L'agglomération Pays basque réagit après avoir été mise en examen pour pollution
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:27OuverteRéponse partielle
Cette mise en accusation, elle vous a surpris ?
- 1:06RelanceRéponse directe
Alors justement, d'où est-ce qu'on vient ?
- 3:00OuverteÉludée
Dans quel délai ?
- 4:27RelanceÉludée
Mais dans quel délai on dira qu'il n'y a plus de problème ?
- 5:12OuverteRéponse directe
Il y a 6 communes soultines autour de Tardetz, Sora et d'Asparin, qui ont été placées en état de crise par la préfecture. On pensait pourtant que des travaux avaient été faits après la sécheresse de 2022.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:17?Chiffre
« car la moitié des investissements qui sont portés par l'agglomération sont portés sur l'eau. »
- 1:49?Fait
« l'agglomération s'est substituée à 111 structures de nature et de tailles différentes qui géraient 117 stations d'épuration, 750 postes de refoulement, 2000 kilomètres de canalisation d'eau usée. »
- 2:22?Chiffre
« Depuis 2018, c'est 400 000 millions d'euros qui ont été investis sur ce sujet-là. »
- 2:33?Chiffre
« C'est la station de Bidart, 5,6 millions. »
- 2:37?Chiffre
« C'est la station d'épuration de Saint-Pé-sur-Nivelle, 9 millions d'euros. »
- 2:40?Chiffre
« Viodos-Moleon, 8,5 millions. »
- 4:11?Fait
« Quand l'agglomération s'est créée, on peut dire qu'il y avait une trentaine qui n'étaient pas dans les clous. Aujourd'hui, on prend une petite dizaine. »
- 5:26?Chiffre
« Il y a à peu près une dizaine d'interconnexions qui ont été réalisées depuis 2022. »
- 5:50?Fait
« Il n'a quasiment pas plu depuis le mois de mai. »
Temps de parole
- Présentateur77 %
- Présentateur 217 %
- ?6 %
≈ 58,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Pays Basque, premier sur l'actu local au Pays Basque, ici matin. Il est 8h moins le quart sur votre radio locale ici Pays Basque et l'invité, voici là ce matin, c'est l'agglomération Pays Basque. Et on reçoit une écho à Aldana Douat, vice-présidente de l'agglomération Pays Basque en charge de l'eau potable et de l'assainissement. Bonjour. Oui, bonjour. Dans l'actualité récemment, l'agglomération Pays Basque mise en examen pour pollution accusée de déversement dans l'océan via les stations d'épuration de la Côte Basque. Cette mise en accusation, elle vous a surpris ?
Elle
nous a surpris, oui, je dirais oui et non. Mais bon, comme je vous l'ai dit, aujourd'hui, comme vous dites, il y
a
une procédure judiciaire qui est ouverte par le pôle régional environnemental de Bayonne. Cette mise en examen, elle seule ne serait préjugée de l'issue. Mais
vous dites
quand même oui
et
non, donc non, elle ne vous a pas surpris,
d
'une certaine manière
?
Oui, parce que le sujet est assez complexe, je pense qu'il faut jouer avec transparence sur ce sujet-là. Il ne
faut
pas l'écarter. Pour autant, il faut dire d'où est-ce qu'on vient, qu'est-ce qu'on fait et qu'est-ce qu
'on
a l'intention de faire.
Alors justement, d'où est-ce qu'on vient
? Il faut rappeler quand même que la politique de l'eau, la qualité de l'eau est une priorité majeure de l'agglomération. Ce ne
sont
pas des propos de circonstances que je vous fais aujourd'hui. car la moitié des investissements qui sont portés par l'agglomération sont portés sur l'eau.
C
'est 100 millions d'euros par an qui sont investis sur la qualité des eaux. D'où est-ce qu'on vient ? On vient d'une institution qui a été créée le 1er janvier 2018, qui est une institution très jeune.
Et
si on le compare aux investissements d'ampleur que doit porter l'agglomération sur ce sujet-là, c'est-à-dire que
c'est
une institution qui s'est créée hier. Et lors de cette création, l'agglomération s'est substituée à 111 structures de nature et de tailles différentes
qui
géraient 117 stations d'épuration, 750 postes de refoulement, 2000 kilomètres de canalisation d'eau usée.
Et
ces 111 structures avaient un élément en commun, c'est que la plupart avaient des grosses difficultés à répondre ou n'arrivaient même pas à répondre aux enjeux d'investissement qu'elles devaient porter. Et le fait d'avoir mis cette compétence sous une seule autorité a permis, ces dernières années, de jouer de la solidarité territoriale, qui a permis de faire des investissements très importants. Depuis 2018, c'est 400 000 millions d'euros qui ont été investis sur ce sujet-là. Et qu'est-ce qu'on a derrière ces 400 000 millions d'euros ? On a la station d'épuration de Saint-Jean-de-Luz, dont les travaux ont démarré récemment. C'est 45 millions d'euros. C'est la station de Bidart, 5,6
millions.
C'est la station d'épuration de Saint-Pé-sur-Nivelle, 9 millions d'euros. Viodos-Moleon, 8,5
millions.
Et toutes les petites stations d'épuration qui ont aussi été mises en norme, comme celle d'Elet, celle de Mendion, celle de Banca, celle de la Bastide. C'est tout ce travail qui a été fait ces dernières années qui ont permis d'améliorer nos stations d'épuration. Il y a encore du travail à faire. D 'améliorer, mais pas d'éradiquer, parce que l'historique, il est là quand même. C'est qu'aujourd'hui, la pratique de l'agglomération depuis des décennies, c'est de rejeter des eaux non traitées dans l'océan sans les filtrer. Non.
C
'est-à-dire, il faut les choses que je
disais.
Il y a automatiquement,
il
y a des stations d'épuration qui n'arrivent pas à gérer, et il faut le dire très clairement, des situations de forte pluie.
Et
l'ensemble de nos stations d'épuration, en temps sec, sont totalement conformes. Et ce sont des éléments qui sont publics et transparents.
On
est très transparent sur le sujet. Toutes les données qui sont issues des contrôles qui sont faites soit par les services de l'État, soit par l'agglomération, sont publiques, sont même en ligne
sur
le portail national de l'assainissement collectif.
Il
y
a
un gros travail qui a été fait.
Il
y
a
plusieurs stations d'épuration qui ont remis de temps en nombre. Il y a encore du travail à faire. Dans quel délai ? Nous, notre ambition, c'est sur ce mandat-là, de lancer les dernières stations d'épuration, c'est-à-dire de remettre à niveau les dernières stations d'épuration qu'on doit mettre à niveau. Lesquelles ? Je parle qu'il y a 117 stations d'épuration. 117 stations d'épuration. Quand l'agglomération s'est créée, on peut dire qu'il y avait une trentaine qui n'étaient pas dans les clous. Aujourd'hui, on prend une petite dizaine
et
il faut continuer à travailler dans ce sens-là. Je rappelle, tous les ans,
c
'est 40 millions d'euros qui sont investis sur l'assainissement.
Mais dans quel
délai on dira qu
'il
n
'y a
plus de problème
?
Je ne peux pas vous le dire. Un mandat, c'est 6 ans. Donc l'idée, c'est de lancer ces travaux-là. Mais je rappelle, on voudrait tous
que
ce problème soit réglé du jour au lendemain.
Et
moi, je suis le premier.
Je
suis maire d'une commune
du
littoral, comme vous le savez.
Cibourg, dans
laquelle il y a une activité de pêche,
dont
la qualité des eaux sont indispensables pour l'activité. Une ville balnaire,
où
la qualité des eaux de plage est indispensable aussi.
Mais il
y a aussi une capacité d'investissement qui est celle qu'elle est.
Et
qui est souvent corrélée
au
prix de l'eau.
Et
Niko Eldana-Douat, si on vous a invité aussi, c'est par rapport à la crise en ce moment de l'eau potable. Il y a 6 communes soultines autour de Tardetz, Sora et d'Asparin, qui ont été placées en état de crise par la préfecture. On pensait pourtant que des travaux avaient été faits après la sécheresse de 2022.
Oui, il
y a beaucoup de travaux qui ont été réalisés. Il y a à peu près une dizaine d'interconnexions qui ont été réalisées depuis 2022. Mais malheureusement, on a encore des secteurs qui, elles, ne sont pas interconnectés. Et après, il faut dire les choses. Une interconnexion ne palie pas forcément le manque d'eau. L'interconnexion est là pour secourir
un
secteur avec un autre. Mais on est en train de vivre une sécheresse qui est historique. Il n'a quasiment pas plu depuis le mois de mai. Et on a le niveau de nos sources et de nos cours d
'eau
qui ne cesse de baisser
depuis
le mois de mai. Donc jusqu'à maintenant, on n'a pas eu de soucis d'alimentation, d'approvisionnement en eau potable de l'ensemble de nos communes. Mais là, on arrive à une situation de plus en plus critique. Et la préfecture a décidé hier de mettre en crise huit communes du Pays-Basque, donc 600 soules
et
2 dans le Labour.
La
totalité de nos communes sont suivies tous les jours. Il y a des dispositifs qui vont être enclenchés prochainement ou qui ont déjà
été enclenchés
pour continuer à assurer l'approvisionnement en eau potable de ces communes. Merci à vous, Enneko Aldana Douat, vice-président de l'agglomération Pays-Basque en charge de l'eau potable et de l'assainissement.