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interviewJean-Luc Mélenchon· 16 juin 2026 31 min

Jean-Luc Mélenchon invité de l'émission « Face aux Outre-mer »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bienvenue face aux Outremè. C'est la rencontre avec une personnalité politique nationale pour l'amener à développer sa vision des outresem. Bonjour Jean-Luc Mélenchon.

Bonjour. Vous êtes le fondateur de la France insoumise et à nouveau candidat à l'élection présidentielle. En 2022, vous aviez rassemblé 40 % des souffrages au premier tour de la présidentielle dans les outresemers et jusqu'à 56 % en Guadeloupe.

Vous portiez alors le thème de la créolisation, un thème cher au Martiniqueté Édouard Glissant. Désormais, vous incarnez cette nouvelle France que vous définissez notamment comme des colonials. À Saint-Denis, lors de votre premier meeting de campagne, vous avez esquisser une relation rénovée entre l'hexagone et les outresemes.

Une relation que va qu'on le voit longuement développé dans cette émission a commencé par la Nouvelle-Calédonie. Et la Calédonie Kanaki ira vers l'indépendance. [acclamation] [applaudissements] Alors concrètement Jean-Luc Mélenchon, entrons dans le vif du sujet.

Si vous êtes élu président de la République dans un an, comment est-ce que vous comptez vous y prendre pour amener la Nouvelle-Calédonie vers l'indépendance ? Est-ce que c'est un simple décret ? Est-ce queon on repart vers un nouvel un nouvel accord de de 25 ans avec l'indépendance au bout ?

Comment vous comptez-vous y prendre ? Bon, je pense il y a eu beaucoup de travail de fait et jusqu'à ce que les mauvaises manières du pouvoir en place, les mauvais conseils qu'ils reçoivent des exagérés anti-indépendantistes sur le territoire, des choses avancées et je le dis alors que tout le monde connaît tout ce qui me sépare de monsieur Manuel Vals, il avait fait du travail avec Bougival. Voilà, il avait fait du travail et il était allé dans une direction qui était surprenante par son audace.

Hm. Pas parce que c'était très neuf ce qu'il proposait, mais la conclusion était l'indépendance association. Ça depuis les années 80, vous êtes plutôt d'accord avec cette cette idée ?

Alors, l'indépendance association euh c'est une très vieille histoire. C'est avant même qu'il y ait Jibaou la fleur, c'était Pisani qui avait inventé ça. Et à l'époque beaucoup de gens lui ricané au nez en disant "Qu'est-ce que c'est que cette histoire indépendant ? association, il faut choisir et Vals a fait avancer.

Alors après, il y a eu plein de maladresse et plein de parties prix pour empêcher mais je demande qu'on réfléchisse à l'énormité que c'est donc il y avait un accord pour l'indépendance association. Alors une fois qu'on sait que pour c'est toujours la meilleure idée pour vous sur en tout cas c'est celle sur laquelle il s'était accordé. Ce dont il faut bien ne jamais se départir c'est de la nécessité de un accord.

Pourquoi ? parce que le peuple français a voté dans son ensemble et il a déclaré qu'il y avait deux peuples sur le territoire, ce qui est une exception unique pour l'instant en France et deuxièmement qu'il y avait une situation coloniale l'un dominant l'autre. Ça c'est les accords de ma un geste magnifique avait été fait par la partie Canac en disant "Nous nous intégrons dans un peuple caléonien, on va dire les ce qu'ils appelaient les victimes de l'histoire, c'est-à-dire ceux qui n'ont jamais exploité personne se trouvent là, sont n là, personne ne choisit l'endroit où il n hein, c'est comme ça." Et je trouve que ce geste d'ouverture était sans précédent aussi dans l'histoire des violences décoloniales de la France.

Alors est-ce que vous moi ça me paraît d'une simplicité absolue. Ce qui m'a frappé c'est que le débat était au mauvais endroit puisque je ne parle pas des élections ni de tout ça. On va laisser cette question de côté pour se concentrer sur la question de l'indépendance association.

Dans Indépendance Association, il y a Ind association. Il faut le prendre dans cet ordre-là. Bon mais alors apparemment tout le monde était d'accord mais je pose une question.

Quand le peuple français a-t-il donné son accord ? À quel moment ? Alors, comment est-ce que vous faites une fois élu peut-être à l'Élysée l'année prochaine ?

Vous consultez les Français, vous remettez l'accord de bou. Attendez, je demande comment entendre parce que il y a deux parties dans cette affaire. Il y a le peuple français et le peuple caléonien pour résumer et ne et ne blesser personne.

C'est-à-dire la la canaki partagée entre deux camps politiques. Bien. Donc moi je me je suis un élu, j'ai été un élu de la République française.

Je pose la question et je demande au Canac comme aux autres de m'entendre. Quand le peuple français a-t-il donné son avis ? Le peuple français est pas un décor et la France n'est pas seulement ceux qui le gouverne.

La République n'appartient pas à celui qui la préside. Dès lors, il faudrait commencer par l'indépendance. et l'indépendance.

Il faudrait demander aux Français dans leur ensemble s'ils sont d'accord pour que la Kanaki Nouvelle-Calédonie, je je l'appelle comme ça, je sais que le congrès du territoire a décidé que c'était Calédonie. Par respect, je dis Calédonie Kanaki. Voilà, il faut donc que d'abord le peuple français se Ça c'est la première étape.

Dans les 6 mois, dans les 1 an après votre élection, le peuple français en général devra voter oui ou non à l'indépendance de la catégorie. Mon souci numéro 1, c'est dans la relation à l'ensemble des territoires et départements d'outreem de sortir définitivement de la violence. Donc plus vite on règle les problèmes, plus vite on met en place un cadre, plus vite on est tranquille pour discuter sérieusement du reste.

Alors si le peuple français vote en faveur de l'indépendance, comme il y aura de très nombreuses organisations pour le recommander et que l'indépendance est acquise par le peuple français, la Calédonie sera indépendante. On peut Mais à quoi ça servirait puisque la décision est prise ? Donc je demande bien que tout le monde entende il y a deux parties dans cette affaire.

La France est pas un décor. C'est elle qui a envahi en tant que nation et c'est elle qui doit décoloniser. Dans son ensemble, le peuple doit se prononcer une fois qu'on en sera là.

C'est très facile d'ouvrir la discussion à propos des méthodes de l'association. Je suis plus qu'un autre sans doute conscient de cela. Je connais bien le dossier de la Calédonie Kani.

Je [grognement] m'y intéresse et je participe au débat parlementaires sans exception depuis 1986. Et tout le monde sait que j'avais une relation amicale euh euh avec Jean-Marie Dibaou qui m'est arrivé l'une fois ou l'autre de faire un peu de la liaison quoi par un canal qui était là. Voilà.

Voilà. Mais si on résume première étape référendum national sur l'indépendance ou non la Nouvelle-Calédonie et ensuite on entame des discussions pour peut-être arriver à une indépendance association à une association privilégiée avec la écoutez sinon quelle est la situation depuis quand les Français décideraient-ils que ils sont une nation curieuse qui contiendrait une autre nation ayant son siège au aux Nations- Unies ayant sa monnaie alors qu'est-ce que c'est que cette histoire quand est-ce qu'on a décidé d'être en état fédéral contenant un Tout ça absurde. Personne n'a l'air de s'en souci.

Et les grands patriotes que j'entends ici ou là pas ne se dit mais les français là-dedans, c'est que c'est ils ont des droits après l'association c'est pas le plus dur à organiser. On connaît en gros les contours de ce que ce sera. Bien sûr qu'il continuera à y avoir des transferts de moyens financiers.

Ça va de soi. Nous ne pouvons pas décider qu'on en a plus rien à faire d'un d'un territoire avec lequel on a vécu pas le rouinet d'une minute à l'autre après le le deè après le référendum. n'existe pas tout ça.

Ce ce sont des histoires de de gens qui n'ont rien appris de l'histoire et qui sont des violents pour la violence. Lorsque l'indépendance de l'Algérie s'est faite et ce fut quelque chose de particulièrement cruel et dur à vivre pour les populations d'origine européenne et extraordinairement joyeux et enthousiasment pour le peuple algérien qui venait de gagner sa guerre. Mais on aurait pu penser que les choses en étaient en point au plus personne se parlerait.

C'est pas du tout ça qui s'est passé. Et justement Sonia Best, l'une des leaders du mouvement des non indépendantistes, vous a dit "Non, ce n'est pas Paris qui décide pour nous." Et puis on a beaucoup repranché pour rester pardon sur les nom indépendantistes sur la question justement vous l'abordiez.

On en fait quoi de ces non indépendantistes ? Vous vous avez connu cette exil forcé au lendemain d'une indépendance, celle de du Maroc quand vous étiez enfant ? Moi d'Algérie parce que ma famille était en Algérie.

Moi je suis du Maroc. Algérie justement comment est-ce que vous répondez à cette crainte qui qui peut exister parmi eux ? répond que le meilleur moyen de régler cette question, c'est de ne pas provoquer de guerre avec le peuple Canac.

La cruauté, la brutalité, les injures, le racisme, tout ça, c'est de trop. Car il y a dans la démarche Canaque quelque chose qui est unique dans notre histoire, c'est que c'est eux qui tendent la main et ils le font en qualifiant de victime de l'histoire. Donc ce que je crois profondément, c'est que les Canaques sont partisans de la vie en commun, du moment. que des règles de vie commune sont respectées.

Je pense donc que la population d'origine européenne s'alarme en vain. H alors évidemment qu'aujourd'hui c'est tellement tendu que on peut comprendre mais les choses n'en seraient pas arrivées à ce point si on ne s'était pas à ce point désintéressé de la réaction des Canaques. Parce que quand le président Macron décide de faire des élections en référendum anticipé, il commet une erreur gigantesque.

Et bien des voix se sont chargés de lui dire "Vous faites une erreur, ne faites pas ça. Ne considérez pas que quand les Canaques vous disent nous sommes en période de deuil", vous dire "Ouais, tout ça c'est de la comédie, je m'en fiche". Non, il faut respecter les gens comme ils sont dans leur coutume, dans leur manière d'elle.

Et puis il y a les Canaques et il y a les OANs aussi qui sont là. Oui. La France serait moins belle sans la Nouvelle-Calédonie, avait dit Emmanuel Macron.

Mais si vous me prenez par les sentiments, c'est une autre affaire pour ma part. C'est parce que oui, vous avez évolué quand même sur la question de l'indépendance juste avant les trois référendums. C'est ce que vous alliez dire.

Je crois vous vous disiez si je faisais parler mon cœur, je disais je dirais restons ensemble. Dans le programme 2022 de l'avenir en commun, vous disiez construire l'avenir de la Nouvelle-Calédonie dans le respect des référendums. Les trois qui ont dit non à l'indépendance, vous avez évolué sur cette question.

Euh non, je dis toujours la même chose. Moi, j'ai de l'affection, de l'attirance pour la Kanie où j'ai de nombreux amis. Euh j'ai créé des liens par la force des choses quand vous vous intéressez à l'histoire.

Mais je dis tout le temps la même chose. L'indépendance, c'est le point de passage obligatoire. Et je continue à dire bah j'aimerais mieux qu'on nit pas tout gâché et qu'on on aurait pu rester ensemble.

Vous savez, il y a des territoires et des départements d'outreem qui n'envisagent nullement si peu que ce soit l'autonomie. Je pourrais prendre parler de Bah oui, vous par exemple ce n'est pas parler, on va clore la page Nouvelle Calédonie s'il vous plaît. Bon, on va la terminer en disant que moi je leur souhaite de tout mon cœur euh paix, concorde et je leur promets l'indépendance si je suis élu et et si le peuple français vote pour pour l'indépendance français qui doit décider.

On va très vite pour terminer cette partie. Michel Rocard, c'était la référence incontournable dans ce dossier. Vous, votre repère, c'est plutôt François Mitteran.

Il s'était rendu une fois en Nouvelle-Calédonie en janvier 1985. On écoute un extrait. On pouvait avoir le sentiment que il leur faudrait beaucoup de temps pour pouvoir de nouveau retrouver un langage.

Ce matin et cet après-midi, ce langage, je l'ai entendu. Celui du dialogue sera subi de la Concorde. Il y a encore tout ce chemin à faire mais seul le dialogue permettra d'aller au terme que nous nous sommes fixés.

François Mitteran dans ce dossier, on l'a un petit peu oublié. C'est Michel Roard qui prend toute la lumière. Est-ce que François Mitteran, c'est une source d'inspiration pour vous dans ce dossier calédonien ?

Qu'est-ce qu'il vous inspire ? Oui, parce que je l'ai vu faire, que j'ai eu l'honneur d'être ici et là parfois sur un petit aspect ou l'autre associé à ce qui se faisait. Je peux vous dire que c'était son affaire.

Je ne veux pas réduire les mérites de Michel Recard parce que c'est quand même lui qui a été sur le front opérationnel. Il y avait des différences quand même entre les deux. Ah bah sans doute qu'il y en avait-il mais moi je c'était pas mon propos.

Euh moi, j'avais choisi une position politique. Euh le président Mitteran euh euh si s'y liit, Michel Recard, il y avait pas de faille. Peut-être que dans la conduite de de l'affaire, il y avait des différences de points de vue, mais j'ai pas eu à en constater.

Ce que je sais, c'est que j'ai saisi peut-être, parce que je suis pied noir euh d'origine, l'extraordinaire de cette situation car il faut considérer Giibao dans toute sa modération, sa sa maîtrise de lui-même. On avait assassiné tous ses frères quand même, il faut s'en rappeler et dans des conditions horribles de de l'assassinat. Et il se maîtrisait, il mettait en avant l'intérêt de du peuple canal.

Mais j'ai aussi envie de dire que la fleur ça m'a ça m'a soufflé parce que vraiment c'était le dernier personnage dont j'attendais que qu'il ait ce comportement de la main tendue. Jacqu vous qualifiez le provocateur dans dans les années 80. Oui ben d'accord.

Moi j'ai dû le traiter de tous les noms aussi. Ça compte pas. Ce qui compte c'est ce qu'on apporte à notre peuple.

On passe on reste dans le même océan. l'océan Pacifique, la Polynésie française aussi figure sur la liste de l'ONU des pays à décoloniser ou non autonome. Mo Brothererson, le président indépendantiste de ce territoire autonome a une question pour vous.

Il y aura un monsieur Mélenchon, suite à l'élection présidentielle, au mois d'octobre se tiendra aux Nations- Unies la 4e commission. Est-ce que devenu président de la République vous accepterez d'ouvrir le dialogue de décolonisation aux Nations- Unies suite à cette 4e commission avec donc le représentant de la France, les représentants de la Polynésie et le le représentant des Nations- Unies, soit président du comité des 24, soit président de la 4e commission. Voilà, c'est ma question pour vous.

Alors pour expliquer, chaque année cette commission se réunit à New York pour faire le point sur ces territoires non autonomes. Le représentant de la France est présent pour parler de la Nouvelle-Calédonie mais quitte la salle quand il s'agit de parler de la Polynésie française puisque la France ne reconnaît pas cette réinscription sur cette liste des pays autonom non autonomes. Alors Jean-Luc Mélenchon, est-ce que vous accepterez d'aborder cette décolonisation de la de la Polynésie devant les instances de l'ONU ?

Oui bon on verra mais je suis un un partisan comme vous le savez de l'ONU de son intercession. Bon, la position de la France quand elle est constante et là c'est le cas, je dois je je la France commence pas avec moi hein, elle finira pas avec moi fort heureusement. Donc il y a aussi des situations dont on hérite.

Ce qui compte c'est que notre pays ne soit jamais humilié. Et vous êtes prêt à parler librement de décolonisation d'indépendance. Je d'abord je commence par vous parler de si vous voulez bien qu'on parle de la France, je suis d'accord pour qu'on parle de tout ce qu'on veut.

Oui, oui, mais je serais élu président de la République française. Donc, de tous les Français inclu les Polynésiens. Ce que je veux dire à à monsieur Moa Boerson, c'est que d'une part, je le respecte comme homme parce que je le connais, je connais la force de ses convictions.

Même si des fois des gens ont pensé lui faire des reproches, je les juge inapproprié. Je sais que il s'agit d'un indépendantiste et si on me pose la question de la décolonisation, mon étail, je vous dis la chose suivante si vous me permettez de vous appeler par votre prénom. Nous n'avons besoin de personne pour parler car je suis d'accord avec vous.

Tout ce qui est des symptômes de la permanence de la colonisation doit être discuté entre nous car je m'engage à l'élever toutes. Je ne crois pas à une France qui dominerait une partie euh de de ses citoyens. Et je l'ai dit, dès qu'un peuple le dit, le demande par les voies démocratiques normales, et bien il n'y a pas de sujet tabou.

Si vous voulez être autonome, on en parlera. Si vous voulez être indépendant, on en parlera. Je n'enverrai pas la troupe, je n'enverrai pas la CRS8.

Je n'enverrai aucune unité de violence soi-disant de maintien de l'ordre. On a vu ce que ça donnait. Pourquoi ?

C'est la raison pour laquelle il faut bien comprendre mon message parce que sinon après on part dans le décor et ça va pas. J'ai dit seulement quand et la population le demande la discussion s'ouvrira sur l'autonomie. Je n'ai pas l'intention de dire moi depuis ma position toi toi, toi, toi, tu dois être autonome.

Il y a des départements et des territoires qui ne demande pas l'autonomie parce qu'ils se sont construits sur l'idée inverse, celle de l'égalité entre l'Hexagone et les populations locales. C'est le cas de la Réunion. Et ben, parlons de l'autonomie justement.

Et vous comme vous l'avez dit pour les autres territoires qu'il souhaiterait, vous avez parlé d'autonomie sans tabou. Une parenthèse avant d'aborder la Guyan notamment, une parenthèse pour dire un mot de la Corse puisque aujourd'hui 16 janvier l'Assemblée nationale examine un projet de loi constitutionnel pour une Corse autonome au sein de la République. Alors Jean-Luc Mélenchon, vous président, est-ce que vous mènerez cette réforme à son terme ?

Oui, pas de Au départ, j'étais d'avis exactement inverse et dans une conception qu'on a qualifié de Jacobine mais qui me fait toujours sourire quand on met cet adjectif car Pascal Paoli qui est le fondateur d'une certaine manière de l'idéal corse était en jacobin et inscrit au club jacobin. Alors je vais dire d'une manière c'était que ce soit la même pour tous partout. Oui oui mais j'avais j'ai un petit clin d'œil un peu à faire.

Ne confondez pas, s'il vous plaît, euh euh le jacobinisme et le bonapartisme, car l'autoritarisme centralisateur, c'est le bonapartisme qui lui-même était en Corse, mais le jacobinisme n'était pas dans cette démarche. Maintenant, chaque territoire, alors on peut pas discuter si on part pas d'une idée simple. En tout cas, autonomie de la Corse.

Attendez, tous les territoires sont différents. La Corse, qu'est-ce qui m'a fait changer d'avis ? Parce que j'ai lu on dit "Ah, il a changé du tout tout tout." Bah oui, je suis pas borné, je ne suis pas un bulot accroché après son recherchet comme certain'estce qui vous a changé d' et ben le vote des Corses cette blague.

Trois fois de suite, il vote pour des autonomistes [grognement] massivement. Ils ont trois députés autonomistes. Alors moi, qui suis-je ?

Je veux dire "Ah, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Il donne est pas question. Je vous envoie je sais pas quoi moi trois compaging agents de CRS et pourquoi ?" Non, non et non.

Il ne peut pas y avoir d'unité française dans la violence. Les gens qui ne veulent plus être français, ils le disent et ils ne le seront plus. Mais ce n'est pas le cas de la Corse.

Nous avons affaire à une demande d'autonomie étendue. Et j'ai dit à monsieur Gilles Simoni dont je suis extrêmement heureux d'avoir fait la connaissance ces trois dernières années parce que j'ai rencontré quelqu'un qui d'abord avait de l'humour ce qui dans ce genre de situation est pas le [grognement] fait le plus banal. Mais je lui ai dit et je lui redis depuis ce micro respectueusement président vous avez un problème la Corse moi aussi.

Si je suis le président de la République française. Et mais vous avez un deuxième problème, c'est la France. Dans quelle France voulez-vous vivre en tant que il autonome ?

Et bien moi aussi. Donc vous et moi, nous avons exactement le même problème. Je n'ai qu'une condition politique à mettre sur quel que soit le processus d'autonomie.

C'est la suivante : pas de régression sociale ou écologique. Il y a donc une clause de non régression. Si vous voulez faire mieux que la loi républicaine française, alors faites-le comme on le fait par exemple dans les accords d'entreprise, hein.

Le principe de faveur, c'est la loi est la plus forte, la la branche peut faire plus fort, peut faire mieux et l'entreprise aussi, mais pas dans l'autre ordre. Voilà, voilà ce que j'ai à dire. Justement, bah allons directement sur d'autres cas d'autonomie. la Guyane qui est très demandeuse d'un statut d'autonomie lors de votre meeting à Saint-Denis, vous avez dit oui à cette autonomie pour la Guyanne, mais quel qu'est-ce qu'on met dans l'autonomie ?

La semaine dernière, il y a eu un débat très important à l'Assemblée nationale, les élé Guyana qui demandaient à avoir le l'autorisation à pouvoir explorer voir exploiter du des gisements de pétrole qui se trouveraient dans leurs eaux. Alors euh Jean-Luc Mélenchon, est-ce que la possibilité d'explorer ces euh ces euh ces ressources naturelles, est-ce que vous l'accorderiez à la Guyane par exemple ? Alors, il faudrait pour ça changer la loi parce que on commence par là.

L'hypocrisie vient de ceux qui ont levé la main pour la proposition de loi qui avait été déposée par dans le cadre du groupe communiste par les deux élus de la Guyane. Et puis ceux qui ont levé la main pour dire qu'ils étaient d'accord avec. C'est ceuxlà même qui ont voté la loi qui dit le contraire queon pas le droit.

Donc on a une question de fond et elle est très disputée parce que les deux députés Guyanais ont raison sur un point qui est incontestable, c'est que la Guyane a été abandonné et ce qu'il disent c'est laissez-nous décéder nous-mêmes de nos leviers de développement. Non, ça ça n'est pas pensable parce que euh la loi est la même pour tous et si la loi n'est pas la même pour tous, il y a donc un droit à différenciation euh qui fait queon s'interdirait euh bah de décider des choses utiles parce que dans cette affaire, ce qui s'oppose, euh ce sont deux conceptions du développement et à parti prix qui est mondial maintenant de toute une série de secteurs politiques dont les insoumis pour dire nous voulons sortir de la civilisation du pétrole. Donc oui, à l'autonomie de la Guyade.

Mais non, vous ne toucherez pas au pétrole qui est peut-être dans vos sols. J'ai pas dit ça. Je vous dis que on nous a posé une question et elle est tellement embarrassante que pour la première fois, ça ne s'est pas vu mais ça existe, le groupe insoumis, tout le monde n'a pas voté de la même manière.

C'est-à-dire que les deux élus de la Réunion n'ont pas participé au vote. Non, qu'ils étaient indifférents à la question, mais comme eux-mêmes ne réclament pas l'autonomie pour la réunion, il ne voulaient pas donner le sentiment qu'ils allaient dans cette direction, ni donner le [raclement de gorge] sentiment qu'ils allaient contre l'opinion de leurs collègues de la Guyane avec qui ils ont des relations politiques d'amitié et de respect. Donc pour comprendre autonomie à la Guyane, oui, mais la compétence sur les énergies, mais ça se discutera.

Ouais. Mais si vous voulez, nous sommes nombreux à penser que c'est prendre un maximum de risque. Et puis il y a surtout une chose euh qui je crois a échappé au débat.

Si euh il y avait une exploitation du pétrole, ce cette exploitation n'appartiendrait pas à la Guyane. La Guyane, jusqu'à preuve du contraire, c'est le territoire de la France et par conséquent, c'est la France qui aurait les royalty du pétrole. Donc cet élément doit être pris en compte mais je ne veux d'aucune façon esquiver le fond.

Nous sommes hostiles à ce que euh dans cette partie du monde comme dans le reste, on se mette à exploiter. Surtout quand on voit ce que font les compagnies qui sont présentes dans la région, je pense à Exon et à d'autres. Alors Total a dit, il y a pas de probl ça fait rêver quand même les pays alentour le Guyanal sur une â qui sont relativement pauvres qui ont des perspectives très réjouissantes pour la suite.

On termine cette partie autonomie avec une question de Derv Mariton le président de la Fédération des entreprises d'outre d'outreem sur la question évolution statutaire. pas des entreprises parce que il y a des petites et moyennes entreprises. C'est l'équivalent du MDF ultraarin.

C'est la F qu'on l'écoute. Bonjour monsieur Mélenchon, on va parler économie. Je pense que nous serons d'accord pour trouver que la situation économique des outremères n'est pas satisfaisante du tout.

Un chômage élevé, la vie chère. Pour nous entreprises des outresemères, la solution c'est le développement de l'activité, le développement des entreprises, la création d'emploi en particulier pour les jeunes dont le chômage est extrêmement élevé. Et pour vous, le problème c'est qu'on a l'impression que la priorité ça serait l'évolution des institutions.

Vous l'avez redit l'autre jour mais monsieur Mélenchon, est-ce que vous croyez vraiment que des changements institutionnels vont créer des emplois ? Voilà. Bah réponse Jean-Lique Mélenchon.

D'abord, je dois dire ma fascination pour la finesse de la question. Alors, je vais lui répondre aussi complètement que possible. Il est d'une manière générale, monsieur Mariton, il faut écouter ce que disent les autres et discuter de ce qui est mis sur la table, pas de des fantasmes qui vous animent dans cette circonstance.

Voyez-vous, vous me demandez est-ce que l'autonomie va créer des emplois ou là. Alors, je vais vous dire de quelle autonomie parlez-vous. Si c'est l'autonomie énergétique, alors la réponse est oui parce qu'il faudra installer, maintenir les installations.

Si c'est l'autonomie économique au sens de produire ce dont les territoires ont besoin, bien sûr que ça créera des dizaines d'emplois. Mais si c'est l'autonomie politique, alors c'est pas à moi qu' faut poser la question, c'est à ceux qui la demandent. Parce que ceux qui la demandent, c'est eux qui l'exerceront.

Par conséquent, peut-être qu'ils auront des politiques de gauche qui développent euh le l'emploi ou bien ils auront des politiques de droite qui le tuent. Parce que voyez-vous, monsieur Mariton, euh vous n'avez pas manqué des occasions de faire valoir vos talents dans les territoires et départements d'outreemer et croyez-moi, je n'ai pas envie de me fâcher avec vous. Mais enfin, il y a Naguer il y a pas longtemps, vous étiez en Guyane et vous disiez le principal problème de la Guyane, c'est que les jeunes n'ont pas accès au niveau des qualifications euh dont on aurait besoin.

Vous avez 1000 fois raison. Mais à quoi servirait des qualifications s'il y a pas de perspective ? Autrement dit, il faut la planification.

Pour que la planification soit efficace, il faut que ceux qui acceptent la planification et ses directives soient récompensés par des aides et que ceux qui ne veulent pas le faire n'auront pas d'aide. Et c'est exactement ce que nous avons l'intention de faire. Alors l'autonomie c'est pas secondaire.

Enfin, c'est un tout. En tout cas, c'est bah il y a si vous non, vous avez des gens qui se fichent complètement du développement économique. Ils pensent que on fait le marché, tout est libre, on rentre et on sort comme on veut et puis miracle, les affaires se mettent à marcher.

Ce système non seulement n'a jamais marché nulle part, mais a quasiment détruit notre pays ici, l'Hexagone. Donc monsieur Mariton, je l'espère, fait partie de ces gens raisonnables qui comprennent que l'économie sans l'État, ça n'existe pas longtemps parce que ça devient une loi du plus fort, du plus violent et comme aucun des territoires et départements d'outre mer n'est en situation d'être le plus fort sur quoi que ce soit, même la Calédonie avec son nickel, ce qui vient d'être prouvé dans la bataille de tarif du nickel avec l'Indonésie. Donc vous voyez, mieux vaut que vous ayez un état qui fait son travail, c'est-à-dire qui euh après avoir discuté évidemment trace des perspectives en Guyane, il y avait un accord, monsieur Mariton, tout le monde était d'accord sur l'autonomie, le syndicat des avocats, le médev du coin, euh les gens qui étaient sur les barricades, il y avait un programme commun.

Pourquoi vous n'êtes pas là à dire "Mais pourquoi on ne l'applique pas puisque nous l'avons signé Vous ne demandez rien sinon tout le temps la même chose qui est absurde. Et je veux terminer là-dessus en vous mettant monsieur Mariton en vous taquinant seulement mais je veux dire une fois de plus vous réclamez et vous avez obtenu par exemple pour pour Mayotte des et pour la Réunion vous obtenez des dégèvements d'impôts. Mais la minute qui suit après avoir diminué les recettes, vous voulez augmenter les dépenses de la France en disant "Ah oui mais il faut nous donner des sous pour faire ceci, pour faire cela." Alors, je crois que ça n'est pas raisonnable de votre part et je vous invite à considérer ce que je dis est fait réellement et non pas les fantasmes qu'on agit devant vous.

Et bien pour terminer, vous avez parlé de Mayotte. J'aimerais qu'on parle de Mayotte parce que c'est un département qui qui ne veut surtout pas entendre parler d'évolution statutaire contrairement à ce qu'on a dit jusqu'à maintenant. Mayotte où la question de l'immigration est omniprésente où on parle aussi beaucoup de la reconstruction après le cyclonido d' un an et demi cette reconstruction qui tarde et Mayotte [raclement de gorge] aussi qui est plus jeune département français ou Mayotte qui est comorienne a dit le ministre des affaires étrangères des comors il y a quelques jours.

Jean-Luc les gens changent. Est-ce qu'il faut rompre avec les comores qui ne reconnaissent pas Mayotte ou est-ce qu'il ou est-ce qu'il faut au contraire renforcer le dialogue avec ce voisin ? le si l'écomor était si avenante pour Mayotte, il se soucierait d'abord d'en être aimé et peut-être même d'être désiré.

Ce n'est pas le cas. Que voulez-vous que je dise ? C'est la même chose que la Corse.

Vous m'imaginez pour débarrasser la France d'un problème parce que ça fait quand même mauvais genre d'être à l'ONU en train de se faire mettre en cause pour par un pays. Ça c'est c'est pas la vocation de la France. Le droit international c'est c'est votre dada maisot est contesté du point de la France.

Alors donc j'arrive et puis je dis aux gens écoutez comme moi ça m'est désagréable allez partez au com ce serait pas sérieux. Il y a eu un vote et une histoire rassurez-les ou pas Mayotte et française avec vous le restaurant. Bah jusqu'à ce qu'il demande autre chose.

Mais c'est pas moi qui va aller leur dire vous n'êtes plus français. Certainement pas. Certainement pas.

Alors il faut évidemment traiter avec toute la zone mais vous savez les maoré il faut les prendre au sérieux hein. Et hommes et femme hein parce que l'indépendance a été refusée sur la base des mobilisations féminines essentiellement. à Mayotte avec une méthode de combat féminin unique au monde qui a été les commandau de chatouilleuse hein.

En 30 secondes, quel est le message ? Quel qu'est-ce qu' a à dire la Nouvelle-France à Mayotte justement ? Ah ben la Nouvelle-France d'abord c'est un un concept qui englobe tout ce qui est nouveau en France, la situation des femmes, des jeunes, des personnes âgées et puis notre lien à nos ancêtres.

Mais là, le message des colonial a du mal à passer à Mayotte. Et ben, il va bien falloir qu'il passe parce que nous prendrons les dispositions pour que la situation soit révisé au peigne fin pour voir tout ce qui peut avoir de colonial dans la relation de la France avec Mayotte. Et permettez-moi de vous dire que je ne crois pas que ce soit à cette étape la principale TAR.

La principale TAR, c'est l'indifférence. C'est loin, on s'en fiche. C'est d'abord le développement.

Et ben écoutez bien sûr et d'abord la formation des jeunes. La plus grande richesse d'une nation c'est sa jeunesse. Alors il faut arrêter de faire gris mine à tout ce qui n La France a besoin de ses enfants et les maltraiter dissuader par la violence les gens tout ça c'est alors après il y a des dispositions à prendre.

Je trouve anormal qu'on dise comme quelqu'un va en prison à Mayotte au bout d'un moment on lui dit bah va à la Réunion. Non non, si on doit les mettre quelque part et ben ce sera peut-être peut-être sur le territoire de l'hexagone. Mais j'ai quelque chose à dire.

Vous ne parlez pas assez du plus grand territoire d'outreem, la région Île-de-France. Et permettez-moi de vous dire que là aussi c'est le sentiment de l'humain qui doit l'emporter. Quand quelqu'un meurt, c'est un cass-tête pour ramener le corps au pays.

Quand on veut aller voir la tata, le tonton, les grands-parents, le cousin qui est né dans l'année, ça coûte un fric fou. les gens [musique] n'y arrivent pas. Alors la continuité territoriale, moi je suis pour qu'on commence à en discuter et qu'on arrête les monopoles qui aboutissent à ce résultat que les prix sont hors de prix et que les gens ne peuvent pas se déplacer.

Par conséquent, nous remettrons ce sujet sur la table. Ça suffit de profiter de la situation pour accumuler des profits et je crois qu'on peut trouver une solution parce que la région est très bien dirigée. La Réunion c'est c'est un exemple de bonne qualité de de la gestion et je pense qu'avec eux avec les les élus locaux, il y a vraiment moyen de trouver une solution.

Et bien ce fera ça fera partie des propositions j'imagine dans le cours de votre programme de votre campagne. Merci beaucoup. Il y en a trop maintenant dans le programme parce que avant on avait une formule générale qui occupait 5 6 8 10 pages.

Là le générique est parti depuis un moment il y en a sur pour chaque territoire. Merci beaucoup Jean-Luc Mélenchon d'être passé nous voir. Vous étiez face aux outresem Mè.