Candidatures NFP pour Matignon, proposition de loi pour abroger la réforme des retraites... Le "8h30 franceinfo" d'Éric Coquerel
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Bonjour Eric Coquerel, le nouveau Front populaire bute encore, toujours, sur le nom d'un nouveau Premier ministre ou d'une Première ministre, hier c'est Laurence Tubiana qui a dû jeter l'éponge face à l'opposition de la France insoumise, ça commence à être long, très long, qu'est-ce qui coince, qu'est-ce qui pêche ?
C'est long mais je me permettrais juste quand même de dire que la semaine dernière, il y a eu une grande éclaircie, que je ne voudrais pas mettre de côté, parce qu'on a montré à l'Assemblée qu'on était capable de présenter une candidature unique, on a montré qu'on était capable d'avoir une solidarité des votes qui nous donne la majorité au bureau de l'Assemblée nationale, c'est absolument décisif, et également de faire élire président de la commission des finances. Donc ça montre que le...
Mais la présidence de l'Assemblée vous a échappé.
Oui d'accord, mais la présidente de l'Assemblée désormais est dans un bureau où elle est minoritaire, donc je vous assure qu'elle ne pourra plus imposer ses choix comme elle l'a fait pendant deux ans précédemment. Ce que je veux dire par là, c'est que ça montre que le nouveau Front populaire, à l'endroit où il prend toute sa dimension, puisque le nouveau Front populaire, c'est un accord législatif, donc c'est normal que ça se concrétise par les députés, ça fonctionne, ça marche, voilà. Et ça, prenons-le de manière positive, c'est-à-dire qu'il y a ceux qui regardent la bouteille à moitié vide, à moitié pleine, moi je la prends à moitié pleine.
Qu'est-ce qu'il faut faire ? Est-ce qu'il faut faire un vote des députés comme le propose par exemple le PS ?
Alors on va passer maintenant au Premier ministre, à votre question, je ne veux pas la mettre de côté, mais c'était juste pour remettre un peu les choses à dimension. Nous, on n'est pas favorables au vote, au départ. Pourquoi on n'est pas favorables au vote ? C'est qu'il faut bien comprendre que le nouveau Front populaire, ce n'est pas une organisation dans laquelle, d'un coup, les gens pourraient voter, puis il y a une majorité de gens qui décident, etc. C'est une alliance entre quatre formations.
Et on voit bien que si on impose un choix par un vote des députés à une de ces formations, bon, elle n'a plus forcément la possibilité de se reconnaître dans ce gouvernement, et le nouveau Front populaire, du coup, ne fonctionne plus. Et en même temps, là, ça n'avance pas. C'est pour ça que ce n'est pas la bonne méthode, en tout cas comme méthode décisive. Nous, ce qu'on pense, c'est que, quoi qu'il en soit, il faut d'abord un consensus. Un consensus, ce n'est pas forcément que les quatre formations sont d'accord sur un nom. Ça veut dire qu'aucune, par contre, ne s'oppose à ce nom. C'est ce qu'on a fait avec André Chassaigne, président de la commission, qu'on a proposé à l'Assemblée.
Pour la présidence. Et là, pendant deux jours, on a discuté entre nous, les représentants des quatre groupes. Et puis, à la fin, il y avait trois groupes qui disaient OK avec André Chassaigne, et un groupe qui disait on ne s'y oppose pas. C'était nous, en l'occurrence. Donc, André Chassaigne a été proposé. Il faut utiliser la même méthode. J'allais dire, travailler sur les noms tant qu'on a trouvé cette méthode. Ça ne marche pas pour l'instant. S'il y a un vote d'approbation, est-ce que c'est un compromis possible pour trouver un compromis avec ceux qui veulent un vote ? Pourquoi pas ? C'est quelque chose qu'on peut éventuellement envisager.
Mais le vote ne peut pas venir à l'encontre de la décision d'une des quatre formations. Sinon, ça ne fonctionne pas.
Mais qu'est-ce qui ne marche pas, là, alors, aujourd'hui ? Pourquoi Laurence Tubiana, ça n'a pas marché ?
Pour vous, Éric Ocrel, pour la France Insoumise. Politiquement, on estimait que les prises de position de Laurence Tubiana, notamment, il y a peu de temps, où elle appelait dans une tribune un espèce de compromis possible avec une partie des macronistes, quitte un peu à raboter le programme. Nous, ça ne nous rassure pas. Nous, on veut un Premier ministre qui va appliquer le programme, qui est d'accord avec le programme du Nouveau Front Populaire.
Est-ce qu'il faut revenir vers le Guet-Bélo, alors, dans ces cas-là ?
Nous, on pense que oui. On pense que le Guet-Bélo était et reste la bonne solution. Pourquoi elle reste la bonne solution ? Parce qu'elle est proposée par le Parti communiste français qu'on voit bien qu'elle a des prises de position depuis quelques années, notamment pendant la soutenue Jean-Luc Mélenchon, mais que la manière dont elle dirige son exécutif à La Réunion, et elle dirige un exécutif, ce qui est extrêmement important, elle le fait avec toutes les parties prenantes du Nouveau Front Populaire, déjà. Deuxièmement, c'est une femme qui a une expérience de parlementaire, qui a une expérience d'exécutif, qui est engagée dans les combats antiracistes.
Et enfin, elle a un gros avantage, c'est qu'elle vient d'outre-mer. Et ça serait la première fois qu'on aurait une femme, Première ministre, venant d'outre-mer. Et je pense que vis-à-vis d'Emmanuel Macron, c'est très difficile pour lui de la récuser dans la situation de la France actuelle, vis-à-vis de régions ou des départements d'outre-mer.
Ça veut dire que vous restez aujourd'hui, en tout cas, la France insoumise reste sur ce nom. Ça veut dire que les autres noms qui circulent, on entend parler de Benoît Hamon, de Cécile Duflo, pour l'instant, c'est quoi ?
Ce sont des rumeurs ? Moi, je vais vous dire, je pense que c'est un peu dommage que des noms aient circulé comme ça. Parce que, pour qu'on y arrive, on ne doit pas faire des négociations et des discussions devant les médias. Parce que ce n'est pas bon. Mais elles continuent, vraiment ? Y compris, d'ailleurs, ce n'est pas très bon, ce n'est pas très agréable pour les noms cités, s'ils sont récusés. Donc, il faut continuer. Mais est-ce qu'elles continuent, ces discussions aujourd'hui ?
Oui, bien sûr, bien sûr. Tous les jours, toutes les heures, entre vous, entre tous les partis, entre tous vos représentants ?
Elles auront lieu encore aujourd'hui. Bon, j'ai vu que le Parti Socialiste avait mis une date butoir aujourd'hui. C'est sa décision. Moi, je dis attention à la fois, on est pressé par le temps.
Ça veut dire que vous, vous n'avez pas de date butoir ?
Ce n'est pas nous qui l'avons posée. Et puis, n'allons pas nous mettre dans un entonnoir où il y a un échec, parce qu'on n'arrive pas aujourd'hui à trouver le nom qui va bien ou les noms qui vont bien.
Et en même temps, vous pouvez comprendre la lassitude des électeurs, l'exaspération qui s'entend de cette attente.
Mais je comprends tout à fait. Mais je voudrais revenir quand même un petit peu en arrière, parce qu'il y a quand même un personnage dont on ne parle pas aujourd'hui, c'est Emmanuel Macron. Emmanuel Macron, je le dis à nos électeurs, pour l'instant, n'a pas une seule fois dit qu'il entendait proposer au nouveau populaire de gouverner la France.
C'est ce que dit Emmanuel Bompard d'ailleurs, le coordinateur de votre parti. Vous attendez que le chef de l'État vienne vers vous et vous dise qu'il faut former un nouveau gouvernement.
D'habitude, le nouveau chef de l'État, il a une majorité, même relative, c'est ce qui lui est arrivé en 2022, il appelle les chefs de parti, il leur dit proposez-moi un nom. Il ne l'a pas fait. Donc nous-mêmes n'allons pas, j'allais dire, endosser une responsabilité qui n'est pas la nôtre. Alors, je répète, parce que je ne veux pas de langue de bois, oui, il faut trouver un nom rapidement, ne serait-ce que parce que la semaine dernière, on a montré, on a redonné de l'espoir en montrant qu'à l'Assemblée, ça marchait bien et que donc nous avions potentiellement des majorités à l'Assemblée, je pense que c'est important de le dire pour faire passer nos textes.
Donc il faut trouver un nom rapidement, mais n'allons pas nous coincer forcément sur une date. Si on trouve aujourd'hui, c'est très bien. Si on trouve dans les jours à venir, c'est très bien aussi.
Vous parlez des textes, Éric Coquerel, à l'instant, Mathilde Panot fait savoir qu'une proposition de loi va être déposée pour abroger la réforme des retraites, aujourd'hui.
Vous nous confirmez ? Vous le confirmez ? Vous le saviez ? Vous étiez au courant ? Non, mais par contre, je l'ai proposé sur notre liste de parlementaires, donc je suis très content que Mathilde Panot... Pourquoi aujourd'hui ? Pourquoi il faut la poser ? Pourquoi aujourd'hui ? On dépose cette proposition ? Parce que si on veut qu'à la rentrée, elle soit examinée, il faut la poser à un moment donné. Et c'est une excellente idée, je vais vous dire pourquoi. C'est que vous savez pourquoi cette proposition de loi n'a pas réussi à revenir devant l'Assemblée ? Parce que moi, j'avais estimé qu'elle n'était pas contraire à l'article 40.
C'est l'article 40, c'est l'article qui est interdit de créer des dépenses sans recettes, parce que le texte me semblait correct. Et puis, pour essayer de contraindre ce choix, la présidente de l'Assemblée a fait voter le bureau de l'Assemblée pour m'imposer le choix de l'article 40. C'est un peu un détail, mais elle a mis son veto grâce au bureau de l'Assemblée. Eh bien, figurez-vous, elle n'est plus majoritaire dans le bureau aujourd'hui.
Mais est-ce que ce texte peut passer aujourd'hui étant donné la composition de l'Assemblée ?
Indéniablement. Sur la loi d'abrogation de la réforme des retraites, qu'elle passe, comme je souhaite, proposée par un gouvernement au niveau populaire dès septembre, parce que c'est une des premières mesures qu'on prendrait si nous gouvernons demain le pays, ou qu'elle passe par une proposition de loi, aujourd'hui, il y a une majorité à l'Assemblée pour l'abroger. Voilà, je mets ma main sur le feu là-dessus.
Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis, vous êtes aussi fraîchement réélu président de la commission des finances. Ça veut dire que vous considérez que vous êtes dans l'opposition ?
Au gouvernement actuel, oui.
Et que si demain, il y a un gouvernement à gauche,
vous démissionneriez ? Évidemment. Vous laisserez votre place ? Pour respecter la loi, qui oblige le fait que le président de la commission des finances est dans l'opposition. Donc, si demain, on est dans la majorité d'un gouvernement, je démissionne.
Et en attendant, la commission des finances travaille sur un texte de budget ?
Oui, elle travaille parce que j'ai voulu qu'avant de clore cette session, on nomme les rapporteurs, tous les rapporteurs qui vont avoir pour charge de poser des questions au gouvernement. Est-ce que le budget, on le rappelle,
ce sera un des premiers textes ?
Voilà, parce qu'on est déjà très en retard du fait de la dissolution, on n'a pas eu du tout de présentation de texte. Donc, il faut que cet été, d'une manière ou d'une autre, ça travaille. On veut donner la possibilité à des rapporteurs de poser des questions. Et dès la rentrée, ce que je compte faire, puisque dans le cas où ce n'est pas un gouvernement de nouveau Front populaire, qui est, vous le savez, ma préférence, manifestement, le gouvernement aujourd'hui, Emmanuel Macron imagine qu'on arrive vers l'Assemblée à la fin septembre pour nous proposer une loi de finances. Moi, je ne suis pas d'accord avec ça.
Moi, je demanderais que ma commission siège dès début septembre de façon à interpeller les ministres.
En session extraordinaire, alors ?
Non, ma commission n'a pas besoin de session extraordinaire pour siéger. Et ça, ce n'est pas le problème. C'est moi qui le décide. Donc, je demanderais quel siège de façon à ce qu'on puisse commencer à avoir un aller-retour avec les ministres qui seront à ce moment-là en poste. Et puis, si c'est le nouveau Front populaire, je pense que dans ces cas-là, moi, je serais le ministre de l'économie.
Si j'étais le ministre de l'économie du nouveau Front populaire, je proposerais qu'il y ait une séance immédiate extraordinaire pour qu'on avance, par exemple, sur la loi d'abrogation de la réforme des retraites dont on a parlé, sur d'autres mesures de recettes entre de taxation et superdividendes et qu'on aille vers un projet de loi de finances rectificatif avant d'entamer la discussion sur les projets de loi de finances.
Ce nouveau gouvernement, ce gouvernement avec le nouveau Front populaire que vous appelez de vos voeux et dont vous ferez partie, donc, visiblement...
Enfin, moi, je... Ce n'est pas moi qui le décide, mais ça me satisfait.
Est-ce qu'il est vraiment possible, encore, Éric Coquerel ? On évoquait ce choix de Premier ministre tout à l'heure. François Ruffin, qui a quitté la France insoumise, évoque dans l'une de ses vidéos, je cite, la nullité de la gauche. Elle n'a pas envie de gouverner, dit-il.
Ce n'est pas bien, ça. Ce n'est pas bien. Moi, je n'ai pas envie de politiquer avec François, mais on ne peut pas se mettre comme ça un pas où on regarde l'extérieur, le cadre dont on fait partie. François, il fait partie, nous, Front populaire. Il a été élu sur cette base, donc il fait partie intégrante à la fois de la solution et du problème. Là, si on n'y arrive pas aujourd'hui, OK, on ne va pas... Je pense que tous ceux qui n'arrêtent pas de dire c'est nul, c'est pas bien, ils ne font que renforcer le problème parce qu'ils ne font que renforcer la difficulté.
Avez-vous envie de gouverner ?
Ah bah oui, bien sûr. Mais vous savez, quelle est la particularité de ce que nous avons créé à plusieurs avec Jean-Luc Mélenchon ? D'abord, il y a eu le parti de gauche, Front de gauche, puis après, France insoumise. C'est que nous proposons un programme de rupture, mais on veut se donner les moyens d'appliquer. Et donc, qui peut douter de notre volonté de gouverner quand nous avons proposé un candidat qui a fini à 22% présidentiel ?
Et en même temps, ce même candidat s'exprime dans la presse européenne en disant que l'échéance finalement importante, celle qui compte, ce n'est pas le gouvernement d'aujourd'hui, mais 2027.
Mais dire que l'échéance sur laquelle on sait qu'on est dans une phase électorale, elle n'est pas terminée. D'accord ? Emmanuel Macron, aujourd'hui, a dissous. Il y a eu des élections qui nous ont donné le point, c'est-à-dire qu'on est en tête. Voilà, c'est déjà... Pour la suite, c'est déjà positif. Mais on sait qu'on ne peut pas isoler cette élection et ce moment des élections à venir qui viendront. Peut-être une dissolution dans un an, puisqu'on n'a pas le droit de dissoudre avant un an. Et puis, évidemment, les présidentielles. Donc, de ce point de vue-là, sur le calendrier électoral, Jean-Luc Mélenchon a raison de dire que le moment décisif, ça sera l'élection présidentielle de 2027.
Mais en attendant, il ne sous-estime pas l'importance que nous gouvernons. Et je vous le dis, oui, nous voulons gouverner. Pour une bonne raison. C'est que si on gouverne demain, on passe par décret le SMIC à 1 600 euros net. On place par décret des pensions retraites revalorisées. Toute une série de mesures où là, de toute façon, il n'y a pas besoin de majorité ou pas. Ça se passe par décret. C'est la loi qui le veut. Et nous proposons l'abrogation de la réforme des retraites. Donc, il faut qu'on gouverne pour faire tout ça. Et vous verrez que les Français seront satisfaits qu'on fait tout ça.
Et que ça sera difficile après à des parlementaires de s'opposer à d'autres propositions qui iront dans le sens de l'intérêt général.
Est-ce qu'elle la donne politique et elle ne va pas changer dans l'immédiat ? Est-ce qu'il ne faut pas changer de culture politique tout de suite de passer au compromis ?
Mais c'est quoi le compromis pour vous ?
Je vous pose la question parce que visiblement...
Si c'est le compromis de dire...
Que chacun fasse un pas vers l'autre ? De se mettre d'accord ?
Je ne sais pas qui est le chacun. Aujourd'hui, moi, j'entends par exemple du côté de la majorité des macronistes, même des macronistes dits entre guillemets de gauche, par exemple, ils disent qu'il n'est pas question d'abroger la réforme des retraites. Il n'est pas question d'imposer davantage les plus riches de notre pays qui ont été largement avantagés par M. Macron. Donc vous voyez bien qu'il n'y a pas de compromis à trouver. Ce sont deux logiques différentes. Le seul compromis qui est acceptable, celui-là, moi, je le mets sur la table, c'est qu'on a un programme. On veut l'appliquer. À un moment donné, avec l'Assemblée, je suis pour reparlementariser la vie politique française.
C'est-à-dire que si... Je vous donne un exemple concret pour que tout le monde comprenne bien. Il est hors des questions de revenir sur une proposition que nous avons mise de taxer les superdividendes. Hors de question. Maintenant, si le seuil doit être légèrement abaissé pour avoir une majorité à l'Assemblée, ça, c'est entendable. C'est-à-dire de trouver à un moment donné avec la vie parlement. En fait, c'est des modalités
dans les grands principes. Mais vous ne voulez pas que vos grands principes soient modifiés ?
On ne doit pas en rappel. Mais pourquoi ? Parce qu'ils ont une cohérence. Ce n'est pas l'étape de la loi. C'est parce qu'ils ont une cohérence qui consiste à partager les richesses pour pouvoir faire en sorte à la fois d'augmenter les salaires et les pensions
qui vont relancer l'économie
et de nous donner marge de manœuvre pour tous les grands investissements nécessaires, notamment en matière écologique.
Et en même temps, on voit bien qu'avec vos alliés, vos partenaires, eh bien, ça ne fonctionne pas. Ce programme, rien que le programme, tout le programme.
Alors, personne. Là, personne ne s'est opposé. Dans les quatre formations, aujourd'hui, nous, Front Populaire, personne ne dit qu'il ne faut pas appliquer le programme. Ça n'existe pas. Rien que le programme. Autour de la table, les gens disent qu'on veut appliquer le programme. Il y a quelques personnes à l'extérieur, parfois, qui font partie de ces groupes, qui disent « Non, on pense qu'il faudrait prendre quelques mesures pour trouver des compromis avec je ne sais qui. » Mais ce n'est pas les personnes qu'on a aujourd'hui autour de la table.
Mais toujours pas d'accord, toujours pas de proposition et vous laissez le champ libre à l'opposition, à la droite.
Vous trouvez qu'on laisse le champ libre à la droite ? Vous posez la question. Ceux qui ont voulu faire en sorte de me battre à la présence de la Commission des Finances doivent trouver que c'est un peu optimiste comme appréciation. Parce que c'était la droite qui devait prendre la présidence.
Éric Coquerel, le président de la République, vous l'avez évoqué tout à l'heure, Emmanuel Macron, s'adresse ce soir, prend la parole ce soir sur les antennes de Radio France et de France Télévisions. Il a appelé par ailleurs à une trêve olympique. Elle est possible, cette trêve, aujourd'hui ?
Elle n'est pas souhaitable. Pourquoi ? Parce que je trouve que les Jeux olympiques, c'est une belle épreuve et tout ça. On peut discuter de la manière dont elles se préparent, le côté ultra sécuritaire de ces Jeux que je conteste. Mais par contre, ça ne peut pas être un effacement de la vie dans le pays. Ce n'est pas possible. On a été voir que le sport justifie qu'il n'y ait plus de vie politique dans ce pays. Ce n'est pas acceptable. Et c'est une façon pour Emmanuel Macron de ne pas reconnaître le résultat du suffrage universel. Donc moi, ça me pose un problème. Je trouve que la démocratie, c'est quand même encore un peu plus important que les Jeux olympiques.
Et la France Insoumise dépose donc aujourd'hui une proposition de loi pour abroger la réforme des retraites. Éric Coquerel, président de la Commission des finances à l'Assemblée, député de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis. Merci d'avoir été l'invité de France Insoumise ce matin.
Éric Coquerel