ALEKSANDAR NIKOLIC : « Jean-Luc Mélenchon n'a pas eu un mot pour nos policiers blessés ! » (CNEWS)
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Questions et réponses
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- 0:59OuverteRéponse directe
La violence qui a secoué les mobilisations la semaine dernière va-t-elle masquer, effacer les revendications des lycéens ?
- 1:59OuverteRéponse directe
Olivier D'Artigol, cette violence, est-ce qu'elle peut masquer les revendications ?
- 2:43FerméeRéponse partielle
La réponse du gouvernement était à la hauteur ?
- 3:47OuverteRéponse directe
Pourquoi est-ce qu'il y avait 3 000 postes d'enseignants non affectés ?
- 5:19OuverteÉludée
Allez-y, adressez-moi vos collègues.
- 8:52OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pensez de ce mouvement, vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:57InvitéChiffre
« On se demande pourquoi il y a eu 9000 postes de professeurs supprimés dans le secondaire depuis 2017. »
- 4:00InvitéFait
« L'institution est devenue, en tout cas de mon point de vue, bien trop importante, bien trop grosse et trop compliquée à gérer. »
- 4:33InvitéChiffre
« 25% des absences dans le lycée sont faites du fait d'organisation, de formation des professeurs qui partent en formation et qui ne sont pas remplacés. »
- 5:50InvitéChiffre
« 45 millions d'euros. »
- 7:16InvitéChiffre
« On remarque des chiffres qui sont très inquiétants avec 20% des jeunes un an et demi après avoir eu leur diplôme, leur master par exemple aujourd'hui qui n'ont pas de travail. »
- 15:50InvitéChiffre
« 18% dans les collèges français, 18% du temps scolaire est utilisé par les professeurs pour remettre de l'ordre. »
- 16:50PrésentateurChiffre
« plus de 700 policiers ont été blessés lors de ces émissions. »
- 17:10InvitéFait
« Le taux d'échec en licence, il est massif dans notre pays. »
- 22:53InvitéFait
« un policier a été frappé, il y a eu une tentative de meurtre avec des coups de pied dans la tête. »
- 23:47InvitéFait
« ils savent, souvent même ils ont leurs propres enfants, ils ne sont pas forcément en face, ils sont dans notre lycée, ils savent les dangers. »
- 30:36InvitéFait
« On a vu ces images-là de Louis Boyard. »
- 30:43InvitéFait
« « La violence peut être légitime. » »
- 33:11InvitéFait
« Il n'a pas un mot pour les dizaines de blessés, ses profs, ses proviseurs. »
- 33:50InvitéPromesse
« C'est-à-dire qu'il nous faut le droit de vote à 16 ans. »
- 38:39InvitéFait
« On a menti à cette jeunesse. »
- 39:02InvitéFait
« On n'a pas menti. »
- 39:24InvitéFait
« sans projet pédagogique sur le terrain, sans responsabilisation des équipes éducatives, ça a été une erreur. »
- 48:25InvitéFait
« Il est député européen. »
- 48:26InvitéFait
« Il a voté, et c'est ça ce qu'il souhaite, un soutien massif aux énergies renouvelables, à la décroissance, au Green Deal. »
- 51:28InvitéChiffre
« François Hollande, sous son quinquennat, la dette avait augmenté de plus de 300 milliards. »
- 52:42InvitéChiffre
« Depuis, on a mis près de 100 milliards sur la table en termes de subventions, en termes d'exonération fiscale. »
Temps de parole
- Invité74 %
- ?11 %
- Présentateur9 %
≈ 41,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Salut nos débatteurs, il y a donc Julien Drey. Bonsoir mon cher Julien,
merci d
'être resté ce soir un peu plus tard que
d
'habitude. Sylvain Maillard, député Ensemble pour la République de Paris, merci
à vous,
vous passez vos dimanche soir chez nous. Olivier D'Artigol, très heureuse de vous retrouver. Bonsoir
Florence.
En ce simple porte-parole du Parti communiste français, chroniqueur politique, votre livre « Tout destin est cousu d'enfance » chez Fayard est vraiment super. Je le lis parce que je l'ai lu et on en reparlera évidemment dans nos prochaines émissions. Et on se salue à ma gauche sur le plateau, mais c'est plutôt ma droite pour le bord politique. Oetman Nassrou, bonsoir,
c'est le général
des Républicains. Alexandre Nicolique, député européen, porte-parole de la campagne du Rassemblement d
'Assemblée.
Merci à vous, bonsoir.
On commence par les lycéens, ça vous va, le mouvement qui va sans doute repartir dès demain avec une mobilisation annoncée mardi, une journée d'action nationale samedi 17 octobre, initialement qui était prévue contre la vie chère, avec des organisations gilets jaunes qui appelaient à manifester. Mais il
y a
ces secondes désormais qui sont aussi très présentes chez les étudiants et les lycéens. Le 17 octobre, on prend en tout une question pour commencer. La violence qui a secoué les mobilisations la semaine dernière va-t-elle masquer, effacer les revendications des lycéens ? On regarde un court extrait de ce qui s'est passé dans les manifets, les blocus. On écoute les syndicats de lycéens qui étaient reçus par le gouvernement et qui annoncent la couleur pour la semaine.
Je
pense par contre qu'en effet, les lycéens peuvent continuer et doivent continuer à exprimer leurs revendications. On juge sur des données concrètes, pour l'instant on ne les a pas, et donc on poursuit la mobilisation le 13 octobre. Il faut continuer, et les lycéennes et les lycéens ne sont pas naïfs, ils en ont conscience. Il faut qu
'on
soit le plus nombreux possible, il faut maintenir la pression, il faut amplifier la mobilisation. –
Voilà pour ces jeunes qu'on a interrogés, Olivier D'Artigol, cette violence, est-ce qu'elle peut masquer les revendications ?
–
Le premier marqueur de ce mouvement a été médiatiquement les violences, et ça a été une réalité. Et d'ailleurs le gouvernement a réagi en stigmatisant des émeutes urbaines, c'était les éléments de langage qui couraient. Il me semble que depuis quelques jours maintenant, les revendications légitimes du monde de lycéens et étudiants apparaissent un peu plus clairement, et le gouvernement a fait un changement d'aile, a changé sa réponse, puisque le gouvernement prend en considération un certain nombre de sujets, on l'abordera certainement. Donc là il y a un terreau pour la semaine qui vient, avec les vacances de Toussaint qui arrivent, où le gouvernement est attendu
sur des réponses un peu plus concrètes. – Voilà, parce que la réponse, Alexandre Ducolique, ça a été, on débloque 3000 postes de professeurs qui n'étaient pas encore affectés. C'est suffisant pour calmer cette
scolaire ? – C'était d
'ailleurs étrange, ils ont reconnu eux-mêmes qu
'il
y
avait
une sorte de dysfonctionnement, ça montre un amateurisme quand même assez généralisé. On se demande pourquoi il y a eu 9000 postes de professeurs supprimés dans le secondaire depuis 2017. En tout cas, il n
'y a
pas eu une prise de conscience et ils sont tout le temps dans la réaction. Il n
'y a
pas eu d'anticipation face aux problèmes que peuvent rencontrer les lycéens aujourd'hui, avec des difficultés à avoir des profs qui ne sont pas remplacés. Et ça demande vraiment comment on doit rendre le métier de
prof plus attractif. –
Donc
vous entendez les revendications des
lycéens ? –
Mais évidemment, malheureusement, des revendications qui peuvent être légitimes, aujourd'hui sont totalement remplacées par une reprise en main de l'extrême-gauche et de la France insoumise, avec des slogans sur la police, des slogans contre l'État et des modes d'action qui correspondent malheureusement à l'extrême-gauche à chaque fois qu'ils récupèrent un mouvement.
–
Et bien ça se termine dans la violence, c'est devenu un moyen habituel aujourd'hui pour l'extrême-gauche de défendre ces idées.
– Sylvain Maillard, la réponse du gouvernement était à la hauteur. On débloque 3 000 postes d'enseignants qui étaient déjà non affectés. Pourquoi est
-ce
qu'il y
en
avait 3 000 qui n'étaient pas affectés,
qui
n
'étaient pas dans les lycées
? – Oui, j'étais d'ailleurs à votre
plateau,
je me souviens il
y
a quelques semaines,
on
en parlait. L'institution est devenue, en tout cas de mon point de vue, bien trop importante, bien trop grosse et trop compliquée à gérer. Quand vous avez besoin d'organiser un remplacement, très concrètement, même si un proviseur sait que tel professeur peut prendre la place, en fait il faut qu'il en réfère et que ça remonte à deux échelons hiérarchiques avant de revenir, et donc on perd 8 jours. C'est ça la mauvaise organisation, c'est pour
ça que c'est 3 000… – Là c'est plus
d'un mois, on est mi-octobre a priori, la rentrée c'était… – Non,
non, mais c'est
comme ça que
ça
s'organise. Et il faut dire aussi, 25% des absences dans le lycée sont faites du fait d'organisation, de formation des professeurs qui partent en formation et qui ne sont pas remplacés.
– Et j'ai entendu, j'ai
parlé du nouveau congé naissance qui a beaucoup perturbé les emplois
du temps des
profs.
– Et donc
il faut répondre, je crois que les lycéens ont des vraies revendications, pour beaucoup d'entre eux, il faut les entendre. À côté de ça, on a parlé beaucoup de la violence qui est évidemment minée par LFI, mais je ne voudrais pas qu'on oublie ce que portent les lycéens. Et dernière chose, point important, ce
sont les
lycéens du public,
on
n'en parle pas là, ce sont les lycéens du public qui sont dehors, et donc ça pose aussi une question, parce qu'on dit bien sûr qu'il faut augmenter les salaires des professeurs, mais enfin les professeurs ne
sont
pas plus payés non plus dans le privé. – Haute-Mann Nassereau.
–
Moi je vais être peut-être minoritaire sur ce plateau.
– Vous allez casser l'ambiance ? –
Oui,
parce que j'ai l'impression
que je veux dire quelque chose que personne n
'ose
dire, moi je ne comprends pas ce mouvement.
–
Allez-y, adressez
-moi vos
collègues.
– Non,
je ne le comprends pas, comme on dit tout à l'heure les revendications légitimes, je ne dis pas que tout va bien, mais je ne comprends pas comment on peut se plaindre de l'état des lycées en les dégradant,
je
ne comprends pas comment on essaie de m'expliquer que ceux qui bloquent les lycées aujourd'hui c'est pour avoir plus de cours,
j
'ai du mal à le croire. Je pense que la nature profonde de ce mouvement c'est une instrumentalisation par l'extrême gauche. Et d'ailleurs on le voit bien, quand M. Bagayoko fait le malin devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, dans lequel la région, nous avons mis avec Valérie Pécresse 45 millions d'euros de travaux dans ce seul lycée. 45 millions d'euros. Donc tout cela c'est de la démagogie, personne n'ose le dire clairement. Aujourd'hui le problème qu'on a à l'école c'est l'affaiblissement du niveau scolaire parce que précisément on a cédé au diktat de la gauche depuis 40, depuis 50 ans dans ce pays.
Avec le collège unique, bêtise absolue, avec le bac pour tous, on a emmené tout le monde au bac au prix de l'effondrement
du niveau scolaire.
Mais on en voit tout le monde au
nom,
on
a créé un système de frustration et de décrochage généralisé dans ce pays. Et voilà le vrai sujet,
voilà le vrai sujet. Donc je sens que personne n
'ose
le dire, cette mobilisation-là moi je ne la comprends pas parce que je crois que le problème de l'école il est ailleurs et il faudra vraiment une réforme très profonde de l'école
de la République pour y
arriver.
Il est idéologique.
Il
est
totalement idéologique
puisque j'en profite pour dire par exemple sur Parcoursup, là aussi j'aimerais juste le dire clairement, Parcoursup bien sûr que c'est n'importe quoi mais la réalité c'est parce qu'on n'assume pas de faire la sélection à l'université. Il faut faire la sélection à l'université sinon vous êtes obligés de trier de
l'appartement
de
manière.
Parcoursup est
de l'économie. Et c'est ça la réalité. On prend le mur
après.
Oui
parce qu'en fait Parcoursup pose un problème parce qu'il n
'y a
pas eu avant des choix qui ont été faits, dès la quatrième par exemple, pour faire découvrir certains métiers, faire en sorte que nos jeunes se dirigent aujourd'hui vers des métiers liés à l'apprentissage. Vous savez on manque de centaines de milliers d'emplois aujourd'hui dans la restauration, dans l'hôtellerie, dans l'industrie. On dit qu'on veut réindustrialiser ce pays. Le principal problème qu'aujourd'hui on a dans notre industrie c'est des emplois non pourvus avec des jeunes qui ne sont pas formés et on les envoie sur des filières longues.
Et on remarque des chiffres qui sont très inquiétants avec 20% des jeunes un an et demi après avoir eu leur diplôme, leur master par exemple aujourd'hui qui n'ont pas de travail. C'est-à-dire qu'il n
'y
a pas de prospective pour qu'on donne un avenir à notre jeunesse pour les diriger vers des filières. Vous
êtes favorable à
la sélection de
l
'université
? Oui
bien sûr,
mais
moi je suis pour
qu'avant, je suis favorable à sortir du collège unique. Je suppose qu'on
sorte du collège unique évidemment, qu'on fasse découvrir des métiers plus tôt, dès la quatrième,
ce
que je disais.
Mais
Marine Leopin aura l'occasion de...
Quand
vous dites que les revendications sont légitimes, comme vous l'avez dit tout à l'heure, ceux qui bloquent les lycées aujourd'hui ne
veulent pas de la sélection de l'université. Non, non, attendez. Ils veulent une
place garantie pour tout le monde, dans toutes les filières.
Je n
'ai
pas dit que les revendications
peuvent être légitimes. Et je vais vous en donner. Par exemple, on a perdu beaucoup de temps sur, et c'était une des revendications, les climatiseurs, notamment les pompes à chaleur RR, qui permettent d'économiser 50% d'énergie l'hiver et qui permettent à nos jeunes d'aller en cours à partir du mois de mai, alors que certains disent justement il fait trop chaud dans nos classes. Ça,
ça peut être une revendication attendue.
Mais quand on voit que c'est la France insoumise qui récupère ce mouvement, eux, qui sont pour le Collège unique, qui s'opposent à la clim.
Julien, allez
-y, terminez.
Non, non, non, je ne peux pas vous interrompre, mais allez-y. Et
donc, et qui, oui, ce que je voulais dire, et qui, au final, n'ont aucune revendication portée initialement aujourd'hui par les lycéens. Donc, en fait, ils récupèrent ce mouvement en essayant de transformer leur mouvement, le mouvement lycéen, en défendant d'autres idées. Et on le voit à travers les slogans, on le voit à travers les tags qu'il peut y avoir.
Ils sont assez violents, les slogans, Julien Drey. Qu
'est
-ce que vous pensez de ce mouvement, vous ?
Écoutez, moi, je ne
sais
pas si je ne comprends pas, mais quand je ne comprends pas quelque chose, en général, j'essaie d'aller sur le terrain,
et
j'essaie d'écouter ceux qui parlent. Vous êtes allé à la Bastille ? J'ai été, parce que moi, je suis un grand-père. Donc, si vous voulez, il fallait que je fasse parler les petits-enfants. Les enfants, il y a des conditions qui sont dégradées. C'est incontestable. Quand les jeunes filles vous disent, on ne peut pas aller aux toilettes toute la journée, c'est une réalité. De mon temps, les jeunes filles, dans les lycées, elles
pouvaient
aller aux toilettes.
Mais
on n
'a
jamais mis autant d'argent dans l'éducation nationale, Julien.
Alors,
ça, c'est la première chose. Donc, il
y
a des choses qui sont fondées. Les emplois du temps sont faits n'importe comment. Ce n
'est
pas qu'ils travaillent trop, c'est
que
c'est fait n'importe comment. Vous avez trois heures de trou, parce que les algorithmes, les proviseurs qui ne
s
'en sortent plus sur les emplois du temps. Et puis, par ailleurs, vous m'excuserez, on a parlé les uns et les autres. En son temps, Claude Hélède avait dit que l'éducation nationale est un mammouth. Il fallait dégraisser le mammouth. Et là, aujourd'hui, ce n
'est
pas un mammouth, c'est un mammouth ivre. C'est un mammouth qui sait plus où il va. La réforme Blanquer, si vous êtes parent d'élève, moi, je m'y suis plongé, là, ces dernières semaines, je ne comprends plus rien. Voilà. Alors, évidemment, l'affaire de Parcoursup est devenue, c'est la cerise sur le gâteau. Les collègues sont traumatisées par Parcoursup. Je ne sais pas ce qui va se passer.
Et les familles.
Voilà. Par exemple, je vais
vous
donner un exemple. La réforme Blanquer a détruit les filières scientifiques.
Ce
qui fait qu'aujourd'hui, par exemple, en termes de rapport garçon-fille, il n
'y a
quasiment plus de filles dans les filières scientifiques. Elle a détruit les filières scientifiques traditionnelles. On a fait des mixtes qui fait que quand vous parlez avec les gosses, ils vous disent alors je suis en LV1, LV2, math, machin, etc. Plus personne n'y comprend rien. Donc, il faut revenir, il faut reclarifier les choses.
Je
pense qu'il
y a
effectivement une révolution éducative. Et tant d'entendus que, vous constatez une chose, nous sommes le seul pays en Europe qui passe son temps à faire des réformes dans
l
'éducation nationale. Tous les autres pays, ils ont un système qui est pérenne, qui fonctionne.
On a
eu huit ministres de l'éducation en neuf ans.
Donc, en termes d'estabilité, on n'est pas au mieux.
Vous allez voir les pays scandinaves. Il y
a
des filières traditionnelles qui sont classiques. Je vous prends un dernier exemple, j'ai fini. La question des rythmes scolaires. On est encore le seul pays... Celui qui avait commencé à réformer les rythmes scolaires, c'était Philippe Seguin à Epinal. Il a mis en place une machine remarquable et guillée. Le cours, le matin, l'après-midi,
on
faisait un certain nombre de...
Non, pas
de... On faisait pas de muse, on faisait d'autres choses. Ça n'a jamais été suivi. Du sport, de la culture, il y
a
des choses
qu'on peut faire. On continue à faire... Vous savez ce que c'est qu'on s'est mis des
mathématiques et des physiques à 3h ou 4h de l'après-midi à des gosses qui sont levés à 8h le matin. Ça peut pas marcher ? Il y a un éléphant dans la pièce, qu'on en parle presque pas.
C'est la
génération de 2010. C'est celle qui se prend en pleine gueule, désolé, mais le Covid. Exactement. À un âge très tôt. C'est celle qui, par exemple, quand elle est formée, se dit mais il
y
a des industries aujourd'hui qui font appel à l'IA générative. Et peut-être que ma formation aujourd'hui, dans 5 ans,
elle ne faudra rien. Vous
en avez parlé dans un texte récemment, Laurence. Donc il y a des questions qui dépassent très largement le cadre éducatif, qui est la question de l'avenir. Si Jean-Luc Mélenchon, qui était en tête des 18-24 ans aux dernières présidentielles, en 2022, avec plus de 30%, aujourd'hui, des instituts de sondage le mettent à 40%, c'est que, vous pouvez le contester ou pas, il propose un imaginaire politique.
Et
je pense que la politique doit se ressourcer en imaginaire. Et donc, il faut aussi répondre à cette génération, par-delà les problèmes de bâti, d'emploi du temps, de téléphone interdit ou pas. Et là-dessus, la classe politique a du mal à leur proposer un imaginaire.
Jean-Luc Mélenchon était en meeting cet après-midi à Clermont-Ferrand. Écoutez ce qu'il dit sur Parcoursup. Il propose de supprimer Parcoursup.
«
Pour qu'il fonctionne comme ils avaient prévu, il fallait y introduire une école du vice. Parcoursup.
Parcoursup,
c'est la manière de rendre tordu votre gosse qui est droit. Votre fille, votre gars, déjà, savoir à 15 ans qu'est-ce qu'on fera après, ben moi, je ne le savais pas. Alors, donc, peut-être que je ne
suis
pas un bon repère, mais à mon avis, je ne
suis
pas le seul.
»
Parcoursup, l'école du vice, qui est d'accord avec ça ? Oui,
moi,
je reçois certainement vous aussi,
à
partir de juin, énormément de messages de familles qui ont la boule au ventre,
qui
disent « on a peur du résultat. Qu'est-ce qu'on va nous proposer ? »
«
Je veux faire histoire à Toulouse, peut-être que je ferai sociologie à Strasbourg. » Vous ne pouvez pas vous imaginer le niveau anxiogène de ces semaines-là pour les familles. L'algorithme dysfonctionne, il faut le changer.
Il faut faire le transfert. Et
après, allez-y. Non,
non,
il faut arrêter sur Parcoursup. Parcoursup, c'est une boîte postale. Elle prend les voeux et elle les emmène dans les formations. Il n
'y a
rien de plus. Il n
'y a
pas de chose magique.
C
'est une chose
à faire. Qu'est-ce qui se passe ?
Si vous permettez, deux secondes. Non,
mais
je
voulais
juste amener la suite. D'accord, mais on
peut
vous répondre quand même.
Juste,
qu'est-ce
qui
se passe ? C'est qu'en fait, tout simplement, et Othman Nassrou l'a dit parfaitement, il y a beaucoup plus de monde qui fait des études supérieures. Tant mieux. Et alors ? Oui, bien ou pas bien.
C
'est-à-dire que tout simplement, il n
'y a
pas forcément les places et les débouchés de l'autre côté. Et quand on entend, quand on voit des développements, mais dans les facs de sociologie, à fond, qui font 50 sociologies, mais vous faites quoi par député LFI après 50 sociologies ? Vous voyez bien qu'en moment, on forme trop. Nous, on passe notre temps à dire, on ne trouve pas de commerciaux, on ne trouve pas de personnes pour faire des ressources humaines. On ne trouve pas d'acheteurs. On manque dans nos métiers en France, on manque d'un certain nombre de professions de base. Et
en fait, on continue à
former.
On va avancer, on va parler des violences. On va rester par court. Non, je viens de vous répondre. Non, mais c'est... Premièrement,
vous avez soutenu un gouvernement qui a fait une très mauvaise réforme de l'enseignement professionnel. C'est-à-dire que vous avez aujourd'hui des tas de listes d'enseignement professionnel qui sont dans des situations catastrophiques, alors qu'on avait réussi à les revaloriser. Et il faut remarquer que Jean-Luc Mélenchon, quand il est ministre de l'enseignement professionnel, il a un bon parcours. Tout le monde le salue.
On
a tout mis sur l'apprentissage.
Je reconnais, on a tout mis sur l'apprentissage. C'est vrai ? Oui, c'est vrai.
Résultat, c
'est-à
-dire qu'au lieu de permettre, justement, qu'il y
ait
des filières professionnelles qualifiantes qui permettent justement à des jeunes dans les quartiers, etc., de faire les métiers...
Pas que dans les quartiers d'ailleurs. On peut avoir des... Pour tout le monde. Vous savez, c'est des métiers on réveille sa vie, d'ailleurs.
J'essaie toujours, ces dernières années, d'essayer d'être pondéré.
Ça, c'est vrai. Sur
l'éducation nationale, excusez-moi, mais le macronisme, ce n'était pas très brillant avant. Alors, le macronisme,
ça
a été une catastrophe. Bon, allez.
Non, non, mais pour dire... Parce que tout à l'heure, vous avez dit, c
'est très bien que les gens aillent vers des filières longues et fassent de longues études. Mais je parlais de chiffres tout à
l
'heure. 22% de ceux qui vont en lettres, par exemple, aujourd'hui, 18 mois après leur master, n'ont pas de travail. Et il y a 24% globalement des personnes qui ont aujourd'hui un master en France qui disent, j'ai un travail alimentaire qui n
'a
pas de rapport avec mes études. Eh bien, ça montre bien ce que je disais tout à l'heure et surtout si on veut réindustrialiser, quand on voit tous les emplois aujourd'hui qui sont non pourvus, qu'il va falloir faire cette réorientation avant. Mais si vous permettez, moi, je trouve que depuis le début, il y
a
un tabou et je vais faire votre transition avec la violence. Mais il y a eu une étude Thalys en 2024 en France, mais aussi dans tous les pays de l'OCDE.
Thalys, c'est quoi ?
Alors, c'est une enquête qui s'appelle comme ça, l'enquête Thalys. C'est un train. Par ailleurs, ça porte le même nom, sauf que c'est un I à la place. Et c'est T-A-L-I-S. Je vous invite à regarder. Cette enquête en 2024, qui a été faite dans beaucoup de pays, elle dit qu'en France, 18% dans les collèges français, 18% du temps scolaire est utilisé par les professeurs pour remettre de l'ordre. Sur une heure, c'est près de 11 minutes. Sur 25 heures au collège, c'est 4h30 qui sert à remettre de l'ordre en classe. Moi, j'étais dans un lycée proche des Mureaux, en filière pro, vous voyez. Mais moi, je peux vous dire que c'était au moins 30% du temps qui était utilisé à remettre
de l'ordre.
Donc, si à un moment, il y a
ce
tabou et qu'on ne prend pas ça en compte, alors que quand on compare à d'autres pays, on est justement le pays où on utilise le plus de temps pour remettre de l'ordre et qu'on ne se dit pas comment on va faire aujourd'hui, peut-être que ça peut être par une pression sur les allocations familiales, sur les élèves très perturbateurs pour l'élève concerné, si les parents ne jouent pas le jeu, comment on doit faire aujourd'hui pour qu'il y ait une peur de la sanction et qu'enfin, on retrouve de l'ordre dans nos classes parce que si les élèves n'ont pas peur des professeurs, et on le voit là, il y en a certains qui n'ont pas peur de les frapper, ils n'ont pas peur de leur proviseur, comment voulez-vous qu'ils aient peur aussi
de l'autorité de l'État par les policiers ? Et c
'est pour ça que
plus de 700 policiers ont été blessés lors de ces émissions. –
Évidemment, on est en problème d'autorité, on va en parler, mais je trouve qu'on va quand même un peu vite sur cette question de Parcoursup parce qu'aujourd'hui, il y
a
une énorme hypocrisie collective. Vraiment, c
'est
-à
-dire
qu'on a organisé une sélection par l'échec. On laisse nos jeunes aller dans des licences et avec cette idée absurde qu'il faut créer autant de place qu'il y
a
de demandes, quels que soient les débouchés derrière, et en fait, on les fait échouer. Le taux d'échec en licence, il est massif dans notre pays. Et on crée des générations et des générations de gens qui
ont
un sentiment de déclassement, qui sont allés faire des études supérieures et qui, du coup, n'ont aucune, en réalité, qualification
professionnelle
dans
le marché du travail.
Mais ça, ce que je
veux
dire,
M.
Mélenchon qui dit c'est l'école du vice, le vice, c
'est M. Mélenchon, en réalité. Mais ce que c'est son idéologie qui est conduite à ça, si vous permettez. – Ce qui dit qu
'on continue et on arrive à avoir des Bac plus 3, Bac plus 4, qui là ne trouvent pas d'emploi
parce que justement… – Julien, il apprends les critiques de Parcoursup. – Il faut prendre la bonne critique de Parcoursup et pas l'inverse.
– Il y a deux erreurs. D'abord, premièrement, il y
a
une dévalorisation des examens et notamment du BEPC et du baccalauréat. – C'est sûr.
–
Voilà. Parce que c'était malgré tout des rendez-vous qui permettaient de juger des niveaux, etc. Donc on n'a plus rien fait. Ça ne permet pas de voir un peu qui est en maturité pour passer en seconde. – Ça, ce n
'est
pas nous. – Je ne
sais
pas, c'était vous.
– Non, mais tout à l'heure, je n'ai plus de charge. – Non, mais prenez pas tout pour vous. – Non, mais je dis, là, c'est vraiment les socialistes qui
ont
massacré le baccalauréat.
–
D
'accord, bon, d'accord, OK.
– Avant Emmanuel Macron,
il y avait François Hollande quand même.
– Ah, vous d'accord, mais il est d'accord. – Oui, et le nombre d'apprentis a diminué ce soir. – Non, si François Hollande a pris ça, il faut faire quelque chose. – Soit vous
voulez qu'on avance et qu'on essaie de trouver des solutions, soit si vous voulez qu
'on
fasse de la polémique, je peux en faire. Et je
ne
suis
pas
le plus mauvais là-dessus.
– Je rends le… – 30 secondes, essayez-moi parler.
Mais sinon, ça n'aura rien. Si vous avez raison sur tout, il n'y
aurait
pas la crise qu'il
y a
aujourd'hui.
– Oui, franchement, vous
croyez que ça me fait plaisir, moi, de voir des jeunes se faire matraquer comme ils se font, manipuler comme ils se font, etc. Il y
a
une responsabilité politique. –
Alors, on va parler de la responsabilité politique.
– Alors, premièrement, il y
a
eu le BEPC et
le
BAC.
Et
puis deuxièmement, là, je vais essayer de répondre à Haute-Mann. L'idée, au départ, et c'est ça qui a été l'erreur, c'était de permettre qu'il
y
ait une extension du nombre d'étudiants, donc une hausse du niveau de formation, de qualification. Mais après, on s
'est
agréffé des réformes stupides de professionnalisation. – Dans le collège unique. – La sélection, elle devait se faire dans les deux premières années universitaires. C'était ça, l'idée. Donc, on rentrait en fac, on avait son BAC, on rentrait, on faisait une formation générale qualifiante, c'était utile, parce qu
'on le voit.
Et après, c'est pas ça du tout qu'on a fait. Et on a devalorisé toutes les filières. – Et les métiers de la main, notamment, parce qu'on a évidemment imposé
le même moule à tout le monde, alors qu'il y a des très
beaux
métiers, très qualifiants.
– On a fait des progrès dans les années 90, parce qu'avant, il y avait ce qu'on appelait les CET. On a fait des progrès en mettant en place...
– On va avancer, parce que j'aimerais qu'on parle des violences, et de ce qui se passe du côté des forces de l'ordre,
parce que vous l'avez rappelé, il y
a
eu entre 700 et 800, on me laissez côté policiers et gendarmes. On va vous faire écouter Reda Bellage,
qui
est un radicaliste policier de France Unité, qui dit le ras-le-bol, que je pense ressentent à peu près tous ceux qui se sont mobilisés ces dernières semaines, d'abord sur le voyage du pas, puis sur ces semaines de manifestations. Et puis
après,
on écoutera Marine Le Pen, qui dit qu'Emmanuel Macron est toujours du côté de ceux qui tapent sur la police. Reda Bellage, d'abord.
S
'il y en a un dans nos rangs qui tombe, on lâchera.
On
lâchera les bouclets,
on
lâchera tout, et on lâchera tout brûlé. À mon avis, et c'est ce qui me... Mais non,
mais
à un moment... Non mais attendez,
Pascal, vous me faites
comme ça, mais c'est le discours comme tiennent les collègues. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Il
y a juste un moment où il
faut que ça s'arrête. – Même pour vous, je ne vous engage pas forcément à dire cela, parce que vous pourriez... On
pourrait vous reprocher...
Non, je suis désolé. S'il
y
a un flic qui y reste, on ne
l
'acceptera pas. Parce que ça fait des années qu'on le dit, et il y a zéro anticipation, il
y a zéro reconnaissance.
–
Je
rappelle qu'Emmanuel Macron a dit que les policiers manquaient... –
En
cas
de pédagogie, d
'empathie. –
D
'empathie.
– D
'empathie, que Laurent Nunez a enlevé l'utilisation d'une grenade assourdissante, parce
qu
'il y
a
un policien très gravement blessé à la main à Lens. Est-ce que vous comprenez, ce sera le bol des policiers ? Cette menace qui pèse sur nous, qu'ils arrêtent de travailler,
ce qu'ils ne feront évidemment pas.
Mais le droit de retrait, c'est envisageable, Olivier D'Artigol ?
–
Pour discuter avec des syndicalistes policiers, ils sont tabous.
Ils
sont tabous parce que d'abord,
il
y
a
eu un changement dans la doctrine du maintien de l'ordre, et eux, ils sont au contact. Avant, on était un exemple, un pays européen, même à l'international, sur notre capacité à maintenir l'ordre. Aujourd'hui, ça ne va plus. Ils ont été beaucoup sollicités sur toutes les séquences qu'on a eues. Le pape, ils sont très mobilisés. –
Et ça se passe
bien.
–
Et ça se passe bien.
– Mais ils
sont quand même
là. – Donc là, face à
un public jeune, c'est en effet très difficile. Il faut bien sûr les soutenir. Il
y
a l'instrumentalisation par la France insoumise qui est insupportable et très dangereuse. Il y a aussi, c'est dû peut-être à la fatigue, mais des incidents. Il y a eu des contacts assez rugueux avec des lycéens qui, eux, n'étaient pas des casseurs. Il faut aussi avoir l'honnêteté de le dire. Donc là, on est entre chien et loup. C'est-à-dire qu'on sent bien que cette fonction régalienne de l'État est aujourd'hui mérésa faible. – Monsieur Nicolique ?
–
Le problème, c'est
que quand on
évoque, comme c'est le cas dans beaucoup de médias, le problème du maintien de l'ordre, on est en train d'occulter que le principal problème, c'est évidemment pas la police. Puisque les incidents qu'il peut y avoir, et graves sur des dizaines d'établissements scolaires dégradés, brûlés, sur des civils comme ça qui ont été agressés, on a vu cette femme brûlée au visage, juste parce qu'elle demandait qu'on ne casse pas des vitrines. Ces professeurs, ces proviseurs, agressés parfois aux mortiers, des attaques à l'acide, et ces policiers, donc plus de 700 qui ont été blessés. Donc ils interviennent dans des conditions difficiles.
Ce sont des femmes, des enfants, pardon, des parents, qui interviennent parfois à la peur au ventre, face à des gens qui sont armés de pavés, qui leur jettent des pierres et qui jettent des mortiers. Mais je vais juste dire sur l'instrumentalisation, parce que moi ça fait 10 jours que je suis sur différents plateaux de télé où on est amené à commenter des faits d'actualité. Il y a quelques jours, on m
'a
demandé de commenter un fait d'actualité où il y avait une vidéo qui attestait qu'une jeune fille à Metz s'était faite agresser sexuellement par un policier. Elle est ensuite interrogée, elle a démenti, il n
'y
avait pas eu d'agression sexuelle. La vidéo a été vue 5 millions de fois. À Belfort, un policier a été frappé, il y
a
eu une tentative de meurtre avec des coups de pied dans la tête. On a dû commenter le fait qu'il avait tenté de noyer un jeune de 17 ans juste avant. Il se trouve que ce jeune, quand il est devant le procureur de la République, il dit « non, non, je n
'ai
pas été noyé ». Son avocat d'extrême-gauche, Arié Halimi, proche de Jean-Luc Mélenchon, dit « non mais il parlait mal français, ça faisait 6 ans qu
'il
était présent sur le territoire français, c'est quand même inquiétant s'il ne sait pas ce que ça veut dire, le policier n'a pas essayé de me noyer ». On a vu à Lille, si vous permettez, un
chien qui a été érant
et les élus et les filles ont dit que les policiers avaient lâché des chiens. Tous les jours, on est obligé de commenter des affaires qui sont démenties par les faits parce qu'il
y a
une instrumentalisation de la France insoumise honteuse qui
jette la culpabilité sur les policiers.
Il faut savoir une chose, pour les policiers, il n
'y a
rien de plus difficile
que
ce genre de situation. C'est la chose la plus difficile parce qu'ils sont à deux doigts du drame et ils savent, il y
a
un syndrome dans la police française qui s'appelle Malik Houssakine. Et ils savent, souvent même ils ont leurs propres enfants, ils ne sont pas forcément en face,
ils sont
dans notre lycée, ils savent les dangers. Et l'irresponsabilité, elle est là. C'est-à-dire qu'on a commencé à gérer ce mouvement en envoyant des policiers qui d'ailleurs souvent... Qui ne sont pas formés à ça. Voilà, qui ne sont pas formés, exactement, et qui souvent ne sont même pas du quartier. Vous savez quand c'est la police du quartier, elle connaît un minimum, elle sait parler, là c'est rien. Donc les pauvres, ils ont été pris à partie et ils ont été effectivement instrumentalisés, d'ailleurs souvent, parce que les lycées, ils ne sont pas loin d'un certain nombre de quartiers où il y a des bandes qui ont pris à... D'ailleurs les lycéens eux-mêmes le disent tout le temps,
ils
disent, mais c'est pas nous, on a vu des bandes arriver,
etc. – Julien Dré,
quand vous dites qu'on a envoyé des policiers, vous auriez envoyé qui autrement ? Quand vous
avez des incendies aux
portes
des
lycées,
etc. Je ne suis pas entièrement d'accord avec vous.
– Je n'aurais pas attendu huit jours, huit
jours. – Je suis loin de vous
dire que la
réponse du gouvernement était parfaite, ce n'est pas ce que je pense. Ils sont dans leur
rôle quand ils interviennent et ils le font au mieux de leur
capacité avec beaucoup de discernement. –
On essaye d'éviter d'en arriver là, et on pouvait, si vous me permettez, éviter dans un premier temps d'en arriver là, puisque vous avez... Regardez l'actualité. Pendant les huit premiers jours, vous saviez qui était le ministre de l'Éducation nationale ? Moi je ne sais même pas comment il s'appelait. C'est le ministre de l'Intérieur tout de suite qui a été en premier. – Mais j'entends, mais à partir du moment où il commence à y avoir des violences ou même des blocages illégitimes, parce qu'on ne
peut
pas empêcher les gens aussi d'accéder aux lycées, parce qu'on a toujours cette culture dans notre pays du blocage où on trouve normal d'empêcher ceux qui veulent travailler ou qui veulent assister aux cours d'y aller. Donc ceux qui ne sont pas contents manifeste, mais enfin ils
n
'ont pas non plus le droit d'empêcher ceux qui aimeraient assister à leurs cours, et je crois qu'il y en a quand même beaucoup, de le faire. Non mais si vous me permettez, sur un point, parce que le vrai sujet c'est effectivement que nos policiers ont été lâchés.
– Par le plus haut de l'État, je
pense qu'il
y a
eu des commentaires et des signaux qui les ont profondément démoralisés, et je les comprends, parce que ce sont des
moments
difficiles pour tout le monde, que vous avez effectivement près de 800 policiers blessés, agir, intervenir dans ces moments-là est extrêmement difficile, et c'est très simple pour les commentateurs de dire qu'il aurait fallu agir comme ceci ou comme cela, mais enfin quand vous prenez des cocktails Molotov et des parpaings sur la tête, c'est très compliqué évidemment d'agir correctement, et ils le font dans la très grande majorité des cas, ils sont très surveillés, sanctionnés dès que quelque chose dérape, et c'est normal, maintenant simplement on leur doit un soutien sans faille, et moi je veux dire à nos policiers, eh bien qu'on les
soutienne pleinement, et on ne les lâche pas dans ces moments-là. – On va écouter Gabriel Attal, je veux dire. – On va écouter Gabriel Attal, je veux dire.
–
Ce
n
'est
pas de lui faire faire des choses qu
'elle
n
'aurait
pas
dû
faire. C'est
-à
-dire que si ce mouvement avait été intelligemment géré dès le départ,
–
C'est
-à-dire faire
quoi
?
– Je vais vous donner un exemple, vous savez comment ça commence ce mouvement ?
– Oui, à Créteil.
–
Vous
savez combien il a fallu pour que le rectorat crête, –
C'est-à-dire qu'il
s'occupe de la situation du lycée 8 jours. C'est normal ça
? –
Alors,
on écoute Gabriel Attal peut-être, et je vous passe la parole, Sylvain Maillard, il était en meeting à Lyon, et il accuse, elle et fille, de faire des jeunes une chaire à canon politique.
–
Cette colère, certains veulent l'attiser, la récupérer, la dévoyer,
en
multipliant les insinuations ignobles contre la police,
en
légitimant la violence,
en
appelant à l'émeute,
en
faisant de la jeunesse de la chaire à canon politique.
Et
pendant que l'extrême-gauche exploite la colère de la jeunesse, l'extrême-droite, elle, se frotte les mains.
Elle
a toujours cherché à affirmer quand chaque jeune sommeillerait un voyou. C'est ce qui permet de justifier son projet de cadenasser la jeunesse.
– Yvan Maillard, cher à canon politique,
c
'est qualifié
à
la manœuvre.
–
Que dit Gabriel Attal ? C'est ce que je crois qu'on dit assez largement sur le plateau. Évidemment, une partie de la jeunesse est manipulée par LFI et dans la violence. Moi, je voudrais juste dire un truc, j'ai toujours défendu les policiers. C'est un métier extrêmement difficile. Beaucoup d'entre eux, plus de 700 ont été blessés et que c'est difficile. En face d
'eux,
il faut comprendre qu'on a nos enfants. Certains d'entre vous, c'est mon cas, moi j'ai une lycéenne, c'est des gosses quoi. C'est des gosses et qu'évidemment, quand vous êtes policier, vous avez peur de ce que vous devez faire. Mais probablement, il faut qu'on ait aussi une intervention qui, dans certains cas, pose quand même des difficultés. Entre autres, parce qu'ils sont souvent très éloignés de là où ça se passe. Et nous,
ce
que demandent les parents, ce que demandent tout simplement les parents, c'est que les policiers soient là parce qu'ils se blessent entre eux. Dernière chose. Et
la France insoumise,
vous ne voulez pas m'en parler.
La France insoumise.
Et l'omerta sur
la France insoumise.
Je vais vous donner
un exemple. Je vais vous donner un exemple. Chez moi, dans le centre de Paris. Je veux dire, dans
le
centre de Paris, on a refait deux cours. Et je le fais maintenant, c'est le plus grand projet à l'heure actuelle d'Île-de-France qu'on va mettre presque 100 millions pour refaire. On a refait les lycées. Comment ça se passe en fait ? Ils arrivent à 6h30 le matin. Ils font 3, 4. Mais des gens de l'extérieur souvent. Ils s'organisent de l'extérieur. Ils mettent des poubelles devant. Ce
qui
fait que les étudiants et les jeunes, quand ils arrivent, parfois une partie d'entre eux trouve ça plutôt marrant en fait. Et finalement, de faire un blocus. Et faire une très petite minorité. 4, 5, 6, 7, 10. Arrivent
à bloquer. Qui ne sont pas
de là. Bloquent.
Et c'est comme ça qu'on arrive à bloquer
des lycées.
On a
vu des députés sains de leur écharpe tricolore devant les blocus, devant les poubelles, dans les manifestations. Il y a une présence sur le terrain extrêmement visible de la France insoumise. Il
y a
une instrumentalisation à votre avis
?
Il y
a
une instrumentalisation dans le sens où leur discours n'est pas clair sur la violence. Il peut être d'ailleurs très contesté et contestable quand cette violence est déclarée légitime. Jean-Luc Mélenchon, j'ai une partition plus fine. On le voit en écoutant
son meeting. C
'est un peu Ramina Grobis, le chat expérimenté.
Il
met quelques coups de patte. Mais par contre, il y a en effet une génération de députés insoumis. Ce n'est pas ma culture politique qui est prête à aller sur des blocus. Et alors que nous, à l'époque, on était un peu plus comme le font des parents d'élèves aujourd'hui, qui vont sur les blocus, qui font en sorte que ça se passe bien. Ils sont là pour jeter de l'huile sur le feu. On le voit bien. Mais encore une fois,
on
ne peut pas passer par-dessus tout, par-dessus, ne pas en parler dans le commentaire. Pourquoi
une
partie de la jeunesse adhère à l'imaginaire politique de Jean-Luc Mélenchon ? Et je ne vous parle pas là des casseurs. C'est-à-dire que vous devez réfléchir, ce qui le conteste, à la manière dont il a pu construire un récit concernant cette jeunesse en termes de projection pour son avenir. Aujourd'hui, un certain nombre de forces politiques qui se présentent à l'acte présidentiel sont en cas le sèche en termes d'imaginaire politique pour cette génération. Là est le vrai problème.
Quand vous dites qu'il a construit un récit, il a plutôt
construit un mirage. Parce qu'en réalité,
il y
a
toujours eu une tendance révolutionnaire sur une partie de la jeunesse. Simplement, ce que je veux dire là-dessus, ce
qui est nouveau, c'est que pour la première fois, on a des députés hors la loi. On a des députés voyous. C'est la première fois que ça arrive avec l'écharpe tricolore qui vont pousser les jeunes à aller affronter la police. On a vu ces images-là de Louis Boyard. On a vu effectivement cette phrase qui pour moi est la phrase peut-être la plus grave qui a été prononcée dans cette séquence de Bali Bagayogou qui
dit « La violence
peut être légitime. »
Mais
elle
doit
être
toujours évité.
Mais il n
'y a
pas de « mais ». Il
n'y a pas de « peut être légitime ». La seule
violence légitime, c'est celle de l'État dans un État de droit justement. Donc dire qu'on peut devenir violent, qu'il
y
a des causes, des raisons pour lesquelles être violent est
possible, c'est une gravité. C'est extrêmement grave. Et ces gens-là doivent
être
jugés. Ils
doivent
être jugés parce que c'est pénalement
répréhensible. Voilà ce que je pense. La France insoumise est
toujours en mouvement. Et on va écouter après
Mélenchon qui propose le droit de vote à 16 ans.
Évidemment. C'est open bar. Évidemment.
Allez-y, M. Nicolique. En
fait, moi,
vous parliez le mot que vous avez employé. Vous avez dit, par exemple, sur le climat. Mais même sur ce sujet-là. Par exemple, ce qu'il peut préconiser, lui, c'est un abandon progressif du nucléaire au profit des énergies renouvelables. Le modèle allemand.
Ça, vous le proposiez aussi. Le modèle allemand. Je peux me permettre. Oh, bah, Mme Spapel disait que le nucléaire est dangereux. Mais
si vous pouvez m'interrompre
en dire n'importe quoi. Le
nucléaire
est une énergie dangereuse. Oui, mais c'est la meilleure énergie. Elle l'a dit en 2012. 2017, Marie Le Pen. C'est en 2012. Elle change tous les 5 ans. On attend de voir en 2017. Non, en 2017, j'y
étais déjà.
On défendait à l'un nucléaire. Elle l'a dit. On était bien seuls. Elle l'a dit. On était bien seuls. Et les seuls qui
défendaient depuis 2017,
c'est parti
communiste.
Malheureusement,
je
le dis, c'est vrai. Je
ne fais pas un tunnel. Je suis en train d'expliquer de manière très concrète que, par exemple, même sur ce sujet, évidemment que leur politique ne va pas faire qu'on va diminuer les gaz à effet de serre. Puisque je rappelle que l'Allemagne, qui a appliqué le même modèle sur sa production électrique, selon les années, émet 8 à 15
fois plus de gaz à effet de serre, par
exemple,
sur la production électrique. Mais ce n'est pas
pour ça. Et pourquoi je dis ça ? Je parle de fond comme ça. Parce que ce n'est pas sur ces sujets-là. On aura beau expliquer ça, ce n'est pas pour ça qu'aujourd'hui,
ils
soutiennent Jean-Luc Mélenchon. Ils le soutiennent parce que quand on est jeune, et on l'a tous été, à 15-16 ans, on est dans une défiance. On peut faire des
erreurs à 15-16 ans, c'est ça ? Oui, vous voyez, moi j'étais
très
à gauche, à 15-16 ans aussi. J'ai commis cette erreur. J'ai commis cette erreur. Et Jean-Luc Mélenchon,
il instrumentalise justement en racontant n'importe quoi, ce que je disais, et sur les forces de l'ordre, sur la défiance envers l'autorité, en ramenant certains sujets à cette jeunesse, mais qui ne sont pas des sujets de fond. Et en plus, il se sert un peu de ça en soutenant ces violences. Moi, ce qui m'a profondément choqué quand j'entends Jean-Luc Mélenchon, c'est de dire que finalement, après des jours, on l'attendait à condamner la violence. Enfin, il dit qu'il ne faut pas faire de violence. Mais pourquoi ? Parce que ça desserre la cause. Il n'a pas un mot pour les dizaines de blessés, ses profs, ses proviseurs. Il n'a pas un mot pour les policiers, juste parce que ça desserre sa cause
et son agenda politique. On écoute Jean-Luc Mélenchon, je vous passe la parole ensuite.
Julien Drey, Jean-Luc Mélenchon qui propose, ce qu'il fait déjà depuis 2017,
c'est
le droit de vote dès 16 ans.
À
16 ans,
on
peut être émancipé
et
assuré son devoir de parent.
À
16 ans, on vote aux élections prud'homales.
À
16 ans, on va en prison. Alors à 16 ans, on doit pouvoir donner son avis, non pas secondairement, mais comme tous les autres, comme citoyens. C'est-à-dire qu'il nous faut le droit de vote à 16 ans. Voilà la proposition que contient notre programme depuis le premier jour.
Julien Drey, le droit de vote à 16 ans. Vous êtes pour ou contre ?
A priori, j'étais contre parce que je pensais qu'à 18 ans, c'était bien. Bon, voilà, je sais qu'il
y a
beaucoup de jeunes qui autour de moi me disent « mais nous, on veut voter », etc. Je pense que pour l'instant, ce n
'est
pas la question la plus importante. Là où Olivier a raison, c'est que derrière tout ce qu'on voit, les violences, la récupération, il y
a
quand même un malaise dans la jeunesse.
C
'est clair. Et il faudra, à un moment donné, que toutes les forces politiques s'y penchent. Il
y
a un malaise de représentation dans l'avenir. On a une génération qui est totalement traumatisée, angoissée. Moi, j'ai plein de gosses autour de moi qui me disent « de toute manière, on n'aura jamais de retraite, la planète, on ne
va
pas se marier. » Il y a un univers qui s'est quand même, depuis le Covid,
qui
est anxiogène.
Il
va falloir le traiter
en cas de diverses pays. Ils veulent
voter, les jeunes de 16 ans, peut-être ?
Bon, moi, je n
'ai
pas encore la tranche 16 ans. Je ferai un sondage plus tard. En
tout cas,
on
sait que les 18
-24 ans votent assez peu, en réalité.
Je voudrais juste revenir sur Mélenchon. Comme dans le parcours politique de Mélenchon, il n'est fait que de ruptures. Là, moi, où je lui en veux, ce n
'est
pas d'avoir soutenu les lycéens.
Ce
n
'est
pas d'avoir joué son rôle pédagogique. Parce que c'est à lui,
et
il le sait,
puisqu
'on l'a fait ensemble.
C
'est à lui, quand il arrive à la porte d'un lycée, de dire « Virez-moi les poubelles. Il n
'y a
pas de barrage. Faites des assemblées générales. Essayez de convaincre vos camarades. Argumentez. Faites des revendications. » Et ce n
'est
pas ça qu'il a fait. Alors après, effectivement, il y
a
eu la raison. Au bout d'une semaine où il avait soufflé sur les braises en jouant Che Guevara de je ne
sais
pas quoi, il a dit « Non, il faut se calmer. » Mais c'est lui qui a allumé l'incendie. Il n'a pas joué son rôle, qui pourtant, il jouait quand il était un sénateur respectable, d'éducateur d'une génération.
Il a été prof, d'ailleurs.
Ou quand il a
été lycéen
à Besançon. Voilà.
Ou quand il était étudiant. Et ça, c'est très grave. Parce que là, effectivement, il
y
a une instrumentalisation. Et ce qui me désespère, c'est quand je vois toute une génération... Parce qu'il y a une réalité. Quand il arrive dans une manifestation, on a l'impression que c
'est
déjà une idée. C'est une rockstar. Mélenchon, Mélenchon. C'est-à
-dire
des gosses qui basculent dans le n'importe quoi. Avec des discours en plus, excusez-moi, mais quand je vois un jeune lycéen d'un grand lycée me dire « La fin justifie les moyens », je me dis que les profs, quelque part... C'était les mots d'Alma Dufour aussi, pour les émeutes après Naël. Mais si
vous permettez...
Si vous permettez... Encore une fois, moi, ce qui me touche, parce que ça fait des années que ça peut durer. Et on a... Vous aviez vu sur l'heure avant, Louise Montangon, justement, qui s'est exprimée, qui a rappelé qu'elle, elle se faisait menacer quand elle allait
en bibliothèque.
Qui
revendique,
après avoir été à gauche, elle aussi,
mais
être aujourd'hui à droite. Et moi, je pense à tous ceux qui, justement, ne soutiennent pas la France insoumise aujourd'hui, qui sont dans des établissements scolaires, à l'université ou autre, et qui veulent défendre leurs idées. Je parlais de Louise Montangon, qui exprime d'ailleurs avec beaucoup de courage, mais aussi beaucoup d'empathie, parce qu'elle a même appelé au calme, en disant qu'il ne fallait pas insulter, critiquer le jeune Elouane, qui, lui, est à gauche. Et cet appel, justement, au calme, et qu'on devrait tous faire en se disant qu'on peut partager des idées totalement divergentes, mais ça doit se passer dans le calme, sans violence.
Moi, je pense que c'est important qu'on le rappelle, parce que l'université, malheureusement, elle est gangrénée. Et je suis désolé, je vais en parler là.
Et le droit de vote, vous êtes d'accord à 16
ans ou pas ? Non
?
Non, pour moi, c'est trop tôt aujourd'hui. Si vous permettez, j'étais, moi, candidat à Tours. J'avais un soutien d'un jeune qui est professeur à Tours, qui s'appelle Romain Dessart. Il a été menacé aujourd'hui avec des mots « Nous reviendrons, Romain, tic-tac ». Aujourd'hui, je vous le dis. Et ce genre de menaces qui sont régulières pour ceux qui s'affirment, justement, avec des idées divergentes, eh bien, c'est terrible, parce qu'il n'y a plus aucune liberté de parole. Et il faut rappeler que ce mouvement, il est minoritaire pour l'instant. Au maximum, il y
a
eu 82%, il n'y
a
eu que 18% des lycées qui étaient occupés. Et même dans les lycées qui étaient occupés, il y avait une jeunesse qui avait envie d'aller travailler, qui avait envie d'étudier, de se projeter dans l'avenir.
Et
il y a une minorité violente qui bloque et qui empêche
les autres de pouvoir aller travailler. Sur le droit de vote, vous avez plein de
lycées privés. Votre sujet ? La spécificité de cette semaine, vous avez plein de lycées privés, même de lycées catholiques, qui se sont mis en grève. Et pourtant, ils n
'étaient
pas dans les conditions difficiles. Ça veut dire qu'il
y a
aussi un sentiment de solidarité générationnelle qui reste minoritaire.
Au maximum,
il
y a 18% des lycées privés.
Votre
question sur le droit
de vote à 16
ans, ce qui me surprend
beaucoup de la part de M. Mélenchon, c'est qu'il est contre la réforme de la justice des mineurs. Donc il considère qu'en dessous de 18 ans, on n'est pas assez mature pour être jugé. Par contre, on est assez mature pour pouvoir voter. Donc il
y a
un moment où il
faut
choisir. Il faut avoir un minimum de cohérence. Moi, je n'y suis pas favorable. Et simplement, je veux dire que j'entends tout à fait ce que disent depuis tout à l'heure Olivier D'Artigol et Julien Dray sur le fait qu'on a une jeunesse aujourd'hui qui est en crise. Bien sûr, avec toutes les mutations que l'on connaît. Mais la réalité, c'est qu'on a menti à cette jeunesse. On lui a expliqué qu'on l'a dit tout à l'heure, plus on faisait d'études longtemps, on allait forcément s'en sortir. On lui a expliqué qu'on pouvait travailler moins et gagner bien sa vie. On voit qu'aujourd'hui, il y a une très grande, et puis il
y a
des mutations très profondes comme l'intelligence artificielle. Donc il est temps de tenir un discours de vérité à la jeunesse. Et je veux dire que M. Mélenchon, lui, il a choisi son créneau préféré, à savoir la
démagogie et la fastidité, y compris avec le droit de l'homme.
Juste une correction, si vous permettez. On n'a pas menti. On a considéré que plus on était formé, mieux on s'en sortait dans la vie. Ça, toutes les études l'ont montré.
Ça ne s'est pas vérifié s'agissant de l'enseignement général et de l'annonce à l'élection de l'université. On a à juste titre considéré
qu'on ne ferait plus comme avant un seul métier dans sa vie, et que pour pouvoir se reconvertir, il fallait être adossé à une bonne formation générale. Oui, mais la même
formation
pour tout le monde, sur tous les territoires,
sans projet
pédagogique sur le terrain, sans responsabilisation des
équipes éducatives, ça a été une erreur. L
'idée de dire que ça
marche pas, on n'est ce drèze,
on
n'est ce drèze, on n'est ce drèze, on n'est ce drèze, on n
'est
« se confircare
».
L'idée qui s'entendre,
c'est-à
-dire
qu
'on
élève le niveau de formation après, avec des parcours différents, avec de la professionnalisation, etc., était une bonne idée. Mais le
problème, c'est qu'on a été dégénéré, on l'a fait de manière qui est uniforme, au lieu de faire l'égalité, on a voulu faire l'égalité, malheureusement. On a quand même aussi un souci. On en a plusieurs.
Une jeunesse qui est ultra connectée, qui vit une partie de son temps sur les téléphones portables. Mais
nous
aussi. Sur les téléphones portables. Oui, mais vous n'avez pas tout à fait le même cerveau, un fameux plus formé que des jeunes, et qui vivent de l'émotion. Moi, je veux dire, l'émotion, c'est ce qui est en train de tuer. C'est-à
-dire
qu'ils réagissent beaucoup plus parce qu'ils sont plus jeunes, on le fait des jeunes, par l'émotion.
C
'est-à-dire que plutôt que de réfléchir par rapport à ce qui se passe, on réagit par rapport à l'émotion. Moi, je veux dire, je prends juste un exemple dont
on n'a pas
parlé sur LFI de recrutement.
Vous
voyez plus que le nucléaire, c'est Gaza. C'est d'abord d'instrumentaliser
complètement
ce qui se
passe à Gaza.
Ils l'ont instrumentalisé, pourquoi ? Par des émotions. Et en fait, on a une jeunesse qui est aussi beaucoup plus polluée par des émotions et un ressenti, un sentiment d'abandon qui est beaucoup plus fort, sur lequel on y répond aussi, en interdisant le téléphone portable à
l
'école.
Mais en même temps, le soir, on est obligé d'avoir le téléphone portable. Les émeutes sont liées à l'interdisant le portable. Non, je ne vous dis pas ça. Aïe, aïe, aïe. Non,
je ne vous
dis
pas ça, Laurence Farré. Non, je ne voudrais pas que...
Mais il y en a qui
font le lien, Monse Farré.
Je dis
qu'il
y a
beaucoup de choses. Et on a une jeunesse qui a évidemment beaucoup... qui a des difficultés pour une partie d'entre elles et sur lesquelles il y a des
jeunesses, d'ailleurs. Il y a des jeunesses. Oui, il n'y a pas qu'une jeunesse.
Mais il y en a une qui
est plus bruyante. C
'est instrumentalisé
par LFI, justement. Alors
que
c'est... Juste si je peux
me permettre... Je dis trois secondes, je finis. Ce que dit Emmanuel, c'est l'aveu de la faillite du système. Parce que normalement, le rôle de l'école, c'est justement d'apprendre à dominer ses émotions et à maîtriser l'image. Bien sûr.
Apprendre les distances
nécessaires. Or, justement, notre système scolaire, aujourd'hui, il ne sait plus faire ça. Il n
'a
pas été préparé à ce choc-là.
On
parle
de la primaire
socialiste parce
que, justement, il y a la France insoumise
au cœur de cette primaire socialiste. Comme vous le savez, Raphaël Glucksmann a été désigné par les militants. Je crois qu
'il
y
avait
plus de 120 000 inscrits, mon cher Julien. C'était 15 euros,
quand
même, le ticket d'entrée. Il a été élu à 66% des voix, laissant loin derrière Olivier Force, Ségolène Royal, Emmanuel Morel et Jérôme Gage. Écoutez ce qu'il a dit il y a quelques instants, au 20h, à propos du refus de toute alliance avec la France insoumise.
Il
n'y aura pas d'accord avec la France insoumise. Mais il y aura un accord avec la gauche démocratique, avec la gauche républicaine. Et nous allons gagner l'élection présidentielle. Moi, j'en suis absolument convaincu. Vous savez, je suis certain que les Français ne voteront pas pour un ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron, pour continuer les dix années qui ont tant abîmé notre pays à force d'injustice et d'impuissance. Et je suis aussi convaincu qu'ils ne voteront pas pour le bruit et la fureur, que Jean-Luc Mélenchon fait peur à trop de monde.
Et
donc, nous serons, nous, la force qui barra la route à l'extrême droite.
Voilà pour Raphaël Luxemann. On écoute vite Ségolène Royal qui, elle, a dit OK pour se réunir derrière le vainqueur. Mais à condition, elle a d'ailleurs répondu chez nos confrères de France Info, le stagiaire a gagné. Écoutons Ségolène Royal.
Je
suis pour l'ordre juge, donc je suis pour la règle. Donc je suis pour celui qui a gagné ce soir les primaires, bien évidemment. À condition, comme je l'ai dit, qu'il y
ait
un rassemblement à gauche qui se fasse.
Ça veut dire quoi, ça ? Je
lui souhaite toute la force pour faire ce rassemblement à gauche
qui
sera difficile. J'aiderai à ce rassemblement à gauche de toutes mes forces. Parce que c'est la première fois que le PS n'a pas de candidat en tant que tel. Même si c'est une primaire qui a inclué le PS, c'est la première fois depuis que le PS existe qu'il n
'y a
pas un candidat estampillé PS en tant que tel.
Alors, la machine à perdre et enclencher, je liens d'aller. On vient d'entendre Raphaël Glucksmann très clair sur sa ligne. Et Ségolène, qui s
'en
veut dire
? Je vais vous permettre de faire trois remarques. D'abord, premièrement, moi, je considère qu'il s'est passé quelque chose ce soir par le score de M. Glucksmann et par la défaite terrible, imprévisible d'ailleurs à ce point, d'Olivier Faure. Ça veut dire qu'il y a un désaveu très réel, mais ce n
'est
pas lui en tant que tel. C'est la ligne qu'il a portée depuis des années qui est aujourd'hui désavouée par une grande partie de ce qu'on pourrait appeler la gauche sociale-démocrate, etc. Donc ça ouvre des perspectives nouvelles. Et la deuxième,
c
'est que
la
réalité électorale aujourd'hui, la réalité des rapports de force, fait que le rassemblement de la gauche républicaine tel qu'il est revendiqué sera insuffisant pour gagner. Il faudra être capable de porter un projet qui rassemble et tende la main. Je pense notamment à toute une série d'électeurs ou d'électrices qui se sont retrouvées à un moment donné derrière Emmanuel Macron, mais qui se retrouvent dans d'autres candidats. Parce que le pays, il faut bien se rendre compte d'une chose, et je vais finir là-dessus. Dans les semaines à venir, nous allons vivre une crise financière sans précédent,
qui
est liée à la gestion catastrophique de la dette. Et là,
il
va falloir trouver des solutions, et ces solutions, ça ne se fait pas simplement autour
d'une table. Il
va falloir travailler à rassembler pour pouvoir que la France se relève. Parce que la question de la faillite de la France est en cause aujourd
'hui.
Elle est claire, elle est posée. Une très bonne soirée pour Raphaël Guzman. Beaucoup de chapeaux à plumes socialistes n'avaient jamais imaginé ce résultat-là. Il est spectaculaire. Ça s'est fait sur une question, celle des alliances.
On
pouvait un peu imaginer ce résultat, puisque 73% des sympathisants socialistes disaient avant ce vote qu'ils ne voulaient plus d'alliances avec la France insoumise. L'autre vainqueur, paradoxalement, c'est Jean-Luc Mélenchon, qui a des images lui aussi spectaculaires ce soir dans son meeting à Clermont-Ferrand, et dont l'espace à gauche s'ouvre encore plus grand. Avec très certainement, les verts et Mme Tondelier qui ira plutôt vers lui que vers Raphaël Guzman. Et puis, c'est peut-être pas une bonne soirée pour Gabriel Attal. Il faudra voir, parce que M. Guzman va d'abord aller chasser dans ces terres-là. Et c'est une soirée très négative pour François Hollande, comment être le recours
d
'une primaire qui a réussi à atteindre son objectif puisqu'elle donne un leadership à Raphaël Guzman qui est incontestable. Je veux bien que Madalton Ségolène dise qu'elle veut le rassemblement de la gauche, mais la ligne a été tranchée. C'est pas vers la gauche que M. Guzman regarde.
Une mauvaise nouvelle pour François Hollande. Alors, Julien Drey, et après je vous passe à la parole.
Non,
le
problème de François Hollande, il est simple.
Je
vous
l
'ai déjà dit, pas avec vous, mais à d'autres. C'est pas un problème sondagier. Le problème, c'est de savoir si à un moment donné, il y
a
un candidat qui s'impose et qui crée une dynamique. S'il y a un candidat qui s'impose et qui crée une dynamique, il n'y a aucune utilité à une candidature de François Hollande. Maintenant, si,
c
'est mon sentiment à moi, les semaines qui viennent vont mettre tout le monde dans l'épreuve et qu
'il
va falloir quelqu'un qui soit capable de tenir la barre d'un pays qui va se retrouver avec la Banque Centrale Européenne, avec une spéculation sur le franc considérable, avec des tas de choses... Voilà, l'expérience...
La question
viendrait si Raphaël Bussmann passe de 10-12 à 15 dans le mois... Ça veut dire qu
'il y a
une dynamique.
C
'est réglé. Ça veut dire qu
'il
y
a
une dynamique. Le problème,
c
'est... Alors, passer
de...
15,
ça ne
suffit pas pour se qualifier.
On est d'accord. Non, mais pour moi, il dira
François Hollande que le mois de décembre n'est pas celui qu'il avait imaginé. À 15,
c'est réglé ou
pas ? Je ne sais pas à quoi c'est réglé. C'est-à-dire, le 15, je pense que dans les semaines à venir, il y aura un effet d'entraînement logique. Le problème, c'est que je vous signale que quand Benoît Hamon est désigné dans une primaire où il y avait 1,2 million de votants, il est à égalité, il est même devant Jean-Luc Mélenchon. Exactement. Donc,
il va falloir... C'est le maillard.
...dans la bataille. Ce soir, et moi, je ne
suis
pas un homme de gauche, mais ce soir, le fait que Raphaël Glucksmann soit le candidat, ça me rassure un peu. Parce qu'au moins, il est clair par rapport à la France insoumise et je trouve que c'est une bonne nouvelle pour la politique française
de la bataille.
Par contre, je vais vous dire un truc. Je sais comment ça se passe. Je l'ai déjà vécu en 2024.
C
'est-à
-dire
qu'au lendemain de l'élection présidentielle, quelque
soit le résultat... Il y aura des législatives. Vous savez quoi ? On connaît la chanson. On va se
réunir. Quoi qu'il arrive, vous comprenez, on va lutter contre le fascisme, quel que soit le fascisme d'ailleurs. Que ce soit nous, on sera des fascistes, on sera tous des
fascistes. Il y a des contribuants. Et
ils se
réuniront tous tout de suite. C'est ça qui m'inquiète. Voilà.
Donc fondamentalement, tant mieux pour lui. Au moins, ça clarifie. Et puis ça nous oblige, nous, et peut-être un petit clin d
'œil
de notre côté, à avoir très rapidement dans le bloc central un seul candidat.
Parce que les
autres sont dans la ligne
de
départ à nous de nous réunir.
Qu'est-ce que vous en pensez au RN
et chez les LR ? J'ai écouté
ces premiers mots. Et je vois que plutôt que de se dire je suis heureux d'avoir gagné et je vais combattre la pauvreté dans ce pays, combattre l'insécurité, relancer l'économie de ce pays. Ces premiers mots sont c'est comme ça qu'on combattra l'extrême droite. C'est
toute la différence. C'est nous qui avons choisi
cet extrait.
Je ne crois
pas qu'il ait parlé d'autre chose.
Mais
c'est pour ça que je me permets de dire ça. C'est un adversaire politique. Mais moi, je vais parler du fond. Moi, je vois ses votes au Parlement européen. Il est député européen. Il a voté, et c'est ça ce qu'il souhaite, un soutien massif aux énergies renouvelables, à la décroissance, au Green Deal. Tout ce qui conduit aujourd'hui aux difficultés économiques qu'on peut avoir. Il appelle d'ailleurs à un rapprochement avec les Verts. Et il dit avec la démocratie et autres. Je rappelle que les Verts prônent la désobéissance civile.
Ils ont soutenu ce qui s'est passé à Sainte-Solines, tous les policiers blessés, sans avoir un mot justement pour s'opposer à ce mouvement, ces mouvements illégaux d'occupation, de ZAD ou autre qu'on peut constater. Donc pour moi, ce ne sont pas des mouvements démocratiques. Il est
soutenu par Yadid Jadot
déjà,
il est déjà soutenu par
M.
Jadot, mais il fait un appel plus large au
Vert.
Alors, Manasrou, bonne nouvelle pour les LR ? Raphaël Glucksmann, mauvaise nouvelle pour les LR ? Non, mais
M. Glucksmann est de gauche, nous sommes de droite. Moi, je crois au clivage gauche-droite. Je suis heureux de voir qu'il existe, j'espère, une gauche qui soit non mélanchonisée dans ce pays. néanmoins, je dirais comme Sylvain Maillard qu'on nous a déjà fait le coup. Donc là, je
donne
acte.
Sylvain Maillard s
'appliquait parce qu'il avait appelé
à
voter lui aussi.
Alors, j'allais y venir, j'allais y venir, j'allais y venir
également, je pense effectivement que Gabriel Attal a commis une erreur vraiment très grave ce jour-là en appelant à voter les filles. Mais la réalité aujourd'hui, c'est va-t-on enfin avoir une gauche émancipée de la tutelle
infamante de
Jean-Luc Mélenchon ? Écoutez, on attend de voir, mais c'est vrai que sur le reste, et je prends acte de cette parole ce soir qu'il ne compte pas être sous le joug de M. Mélenchon. J'espère que les actes suivront parce qu'en attendant, le Parti Socialiste, malheureusement, qui a trahi cette parole maintes et maintes fois est toujours dirigé par M. Fort, qui lui, effectivement, a été le chantre de cette compromission qui a fait que la gauche républicaine avait un temps disparu dans notre pays.
Est-elle de retour ? Nous verrons.
Mais je crois que c
'est
de droite dont on a besoin et pas de gauche. C'est une date importante pour le Parti Socialiste parce qu'il y avait eu le score de Mme Hidalgo aux dernières présidentielles, 1,7. Mais là, le premier secrétaire du Parti Socialiste dans une telle situation, c'est du jamais vu depuis le Congrès d'Épinay. Jamais. C'est-à-dire, c'est un
boule d'artissement.
Oui, le problème,
c
'est que je pense que malheureusement, il ne va pas tirer les conséquences de son score. C'est un homme d'appareil. Il est
le
produit de ça. Donc, il va essayer de se crisper et certainement d'ailleurs pour faire des croche-pattes par la suite puisque je suis d'accord, il a une idée derrière la tête. Il pense qu'à un moment donné ou à un autre, l'accord avec Mélenchon parce qu'il pense que les députés vont avoir peur et qu'il pourra leur vendre l'idée qu'il faut... Voilà. Donc, c'est pour ça que... Mais les
députés
ont peur. Ce qui est normal, tout député a peur quand il va dans l'élection. Il n
'est
pas sûr d'être réélu. Oui, je pensais plus. Bon, mais la question qui est posée, elle est devant. Ça va me permettre de répondre à notre ami du Rassemblement National. La question qui est posée, c'est que il ne suffira pas d'évoquer la montée du fascisme.
Le
pays a besoin d'un projet et d'un projet qui rassemble. Donc,
il
va falloir sur le fond, il va falloir répondre à la question de comment on gère la dette, il
va
falloir comment on réforme l'État parce qu'on voit bien qu
'il
y
a
un énorme problème dans la dépense publique. Il va falloir réindustrialiser ce pays et il va falloir parler de l'Europe. Parce
qu'on voit bien... La montée du
fascisme,
le péril fasciste...
Si vous permettez, je rappelle que... Parce que c'est important les bilans quand même. François Hollande, sous son quinquennat, la dette avait augmenté de plus de 300 milliards. Mais en plus, en parallèle, en augmentant les impôts, c'est quand même fort de café. Donc, il avait augmenté de 1,8% le taux de prélèvement obligatoire dans le PIB et malgré ça, la dette avait augmenté. Ce
qui avait
pénalisé d'ailleurs nos entreprises, mais ce qui a pénalisé aussi nos
entreprises, c'est par exemple... Nos
entreprises ont été grandement pénalisées par plusieurs
politiques. Notamment la
fiscalité. Mais écoutez, il
était tellement disqualifié que
le candidat qui a suivi,
c
'est-à-dire Benoît Hamon, non seulement François Hollande n
'a
pas pu y aller, mais Benoît Hamon a fini à 1 et quelques pourcents.
Mais quand on parle de... Et M. Mélenchon
progresse depuis 2017.
Oui, bien sûr, parce que Jean-Luc Mélenchon joue
sur d'autres
films, c'est-à-dire sur le communautarisme, sur
une vision racialiste
de la
société que moi je condamne sur le repli sur soi racialiste, le repli sur soi communautaire, sur des divisions de haine qui est sur l'antisémitisme, par exemple, qui font qu'aujourd'hui, il arrive à toucher malheureusement un certain électorat. Mais la gauche, elle s'est trompée sur à peu près tous les sujets.
J'ai parlé juste tout à l'heure,
et je finis juste là-dessus parce que c'est bien parfois de parler de fonds sur des bilans. On parlait tout à l'heure d'énergie. Quand on a soutenu, et c'était la gauche plurielle au début des années 2000 avec Dominique Voinet, de dire qu'il va falloir abandonner le nucléaire pour les énergies renouvelables. Depuis, on a mis près de 100 milliards sur la table en termes de subventions, en termes d'exonération fiscale. Ça produit 10% de l'électricité française. Dernier mot. Et ça augmente, ça fait que le
prix de l'électricité
a doublé, ce qui pénalise nos entreprises.
Vous étiez d'accord. Et François Hollande a voulu descendre en 2025 la part du nucléaire à
50%. Ça
aurait été une catastrophe. Mais M.
Glucksmann veut
mener la même politique. C'est pour ça que j'en parle. On
a compris.
On a
compris.
On refait un débat.
La semaine prochaine.
Allez, merci à tous les cinq. Contrairement à vous, nous, on va faire des vrais. Oui, oui, oui. On les dégueulons. On les dégueulons. On les dégueulons. On les dégueulons. On les dégueulons. Elle parle du
livre. Alors, tous des cinq.
Oui, une
enfance. Il
y
a une dame. On est porté de Mélenchon, de François Hollande, de Marine Le Pen.