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interviewSUDRADIO· 10 juillet 2026 68 min

Réussir en France : c'est mal vu ?

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot. On attaque les discussions, les conversations, les échanges autour de la table au 0826 300 300 parce que vous faites partie intégrante de la discussion, amis auditeurs. 0826 300 300, ça c'est pour le standard. Vous avez également le site sudradio.fr, l'application ainsi que les réseaux sociaux. Je vous présenterai ceux qui vont participer à la conversation dans une poignée de secondes. Mais d'abord, le menu, le programme. On parlera d'une petite phrase venant de l'homme.

Bon, trois fois rien, mais l'homme qui a actuellement la première fortune de France, il s'appelle Bernard Arnault, il s'est longuement exprimé dans un média en ligne qui s'appelle Légende. Et au milieu de tout ce qu'il a pu dire de très intéressant sur la fiscalité, sur son parcours, sur ses entreprises, il y a une petite phrase sur la réussite en France. Apparemment, nous n'aimons pas la réussite, qu'elle soit financière, qu'elle soit professionnelle, qu'elle soit statutaire, nous n'aimons pas ça en France. Est-ce que nous avons, nous Français, nous citoyens, un problème avec la réussite ? Venez en parler et en discuter avec nous au 0826 300 300.

Une loi qui ne cesse de faire polémique, elle revient comme un éternel débat, lame de fond dans la vie politique française. C'est la loi très contestée, très controversée sur la fin de vie. Est-ce que la loi de fin de vie, comme elle est présentée actuellement, est indigne ? Agnès Buzyn, l'ancienne ministre de la Santé, était au micro de Sud Radio ce matin. Elle se dit elle-même inquiète. Et vous, autour de la table, et vous, d'un point de vue politique peut-être, mais aussi d'un point de vue moral, d'un point de vue religieux, ça peut exister dans ce débat-là. Est-ce que vous trouvez que cette loi sur la fin de vie est indigne ? Est-ce qu'elle vous inquiète ?

Vous venez en parler au 0826 300 300. Mais pour le moment, alors qu'il est 10h34, le premier sujet de conversation va tourner autour de Marine Le Pen. Les débats de l'été Sud Radio Eh bien oui, Marine Le Pen qui est d'une certaine manière la star de l'actualité cette semaine. Et nous avons un sondage IFOV fiducial pour Sud Radio qui s'attarde sur, et vous le savez, comme on appelle ça autour de la table, le jargon, il y a un cali, c'est un sondage qui teste l'image du candidat. Et une grande majorité de Français estiment qu'encore aujourd'hui, la candidate a une image d'extrême droite. Est-ce que Marine Le Pen aujourd'hui est d'extrême droite ?

Est-ce que quand on est suivi par autant d'électeurs, est-ce que c'est encore une qualification qui fonctionne ? Est-ce qu'aujourd'hui, vraiment, vous, peut-être qui votait Rassemblement National, vous sentez d'extrême droite ? Venez témoigner, venez nous raconter, venez réciter votre regard politique à l'antenne de Sud Radio 0826 300 300. Pour en discuter autour de la table, Jacques-Hélène Frédéric Fougera, bonjour. Bonjour Maxime. Président de Tenkan Paris, auteur de C'est de la com', 60 idées reçues. C'est aux éditions Bréal Studiorama. Jacques-Hélène également Gilbert Azoulé, bonjour. Bonjour. Directeur général du New Tank Education, et vous êtes également journaliste pour l'Ebysic.

Lucas Planaverne, qui est journaliste au JDD également, est avec nous, bonjour. Bonjour. Et pour clore ce tour de table, on est également avec un buraliste, le vice-président de la CPME, qui est vous, Philippe Coix, bonjour. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Autour de la table, donc, une équipe de choc pour débattre de l'actualité, à commencer par cette question. En réalité, Marine Le Pen est-elle d'extrême droite ? Quand les Français, à plus de 67%, la considèrent d'extrême droite, est-ce que pour vous, c'est justifié ? Loin de moi de faire dans le cliché, mais Lucas Planaverne, qu'est-ce que vous en pensez ?

3:06
Invité

Écoutez, je pense qu'aujourd'hui, le débat n'est plus là. En réalité, on voit dans les sondages qu'une large majorité de Français considèrent que Marine Le Pen est d'extrême droite, mais il y a aussi une majorité de Français qui, à ce stade, toujours selon les sondages, voteront Marine Le Pen. Est-ce que ça veut dire que les Français se qualifient eux-mêmes d'extrême droite ? Il y en a dans le lot, forcément, qui font ce choix-là. Ça montre, à mon avis, que finalement, aujourd'hui, le qualificatif d'extrême droite, quand bien même certains le reconnaissent, n'a plus d'incidence sur les votes.

Il ne fait plus peur, comme il a pu servir par les détracteurs, notamment du Rassemblement national depuis 20 ans, pour faire peur, justement, aux électeurs. En réalité, aujourd'hui, on voit que des gens peuvent arrêter de rentrer dans le centre éternel débat de « je suis d'extrême droite », « Marine Le Pen d'extrême droite », « elle ne l'est pas », etc., pour, finalement, tout simplement s'en foutre, même, je risque à dire, et voter pour les candidats qui les représentent le mieux. En tout cas, l'image de l'extrême droite telle qu'on l'avait avant, n'a rien à voir avec ce que ce genre, il y a une vraie rupture.

Et puis, je dois dire qu'entre Marine Le Pen et Retailleau, parfois, il n'y a pas beaucoup de différences. Sur les sues d'immigration, par exemple, ils sont raccords.

4:26
Présentateur

Pour vous, par exemple, Gilbert Azoulay, qualifier Marine Le Pen d'extrême droite, je vous assure, Gilbert Azoulay, que je vais lancer ce téléphone. Vous avez raison, mais qui ose marquer ? C'est vendredi, c'est la fin de la fin, on n'a plus trop bien stock de patience. Il faut vraiment comprener ça. On peut faire comme en classe, on peut mettre une boîte à l'entrée du studio. Est-ce que ça vous dit que vous faites partie des citoyens, aujourd'hui, qui n'imposent plus le préfixe d'extrême droite en qualifiant Marine Le Pen ?

4:49
Invité

D'ailleurs, ceux qui mettent le préfixe d'extrême droite, ce sont surtout les gens de l'extrême gauche et qui viennent manifester pour dire non à l'extrême droite systématiquement. Moi, je crois qu'il y a une offre politique qui s'est développée de l'extrême gauche à l'extrême droite, mais en tout cas de la droite ou de la gauche.

Et moi, je considère, ce n'est pas parce que les Français disent qu'elle est extrême droite ou pas, ça veut dire que simplement, aujourd'hui, le paysage s'est complètement éclaté et que la terminologie extrême droite et extrême gauche ne fait plus tellement sens dans la mesure où, par exemple, en Hongrie, il y a des gens de droite, en Italie, il y a des gens de droite aussi, voire d'extrême droite. Il y a des politiques qui se sont développées un peu partout et puis surtout, l'extrême droite, telle qu'on l'avait façon Deuxième Guerre mondiale ou post-près-Deuxième Guerre mondiale, elle n'a plus rien à voir aujourd'hui.

5:32
Présentateur

Philippe Coille, comment vous regardez ça ? Je pense que ce que dit Gilbert est tout à fait la situation extrême droite Qui catégorie cette extrême droite ? Les autres partis politiques et les médias. Je pense que les Français, aujourd'hui, ne s'identifient pas à l'extrême droite dans les idées qui sont portées par le Rassemblement national. Ils adhèrent, me semble-t-il, à des idées, à un changement, mais pas forcément se retrouver dans ce qui a pu être feu Jean-Marie Le Pen. En tout cas, se faire enfermer dans une catégorie politique. Non, puis je crois que Marine Le Pen l'a fait depuis des années, la dédiabolisation du parti, l'ouverture, la normalisation, comme certains l'appellent.

En tous les cas, ce n'est plus à mon sens et de ce que j'entends... Ce n'est plus valable, presque. Non, parce que ce que j'entends au quotidien dans mon commerce et au comptoir qui est le Parlement du peuple, les gens ne s'en cachent plus. D'ailleurs, des fois, on peut être choqué parce qu'il y a des années, les gens qui votaient extrême droite avaient une retenue, c'était très discret, c'était dans l'isoloir et c'était mon jardin secret. Tandis qu'aujourd'hui, c'est les conversations du quotidien. Il n'y a plus de... Vous, c'est ce que vous entendez. En tous les cas, c'est ce que je ressens et ce que j'entends auprès de mes clients.

Vous, Frédéric Fougera, spécialiste de la communication, est-ce que vous comprenez aussi ces Français qui trouvent qu'encore Marine Le Pen est aujourd'hui d'extrême droite ? Est-ce que vous comprenez, en tout cas, cette image-là ?

6:56
Invité

Je la comprends parce qu'en fait, ce qu'il faut comprendre, c'est ce qu'on met derrière l'étiquette. Il ne suffit pas de mettre une étiquette, il faut comprendre ce qu'il y a derrière. Et derrière, il y a deux approches possibles. Il y a l'approche historique et philosophique et puis il y a l'approche pragmatique et institutionnelle. Contrairement à ce qui m'a été dit, ce ne sont pas les partis politiques qui mettent l'étiquette sur le dos des autres. C'est l'administration qui, officiellement, met un classement sur les partis politiques que certains acceptent, que d'autres récusent. Et puis, les politologues. Et il y a des arguments pour et il y a des arguments contre.

Les arguments pour, c'est l'histoire de ce parti, c'est le cœur idéologique de ce parti avec la préférence nationale et aussi sa vision de l'identité et de l'immigration. Mais il y a aussi des arguments contre. Les arguments contre, c'est la doctrine ni de droite ni de gauche. C'est l'acceptation du jeu démocratique et donc le respect des institutions. Et c'est aussi le présent. Et son programme, quand il est lisible, il ne l'est pas toujours. Et puis aussi, son entourage. De qui est-elle entourée ? Elle est entourée de gens qui viennent de la droite républicaine, qui viennent de la gauche, qui viennent d'un échantillon assez large.

8:00
Présentateur

C'est ça, on vous expliqueront que dans les recoins de certaines entreprises qui conseillent Marine Le Pen, il y a encore des personnalités non fréquentables qui appartiennent aux GUD et autres. C'est ce qu'on avait dit.

8:09
Invité

Oui, mais c'est pas... Oui, mais on le assure deux fois par mois. C'est une réalité, mais on ne peut pas non plus définir tout un mouvement et encore moins tous ses électeurs sur une ou deux exceptions, même dix exceptions, même davantage.

8:21
Présentateur

Après, quand l'exception devient presque la norme, peut-être que certains peuvent se dire que quand, même si c'est dans Libération deux fois par mois, peut-être que certaines informations dans Libération deux fois par mois sont vérifiées, sont audibles, Lucas Palana-Verne.

8:32
Invité

D'abord, sur le fait qu'aujourd'hui, des électeurs qui se cachaient auparavant, aujourd'hui, assument justement de voter pour le Rassemblement National, c'est justement, à mon avis, parce qu'il y a une sorte de stigmate partagé qui fait que pendant des années, ils étaient conspués, ils étaient justement qualifiés d'extrême droite et aujourd'hui, comme ils savent, par les résultats des élections, par la configuration de l'Assemblée Nationale, qu'en fait, ils ne sont pas seuls, eh bien, il y a une forme de retournement du stigmate et de façon d'assumer ce vote.

Ensuite, ce qui est assez cocasse, tout de même, avec le Rassemblement National, avec Marine Le Pen, peut-être légèrement moins avec Jordan Bardella, c'est que, autant elle est qualifiée d'extrême droite, évidemment, par ses détracteurs de gauche, d'extrême gauche, même parfois centristes, autant elle est qualifiée de gauche, voire parfois d'extrême gauche, par ses adversaires de droite. Parce que ce qui a changé, quand même, depuis plusieurs années dans le spectre politique, c'est qu'il y a eu des partis, je pense notamment à Reconquête, au parti d'Éric Zemmour, qui est venu recentrer légèrement le Rassemblement National, notamment sur les sujets économiques.

Et on le disait tout à l'heure avec Bruno Retailleau, j'ai entendu plusieurs fois Bruno Retailleau, qui est le candidat de la droite traditionnelle, dire que Marine Le Pen est une candidate de gauche à cause d'un programme qui serait socialiste, un programme socialiste,

9:38
Présentateur

parce que c'est la personnalité de gauche, je ne sais pas, elle a un programme, notamment pour la plupart quand il dit ça, c'est pour insister sur des points, on va dire, très économiques. C'est exactement ce que je voulais dire. C'est ce que je voulais dire exactement.

9:50
Invité

Ce qu'il a qualifié d'extrême droite, c'était au fond cette lutte contre l'immigration et puis cette volonté de franciser la France, de refranciser la France, d'éviter le grand remplacement. En fait, là où elle est attaquée aujourd'hui majoritairement, Bardella comme elle, c'est sur le programme économique et son incapacité à véritablement gérer la France et on reproche même à Bardella d'être beaucoup trop jeune, voire incompétent pour gérer des problématiques qui le dépassent, européenne évidemment et économique et financière. Et nationale peut-être dans quelques mois.

Vous savez, ce double qualificatif des deux bords de l'échiquier politique, en réalité, ça fait plutôt le jeu de Marine Le Pen parce que que dit Marine Le Pen depuis une quinzaine d'années pour assumer son positionnement ? Elle dit, je ne suis ni de droite ni de gauche. Quand on se fait conspuer à la fois par la droite sur le programme économique et par la gauche sur le programme sociétal, c'est qu'on n'est ni de droite ni de gauche selon ces termes.

10:36
Présentateur

Mais c'est peut-être aussi le meilleur moyen qu'elle a trouvé pour essayer de rassembler le plus possible, éviter des étiquettes pour jouer la personnalité pragmatique qui veut seulement essayer de sauver. Alors peut-être d'abord les Français et ensuite la fonction pour lui. Oui, ça c'est sûr. Lui, il s'assume de droite et il assume la ligne. La ligne d'ailleurs peut-être fera partie aussi de la suite de notre conversation. 0826 300 300. Est-ce que vous comprenez une grande majorité de Français qui continuent d'accoler le justificatif, en tout cas l'appellation extrême droite à la candidate Marine Le Pen ? C'est en tout cas ce que révèle notre sondage IFOP fiducial pour Sud Radio.

76% des Français la considèrent comme telle. Et vous, amis auditeurs, est-ce que si vous votez, si vous êtes un électeur du Rassemblement National, vous avez l'impression de voter pour un parti d'extrême droite ? Et vous, est-ce que plus largement, vous êtes un citoyen engagé, vous êtes un spectateur, commentateur de la vie politique, vous trouvez que oui, absolument, Marine Le Pen est encore d'extrême droite, vous avez des arguments ? Tiens, venez les développer à votre café au comptoir de 10h44 sur Sud Radio. Comme ça, tout le monde se raconte en 0826 300 300. Je vous attends, on se rejoint dans une poignée de minutes, à tout de suite. Débat de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.

On poursuit la conversation sur l'antenne de Sud Radio avec vous au 0826 300 300. Une discussion qui est politique pour commencer ce début de matinée avec Marine Le Pen. Une image testée auprès des Français par notre enquête exclusive auprès de l'IFOP fiducial et Sud Radio. 76% des Français considèrent que Marine Le Pen est encore une personnalité d'extrême droite. Est-ce la réalité ? Est-ce que vous, ami auditeur, vous la considérez toujours comme telle ? Eh bien, on va vous poser la question. 0826 300 300. Bonjour, Arnaud.

12:10
Invité

Oui, bonjour. Bonjour à toute l'équipe. Merci.

12:12
Présentateur

Vous êtes avec nous ce matin, Arnaud. Allez, parlons peu, parlons bien. Est-ce que Marine Le Pen est d'extrême droite ?

12:18
Invité

Non, pour moi, elle n'est pas d'extrême droite. Elle est, avec un peu d'expérience politique, elle est ce qu'était le RPR dans les années 90. 80-90, à peu près. Elle est de droite, voilà, de droite tout court. Alors, ça veut dire quoi,

12:35
Présentateur

de droite tout court ? Et quand vous, visiblement, vous rappelez du RPR des années 90, qu'est-ce qui vous fait penser, vous, dans l'attitude de Marine Le Pen d'aujourd'hui, mon cher Arnaud, au RPR d'il y a 30-40 ans ?

12:46
Invité

Elle a la fermeté d'un Pasquois, Chirac, Chirac, voilà, Chirac, Pasquois, elle a une certaine, bon, avec un volet social, effectivement, mais de par sa personnalité, elle n'est pas d'extrême droite. Pour moi, non. Elle est de droite, de droite, la droite qu'on a connue dans les années 90. Voilà,

13:09
Présentateur

voilà ce que je peux dire. Une bonne droite et visiblement, une droite ferme, c'est-à-dire une droite qui s'assume. Ça, on le note pour la suite de la conversation.

13:15
Invité

Oui, c'est-à-dire qui défend, voilà, ceux qui défendent les Français.

13:20
Présentateur

Merci beaucoup d'avoir été avec nous, mon cher Arnaud, 0826 300 300. Vous avez tous un peu souri à l'évocation des comparaisons avec Pasquois et Chirac. Non, le RPR,

13:29
Invité

pour moi, c'est la droite bourgeoise, affairiste, soucieuse de la préservation d'une certaine classe qui dirige la France. Moi, ce n'est pas du tout le parallèle avec Le Pen qui exige un retour de la France aux Français, comme elle le dit souvent. Frédéric Fougera et ensuite Philippe Couaille. Je n'ai pas trouvé la comparaison absurde. Le RPR des années 90, c'était effectivement, d'un côté, la fermeté de Charles Pasquois, d'autre côté, c'était une droite plus sociale que représentait Philippe Seguin. Donc, oui, on ne peut pas dupliquer les deux situations et les deux époques, mais ce n'est pas pour autant absurde.

14:06
Présentateur

Philippe Couaille,

14:07
Invité

Copan,

14:07
Présentateur

vous avez rigolé un peu. Oui, parce que d'abord, on n'est pas dans le même contexte, c'est la même époque, que ce soit Pasquois, que ce soit Chirac, on n'avait pas les mêmes enjeux, les mêmes préoccupations, je pense, les Français. Le pays n'était pas dans le même état. Et donc, je ne sais pas s'il est possible aujourd'hui de comparer les décennies Pasquois-Chirac à ce qui est aujourd'hui la situation du pays, les enjeux, l'insécurité, enfin, tout ce qui est la crise économique, la crise géopolitique. Et on n'a pas les mêmes hommes et femmes politiques qu'il y a 15 ans et dans les années 90. C'était aussi dans le respect.

Il y avait des idées, des valeurs, je ne les commande pas, mais en tous les cas, il y avait moins aussi de populisme dans la classe politique et des gens qui défendaient une position, une doctrine. et ça disait encore quelque chose à l'époque, me semble-t-il, de la droite, la gauche. En fait, j'étais dans mes débuts d'électeur. Ce qui me semble un peu plus confus aujourd'hui, la preuve, si le débat de ce matin, est-ce que Marine Le Pen, c'est l'extrême droite, c'est que ce n'est pas clair dans les idées.

Et puis, aujourd'hui, la droite républicaine, si je m'abuse, s'appelle comme ça, il y avait un des candidats qui était Laurent Wauquiez, qui était classé d'une droite dure, avec, là aussi, de l'ordre, du respect, la nation. Donc, je ne sais plus, très sincèrement, où on en est.

15:30
Invité

Voilà, tout simplement. Vous avez prononcé un mot qui est populisme et qui me semble le mot qui fait la différence avec le RPR des années 90.

Et sortant de ma bouche, ce n'était pas forcément infamant le mot populisme, mais c'est vrai que dans la ligne de Marine Le Pen, encore une fois, légèrement moins, j'aurais plus vu en fait la comparaison avec Jordan Bardella, par exemple, qu'avec Marine Le Pen où il y a quand même cette forme de populisme, que ce soit visuellement, quand on la voit faire des bains de foule en déplacement dans sa circonscription du Nord, etc., ou alors, dans la ligne, dans le côté un peu gilet jaune, dans le côté France périphérique, etc., j'aurais plus vu la comparaison avec Jordan Bardella qui a tout de même un côté plus, justement, droit traditionnel, milieu d'affaires, business, le côté peut-être

16:15
Présentateur

RPR peut se faire ressentir le côté proche du milieu d'affaires, s'assumant plutôt de droite, voyons un peu son image, certains rapports au patronat, etc.

16:22
Invité

Je suis d'accord, mais juste un clin d'œil pour, comment dirais-je, notre auditeur, faire référence à Charles Pasqua et faire un comparatif avec Marine Le Pen, je ne pense pas que ce soit un adou. Là, en tout cas, c'était pas la bonne période. C'est pas la bonne période. Il y a 2-3 ans,

16:33
Présentateur

on aurait rigolé là-bas.

16:34
Invité

En revanche, pour revenir, moi j'avais assisté, j'étais au MEDEF l'année dernière à la REF avec le grand débat, vous savez, tous les partis politiques qui étaient rassemblés. Et c'est vrai que Jordan Bardella représentait l'ERN. Je peux vous dire que les hommes d'affaires, les patrons et tous les professionnels qui étaient là, il y a eu un écho, parce que ça allait de l'extrême gauche jusqu'à l'extrême droite et plus on se rapprochait de Bardella, plus il y avait une résonance positive chez les patrons.

16:55
Présentateur

Ce qui peut s'expliquer quand on voit en effet la différence de ligne. Je vous propose juste qu'on ajoute à notre conversation quelqu'un qui nous a appelé au 0826 300 300. Corinne, bonjour.

17:04
Invité

Oui, bonjour Maxime et bonjour tout le monde.

17:05
Présentateur

Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, Corinne. Vous allez bien ?

17:08
Invité

Ça va, et vous ?

17:09
Présentateur

Je sens une forme insolente, je sens une joie, je sens presque de l'indécence.

17:13
Invité

Ben oui, j'habite à Bayonne, donc c'est ce que vous voulez dire. Corinne, comme dirait l'autre, ne bougez pas, nous arrivons. Il y a les fêtes de Bayonne qui commencent mercredi prochain.

17:23
Présentateur

Mais c'est pour ça que nous allons arriver. Je ne sais pas dans quel état, Corinne, mais nous allons arriver. C'est pour ça que nous allons arriver. En bon état, c'est le retour. Oui, vous avez entièrement raison. C'est dans la nuit où il se passe toujours sur le week-end à clôturer.

17:34
Invité

Si il ne se passe à Bayonne, reste à Bayonne.

17:37
Présentateur

Comme dirait l'autre, je connais cette théorie, Corinne. Comment vous regardez, vous, l'actualité politique ? Est-ce que vous faites partie des citoyens, des électeurs, des électrices, Corinne, qui regardaient toujours Marine Le Pen avec la loupe extrême droite ?

17:49
Invité

Ah oui, toujours. Et alors, j'ai eu mal aux oreilles parce que je suis une ancienne électrice RPR. Franchement, de faire la comparaison, ça fait un peu mal, franchement. Parce que moi, pour moi, effectivement, on ne peut pas nier qu'ils ont réussi la dédiabolisation. Effectivement. Mais moi, je n'ai pas oublié d'où ils viennent. Enfin, ma génération, je pense qu'on est un peu comme ça. Et alors, en fait, quand bien même on pourrait admettre que Marine Le Pen et compagnie ne soient plus d'extrême droite, je veux dire, Alain Le Pen perd, les électeurs, par contre, le sont. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est-à-dire qu'il y a quand même un gros noyau.

Alors, il y a énormément d'électeurs qui vont voter au Rassemblement National là parce que c'est les seuls qui leur parlent pouvoir d'achat, etc. Ça, c'est ce qu'on entend régulièrement. Enfin, moi, je parle avec beaucoup de monde qui assument totalement de voter au Rassemblement National et ça se respecte. Mais ils vous disent toujours « Ah, mais moi, je ne suis pas raciste, c'est parce que c'est les seuls qui nous parlent pouvoir d'achat, etc. » Bon, ça, c'est un autre sujet. Mais par contre, il y a quand même un noyau qui est quand même assez dur d'électeurs du Rassemblement National qui, eux, sont... ça, c'est un plaisir ce qui est le Rassemblement National passe l'année prochaine.

C'est ce que je veux dire.

18:58
Présentateur

Et une question, Corinne, encore. Quand vous dites « Moi, j'ai été un peu scandalisé ou très tout à l'heure, en tout cas, j'ai mes oreilles conseignées quand j'ai entendu Arnaud, notre ami auditeur, qui a dit « Ça me fait penser au vu RPR. » Qu'est-ce qui vous a choqué dans la comparaison ? Qu'est-ce qu'aujourd'hui n'a pas Marine Le Pen qu'avait le RPR à l'époque pour que la comparaison entre les deux vous interpelle à ce point ?

19:15
Invité

Écoutez, alors moi, à l'époque, alors j'étais peut-être un petit peu plus naïve, mais moi, je suis assez shirakienne de base. Même si, bon, là, je n'ai pas retrouvé les valeurs de la droite. Je ne les retrouve plus mes valeurs à moi de la droite.

19:27
Présentateur

Alors, c'est quoi vos valeurs de droite, Corinne ? C'est ça qu'on aimerait comprendre un peu ce matin. On ne va pas faire

19:38
Invité

mais moi, ma droite à moi de Chirac, c'était la droite bienveillante, alors avec de l'ordre, enfin, de l'ordre, comment vous dire ça ? De l'autorité, en tout cas. Oui, de l'égalien, de l'autorité, etc., qui a perdu. Mais quand on écoute maintenant M. Rotaillot, il pourrait prendre sa carte au RN, franchement, parce qu'il y a vraiment peu de... Limite, il est plus vindicatif que Marine Le Pen. Vous voyez ce que je veux dire ? Oui, bien sûr. Je me dis, oula, lequel est d'extrême droite ? Mais Corinne,

20:05
Présentateur

restez avec nous, on échange autour de la table du Cap-Alain-Bernet. Vous en êtes où, alors, aujourd'hui ? Parce que, du coup, vous êtes... Excusez-moi, Maxime. Non, non, mais je suis en train entre gens de Pien et de l'Atlantique, on a une petite discussion entre Basque et Bernet, non ? Mais vous en êtes où, aujourd'hui, puisque vous étiez... Enfin, voilà, vous avez une critique à l'égard de M. Rotaillot, vous étiez la droite Chirac, et aujourd'hui, c'est quoi, votre attente ? Et vous vous situez où, si vous voulez le dire ?

20:30
Invité

Je le dis avec grand plaisir. Je l'ai dit déjà, officiellement. Alors, moi, à droite, j'ai été même encartée, jusqu'à Sarkozy. C'est-à-dire, quand M. Sarkozy est arrivé, je me suis dit, ah là, les mêmes valeurs ne correspondent plus trop. Et en fait, j'ai voté à gauche, je sais que ça peut paraître totalement bizarre, jusqu'à il n'y a pas très longtemps. Mais par contre, on ne m'y reprendra plus.

20:54
Présentateur

Ça, c'est dit... Mais beaucoup, en tout cas, Corinne, d'avoir été avec nous au 0826 300 300... Mais Corinne, juste pour ajouter,

20:59
Invité

ne soyez pas triste, parce qu'en réalité, vous êtes toujours représentés dans la droite. Vous avez Jean-François Copé, vous avez Xavier Bertrand. On a les chanteaux,

21:07
Présentateur

on a les chanteaux. Je ne sais pas à quel point c'est ironique. C'est ironique, Corinne, je taquine, je taquine.

21:13
Invité

Moi, à l'heure actuelle, honnêtement, je ne vais pas encore... Je ne vais pas aller voter l'année prochaine si personne... Je sais que ça peut paraître...

21:20
Présentateur

S'il n'y a personne, on va dire, d'un peu hors du commun qui sort du lot. Frédéric Fougera pour clôturer cette conversation.

21:25
Invité

Non, mais je voulais reprendre le propos de Corinne qui disait, pour elle, Marine Le Pen est d'extrême droite parce qu'on sait d'où ils viennent. Ça illustre ce que je disais juste avant. Il y a une approche historique et philosophique. C'est l'approche de Corinne. Et puis, il y a l'approche pragmatique et institutionnelle. Quand on voit aujourd'hui, ça veut dire quoi ? D'où ils viennent ? Mais d'où ils viennent qui ? Les fondateurs ou les gens qui sont aujourd'hui à la tête de ce mouvement ? Quand on voit, par exemple, un des principaux porte-parole qui est Andréa Cotarac, il vient du parti de gauche et de LFI. Donc là, ça, c'est plutôt l'approche pragmatique et institutionnelle.

Ça ne donne pas la réponse à l'étiquette. Mais ça montre qu'il y a deux approches pour aborder le sujet.

21:59
Présentateur

Et de toute façon, c'est un débat qui reviendra régulièrement sur l'antenne de Sud Radio et ailleurs. Il y aura peut-être des éléments de réponse à cette question entre midi 30 et 13h avec un invité avec lequel on a voulu prendre le temps d'échanger, de poser les choses, notamment en ce débat, à savoir Jean-Yves Camus qui est spécialiste des radicalités politiques pour l'Institut Jean Jaurès qui travaille de façon très intense sur toutes ces questions-là.

Et pour lui, d'ailleurs, vous l'entendrez, c'est assez intéressant, le côté extrême droite attaché à Marine Le Pen est quelque chose qu'il faut nuancer parce qu'il suffit de s'appuyer sur toute la littérature scientifique et politique pour se rendre compte qu'aujourd'hui, ce n'est pas le meilleur qualificatif qu'on peut lui attribuer. Ce sera donc dans cette émission entre midi 30 et 13h. Les informations dans un instant et on viendra sur ce débat concernant un homme d'affaires important, fortuné, qui estime que la réussite en France est quelque chose de mal vu. Là, encore une autre histoire. On en discute dans une poignée de secondes. A tout de suite sur l'antenne de Sud Radio.

Tour de la table dans le débat pour ferrailler comme il se doit avec vous au 0826 300 300 autour de la table. Philippe Coye, Frédéric Fougera, Gilbert Azoulay, Lucas Planavergne. On continue à discuter après avoir causé un peu popole, après avoir causé politique. On va discuter d'une phrase qui fait énormément réagir. C'est Bernard Arnault. Un gars qui n'a pas beaucoup de pognon mais qui est très sympathique. Bref, première fortune de France en réalité qui a constitué un empire. Alors, il a beaucoup fait réagir parce qu'il a donné un entretien très long, très dense aux médias en ligne légende qui explose déjà à tous les compteurs près d'un million de vues en à peine 24 heures.

Exactement, Guillaume Plé qui était à l'animation de cet entretien. Et donc, il a lâché une petite phrase notamment sur la réussite en France et je vous propose de l'écouter, cette petite phrase. On a réussi à l'extraire et on en débat parce que je pense que c'est quelque chose sur lequel on va pouvoir s'écharper de façon républicaine comme on dit. Écoutez Bernard Arnault.

23:40
Invité

En France, quand on réussit un peu, immédiatement, on est critiqué. Bon, voilà, c'est tout. Par des gens souvent qui ne comprennent pas critiqués pour différentes raisons qui leur sont propres. À quoi ça sert ? C'est pas la peine de se polluer l'esprit avec ça, à mon avis.

23:57
Présentateur

Parce que la partie de la question, c'était mais alors quand même toutes les critiques sur vous, les articles, sur les réseaux sociaux, les commentaires parfois sous certaines vidéos. Qu'est-ce qu'on dit ? Vous, ils disaient ah non mais moi de toute façon je m'en fie, je regarde même pas. En revanche, c'est vrai qu'en France, la réussite, est-ce que Bernard Arnault a raison ? Est-ce qu'en France, on a un problème avec la réussite ?

Je ne sais pas, vous êtes chef d'entreprise, vous êtes patron, vous avez gagné de l'argent, vos enfants, vous avez réussi à un moment, il y a eu comme une sorte de retour de bâton, venez témoigner au 0826, 300, 300, il y a Gilbert Azoulay qui me regarde comme un élève du fond de la classe qui veut prendre la parole,

24:23
Invité

je vous en prie, le bâton de la parole, je suis spécialiste éducation donc je respecte la hiérarchie. Bien sûr, la classe, je me vois comme professeur, ça me fait plaisir. Vous voyez, c'est très frappant et ça résonne un peu avec ce que vous dites. Moi, ce que je retiens de ce qu'a fait Bernard Arnault cette dernière semaine, c'est d'avoir donné 50 millions pour créer un institut de mathématiques à Polytechnique pour notre souveraineté. Mais en revanche, ce dossier sur la réussite en France, Dugarry l'avait ouvert, souvenez-vous, il disait quand je sortais avec ma Ferrari au Milan AC, les gens m'applaudissaient.

Quand à l'OM je suis arrivé et que je sortais avec ma Porsche, on me rayait ma voiture, on a un problème avec la réussite. Ce que dit Bernard Arnault, tout simplement, c'est un problème qu'on a évidemment et qui est une question culturelle qu'on retrouve aux Etats-Unis où on dit combien tu comptes, on ne dit pas qu'est-ce que tu fais ou quelle est ta réussite ou ton métier. On dit combien tu vaux. Là, en France, on est pudique, on n'ose pas parler d'argent. D'ailleurs, on ne parle pas de salaire, on ne parle pas d'argent et de choses comme ça.

C'est un vrai problème d'ailleurs parce que par exemple, dans le milieu des start-upers, on parle volontiers de levée de fonds, on parle volontiers de valorisation, on parle d'argent plus facilement. Donc cette nouvelle génération, j'espère qu'elle va un peu traverser le rubicon pour aller vers cette reconnaissance de la réussite.

25:28
Présentateur

Est-ce qu'on a un problème avec la réussite en France ? 0-826-300-300-Philippe Coye ? Je vais dire oui. Oui, avec mon parcours d'entrepreneur. Oui, c'est bien pour ça que je vous pose la question. Merci Maxime. Je crois que ce qu'a dit M. Arnaud n'est que la révélation d'un vrai sentiment porté par les chefs d'entreprise aujourd'hui. Réussir, ce n'est pas bien. Et je crois que c'est un vrai problème, comme le disait Gilbert, culturel dans ce pays. Si vous allez chez les anglo-saxons, vous prenez exemple sur celui qui réussit pour faire aussi bien, voire mieux.

En France, quand vous réussissez, moi je me rappelle, je n'ai pas fait beaucoup d'études, j'ai de suite travaillé, j'ai monté des entreprises, des magasins, et j'avais eu le malheur à 18 ans, 19 ans, quand j'ai commencé, à gagner un peu d'argent et à acheter, comme tout jeune, une petite voiture, rien d'exceptionnel. et toute la journée, j'en prenais plein la gueule. Voilà. Jusqu'à acheter une poubelle pour ne plus avoir à montrer qu'éventuellement, je ne volais pas mon argent, je travaillais, et c'est aujourd'hui régulier, constant.

Tous les collègues chefs d'entreprise que je côtoie aux entrepreneurs ont aujourd'hui ce ressenti, et au lieu de faire éclore nos talents, on les enfonce, et d'ailleurs, il ne faut pas s'y tromper, regardez le nombre de jeunes aujourd'hui, s'ils veulent réussir, qu'ils s'exportent. On a des talents, on a du savoir-faire, sauf qu'aujourd'hui, on est bridé, brimé, par cet état d'esprit. Et cet état d'esprit, d'ailleurs, en tout cas, peut-être qu'on n'en a pas suffisamment conscience, parce qu'il n'y a qu'une partie de tout ce que vous décrivez qu'on voit en réalité, on voit souvent là où sont les personnes, on ne voit jamais tout ce qu'elle a fait pour y arriver.

Vous ne voyez pas les nuits blanches, vous ne voyez pas les façons de moins difficiles, vous ne voyez pas que j'ai mis, comme tous mes collègues entrepreneurs, mon patrimoine familial, ma famille dans le danger pour réussir. Et aujourd'hui, je suis un peu plus confortable qu'à mes débuts de carrière. Mais à quel prix ? Merci. Ce qui est vrai, et d'ailleurs, sur ce qu'on ne voit pas forcément, nous avons là la vague, une vague suivante du fameux baromètre que nous avons avec Fiducial sur justement les TPE, les vacances, la rentrée des dirigeants. Il y a ce chiffre quand même qui est intéressant. Trois dirigeants de TPE sur dix seulement ne prendront pas de vacances.

Et quand on s'intéresse à la moyenne de leurs vacances, on est à dix jours par an. Dix jours par an de vacances. C'est une réalité. Il faut arrêter de penser que le patronat, c'est l'opulence, c'est la voiture, le sport dehors, c'est les yachts et les vacances au soleil.

27:53
Invité

Ce n'est pas ça la réalité. Moi, je ne suis pas d'accord avec ce qui vient d'être dit. D'abord, je vais rappeler les bases. Évidemment, Bernard Arnault est une grande fortune française qui participe au rayonnement économique, au rayonnement culturel de la France, à la souveraineté de la France. Et ça, on ne peut que lui en rendre hommage. Maintenant, cette phrase, cette petite phrase, comme vous dites, Maxime, ce n'est pas une petite phrase. Ça relève quasi du slogan. Parce que j'ai l'impression de l'entendre depuis 20 ans, cette phrase. On l'entend tout le temps. Il y a un côté de la différence de l'entend avec les Etats-Unis, c'est qu'elle est vrai.

Mais je pense qu'il y a une grande différence entre le fait que le paysage économique français ne soit pas propice à l'entrepreneuriat, n'aide pas les entreprises, et le fait qu'on déteste la réussite en France. Vous disiez que... Pardon. Pardon au micro. Vous voyez le débat... Ça va me rester. Pardon au micro. Si vous voulez, vous disiez que... qu'en France, dès qu'on a une voiture, dès qu'on réussit, finalement, on est regardé d'un mauvais oeil. en réalité, on peut réussir. Alors, on est jaloux, et ça, c'est une chose, mais on peut réussir aussi avec des bonnes manières. Là, je ne parle pas de Bernard Arnault, je parle de manière générale, mais je veux dire...

Mais quand il y a même que les gens ne réussiraient pas avec de bonnes manières avec des personnes qui réussissent, c'est pour la manière dont ils réussissent, pour les à côté dont ils réussissent. Je pense à l'écologie, je pense aux droits du... C'est une visio caricaturale. Non, c'est pas vrai. C'est une visio caricaturale que de dire qu'en France, on n'aime pas la réussite.

29:14
Présentateur

Mais alors, moi, dans ce cas-là, j'aimerais poser la question inverse. Est-ce que vous avez le souvenir de gens qui ont réussi et qui n'ont pas eu à subir, à un moment ou à un autre, un retournement de la part de la population dès qu'ils se sont, en réalité, exposés un tout petit peu ? J'ai une phrase de Bernard Tapie qui était, non pas en désaccord, mais qui l'avait éprouvé, lui, directement, qui avait dit peut-être que je ne sais pas si les Français détestent la réussite, mais en tout cas, ce qu'ils n'aiment pas, c'est quand on expose de la réussite. Mais donc, si on ne peut pas juste en jouir correctement de sa réussite, c'était un problème.

D'abord, Frédéric Bougera qui n'a pas encore participé à cette conversation.

29:41
Invité

C'est vrai que c'est certainement lié à un problème d'image, ce que vous soulevez vrai. En fait, je me retrouve dans tout ce qui a été dit, mais avec nuance. Assurément, un problème d'image. Afficher sa réussite, c'est très mal vu. C'est ça qu'il y a un problème. À côté de ça, on est quand même dans un pays où on laisse beaucoup plus la parole à ceux qui prônent le droit à la paresse que ceux qui prônent l'initiative, l'investissement, l'engagement, le travail. Donc ça, ce n'est pas une question de j'aime ou je n'aime pas la réussite. C'est une philosophie qu'on nous martèle.

Et pour rejoindre en partie Lucas, même si ce n'est pas ce qu'il a dit, mais peut-être le pense-t-il ou me rejoindra-t-il, moi, quelque part, j'ai le sentiment par cette prise de parole, Bernard Arnault, ce n'est pas une personne qui communique beaucoup, c'est une personne qui est très peu présente dans les médias. Et là, il n'est pas allé au journal Le 20h, il n'a pas donné une grande interview à un journal, il a choisi un média en ligne. Vous avez évoqué ce média, peut-être que tout le monde ne le connaît pas, c'est près d'un million et demi d'abonnés sur Instagram, c'est près de 4 millions d'abonnés sur YouTube. C'est que, globalement, 7 millions d'interviews et d'écoutes par mois.

Cette interview, en deux heures, elle a fait plus de scores et d'audience que les 10 précédentes interviews sur ce média. Donc, il a fait le choix d'un média qui touche une cible très particulière, où il a le temps de s'exprimer et quelque part, c'est là où je faisais... Il est sensible à ses questions. Il est sensible à ses questions et là où je voulais faire le lien sans qu'il le sache ou sans qu'il m'y autorise avec Lucas, c'est que, quelque part, pour moi, il a fait un premier pas, une prise de parole dans la campagne électorale et dans la campagne présidentielle. Il prend position et quelque part, il essaye de mettre, d'instaurer un sujet.

Alors, c'est rarement les chefs d'entreprise qui décident de l'agenda politique dans une campagne électorale. Mais ils contribuent, toujours. Mais on en parle aujourd'hui, vu le nombre d'audience et vu le nombre de personnes qui en parlent. Quelque part, c'est un acte de communication fort qu'il a fait.

31:29
Présentateur

0826-300-300, est-ce que la réussite est un problème en France ? Est-ce que les Français ont un problème avec la réussite ? Est-ce qu'ils ont un problème avec le gros compte en banque, les vêtements de luxe, avec le gros bateau, les voyages dans certaines conditions, certains vêtements qui sont en effet considérés comme des éléments de luxe, des grands voyages ? Ou est-ce que c'est tout simplement les personnes qui en parlent un peu comme le disait Lucas, peut-être avec une exposition qui n'est pas toujours correcte ? Venez nous donner votre point de vue au 0826-300-300. Philippe, vous réagissez à ce que disait Frédéric ?

Ce que je veux amener comme éclairage au débat, c'est que Michel Arnaud... Bernard ! Michel Arnaud viendra peut-être dans un second temps. C'est l'ancien président des ruralistes, excusez-moi, c'est pour ça ma confusion. C'est pas le message. J'ai dit qu'il s'agit comme des ruralistes en fait. Pas du tout un secteur en crise. Non, venez avec moi à la peau, vous verrez tout à l'heure. Pour vous dire que la phrase de M. Arnaud, elle est choisie. Bien évidemment. Elle est choisie dans un calendrier. Moi, je respecte beaucoup ce monsieur, parce qu'il a créé de la richesse pour notre pays. Il maintient le savoir-faire français, notamment de l'artisanat d'art par rapport au luxe.

Mais attention, il ne faut pas imaginer que tous les chefs d'entreprise sont M. Arnaud. Moi, je parle pour les 3,5 millions de chefs d'entreprise, d'auto-entrepreneurs, de jeunes qui ont aujourd'hui la volonté de se réaliser, que ce soit des artisans, des commerçants. En tous les cas, c'est ce que nous défendons à la CPME qui est aujourd'hui les entrepreneurs parce que, oui, nous voulons gagner notre vie en travaillant, mais nous ne voulons pas être montrés du doigt. Nous voulons aussi nous impliquer et ne pas être mystifiés derrière un patronat qui n'est pas notre image. Suite de la conversation sur Sud Radio, 0826 300 300. On en discute. Vous venez participer sur le site sudradio.fm. Non ?

.fm, c'est nous ici. .fr, c'est le sudradio.fr. Oui, c'est ça. Comme dirait l'autre, il est temps que ça se termine. Définitivement. Le site sudradio.fr, les réseaux sociaux ainsi que l'application, bien entendu, vous nous appelez au 0826 300 300. C'est la mime à nuque qui vous attend. Je le vois avec son casse sur les oreilles. Ça veut dire que les appels sont nombreux. On poursuit la conversation. Est-ce qu'on a un problème avec la réussite en France ? C'est Bernard Arnaud qui le dit. Est-ce qu'on déteste l'argent ? Est-ce qu'on déteste ceux qui réussissent d'un point de vue professionnel, d'un point de vue statutaire ? Eh bien, on en parle. 0826 300 300. A tout de suite sur Sud Radio.

Sud Radio. Les débats de l'été, 10h-13h. Maxime Liedot. Autour de la table, une équipe de chocs. Philippe Coy, Frédéric Fougera, Gilbert Azoulay, Lucas Panavère. On se pose cette question ce matin qui vous fait énormément réagir. Oui, est-ce qu'on a un problème avec la réussite en France ? Et notamment, disons-le un peu franchement, avec l'exposition de la réussite, le gros compte en banque, les discussions sur l'argent, le gros bateau. Très souvent, la caricature, c'est la belle bagnonne. Et c'est vrai que, même encore en coulisses, on avait des débats où personne ne s'accorde. Et notamment vous, Lucas, il y a une volonté comme ça de faire ressortir l'homme de gauche en vous

34:15
Invité

qui parfois est enfoui. Ce n'est pas l'homme de gauche, c'est l'homme de classe populaire. Ah oui, c'est la nuance. C'est un prétexte. En fait, c'est tout le sujet. Et malheureusement, sur ce genre de sujet, on manque parfois de nuances. Et je me mets avec dans le lot. C'est-à-dire que, d'un côté, on aurait, on ne peut pas réussir en France. Et du coup, on ne peut critiquer les personnes qui réussissent. Je suis désolé, on peut très bien dire, grand chef d'entreprise français qui contribue encore une fois au rayonnement français, à la souveraineté française. Et on peut aussi critiquer certaines choses des grandes fortunes françaises.

On peut parler des impôts des grandes fortunes françaises sans que le débat soit aussi binaire. Par ailleurs, je voulais ajouter un point. C'est qu'il me semble que ce débat est légèrement en train de changer. C'est-à-dire que j'ai quand même la sensation que dans les nouvelles générations, il y a beaucoup plus un côté presque admiratif devant cette réussite. Et là, je sors des chefs d'entreprise, mais on peut prendre les acteurs, les influenceurs, les footballeurs, on en parle hors antenne, où là, la réussite est très souvent bien vue chez les jeunes. Et évidemment, il y a sans doute un clivage générationnel et aussi à qui on parle.

C'est-à-dire qu'évidemment, si vous allez parler à un ouvrier au fin fond de la Moselle qui va peut-être devoir, d'ici quelques années, prendre sa retraite à 67 ans, s'il y arrive, s'il n'est pas mort avant et qu'il gagne 2000 euros par mois en se donnant les 3-8 et qu'on vous dit qu'en France, on déteste la réussite, bon ben, évidemment, ça ne passera pas. Donc voilà, je pense qu'il faut être un peu plus nuancé sur ce genre de débat.

35:43
Présentateur

Il y a un peu plus de nuance, on en manque à part. Il y a un peu plus nuancé mais il y a quand même une réalité. Je suis désolé, ça fait 35 ans que je suis chef d'entreprise, je vois mes collègues, je discute, je rencontre beaucoup d'acteurs sur le territoire et c'est quand même pénalisant, c'est lourd d'avoir cet état d'esprit. Et c'est dommage parce qu'il vaudrait mieux qu'on puisse, à travers des échanges avec des jeunes, montrer qu'on peut réussir, qu'on gagne son argent en travaillant peut-être lourdement, fortement, qu'on se replie sur soi pour ne pas le dire.

Alors que vous disiez sur le sport, moi je suis désolé, quand je vois les mêmes publics qui applaudissent des footballeurs qui gagnent des millions, on en fait des idoles. Si c'est un patron, je ne vais pas me comparer à M. Arnaud, bien évidemment, on lui crache presque dessus. Combien c'est le chèque ? Quand on voit les influenceurs qui sont des gens éphémères, qui sont en plus à Dubaï, qui font rêver une certaine catégorie aujourd'hui de nos jeunes, qui gagnent beaucoup d'argent, si c'est ça le modèle de la réussite, ça n'envoie pas un bon signal pour les entrepreneurs.

Frédéric Fougera, et après on ira écouter nos auditeurs justement au Standard qui sont nombreux à nous passer un coup de fil, notamment Marie-Alice et Carole.

36:56
Invité

Je ne suis pas certain qu'il y ait beaucoup de cohérence dans les avis des jeunes générations qui peuvent penser tout et son contraire dans la même journée. Mon sentiment, c'est que c'est la popularité, ce sont les gens qui font rêver, qui sont enviés. Ce n'est pas la réussite financière. quand on parle des artistes, quand on parle des footballeurs ou quand on parle des influenceurs, on balance parfois des chiffres mais on n'a pas une compréhension, une réalité de ce que sont leurs revenus.

Donc finalement, c'est l'image d'eux que l'on voit et c'est ça qui donne envie et c'est ça que peuvent envier les jeunes et pas seulement les jeunes d'ailleurs, il n'y a pas besoin de les catégoriser par âge. mais la réussite financière quand elle est sur le tapis et c'est souvent quand on vous dit combien vous payez d'impôts que finalement vous commencez à être détesté parce qu'on dit il devrait du coup pouvoir payer plus parce qu'il s'il paye autant c'est qu'il peut payer plus alors que les autres on ne dit jamais combien ils payent d'impôts. Excusez-moi, je rebondis. De quelle note d'impôt Philippe Coye et Frédéric débat entre les deux ?

De quel influenceur ou sportif ou comédien de cinéma on connaît la faille d'impôt ou la contribution à l'état français aucun ou quasiment aucun ? Moi ce qui me gêne

37:57
Présentateur

dans le propos c'est que vous dites une catégorie de jeunes de français les admirent pardonnent les gains qu'ils ont parce qu'ils font rêver moi je préférerais que ce soit les chefs d'entreprise aujourd'hui qui fassent rêver notre pays on serait moins dans la merde Je préférerais que ce soit tout le monde et que ce ne soit pas la haine qui s'exprime mais la guerre c'est mal aussi mon cher Frédéric et puis la famine il faut que ça s'arrête et puis l'eau ça mouille et le feu ça brûle ça c'est l'idée si vous voulez qu'il y ait de différents trucs c'est très compliqué C'est très bien de critiquer la réussite C'est juste ce que je disais C'est juste ce que je disais Mais bien sûr quand on dirait on espère que tout un pays se met derrière on sait que malheureusement pardon qui plus est en France on sait que c'est presque un vœu pieux ce que vous dites on adorait mais c'est un vœu pieux parce que les français ont un moment oui adorent détester adorent critiquer ont un problème avec l'argent ça c'est pas nouveau donc c'est presque irréalisable ça Ok donc il n'y a même pas la peine

38:53
Invité

pas besoin de faire ce débat puisque vous venez de donner la conclusion je ne donne pas la conclusion faut-il on est un pays malin qui aime détester l'autre ce qui n'est pas faux non ?

le problème c'est qu'en plus on perd la mesure de l'échelle tu l'as dit Lucas tu as une vision un peu un peu passéiste de la réussite tu dis il ne faut pas être trop ostentatoire vous avez une vision passéiste mais si tu as dit celui qui se montre trop avec une grosse bagnole c'est moche de se montrer c'est ça la réussite c'est pas ça en gros il ne faut pas être en trop en rajouté mais moi c'est ça qui m'étonne c'est qu'on perd la mesure et l'échelle quelqu'un comme Bernard Arnault on dit il réussit trop en gros on n'a pas la réussite mais le montant des impôts qui sont réglés par lui à titre personnel mais en plus par les sociétés est colossal c'est à dire de quoi on parle il faudrait taxer plus il faudrait encore

39:39
Présentateur

je vais vous donner un seul chiffre que Bernard Arnault a donné dans cet entretien et qui nous a fait réagir hier en débat c'est très simple il a été aidé au tout début de sa vie Bernard Arnault avec un chèque 70 millions d'euros depuis en charge et en impôts il en a rendu 40 milliards voilà 70 millions 40 milliards donc quand vous parlez en effet de débat hier on était avec Paul Séby qui travaille pour le magazine l'Hexagone il expliquait qu'ils avaient ils s'étaient amusés à calculer en fonction des impôts que payaient certains grands chefs d'entreprise à quoi ça correspondait en France donc c'est la scolarité de tant de collégiens c'est aujourd'hui le budget pour des aides à la culture c'est considérable

40:14
Invité

on ferait bien ce souci moi je trouve ça super et je trouve pas ça anormal non plus je suis d'accord ce que je veux dire c'est qu'il faut mesurer absolument à la l'aune de la réussite et de leur apport à la société à la souveraineté tu en parlais ce qu'ils ont fait moi je suis désolé ce qu'a apporté le groupe LVMH depuis qu'il a été créé est colossal et puis l'idée de la taxe Zutman qu'il faudrait prendre une partie du patrimoine puisque c'est ça qui a savonné un peu la planche qui a renforcé cette idée que les riches gagneraient c'est complètement irréalisable et surréaliste

40:45
Présentateur

avant de poursuivre le débat allons standard au 0826 300 300 bonjour Carole oui bonjour est-ce que vous êtes d'accord avec Bernard Arnault oui on a un problème avec la réussite en France

40:55
Invité

complètement je suis complètement d'accord avec Bernard Arnault je le soutiens à 200% c'est d'ailleurs quelqu'un qui a de l'expérience pour en parler qui a du recul après il faut savoir quelle est la définition de la réussite est-ce que c'est l'argent est-ce que c'est est-ce que c'est le fait d'être connu voilà il faut aussi se poser cette question mais je pense que l'argent est un tabou en France on n'a pas envie d'en parler on n'aime pas les riches on n'aime pas ceux qui travaillent on ne voit pas d'ailleurs ceux qui travaillent pour réussir parce que c'est facile de poincer du doigt mais je pense qu'il n'a pas réussi en dormant jusqu'à 10h le matin

41:29
Présentateur

c'est ce que disait tout à l'heure Philippe on ne voit pas les nuits blanches on ne voit pas les angoisses on ne voit pas les sacrifices derrière on ne voit pas énormément de choses

41:35
Invité

voilà on ne voit pas sa vie personnelle qui a été sacrifiée les heures avec sa femme pendant lesquelles il n'est pas allé au restaurant ou voilà je pense qu'il faut il faut vraiment reconnaître sa valeur travail reconnaître aussi l'intelligence parce que c'est quelqu'un qui sait se servir des failles et ça c'est ben voilà il y en a il faut aussi s'en servir et moi je suis partie de ceux justement qui se lèvent très tôt qui se couchent tard qui travaillent 70h par semaine

41:59
Présentateur

parce que vous êtes chef d'entreprise aussi Carole c'est ça ?

42:02
Invité

oui tout à fait en fait moi je suis passée du fonctionnariat au fait d'être chef d'entreprise mais quelle inconscience Carole

42:10
Présentateur

mais pourquoi vous avez fait ça ? mais vous non mais Carole qu'est-ce qu'il s'est passé ? vous êtes malade ? vous voulez qu'on appelle quelqu'un ?

42:16
Invité

oui oui c'est un psychologue ça me traduit bien

42:18
Présentateur

ah ben oui je pense ça ne va pas du tout qu'est-ce qu'il s'est passé ? vous avez réussi visiblement ?

42:23
Invité

non j'ai vraiment bien réussi au niveau financier j'ai vraiment bien réussi je suis passée de fonctionnaire à millionnaire vous voyez

42:28
Présentateur

je suis preneur de la rochette Carole je me permets

42:34
Locuteur non identifié

vous êtes où Carole ?

42:49
Présentateur

Carole est-ce que vous avez simplement un petit stylo avec vous ? c'est très important mon rive le réfère

42:54
Invité

mais cette réussite je me la dois je me la dois vraiment je la dois à ma sueur à mon cerveau enfin voilà je suis quelqu'un de travailleur et je pense que tout le monde peut le faire

43:07
Présentateur

dans quel univers vous avez fait ça Carole ? si c'est pas indiscret

43:10
Invité

alors je veux rester un petit peu enfin j'ai pas envie vous avez raison vous avez quoi Carole ?

43:16
Présentateur

on a compris que vous aviez réussi c'est l'essentiel et surtout vous semblez aujourd'hui épanouie et heureuse et nous comme on prend soin de nos auditeurs et de nos auditrices c'est plus important merci beaucoup d'avoir parlé vrai au micro de Sud Radio Carole au 0826 300 300 Frédéric Bougera et Lucas Planeverne

43:31
Invité

juste un mot pour réagir sur les propos de Carole qui a parfaitement raison c'est peut-être pas avec la réussite qu'on a un problème c'est avec la réussite qui se traduit par des gains d'argent en revanche Carole nous a dit en France on aime pas les riches oui on aime pas les riches en France sauf quand il s'agit de les taxer puisque tous les jours on invente de nouvelles taxes et là ça devient une passion il vaut bien qu'on est des riches c'est ça aussi c'est culturel bon excusez-moi Carole d'avance je vous félicite pour votre parcours mais je sens que les auditeurs aujourd'hui clairement vont me détester mais pardon j'ai presque une larme à l'oeil quand j'entends la description de Bernard Arnault par Carole j'ai l'impression qu'on parle du nez d'à domicile non mais excusez-moi bien sûr félicitations à Bernard Arnault vous savez quoi mais je pourrais faire la même description sur des millions de personnes qui travaillent en France sur ce plateau tout le monde est d'accord pour dire qu'il y a un problème et qu'on déteste les riches en France je suis le seul qui visiblement défend une bonne nouvelle

44:27
Présentateur

ça s'appelle le débat d'idées mon cher Lucas

44:29
Invité

j'ajouterais un dernier point qui à mon avis est culturel parce qu'on dit en France on a un problème avec l'argent moi je pense surtout c'est plus large que ça qu'en France on est grincheux on est un pays de rageux il faut le dire comme ça et c'est pas que sur l'argent que sur l'image c'est surtout on critique tout le monde tout le temps c'est culturel tu sais ce que disent les députés

44:44
Présentateur

qui est mon deuxième cerveau ici dans cette radio qui est là depuis tout à l'heure à chaque fois que vous parlez qui fait exactement monsieur Lucas elle est beaucoup plus brillante je pense que les étudiantes qui ont fait Sciences Po Marie-Alice est avec nous au 0826 300 300 elle a fait Sciences Po et elle est plus brillante que ceux qui en sortent aujourd'hui c'est comme ça 0826 300 300 Marie-Alice bonjour

45:06
Invité

oui bonjour alors moi je suis infirmière libérale je ne pense pas avoir réussi quoi que ce soit si ce n'est que j'aime mon travail et qu'on a un problème aujourd'hui en France avec le travail j'habite dans un petit village et quand on est venu dans ce petit village on nous a dit qu'il y avait un dicton on voit quand j'ai soif on ne voit pas quand je bois

45:31
Présentateur

oui c'est ça voilà

45:34
Invité

donc c'est un peu on voit tout l'extérieur on ne voit pas ce que vous faites pour en arriver là moi en tant qu'inquiète c'est un moment libéral avec très chaleur là vous voyez je ne suis pas la seule à souffrir de la chaleur il y a tout mon patient mes collègues pour qui c'est difficile oui on a de belles voitures on a des voitures climatisées mais attendez je pense que c'est notre lieu de travail moi je fais 38 000 km par an donc je pense que voilà et c'est vrai que moi je pense qu'on a plutôt un problème avec la ténacité l'effort voilà

46:16
Présentateur

en fait on a un problème parfois avec les sacrifices que telle ou telle profession demande au point d'être étonnée comme vous venez de le dire qu'une infirmière en réalité libérale ait parfois le droit à une voiture climatisée ce qui s'appelle dans certains pays marcher sur la tête merci beaucoup Marie-Alice d'avoir été avec nous au 0826 300 300 vous êtes justement dans le domaine du soin ça sera notre prochain sujet de conversation au 0826 300 300 une loi qui continue à faire excessivement polémique où le monde médical est toujours un peu à cran sur ce sujet ça s'appelle la loi sur la fin de vie c'est un objectif politique de la part d'Emmanuel Macron le calendrier a été accéléré au micro de Sud Radio ce matin il y avait une certaine madame Agnès Buzyn est-ce que la loi sur la fin de vie est indigne ?

on en parle avec vous et autour de la table au 0826 300 300 et comme on est en forme croyez-moi il va falloir rappeler tout de suite parce que ça chauffe déjà Sud Radio les débats de l'été 10h-13h Maxime Liedot 11h35 sur Sud Radio on poursuit la discussion l'échange avec vous amis auditeurs au 0826 300 300 autour de la table ce midi en cette fin de matinée Philippe Coye Frédéric Fougera Gilbert Azoulay Lucas Planaverne respectivement buraliste et vice-président de la CPME pour Philippe Frédéric présent de Tenkan Paris auteur de C'est de la com 60 idées reçues c'est aux éditions Bréal et Studi Rama Gilbert Azoulay le directeur général de New Tank Education et journaliste pour l'hémicycle et Lucas Planaverne également journaliste au JDD on a balayé la politique on a balayé un fait de société j'aimerais maintenant qu'on s'intéresse à la fois à ce qui est un sujet extrêmement politique et à la fois sur un sujet qui nous concerne tous parce que c'est la fameuse loi sur la fin de vie vous savez qu'après maintes et maintes décisions le calendrier va être légèrement accéléré et il y a toujours des modalités sur l'idée qu'en réalité nous n'avons pas mis assez de garde-fous dans cette loi au micro de Sud Radio ce matin dans la matinale dans l'interview politique il y avait Agnès Buzyn je vous propose de l'écouter elle aussi n'est pas entièrement entièrement convaincue de tout ce qui a été décidé dernièrement à l'Assemblée Nationale

48:09
Invité

la loi sur la fin de vie pour moi elle m'inquiète en ce sens qu'elle peut faire une forme de pression implicite sur les personnes les plus vulnérables et donc ça va dépendre de comment elle sort du Parlement en tous les cas il faudra vraiment voir dans les détails comment cette loi s'appliquera et il faudra être certain que les personnes les plus vulnérables qui ont l'impression qu'elles sont des poids pour leur famille ne soient pas amenées quelque part à choisir cette option c'est ce qui m'inquiète le plus

48:38
Présentateur

donc il faut le dire pour la troisième fois le Sénat a rejeté mardi la proposition de loi la droite sénatoriale a réussi à impliquer certaines choses aujourd'hui le calendrier va s'accélérer dans les prochaines semaines à partir de mercredi cela va à nouveau se dérouler devant l'Assemblée Nationale il y a une véritable volonté de la part de la présidente Yael Brown-Pivet et de la part du président de la République Emmanuel Macron d'en faire un véritable acquis politique avant la fin du deuxième quinquennat la question qu'on vous pose c'est aujourd'hui est-ce que la loi sur la fin de vie est indigne selon vous je vous la pose au 0826 300 300 et je vous la pose autour de la table tiens Frédéric Fougera pour commencer parce que chaque mot qu'on prononce sur ce sujet c'est très lié à la communication notamment quand on est en politique

49:16
Invité

ça fait dès qu'un sujet est extrêmement sensible et c'est souvent le cas avec tous les sujets de société effectivement chaque mot chaque mot pèse compte et l'opportunité d'une polémique d'une critique ou d'un soutien moi je ne connais pas les détails de la loi donc je ne m'exprimerai pas sur les détails de la loi mais par contre je peux m'exprimer sur le principe le principe c'est qu'on vit dans une société d'hypocrisie d'hypocrisie parce que la fin de vie de toute façon c'est déjà pratiqué par certains donc de façon tout à fait illégale alors on fait comme si ça n'existait pas quand on a les moyens on va régler ses affaires à l'étranger il suffit de traverser la frontière suisse et on vous donne ce qu'il faut pour arriver à votre fin de vie alors c'est peut-être pas satisfaisant comme explication mais le politique il est là pour avoir une vision pour se projeter dans l'avenir et là on est toujours dans un côté on est en arrière on a un problème en fait on ne comprend presque pas la société mais on est en retard donc il y a beaucoup de précautions moi je comprends aussi par exemple qu'il y ait des retenues philosophiques ou religieuses je n'accepterais pas l'idée qu'un médecin soit obligé de donner la fin de vie à une personne qui lui demande je comprends parfaitement qu'on puisse se retirer mais pas qu'on empêche une personne de pouvoir mettre fin à ses souffrances à son désespoir si c'est son souhait et je vais vous donner un exemple très personnel et familial ma belle-mère en pleine forme après une chute dans un escalier a décidé de faire ce qui s'appelle un glissement j'avais jamais entendu parler ça de ma vie avant et elle est décédée en trois semaines un glissement c'est je refuse tout d'un coup de m'alimenter de me soigner je ne parle même plus je m'enferme et je me suicide de façon passive quelque part et c'était fait peut-être pour protéger ses proches peut-être par désespoir je ne sais pas il y a plein de façons de mettre fin à ses jours pas seulement de façon brutale et si ça peut être de façon accompagnée encadrée on est bien d'accord encadrée mesurée ne pas tomber dans la facilité mais ne pas non plus rester dans une forme d'hypocrisie puisque tout est possible et en France et surtout dès qu'on franchit une frontière

51:28
Présentateur

Lucas Palanaverne

51:29
Invité

évidemment sujet très complexe qui fait que son chemin législatif est lui aussi très complexe parce que pour tout vous dire même moi qui suis journaliste politique je ne comprends plus grand chose parce que j'ai l'impression que c'est la 15ème fois qu'on vote ce texte dans les parlements donc c'est difficile à suivre à mon sens et je vais répéter toujours la même chose je l'ai déjà répété 10 fois cette antenne mais je vais refaire une fois encore parce que la pédagogie c'est l'art de la répétition quand on a un texte qui bloque autant qui divise autant au sein même des partis je pense à la droite notamment qui est très divisée même en son sein autour de cette question qu'est-ce que des politiques sont censés faire c'est demander l'avis de la population comment on fait en France pour demander l'avis de la population on fait un référendum problème comme d'habitude comme souvent comme sur la question des retraites qui est une question qui n'est pas la même mais qui divise autant la société le conseil constitutionnel a empêché la tenue d'un référendum sur cette question donc finalement on se retrouve pardon mais avec des parlementaires qui débattent d'un sujet qui les touche forcément chacun dans leur chair qui ont chacun leur avis qui dépasse complètement les clivages politiques mais on perd totalement contact avec la population moi je vous dis honnêtement j'ai pas d'avis sur la question maintenant j'écoute j'écoute d'un côté on peut avoir un côté spirituel dans cette question d'un autre moi pour citer parce que c'était nos proches moi j'ai ma petite amie qui est infirmière en réanimation qui m'explique qu'ils le font déjà qu'ils le font déjà on disait tout à l'heure

52:59
Présentateur

qu'ils le font déjà c'est pour ça que Frédéric à l'instant parlait de la société de l'hyprochrisie parce qu'en plus dans certains établissements c'est déjà pratiqué de manière plus ou moins légale

53:05
Invité

on vous dit on arrête les soins on arrête de prodiguer le nécessaire on abrège les souffrances c'est ça le terme pour pas que la personne souffre donc vraiment ça existe

53:15
Présentateur

et Lucas a parlé de référendum et c'est là aussi où la société de l'hyprochrisie peut être rejoint visiblement d'un point de vue politique parce que dans les dernières enquêtes d'opinion c'est à plus de 80% que les français y sont favorables en plus

53:26
Invité

oui mais de toute façon c'est un débat de société comme ça ça doit prendre le chemin du parlement du Sénat et ça doit être discuté moi je me souviens il y a 10 ans j'avais un pote ils en parlaient déjà donc ça veut dire que s'il y a un sujet comme celui-là il faut l'aborder il faut en discuter il faut partager de manière œcuménique tous les points de vue parce que ça soulève évidemment des questions et puis vous savez quand ça existe ailleurs ça crée évidemment des envies, des désirs et puis il y a des marqueurs dans la société Charles Bietry avec son combat contre la maladie de Charcot il s'est exprimé sur ce sujet-là il veut aller vers tranquillement et faire son chemin vers sa disparition douce avec sa femme donc c'est vrai que tout ce qui émerge doit être discuté et je dois dire que si ça crée des tensions et des points inflammables c'est tant mieux c'est ça la démocratie et il me semble que sur ce sujet-là il faut faire très attention mais du reste il ne faut pas aussi que s'attacher c'est vrai qu'il faut trancher mais pas toujours aller dire les personnes les plus faibles parce que ça concerne toujours une partie marginale du sujet et du coup ça bloque la vraie discussion Agnès Buzyn ce qu'elle a dit c'est vrai il ne faut pas que ça favorise des choix par défaut pour des personnes qui seront en situation de faiblesse mais il y a un débat plus large qui concerne toute la France et qui concerne tous les français

54:36
Présentateur

et on parlait tout à l'heure de personnalités publiques qui prenaient position que ce soit d'un point de vue spirituel, philosophique politique beaucoup de personnalités bien sûr mais il y a par exemple ce matin Michel Houellebecq dans le Figaro qui explique qu'en réalité sans s'en rendre compte un pays d'une certaine manière est en train de changer de paradigme quand tout d'un coup un pays qui émet à ce point la vie est capable de se donner la mort ça dit quelque chose d'un pays et quelqu'un dont j'estime beaucoup la pensée qui s'appelle François Sureau récemment encore face à quelqu'un qui plaidait justement pour la loi sur la fin de vie expliquait quelque chose peut-être d'assez fondamental aussi lui était bien sûr pour que n'importe quelle personne puisse disposer de ce doigt de se suicider de se mourir rappeler ça comme vous voulez qui plus est dans la dignité il fait mais moi j'ai un problème qui est l'implication de l'état dans tout ça demain cette loi sera utilisée parce que vous coûtez trop cher et c'est peut-être aussi une dérive sur laquelle il faut s'interroger Philippe Godd dans ce débat je vous trouve extrêmement silencieux discret ce qui n'est pas votre nature mais c'est pour ça que je vous l'ai distribué en dernier parce que je voyais un homme penser dans une réflexion profonde oui parce que d'abord c'est un sujet pas simple qui nous touche à tous je crois autour de la table et tous les auditeurs peuvent avoir autour de leurs proches une situation il faudrait que il vienne à décrire je l'ai dans dans ma famille et c'est vrai que ce sentiment d'hypocrisie il peut être partagé par beaucoup parce que je vois pour le proche de ma famille on a déjà été approché par le corps médical en nous disant il n'y a plus beaucoup d'espoir et est-ce que vous acceptez qu'on l'accompagne parce que c'est peut-être la solution et on a pris une décision oui donc ça existe déjà et je pense que c'est culturel c'est très sensible Lucas disait tout à l'heure c'est un débat de société évidemment il est clivant parce qu'il est aussi religieux il peut être politique il peut être très personnel et c'est une confusion de tous ses sentiments il y a quand même eu une consultation certes pas du niveau du référendum Lucas vous avez raison le CESE s'est saisi puisque c'est le conseil économique et social a été aujourd'hui mobilisé enfin a eu été mobilisé à un rapport avec un avis où des français se sont exprimés à travers de nombreuses consultations donc je pense qu'à un moment il faut trancher il faut protéger le corps médical parce que c'est là aussi je pense tout un enjeu je ne connais pas la loi et je n'aurai aucune prétention à la commenter mais en tous les cas c'est un état d'esprit qu'il faut aujourd'hui accepter parce qu'il se fait ailleurs et il ne faut pas qu'il y ait des effets de bord et qu'il faut qu'on donne aux familles et au corps médical la capacité d'accompagner sereinement

57:12
Invité

Juste un mot Maxime on est bien d'accord que c'est pas parce que c'est fait ailleurs que c'est bien mais en même temps on ne peut pas ignorer on ne peut pas l'exprimer du champ de la pensée

57:21
Présentateur

ça c'est une évidence Merci beaucoup messieurs de vous être prononcés sur ce débat qui à n'en pas douter une fois de plus continuera d'animer la conversation politique peut-être hélas pour certains durant les prochaines semaines avec on le répète cette information l'accélération du calendrier ça reviendra à partir de mercredi dans l'hémicycle objectif assumé du deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron il est 11h45 fin des débats dans un instant Sud Radio les débats de l'été 10h-13h Maxime Liedot 11h48 sur l'antenne de Sud Radio 0826 300 300 ça ça ne change pas pour participer à la discussion vous avez été très nombreux à nous passer un petit coup de fil sur la discussion qu'on vient d'avoir autour de la table sur la fameuse réussite est-ce un problème français est-ce qu'en France on déteste la réussite on s'appuyait sur les propos en commente exactement c'est reparti dans un tour vous êtes dans une boucle temporelle mon cher Gilbert si vous avez une toupie faites la tourner sur la table on s'est gelé petit clin d'oeil à un joli film dont le réalisateur sort un film tout aussi prodigieux je crois l'Odyssée la semaine prochaine réalisé donc par Christopher Nolan on a l'explication toute la vanne et elle était beaucoup trop longue cette explication en réalité en tout cas à partir de midi jusqu'à midi 30 la France au bout du fil 0826 300 300 est-ce que la France a un problème avec la réussite Bernard Arnault le dit est-ce qu'il a raison ou est-ce qu'on a simplement un problème avec l'exposition de la réussite la belle bagnole le bateau les comptes en banque peut-être parfois pour certains la vulgarité mais on en parle tout à l'heure à partir de midi 0826 300 300 et ce sera l'occasion de dialoguer avec vous pour le moment coup de gueule coup de gueule coup de coeur autour de la table à commencer peut-être tiens par une bonne nouvelle j'ai envie de vous interroger Lucas c'est quelque chose qui s'installe à Paris un événement

58:54
Invité

absolument c'est alors le WC c'est la coupe du monde d'e-sport qui a lieu jusqu'à fin août au port de Versailles au parc des expositions pourquoi j'en parle parce que et là je parle notamment pour mes amis qui sont encore réfractaires à l'e-sport qui sans doute souvent ont du mal à comprendre réellement ce que c'est cette compétition on parle de 100 pays plus de 2000 joueurs un cash prize pour les vainqueurs de tenez-vous bien alors un cash prize le cas une récompense une récompense pardon j'ai fait l'anglicisme honte à moi mais tenez-vous bien je le dis je le dis à l'américaine parce que c'est en dollars et que c'est une grosse somme c'est 75 millions de dollars pour l'équipe qui gagne il y a Juliette Ruffoy qui est derrière vous

59:39
Présentateur

qui dit j'aurais dû jouer aux jeux vidéo beaucoup plus tôt Juliette je te confirme

59:43
Invité

et alors l'événement a été officiellement inauguré mercredi avec une cérémonie d'ouverture avec un concert réunissant DJ Snake les plus grandes stars Théodora avec avec avec voilà des ambassadeurs comme par exemple Cristiano Ronaldo évidemment puisqu'il joue au foot en Arabie Saoudite il est également ambassadeur de cette compétition pourquoi je dis tout ça ?

parce qu'en réalité il y a encore beaucoup de gens qui imaginent les joueurs d'e-sport comme des personnes affalées dans des sièges en train de manger des chips avec une main et de pianoter ou de tourner un joystick avec l'autre c'est pas complètement faux non plus et bien si quand même c'est quand même un petit peu faux parce que ces compétiteurs là passent 10 heures devant un écran ils s'entraînent pour la plupart font également des exercices physiques parce qu'en réalité pour rester compétitifs 10 heures devant un écran il faut être préparé et surtout et c'est là où c'est le plus important à mon sens c'est que c'est un instrument de souveraineté pour la France pourquoi ?

parce que la France est pionnière dans l'édition de jeux vidéo à de très grandes entreprises par ailleurs la France est très forte dans les équipes on a la Carmine Corp on a Vitality Gentlemates qui sont de très grosses équipes d'esport qui ont de

1:00:56
Présentateur

même Maxime je suis un grand consommateur d'e-sport

1:01:00
Invité

parce qu'il reste jeune on essaye il faut vivre apparemment avec son temps la première école d'ingénieurs a été reconnue comme école d'ingénieurs officiellement Isard Digital des jeux vidéo on a une grande école Coco Rico développons l'esport en France voilà il faut faire tout tout en oeuvre pour que des jeunes se révèlent dans cette discipline

1:01:21
Présentateur

un joli coup de coeur donc signé Lucas Planaverne une réaction de Philippe et ensuite vous en reviendrez merci Lucas d'avoir abordé ce sujet parce qu'hier dans le métro j'ai vu l'affiche annonçant avec Ronaldo et j'ai mis un temps à comprendre ce qu'était la communication de cette affiche et par contre j'ai été surpris sur la période ça dure très longtemps ça dure 7 semaines voilà

1:01:45
Invité

je me suis dit j'avais bien compris que c'était des jeux il y a 24 jeux en lisse ce qui explique aussi la durée 75 millions pour 24 jeux ça fait déjà beaucoup

1:01:53
Présentateur

on peut aller voir les compétiteurs c'est ouvert au public je vous emmène Philippe je vous emmène on se fera une petite bouffe après la prochaine émission moi je suis champion au Pac-Man ah oui vous savez quoi je pense que vous serez tranquille face à vos adversaires ça ne prend pas tous les auditeurs je pense bien sûr Philippe vous gardez la parole vous nous donnez un scoop ce matin apparemment les aides sur le carburant commencent tout juste à être versées j'imagine que c'est un coup de gueule c'est un coup de gueule et un ras-le-bol parce qu'on l'a déjà dit ici à l'antenne il y a eu beaucoup d'effets d'annonce du gouvernement de conférences du Premier ministre et de nombreux ministres sur les aides que ça soit pour les citoyens comme pour les gros rouleurs enfin en tous les cas tous les gens qui avaient à subir ce conflit avec le choc pétrolier derrière et avec des plateformes qui ont été faites une annonce quand même de 1,2 milliard d'aides qui seraient réinjectées auprès des concitoyens et des grands rouleurs une plateforme qui devait ouvrir théoriquement le 27 mai un peu de décalage et tout le monde fait ses démarches et l'argent n'arrive pas voilà donc je pense qu'il faut un moment quand on fait des annonces avoir la capacité de tenir les délais parce que nous quand on passe à la pompe que ce soit les chefs d'entreprise je pense au personnel médical qui fait les visites à domicile et ô combien c'est important si on vous dit on vous aide c'est pas demain parce que moi mon banquier il attend pas le demain et on voit aujourd'hui que l'état et je suis inquiet je conclue là-dessus a plus d'argent c'est pas un scoop en l'occurrence Maxime mais quand je vois que dans l'univers hospitalier les échos le titrait encore hier 800 millions manquent moi j'ai des copains qui ont des entreprises qui sont pendus par leur banquier parce que ça fait des mois qu'ils ne sont pas payés du travail réalisé ils honorent leur salaire ils honorent leur charge et l'état l'administration hospitalière n'a plus de sous de payer donc stop aux effets d'annonce il faut être pragmatique efficace et tenir les délais s'il vous plaît le message est passé par Philippe Coy qui est buraliste et aussi vice-président de la CPME qui s'appelle les entrepreneurs Maxime mais vous avez raison je corrige ma fiche en direct les entrepreneurs ça en effet était annoncé Frédéric Fougera alors ni un coup de coeur ni un coup de gueule

1:04:05
Invité

il change et il va être en réaction à ce qui vient d'être non mais parce que moi mon coup de gueule c'est stop au chèque essence stop au chèque rentrée stop au chèque chauffage demain on va inventer le chèque climatisation qu'on ait des politiques qui donnent aux gens les moyens de gagner correctement leur vie qu'on ait des fiscalités qui donnent aux entreprises de pouvoir fonctionner normalement et que l'état n'est pas toutes les 5 minutes à venir faire des chèques de 50, 100 ou 200 euros pour venir soutenir tout ce qui a été piqué par ailleurs on fait des chèques

1:04:33
Présentateur

on ne fait pas le vôtre quand même

1:04:36
Invité

je suis d'accord mais je prendrai quand même mon chèque moi je prends le chèque alors moi

1:04:42
Présentateur

on a eu une passe dé de Frédéric Fougera

1:04:46
Invité

merci je voulais parler de la tapisserie de Bayeux de la tapisserie de Mathilde qui arrive à Londres alors qu'est-ce que ça racontait alors moi je suis canné donc c'est un sujet qui m'est cher parce que Bayeux est à côté la tapisserie de Mathilde raconte la conquête de Guillaume le Conquérant qui est né à Falaise près de Caen et qui est devenu le premier roi d'Angleterre donc cette tapisserie sera au British Museum et j'y vois un rapprochement de cette Angleterre qui a décidé de se séparer de l'Europe avec le Brexit et peut-être l'occasion de nous rapprocher qui le regrette depuis longtemps qui le regrette et puis cette façon de dire que on rappelle qu'il y a la statue de Guillaume le Conquérant quand même à Londres je crois que ça fait mal aux doigts de pied je crois encore aux Anglais de la voir de temps en temps et c'est vrai que ce prêt est symbolique d'un point de vue technologique parce que la performance est immense parce que trimballer cette tapisserie qui est de l'époque l'éthique XIe siècle 70 mètres il faut la trimballer donc ça a été une prouesse technologique et puis l'avoir exposé au British Museum j'y vois une ironie de l'histoire et j'en suis très heureux

1:05:51
Présentateur

Frédéric Fougera en réalité je vous laisse quand même vous exprimer sur le sujet on est en démocratie vous vouliez si ce n'est faire un coup de gueule ou un coup de gueule en tout cas remarquer quelque chose d'assez ironique dans l'histoire politique récente

1:06:02
Invité

ironique je ne sais pas en fait je revenais effectivement sur un point politique et qui est le pourvoi en cassation de Marine Le Pen et son changement d'avocat alors déjà ça fait ça fait couler ça fait couler pas mal d'encre et sur le fait de changer d'avocat et sur le fait d'en choisir un qui n'est pas n'importe lequel alors le fait de changer d'avocat c'est presque une obligation me semble-t-il quand on va en cassation parce qu'il y a une technicité absolue du droit en cassation et tous les avocats ne peuvent pas faire cet exercice ce qui peut paraître ironique c'est le choix de l'avocat de l'ancien avocat de François Fillon mais ce choix il s'explique il s'explique d'abord par la similarité des arguments juridiques le détournement de fonds versus le rôle de parlementaire et aussi parce qu'a obtenu cet avocat pour François Fillon de casser une décision de cour d'appel de la rendre moins importante et de la reporter dans le temps et c'est quelque part le calcul qui est fait depuis un moment par Marine Le Pen et ses propres conseils pour essayer de gérer cette affaire avec aussi l'agenda politique et celui de l'élection présidentielle mais en effet quand on voit

1:07:13
Présentateur

le retour de l'avocat de François Fillon certains y ont vu un clin d'oeil tout au moins grinçant merci beaucoup

1:07:18
Invité

et certains y verront peut-être un lien avec le RPR des années 80

1:07:21
Locuteur non identifié

bien joué la boucle est bouclée

1:07:24
Locuteur

c'est un métier

1:07:25
Présentateur

Frédéric Fougera président de TN4 Paris auteur de C2 de la com 60 idées reçues édition Bréal et Studi Ramach Yip Koi Buralis vice-président donc des entrepreneurs la correction effet Gilbert Azoulay directeur général de New Tank Education journaliste pour l'hémicycle et Lucas Planavère un journaliste JDD je vous remercie messieurs je vous souhaite une très belle après-midi et surtout un très beau week-end avec pour la plupart j'imagine on se retrouvera la semaine prochaine dans un instant