Les Partis Pris : "‘Islamo gauchisme’, carton rouge pour Borne", "Loi Duplomb, le triste ‘name an...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Géraldine, vous restez, je me souviens plus. Oui, vous restez avec plaisir. Zadjad également, c'est l'heure des parties prix des cartes blanches dans 24 heures.
Et d'ailleurs, on va commencer avec vous Jad Zad, euh on va commencer avec vous. Vous revenez sur Et le général Dominique Trincamp nous a rejoint et de retour avec nous. Vous revenez sur les les propos de Philippe Baptiste qui est le ministre à l'enseignement supérieur.
Alors, il a dit qu'il y avait pas d'islam gauchisme dans l'université. Alors, il s'est fait recadrer par Elisabethborn qui a dit "Bah si, il y a de l'islam gauchisme partout dans la société, donc il y en a aussi dans l'université." Alors, qu'est-ce que vous en dites exactement ?
Moi, je dis carton rouge pour Borne et je vais vous expliquer. Alors, premier premier premier point, peut-être certains des téléspectateurs découvrent Philippe Baptiste. Oui, effectivement, c'est le ministre de l'enseignement supérieur et comme vous allez le voir, voilà, il a il a dit la semaine dernière en parlant de l'islam gauchisme, ce terme n'existe pas en tant que terme universitaire.
Il n'est même pas bien défini. Donc cette notion n'existe pas. il dit bien en tant que terme universitaire, il est ministre de l'enseignement supérieur et donc hier, il a été démenti par non pas sa ministre de tutelle mais en tout cas la ministre du grand ministère qui est Ellisabeth Borne puisqu'elle est maintenant ministre de l'éducation nationale et je crois qu'on a un son.
Voilà ce qu'elle a dit à la fois des personnalités et des partis politiques qui instrumentalisent l'islam, qui banalise l'islamisme radical. Quand un mouvement existe dans la société française, forcément on le retrouve à l'université. Alors, quand un mouvement existe dans la société française, forcément on le retrouve à l'université.
Alors, déjà, il faudra qu'elle explique sur la sur quoi elle se base pour nous dire que ce mouvement existe dans la société. Mais je en en voyant ce ce cette remontrance qu'a fait Ellisabeth Borne à son collègue, je me suis dit tiens, je vais aller me pencher sur ce qu'est vraiment l'islam gauchisme parce que c'est un terme que depuis 2002, on a cessé de voir puler dans le débat public à tel point que finalement tout le monde l'emploie sans jamais vraiment savoir de quoi il s'agit. Et précisément c'est la raison pour laquelle moi je donne un carton rouge à Ellisabeth Borne parce que quand on est ministre en charge de l'éducation de nos enfants, la moindre des choses c'est d'employer des mots qui sont clairement définis.
C'est ce qu'on apprend à tous les enfants quand ils utilisent un terme, c'est de bien le définir. Alors la définition, j'ai tapé sur un célèbre moteur de recherche, islamuchisme et donc je suis tombé sur cette proposition de résolution qui avait été déposée en avril 2024 par deux députés LR, donc les républicains dont l'un des deux est devenu le ministre de l'enseignement supérieur sous le gouvernement de monsieur Barnier, c'était monsieur Etsel. Et donc ils disent voilà, il y a une évolution particulièrement préoccupante en cours dans un certain nombre d'établissements d'enseignement supérieurs.
Et ils poursuivent et c'est là qu'en réalité ils définissent l'islamuchisme de leur point de vue du fait d'une minorité agissante islamogauchiste qui se situe à la convergence entre le militantisme révolutionnaire d'extrême gauche et l'islamisme. Donc l'islamogauchisme c'est bien la rencontre de leur point de vue de l'extrême gauche révolutionnaire et de l'islamisme pas de la défense de l'islam. de l'islamisme, c'est un mot fort.
L'islamisme, il a fait des morts en France. Il a tué au Bataclan, il a tué au Stade de France, il a tué chez Charlie Hebdo. Donc c'est un mot très fort.
Et euh et donc je suis euh j'ai continuer à chercher et je suis tombé sur les euh les un communiqué du CNRS euh un communiqué du CNRS qui est le centre national de la recherche scientifique. Je me suis dit puisque le ministre dit que ça n'a pas d'existence et donc ils disent les chercheurs du CNRS l'issamogo gauchisme slogan politique utilisé dans les dans le débat public ne correspond à aucune réalité scientifique et ils vont plus loin. Ils disent par la suite ce terme au contour mal défini fait l'objet de nombreuses prises de positions publiques, tribunes ou pétitions souvent passionné.
C'est le mois qu'on puisse dire. Je me suis pas amusé à compter le nombre de fois que le terme islamuchisme apparaît dans le débat public, mais c'est par dizaines et je mets évidemment de côté les chaînes de télévision qui en font une obsession particulière. Alors, qui utilise ce terme ?
Parce que dans le débat public, moi je suis partisan de la liberté d'expression et on doit pouvoir tout dire. Qui utilise le terme d'islam gauchisme ? Il y a l'extrême droite, il y a Éric Siot, il y a monsieur Bardella, il y a madame Le Pen, il y a monsieur Zémour et puis il y a ce que moi j'appelle la droite extrême.
Alors monsieur Retaillot qui est ministre de l'intérieur un temps monsieur Darmana et plus surprenant l'ancien ministre de l'éducation nationale Jean-Michel Blanquer qui a répondu lui aussi à l'ancien ministre au ministre actuel pardon de l'enseignement supérieur avec un argument. J'ai été euh convaincu tout de suite dire que l'islam gauchisme n'existe pas, c'est comme dire que la terre n'est pas ronde. Alors évidemment, c'est un argument massu.
Je suis sûr que tous les gens qui nous regardent sont évidemment convaincus. Alors, au-delà de l'écume des choses de de ces termes qui euh qui n'ont que pour objectif de tendre le débat public, que dit le fond des choses ? Oui, il y a dans notre société des courants politiques notamment à l'extrême gauche qui instrumentalisent le fait communautaire.
Oui, il y a des mouvements politiques qui ont instrumentalisé le conflit israélo-arab parce qu'il y avait des élections européennes. Oui, aussi il y a des gens qui utilise cette fracture dans la société française. Moi, je suis binational donc je comprends, je n'y suis pas réceptif mais je comprends.
Oui, il y a une instrumentalisation mais le terme d'islamuchisme tel qu'il a été défini, c'était bien la rencontre entre l'islamisme et le la révolution. Et je crois que dans une période, on l'a dit, où les Françaises et les Français se désintéressent de la vie publique, où le débat n'a jamais été aussi violent, la course à la logorée syntaxique, la course à l'extrême droite, moi je dis les choses clairement identitaire, racialiste, raciste, xénophobe, ne peut que faire du mal à la société. Et donc ce terme d'islam gauchisme en réalité il a été inventé pour discréditer les adversaires.
Il n'a de réalité ni juridique ni scientifique. C'est un mot valise qu'on entend partout mais qui ne veut rien dire. Alors j'ai vu des sondages.
Les Français sont d'accord sur le fait qu'il y a de l'islam gauchisme mais personne ne dit ce qu'est l'islam gauchisme. Donc mon message c'est que la course à la force verbale cache en réalité la faiblesse de l'action. Donc plutôt que d'employer des mots toujours plus violents, peut-être nos politiques feraient-il bien de travailler ?
Géraldine, vous êtes d'accord avec ça ? Non, mais je pense que là, on a entendu c'est c'est un point de vue qui se défend, qui est qui est euh pas très valide et qui est assez minoritaire. Donc euh on va le laisser euh l'islamogiste existe tellement pas que que ceux qui l'animent s'en revendiquent presque.
Voilà. Euh d'ailleurs à l'époque euh c'était euh la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche avait commandé un rapport sur ce fait qui n'existe pas et euh qui censure et qui censure euh toutes les semaines des euh des travaux d'universitaires, des conférences au nom d'une voilà de d'une islamophobie euh qui est qui est fantasmée. Voilà.
Mais encore une fois, moi je suis je suis en je suis en désaccord avec chacun des mots que vous venez de prononcer, mais encore une fois, je défends la démocratie et on a le droit de on a le droit de de dire tout cela. Mais quand on est dans un l'islamophobie, il faut expliquer hein, l'islamophobie en réalité, on est en France, on a le droit de critiquer toutes les idéologies. L'islam est une idée comme les autres.
Donc l'islamophobie est un terme que à titre personnel je condamne parce qu'on a le droit de détester toutes les idéologies queles qu'ils soit. Mais quand vous êtes dans un climat où on parle de grands remplacement, où le ministre de l'intérieur parle de barbar, de sauvage et d'islamogauchiste, en réalité, moi je crois que c'est un mot valise. Je je vous je je pense que vous serez d'accord l'exploitation politique du mot est un autre sujet.
Exactement. Moi, j'espère que vous me rejoignez sur le fait que oui, effectivement, il y a des courants politiques qui instrumentalisent mais dire qu'il y aurait dans nos universités des islamistes gauchistes. Islamistes enfin pardon, c'est quand même un terme très fort, ça a fait des morts dans notre pays.
Alors, on avance avec vous Géraldine, vous nous parlez d'agriculture, la loi, la fameuse loi du plomb, c'est un autre sujet très sensible. Vous nous parlez de la loi du plomb. C'est à vous Géraldiny.
Oui. Lancer la guerre médiatique contre l'agriculteur, ça a pas pu vous échapper ces derniers jours depuis le vote le 8 juillet et même avant de cette loi du pont qui réintroduit sous condition très stricte un insecticide de la famille des néonicotinoïdes. Hein, je vous je vous tiens.
La France est prise d'un vent de folie. Nous allons tous mourir empoisonnés David, figurez-vous. Alors, ce sont des gens très sérieux qui le disent he Marine Tondelier.
Les députés qui voteront cette loi voteront pour l'empoisonnement de vos enfants. Je cite euh député LFI Thomas Porce, ils auront les mains tachées de sang euh dans la presse en général, c'est de l'apocalypse. Euh Hugo Clim, l'influenceur est entré en croisade.
Je le cite également, "Une majorité de députés a voté pour des produits qui causent le cancer et qui tuent des enfants." C'était sur France Interre. La presse locale publie bah des listes de criminels qui ont voté la loi, ces salopards de députés euh histoire de bien faire pression sur eux.
Une stratégie de la terreur qui fonctionne hein, moi beaucoup m'appellent en me disant "Mais on est complètement affolé, on est on n'ose plus euh soutenir cette loi, on le fait en cachette." Et c'est une campagne d'intimidation, tout ce qu'il y a de plus classique qui s'appuie sur un argument d'autorité parce qu'il y a pas beaucoup d'autres arguments. On nous a brandi récemment une tribune de 100 médecins qui dénoncent cette loi.
C'est assez rigolo parce que j'ai j'ai regardé les signataires. Alors bon, il y a surtout des sociologues, des éco-infirmières, je savais pas que ça existait, euh des généralistes, beaucoup de retraités mais étrangement très peu de de toxicologues. Après tout, on va pas s'abaisser à comprendre de quoi on parle.
Donc c'est un complotisme qui est érigé en dogme. Puisque les experts de l'fssa de l'ANCES ne disent pas ce qu'on veut entendre. Ben on invente ses propres experts euh et tant pis si ça n'a aucun rapport avec le sujet.
Euh le proch le le le problème, David, c'est que personne euh dans ce concert hystérique n'a vraiment lu pages euh qu'on rendu de rapports qu'ont rendu les autorités sanitaires à la fois françaises et européennes qui ont étudié ce produit qui s'appelle la citam euh pendant des mois et qui ont décidé de l'autoriser en Europe jusqu'en 2033. Donc on vous dit je juste quelques faits on vous dit que c'est un insecticide qui est tueur d'abeille. Ça n'est pas vrai.
Sa toxicité est jugée faible sur les insectes pollinisateurs, négligeable pour les oiseaux. Il est pour vous donner une idée 2300 fois moins toxique que les autres néonicotinoïdes qui ont été interdits. Il ne donne pas non plus le cancer. cette affirmation là c'est un pur mensonge.
Il n'est pas cancérogène, pas génotoxique. Les experts qui l'ont examiné sont formels euh mais cette vérité ben elle est devenue complètement inaudible. Mais les les études ont tendance à se contredire.
Non. Alors non. Et c'est tout le génie de des désinformateurs et des activistes actuels qui jouent sur la la confusion euh qu'on fait toujours entre les études isolées et puis les métaanalyses et que sur lesquelles s'appuent les autorités sanitaires.
Une vingtaine d'études récemment euh ont trouvé des doutes ces dernières années sont celles que vous voyez toujours cité par les médias. Euh elles ont été étudiées par l'agence européenne de sécurité sanitaire vraiment dans le détail et euh Lefsa les a écarté euh pour différentes raisons. La plupart présentait de très lourds biais méthodologiques.
Elles n'ont pas été conduites selon les règles de l'art. C'est détaillé d'ailleurs avec une grande précision dans les rapports d'experts, les rapports d'FSA que que donc personne ne lit. Je vous dis pas ici attention que l'acétamiprite c'est c'est inoffensif mais le principe de précaution sur cet insecticide il s'est déjà appliqué l'fsa l'an dernier a révisé l'ensemble des études.
Elle a soulevé quelques incertitudes. Une étude montrait un signal auditif retardé chez des rats qui avaient été exposés mais les données étaient pas très claires. qu'on a demandé d'autres études et puis d'autres sur les faits perturbateurs endocrinien.
Euh, il y avait pas de doute mais là les protocoles ont changé depuis 2018 et c'est dit bon, on a des nouveaux protocoles, il faut vraiment les refaire. Donc dans le doute aujourd'hui, on a appliqué un facteur de sécurité sur la façon dont on applique cet insecticide de 500, ce qui permet de garantir la parfaite euh fiabilité et de la parfaite protection des populations. Bon, merci beaucoup Géraldine pour euh pour cette ce parti prix euh de votre part.
Général Trincan, Dominique Trinquan, vous nous parlez de l'amitié franco-britannique après le voyage d'Emmanuel Macron la semaine dernière au Royaume-Uni. Exactement. Et je voulais revenir un peu de façon historique sur cette amitié parce que en France quand on parle des britanniques, on vous ramène Jean d'Arc, Trafalgar ou Tererlot, mais enfin tout ça c'est de la vieille histoire.
Et donc pour revenir sur cette histoire, euh je voulais dérouler un petit peu notre amitié, je parle de d'amitié militaire en particulier puisque je l'ai beaucoup pratiqué avec les Britanniques depuis en gros le 19e siècle hein avec les premières euh les premiers euh les premières séquences qui ont été avec euh la guerre de Crimé, on y revient au passage, la guerre de Crimé. Euh ça a été aussi euh ensuite la comment s'appelle la l'alliance cordiale. Hm hm.
L'entente cordiale. Non, l'entente cordiale pardon. Voyez, vous avez raison.
Avec on en garde un souvenir. Je retourne à Saint-Cire le weekend prochain pour le triomphe qui est la grande fête des Saint-Cirens. Le caso que nous portons porte les couleurs rouges et blanches qui étaient les couleurs de la de la reine Victoria au moment où nous avons scellé une amitié.
On parle également bien sûr de la Première Guerre mondiale dans laquelle on a eu des liens extrêmement forts, hein. Il faut se souvenir qu'un grand nombre de soldats britanniques sont morts sur le territoire français. Quand on se promène en France, on voit tous les cimetières avec le drapeau britannique très bien entretenu.
D'ailleurs, généralement, il y a une œuvre du commite là-dessus à l'époque. D'ailleurs, souvenir que les Britanniques, c'étaient l'ensemble de l'Empire, donc les Australiens, les Canadiens, les Néo-Zélandais qui ont créé en fait leur unité nationale sur le fait qu'ils ont combattu en France. Euh l'étape suivante, si j'ose dire, c'est la deuxième guerre mondiale.
Se souvenir que c'est quand même alors bien sûr, il y a les l'époque terrible de Mercel Kbir, mais se souvenir que le général de Gaulle a trouvé refuge au Royaume-Uni et c'est grâce au soutien difficile parfois parce que c'était des personnages qui avaient des caractères un peu compliqués hein de Churchill et de Gaulle que ils ont la France est revenue au rang des vainqueurs en 1945. hm et qu'elle a fait partie des cinq permanents du conseil de sécurité depuis cette époque-là. Et puis là, on passe à d'autres phénomènes intéressants qui ont marqué nos différences et les façons dont on essaie de se rabouter à chaque fois.
Et moi, je parle de l'opération de Suè. Beaucoup de spectateurs peut-être ne se souviennent plus de l'opération de Suèse qui a été une opération franco-britannique au moment où l'Égypte a décidé de nationaliser le canal de Suède. Vous rappelez que c'était quand même les Français qui l'avaient creusé, qui l'avaient financé et que les Britanniques à l'époque contrôlaient la région.
Et donc il y a une opération dans laquelle les Français, les Britanniques et les Israéliens de l'autre côté ont monté une opération pour contrôler le canal de Suède. Et qu'est-ce qui s'est passé ? Ben d'un seul coup, les Russes et les Américains ont dit "Stop les Russes en soutien au CER et les Américains parce que les Français, les Britanniques ne leur avaient pas demandé leur avis." Et donc à cette époque-là, les Français et les Britanniques ont pris des positions diamétralement opposées.
Les Britanniques ont dit "Jamais sans les Américains". Et les Français ont dit toujours se méfier des Américains. Et puis après, on en arrive à la période beaucoup plus récente, hein, que là, je pense tout le monde va tout le monde va s'en souvenir, c'est les accords de Saint-Malot, hein.
Je je suis les images parce qu'il y a une image qui vient avant, pardon, excusez-moi, je saute un un épisode important puisque j'y ai contribué. C'est en 1995 euh l'action de la force de réaction rapide en Bosnière Zégovine. Vous voyez ici le général Souirou qui est devant le celui à moustache, c'est moi derrière et un officier britannique et un officier français.
En fait, c'est pour illustrer que quand les Français, les Britanniques décident de faire quelque chose, ils peuvent le faire tout de suite. À l'époque, les journalistes me disaient "Mais je comprends pas, vous faites ça avec les anglais. Alors, vous avez une brigade germanofrançaise depuis des années et vous ne vous en servez pas.
Là, au mois de mai 95, le président Chirak et le premier ministre britannique ont décidé d'envoyer une opération. 15 jours plus tard, elle était au-dessus de Sarayavo et elle était capable avec l'aide de l'aviation de l'OTAN de faire plier les Serbes et de les amener aux accords de Dayton. Donc 95, ça a été un moment important.
Dominique, permettez-moi de vous féliciter pour cette moustache. Ave des belles moustaches. J'étais encore officier de cavalerie à l'époque.
Vous étiez officier de cavalerie ? Magnifique moustache. Ah, ça a été un époque une époque fantastique hein au passage hein.
Ça a été très très intéressant. Et donc c'est Britanniqu en 98 et bien le président de la République va avec le premier ministre à Saint-Malot et décide de donner un embryon de défense européenne en fait. Et en cet embryon de défense européenne, pourquoi avec les Britanniques ?
Ben parce qu'on est capable de faire ça, on est capable de s'engager tout de suite ensemble, voyez. Donc c'était important. Ensuite, il y a le Brexit bien sûr et après le Brexit, il y a les accords de Lancaster House dans lequel on essaie de dire qu'est-ce qu'on va faire ensemble ? la capacité de se projeter et donc c'est la création d'un étatmajor de projection franco-britannique.
Et puis récemment, on en vient à l'épisode que vous soulignez, cette réunion à Londres dans lequel les Français et les Britanniques une nouvelle fois se retrouvent. Et là, un événement qu'on ne soulligne pas assez. Alors, on transforme le l'étatmajor interarmé en un état major de corps d'armée qui va pouvoir être déployé.
Mais surtout pour la première fois, les Français et les Britanniques discutent ensemble de dissuasion nucléaires sans être sous commandement américain. Oui. Et ça c'est quand même une grande révolution qu'on ne soulligne pas assez.
Donc voilà, cette amitié franco-britannique militaire, elle a des jalons depuis un siècle et demi et aujourd'hui encore une fois on la remet sur le devant de la scène, même si les britanniques ne font plus partie de l'Europe, avec leurs armées, ils sont capables d'être unis à l'Europe.
Philippe Baptiste