Aller au contenu
Tous les transcripts
Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 22 septembre 2026 29 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransportsSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Le gouvernement prolonge et élargit l'aide aux grands rouleurs à 5,5 millions de Français

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Fait
    « Le prix du diesel a retrouvé son prix le plus haut depuis le début du conflit et le prix de l'essence, pour des raisons que je vais présenter rapidement, a désormais dépassé son précédent pic. »
  • 6:33Chiffre
    « 40 % des véhicules vendus en France était des véhicules électriques. »
  • 9:08Fait
    « Il n'y a pas eu, il n'y a pas et il n'y aura pas de cagnotte. »
  • 12:51Chiffre
    « Cette aide représentera l'équivalent de 40 centimes par litre de carburant pour 3 mois en moyenne, soit une indemnité totale versée de 100 €. »
  • 15:44Promesse
    « Le chèque énergie sera bien maintenu dans le budget 2027. »
  • 23:22Chiffre
    « L'aide couvrira 70 % de la hausse des coûts du carburant par rapport à la situation d'avant-crise. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Je vous coupe pardon parce que la conférence de presse commence tout de suite. Roland l'escure. Le ministre de l'économie qui prend la parole. Le prix du pétrole, je le rappelle, ça peut sembler loin, était descendu à 70 dollars le baril. Le prix de l'essence à la pompe, c'est évidemment l'essentiel pour nos concitoyens, avait commencé à baisser. forcé de constater que cette rentrée présente une situation dégradée. Elle est dégradée dans le monde, mais elle est dégradé aussi au quotidien au niveau du prix à la pompe. Et c'est la raison pour laquelle à la demande du premier ministre, nous avons décidé de faire évoluer les dispositifs de soutien compte tenu d'un contexte international qui s'est détérioré et des difficultés auxquelles sont confrontés nos

0:43

concitoyens. L'enlisement de la situation. Le regain de tension se traduit par une hausse des prix de l'énergie, du gaz et du pétrole et donc du prix à la pompe. Le prix du diesel a retrouvé son prix le plus haut depuis le début du conflit et le prix de l'essence, pour des raisons que je vais présenter rapidement, a désormais dépassé son précédent pic. Nous avons conscience que la situation est très dure pour nos concitoyens, pour ceux qui prennent leur voiture pour aller travailler tous les jours, notamment les plus modestes. C'est pourquoi le Premier ministre a décidé que nous vous présentions aujourd'hui une réponse qui est amplifiée, une réponse qui est élargie, une réponse est important évidemment David Amial y

1:28

reviendra qui préserve l'équilibre de nos finances publiques. Pourquoi en nous pourquoi nous en sommes là ? Pardon. D'abord rappeler que c'est une situation que nous n'avons pas choisi. Elle s'impose à nous. Elle s'impose à nous toutes et nous tous. C'est la conséquence d'un conflit qui bloque des voies de passage stratégique du commerce mondial par lesquels transitait une bonne partie du carburant, du gaz et du pétrole. On a mis ici une carte des flux mondiaux. Euh vous la connaissez évidemment. La nouveauté, c'est qu'au-delà du D3 d'Ormous, dans lequel la circulation est très très limitée, les attaques des outils sur le pipeline

2:11

saoudien d'est en Ouest qui permettai de rejoindre euh la mer rouge ont limité la capacité de l'Arabie Saoudite à exporter du pétrole. Ils ont par ailleurs limité la circulation au sein de la mer rouge. Je vous rappelle aussi que les frappes de l'Ukraine sur les capacité de raffinerie en Russie montre avant tout une capacité de l'Ukraine à se défendre et à se projeter mais ont un impact très concret, c'est que la Russie est désormais importatrice nette de produits raffinés, notamment d'essence et de diesel, ce qui rajoute de la tension sur le commerce mondial. Les raffineries, notamment les raffineries aux États-Unis, sont entrées pour certaines d'entre elles dans une phase de révision régulière qui fait que là aussi les flux

2:56

en provenance des États-Unis sont limités par rapport à celles et ceux qu'on avait depuis le printemps. Je rappelle que 20 millions de barils passaient par le D3 d'ormous au début de la crise. Le blocage de cette route maritime, le blocage des autres routes fait qu'aujourd'hui on a moins de volume de pétrole dans le monde, moins de volume de produits raffinés dans le monde. Et ça évidemment ça a une conséquence très concrète. Dans le monde depuis le début du conflit, c'est plus de 500 millions de barils qui ont été déstoqués par les pays consommateurs de pétrole. Il y a moins de produits disponibles dans le monde, ce qui évidemment fait augmenter les cours, donc les prix à la

3:40

pompe. Certaines zones du monde, extrêmement dépendantes aux hydrocarbures ont des difficultés d'approvisionnement. Je veux être très clair, ce n'est pas le cas de la France. Nous ne nous approvisionnons pas dans les zones que je mentionnais. Nous avons maintenu un approvisionnement extrêmement euh efficace, que ce soit, vous avez ici sur un graphique les niveaux de stocks commerciaux, de l'essence, du kérosène, du diesel et du pétrole. Nous n'avons aucun problème d'approvisionnement en France sur aucun de ces carburants. C'est le cas depuis le début de la crise. Je rappelle que par des dispositifs de ce suivi extrêmement précis, nous suivis nous suivons pardon la situation au jour le

4:23

jour avec 2 mois de visibilité. Je peux évidemment aujourd'hui vous affirmer que pour les de mois qui viennent, nous n'avons aucune inquiétude. Mais évidemment, il faut se préparer à une dégradation possible de la situation. Je ne suis pas Donald Trump, je ne suis pas non plus patron des gardiens de la révolution iranienne. Les incertitudes restent fortes et nous devons nous y préparer. Et c'est tout le sens des initiatives portées par le président de la République depuis maintenant plusieurs jours à la fois à Paris lors de rencontre avec le premier ministre irakien. avec des représentants du royaume de l'Arabie Saoudite, avec à New York hier le président des États-Unis pour s'assurer qu'on puisse détendre la situation d'approvisionnement et s'assurer, c'est

5:05

essentiel, que la France ne fasse jamais face à des défis d'approvisionnement. Vous l'avez entendu hier, le président de la République a évoqué avec le président Trump l'idée d'un moratoire sur les frappes sur les capacités énergétiques en Russie et en Ukraine qui permettrait par exemple de détendre un peu la situation dans cette région du monde. Le président de la République est au travail à New York à Paris pour limiter les tensions géopolitiques et essayer évidemment de libérer le détrous dont on sait qu'il est le nœud économique de ce conflit. Nous suivons la situation avec la plus grande attention. C'est dans l'intérêt de nos concitoyens. Le lien entre la carte que je vous montrais tout à l'heure et le

5:49

prix à la pompe de nos concitoyens, il est direct. Notre soutien immédiat, on va y revenir, je souhaite le rappeler, se combine avec une stratégie de plus long terme pour sortir de la dépendance aux hydrocarbures. La meilleure manière de résister aux crises futures, c'est d'en être immunisé. c'est de continuer à électrifier la France. Nous le faisons depuis plusieurs mois et ça fonctionne. 40 % des véhicules vendus en France était des véhicules électriques. Cet été, leasing social, et c'est une annonce que je vous fais a désormais convaincu dans sa 3e lignée 50000 véhicules il y a 2 ans, 50000 véhicules l'année dernière, on a ouvert la nouvelle édition du leasing

6:33

social. 34000 demandes ont d'ors et déjà été enregistrées. Nous permettons à nos concitoyens de passer à l'électrique. Stéphanie Ristble avec un dispositif adapté pour les aides à domicile. Face aux crises, à long terme, nous en restons convaincus, la réponse réside dans l'électrification. Mais pour autant évidemment, nous devons continuer à aider nos concitoyens qui sont en première ligne, qui travaille et dont le prix du plein a fortement augmenté. Dès le début de la crise, l'État a apporté une réponse immédiate avec des mesures ciblées, des mesures adaptées, des mesures temporaires en gardant en ligne de mer de ligne de mire pardon la

7:16

préservation de nos finances publiques. Cette stratégie, elle est inchangée. Nous allons amplifier, élargir, rester agile, mais nous restons convaincus que c'est en concentrant nos aides sur ceux qui ont le plus besoin, secteur ou concitoyen, que nous aurons un dispositif d'aide efficace et économe de nos deniers publics. Je vais passer maintenant la parole à David Amiel. David,

7:48

merci beaucoup. Bonjour euh, bonjour à tous. pour rappeler évidemment le contexte dans lequel s'inscrit ce moment, le contexte social, le contexte économique qui vient d'être appelé par le ministre de l'économie et des finances, mais aussi le contexte budgétaire. J'ai vu refleurir ces derniers jours, ces dernières semaines des mensonges qu'on avait d'ors et déjà entendu au début de la crise. Le premier mensonge, c'est évidemment celui selon lequel il y aurait une cagnotte. Or, les chiffres le montrent. Les chiffres que nous publions de manière inédite d'ailleurs tous les 10 jours depuis le début de la guerre dans le D3 d'Ormous. Les recettes fiscales liées au carburant, c'est-à-dire la TVA d'une

8:29

part et les assises de l'autre, diminue. Nous avons ainsi une perte de recette fiscale uniquement liée au carburant, je ne parle pas là de l'effet sur le reste de l'économie, j'aurai l'occasion d'y revenir, de 407 millions d'euros par rapport à ce qu'on observait l'année dernière dans un contexte où il n'y avait pas la guerre dans le D3 d'Ormous et l'augmentation des prix du carburant. Pourquoi ? parce que nous avons deux impôts principaux sur le carburant, sur le prix à la pompe. La TVA d'une part qui elle a tendance à augmenter quand les prix augmentent, mais aussi l'accise qui elle ne dépend que du volume consommé et qui évidemment baisse drastiquement quand les prix augmentent et que les volumes consommés reculent. Et la somme des deux qui donneent les

9:08

recettes fiscales liées au carburant est aujourd'hui très négative pour les comptes publics. De l'ordre, je le rappelais et c'est indiqué sur la présentation qui est faite ici de 407 millions d'euros. Et donc c'est mon premier message aujourd'hui. Il n'y a pas eu, il n'y a pas et il n'y aura pas de cagnotte. Et pour tous ceux qui en douterait, ce principe que nous avons constaté lors de l'année 2026 à la demande du premier ministre, on va le sanctuariser pour l'année 2027. Et donc dans le cadre du débat parlementaire, le gouvernement proposera un amendement qui prévoira que si jamais un jour il y avait un éventuel surplus, et ben évidemment l'ensemble serait immédiatement restitué aux Français sous la forme d'aide supplémentaire.

9:53

Parce que mesdames et messieurs, il suffit désormais de constater la réalité. Nous avons un déficit public qui se dégrade depuis le début de la guerre dans le D3 d'Ormous. Nous avons des taux d'intérêt qui ont considérablement augmenté dans l'ensemble du monde développé, mais ils sont à 4,5 % aujourd'hui en France. Et tout cela nous oblige évidemment pour protéger le pouvoir d'achat des Français parce que la hausse des taux d'intérêt percute aussi le pouvoir d'achat des Français. C'est derrière des gens qui ont plus de difficultés à contracter un crédit immobilier. C'est des entreprises, petites entreprises qui ont plus de difficultés également à contracter des prêts, des crédits. C'est les crédits à la consommation qui se renchérissent pour éviter que cela pèse

10:35

sur le pouvoir d'achat des Français. Pour préserver nos comptes publics, nous devons avoir une stratégie d'aide temporaire, d'aide ciblée et d'aide financé. Parce que au fond, nous avons deux adversaires dans cette crise. Le premier c'est l'immobilisme et le seconde. L'immobilisme, évidemment, il serait impossible, insoutenable, insupportable. Je pense évidemment à tous les Français qui aujourd'hui ont besoin de leur voiture pour aller travailler, pour emmener leurs enfants à l'école, pour accompagner un proche et qui ont besoin d'être davantage soutenu. Et mes collègues feront à l'instant des annonces pour continuer à intensifier notre réponse. Mais le secondnemi, ce serait évidemment le mensonge et promettre tout et n'importe quoi serait

11:20

se moquer des gens. Et ceux qui aujourd'hui viennent annoncer des baisses d'impôts générales annonceront demain des hausses de taxes générales pour pouvoir les compenser. Nous ne serons jamais le gouvernement qui promet d'une main pour aller ensuite reprendre de l'autre. Et c'est la raison pour laquelle nous avons cette stratégie d'aide temporaire, d'aide ciblée et d'être financé par des économies budgétaires. Celles que nous avons mise en œuvre depuis le déclenchement de la guerre dans le D3 d'Ormouse. Celles aussi évidemment qui seront proposées dans le cadre du projet de loi de finance et qui nous permettent d'apporter des aides réelles parce que des aides qui ne seront pas reprises demain aux Français qui en ont besoin. Voilà mesdames et messieurs, je vous

11:58

propose maintenant de donner la parole à ma collègue Ma Brégon.

12:08

Merci chers collègues. Roland l'escur l'a dit depuis le début de cette crise, on a fait le choix d'une méthode. Cette méthode, elle est simple, c'est agir de manière ciblée, de manière concrète, en priorisant nos dispositifs de soutien vers celles et ceux qui sont le plus exposés aux hausses des prix de l'énergie et depuis plusieurs mois maintenant. Parmi eux, il y a évidemment tous nos concitoyens qui n'ont pas d'autre choix aujourd'hui que de prendre leur voiture pour aller travailler. Je pense notamment à ceux qui vivent loin de leur lieu de travail, à tous ceux pour qui la voiture n'est pas une option mais bien une nécessité du quotidien et ils sont très nombreux. C'est le sens des mesures que nous présentons aujourd'hui, encore une fois cohérente

12:51

avec la doctrine et la méthode qui a été celle du premier ministre depuis le premier jour de cette crise et à la demande de Sébastien Lecnu. Nous allons donc renouveler l'aide au grands rouleurs pour les mois d'octobre et de novembre et élargir le nombre de Français pouvant en bénéficier. Concrètement pour ces bénéficiaires, cette aide représentera l'équivalent de 40 centimes par litre de carburant pour 3 mois en moyenne, soit une indemnité totale versée de 100 €. Au total, c'est donc 5,5 millions de Français. 5,5 millions de français qui seront éligibles à cette nouvelle aide

13:35

de 100 € contre 3 millions de français pour la précédente, soit 2,5 millions de nos concitoyens en plus. Nous l'élargissons ainsi à des catégories de revenus plus importantes jusqu'à 2035 € nets par mois pour une personne seule, jusqu'à 614 € net par mois pour un couple avec enfant, ce qu'on appelle techniquement les déciles 6 et 7. Ça s'explique bien. Les Français le comprennent évidemment puisqu'ils le vivent au quotidien. Cette crise dure, une usure réelle se fait sentir. Un impact de plus en plus fort sur le pouvoir d'achat des Français, notamment modeste justifie cet élargissement et ce

14:20

renouvellement encore une fois de cette aide de 100 €. C'est un effort important mais c'est un effort qui reste ciblé encore une fois vers ceux qui sont les plus touchés par ces hausses des prix à la pompe. La crise dure depuis près de 6 mois, je l'ai dit et son impact sur le pouvoir d'achat est évidemment croissant. Par ailleurs, le versement de cette aide sera simplifié. Là encore, on tire les leçons de la précédente aide déployée. Pour ceux qui sont déjà inscrits dans le dispositif, à savoir les Français ayont déjà bénéficié de la précédente aide grand rouleur et dont les services de Bercy disposent des informations nécessaires, le versement

15:01

sera automatique. On parle là des 1,2 million de Français qui ont déjà demandé toucher l'aide de 100 € ces dernières semaines ou ces derniers mois. Ils n'auront donc aucune démarche supplémentaire à faire pour recevoir cette aide. Le versement interviendra de manière automatique. Pour les nouveaux bénéficiaire, la plateforme en ligne sera accessible simplement et rapidement. Toutes les informations permettant de vérifier son éligibilité et de demander l'aide, y seront évidemment disponibles et expliqués. Et je tiens à préciser, pardon, enfin qu'au sein de cette prolongation, une adaptation au territoire ultra marin est en cours de finalisation avec les acteurs de terrain.

15:44

Comme d'habitude, donc le guichet sera disponible sur impo.govouvre.fr en octobre. Je voudrais ensuite vous dire un mot du chèque énergie [grognement] qui est ce dispositif de soutien au ménage modeste versé habituellement en avril. C'était déjà le cas en avril dernier. Et là aussi, nous voulons donner de la visibilité aux Français. Le chèque énergie sera bien maintenu dans le budget 2027. En tout cas, c'est ce que nous proposerons au Parlement lors du dépôt du projet de loi de finance 2027 dans la copie donc que le gouvernement proposera. C'est un dispositif essentiel pour les ménages au revenus modestes qui permet de prendre en charge une partie

16:27

de leurs dépenses d'énergie. Cette aide peut être utilisée directement pour régler les factures d'énergie en version papier ou en ligne. Et les bénéficiaires peuvent également choisir de l'affecter automatiquement à leur facture d'électricité ou de gaz. En avril dernier, le premier ministre Sébastien Lecornu avait déjà permis d'étendre son versement automatique à 700000 nouveaux bénéficiaires. Concrètement, c'est donc 4,5 millions de bénéficiaires qui recevront ce chèque automatiquement avec des montants allant de 48 à 277 € fonction du revenu du ménage. Et nous avons également décidé d'avancer son

17:10

versement. Il est normalement versé en avril, il sera versé en janvier en tout début d'année 2027 dans un moment de forte tension sur les prix de l'énergie. Le maintien d'une part et le versement d'autre part au cœur de l'hiver plutôt qu'au printemps au moment où les factures sont les plus importantes donc relève du bon sens. Voilà, vous l'avez compris, notre objectif est simple. Il est cohérent avec les engagements du Premier ministre. D'une part, ne laisser aucun secteur exposé sur le carreau et d'autre part continuer de manière ciblée, de manière responsable vis-à-vis de nos finances publiques à être au côté des Français les plus modestes qui travaillent. Je reviendrai pas sur ce que Roland Lcur disait mais c'est

17:55

évidemment parfaitement juste. Il s'agit là de réponses de court terme. Il y a aussi des réponses de moyen et de long terme. Les réponses structurelles. Cette réponse c'est d'abord et avant tout le plan d'électrification, le déploiement du plan d'électrification avec les bons résultats notamment sur l'achat de véhicules électriques qui ont été explicités par Roland l'Escure tout à l'heure. On continue dans cette voie là. On aura l'occasion de proposer une phase 2 du plan d'électrification, mais on continue à marcher sur nos deux jambes, répondre à l'urgence et préparer l'avenir. Je vous propose de passer la parole à Serge Papin, voilà, qui va embrayer sur un certain nombre de mesures sectorielles. [raclement de gorge]

18:38

Merci Maude. Roland l'escur l'a rappelé. ce que nous vivons, nous l'avons pas choisi. Ce conflit a surgi évidemment, il a des conséquences sur le pouvoir d'achat des Français mais aussi sur la trésorerie des entreprises. Face à cela, on fait front commun. Ma collègue ministre de l'énergie vient de présenter la part que l'État prend pour soutenir les grands rouleurs. Mais faire front commun, c'est aussi permettre aux entreprises de soutenir leurs salariés pendant la période. Pour cela, il y a un outil qui s'appelle la prime carburant. L'employeur qui le veut et qui le peut laverse à un salarié. Nous allons l'étendre à de un plafond qui passe de 600 à 1000 €. C'est une prime qui est

19:23

défiscalisée et euh des qui qui n'a pas de charge salariale dessus bien sûr hein. Nous faisons ainsi de la prime carburant, une aide concrète aussi au pouvoir d'achat actionnable par les entreprises au bénéfices de leurs salariés. Faire front commun, c'est aussi mobiliser nos services services de l'État pour soutenir la trésorerie des entreprises par des reports de cotisation sociale ou des étalements de dette fiscal si nécessaire. Et pour cela, je le dis au chef d'entreprise, plus vous saisissez tôt, mieux ceux qui s'en occupent au niveau de l'État pourront vous aider. Les coordonnées de ces personnes sont directement en ligne. Leur numéro de portable, leur adresse mail, vous pouvez les appeler, sont les conseillers

20:06

départementaux CD ou les commissaires à la prévention CRP. Faire front commun, c'est aussi aider les secteurs et les professions les plus exposées à cette hausse inédite du prix du carburant. C'est notre philosophie depuis les premiers jours de cette crise. Mes collègues Stéphanie Rist pour la santé et Catherine Chabau pour la pêche détailleront les dispositifs qui sont propres à leur secteur. [grognement] Et moi, je vais parler d'abord du BTP. Ces entreprises qui ne peuvent pas du jour au lendemain se passer de GNR pour faire tourner leurs engins de chantier. L'aide sera donc prolongée de 20 20 centimes par litre. On l'avait mise en place pour les

20:50

entreprises de moins de 50 salariés. On la prolonge jusqu'au 31 décembre. Ce sont entreprises qui sont éligibles à cette aide. Et pour celles qui ont besoin de trésorerie rapidement, BPI France a mis en place ce qu'on appelle des prêts flash, des prêts d'urgence qui sont disponibles rapidement. Pour les agriculteurs, l'aide GNR est également reconduite jusqu'au 31 décembre et je rappelle les travaux de consultation aussi des agriculteurs qui sont en route, qui sont menés par ma collègue Annie Jeunev dans un plan plus global appelé plan sécheresse agricole. Enfin, je veux rebondir sur la règle d'or qu'a évoqué mon collègue David Damiel. Cette règle

21:34

évidemment, elle s'applique à l'État comme à tous les acteurs de la chaîne carburant. La surveillance des marges de transport et de distribution se poursuit d'autant plus attentivement que les prix des produits raffinés ont augmenté. Donc tout le monde doit jouer le jeu et j'y serai particulièrement vigilant. Nous avons un observatoire que nous mettons à jour chaque semaine et qui permet d'évaluer l'évolution des marches des distributeurs de carburant. À ce jour, on n'observe pas d'effet d'OBen, mais si nous venions à constater justement des dérapages, on prendra très vite des mesures notamment pour encadrer les marges. Tout cela est prêt. Nous continuons avec mes collègues à suivre

22:19

l'évolution de la situation jour après jour. Ce conflit, nous ne l'avons pas choisi mais nous choisissons ensemble de faire franc commun pour les Français, pour les entreprises et pour les travailleurs. Voilà, je passe la parole maintenant à ma collègue Catherine Chabau.

22:38

Cette crise impacte directement la rentabilité des entreprises de pêche et ça a été rappelé euh par mes collègues et depuis le début, le gouvernement est au côté des pêcheurs avec un objectif leur permettre de continuer à sortir en mer et de pouvoir rémunérer leurs équipages, exercer leur travail dans de bonnes conditions, alimenter toute la chaîne de valeur jusqu'à nos assiettes. Alors ces aides carburants pour les pêcheurs vont donc être prolongés. jusqu'à la fin de l'année, jusque fin décembre. C'est inédit car nous donnons de la visibilité sur 4 mois. Le montant de l'aide sera par ailleurs indexé à l'évolution du cours du carburant au maximum de ce que permet le cadre

23:22

européen, quelle que soit la hausse des cours dans les semaines à venir. Alors concrètement, cela signifie que l'aide couvrira 70 % de la hausse des coûts du carburant par rapport à la situation d'avant-crise. concernant les versements de ces aides, les paiements ont été accélérés considérablement ces dernières semaines et nous maintenons ce rythme. Pour la deuxième phase, le guichet ouvrira dans les tout prochains jours et nous prenons l'engagement que chaque dossier sera payé, chaque dossier complété sera payé sous maximum 4 semaines. Enfin, pour répondre aux difficultés de trésorerie, le gouvernement met en place un prêt à

24:05

taux zéro garanti par l'État qui pourra aller jusqu'à 50000 € et qui sera opéré par le réseau territorial de BPI France au plus près des entreprises. Les armateurs pourront demander ce prêt dès le 1er octobre à travers un formulaire dédié sur le site de BPI France et il sera versé à partir de mi-octobre. Il s'agit là d'un prêt à court terme, 36 mois avec la possibilité d'un différé de remboursement de 12 mois sans garantie ni collatéral demandé à l'emprunteur. Je le rappelle, c'est donc un prêt qui vise à soulager les entreprises des les trésoreries des entreprises qui ont le plus besoin. Voilà, je vous remercie. Je vous passe je passe la parole à ma

24:49

collègue Stéphanie Rist. Merci. Bonjour. Je voudrais vous parler des professionnels qui utilisent leurs véhicules personnels pour prendre soin de nous. Pendant la canicule, j'ai eu l'occasion de le dire, il y a eu une surmortalité des personnes à domicile qui a mis et qui a confirmé l'importance des professionnels qui viennent prendre soin de nos familles, de nos enfants à domicile. Et donc, je vais vous parler des aides pour les infirmières libérales qui ont l'aide élargie au grand rouleur de 100 € si elles peuvent en bénéficier

25:33

avec et j'ai demandé à l'assurance maladie qu'il puisse avoir une information sur les modalités pour obtenir cette aide dans le cadre pour éviter un éventuel non recours. Nous créons par ailleurs pour ces infirmiers dont certains font énormément de kilomètres, plus de 100 km par jour, nous créons un bonus territoire ruralité de 80 € qui pour les infirmiers qui feront plus de 100 km par jour, ça correspond à plus de 25000 infirmières dans notre pays auront ce bonus de 80 €. Enfin, pour ces euh infirmiers et infirmières, il aura la possibilité de repousser euh si elle le souhaite le

26:17

paiement de leur cotisation euh URSAF sans pénalité. Maintenant, concernant les aides à domicile, vous le savez, au printemps, nous avions pu apporter des mesures pour ces professionnels qui sont des professionnels que chacun d'entre nous connaît parce qu'elles s'occupe des personnes les plus fragiles. C'est des professionnels qui ont très souvent avec un qui travaillent avec un temps de travail partiel le plus souvent subi et qui ont en moyenne un salaire de 700 € par mois par mois. Il y avait des mesures dont je euh Roland l'Escure a pu en parler, notamment le leasing social pour obtenir une voiture électrique entre 50 et 100 € par mois qui est toujours disponible. Mais nous rajoutons

27:00

pour ces aides à domicile l'accès spécifique à l'aide grand rouleur, donc de 100 € pour toutes celles qui utilisent leurs véhicules personnels, qui travaillent un mi-temps ou plus et qui font 30 km par jour. C'est des professions itinérantes et qui ont besoin de pouvoir entrer dans ce dispositif. Et comme elles sont dans des situations euh de euh fragilité, nous euh créons euh cette extension d'aide grand rouleur pour ces professionnels. Enfin, dans le cadre du déplementaire, nous sera porté la question d'un dispositif de stabilisateur économique

27:43

qui sera structurel pour les professionnels de santé à domicile et qui permettra selon le débat que nous aurons dans le budget de pouvoir régler ces àoups de hausse de carburant. Voilà, je vous remercie. Merci. Merci madame la ministre. Euh on entend bien ici ou là dans cette période électorale euh certaines et certains qui veulent souffler sur les braises. Nous entendons les inquiétudes des Françaises et Français qui parfois d'ailleurs s'expriment sous la forme d'une colère. Et ces inquiétudes et cette colère, elles sont euh sincères et nous devons y répondre et c'est ce que nous faisons aujourd'hui. Nous amplifions les aides hein en augmentant certains soutiens comme l'aide au gros rouleur de 20 centimes en moyenne à 40 centimes sur 3

28:28

mois, octobre, novembre et décembre. Nous l'élargissons avec plus de 2 millions de nos concitoyens qui seront concernés, y compris des dispositifs spécifiques pour des person des des populations comme les infirmières particulièrement en première ligne. Et nous allons rester agiles parce que nous l'avons montré depuis 7 mois, nous savons nous adapter à l'évolution de la situation. Nous allons continuer à la suivre, s'assurer qu'on ait aucun enjeu d'approvisionnement en France et évidemment adapter nos dispositifs en temps, j'allais dire réel. En tout cas, au fur et à mesure que cette crise se développera, nous souhaitons préserver les plus modestes, les travailleurs, rester au côté des Français dans un moment difficile. Merci. Merde.