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interviewSud Radio (sur YouTube)· 8 février 2026 6 min

Loi Duplomb 2.0 : Des dizaines de rassemblement ont eu lieu hier partout en France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud [musique] Radio, le grand matin weekend 7h10h, Maxime Liedo 8h19 sur Sud Radio. La loi dub vous en rappelez et bien c'est le match retour dans la rue et à l'Assemblée nationale. Bonjour Laurent Saumon.

Bonjour. Vous êtes sénateur les Républicains de la Somme. Est-ce que vous pouvez tout d'abord nous expliquer pourquoi cette loi du plomb, la fameuse loi du plomb qui avait fait tant parlant d'elle l'été dernier revient à nouveau sur le devant de la scène ?

Bah elle revient parce que effectivement nous considérons en tout cas avec Laurent DupL et les cosignataires de cette proposition de loi qu'il est nécessaire de de remettre sur la table un certain nombre de faits pour expliquer le pourquoi il faut remettre la possibilité aux agriculteurs producteurs notamment de betteraves de noisettes ou de cerises cette molécule d'acétamépride qui est nécessaire et qui est autorisée dans les autres pays de l'Union européenne. Hm sur ce sur le retour de la Camiprine, on y reviendra. Mais certains vous accusent en réalité de remettre une loi qui a été battu en brèche par une pétition. 2 millions de signataires, des manifestations massives encore hier une trentaine de manifestations un peu partout en France soutenu par plus de 80 organisations.

Que ce soit également des mouvements, on l'a dit dans la rue, mais également dans les médias, sur les réseaux sociaux. Qu'est-ce que vous leur répondez eux à ces accusations qui disent que vous essayez d'une certaine manière de passer en force ? Non, pas du tout.

C'est la pétition a permis à ce que le débat soit soit remis sur la table. Justement, c'est ce qui a été fait et c'est ce pourquoi nous voulons continuer à expliquer, à débattre sur ce sujet qui est important pour notre agriculture. On dit que l'agriculture française est un des fleurons de l'agriculture au niveau du du monde.

Pour c'est plus le casement, vous avez vu les chiffres des dernières heures. Justement, justement, nous voyons aujourd'hui s'effondrer notre commerce extérieur. On voit mettre en péril un certain nombre de nos filières en particulier le sucre, la noisette, la cerise, les fruits et légumes.

Doit-on rester les bras ballants et se dire finalement nous restons comme ça et nous perdons ces parts de marché et devoir nos concurrents européens largement nous dépasser ou devons nous dire raisonnablement regardons les faits les faits c'est est-il est-il est-il le concurrentiel par rapport à nos concurrents européens mais même au niveau mondial de de d'utiliser un certain nombre de de techniques qui sont avérées dans les autres pays et que que l'on s'interdit en France ? Est-il est-il raisonnable de vouloir se surprotéger en sachant que par exemple si je prends encore une fois cette molécule qui a fait tant parler d'elle aujourd'hui l'Fsa comme d'ailleurs l'ANCS ont démontré par la réos préciser préciser ce que sont l'ENSA et l'ANCES c'estàd que ce sont des organismes de santé oui pardon l'agence nationale de sécurité alimentaire donc française l'ANSES qui contrôle les médicaments et les molécules et en donne leur qualité ou leur interdiction en tout cas propose leur qualité leur interdiction et puis l'fsa, c'est le même organisme européen qui contrôle justement la mise sur le marché de ces molécules eu égard leurs effets positifs ou négatifs. Donc vous Laurence Saumon, c'est ça que vous dites, c'est-à-dire que ce qui pose problème, on le redit, c'est ce mot un peu compliqué qui est l'acytamride qui est un néonicotinoïde, c'est-à-dire un pesticide qui est indispensable pour ceux qui produisent de la noisette, des cerises et de la betterave en France. et vous dites en réalité, il faut arrêter d'écouter ceux qui vous disent que ces pesticides sont dangereux pour la santé, que on on réintroduit le cancer dans les champs de France.

Ce n'est pas vrai, ce n'est pas la réalité. Regardez, des institutions françaises et européennes ont validé ces produits partout. Il n'y a pas de risque.

C'est ce que vous redites ce matin. C'est c'est ce que disent les les les organismes scientifiques qui contrôlent l'utilisation ou l'autorisation de mise sur le marché de ces molécules. Pourquoi ce serait autorisé dans les autres pays européens comme encore très récemment en Belgique et et pas en France ?

Est-on dans une même Europe ou est-on dans une Europe qui discrimine des pays qui seraient négatifs sur le plan de l'environnement ? Bien sûr que non. Pourquoi la Slovénie, je reviens de Slovénie, le miel pour eux par exemple, c'est quelque chose d'extrêmement important.

Pourquoi ont-ils autorisé qu'on augmente de 20 fois ce qu'on appelle la LMR, c'est-à-dire la les les les la dose légale euh euh qui de résidus dans dans les productions ? Pourquoi ont-ils accepté alors que c'est leur c'est leur marque de fabrique cette cette protection de l'environnement, cette protection de la santé humaine et que nous nous considérerions que l'utiliser ce serait pire qu'en Slovénie, pire qu'en Allemagne, pire que dans les autres pays. Alors Laurence Saumon, la question que je vous pose à ce moment-là, c'est quels sont vos vos espoirs si vous voulez que cette loi à nouveau puisse avoir un certain lucès législatif quand on sait que la dernière fois ce qui n'a pas été validé, la dernière étape qui a manqué, c'est celle du Conseil constitutionnel qui a censuré l'article.

Qu'est-ce qui fait que cette fois-ci vous pourriez passer avec beaucoup plus de facilité qu'auparavant ? Ben, c'est de mettre des arguments complémentaires par rapport à ce qui ont annoncé comme je le disais l'AN c'est nationale de sécurité alimentaire française où lève ça le l'organisme européen de santé alimentaire et de de démontrer par les faits par les recherches que et ça ce sera suffisant pour passer la barrière du Conseil constitutionnel. Vous le pensez ?

Écoutez, c'est c'est à eux qu'il faut le demander. Je ne suis pas membre de ce conseil. J'ose espérer qu'on va être un peu plus réaliste parce que de dire par exemple qu'on va pouvoir concurrencer un petit peu par le fait de ne pas utiliser en France ces ces ces molécules là, on a des baisses de rendement, on a des une concurrence déloyale par rapport à l'arrivée de produits soit issu de des autres pays de l'Union européenne mais mais même au-delà.

Et donc on nous dit qu'on va faire plus de contrôle, c'est totalement faux. On est incapable de faire tous les contrôles sur tous les produits qui rentrent sur le territoire national. Donc au bout d'un moment, faut être faut être réaliste.

Bah les faits les faits sont malheureusement euh les faits si on veut absolument les effacer, faire croire par des slogans que la cétaméprise à la dose telle qu'elle est autorisée serait cancérogène parce qu'on en prend je suppose qu'on ne mange pas 1 kg de miel matin, midi et soir, qu'on ne mange pas 1 kg de noisette matin, midi et soir car effectivement c'est la dose qui fait la toxicité. mang suffisamment dees produits. Vous savez, j'ai je suis vétérinaire et j'avais un professeur d'alimentation qui nous répétait que même le pain si vous en prenez 10 kg le matin, 10 kg le midi et 10 kg le soir effectivement ça peut devenir cancérogène.

Donc tout est une question de tout est une question de dose et on suivra attentivement qui plus est ici sur Sud Radio ses lois et ces débats notamment par rapport à cette fameuse loi du plomb qui avait fait déjà tant parler d'elle l'été dernier. Merci beaucoup Laurence Somon d'avoir été avec nous sénateur LR de la Somme pour défendre justement cette loi et vous le dites très bien ce matin, c'est indispensable pour nos agriculteur sinon on ne cessera de leur mettre des bâtons dans les roues et de les mettre en concurrence avec d'autres pays voisins. Merci beaucoup d'avoir été avec nous sur Sud Radio.

Il est 8h25.