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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 12 février 2026 121 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesNumériqueSolidarités & famille

[DIRECT] Audiovisuel public : auditions des directeurs de France Télévisions - 11/02/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 21 %Attaque 49 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 46 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous définir ce qu'est une opération spéciale et donner des exemples concrets ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Comment se déroule la préparation d'un événement comme le 14 juillet ?

  • 13:00RelanceRéponse partielle

    Que répondez-vous aux accusations d'emploi fictif à votre égard ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi existe-t-il deux directeurs des opérations spéciales à France Télévisions ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    En quoi consistait votre mission de directeur de la diversité ?

  • 23:00RelanceRéponse directe

    Quel est votre rôle exact dans l'organisation du Téléton ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Chiffre
    « Les opérations spéciales représentent plusieurs dizaines d'heures de programmes chaque année. »
  • 8:00Fait
    « La télévision linéaire ne disparaît pas, elle change de nature, elle devient le lieu du rendez-vous, du direct, de l'exceptionnel. »
  • 3:00Chiffre
    « 80 millions d'euros de déficit cumulé depuis 2017. Une trésorerie qui a fondu au point de devenir négative. des capitaux propres qui ont diminué de 40 % en 8 ans »
  • 5:00Chiffre
    « une trentaine de cadres dirigeants de France Tvision qui gagnent plus que le président de la République »
  • 11:00Fait
    « 100 % de vos deux enveloppes sont payées par le contribuable »
  • 17:00Fait
    « deux salaires équivalents à des temps payés à 100 % par le contribuable »
  • 23:00Fait
    « France Télévision a immédiatement fait le nécessaire pour les corriger sans vouloir répondre sur votre cas précis »
  • 25:00Fait
    « un certain avoir un peu de stabilité dans certains postes pas forcément une mauvaise chose »
  • 27:00Fait
    « il y a eu clairement un non respect de la procédure »
  • 8:00Fait
    « J'ai refusé le poste de directeur de l'information trois fois. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et d'être ainsi avec nous aujourd'hui. Les opérations spéciales diffusées sur France Télévision portent assez bien leur nom à défaut d'être très précisément défini et je pense qu'on aura l'occasion d'en revenir au cours d'y revenir au cours de cette audition. Euh si je reprends la définition que vous en donniez, monsieur Natcha euh Gachadon, je penseonce pas le N-on précisé, je pouvais m'excuser.

Dans un entretien au site Media Plus, vous aviez déclaré que votre travail consistait à je cite, identifier des thèmes pertinents pour créer d'importantes initiatives centrées sur des problématiques qui influencent la société française. À cet égard, on peut citer la soirée intitulée "Aux arbres citoyens", c'est en 2022 où la soirée urgence océan, un sommeil pour tout changer coanimé en juin 2025 par Léa Salamé et Hugo Clément. Mais les opérations spéciales, ce furent aussi la soirée consacrée à la mobilisation en faveur de l'Ukraine ou la soirée consécutive à la réouverture de Notre-Dame de Paris après la suite de l'incendie, on s'en souvient-tu qu'il l'a frappé et la restauration qui s'en est suivie.

Lorsque l'on regarde votre profil sur LinkedIn, monsieur le tranchant, on voit également que font partie des opérations spéciales, les cérémonie du 14 juillet, du 8 mai, du 11 novembre, l'investiture d'un nouveau président de la République, des soirées électorales, des mariages princiers et cetera et cetera. Alors, je vais tout de suite, comme il se doit vous présenter monsieur Yannick Lanchant après les études de droit et de journalisme. Vous êtes entré euh chez France I en 1990 comme reporteur avant d'être nommé chef du service économie et social de cette même chaîne. entre autres fonctions.

Vous avez été responsable des opérations spéciales de France 2 pendant 6 ans, d'août 2008 à juillet 2014 avant de travailler ensuite pour France 3 et de devenir directeur exécutif de l'information de France Télévision. Vous êtes actuellement directeur des opérations spéciales de France Télévision depuis le mois de septembre 2020. Monsieur Arnaud Gatcha, vous avez commencé votre carrière à Canal Plus à la direction des sports et vous êtes entré chez France Télévision en septembre 2008 comme responsable des documentaires sur France 2 avant d'être responsable des magazines culturels.

Après un passage chez Ari Group comme producteur associé, vous retrouvez France 2 comme directeur des études et de la diversité. Peut-être nous direz-vous en quoi ce travail a exactement consisté avant d'être conseillé en communication au cabinet de Laura Flessel ? Alors ministre des sports pendant près d'un an et demi.

Vous êtes directeur unité de programmes à la direction des antennes et des programmes depuis septembre 2018. J'ajoute mais nul doute que le rapporteur et d'autres députés auront des questions à ce sujet, que vous êtes également élu conseiller de Paris et que vous êtes actuellement maire adjoint chargé de l'Europe, des relations internationales et de la francophonie depuis le mois de juillet 2020 auprès d'Anne Hidalgo. Alors, avant que vous puissiez nous éclairer sur ces opérations spéciales, la manière dont les thèmes sont déterminés, les délais de travail et de production que tout cela nécessait nécessite les coûts également engendrés par tout cela. avant de vous donner la parole et comme vous le savez et comme nous l'impose d'ailleurs les textes, je vous remercie de vous déclarer de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations.

Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relatif au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité. Je vais donc vous inviter chacun à tour de rôle à lever la main droite et à dire je le jure. Merci beaucoup.

Je précise pour ma part que j'ai été journaliste pendant 40 ans, aussi bien au service public où j'ai passé 6 ans de ma carrière que dans les médias privés. Euh je commencerai par vous poser à chacun une question avant de laisser la parole à monsieur le rapporteur et aux députés des différents groupes qui souhaitent prendre la parole. Je vous laisse la parole pour un proposiminaire. 10 minutes euh après quoi nous pourrons lancer la discussion.

Merci euh monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, euh je vous remercie de nous donner de me donner l'occasion de m'exprimer, de nous exprimer devant votre commission. Les opérations spéciales ont déjà été évoquées à plusieurs reprises au cours de vos travaux et je comprends car elle constitue aujourd'hui un pan majeur de l'activité linéaire et pas seulement de nombreux groupes audiovisuels en France comme à l'international dans un contexte de profonde transformation des usages et de concentration de l'audience autour de grands rendez-vous vous le savez les premiers et deuxè articles de notre cahier des charges confie à France Télévision la mission de garantir à tous les citoyens un accès gratuit au grand moment démocratique, culturel, sportif et mémoriel de la nation. Les opérations spéciales constituent l'un des moyens les plus concrets de remplir ces missions.

J'aurais à l'été 2026 37 ans de service dans la télévision publique. Vous l'avez rappelé brièvement. Je suis en effet entré à Francis Vision en 1989 comme journaliste à FR3 Bretagne puis j'ai intégré Antenne 2 à Télé Matin puis au service économie et sociale de la rédaction.

J'ai fait du terrain avant de passer à l'encadrement. J'ai dirigé des services à la rédaction nationale des éditions. J'étais 13h, j'étais 20h weekend.

J'ai travaillé auprès d'Arlet de Chabot, auprès de Thierry Tuier. Cela m'a amené ensuite à diriger France 3 région comme directeur du réseau régional après avoir diriger pendant un an le pôle nord-ouest de France 3. Le pôle nord-ouest qui comprenait cinq sous-régions avant de devenir, vous l'avez dit, directeur de l'information de France Télévision.

Au cours de ma carrière, j'ai porté des réformes, conduit des réorganisations comme la fusion des rédactions nationales. J'ai sans cesse accompagner la modernisation de France Télévision et surtout de ces rédactions. J'ai appris le métier dans ce qu'il y a de plus exigeant, la rigueur de l'information, le sens du direct, la réactivité, la responsabilité éditoriale face à des millions de téléspectateurs.

J'ai dirigé des rédactions régionales puis assumé des responsabilités au sein de l'information nationale dans une période particulièrement éprouvante pour notre pays, celle de la crise sanitaire. pendant ces années marqué par le Covid-19, par la désinformation, par la mise à l'épreuve de la cohésion sociale et de la résilience de la nation. Euh l'information du service public a joué un rôle essentiel et j'y ai pris toute ma part avec à mes côtés des équipes formidable et fortement impliqué.

Depuis septembre 2020, je dirige en effet la direction des opérations spéciales de l'information et des antennes du groupe France Télévision avec pour mission de concevoir, d'accompagner, de coordonner les grands dispositifs éditoriaux transversaux du groupe. France Télévision s'appuie historiquement sur une direction des opérations spéciales rattachées à la rédaction nationale. Vous l'avez rappelé, direction que j'ai moi-même occupé un temps au sein de l'information de France 2 et qui couvre depuis près de 20 ans un certain nombre de grands événements relevant directement des missions de service public que nous sommes souvent les seuls à assurer.

En miroir, France Télévision a également souhaité créer il y a 7 ans une direction des opérations spécial spéciales pardon au sein de la direction des antennes et des programmes. Je répondrai à vos questions avec monsieur Gatcha qui remplit ses fonctions à la direction des antennes et des programmes. Je précise que monsieur Arnaud Gatcha n'est pas sous mon autorité, il est sous l'autorité de Stéphane Sibon Gomez.

Dans ce contexte, je souhaiterais organiser mon propos autour de deux axes dans le temps imparti bien sûr. Je reviendrai d'abord sur la montée en puissance de l'événementialisation des antennes qui constitue aujourd'hui une tendance de fond de l'audiovisuel en France comme à l'international et qui s'inscrit pleinement dans l'émission confiée au service public. Je vous présenterai ensuite la nature et la diversité des opérations spéciales portées par France Tévision, leur organisation ainsi que les principes éditoriaux et de gouvernance qui encadrent leur conception et leur mise en œuvre.

Alors l'événementialisation des antennes, une tendance de fond au cœur des usages et des missions du service public depuis plusieurs années. L'audiovisuel connaît une transformation profonde des usages. En France, le temps passé devant la télévision, tout écran confondu a reculé d'environ 20 % en 3 ans sous l'effet de la fragmentation des usages et de la montée en puissance de la vidéo à la demande et des plateformes numériques.

Ce qui rassemble encore massivement, simultanément devant le téléviseur, ce sont les grands événements, les événements d'information, les événements sportifs, les grands divertissements fédérateurs, les grandes commémorations ou moments de vie collective. La télévision linéaire ne disparaît pas, elle change de nature, elle devient le lieu du rendez-vous, du direct, de l'exceptionnel. Alors cette évolution n'est ni propre à la France ni spécifique aux services publics.

Elle est observable partout dans le monde. Aux États-Unis, par exemple, les grandes chaînes généralistes ont aujourd'hui recentré l'essentiel de leur grille linéaire autour de trois piliers : l'information, les grands événements notamment sportifs et quelques divertissements emblématiques fortement incarnés. Le succès massif du Super Ball qui a réuni dimanche dernier plus de 100 millions de téléspectateurs illustre parfaitement cette réalité.

Dans un univers saturé de contenu, ce qui continue à réunir autour du téléviseur, ce sont les événements fédérateurs identifié et populaire. Cette tendance internationale confirme que l'événementialisation n'est pas un choix opportuniste, mais une adaptation structurelle aux usages contemporains. Pour France Télévision, cette évolution entre en résonance directe avec les missions qui lui sont confiées par son cahier des charges.

Celui-ci fait explicitement de l'événement un marqueur éditorial du service public audiovisuel. Il rappelle notamment que France 2 est placé entre guillemets sous le signe de l'événement, je cite, et joue un rôle majeur en matière d'information et de sport selon l'article 3 que l'information et le débat doivent constituer de véritables grands rendez-vous démocratiques sur les antennes du groupe, article 14 et que la diffusion gratuite des événements sportifs d'importance majeure relevant du patrimoine national fait pleinement partie des obligations du service public. Article 8.

L'événementialisation des antennes n'est donc pas un choix de programmation ou un levier d'audience. Elle est un marqueur éditorial fort du service public. Elle permet d'assumer des rendez-vous exigeants, parfois complexes, souvent longs, qui mobilisent l'ensemble des compétences du groupe, l'information, les programmes, les sports, le numérique, les régions qu'ell soient hexagonales ou ultramarines, le marketing, la communication.

Elles permettent également de toucher des publics très larges et très divers, notamment sur les réseaux sociaux dans des moments où l'attention collective est maximale et où la responsabilité éditoriale est particulièrement forte. C'est pourquoi France Télévision a fait le choix assumer de structurer, d'organiser et de renforcer ces opérations spéciales non pas comme une exception mais comme un pilier à part entière de son offre et de sa mission. Deuxème point, une mobilisation massive des antennes de France Division.

Je tiens à le rappeler aujourd'hui devant la représentation nationale avec Arnaud Gacha Franc Vision, les opérations spéciales représentent plusieurs dizaines d'heures de programmes chaque année voire plus en fonction des années bien évidemment tous plus variés les uns que les autres avec leur spécificité, leur contrainte propre et surtout des audiences extrêmement importantes. Elles impliquent donc une donc une responsabilité éditoriale particulièrement lourde vis-à-vis des Français qui nous regardent. Or, ces dispositifs reposent sur des équipes extrêmement resserrées, moins d'une dizaine de personnes à l'échelle du groupe assistante comprise dont l'engagement, le professionnalisme et la capacité de coordination transversale sont remarquables.

Au total, plus de 20 événements ont donné lieu en 2025 à des comités de pilotage transverse que je dirige associant les directions de l'information, des antennes, des programmes, du numérique, des régions, de la communication, des fonctions support. Je préfère dire partenaire. Euh et ça je pourrais le détailler plus tard si vous le souhaitez.

L'année 2025 a été marquée par une séquence, pour vous citer quelques exemples, par une séquence mémorielle majeure autour des 80 ans de la période 1945 2025 dans la continuité d'ailleurs de la commémoration du débarquement et des différentes libérations de l'Europe dans la séquence 1944-2024. Quatre comités de pilotage transvers libération des camps de concentration, à la mémoire d'Anne Franck, à la victoire des alliés, au grands procès de l'après-gerre notamment Nurbert, Barbie, Touvier, ainsi qu'aux commémorations d'Hiroshima et de Nagasaki. Euh la direction a également assuré un accompagnement très soutenu de la séquence dédiée aux 10 ans des attentats du 13 novembre concernant le Stade de France, le Bataclan et les terrasses comme on dit.

Cette séquence a mobilisé de manière conséquente l'ensemble des antennes du groupe de France Tévision et a donné lieu à trois comités de pilotage dédié. L'année 2025 a également été marqué par l'importance du calendrier électoral avec la mise en place de quatre comités de pilotage destiné à préparer en amont la montée en puissance de la couverture des élections municipales. L'année 2025 a également été jalonné de nombreux rendez-vous démocratiques et sociétaux tels que les 50 ans de la loi veille, les 20 ans de la loi de 2005 sur le handicap, la journée internationale des droits des femmes ou le temps du handicap. 2025 a aussi par ailleurs donné à des opérations solidaires et citoyennes majeures parmi lesquelles le Téléton rendez-vous emblématique du service public je termine euh et qui a mobilisé l'ensemble du groupe pendant près de 30 heures d'antennes et puis il y a eu également des événements culturels patrimoniaux comme le festival de Cannovision de la chanson, la pantéonisation de Robert Banatin le Millennium de la Normandie qui s'échelonne de 2025 à 2027. qu'il y a eu des séquences internationales et scientifiques, vous les avez cités, comme Urgence Oéan, euh il y a l'opération queutre mer également. 2026, il y aura une forte mobilisation autour de plusieurs dizaines d'opérations spéciales. on pourra euh en parler.

En tout cas, journaliste depuis plus de 35 ans en France vision, passé par l'information nationale comme par les territoires, j'ai toujours exercé mes responsabilités avec une même conviction, celle que le service public est attendu dans les moments qui comptent, quand l'attention est maximale et la responsabilité éditoriale la plus lourde et les opérations spéciales dans leur ensemble incarnent pleinement cette exigence, elle ne relève ni de l'accessoire ni de l'exception. Je vous remercie. Pardon, j'étais un petit peu.

Merci. Ouis, je vous ai laissé vous avez débordé d'une 30 comme on dit, mais enfin on n'est pas à la seconde prêt. Euh donc avant de laisser la parole à monsieur le rapporteur, j'ai à chacun j'ai j'ai une question à à vous poser.

Euh monsieur le tranchant, on va être concret, on va prendre un exemple extrêmement concret. Donc une opération spéciale, euh ça se déroule de quelle façon ? On va prendre l'exemple du 14 juillet, par exemple.

Euh les caméras et dispositifs divers qui sont installés euh vous appartiennent-ils euh en propre euh ou est-ce qui couvre également ce défilé ? Les coûts supportés sont-ils similaires pour TF1 et France 2 ? Comment se passe la collaboration entre euh les deux chaînes pour couvrir un tel événement ?

Combien de temps mettez-vous à préparer un tel événement ? Alors pour vous répondre, il faut que je vous dise que dans le cadre de mes fonctions comme patron des opérations spéciales du groupe, je ne fabrique pas ces événements. Euh la seule production euh que je fais avec mes équipes, c'est le Téléton euh qui a été euh rattaché à ma direction des opérations spéciales en 2021 et que je produis pleinement.

Donc moi, mon rôle est de coordonner euh d'animer, de mettre les équipes euh au même niveau d'information sur des événements qu'on estime devoir être transverse, transversaux. Le 14 juillet en fait partie. Donc par exemple sur le 14 juillet en amont, on fait des comités de pilotage, on travaille sous sous sous cette forme là qui réunit comme qui réunissent pardon toutes les entités, toutes les directions du groupe France Vision par exemple.

Il y a évidemment l'info et c'est la direction de l'information qui produit euh l'émission du 14 juillet sur le défilé. Mais le 14 juillet, moi j'interviens parce que c'est aussi le Tour de France. Donc ça inclut la direction des sports, ça inclut les divertissements et le spectacle vivant puisque il y a le soir le concert du 14 juillet et le feu d'artifice de la ville de Paris.

Donc quand on fait ce genre de comité de pilotage, on demande à tout le monde dans votre secteur qu'est-ce que vous faites ? Par exemple, les documentaires sont présents à ces réunions et nous disent "Bah voilà, nous on travaille sur un documentaire sur l'armée ou sur autre chose qui sera diffusé autour du 14 juillet." Pour en revenir plus précisément à votre question, euh ce n'est pas moi qui gère directement cet aspect-là, mais je l'ai fait euh en son temps.

Sur le 14 juillet, la production est simple, c'est une alternance euh production des moyens TF1 et France Télévision une année sur deux. Donc c'est une alternance qui se fait et le le travail se fait ensemble, c'est-à-dire on travaille ensemble avec TF1 avec des moyens, c'est-à-dire il y a une chaîne un groupe leader une année sur deux par rapport aux moyens mais qui fournit le signal international que vous vous connaissez bien aux différentes chaînes. Et ensuite, il y a des moyens qu'on dit privatifs pour que chacun puisse faire ses directs à tel ou tel endroit ou des directs depuis une base militaire, un sous-marin, un hélicoptère donc et cetera.

Donc il y a il y a il y a un budget de de moyens mise en œuvre euh et il est partagé à parité entre TF1 et le groupe Francisant. C'est vrai pour le 14 juillet, mais ça peut être vrai aussi sur d'autres opérations où ça peut se faire conjointement avec le groupe TF1. Merci monsieur le tronchamp.

Une question à monsieur Gatcha. Donc l'association Transparence Citoyenne, vous le savez, a déposé une plainte auprès du parquet national financier. C'était le 23 mai 2025 vous concernant et vous accusant de bénéficier, je cite hein évidemment, d'un emploi fictif à France Télévision où vous percevez, je cite toujours, c'est pas pas moi qui qui parle, un salaire annuel de 100000 € sans preuve d'activité concrète puisque vous semblez être absent des organigrames et des projets de l'entreprise.

À l'inverse, vous êtes, semble-t-il, plutôt actif dans le cadre de vos fonctions municipales, notamment, comme je le rappelais tout à l'heure, chargé des relations internationales pour la ville de Paris. Alors, on a moins vous entendre. Que répondez-vous à ces accusations ?

Que pouvez-vous nous dire sur la réalité de votre travail aujourd'hui à France Télévision ? Merci monsieur le président. Si vous permettez, je voudrais ajouter deux trois éléments à la présentation que vous avez faite de mon parcours parce que j'ai pas commencé ma carrière à Canal Plus, je l'ai commencé au Figaro, j'y tiens parce que c'est ce journal qui m'a formé et j'ai passé des excellentes années.

Puis par la suite, je suis arrivé une première fois à France Télévision auprès de la directrice de la jeunesse qui s'appelait Rachel Kh. Je travaillais auprès d'elle d'abord comme directrice de la jeunesse puis quand elle est partie directrice de divertissement, j'ai notamment été rédacteur en chef adjoint de l'Imission de France Olivier Gisbert sur France 3 culturel. Puis après, je suis parti réaliser des documentaires documentaires politiques sur François Barouin, sur Jean-Marqué et un documentaire sur l'identité noire en France diffusé sur France 3 et France 5 ce qui m'a valu d'arriver par la suite à à Canal Plus à la direction des sports en tant que rédacteur en chef adjoint en charge des opérations spéciales.

Donc déjà sur cette fonction. Alors euh en ce qui concerne mes activités à France Télévision, euh Yannick Leanchant l'a l'a l'au, détaillé, en tout cas, il l'a l'a mis en exerg. Moi, je suis je suis arrivé sur cette fonction non pas euh sous la direction de Stéphane Sitbond Gomez, je suis passé sous la direction de Stéphane Sitbond Gomez lorsqu'il est devenu directeur des antennes et des programmes, mais lorsque Takis Scandil était directeur des antennes et des programmes du groupe France Télévision.

Alors, quel était euh l'objectif de cette direction des antennes et des programmes des opérations à la direction euh d'une direction spéciale à la direction des antennes et des programmes ? En fin de compte, le Quantakis Candilis arrive sur son poste, nous passons dans une transformation dans l'entreprise. Avant c'était par chaîne, c'était France 2, France 3, France 4, France 5, France avait chacun leur directeur de programme qui eux-mêmes avaient des directions d'unité qui répondaient donc à un directeur général.

Il y a une transformation avec une direction unique et notamment une direction générale des antennes et des programmes. C'est à ce moment-là que Takis Candilis réfléchit à cette idée de d'avoir une personne auprès de lui qui va travailler sur l'événementialisation de notamment des grands objectifs de service public de la maison. Et euh Takis Candy euh avait euh comme ambition, ça a été le première mission qui m'a confié, le retour d'une grande émission d'environnement sur les antennes.

Et donc ça a été la première mission qu'il m'a confié auprès de lui sur lequelle j'ai travaillé qui a donné lieu notamment à cette grande émission qui s'appelait l'émission pour la terre euh animé par Nagisabeth Lemoine qui a rencontré un grand succès sur les antennes et qui a relancé euh la présence de grands événements autour de la question environnementale. Je vous en donnerai un certain nombre puisque nous avons continué par la suite. Ensuite de cela, vous avez fait référence, je suis parti être conseillé auprès Ah non, pardon, non, j'étais reven donc eu ce changement pardon à la direction des antennes et des programmes et donc je suis arrivé auprès de Stéphane Sibon Gomez.

Ma mission a parfaitement continué. Le site auquel vous faites allusion ne prend absolument pas absolument pas cherché à savoir ce que je fait exactement. Alors, je vais peut-être vous détailler ce que j'ai fait euh euh soi-disant puisque je euh elles disent que je n'ai pas travaillé.

Je pense que j'ai les opérations spéciales euh que j'ai faites et d'ailleurs c'est assez simple de pour moi puisque je à la différence de Yannick, je je suis une unité de programme. C'est-à-dire que moi mon travail c'est de définir des thématiques, d'en parler avec mon patron avant taquis aujourd'hui Stéphane Simon de Gomez de faire des propositions donc de sujets de thématiques à développer et à partir de là je travaille avec un producteur et je développe un projet une production de A jusqu'à Z, c'est-à-dire du début du choix du producteur. Ensuite, le développement du projet avec le producteur, les choix des animateurs, la mise en production, tout le travail dans la chaîne avec les différentes équipes de la chaîne et après le tournage.

Et sans parler évidemment de la promotion puisque je fais la promotion, vousz écho d'ailleurs une interview que j'ai donné, je donne sur chaque opération spéciale chaque fois des interviews et des conférences de presse en présence de tous mes patrons et ceci tous les ans même depuis que je suis élu. Donc je pense que le site dont vous faites référence n'a absolument pas cherché à savoir véritablement ce que je faisais. Alors je vais vous citer quand même ce que j'ai pu faire notamment sur les années euh on va dire on va partir de 2020 mais je peux remonter aussi en 2019 c'est comme vous voulez selon que vous voyez choix exhaustif moins exhaustif.

Oui. Le rapporteur posera des des questions. Moi c'était un cadre plus général.

Voilà. Donc ce que vous répondiez à ces accusations donc aussi bien sur votre salaire euh l'emploi qualifié encore une fois c'est pas moi qui parle mais c'est la plainte de de fictif et que vous passez d'après cette association et cette plainte peut-être plus de temps à la mairie de Paris que dans votre bureau à France Télévision mais je vais laisser le monsieur le rapporteur prendre la suite et vous poser donc ces questions juste un mot si arrivé par rapport à ce que Je voudrais juste préciser que monsieur Arnaud Gatcha apparaît bien dans l'organigramme et que ça ça été versé dans le la data room. Donc je souhaitais repréciser ça.

Je vous remercie. Merci monsieur le président. Merci messieurs de venir répondre à à nos questions.

Une première question d'ordre général notamment sur l'étude de l'organigramme que France Télévision m'a m'a fourni. Si je me fie à ce document, monsieur le trancchamp, vous êtes directeur des opérations spéciales de l'information et des antennes de France Télévision. Pourtant, donc vous n'êtes pas rattaché à la direction de l'information, mais directement à la présidente, madame Delphine Ernaut.

Quant à vous, monsieur Gacha, vous êtes vous aussi directeur des opérations spéciales, mais vous êtes rattaché non pas à la présidente mais à son numéro 2, monsieur Sidbon Stéphane Sidbon Gomez, le directeur des antennes et des programmes. Est-ce que vous pourriez nous expliquer de façon synthétique parce que j'ai beaucoup de questions à vous poser, pourquoi il existe chez France Télévision deux directeurs des opérations spéciales, l'un rattaché à la présidente et l'autre au numéro 2. Euh je peux commencer si vous voulez.

Euh al moi je comprends tout à fait que une appellation un peu similaire puisse puisse effectivement vous questionner et si on peut effectivement vous éclairer aujourd'hui sur le rôle des uns et des autres, ce sera une réussite pour nous. Euh moi, je suis rattaché à la présidente parce que euh il y a une direction de l'information, il y a une direction des antennes. Euh et étant transversal, je ne peux pas à date dépendre ni de l'info ni des antennes puisque euh je suis amené à travailler avec les deux.

Donc la seule personne qui chapote les directeurs à la fois de l'info et des antennes et des programmes, c'est la présidente. C'est pour ça que je suis rattaché à la présidente puisque j'ai un rôle transversal euh euh auprès de la direction de l'info, des antennes et d'ailleurs des autres directions du du groupe. Donc c'est ce ce rattachement là va dans ce sens-là quoi.

Je ne peux pas être rattaché qu'à l'info. L'info a une direction des opérations spéciales comme vous l'avez dit. euh qui qui euh qui produit euh euh de manière opérationnelle un certain nombre de de de choses.

Et puis bah Arnaud euh Arnaud Gacha va vous expliquer ce qu'il fait lui euh puisqu'il fabrique aussi. Moi, je ne je répète ce que j'ai dit en introduction, pardon. Je ne fabrique pas, je ne je ne je ne fabrique pas, c'est-à-dire je je je supervise, j'anime et je fais en sorte que sur euh un événement ou sur une séquence d'événements qu'on souhaite en valeur, et bien j'ai un rôle de de d'emmener toutes les équipes et chacun fabrique dans son secteur d'ar mais ce n'est pas moi qui fait un arbitrage sur ce qu'il faut faire ou ce qu'il faut pas faire.

Après, avec l'expérience que j'ai que vous avez gentiment rappelé, il peut arriver que parfois je pose une question en comité de pilotage où je m'interroge. Est-ce que vous pensez pas que souvent on estime que ma remarque est tout à fait acceptable et plausible et que j'ai peut-être raison dans mon interrogation. Tout d'abord, une première remarque.

C'est pas France Télévision où il y a uniquement une direction, deux directions des opérations spéciales. Je vous l'ai dit, j'ai été rédacteur en chef en charge des opérations spéciales du groupe Canal Plus lorsqu'Alexandre Bompard en était le directeur des sports. Il existait à Canal Plus par ailleurs, une direction des opérations spéciales à la direction des programmes de Canal Plus qui gérait notamment le festival de Cann.

Lorsque j'ai été jeune stagiaire notamment, j'avais été euh stagiaire dans cette direction. Il y a toujours eu à TF1, il y a une direction des opérations spéciales à l'information, n'est-ce pas Yannick ? Et il y a également dans les programmes une direction des opération spéciale.

Donc pardon monsieur le rapporteur, ce n'est pas une spécificité du groupe France Télévision en la matière. En ce qui me concerne, Yannick Leanchant vous l'a expliqué. Yannique Lranchon n'est pas une unité de programme.

Moi, je suis exactement comme mes petits camarades que vous avez notamment auditionné les divertissements, les magazines, les documentaires. Moi, j'ai, je vous le répète, j'ai essayé de le détailler. Alors, je vais peut-être prendre un exemple, ça va peut-être être plus simple pour vous.

Voilà. Parce que la dernière fois, par exemple, euh Stéphane Sibongem est venu avant les vacances devant vous pour vous dire, vous lui avez demandé qu'est-ce que fait monsieur Gatcha en ce moment ? il vous a dit, il est en train de travailler sur les 40 ans de la fondation Bardau.

Alors, c'est ça un bon exemple parce que comme ça vous allez je vais vous détailler ce que c'est, comment on monte une opération spéciale sur les 40 ans de la fondation Bardau. Et vous allez comprendre donc si vous voulez comment est née cette opération. Nous avions euh moi j'étais avant qu'on décide de faire les 40 ans de la fondation Bardou, j'avais euh dit à Stéphane Sidmond Gomez depuis un certain temps que compte tenu du fait que les Français étaient de plus en plus attachés à les animaux de compagnie, c'était un phénomène qui devenait un phénomène de société très important.

L'animal prend une place de plus importante dans la famille et devient un élément aussi courant dans auprès des des Françaises et des Français. Je lui avais notamment signalé que au Royaume-Uni, un certain nombre d'émissions traité de ces sujets-là et qu'il nous semblait intéressant de pouvoir en primetime mettre en place euh un prime d'opération spéciale. Nous l'avons fait à l'occasion de l'anniversaire de la SPA, c'était les 70 ans, pardon, je ne souviens plus très bien.

Donc et suite à cela, nous avions fait un prime time sur France 3 animé par Stéphane Bern. Euh et donc j'ai proposé que nous puissions constituer cette mobilisation autour des de la cause animale et j'ai proposer cette émission à Stéphane Sitbon Gomez. Une fois que Stéphane Sitbon Gomez me dit "Oui monsieur Gatcha, nous allons pouvoir le faire.

C'est quoi mon travail ? d'abord de lui prof une je une petite par non mais dans les autres auditions, on a essayé, je dis bien essayé de limiter à 2 minutes les réponses pour pas rentrer dans des tunnels qui nous emmèneraient jusqu'à 20h 21h. Voilà, je vais essayer d'être aussi mais pardon monsieur le président depuis 4 mois quand même je fais l'objet d'accusation très grave très très grave donc je pense que quand même vous pouvez me laisser 5 minutes compte tenu de la multiplicité des attaques dont j'ai fait l'objet depuis 4 mois donc je voudrais juste vous me donniez l'occasion de détailler ce que je fais juste une fois donc une fois que j'ai l'autorisation de le faire dois lui proposer des producteurs avec qui travailler.

Donc il on fait un choix de producteur puisque moi je dépends directement de lui comme c'est des opérations spéciales. Donc une fois que nous avons déterminé avec quel producteur nous avons travaillé, nous travaillons sur quelle émission proposé. Donc nous travaillons avec mon équipe sur quel va être l'angle de l'émission.

Je rencontre les acteurs en l'occurrence de la fondation. Je propose un animateur à mon directeur général et ensuite de cela, un dossier est constitué, ce dossier lui est rendu et après la lecture de ce dossier, Stéphane Sidbonomez décide de la mise ou pas en production. En l'occurrence, je lui ai rendu la semaine dernière ce fameux dossier sur les 40 ans.

Il l'a validé. Donc maintenant, nous allons rentrer dans la phase de production. Donc je vais avec euh il va avoir des négociations avec le directeur des productions.

Je sais que vous allez bientôt le recevoir je crois avec dans quelques jours, demain je crois. Donc je rentre en contact avec le directeur des productions. Excusez-moi, je suis un peu didactique, monsieur.

Vous êtes un professionnel des médias, donc vous connaissez cela. Mais je crois que c'est important parce que on m'a quand même, il y a eu des accusations très graves formulées contre moi. Donc il y a un moment, je peux pas non plus laisser passer cela.

Et il faut quand même expliquer à ceux qui ne connaissent pas ce que c'est que la télévision, ce qu'est de la télévision parce que je suis un professionnel de la télévision depuis plus de 30 ans. Donc voilà. Donc donc il y a voilà donc si vous voulez je voilà et donc après il y a la mise en production, il va y avoir tout le suivi, le tournage de l'émission et la mise à l'antenne.

Voilà. Merci. Bon, on vous a accordé un peu plus de temps pour cette réponse puisque vous êtes en accusation mais on va essayer à l'avenir de faire des réponses plus courte pour ce que puisque monsieur le rapporteur a beaucoup de questions à vous poser.

Monsieur le rapporteur, merci monsieur le président. Oui, effectivement j'ai à peu près une vingtaine de questions donc si vous le permettez et qui donneront lieu à nombre de réponses de votre part et je pense que vous pourrez vous justifier sur ces accusations vraiment le le nombre de questions et vous êtes que deux à à y répondre. je pense vous permettra de de répondre à toutes ces accusations.

Pour revenir sur ces deux postes similaires que vous occupez chez France Lévision ou d'apparence similaire, monsieur Sidmont Gomez donc vient de récupérer sous la tutelle de la direction de l'information et des programmes de France Lévision au motif d'ailleurs qu'il serait nécessaire d'assurer la cohérence et la coordination entre les directions. Alors même que le directeur de l'information, le nouveau directeur Philippe Corbé dépend de monsieur Sidmont Gomez, le directeur des opération spécial que vous êtes, monsieur le tranchant, vous ne répondez qu'à la présidente. Comment est-ce que vous expliquez au fond un peu ce statut qui pourrait s'apparenter un statut privilégié ?

Pourquoi est-ce que vous ne dépendez pas de monsieur Sidemont Gomez ? Pour vous répondre, je ne sais pas ce qu'il lancera dans la réorganisation euh qui est en cours, hein, et qui a été euh présentée devant euh les instances représentatives euh il y a quelques semaines et ça va s'échelonner euh pendant une partie du printemps. Comme je vous l'ai dit, je suis rattaché à la présidente parce que j'ai j'ai un rôle transversal et pour l'instant comme il y avait Stéphane Sidbon Gomez qui dirigeait les antennes et les programmes, la direction de l'info d'un côté, si je voulais travailler avec les deux, si je puis dire, en surplomb, je ne pouvais être que rattaché à la présidente.

Après euh euh votre question est tout à fait légitime. Parce que dans le cadre de la réorganisation, ces rattachements organisationnels pourront peut-être aussi évoluer. C'est c'est c'est quelque chose qui est qui est possible.

Merci monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président. Merci monsieur pour votre réponse.

Monsieur Gacha, entre 2016 et 2017, vous avez occupé le le poste de directeur de la diversité chez France Télévision. La question de la diversité semble revenir à de multiples reprises dans la stratégie éditoriale de de France Télévision, comme d'ailleurs aussi dans les contrôles que l'ARCOM mène lors d'une précédente audition, nous avons appris que l'Arcom et bien n'hésitait pas à classer les personnes vues à l'antenne, non pas sur leur déclaration notamment politique mais sur la base de critères aussi discriminants. On a par exemple appris que l'ARCOM comptabilisait des taux de personnes non blanches alors même que ces pratiques issues du monde anglo-saxon sont en totale contradiction avec le la culture universaliste de la France.

Est-ce que vous pouvez nous préciser, monsieur Gacha, en quoi consistait votre mission de directeur de la diversité chez chez France Télévision et comment cette mission que vous avez occupé influe aujourd'hui comme directeur des opérations spéciales à l'antenne ? Tout à fait, monsieur le rapporteur. D'abord, je ne l'occupe plus donc je vais pas porter de jugement sur ce qui se passe actuellement sur le coup.

Je vais vous dire rapidement, je vais essayer d'être rapide, je sais que c'est un peu euh j'arrive à la direction des opérations spéciales dans un contexte politique très particulier en France. Il y a eu la crise des banlieux, je sais pas si vous vous souvenez. Et le président Chirak réuni alla lisée à ce moment-là l'ensemble des patrons d'audiovisuel, TF1 et tous les patrons publics et privés pour dire comment on peut apporter des réponses politiques à cette crise majeure que la France traversait.

C'est à ce moment-là que le président de France Télévision de l'époque, Patrick de Carolis, décide de confier à Hervé Bourge, que chacun connaît ou ceux qui ne le connaissent pas qui était un président emblématique de l'audiovisuel, la direction d'un comité permanent de la diversité de France Télévision. Moi à l'époque, je suis à Canal Plus, je vous l'ai dit, rédacteur en chef en charge des opérations spéciales, puis rédacteur en chef en charge des magazines notamment sous le successeur de monsieur Bonparc, successeur qui était Cyril Linette. Pourquoi euh monsieur Carolise vient me chercher ?

Pour une raison assez simple, c'est que en tant que citoyen, j'ai toujours été quelqu'un d'actif. J'ai toujours participé à la vie, on va dire sociétale de ce pays. Et à ce moment-là, je j'étais dans cette dans ces mouvements et notamment le club Aroes qui réfléchissait à ces enjeux-là.

à Veroestes qui a été un référent en la matière d'ailleurs au également au avec le groupe TF1 puisque il a participé notamment à la réflexion qui a amené Harry Roselmac à sur l'antenne de du 20h. Et donc c'est à ce moment-là que Patrick de Carolis entend parler de moi, me contacte à Canal Plus et me demande si je peux rejoindre le service public pour seconder Hervé Bourge dans ses fonctions en tant que délégué général. Je au début je lui dis "Écoutez, moi je j'occupe des fonctions euh à la rédaction, je ne veux pas uniquement faire ça." Donc euh par ailleurs, euh je devais devenir directeur des documentaires à France 5 en charge de la collection empreinte et j'occupais les fonctions effectivement de directeur délégué du comité de la diversité auprès d'Hervébourg et nous avons mis en place une réflexion montant un comité d' Yannick était déjà là, il pourrait vous si vous vous en vous vous en précisez.

Nous avons réuni toutes les grandes directions de la maison et nous faisions des auditions un peu comme parfois l'Assemblée nationale peut le faire quand elle a envie de s'emparer d'un sujet. Nous avons auditionné à peu près les toutes les grandes personnalités des intellectuels, des hommes politiques, des scientifiques pour essayer d'étayer et de pouvoir rendre à Patrick de Carolis, président de France Télévision, une boîte à outils en fin de compte et une manière de pouvoir apporter des réponses au niveau des médias à cette crise majeure que et et à cet sujet de la diversité qui était très pregnant dans la société française. Merci pour Oui, c'était 2005 c'est la date crise des banlieux c'est c'est la date à laquelle vous faisiez référence.

Non, c'est pour juste situer. D'accord. Merci monsieur le président.

Monsieur rapporteur. Merci monsieur le président. Bon encore une fois j'ai beaucoup de questions donc je vais essayer de les poser rapidement.

Je compte vraiment sur sur la la synthèse de de vos réponses. On a interrogé Delphine Arnold sur la répartition de vos compétences lorsque elle est venue en audition de devant nous. Euh c'était le 10 décembre dernier et madame nous a déclaré, je la cite, monsieur Gatcha s'occupe du Téléton.

Donc c'est le PV de l'audition du 10 décembre 2025. Pourtant dans de nombreuses interviews comme notamment dans la lettre de l'audiovisuel le 3 décembre 2025, c'est bien vous, monsieur le tranchant qui être présenté comme chargé du Téléton, c'est encore vous qui êtes inscrit comme producteur du Téléton sur le site de France Télévision. Ma question est donc simple.

Monsieur Gacha, est-ce que vous avez participé oui ou non à l'organisation du Téléton ? Alors, monsieur le rapporteur, je vais être très clair. Je pense que quand madame Hernot au bout de ces 4 heures et demi d'audition vous a répondu en fin de compte quand j'étais auprès de Takis Candilis le directeur du Téléton si je me trompe pas s'appelait Philippe Villamidjana qui avait été lancé un patron de 35 mais j'étais le référent pour Takis Candilis auprès de de Philippe Villamidjana c'est-à-dire que c'est moi qui notamment participé aux réunions que faisait euh monsieur Villa Midjana et qui référait à monsieur Candilis la manière dont le téléton allait se dérouler.

Je pense que par la suite quand Yannick est arrivé, puisque Yannick arrive un an après moi dans les fonctions qui sont les siennes, quand Yannick est arrivé, il a repris lui le Téléton et à ce moment-là, moi je m'en suis dégagé. Je pense qu'il y a une confusion à ce moment-là, mais peut-être Yannick peut apporter une un compliment. Non, non, mais ce que ce que tu dis est très juste.

Absolument. C'est ce que je dire. Donc, je suis effectivement le producteur du Téléton.

Comme je vous le disais, le Téléton a été intégré à la direction des opérations spéciales euh information et antennes de France Télévision. J'ai récupérer le Téléton effectivement au départ de Philippe Villamjana donc que je produis avec France TV Studio qui en a la production exécutive et j'organise aussi alors il y a la fabrication du Téléton. Je produis le Téléton, donc je le fabrique évidemment en association avec la FM Téléthon, donc l'association de lutte contre l'homme euh puisque c'est une émission qui fait des appels au don euh et nous fêterons cette année le 40e Téléton à la fin de cette année.

Et j'organise, comme je le fais pour d'autres sujets et j'organise aussi pour le Téléton, des comités de pilotage transvers justement associer toutes les directions et toutes les unités de France Télévision. comité de pilotage auquel monsieur Gadcha est convié et participe régulièrement et peut intervenir comme tous les participants à nos copiles. Merci pour cette réponse.

Donc si on comprend bien monsieur Gacha, vous êtes sorti du Téléton, il n'y a plus qu'un seul référent, c'est vous monsieur le tranchant. On a bien compris votre réponse. Tout à fait.

Mais dans les grandes réunions qu'il organise avec tous les grands directeurs du groupe, j'y viens, j'y participe en tant que directeur des opération spéciale programme mais avec les autres grands directeurs de la maison. C'est sans responsabilité. Non.

D'accord. Merci pour cette précision. Je je suis désolé, j'ai j'ai pas bien compris.

Madame Ana nous a expliqué dans son audition que monsieur Gacha vous participez à l'organisation du Téléton. Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est faux ?

Quel est votre rôle exact dans l'organisation du Téléton s'il vous plaît ? Mais monsieur le rapporteur, monsieur le transfond vient de vous le vous le dire à l'instant, il me semble. Je vous avoue, j'ai j'ai pas bien compris en quel a été vous votre rôle, monsieur Gacha, dans l'organisation du Teléton.

En quoi est-ce que vous avez participé ? Je peux repréciser les choses. Il y a pu y avoir une petite imprécision parce qu'effectivement pendant un temps, monsieur Gatcha était le référent antenne programme avec les producteurs du Téléton.

Le producteur était à l'époque Philippe Villamidjana qui est parti. Le Téléton a été rattaché à ma direction. Donc j'ai pris l'entière responsabilité de la production du Téléton pour France Télévision.

Arnaud n'y participe pas. et s'il y participe, c'est comme d'autres directeurs de France Télévision qui sont associés à mes comités de pilotage autour du Téléton parce que le Téléton depuis que je l'ai repris là, je viens de faire le le 5e Téléton avec mes équipes en décembre dernier, mon ambition, mon objectif et si ce qui m'avait été demandé par la présidente était de faire en sorte de de réintégrer, de réassocier aussi tout le dispositif France Télévision notamment éditorial et technique ce qui a été fait et de faire revenir aussi parce que ça s'était peut-être un peu délité au fil du temps de faire revenir les figures emblématiques, les visages comme on dit maintenant les incarnations de France Télévision et si bien que tout de nombreux présentateurs d'émission que ce soit d'infos ou de programme participent au Téléton de plus en plus et et et ça permet aussi de montrer l'implication du groupe France et Vision dans cette émission emblématique. Monsieur, vous voulez poursuivre sur ce thème monsieur le rapporteur ?

Oui, simplement merci monsieur le président. simplement quand madame Hernot lors de son audition le 10 décembre 2025 parle au présent et explique que vous monsieur Gacha vous vous occuper du Téléton elle aurait menti mais on n'est pas dans du mensonge, on est dans une imprécision qui repose sur une organisation qui était un petit peu plus ancienne. Après, on peut pas forcément demander à la présidente de connaître dans le détail toutes mes réunions, qui participe et qui fait quoi dans mes réunions.

Ça remonte pas forcément non plus jusqu'à elle. Donc ce n'est pas du tout un mensonge, mais ça repose effectivement sur une organisation qui a été un petit peu fluctuante au fil des temps, au fil du temps, mais depuis euh c'est très clair, je suis en charge de la production du Téton et j'y associe et j'y associe tous les directeurs de France Tvision, les directeurs des unités et qui peuvent évidemment participer parce que ils peuvent avoir ils peuvent contribuer à la réflexion qu'on peut avoir sur Intellent. Tiens, si on faisait ça, euh est-ce que tu penses pas qu'on pourrait produire telle ou telle chose ?

Est-ce qu'on peut proposer ça ? Donc donc ça, il y a il y a il y a une implication globale et très transverse. Moi, je suis dans un poste véritablement transverse où je travaille avec toutes les entités du groupe et qui participent d'une manière ou d'une autre.

Donc peut-être pas dans la fabrication opérationnelle, mais en tout cas il y a clairement une participation de toutes les entités, donc y compris d'Arnaud Arnaud Gatcha à ses grands rendez-vous emblématique de France Télévision. Merci monsieur le président. Monsieur le rapporteur, par ailleurs mon supérieur archique est Stéphane Silbon Gomez.

Je pense qu'à aucun moment Stéphane Silbon Gomez ne vous l'a dit. Madame Hernot, moi je ne la vois pas. Je elle est la présidente de France Télévision, elle a la gestion de l'entreprise France Télévision.

Elle a un référent qui s'appelle Stéphane Sidvon Gomez. Je suis n-1 de Stéphane Sidvon Gomez. Pas de Delphinnaut.

Merci. On réauditionnera madame Delphine à la fin de de cette de cette séquence. Donc monsieur le rapporteur aura tout leir de lui poser des questions pour préciser euh le le rapport qui en suivra.

Monsieur le rapporteur, merci monsieur le président. Effectivement, je je poserai cette question mais je je m'étonne de votre réponse, monsieur le tranchant, sachant que vous êtes sous la direction directe de la présidente de de France Télévision et qu'à ce titre, j'imagine qu'elle est plutôt renseignée sur vos prérogatives et celles aussi qui qui dépendent notamment du du Téléton qui est de votre responsabilité. Je je bascule sur une autre question toujours sur les propos de Delphine Ernut lors de son audition le 10 décembre 2025, elle vous présentait ainsi monsieur Gatcha.

Monsieur Gatcha s'occupe, je la cite hein, s'occupe du Téléton, des panthéonisations, des anniversaires, des armistices. Il a pris en charge en particulier des émissions consacré à l'environnement, aux arbres, aux océans. C'est lui qui a fait l'émission Urgence océan, un sommet pour tout changer.

Fin de la citation. J'ai donc analysé la liste des 10 opérations spéciales que nous a transmis la direction de France Vision sur les deux dernières années. Hormis les Gio et la réouverture de Notre-Dame de Paris.

Ces opérations spéciales étaient principalement des soirées à thème pendant lesquelles des fictions et des documentaires en lien avec l'événement a été diffusé à l'antenne. Alors peut-être que vous pourrez nous expliquer en quoi ça ça permet de mobiliser, ça mérite de mobiliser six salariés toute l'année. Est-ce que vous pouvez nous dire monsieur Gacha peut-être qu'est-ce que quel est votre rôle concret dans ces émissions ?

Et quand madame nous indique que vous avez fait l'émission Urgence océan, je crois que vous l'avez ni produite, ni réalisé, ni rédigé. Qu'est-ce que ça signifie concrètement de faire cette émission quand vous avez pas ces ces responsabilités ? Monsieur la essayé de vous expliquer ce que c'était qu'un directeur d'unité de programme euh à l'occasion de l'émission euh sur les 40 ans de la fondation Bardau, mais je peux le refaire sur l'émission sur Urgence aux séance si vous le souhaitez.

Euh je fais le même métier que les autres directeurs d'unité que vous avez auditionné. Donc un directeur d'unité dans une chaîne de télévision France Télévision comme Canal Plus comme TF1. Quel est son travail ?

Identifier un sujet. Une fois qu'il a identifié un sujet ou que un producteur est venu le voir avec des un projet et qu'il considère que ce projet est un projet qui a un intérêt pour l'antenne de France Télévision, mon travail est d'aller voir mon N+1 en l'occurrence monsieur Stéphane Sidbon Gomez. Une fois que j'ai l'accord, nous signons en règle générale un développement parce que les opérations spéciales sont des émission comme leur nom l'indique spécial, c'est-à-dire que et par leur ampleur et par leur durée, elles prennent du temps à mettre en place.

Lorsque nous faisons un une émission spéciale, nous décidons de nous inscrire dans un sommet international qui va se dérouler à Nice avec l'ensemble des grands dirigeants de la planète. Ça prend du temps de travailler au développement de ce projet. Un directeur d'unité travaille avec le producteur qui a été choisi.

En l'occurrence là, nous avons choisi Winter Production. Nous avons choisi Winter Production parce que il se trouve que c'est une boîte de production notamment dans laquelle travaille Hugo Clément et que Hugo Clément est un référent en matière d'environnement. Donc une fois que nous avons travaillé avec Hugo Clément et Régis Roda qui est donc un des patrons de cette boîte et il ne travaille pas tout seul.

Il y a des réunions régulières organisées sous mon autorité à la chaîne pour développer le projet. Ces réunions font l'objet de point d'étape avec mon directeur général puisqu'il s'agit de grands projets importants structurant qui vont faire l'objet notamment d'une médiatisation importante. Donc nous avons des points d'étape éditoriaux avec le directeur général enfin entre en tout cas moi le directeur d'unité avec le directeur général pour savoir s'il est d'accord sur la ligne qui est adoptée.

Je vais au bout de ce développement. Une fois que c'est terminé ce développement, le projet est rendu au directeur général qui donne son accord pour la mise en production. Et à ce moment-là, mon travail ne s'arrête pas là, monsieur le rapporteur.

Mon travail est non seulement de travailler à la mise en œuvre de ce projet, mais je pense que monsieur le président qui a travaillé dans un média sait ce que c'est. C'est-à-dire qu'il y a la mise en production. Euh moi, je me suis rendu avec les producteurs, j'étais à Nice, il y a la construction du plateau, il y a ensuite euh euh les répétitions de l'émission.

Nous travaillons avec les animateurs qui vont à ce moment-là rentrer pour animer l'émission. En l'occurrence, c'était Léa Salamé et Hugo Clément. Et ensuite, il y a le tournage qui était en direct.

Par ailleurs, il vous a pas échappé que ce sommet international était euh s'est déroulé sous l'égente. Nous voulions euh à cette occasion euh avoir le président de la République française. J'ai donc mon travail était de négocier avec les équipes du président de la République sa présence.

Ça a été un événement d'antenne. Avoir le président de la République française sur une antenne d'une télévision, que ce soit la nôtre ou TF1, est un événement d'antenne. C'est moi qui négocie cela.

C'est moi qui négocie cela avec les équipes du président de la République française et donc cela fait partie du travail de directeur d'unité. Donc je fais comme tous les autres directeurs d'unité, monsieur le rapporteur, je travaille de A à Z et après il y a l'émission qui arrive à l'antenne qui est tournée et par ailleurs, je vous le dis également, il y a la partie promotionnelle. À chaque fois, nous donnons une conférence de presse avec tous les journalistes de la presse audiovisuelle qui sont là et qui savent exactement quel est mon rôle.

D'ailleurs, c'est moi qui suis monsieur Sidbour ne vient pas lors de ces conférences de presse. Il me laisse moi-même les animer avec les journalistes. Et si je peux Oui, mais rapidement encore beaucoup de questions très rapides très très vite parce que par exemple sur ce type d'émissionl euh monsieur Gatcha comme d'autres directeurs peuvent saisir ma direction pour dire est-ce que sur cet événement-là euh qui n'est pas forcément transversal multi-antenne mais est-ce que tu peux nous aider à rassembler toutes les autres directions pour qu'on voit comment justement on peut accompagner à l'antenne cette émission spéciale Merci monsieur le rapporteur.

Merci monsieur le président. Et vraiment je vous demande mes mes questions. J'essaie de m'entenir à moins d'une minute.

J'ai beaucoup de questions à vous poser. Donc s'il vous plaît si vous pouvez à minima répondre en moins de allez de de 2 minutes. Dans la liste des 10 opérations spéciales que nous a transmis France Télévision et sur lesquelles vous auriez travaillé monsieur Gacha, on retrouve les Jeux Olympiques de 2024 et la réouverture de Notre-Dame de Paris.

Sur ces deux opérations, France Télévision vous aurait demandé, selon le document qui m'a été transmis, un devoir de réserve. Pourtant, madame Airnot lors de son audition du 10 décembre 2025 affirmé, je la cite, "Évitez de faire appel à vous à l'été 2024 pour les Jeux Olympiques de Paris afin d'éviter tout conflit d'intérêt, notamment avec votre mandat parce que vous êtes maire adjoint de madame Hidalgo à la mairie de Paris. Vous voyez qu'il y a une vraie contradiction entre les documents qu'on m'a transmis, les justifications qu'on m'a faites et en même temps les déclarations de madame lors de son audition.

Euh monsieur Gacha, qui dois-je croire ? Est-ce que je dois croire Madame Mern lors de son audition qui a parlé sous serment ou est-ce que je dois croire la direction de France Tévision qui m'a envoyé ces documents et notamment les justifications de de votre de vos fonctions ? Je ne remets absolument pas euh en cause les propos de ma présidente.

Je pense que la je ne sais pas, moi je n'ai pas vu les documents euh euh en l'occurrence que qui vous ont été transmis euh par euh France Télévision, mais euh effectivement madame Hernot vous l'a spécifié et c'était tout à fait normal que pendant cette période je sois mise à l'écart. Je je précise juste très court que les documents qui vous ont été transmis concernent les opérations du groupe, la totalité des opérations du groupe, pas spécifiquement forcément celles euh dont s'occupe monsieur Gadchad. D'accord.

Mais des fois, on a du mal à faire le tri pour être tout à fait honnête. J'en ai reçu beaucoup moins que monsieur le rapporteur, mais dans les documents qui m'ont été transmis, c'est c'est un gros travail pour essayer de trier tout ça. Oui, mais monsieur le président, je pense que c'est dû au fait aussi que à partir du moment où vous avez eu le sentiment qu'il y avait une confusion des fonctions parce que à partir de ce moment-là, la direction de France Vision vous a fourni le le l'ensemble de ce que nous pouvons faire.

D'ailleurs euh vous-même lorsque nous sommes venus aujourd'hui, il n'y avait qu'un orateur qui pouvait prendre la parole au début. Normalement, j'aurais dû pouvoir la prendre après monsieur le tranchant pour vous expliquer ce que je faisais. Oui, vous vous l'z il nous reste on n'est pas contraint par le temps.

Donc euh si plus vos réponses seront longues, plus la l'audition durera. Voilà. Non, non, mais dans dans clairement, pardon, monsieur le président, dans la liste qui vous a été transmise, il s'agit de la liste des opérations France Télévision.

Donc dans une liste globale, certaines effectivement sur certaines années peuvent être portées par monsieur Gadcha et d'autres peuvent être portés par d'autres et en tout cas sur les opérations entre guillemets parisiennes que vous citizz Notre Dame de Paris et les Jeux Olympiques. Euh on peut dire qu'Arnaud était déporté de ces de ces de ces événements là clairement. Merci monsieur le rapporteur.

Merci monsieur le président. Je tiens à préciser les éléments qui m'ont été transmis ont été rangés dans un dossier par France Télévision intitulé Arnaud Gacha. Donc c'est pas juste les opérations spéciales chez France Télévision.

Quand on m'indique qu'il y a 10 opérations spéciales dans le dossier Arno Engacha transmis par France Télévision que je vois que c'est en contradiction totale avec ce que Delphineut nous dit notamment sur la question des des Jeux Olympiques euh notamment j'ai du mal à et de la réouverture de Notre Dame. J'ai j'ai du mal à savoir est-ce que je dois croire Delphine Ern qui nous a expliqué ça sous serment. Est-ce que je dois croire les documents qui m'ont été transmis par la direction de Francevision dans le dossier Arnaud Gacha ?

C'est la question que que je vous pose parce que il y a une contradiction manifeste et en plus de ça, il y a des révélations qui sont faites sous serrement. Donc c'est aussi pour ça que je me je me permets de de vous poser la question. Est-ce que vous voulez peut-être répondre à ça ? voulez pas répondre euh monsieur monsieur Gacha euh ça a été révélé notamment ça a été expliqué en propeliminaire par monsieur le président vous êtes payé par France Lévision et donc par le contribuable plus de de 100000 € par an.

Quand on regarde la la fiche de mission que France Tvision nous a transmise, cette mission se décrit comme un point d'entrée, je le cite, un correspondant, un représentant au sein de la direction des programmes pour 10 soirées thématiques en 2 ans. Euh alors même que votre mission consiste essentiellement à donner le point de vue et je vous ai entendu donner le point de vue de la direction des programmes notamment aussi lors de réunion préparatoire. Est-ce que vous considérez pas que ce salaire est quand même très important au regard des missions que la direction de France Télévision vous a accordé ?

Je vous ai décrit exactement mes fonctions. Donc euh je ne je vais pas revenir. Si vous voulez, je peux revenir.

Je suis pas un référent, je suis un directeur d'unité. Je vous ai dit que je mettais en œuvre un certain nombre d'émissions euh et donc de grandes opérations spéciales. Je peux vous en citer si vous voulez plusieurs autres hein que j'ai mis en œuvre et je vous rappelle que les opérations spéciales d'ailleurs je fais exactement le même nombre d'opérations spéciales que je faisais avant mon mandat sous taquis de sous taquis candilis ou que je faisais à Canal Plus.

Les opérations spéciales par essence sont spéciales. Euh par ailleurs, en ce qui concerne ma rémunération, euh comme tout le monde tout ça vous a été euh donné dans les éléments de la data room, euh vous savez que ce sont des éléments euh privés. Euh d'ailleurs, ça avait été rappelé par un article de la Cour de cassation.

C'est un principal valeur constitutionnelle. Donc je je ne m'attarderai pas là-dessus. Voilà, je vous remercie.

Merci monsieur le rapporteur. Vouz rapporter une précision si vous permet je peux apporter une précision pardon par rapport à la question que vous avez dans le document couper le Oui, pardon. Euh oui, dans dans le document qui vous a été donné avec euh euh une liste euh de différentes opérations, c'est bien précisé euh dans ce qui vous a été envoyé que pour l'ensemble de ces opérations, monsieur Gaatcha est le représentant de la DAP, de la direction des antennes et des programmes dans ses instances régulières, c'est-à-dire dans mes instances, à moi, ça ne veut pas dire qu'il les a qui qui les a produites.

Donc la phrase qui suit ce qui vous a été envoyée est très est très claire sur sur le rôle d'Arnaud Gacha. Merci monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président.

Monsieur Gcher, en 2023 vous êtes présenté à la présidence de de France Méia Monde. L'entité qui, je le rappelle, chapote notamment les chaînes internationales France 24 et et RFI. Le 9 janvier 2023, vous avez donc été auditionné par l'ARCOM pour présenter votre projet stratégique.

Je me permets de vous rappeler les mots que vous avez tenus il y a donc 3 ans. Je vais vous citer "Mes 20 ans d'expérience dans les médias m'ont appris que le meilleur des projets éditoriaux doit s'appuyer sur une solide gestion des ressources. Par ailleurs, les temps où les groupes de médias étaient dispendieux sacrifiant à l'urgence de l'antenne tant rigueur des deniers publics que le soin des hommes et des femmes qui la font est aujourd'hui révolue, la nouvelle dynamique reposera sur trois piliers. une gestion rigoureuse des ressources par une maîtrise des coûts et le développement des ressources propres.

Fin de la citation. Vous répétez alors cette préoccupation légitime. Je vous cite encore, il faut tout d'abord promouvoir une culture de la rigueur dans la gestion des deners publics.

La Cour des comptes est venue devant nous. Elle a révélé dans cette commission d'enquête la situation financière critique de France Télévision. 80 millions d'euros de déficit cumulé depuis 2017.

Une trésorerie qui a fondu au point de devenir négative. des capitaux propres qui ont diminué de 40 % en 8 ans. Au risque d'ailleurs de faire peser un risque de dissolution sur le groupe France Télévision.

Quand on met en parallèle d'une part le niveau record des déficits et aussi de l'autre des salaires mirobolants notamment d'une trentaine de cadres dirigeants de France Tvision qui gagnent plus que le président de la République, euh est-ce que vous avez vraiment l'impression que les dirigeants de France Télévision appliquent, je vous cite, une culture de la rigueur dans la gestion des deniers publics ? Monsieur le rapporteur, c'est je déposais à l'époque, j'étais candidat pour être président directeur général de France Médiamonde. Donc mon dossier présenté devant les sages de l'ARCOM, considéré concerné France Médiamonde.

Ce n'est pas à moi de porter un judement. Je ne suis absolument pas habilité. Ce n'est pas mon secteur.

Je suis directeur des opérations spéciales du groupe. Je pense que d'autres personnes seront plus la même de vous répondre. Vous pouvez peut-être avoir un regard tout simplement.

Ce n'est pas mon rôle. Merci monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président.

Bon, vous vous percevez, ça a été dit, hein, euh un salaire de de 100000 € bruts annuel au titre de directeur des opérations spéciales de de France Tévision rattaché à la direction des antennes et programmes. Vous cumulez aussi ce salaire avec une indemnité d'environ 60000 € annuel au titre de votre poste d'adjoint à la mairie de Paris de madame Annie d'Algo. Est-ce que vous pensez que ce total de rémunération de 160000 € qui vous situe dans le top 1 % des Français les mieux rémunérés mais qui est financé intégralement par le contribuable, est-ce que cette rémunération totale s'inscrit, je cite vos propos, dans une culture de la rigueur dans la gestion des deniers publics ?

Monsieur le rapporteur, concernant la rémunération, je vous ai dit, vous avez les éléments dans la data room, je ne rentrerai pas dans le détail. concernant mon mandat électoral, je crois que je suis auditionné ici en tant que directeur des opérations spéciales du groupe France Télévision et non pas auditionné en tant que maire adjoint de la ville de Paris. Mais alors ça rentrait dans le détail mais par rapport à une chaîne privée de la fonction que vous occupez est-ce qu'elle est mieux rémunérée ?

Rémunérée de la même façon moins rémunérée ? Monsieur euh le président, euh je ne peux pas savoir à l'heure actuelle comment est rémunéré le directeur des opération spécial de Canal Plus. Il faudrait en parler à monsieur Gérald Brisviret qui est le directeur général des antennes et des programmes.

Oui, je peux rajouter si vous le permettez monsieur le président, monsieur le rapporteur par rapport à ce que vous disiez sur les salaires que je crois que ça vous a déjà été dit par d'autres intervenants précédemment que tout ce qui vise des salaires au-delà d'un certain seuil de toute façon le contrôle d'État doit le valider ou ne pas le valider. Donc c'est une règle intangible à France Télévision. Merci monsieur le président.

Merci monsieur le le président. Une question courte. Vous savez que il y a eu aussi un chiffre qui a je pense interpellé nombre de Français.

C'est celui de la cinquantaine de de cadres dirigeants qui bénéficient de de voitures de fonction chez chez France Télévision. On a pu apprendre notamment dans les documents transmis par France Télévision que vous en faisiez tous les deux parties. Est-ce que vous pouvez nous expliquer à quelle occasion vous faites usage de ce véhicule de de fonction ?

Alors oui, je dispose d'un véhicule de fonction euh dans un cadre très réglementé aussi et par France Télévision, c'est également fiscalisé. Donc évidemment moi ma voiture de fonction me sert à me déplacer notamment sur certaines opérations spéciales, sur certains repérages sur le téléthon par exemple lorsque nous avons des conférences de presse euh en région puisque nous avons des villes des villes ambassadrices dans lesquelles nous faisons des conférences de presse dans le mois qui précède le Téléton en fonction de la localisation de la ville. Je peux préférer par exemple prendre la voiture parce que ça me permet de faire du covoiturage avec des membres de mon équipe.

On évite évidemment les avions dans la mesure du possible. On peut prendre aussi le train mais ça peut être en voiture si c'est tout à fait faisable. Puis ça permet de se rendre sur certains lieux de tournage, certains lieux euh euh d'événements et je ne suis pas sûr que sur une année euh ça coûterait plus cher que des taxis ou plus de trains ou plus d'avions.

Donc c'est un c'est un élément de mon contrat et les voitures de fonction sont clairement des éléments dans nos contrats de travail et c'est évidemment fiscalisé comme il se doit. Monsieur Gatcha, vous avez pas répondu. Non, mais je moi je réponds la même chose que ce que je vous réponds depuis le début.

Ce sont des éléments que vous avez à disposition. Encore une fois, ça fait partie des éléments privés. Je vous rappelle, c'est un principe à valeur constitutionnelle donc je ne me prononcerai pas dessus.

Merci monsieur le présorci monsieur, il y a pas d'élément à valeur constitutionnelle. Il y a il y a une liste d'avantages qui sont attribués au titre des des bénéfices accordés par la direction de France Lévion, c'est de l'argent public. Je pense que il y a eu aussi une information qui a pu interpeller nombre de Français sur la cinquantaine de directeurs qui bénéficient de de voitures de fonction.

Vous en faites tous les deux parties. Monsieur le tranchant a expliqué comment il utilisait cette voiture là. ça me paraît nécessaire.

Euh et si je pose cette question, c'est parce que j'ai aussi pu voir que en comparaison à d'autres directeurs de France Télévision, vos responsabilité managériales sont plutôt réduites. Vous savez, vous avez seulement quelques personnes dans vos équipes respectives. J'ai comparé par exemple avec monsieur Martinetti qui est directeur délégué des antennes et des programmes en charge de l'offre régionale qui siège au comité d'iron de France Tévision qui a sous sa direction je crois plusieurs milliers de personnes. lui ne bénéficie pas de voiture de fonction.

Qu'est-ce qui explique cette différence entre une personne qui a des fonctions managériales bien plus large, qui ne bénéficie pas de voiture de fonction et et vous deux qui en bénéficiez sur un périmètre plus réduit avec des opérations spéciales comme vous le rappelez qui se comptent sur les doigts de demain sur sur une année. Euh alors moi je ne sais pas répondre à cette question hein. C'est géré par la direction de France Vision, j'imagine par le secrétariat général.

Je ne connais pas. Moi, je ne sais pas vous répondre sur les critères d'attribution euh euh de ces voitures. Mais en tout cas, je peux vous certifier que je l'utilise et je fais en sorte aussi parce que j'essaie d'être verteux.

Alors déjà ma voiture est hybride, c'était la condition pour que j'en ai une ce que j'ai demandé et je fais du covoiturage en transportant de nombreuses personnes. Vous savez quand vous travaillez sur le Téléton ou sur d'autres opérations, vous êtes là par exemple, on va travailler sur les 400 ans de la Marine nationale. Je l'ai pas cité mais enfin ça fait ça fait partie des opérations sur lesquelles on travaille.

Il y aura certainement un certain nombre de déplacements euh prévus que ce soit à Cherbourg ou sur la façade atlantique donc que sais-je qui peuvent se faire aussi en voiture. Voilà. Et est-ce qu'on peut savoir alors c'est pas pour vous coincer mais de quelle façon c'est contrôlé ?

Enfin nous en tant que député, c'est normal, on peut pas servir de notre voiture qu'on a en lo dont on se fait rembourser les ICA selon les selon les cas pour des usages personnels et à Front TL, c'est c'est contrôlé de de quelle façon ? Ben me concernant, on fait on donne régulièrement hein au services en question nos relevés kilométriques donc et cetera. Ils ont également euh euh la liste des des pleins d'essence qu'on peuvent être qu'on peut être amené donc à faire et qui qui et qui sont évalués, j'imagine s'ils sont raisonnables ou non raisonnables.

En tout cas, je n'ai jamais été mis en cause en sachant que je sais aussi mettre de l'essence de de mes propres denniers pour mes déplacements qui sont personnels. Ça paraître la moindre des choses. Merci monsieur le rapporteur.

Oui, monsieur Gacha, je permets de d'insister en vous posant une autre question. Comment est-ce que vous pouvez nous assurer que le véhicule de fonction qui vous est attribué, sachant que vous êtes aussi maire adjoint euh à la mairie de Paris, maire adjoint de d'Anidalgo, c'est un véhicule de fonction attribué par la direction de France Lévision qui est financé par l'impôt du contribuable. Comment est-ce que vous pouvez nous assurer que ce véhicule n'est pas utilisé pour vos fonctions politiques dans le cadre de votre mandat ?

Monsieur le rapporteur, je vous invite à vous retourner vers France Télévision qui, je n'en doutera pas, saura vous fournir les éléments nécessaires dans la data room. J'ai j'ai demandé hein ces ces éléments comme un certain nombre d'autres, mais je m'étonne que vous puissiez pas nous répondre sur ce en fait cette stricte séparation que vous pouvez faire dans l'utilisation des dons entre à la fois votre mandat politique de ma adjoint de Danis Dalg à la mairie de Paris et les moyens qui vous sont dévolus. Sachant que sur les 9000 salariés de France Lévision, il y en a que 50 qui bénéficient d'une voiture de fonction.

Donc comment est-ce que vous opérez une forme de séparation stricte entre votre mandat politique et les moyens accordés par France Télévision, notamment cette voiture de fonction ? Moi, monsieur le rapporteur, je n'ai aucun élément euh sur euh ce dont bénéficient les autres salariés de France Télévision. Je n'étais même pas au courant pour monsieur le tranchant.

C'est des je vous rappelle des éléments de la vie privée qui sont visés par un contrôleur d'état lorsque nous négocions notre contrat. Je vous le rappelle qui est visé par le contrôleur d'État donc par l'État hein. Et donc voilà donc c'est et par ailleurs, monsieur le rapporteur, j'ai une stricte séparation entre mes fonctions pour lesquelles je suis auditionné aujourd'hui de directeur des opérations spéciales de France Télévision et mes fonctions d'élus.

Mais je crois que nous ne sommes pas là ici pour cela. Merci monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président.

À nouveau, c'est pas de la vie privée de demander comment est utilisé une une voiture de fonction chez chez France Télévision. Il il y a il y a aucune euh il y a une aucune forme de lien avec euh le droit à la à la vie privée. Bon, je constate que vous voulez pas nous nous répondre et je vois que le temps court donc je vais me permettre de d'enchaîner sur sur une autre question, mais je compte aussi sur vous pour euh pour euh et bien répondre aux questions que je je vous pose.

Monsieur Gacha, j'ai vu qu'on vous surnommait notamment le ministre des affaires étrangères Danny Dalgot. Vous êtes devenu suite à votre élection en 2020 le 20e adjoint d'Annie Dalgot en charge de l'international qui est bon vous le reconnaîtrez pas forcément une une compétence d'évolu à la mairie de Paris. On apprend dans le Parisien vous avez effectué pas moins de 41 voyages depuis votre prise de fonction.

En conséquence, d'ailleurs, vos posts sur vos réseaux sociaux vous montrent régulièrement en train de de parcourir le monde. J'ai pu d'ailleurs les les consulter à titre d'exemple, le 24 septembre 2025, vous étiez à New York d'où vous avez remercié le président du Congo pour ces actions en faveur de la protection des forêts. Les 29 et 30 janvier 2025, vous étiez en déplacement à Rome et enfin la la semaine dernière, un autre exemple, vous étiez en déplacement en Mauritanie au côté Danny Dalgo.

J'ai analysé la situation professionnelle aussi de l'ensemble des 19 adjoints qui vous précèdent dans l'ordre protocolaire à la mairie de Paris auprès de madame Hidalgo et seuls deux exercent une profession en parallèle de leur mandat. Alors au vu de vos fonctions électives qui semblent vous occuper à temps plein au côté de la maire de Paris Anilalgot, on a en droit de se demander s'il est possible de cumuler un mandat de maire adjoint à la mairie de Paris Première ville-de France avec un emploi de directeur du service public. c'est-à-dire de cadre exécutif chez France Télévision.

Est-ce que vous pouvez nous donner un peu la répartition de votre temps de travail hebdomadaire entre votre mandat de maire adjoint à la mairie de Paris et vos fonctions de directeur des opérations spéciales de France Lavision ? Monsieur le rapporteur, comme tous les élus locals, je suis couvert par l'article L132-1 du code du travail, le code général des collectivités territoriales, le code électoral ainsi que la la loi la nouvelle récente loi que vous avez voté me semble-t-il du 8 décembre 2025 portant création d'un statut d'élu local. Tous mes déplacements à France Télévision plongé soit d'une congé qui est posé soit du jour élu.

Donc je suis strictement strictement la loi et la loi autorise des salariés à être élus. Je suis d'ailleurs, monsieur le rapporteur, pas le seul à France Télévision parce que euh vous n'avez euh pas posé cette question-là. Je sais que lors d'une audition, quelqu'un vous l'a euh signalé mais visiblement ça ne vous intéressait pas.

Je ne suis pas unique. Par ailleurs, ce n'est pas depuis madame qui a des élus des des salariés à francision. Monsieur le tranchant pourra vous le dire.

Il y a eu beaucoup de cadres dirigeants qui ont été des élus locaux. Il y a même également, je peux le dire puis ça a été publique monsieur Henri Sagier 48 ans, maire de sa commune et président de l'agglomération. Donc si vous voulez dans ces cas-là, c'est la loi rien que la loi.

Donc vous faites part des déplacements que j'ai fait avec la maire de Paris, ils à chaque fois il donnent à une demande d'autorisation. C'est prévu par la loi, c'est prévu par le code électoral. Je respecte la loi.

C'est c'est juste pour qu'on Oui, je je mais euh qu'on comprenne bien, vous déposez des une demande de congé auprès de la direction de France Télévision quand vous faites ces déplacements au titre de votre mandat euh électif. J'utilise effectivement mes congés si j'ai envie d'utiliser des mes congés ou bien je dépose des demandes de jour élu. Voilà.

De jour pardon d'élu local. C'est c'est c'est des c'est d'accord. C'est pas et c'est pas des comptés de votre de vos congés donc à ce moment-là.

Non, mais c'est si vous voulez il y a on peut avoir un quota la loi autorise dans la loi est prévu un nombre de jours élus pour les élus locaux ou à ce moment-là vous faites sur vos propres congés ce que je fais. Moi moi ça fait plus de 5 ans que je n'ai pas pris de vacances du tout. Voilà.

Et donc c'est un choix. J'ess j'ai décidé de de servir ma ville un moment. C'est un choix.

Mais monsieur le rapporteur, je ne suis pas le seul en France. Il y a des milliers d'élus locaux qui travaillent. Je veux dire, ce n'est pas un cas unique ni à France Télévision, ni dans d'autres entreprises et d'ailleurs même à la ville de Paris.

Vous faites état de la ville de Paris. Je veux je connais des gens qui sont dans des très grands groupes audiovisuels ou dans des très grands groupes par exemple publicitaires qui sont par ailleurs vice-présidents à la région, conseiller de Paris. Donc je ne suis pas unique.

Il y a des maires dans toute la France qui par ailleurs sont occupent des fonctions. C'est comme à l'Assemblée, certains députés travaillent également. Mais merci monsieur Gacha, mais je je compte vraiment sur sur vos réponses.

Vous expliquez à chaque fois que que vous souhaitez pas forcément répondre. Ma question était simple. J'en profite d'ailleurs pour rebondir sur les questions du du président.

Combien de jours de congé est-ce que vous avez déposé en 2025 pour assumer vos fonctions électives d'adjoint de madame Hidalgo ? Et est-ce que vous pouvez nous détailler un peu la répartition notamment d'un d'un calendrier hebdomadaire entre votre mandat exigeant à la mairie de Paris et votre fonction exigeante aussi de directeur des opérations spéciales ? Et me dites pas que ça relève du de la vie privée, du droit à la vie privée parce que ce sont en plus deux fonctions qui sont intégralement payées par l'impôt du contribuable.

Monsieur le rapporteur, je j'ai d'un côté un mandat tout comme vous et j'ai côté un travail. Donc c'est ce sont quand même deux choses différentes. Je rappelle que je suis tout cela encadré par la loi qui me donne des devoirs mais qui me donne des droits.

Je le rappelle et je je vous rappelle que vous venez de voter je par les parlementaires, une loi sur les le statut de l'éluc. Si vous souhaitez France Télévision vous communiquera l'ensemble des demandes de congé qui ont été posées. Voilà.

Non, mais convenez juste que on est une époque où on aime la transparence et ça vaut pour les élus bien sûr, quel que soit leur statut, ça vaut aussi pour dans le milieu de la télévision pour ceux qui sont des têtes connues comme comme l'on dit. C'est pour ça que je pense que les les questions précises du rapporteur sont fondées quand même. Moi, c'est précis, je respecte la loi, je vous le dis.

Donc tout cela se fait dans le strict respect de la loi et dans le cadre des textes qui ont été établis notamment par le législateur que vous êtes. Merci monsieur Di le monsieur le tranchant vous les rajoute depuis tout à l'heure que rapidement s'il vous plaît. Oui, je vais essayer de faire très vite.

Donc je voudrais rebondir sur ce qui a été dit et peut-être partager une réflexion avec vous si vous le permettez. Nous sommes à quelques semaines, à quelques jours presque des élections prochaines élections municipales, des élections locales qui sont prisées par les Français et au moment où nous le savons toutes et tous où la constitution des listes n'est pas forcément chose facile, je ne parle pas des grandes agglomérations, quoique je ne voudrais pas que nous donnions l'impression, nous tous sans doute involontairement, qu'il serait incompatible d'avoir à la fois un travail dans la société et un mandat électoral notamment local. Ne donnons pas, si je puis me permettre he un un mauvais signal à celles et ceux qui s'engagent, qui ont des convictions, vous en avez, des idées au service des autres et de de la collectivité.

Il y a des règles, elles sont claires et c'est tant mieux pour la démocratie si je peux me permettre. Oui. Alors, c'était pas le sens des questions que le rapporteur ou moi-même vous ont posé.

Bien, monsieur le rapporteur. Merci, monsieur le président. Mais un un exemple, par exemple, je vous constatez que on a considéré qu'on ne pouvait pas être à la fois député et maire à temps plein.

Euh est-ce qu'on peut être maire adjoint de la première ville de France à temps plein et aussi directeur des opérations spéciales de France Télévision à temps plein ? Est-ce qu'il y a pas une contradiction ? Sachant que ces deux fonctions sont rémunérées à un niveau très élevé. 100000 € nets d'un côté, 60000 € de l'autre par le contribuable et que il peut y avoir aussi des contradictions entre ces ces deux mandats.

Encore une fois, monsieur le rapporteur, il y a la loi, rien que la loi, vous êtes des législateurs. Je respecte la loi. Voilà, si par ailleurs vous pensez qu'il faut la changer, vous êtes un député de la nation.

Alors, refaites des propositions, mais pour le moment, il y a une loi qui vient d'être euh votée le 18 décembre dernier. Donc, mais il vous appartient, moi je suis respecte la loi française. Voilà.

Et puis il faut bien noter, si vous me permettez aussi, qu'il y a une différence entre un salaire et des indemnités d'un élu local qui sont réglementé par un code électoral. Donc c'est c'est quand même un encadrement très très clair. Merci pour pour vos réponses.

Je me permets de relayer le média médias citoyen qui rapporte monsieur Gatcha qu'il serait impossible de vous croiser dans les couloirs de France Télévision. France Télévision d'ailleurs a a justifié dans le document que il nous a fait parvenir que les réunions auxquelles vous participez se déroulent en visioconférence. Est-ce que vous pouvez nous dire à combien de reprises notamment sur les 6 derniers mois ?

Une des demandes que j'ai faite à France Lévision qui a refusé de me répondre. Combien de fois vous êtes rendu au siège de France Lévision en tant que directeur des opération spécial ? Monsieur le rapporteur concernant médias, je ne sais pas qui sont ces gens.

D'ailleurs, s'ils veulent se révéler, je serais très heureux parce que comme ça fait des mois que je suis diffamé, je serais très content parce que je porterai plainte en diffamation contre eux. En ce qui concerne mes présences à France Télévision, je participe à tous les comités directeurs, tous les comités top 200 organisés, les séminaires, les réunions. Dernièrement, j'étais, monsieur le tranchant, on peut le confirmer, toutes les réunions de transformation du groupe.

Donc, je participe à l'ensemble des réunions managériales du groupe. Je suis à France Télévision dans l'exercice de mes fonctions dans le cadre des opérations spéciales que je vous ai développé, je peux vous citer 10 producteurs avec qui j'ai travaillé, les réunions qui se sont passées là-bas avec les producteurs, les animateurs. Donc je encore une fois je ne sais pas qui sont ces médias citoyens donc mais qu'il se qu' qu'il le disent, qu'il viennent qu'il se et à ce moment-là je saurai répondre avec la justice aux diffamations qui me sont faites.

Euh je juste revenir parce que je pense pas que ça soit c'est constitutionnel, c'est peut-être une question de bon sens mais savoir dans votre agenda sur une semaine combien euh vous passez de temps. Moi, j'étais mère adjoint dans une ville de 20000 habitants dans le Val de Marne euh et j'étais journaliste à l'époque. Donc euh voyez, j'ai pas de problème à vous à vous interroger là-dessus.

Euh mais quand on me demandait combien de temps je passais en mairie, combien de temps je pensais je passais à la rédaction, je le disais et je montrais mon agenda. Donc là, la répartition sur une semaine, est-ce combien de jours vous passez en tant que élu et euh combien de jours euh à France Télévision ? Ça se quantifie pas de cette façon-là, monsieur euh le président, excusez-moi.

Euh comme vous le savez, d'ailleurs, monsieur le rapporteur l'a dit, je sais pas, avec un petit peu d'ironie, le le poste d'adjoint international de la ville de Paris sur une ville comme Paris, c'est le président Jacques Chirac qui l'a créé. une ville internationale comme Paris qui est une ville monde. D'ailleurs euh il n'y a pas que Paris, l'ensemble des grandes villes dans le monde dans un adjoint international.

Euh ça repose essentiellement sur les déplacements, ce que je vous disais, donc ces fameux déplacements qui font l'objet de demande auprès de ma direction pour que je puisse les effectuer. Voilà. le reste, je remplis les missions qui sont les miennes.

J'ai toujours effectué l'ensemble des missions qui m'a été demandées par mon directeur général. J'ai toujours effectué les l'ensemble des émissions qui m'ont été euh confiées. Donc voilà.

Merci monsieur Merci monsieur le président. Encore une fois, je bon je j'insisterai pas davantage hein, mais c'est la toute dernière tentative que je que je réalise sur cette question de la répartition du temps parce que c'est important parce que 100 % de vos deux enveloppes sont payées par le contribuable et qu'on est aussi à une époque de transparence. Moi par exemple, euh j'ai travaillé dans le privé sur les 5 années qui ont précédé mon mandat de député.

Tous les Français peuvent consulter au mois après le salaire qui m'a été versé. C'était même pas un salaire qui était versé par par les Françaises. C'est pour ça que je me permets d'insister.

Vous savez qu'il y a des soupçons aussi. Vous l'avez vous avez parlé de médias citoyens de d'emploi fictif dont je me permets de de vous reposer cette question. La semaine dernière, vous étiez par exemple en Mauritanie pour représenter Annie Dalgo.

Quel est le temps que vous avez consacré sur une semaine à votre fonction de directeur des opérations de France Télévision ? Monsieur le rapporteur, je vous le répète, j'ai respecté la loi. Ce déplacement a fait l'objet d'une demande auprès de ma direction qui a été validée.

Ce déplacement a duré, il me semble, 2 jours. Je ne remplaçais pas madame Halgo. J'accompagnais Madame Hdalgot lors du dernier bureau de l'Association internationale des Mires francophones qui est une association créée par le président, maire de l'époque Jacques Chac.

J'ai déposé ces deux jours. Le reste du temps, je vous l'ai dit, je travaille avec mes équipes à la mise en œuvre des 40 ans de la fondation Bardau. Merci monsieur Gacha.

Autre question. Selon le le compte médiia citoyen, votre assistante madame Bua serait en borout. Alors le borout, c'est un syndrome qui est opposé au burnout.

C'est un syndrome d'épuisement professionnel provoqué par l'ennui. C'est un syndrome qui est déclenché par le manque de travail, l'ennui et par conséquent aussi l'absence de satisfaction dans le cadre professionnel. Est-ce que vous pouvez nous nous confirmer ou alors réfuter cette cette information et est-ce que aussi vous pouvez nous donner un peu les missions que vous confiez à votre assistante qui semble-t-il s'ennuie et et manque de travail ?

Là aussi, monsieur le rapporteur, ce sont des des on dit et c'est très grave cela parce que cette personne est en arrêt de travail. Je n'ai pas à révéler. Ça fait partie du secret médical.

C'est très très grave ce qui ce qui est ce qui a été dit par médias citoyen. Je ne je n'ai pas à donner les éléments de ce pourquoi madame MUA est en arrêt maladie. Voilà, il y a quand même un moment, je je ne sais pas si les gens se rendent compte, il y a des humains derrière tout cela, derrière ces accusations portées sur des sites, il y a des êtres humains.

Moi, madame Bu, mon assistante, elle m'a écrit, je ne vais pas vous révéler ce qu'elle m'a dit, mais ça l'a énormément blessé. Je veux dire, je je ne sais pas si vous vous rendez compte quand même des conséquences de ce que ce sont ces dénonciations sur les réseaux sociaux sans preuve par des gens qui ne viennent même pas publiquement apporter la moindre preuve. Donc excusez-moi, moi je suis pour le respect de la loi et je respecte madame Bua qui est ma collaboratrice.

Je ne répondrai pas à cette question. Merci. Merci monsieur le le président.

Je tiens à vous à vous rappeler monsieur Gacha que le secret médical ne s'oppose en rien au travail d'une commission d'enquête. C'est même l'article 6 de l'ordonnance de 1958 qui régit un peu le le cadre d'une commission d'enquête. Donc permettez-moi de d'insister une deuxième et dernière fois sur sur cette question parce que vous êtes aussi hein l'objet de ces accusations relayées sur les réseaux sociaux relayés par le compte médias citoyen qui fait état d'une assistante qui s'ennuie tellement qu'elle aurait déclaré un un arrêt médical.

Est-ce que c'est vrai ou est-ce que en fait c'est un autre objet ? C'est simplement la question aussi peut-être pour faire terire nombre de rumeurs qui qui vous concernent. Encore une fois, monsieur Rapport, c'est vraiment pas contre vous.

Vous demandera à France Télévision, si vous le souhaitez, qu'il vous communique les éléments concernant madame Bua. Je ne répondrai pas publiquement alors qu'il y a c'est une audition publique concernant l'arrêt de madame Bua. Voilà, vous demanderez à France Télévision si vous le souhaitez.

Merci monsieur le rapporteur. Merci monsieur Gamon. Je je note Merci monsieur le président.

Je note que sur nombre de mes questions, vous vous refusez de répondre et c'est dommage parce que c'était aussi le moment et cette commission d'enquête permet aussi à nombre de personnes et et de responsables de l'Uel public d'avoir une tribune et aussi de pouvoir expliquer la la réalité de de leur mission et de répondre à nombre de d'accusations. Je me permets de de passer à une autre question qui est importante. Donc en 2020, vous étiez tête de Liv Danalgo dans le 9e arrondissement de Paris.

Vous avez donné une interview à cette occasion le 21 juin. Vous avez déclaré, je vous cite, si je suis élu, je m'adapterai à cette nouvelle situation avec mon employeur. Pourtant, si j'en crois la déclaration que vous avez transmise à la haute autorité de la transparence de la vie publique, vous avez perçu en 2020 un salaire de 101000 € 100916000 € net.

Et après votre élection comme maire adjoint, rien n'a changé. Non seulement vous avez continué à percevoir le même salaire de la part de France Télévision à temps plein, mais vous avez aussi commencé à percevoir une indemnité supplémentaire de 60000 € en tant que maire adjoint aussi à temps plein. Les informations que j'ai reçu de France Lévision confirment par ailleurs que vous n'avez réalisé aucun avenant depuis 2018, donc même en dépit de votre élection comme ma adjoint à la mairie de Paris alors que votre situation vous en conviendrait à évoluer entre 2018 et votre élection en 2020.

Ma question est très simple. Comment est-ce que vous pouvez encore cumuler 6 ans après votre élection deux salaires équivalents à des temps payés à 100 % par le contribuable alors que la moindre des choses aurait été de faire un avenant et de vous mettre à temps partiel ou à temps réduit notamment pour votre fonction à la à la tête de France Lévision. Monsieur le rapporteur, d'abord vous faites état d'une déclaration qui a été faite en entrée de fonction.

Je vous rappelle tout tout de même qu'en 2020, nous étions dans la situation de la COVID, pardon, où tout le monde était en confinement, je tiens à rappeler. Voilà. Après, concernant à part les premières années, vous faites état d'information encore une fois que vous avez eu dans la data room.

Je vous l'ai dit, en dehors des informations qui ont été fournées sur la première année, je ne répondrai pas aux éléments qui relèvent de la droit à la vie privée. Je vous le redis, monsieur le rapporteur, c'est couvert. Et donc voilà, je dis juste, j'ai bien dit que je m'adapterai.

Il y a la loi, je vous ai donné les textes de loi et donc l'adaptation au textes de loi et donc à la permission de pouvoir effectuer mes missions au regard de texte de loi. Bon, on n'est pas sûr que ce soit couvert euh contrairement ce que vous dites par par la loi. Simplement le chiffre qui a été cité par monsieur le rapporteur émanant de la haute autorité de la transparence de la vie publique que l'on connaît bien en tant que député.

Il est vrai ? C'est le c'est les c'est les c'est l'autorité de la transparence de la vie publique. Je n'ai pas je ne fais pas des fausses déclarations à la l'autorité de la transparence de la vie publique, mais ce sont des chiffres d'entrée en fonction.

C'était pour avoir une précision, monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président. Monsieur Gacha à nouveau vous expliquer que vous vous n'avez pas à répondre à ces questions soi-disant parce qu'elle serait couvertes par un droit à la vie privée.

Non, c'est c'est pas couvert dans le cadre de cette commission d'enquête. C'est des rémunérations qui sont publiques. C'est même pas des rémunérations.

Le l'objet n'est pas de savoir combien est-ce que vous gagnez exactement. L'objet est de savoir pourquoi est-ce que entre le moment où vous n'étiez pas élu comme maire adjoint à la mairie de Paris et le moment où vous l'êtes, vous avez gardé un emploi à temps plein à la tête de France Télévision comme directeur des opérations spéciales alors qu'à Minima, il aurait pu être attendu de vous, il aurait dû être attendu de vous d'ailleurs que vous passiez d'un temps plein un temps partiel. J'ai posé cette même question à nombre de présentateurs, d'animateurs, producteurs de France Télévision qui au moment où ils ont commencé à produire leur émission sont ont basculé d'un temps plein à un temps partiel.

C'est le cas de Laurent de Laous, il est sur le JT de du weekend. Il m'expliquait que c'était un temps partiel et que sur son autre temps partiel, il produisait son émission et de la même façon. Pourquoi est-ce que vous vous avez pas simplement respecté le cadre légal, c'est-à-dire vous mettre à temps partiel ou à temps de travail réduit ? au moment où vous avez été élu maire adjoint à la mairie de de Paris.

Monsieur le rapporteur, j'ai respecté le cadre légal puisque je vous dis que j'ai respecté la loi sur les demandes à chaque fois que je formule à mon employeur lorsque je dois exercer mes fonctions. Donc j'ai bien respecté le cadre légal. Voilà monsieur le rapporteur.

Merci monsieur le président. Il y a un article du Parisien du 18 janvier 2021 qui indique que vous avez refusé de transmettre à la commission de déontologie de la ville de Paris et vous avez refusé de publier votre déclaration d'intérêt, ce qui est contraire au code de déontologie auquel sont soumis tous les conseillers de Paris et aux engagements de votre majorité municipale. Pourquoi est-ce que vous êtes pas soumis à ces obligations à la différence de 97 % des élus parisiens qui ont respecté la règle ?

Est-ce que vous avez des choses à cacher ? J'ai absolument rien à cacher. D'ailleurs euh allez voir cette déclaration euh est en ligne.

Je crois que euh non. Voilà, vérifier. Et par ailleurs, je il n'y a pas 98 %, monsieur le rapporteur.

Je pense qu'il faut que vous regardiez bien les déclarations euh de patrimoine et d'intérêt euh fait par l'ensemble des élus du conseil de Paris. D'accord. Si on comprend bien, donc c'est en ligne, on peut vérifier déclaration d'intérêt de patrimoine crois que il y en a une qui est obligatoire qui doit être la déclaration d'intérêt qui a bien été publié d'ailleurs et la déclaration de patrimoine n'est pas obligatoire en publication.

Elle doit être donnée à l'achat TV AVP mais elle n'est pas obligatoire en publication. Merci monsieur le rapporteur. Effectivement c'est la loi monsieur Lcha, vous avez raison de le dire mais la ville de Paris vous le vous la demande cette déclaration.

C'est la raison pour laquelle je me suis permis de vous poser la question, d'autant plus que elle a été révélée par la presse par un article du Parisien du 18 janvier 2021. Euh donc alors que vous étiez directeur des opérations spéciales de France Télévision depuis moins de 2 ans, vous êtes présenté notamment comme tête de l'île Danalgo dans le 9e arrondissement et il y a un article du Parisien aussi qui explique que je le cite la rédaction de France Télévision aurait moyennement apprécié votre double casquette. Est-ce que vous confirmez ces propos ?

Est-ce que des dirigeants de France Lévion vous ont signalé qu'il n'était pas bon de cumuler une casquette de maire adjoint à la mairie de Paris et une casquette de directeur de France Télévision ? Non, absolument pas. Encore une fois, je ne suis pas le seul.

Je sais que il y a une volonté sans doute que je serve d'exemple mais je ne suis pas le seul salarié élu à France Télévision. Donc je ne vois pas pourquoi ma situation aurait plus dérangé que d'autres et par ailleurs, j'ai fait référence à d'autres cadres importants du groupe qui ont pu être élus et même à des figures publiques et monsieur Balard l'a dit lui-même sur LCI, il a été élu également tout en étant à l'antenne. Donc c'est pas il y a rien de d'exceptionnel à monsieur Gatcha.

Alors, j'étais pas, je précise, euh à cette époque-là, j'étais pas euh enfin si ça veut dire euh j'étais ouis enfin comme j'ai été j'ai fait trois mandats. Si j'ai fait France info RTL et LCI et d'autres. Monsieur le rapporteur, merci monsieur le président et et je je voudrais ce sera peut-être la dernière question sur le sujet monsieur Gacha, mais vous vous êtes l'objet de nombre d'accusations et je pense que c'est important de clarifier.

Est-ce que selon vous, il est normal de cumuler un temps plein comme directeur de France Télévision, payer plus de 100000 € net par an et en même temps un mandat qui vous occupe de façon très importante, un mandat de maire adjoint à la première ville-de-france, de maire adjoint de d'Annie d'Algot. Est-ce que selon vous c'est c'est normal de cumuler ces deux fonctions ou est-ce que vous auriez dû à minimael ou réduire dans votre contrat votre temps de travail de directeur des opérations spéciales de de France les vision ? Ça a été une critique lourdement documentée et diffusée.

Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur le sujet ? Je vais vous répondre d'abord. Il n'y a pas un cumul d'activité.

J'ai d'un côté une activité professionnelle, de l'autre un mandat. Vous ne pouvez pas dire que c'est un cumul d'activité. Ça n'a rien à voir avec un cumul d'activité.

C'est un mandat et une activité professionnelle. Je ne suis pas le seul. Moi, je suis pas ici pour dire un tel ou un tel.

Je connais dans toute la France des maires qui ont un travail et par ailleurs un mandat. Donc euh encore une fois, ce qui m'est demandé, c'est de respecter la loi. La loi a été respectée auprès de mon employeur.

Voilà, j'ai des je dis des devoirs et j'ai aussi des droits et ces droits sont garantis par la loi, je le rappelle. Merci pour vos réponses. On va passer à un autre chapitre.

On va essayer de terminer dans 15 dans 15 minutes. Donc une nouvelle fois, je vous demanderai des réponses courtes que vous faites à l'heure actuelle. Avant de donner la parole à monsieur le rapporteur, est-ce que chers collègues vous avez une question à poser ?

Non, pas de question. Donc monsieur le rapporteur, si vous voulez aborder un autre chapitre. Merci monsieur le président.

Donc vous le savez, cette commission d'enquête, il y a à peu près trois dimensions. Il y a à la fois la dimension des conflits d'intérêt. Bon, je pense qu'on l'a on l'a abordé et merci en tout cas de vos réponses et à la dimension du financement et du fonctionnement.

Euh je voudrais revenir sur un point, c'est peut-être celui de la concentration d'élus du Parti socialiste qu'on peut constater dans les instances euh des entreprises de l'audovisuel euh public. Je vais citer bon je je pense qu'on a décrit votre profil. Vous êtes adjoint de Dani Dalgo, vous êtes directeur des opérations spéciales.

On a monsieur Emmanuel Grégoire qui est aussi ancien premier adjoint à la mairie de Paris et qui est membre du conseil d'administration de de France Télévision. On a madame Marie-Christine Lemardet qui est maire adjoint Danier Dalgot, chargée de l'enseignement supérieur et de la recherche qui est aussi la sœur de Delphine Arnut. Bien que ça n'engage en rien Delphine Arnut sur le sujet, on a eu l'occasion de lui poser la la question.

Mais quand on peut lire notamment euh le nouvel HP, c'est notamment un article du 24 janvier 2021 qui raconte le détail du parcours de Rima Abdoum Malak qui était ancienne conseillère culture du président de la République puis ministre de la culture. Cet article, je le cite, explique parle d'une petite mafia de l'annoïste que Macron apprécie. Ce sont ces termes que je reprendrai pas à mon compte, mais ça m'intéresserait d'avoir votre avis sur le sujet.

Est-ce que vous avez l'impression qu'il y a des liens très forts entre le Parti socialiste notamment à Paris et les dirigeants de l'audiovisuel public ? Et si oui, comment est-ce que vous l'expliquez ? Monsieur le rapporteur, je suis auditionné ici en tant que directeur des opérations spéciales du groupe France Télévision.

Par ailleurs, je vais vous donner une réponse personnelle. Je ne suis pas membre du Parti socialiste. Je suis quelqu'un de la société civile.

Je me suis engagé auprès d'Anaggo. Je ne suis pas membre d'aucun parti politique. Voilà, j'ai été élu sur la liste Paris en commun qui était une liste qu'elle a fait constituée avec des membres du Parti socialiste, du Parti communiste, des gens de la société civile.

Donc je ne répondrai pas à cette question parce que je suis là pour vous répondre sur les questions concernant ma fonction. C'est ça qui vous a intéressé de savoir ma fonction et les contours de ma fonction. Voilà, vous avez entièrement raison, vous êtes là en tant que salarié, je pense que vous salarié de févision, mais il se trouve qu'aussiquette comme on dit politique.

D'où ces interrogations encore une fois, une époque où les gens veulent de la transparence voilà j'invente rien. J'enfie président mais je vous ai répondu, je ne suis pas membre du Parti socialiste, monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président. vous nous expliquez qu' qu'il faut vous poser plutôt des questions sur vos vos fonctions.

Je pense que on vous a posé déjà suffisamment de questions sur ces liens et vos vos deux fonctions. Donc une question sur vos fonctions. Vous avez travaillé à France Télévision de 2008 à 2012 comme responsable des documentaires puis directeur des magazines culturels avant de rejoindre une société privé de production Prime Group où de 2012 à 2016 je crois vous avez produit un certain nombre de documentaires notamment pour France 2 et France 5 avant de de retourner chez France Télévision lorsque vous étiez dans cette société de production est-ce que vous aviez conscience d'éventuels risques de conflit d'intérêt et notamment quand quand vous avez rejoint France Télévision dans la foulée.

Quelles ont été les déclarations d'intérêt que vous avez réalisé auprès de auprès du groupe ? Tout d'abord, j'ai produit principalement des documentaire sur des chaînes justement de qui n'étaient pas du service public. Vous faites état d'ailleurs euh de mes fonctions avant la loi Sap, hein.

Je me suis j'étais c'est la loi Sappa qui fixe, hein, les conditions comme vous le savez très bien, monsieur le le rapporteur. Euh donc, j'ai principalement travaillé, c'était l'objet de mon engagement euh dans cette société de production à développer un certain nombre de programmes pour les chaînes privées. J'ai beaucoup travaillé pour M6, j'ai travaillé pour J'ai travaillé pour Guli.

Donc j'ai pour Canal Plus, il se trouve que monsieur Riel avait des contrats avec le groupe France Télévision et mon activité principale était de travailler pour des chaînes privées. Merci monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président.

Je voudrais revenir sur les propos du président de la 3e chambre de la Cour des comptes que nous avons auditionné au début de cette commission d'enquête notamment pour qu'il nous explique notamment de façon plus approfondie son rapport. C'est lui qui a piloté le rapport de la Cour des comptes sur France Télévision. Euh monsieur Nasser MDA occupé en 2012 la responsabilité de secrétaire général de la campagne présidentielle de monsieur Hollande le 4 décembre 2025.

Lorsqu'on l'a interrogé donc sur vos missions, il y a une question spécifique qui a porté sur vous, monsieur Gaatcha. Et bien, monsieur Nasser Mdaine façon évité la question et il s'est contenté d'indiquer, je le cite, lorsque des situations anormal ont été identifié en cours d'instruction, France Télévision a immédiatement fait le nécessaire pour les corriger sans vouloir répondre sur votre cas précis. Il a d'ailleurs omis de préciser que vous connaissiez ayant siégé tous les deux, je crois, vous pourrez répondre évidemment à ça, au sein du haut conseil à l'intégration en vertu du décret du 4 septembre 2009.

Quelle est la réalité de vos relations avec monsieur Mda qui s'est occupé, qui a piloté le rapport de la Cour des comptes sur France Télévision ? Est-ce que si vous le connaissez à titre personnel, vous êtes déporté d'une partie de son instruction qui portait notamment sur votre département des opérations spéciales de France les vision ? Non, monsieur rapporteur, je ne connais absolument pas.

Et quant au rapport de la Cour des comptes, c'est euh la direction des affaires institutionnelles qui traite avec la cour des comptes à aucun moment euh monsieur euh le le salarié que je suis, le directeur que je suis n'est en contact avec les enquêteurs de la Cour des comptes et il me semble que je ne figure pas dans ce rapport. Merci monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président. une question sur la le la façon dont vous réalisez un certain nombre de de décisions notamment par rapport à des sociétés de production.

J'ai eu l'occasion d'interroger aussi avant vous un certain nombre de directeurs de programmes sur les contrats qui étaient passés avec cette société de de production privée. Je vous donnais juste un exemple. Lorsque France Télévision a décidé de couvrir l'événement de la réouverture de Notre-Dame de de Paris et une décision d'externaliser cet événement via une société de de production, vous avez fait notamment appel à la société de production Électron libre qui est une filiale de Mediawane.

Sur quel critères est-ce que vous avez choisi cette filiale de Mediawan ? Quel a été le coût d'ailleurs de la réalisation de cet événement ? Est-ce qu'il y a eu un appel d'offre qui a permis de solliciter d'autres sociétés ultérieures ?

Et pardon pour ce point très précis, peut-être que vous avez pas tous les éléments pour pour nous répondre. Non, pour Notre-Dame, monsieur le rapporteur, je n'ai pas d'élément. Merci monsieur le rapporteur.

D'ailleurs, je je tiens quand même à préciser une chose si vous le permettez. Euh les choix qui peuvent être faits de producteur euh sont évidemment pas des choix qui sont des choix individuels puisque l'ensemble de ces choixl sont validés par ma direction. Donc en aucun cas je fais des choix de production.

Mais l'exemple que vous donnez en l'occurrence je n'ai pas de réponse à vous donner. Monsieur le rapporteur, monsieur le tranchant, j'en reviens à vous. On vous a posé quelques questions mais plutôt en introduction de de cette audition.

Vous n'ignorez pas la vague des directeurs de l'information à la tête de de France Télévision qui ont posé questions. C'est un certain nombre d'ailleurs de c'est c'est l'objet de nombre de questions qu'on qu'on peut poser aux dirigeants de France Télévision. Chez TF1 par exemple, il y a Thier qui je crois est en poste depuis près de 10 ans.

Personne ne peut contester la la cohérence des missions qu'il réalise. Pourtant il avait été remercié quand Delphine Arnut était arrivé à la tête de France Lévion. il était lui-même directeur de la information de de France Télévision.

Selon vous, pourquoi il y a eu autant de directeur de l'information qu'ils se sont succédés en si peu de temps ? Est-ce que ça traduit peut-être une absence de vision ou de cap déterminée par la direction de France Lévision sur l'information ? Alors, je connais bien Thierry Tuier puisque j'ai été son adjoint de nombreuses années.

On a travaillé ensemble et j'ai beaucoup appris à ses côtés. Euh je ne vous cache pas qu'un certain avoir un peu de stabilité dans certains postes pas forcément une mauvaise chose. Euh notamment dans des postes de direction.

Euh après, il appartient à la présidente de de choisir euh les directeurs de l'information en sachant que parce que c'est important euh être patron de l'info notamment à France Télévision où il y a une offre d'info grande qu'à TF1. On a beaucoup plus d'heures d'infos produites chaque année. C'est un travail de tous les instants, hein.

C'est c'est je je l'ai exercé à la fois comme adjoint ou comme numéro 1. Euh c'est du c'est c'est clairement un full time job en mon français. C'est du 24 pardon.

C'est du 77. Donc c'est c'est très c'est très épuisant. C'est très c'est très arrassant.

Donc qu'à un moment on puisse être aussi fatigué, voir épuisé, qu'on ait envie de faire autre chose. Ce sont des choses aussi qui arrivent. Et puis il y a aussi dans une entreprise, c'est vrai à Franc Vision, mais c'est vrai comme ailleurs, il y a parfois des des des réorganisations, des évolutions, des virages qui sont pris pour pour travailler sur un nouveau projet stratégique et que ce soit incarné par d'autres personnes, ça ne me choque pas.

Donc moi-même euh j'ai participé à des à des réorganisations, j'en ai fait d'autres. Donc ailleurs quand je suis euh quand je suis passé à la direction du réseau régional, je me suis occupé d'une d'une réforme du réseau régional. Bah peut-être qu'on a estimé à ce moment-là que j'étais la bonne personne à ce moment-là pour mener pour mener ce projet-là.

Donc c'est vrai aussi pour pour l'information, même si je pense qu'un peu de stabilité est toujours préférable lorsque c'est possible, mais je comprends aussi qu'on puisse faire évoluer les choses parce que il y a des il y a des évolutions, il y a des réorganisations et c'est la vie aussi d'une entreprise. Mais c'est vrai que là ces derniers temps, enfin vous y référence à Thry Tuier euh enfin monsieur le rapporteur qui est directeur de l'info à TF1 et LCI euh d'ailleurs depuis euh plus de plus de 10 ans. Très bon professionnel, reconnu euh et à France Télé par contre il y a quand même une valée de vie c'est quoi 2 3 ans à peu près quoi pour directeur de l'info.

Donc ça montre effectivement une instabilité, un peu de stabilité, ça ne peut pas ça ne peut que qu'être bénéfique pour les équipe. Monsieur le rapporteur, merci monsieur le président. Peut-être une une ou deux toutes dernières questions sur un sujet qu'on a abordé, elle vous est adressé monsieur le tranchant.

On a abordé cette question là avec madame Elise Dulsyer qui nous a demandé de vous la poser parce qu'elle ne se sentait pas concernée à ce moment-là. En 2017, il y a trois journalistes d'envoyés spécial Stéphan Villeneu Véronique Robert et Bayer Hadad qui sont morts à à Mossou le 19 juin 2017 dans le cadre d'un tournage d'une séquence d'envoyé spécial. Si cette mission n'a pas été validée par la direction de l'information, par la directrice des reportages de France 2 ou par le directeur de la rédaction, madame Lu qu'elle était pas en mesure de de nous répondre en raison d'ailleurs de son hospitalisation à ce moment-là.

Euh le rédacteur en chef Jean-Pierre Canet a dû démissionner suite à ce drame. Est-ce qu'il était le seul responsable ? Est-ce que il y a eu d'autres personnes à la tête de France Lévision qui avaient connaissance de cette mission, son caractère périlleux et aussi peut-être du caractère au noir notamment sur la dimension assurantielle de certains de ces journalistes ?

Euh d'abord, ce que je voudrais dire, c'est que quand on est le patron de l'info, c'est vrai pour d'autres patrons de l'info dans d'autres médias he et pas que l'audiovisuel, euh la hantise d'une équipe de direction, c'est que il y a un accident sur le terrain avec des reporters de guerre qui sont sur place. Donc nous devons toujours travailler dans un équilibre entre quelle est la meilleure sécurité pour nos équipes sur place et la nécessité d'informer. Nous sommes en démocratie donc il faut aller dans la mesure du possible sur ces terrainsl donc c'est c'est c'est important et nous avons à France Télévision de très nombreux grands reporters de guerre hommes ou femmes, qui vont sur le terrain et qui font un travail absolument formidable.

Il faut il faut le rendre hommage. Alors moi, je venais de prendre mes fonctions quand sur l'épisode que vous citez. Je n'étais pas au courant de cette mission.

Je n'avais pas été mis au courant de cette mission. Les directrices des magazines d'information n'étaient pas au courant de cette mission. C'est une mission qui s'est faite directement entre l'équipe de rédaction en chef et euh une société de production qui était connue par nous.

Euh et quand on a appris évidemment ce drame là, on a on a évidemment d'abord paré au plus pressé, c'estàdire comment venir en aide puisque euh il y avait certes des morts, mais il y avait également des blessés. Euh donc on a instruit très vite ce qui s'était passé. Donc il y a eu clairement un non respect de la procédure.

Euh donc je venais d'arriver donc je me suis séparé de de Jean-Pierre Canet qui est néanmoins un excellent un excellent journaliste, mais j'avais estimé que là il avait failli à son à son à son métier et il y avait également des adjoints euh qui ont été sanctionnés. Il y a eu des mesures disciplinaires que j'ai que j'ai prises avec la DRH. Euh c'est c'est le pire qui puisse qui puisse nous arriver qu'on ait des équipes sur place, ce soit nos propres équipes ou des équipes de de de boîtes de production comme on dit qui travaillent euh pour nous.

J'ai en mémoire aussi la mort de Gilles Jaquier euh euh où ça a été effectivement un drame aussi pour la rédaction de France Télévision. Euh alors, nous passions par une entreprise de production, par une boîte de production. Donc c'est ces personnes-là étaient employées par la boîte de production, donc qui gérait la mission, les assurances, donc et cetera.

On a estimé nous France Télévision, on aurait pu ne pas le faire. On a estimé que moralement, éthiquement, c'était notre rôle de de de jouer euh justement un rôle très important dans le suivi, dans l'accompagnement de ce qui s'était passé. Alors, comme il s'agit de cas vraiment personnel, je peux pas forcément entrer dans les détails, mais en tout cas, nous avons fait en sorte que euh par exemple les orphelins euh la famille de de de notre fixeur soit dédommagée, mais en tout cas euh à France Télévisal.

Donc on a rappelé après cet épisode là, on a rappelé nos procédures nos procédures en terrain de guerre, c'est-à-dire déjà échanger avec la direction, avec déjà les responsables éditoriaux au premier rang, la direction et puis surtout il y a une instruction. Est-ce qu'on va à cet endroit-là ? Est-ce qu'il faut y aller ?

Est-ce que c'est le moment pour y aller ? Est-ce que on y va dans de bonnes conditions ou pas ? Et c'est vrai que sur ces terrains-là, tout le monde fait appel à des fixeurs que nous rémunérons euh sur place.

C'est assez c'est c'est assez réglementé. Et d'ailleurs, il existe une procédure à France Télévision où annuellement nous rendons compte euh de ce que nous avons versé à des fixeurs, soit par dévirement, soit en liquide parce que il y a des endroits où effectivement on ne peut pas faire autrement et c'est contrôlé très très clairement. Mais en tout cas, il y a eu un un engagement, un accompagnement de France Dévision très fort et notamment la directrice adjointe des magazine d'info à cette époque-là, il y a pleinement pris sa part et nous avons aussi fait déclencher alors que nous n'étions pas obligés de le faire puisque c'était via une boîte aussi extérieure.

Nous travaillons avec audience et nous avons pu faire en sorte que il puisse se traiter et en tout cas on a veillé à ce que il y ait un traitement équitable et de et de et de bon niveau de de ces personnes. Merci pour votre réponse. On précise juste qu'un fixeur, c'est quelqu'un qui généralement habite dans un pays généralement étranger et auquel les équipes de journalistes font appel et qui les guident parce qu'il a une connaissance du du terrain.

Je dis ça pour les personnes qui nous regardent qui savent peut-être pas forcément ce que c'est qu'un un fixeur. Euh, monsieur le rapporteur, merci monsieur le président. Dernière question sur le sujet et après j'aurai une toute toute dernière question pour cette pour cette audition.

Je vous remercie en tout cas pour pour votre patience euh sur le sujet de monsieur Hadad, donc il était fixeur, monsieur le président a rappelé un peu le le rôle d'un d'un fixeur. Il semble-t-il était couvert par aucune assurance ni capital d'essai ni même par le moindre contrat de travail de ce qu'on a pu apprendre. Si son corps a finalement pu être rapatrié, c'est après avoir été bloqué plusieurs jours à la morgue d'Herbil et après que sa famille a dû emprunter 1000 € pour sou pour soudoyer des fonctionnaires iakiens.

Pourquoi est-ce que France Télévision à l'époque n'est pas intervenu aussitôt notamment pour venir en aide à sa famille ? Et monsieur Nicolas Jaillard, ancien rédacteur en chef de 5 bis production a indiqué, je le cite, pendant des années d'exercice, je n'ai pas le souvenir d'avoir assuré un fixeur surtout en Irak. Est-ce que vous avez connaissance d'autres collaborateurs de vos émissions qui surtout sur des terrains dangereux comme l'Irak n'ont jamais fait l'objet de couverture assurentielle ?

Pas de je n'ai pas d'information particulière euh sur la pratique en général. Parfois c'est difficile à mettre en œuvre, hein. C'est clair.

Euh je ne connais pas là, je n'ai pas en tête ou je ne me souviens plus des conditions que la boîte de prod effectivement avait mise en œuvre à l'époque. Mais en tout cas, France Télévision aé fait en sorte que tout soit fait. Je peux vous dire pour avoir géré malheureusement le rapatriment de corps de Gilles Jaciquier, ce n'est pas toujours facile face aux autorités à qui on a affaire.

He faut faut et souvent faut aller sur place. Je me rappelle que pour régler le cas que vous citiez, euh la directrice des magazines d'information, Dominique Tiers qui aussi fait référence en la matière, s'était rendu sur place pour justement essayer de débloquer euh les choses. Donc en tout cas, il n'y a eu aucun manquement euh de France Télévision en la matière et nous avons vraiment fait au-delà de ce qu'on aurait pu légalement être obligé de faire mais on a estimé que c'était notre devoir.

Merci. Dernière question donc monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président.

Toute dernière question effectivement, elle s'adresse à vous monsieur le tranchant dans un article du monde en date du 9 mars 2018. Élise Lu a dit spontanément, sans même qu'on lui pose la question, je la cite, "J'ai refusé le poste de directeur de l'information trois fois en parlant du de ce poste à la tête de France Télévision. Dans le même article, vous avez déclaré, monsieur La Tranchant, je vous cite, ne pas avoir les mêmes informations.

Et en lisant entre les lignes, on peut comprendre qu'c aurait plutôt présenté sa candidature qui n'aurait pas été retenue. Je lui ai pas posé la question hier, ça fait partie des questions que j'aurais aimé lui adressé mais le temps manquait. Quelles sont exactement les informations dont vous disposez au sujet d'éventuelles propositions qui auraient été faites à Lise Lu pour prendre la direction de l'information de de France Télévision ?

Je n'ai aucune information euh la concernant. Moi, je peux vous parler de moi quand est-ce qu'on m'a proposé la direction de l'information. D'ailleurs, on me l'a proposé à deux reprises.

La première fois, j'ai dit non et la deuxième fois, j'ai dit oui. Euh donc, je ne connais pas, je en toute franchise ce qui a pu être demandé à Luis et je ne vois pas comment je les connaîtrai. Je n'ai pas à en connaître comme on dit parfois.

Et et alors, pourquoi est-ce que vous avez réagi en disant que vous aviez pas les mêmes informations quand elle a exprimé dans un article du monde qu'elle avait refusé le poste de directeur de l'information trois fois ? Vous avez réagi, j'ai pas les mêmes informations. Quelles étaient vos vos informations ?

J'ai pas les mêmes informations. Je n'en avais pas. Alors, ça a peut-être été mal exprimé donc ou mal repris, mais je n'avais pas d'information et je n'ai pas donc à en avoir.

Je ne sais pas moi à qui les présidents de Francevision ou la présidente de France Vision propose le le le poste. J'ai pas le savoir. Bien, merci.

On arrive au terme de cette audition de à peu près 2h. Merci pour pour vos réponses. Et donc la séance est élevée.