plusieurs dizaines de milliards d'euros. »
  • 3:57Invité politiqueChiffre
    « Il faut rompre avec la soumission à l'Union Européenne, qui nous coûte plusieurs dizaines de milliards d'euros. »
  • 6:48Invité politiqueChiffre
    « Avant 2027, avant la prochaine présidentielle, il y a 24 milliards de nouvelles taxes que l'Union Européenne veut nous imposer sur les taxes carbone. »
  • 8:10Invité politiqueChiffre
    « La France reçoit entre 8 et 12 milliards d'euros de l'Union européenne. Elle paye 24 milliards d'euros l'année dernière. Elle devra payer 31 milliards d'euros l'année prochaine. »
  • 9:25Invité politiqueFait
    « Depuis 2008, donc depuis presque 20 ans, le PIB par habitant de la France, c'est-à-dire la richesse par Français, stagne. »
  • 10:30Invité politiqueFait
    « La seule génération qui a profité, c'est la génération macroniste au pouvoir et ses amis du système, la fameuse UMPS. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy73 %
  • Présentateur27 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour et bienvenue Jean-Philippe Tanguy.

0:01
Jean-Philippe Tanguy

Bonjour, merci pour votre invitation et bonne rentrée à tous les enseignants et aux élèves.

0:05
Présentateur

Effectivement, on leur souhaite le meilleur, on va en parler de cette rentrée-là. Il y a la rentrée politique, je précise que vous êtes député du Rassemblement National de la SEM et président délégué du groupe RN à l'Assemblée. Alors il y a une semaine, Jean-Philippe Tanguy, du vote de confiance. Le Premier ministre entame aujourd'hui des consultations politiques, espérant encore convaincre, comme il l'a dit hier sur notre antenne, il ne veut pas dire au revoir aux Français, François Bayrou. Et vous, que lui répondez-vous ce matin ?

0:29
Jean-Philippe Tanguy

Je crains qu'il profite bientôt de son nouveau bureau à Pau, qu'il a fait rénover pour 40 000 euros, si vous voulez. Ce n'est pas possible d'être aussi déconnecté de la situation des Français. Il l'avait déjà fait la semaine dernière, il l'a refait hier. Il fait croire que nos compatriotes seraient responsables de l'endettement, que les Français auraient croqué leur propre argent, qu'ils auraient mis notre pays dans cette situation. Et c'est totalement irresponsable. Moi, je suis scandalisé par tous ces responsables macronistes qui font tout ce qu'ils peuvent pour arriver au pouvoir, pour arriver, comme ils disent, aux responsabilités.

Et une fois qu'ils sont responsabilités, ils ne sont responsables de rien.

1:03
Présentateur

Mais précisément, ce ne sont pas les gouvernements qui ont dépensé l'argent, mais les Français par leur choix, finalement. Non, mais c'est totalement faux.

1:09
Jean-Philippe Tanguy

C'est faux, puisque ce sont les choix qu'ont fait les macronistes et d'autres qui ont mis notre pays dans cette situation. Un seul exemple, qui malheureusement a coûté très cher aux Français, l'énergie. Toute la politique pour lutter contre la hausse des prix de l'énergie. Faire des chèques partout, au lieu de sortir des règles fausses et illégitimes du marché européen d'électricité. Si on avait appliqué la méthode de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, à savoir sortir de ces règles qui imposent des tarifs prohibitifs à la France et aux Français. On n'aurait pas payé des dizaines de milliards d'euros.

Si on avait eu une politique sur le gaz, sur le carburant, sur le fioul, qui était liée au programme de Marine Le Pen, on n'aurait pas payé autant d'argent. Et en plus, l'économie française serait allée mieux. Et vous savez ce qu'il a fait la semaine dernière, pendant qu'il faisait des leçons aux Français ? Il vient de solder l'intérêt des barrages hydroélectriques français à Bruxelles. C'est-à-dire, après avoir donné un quart de la production nucléaire pendant 20 ans, ils vont donner un quart de la production hydroélectrique. Donc, il continue les erreurs qui ont coûté cher aux Français.

2:03
Présentateur

C'est sa responsabilité. Lui se voit, pardonnez-moi, comme un lanceur d'alerte, comme le chevalier blanc de la dette, qui va d'ailleurs peut-être tomber sur le champ d'honneur de la dette. Vous, vous dites, à l'inverse, que c'est un fausse-foyeur à vous entendre ?

2:14
Jean-Philippe Tanguy

Il agit comme un repenti. Vous savez, ceux, les malfrats, qui dénoncent leurs camarades en espérant avoir une remise de peine, alors qu'il est toujours à la tête du gang. Donc, il est toujours responsable de la politique macroniste qu'ils ont menée. Pourquoi est-ce qu'on n'a pas confiance en François Béroud ? C'est que le plan qu'il a annoncé, c'est 20 milliards de plus de prélèvements ou de privations pour les Français. Il n'y a aucune économie structurelle. Donc, ce n'est pas un procès contre la personne de François Béroud qui n'a aucun intérêt. C'est un procès contre la politique qui a été menée, qui nous a mis dans cette situation.

Et il continue toujours les mêmes vieilles recettes qui n'ont pas fonctionné.

2:46
Présentateur

Avec peut-être des ouvertures hier. Vous parlez de la personne. On sait qu'il y avait plutôt, comment dire, une relation directe entre François Bayrou et Marine Le Pen. Est-ce que vous pouvez expliquer une fois pour toutes, puis on parlera du fond, le sujet de la lettre de Marine Le Pen ? Marine Le Pen a effectivement écrit avec des propositions au Premier ministre. Il s'en est expliqué hier. Donc, il n'y avait pas de vacances, si je puis dire, au sein du RN et des autres partis.

3:10
Jean-Philippe Tanguy

Mais pas du tout. Enfin, des autres partis, je ne sais pas. Mais en tout cas, du RN, absolument pas. Donc, Marine Le Pen a écrit, une lettre assez longue, d'ailleurs assez précise, en reprenant l'ensemble des propositions de François Bayrou, expliquant pourquoi elles n'étaient pas bonnes et les propositions que nous faisions pour lutter contre les grands tabous et en fait, rompre avec la politique qui a mis notre pays dans cette situation. Parce que François Bayrou, qui dit qu'il n'a pas de responsabilité là-dedans, le premier budget en déficit, il y a 50 ans, sous Valéry Giscard d'Estaing, c'était quel parti politique ? C'était l'UDF. C'était le parti de François Bayrou.

Donc, en fait, la boucle est bouclée. Et François Bayrou fait le procès de sa propre force politique qui, avec les socialistes, avec la fausse droite, a mis notre pays dans cette situation. Donc, Marine Le Pen lui a écrit, a dit, il faut rompre avec la politique d'accueil immigrationniste, qui nous coûte plusieurs dizaines de milliards d'euros, il faut rompre avec la soumission à l'Union Européenne, qui nous coûte plusieurs dizaines de milliards d'euros.

3:57
Présentateur

La question a été posée hier sur le coût de l'immigration, sur la contribution française au budget européen. Vous avez entendu ? J'ai entendu vos questions.

4:05
Jean-Philippe Tanguy

J'ai entendu vos questions. Et la réponse ? Mais je n'ai pas entendu sa réponse. Je n'ai pas entendu sa réponse. Elle a dit qu'elle ait peut-être étudié cette contribution. Merci pour cette contribution au débat public. Donc, le Premier ministre de la France, 7e puissance mondiale, va donc commencer à réfléchir au problème de l'immigration. Donc, en fait, hier, on a eu une fois de plus un marathon dans son salle de porte ouverte. François Bayrou nous a expliqué qu'il était important de savoir qui rentrait en France et de savoir qui pouvait en sortir. Donc, merci pour cette contribution.

Je pense qu'après 40 ans de carrière politique, c'est la seule chose que François Bayrou a dire face aux 500 000 entrées dans notre territoire d'immigrés, qu'on ne veut et surtout qu'on ne veut pas. Eh bien, c'est une contribution un peu faible. Et ça veut tout dire de François Bayrou. C'est-à-dire qu'en fait, après 30 ans, 40 ans de vie politique, François Bayrou n'a toujours pas réfléchi fondamentalement au coût de l'immigration. Ça ne l'intéresse pas. Donc, il enfonce des portes ouvertes. Il dit des banalités pour expliquer qu'il ne faut surtout pas stigmatiser les immigrés. Personne ne stigmatise les immigrés.

On stigmatise les macronistes, les responsables politiques qui ont fait rentrer ces immigrés alors que la France n'avait pas besoin d'eux. Il n'a toujours pas besoin d'eux et nous coûte très cher.

5:08
Présentateur

Est-ce qu'au moins, pour qu'on comprenne bien, parce que François Bayrou fait du diagnostic de la vision de la réalité, je veux dire, une condition nécessaire. Est-ce que vous êtes d'accord sur le fait que nous sommes un pays surendetté et que si nous continuons comme ça, nous ne serons plus libres ni souverains ?

5:24
Jean-Philippe Tanguy

Une fois encore, il enfonce des portes ouvertes. Pourquoi est-ce que nos compatriotes sont exaspérés ? Pas 50-50 dans l'opinion. On est à 80% de Français qui ne peuvent plus supporter, qui n'apportent plus leur soutien à François Bayrou. Mais parce qu'ils ressentent sans doute la même chose que moi. Je l'ai entendu sur le terrain, dans ma circonscription, ou ailleurs en France cet été. Ils ne supportent plus qu'ils nous disent des évidences et qu'ils ne fassent rien. Il y a une proportion, si vous voulez, c'est inversement proportionnel entre la gravité, le cinéma que nous fait M. Bayrou en répétant 100 fois la même chose et son absence totale de solution. Donc quoi qu'il arrive...

Vous étiez dans la pièce hier, pendant une heure et demie. Est-ce qu'il vous a fait une seule proposition pour réduire le déficit ?

5:58
Présentateur

Vous n'avez pas trouvé qu'il y avait une ouverture sur la réforme de l'État ? Vous n'avez pas trouvé qu'il pouvait peut-être réfléchir sur la contribution française à l'Union Européenne ? Ça veut dire, Jean-Philippe Tanguy, vous nous dites ce matin que quoi qu'il arrive et quoi que vous échangez entre le RN et le Premier ministre demain, rien ne va changer le 8 septembre ?

6:15
Jean-Philippe Tanguy

Le 8 septembre, je ne sais pas. Mais ce qui va changer pour les Français, si on ne se débarrasse pas de M. Bayrou, et de sa politique surtout, c'est 20 milliards d'impôts et de privations de droits. De privations de droits. C'est-à-dire que des gens ont contribué. Les retraités ou ceux qui vont rentrer à la retraite, ils ont cotisé. M. Bayrou ne semble pas le comprendre.

6:33
Présentateur

On va parler des boomers d'ailleurs.

6:34
Jean-Philippe Tanguy

Les Français, ils paient des impôts. Ils paient déjà beaucoup d'impôts. Et en face, ils ont droit à des services publics de qualité. Et une fois plus par ailleurs, il y a beaucoup de sujets sur lesquels ils ne répondent pas. Par exemple ? Par exemple, toujours, la politique de taxes, les taxations que veut nous imposer l'Union Européenne. Avant 2027, avant la prochaine présidentielle, il y a 24 milliards de nouvelles taxes que l'Union Européenne veut nous imposer sur les taxes carbone, sur un certain nombre de crédits carbone, de soi-disant une fois plus écologie punitive.

Ça fait 5 fois que dans mes entretiens que je mène au nom de Jordan Bardel à Anne-Marie Le Pen, je pose la question pour savoir si, oui ou non, ils vont encore ajouter 18 centimes de taxes sur le carburant. C'est le quotidien des gens. Vous n'avez pas encore la réponse. C'est aujourd'hui les gens qui vont amener leurs gamins à l'école. Tous les jours, il faut payer l'essence. Eh bien, ils ne veulent pas répondre sur ces taxes. Donc en fait, ils se moquent des gens, ils se moquent de nous.

7:21
Présentateur

Est-ce qu'on peut clarifier un point ? Est-ce que vous avez demandé, comme semble le dire le Premier ministre, une suppression de la contribution française au budget européen ? Ou est-ce que vous voulez freiner la hausse de cette contribution au budget européen ? Et est-ce que vous pouvez nous rappeler, selon vous, quels sont justement les montants ? À quel niveau la France est contributeur net au budget européen ?

7:41
Jean-Philippe Tanguy

Ce n'est pas selon moi. C'est selon quelqu'un qui sait lire un rapport budgétaire. Et cet exemple hier...

7:46
Présentateur

Vous n'êtes pas d'accord sur les chiffres avec M. Bayrou ? Je ne suis pas d'accord.

7:48
Jean-Philippe Tanguy

C'est que le réel n'est pas d'accord avec M. Bayrou. C'est un enfant de 6 ans qui sait lire, ça n'arrive plus souvent malheureusement, un rapport. Il pourrait répondre à la place de M. Bayrou. Quel cynisme ce matin ? Ce n'est pas du cynisme. C'est que je suis effectivement un peu exaspéré, si vous voulez, au nom des compatriotes qui nous font confiance. D'entendre M. Bayrou qui fait la leçon à tout le monde, qui ne sait même pas combien la France reçoit de l'Union européenne. Donc il a dit hier 31 milliards. Donc je le dis, M. Bayrou, la France reçoit entre 8 et 12 milliards d'euros de l'Union européenne. Elle paye 24 milliards d'euros l'année dernière.

Elle devra payer 31 milliards d'euros l'année prochaine. Donc en fait, il a inversé. Non mais c'est quand même grave. On comprend pourquoi les comptes de la France sont dans cette situation. Si le Premier ministre de la France se trompe et inverse ce que la France reçoit, 8 à 12 milliards, et ce que la France doit payer l'année prochaine, 31 milliards, je comprends que les comptes soient ruinés parce que s'ils pensent qu'on touche alors qu'on paye,

8:40
Présentateur

effectivement, il y a un petit problème. Deux sujets rapidement. Suppression des jours fériés. Le Premier ministre affirme que cette mesure est discutable. Parlant plutôt d'un jour, on sait combien elle a exaspéré de nombreux Français. D'ailleurs, la classe politique, quelles que soient les convictions et les tendances, là encore, vous n'y voyez pas de concession, d'ouverture, de recul possible.

8:57
Jean-Philippe Tanguy

Il n'y a aucune concession. Ça n'existe pas, cette mesure, autrement que dans l'esprit tordu de François Béroud, qui veut une fois plus... Mais parce que ça n'a pas encore été voté.

9:05
Présentateur

Ça ne nous a pas échappés.

9:06
Jean-Philippe Tanguy

Ça semble échapper à M. Béroud. Une fois plus. La France qui travaille ne peut plus tout payer dans notre pays. C'est une réalité. Une fois plus, les chiffres sont là. Les classes moyennes et populaires françaises paient beaucoup d'impôts, paient beaucoup de taxes et ont un salaire qui est réduit. Parce que derrière ça, il y a quoi ? La réalité, c'est que depuis 2008, donc depuis presque 20 ans, le PIB par habitant de la France, c'est-à-dire la richesse par Français, stagne. C'est-à-dire que plus ils ont endetté notre pays, plus ils ont été à la tête de notre pays, plus les Français se sont appauvris. Et les Français le sentent bien.

J'entendais cet été qu'aujourd'hui, même ceux qui ont les moyens de partir en vacances, ils peuvent même plus payer un restaurant au bord de la mer ou dans leur lieu de villégiature tellement le coût de la vie a augmenté et que les salaires n'ont pas suivi. Donc la crise de la consommation dans notre pays, qu'est-ce qu'elle veut dire ? Elle ne veut pas dire que les Français abusent. Elle veut dire que les dirigeants ont ruiné, ont appauvri notre pays. On se rend compte que ça fait 20 ans, donc une génération, que les salaires, donc la richesse par habitant n'a pas augmenté. Parlons de génération.

Un enfant qui est né il y a 20 ans, dans sa famille, sa mère ou son père ont toujours le même niveau de vie.

10:09
Présentateur

Alors parlons des parents et parfois même des grands-parents puisque ce sont les boomers dont François Bayrou fait partie. Il n'a pas reculé sur ce qu'il a dit alors qu'on sait que c'est quand même une partie de l'électorat macroniste. Il affirme encore que c'est une partie, en tout cas pas une génération, mais qui a profité d'une situation et qui ne pense pas tellement aux conséquences de la dette. Que lui répondez-vous ?

10:29
Jean-Philippe Tanguy

Je lui réponds que la seule génération qui a profité, c'est la génération macroniste au pouvoir et ses amis du système, la fameuse UMPS que dénonçait avec raison Marine Le Pen. Donc eux, tout va bien pour eux. Ce sont des gens qui vivent au crochet de l'État depuis 40 ans, qui pensent qu'ils ont le monopole du pouvoir, qu'il n'y a qu'eux qui sont légitimes à gouverner. Et c'est d'ailleurs ça le problème, c'est cette arrogance du macronisme hier de l'UMPS.

10:51
Présentateur

Vous avez retrouvé la musique Le chaos

10:53
Jean-Philippe Tanguy

ou alors la confiance ? Mais c'est eux le chaos, que ce soit sur le régalien, sur l'éducation, le niveau de notre pauvre école avec cette pauvre Elisabeth Borne qui n'a rien à proposer à l'école française que de vouloir changer la devise du Panthéon. Il y en a quand même. C'est pathétique. Tous ces gens sont pathétiques. Ils sont aussi pathétiques qu'ils sont arrogants. Ils pensent qu'ils sont les seuls à pouvoir gouverner. Ils s'arrangent entre eux. L'année dernière, ils ont magouillé avec le PS et les Insoumis pour faire barrage à la rupture qu'incarnaient Jordan Bardella et Marine Le Pen. Vous avez entendu par demain sur ce sujet

11:21
Présentateur

que François Bayrou n'est pas tellement pour le Front républicain. Est-ce que c'est une forme de lucidité en se disant que la situation a changé ? Vous n'êtes pas convaincu

11:30
Jean-Philippe Tanguy

de ce qui a été dit hier ? De toute façon, je ne suis convaincu par aucun mot qu'a prononcé François Bayrou. Alors, soyons d'accord. Jean-Philippe, ce matin,

11:37
Présentateur

on a dit que le 8 septembre, le coup près est déjà tombé et que nous en sommes à savoir s'il va y avoir une dissolution ou tout simplement un remplacement de Premier ministre.

11:45
Jean-Philippe Tanguy

Mais il faut une dissolution pour en fait réaliser l'espoir que voulaient les Français l'année dernière avec les élections. L'année dernière, quand ils ont fait barrage à Jordan Bardella, l'UMPS, le parti unique, main dans la main avec les Insoumis, ils n'ont pas seulement fait barrage au parti Rassemblement National, ils ont fait barrage à l'espoir, à la demande de rupture qu'on a incarnée. Et qu'ils le veuillent ou non, le Rassemblement National avec Marine Le Pen, Jordan Bardella, incarne cette rupture. Nous sommes les seuls à avoir le courage, à avoir le programme pour rompre avec cette mauvaise politique qui dure depuis 50 ans.

50 ans de mauvaise politique qui ont mis notre pays dans cet état-là. Et en fait, on est exactement dans la situation de la fin de la 4ème République où ils avaient inventé ce qu'on avait appelé les apparentements. C'est-à-dire que tout le système de la 4ème République pour empêcher le général de Gaulle d'arriver au pouvoir s'arrangeait. Eh bien, on est exactement dans la même situation. Pour empêcher l'espoir, pour empêcher la rupture qu'était le général de Gaulle en 58 qui est aujourd'hui Marine Le Pen, ils font barrage par tous les moyens. Il y a la situation de la France. Mais ça cèdera. Le barrage cèdera.

12:42
Présentateur

Immobile. Enquissé avec les problèmes, on va encore tenir comme ça longtemps ?

12:48
Jean-Philippe Tanguy

On le tiendra jusqu'à ce que les Français fassent un vrai choix. Il faut que nos compatriotes aussi, comment dire, aient la détermination de faire chuter ce faux barrage républicain qui empêche la France de se redresser, qui leur empêche de rendre le fruit de leur travail, qui empêche de rétablir la sécurité par l'arrivée au pouvoir de Jordan Bardella et de Marine Le Pen. C'est vraiment la mission que nous on a au Rassemblement National, c'est d'être plus convaincant, d'être meilleur pour, comment dire, mettre en échec nos adversaires qui utilisent les pires méthodes. Hier, la méthode de la peur, faire croire que sans eux, ce sera le chaos, la diffamation, les fausses accusations.

Mais il y a aussi un problème dans notre pays, c'est qu'il faut aussi que quand on a un débat politique, une part de la classe médiatique arrête de mentir aux Français, de raconter n'importe quoi. Quand je vois, j'ai écouté par exemple un certain nombre de médias ce week-end, France Inter, pour ne pas les nommer d'autres, France Culture, qui nous expliquaient que l'espoir, c'était les socialistes avec le programme économique complètement indigent. Moi, si j'avais présenté ça au nom du Rassemblement National, je serais à la risée de tout Paris. Le Premier ministre a répondu sur ce programme. Pour le coup, elle avait raison.

Le programme des socialistes, donc les impôts magiques, l'argent magique, c'est un mélange, si vous voulez, entre le Père Noël et Merlin l'Enchanteur.

13:55
Présentateur

Alors, le Père Noël et Merlin l'Enchanteur, je ne sais pas s'ils vont les retrouver à l'école, mais les enfants sont donc sur retour, les élèves, les écoliers, vous leur avez souhaité tout à l'heure, Jean-Philippe Tanguy, une belle rentrée. La ministre de l'Éducation nationale parle de l'interdiction des téléphones portables au collège. Elle a évoqué les fouilles aussi face à l'épidémie des couteaux. Il y a une très grande inquiétude légitime des parents. Elle a parlé de l'IA, l'intelligence artificielle pour assister les professeurs et même, vous l'avez évoqué tout à l'heure, de dégenrer la devise du Panthéon.

Tiens, dites-nous ce que cela pourrait donner si on dégenre la devise du Panthéon évidemment aux grands hommes, la patrie reconnaissante, pour conclure.

14:31
Jean-Philippe Tanguy

Ça, ça ne donnera rien puisque ça n'a pas de sens. Madame Borne, à la tête de l'Éducation nationale, devrait ouvrir un dictionnaire pour savoir que homme avec un grand H désigne le genre humain, les hommes et les femmes. Et d'ailleurs, des femmes méritantes, évidemment, sont rentrées au Panthéon. Il y en a sans doute d'autres à faire rentrer, mais c'est sûr que ce n'est pas Madame Borne qui va finir au Panthéon vu le niveau.

14:49
Présentateur

Je propose de regarder les images en direct et je les commande pour nos auditeurs d'Europe 1. C'est la ministre de l'Éducation nationale, quelque part, qui fait aussi sa rentrée. C'est classique pour un ministre de l'Éducation dans une école du 15e arrondissement. S'il y avait un défi majeur pour l'école, sachant que ce gouvernement et donc Madame Borne peut tomber le 8 septembre, quel doit être le défi si vous, vous arrivez aux responsabilités ? Vous avez un ministre de l'Éducation nationale qui est RN. Quel est le premier défi à relever ?

15:16
Jean-Philippe Tanguy

Et transmettre tout simplement l'amour de la France et par l'amour de la France, l'amour de la culture, l'amour du mérite, l'amour du savoir, les fondamentaux. Moi, je suis un enfant de l'école publique de la méritocratie républicaine. J'ai eu la chance d'avoir des professeurs formidables qui m'ont enseigné la rigueur, le mérite. J'ai pu gravir les échelons jusqu'à ce qu'on appelle les grandes écoles et je sais ce que je dois à l'école publique. Et c'est parce que je sais ce que je lui dois que je vois son effondrement et le fait qu'on ne demande qu'il n'y ait plus d'exigence pour les classes populaires et moyennes et donc de capacité à se transcender.

Moi, j'ai pu, comment dire, faire les études dont je rêvais parce que l'école m'a dit qu'il fallait faire des efforts, qu'il fallait sortir de son milieu. On n'a pas fait lire des recettes de cuisine et des textes d'Aya Nakamura, si on peut appeler ça des textes. Il faut sortir les élèves de leurs conditions, il faut leur montrer le meilleur possible, il faut leur montrer la grandeur de la France et d'autres civilisations qui ont des choses à apporter. Il faut se transcender.

16:07
Présentateur

Avec la liberté d'aimer ou pas Ayana Nakamura.

16:09
Jean-Philippe Tanguy

Voilà, on peut aimer à côté et on peut faire du divertissement, mais enfin, ce n'est pas Montaigne et ce n'est pas Simone de Beauvoir.

16:16
Présentateur

Merci Jean-Philippe Tanguy, c'était votre grande interview. C'était une bonne journée, je vous dis à bientôt.

16:20
Jean-Philippe Tanguy

Bonne journée et bonne rentrée. Merci.

Jean-Philippe Tanguy : "La France qui travaille ne peut plus tout payer dans notre pays !" (CNEWS) — Jean-Philippe Tanguy · Pourquijevote