Amélie de Montchalin : "Nous devons re-prioriser l'argent, là où il y en a le plus besoin"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:27OuverteRéponse directe
Depuis les mouvements sociaux dans les prisons, hôpitaux psychiatriques et EHPAD, quels moyens sont accordés à ces secteurs ?
- 2:15RelanceRéponse partielle
C'est quoi le mérite dans un EHPAD ou une prison ? Comment ces gens seront-ils mieux payés ?
- 2:58RelanceRéponse directe
Donnez un exemple précis : réduire le nombre d'actes médicaux ?
- 4:13OuverteRéponse directe
Dans les EHPAD, la première revendication est le manque de personnel (0,6 pour 1 personne). Qu'en pensez-vous ?
- 5:14FerméeRéponse directe
On va supprimer 120 000 emplois de fonctionnaires. Qui fera leur travail ?
- 5:46RelanceRéponse directe
Supprimer 120 000 emplois : ces fonctionnaires faisaient-ils un travail inutile ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:46Invité politiquePromesse
« une partie de notre ambition, c'est effectivement de pouvoir reprioriser de l'argent là où on a le plus besoin »
- 5:55Invité politiqueFait
« personne ne fait aujourd'hui un travail inutile »
- 9:33Invité politiqueFait
« quand on s'est levé pour applaudir Gérald Darmanin, c'était pour saluer le travail qui a été fait sur la loi confiance »
- 10:03Invité politiqueFait
« la justice a fait son travail, a mené son enquête et abouti à un non-lieu en disant qu'on n'était pas dans une position où on pouvait poursuivre »
- 12:00Invité politiqueFait
« il y a un problème de pouvoir d'achat et c'est pour ça qu'on travaille »
- 13:58Invité politiquePromesse
« ce qu'on cherche à faire c'est que ce ne soit pas toujours les mêmes qui aient l'impression que les économies reposent sur leurs épaules »
Temps de parole
- Amélie de Montchalin57 %
- Présentateur11 %
- Auditeur10 %
- Auditeur 26 %
- Invité6 %
- Auditeur 35 %
- Auditeur 43 %
- ?3 %
≈ 10,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On
est ensemble avec Léa Salamé pour la suite de notre entretien avec Amélie de Montchalin, qui est députée de l'Essonne, coordinatrice du groupe La République en Marche à la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale. Donc la parole aussi à vous, amis auditeurs d'Inter, au 01 45 24 7000. Bonjour Sylvie.
Oui,
bonjour à tous.
Bienvenue.
Merci. Je vous appelle suite, avec l'invité que vous avez aujourd'hui, mais depuis quelques jours, depuis le mouvement des surveillants dans les prisons, ensuite il y
a
eu un mouvement au sein des hôpitaux psychiatriques, puis dans les EHPAD, et puis de façon générale, les parents qui ont des enfants autistes crient au secours, les parents qui ont des enfants handicapés crient au secours. Et du coup, moi je me posais la question de tous ces gens qui crient au manque de moyens pour leurs conditions de travail et qui s'occupent de gens qui ne servent à rien dans la société, les vieux, les fous, les handicapés. Du coup, quelle société on veut construire par rapport à ces gens-là ?
Et quand on dit qu'on juge une société à la façon dont elle s'occupe de ces personnes âgées ou de ces animaux domestiques, enfin, peu importe, voilà, moi la question que je me pose, c'est ça, tous ces gens qui travaillent à s'occuper des gens qui ne servent à rien, quels moyens on leur donne
pour
qu'il y
ait
de la place pour tout le monde, en fait,
et que
tout
le monde puisse vivre dignement.
Merci à
vous,
Sylvie, merci beaucoup. Amélie de Montchalin vous répond.
Merci pour votre intervention. Je pense qu'il n
'y a
personne qui ne sert à rien dans la société. Enfin, je suis assez interpellé par ces mots. Il y a un devoir d'humanité que vous décrivez, et il y a effectivement des moyens à donner là où ces rapports d'humanité se passent et où aujourd'hui on n'a pas assez de moyens. Donc, une partie de notre ambition, c'est effectivement de pouvoir reprioriser de l'argent là où on a le plus besoin.
On sait que dans les hôpitaux, une partie du problème, il vient de l'organisation aussi, vient du fait que la tarification à l'acte crée une désincitation, en fait, à s'occuper dans le temps long de personnes qui, effectivement, elles n'ont pas forcément besoin d'actes médicaux compliqués, elles ont besoin d'attention. Et donc, il faut qu'on arrive à recréer des systèmes où chacun peut prendre le temps. Et le temps, c'est effectivement des moyens, et c'est effectivement pour ça qu'on a besoin de repenser les missions de services publics.
C'est
quoi le mérite dans un EHPAD ? C'est quoi le mérite dans une prison ? Comment ces gens-là seront-ils mieux payés ? Et sur quelles tâches
?
Si on prend ces deux espaces sur lesquels, Sylvie, vous posez une question.
Vous
savez, il y a eu des expérimentations intéressantes dans des pays étrangers sur les personnes âgées, en disant finalement, plutôt que de payer au nombre de fois où vous faites un acte dans la journée, plutôt de payer, par exemple, les gains en indépendance et en autonomie des personnes âgées. On sait qu'il y a, par exemple,
dans
les EHPAD, beaucoup d'actes médicaux qu'on fait et qui, en fait, font perdre de l'autonomie à long terme. Une, par exemple, le mérite, mais ça peut être au niveau plutôt collectif, parce que ce n
'est
pas un individu ou une infirmière ou un aide-soignant qui fait la chose, mais si l'équipe
s'organise bien...
Si vous donnez un
exemple
précis, parce que j'ai du mal à comprendre, ça veut dire quoi ? Réduire le nombre d'actes ? Par exemple,
vous avez des
douches, soigner,
apporter à manger ? Non, mais vous avez des services
de gériatrie, par exemple, qui pourraient avoir comme incitation le fait que les personnes rentrent chez elles. Ça peut être une vraie incitation. Si les personnes ont un séjour court et que, justement, vous avez des actes médicaux qui ne leur font pas perdre d'autonomie, ça veut dire, par exemple, prendre du temps pour qu'elles se lèvent, plutôt que de laisser allonger toute la journée. Ça peut être, par exemple, le nombre d'occasions, dans la prévention, par exemple, je vais être plus claire, dans la prévention en santé, c'est le nombre de fois où un patient ne vient pas à l'hôpital, qui peut être un acte, justement, rémunéré, plutôt que de le faire revenir pour que ça génère des
frais.
Pardon,
parce que ça me semble assez baroque, vous voulez payer une infirmière si elle convainc le patient
de ne pas revenir
? Non,
mais
ce n
'est
pas une question de le convaincre. C'est, si vous le soignez bien, si vous l'entourez bien, cette personne va être capable de pouvoir rester chez elle plus longtemps. Et donc ça,
c
'est un objectif collectif qu'on peut se fixer. Mais vous ne pensez pas qu'aujourd'hui, les infirmières essayent de les soigner bien au
maximum ?
Mais bien sûr qu'elles essayent, sauf qu'aujourd'hui, notre incitation, par exemple, sur la tarification à l'acte, fait qu'on fait des actes médicaux, plutôt que de s'interroger dans le long terme, à comment les personnes peuvent rentrer chez elles,
par exemple.
Dans le mouvement des EHPAD, on n
'a
pas entendu de revendications salariales, on a entendu, on n'est pas assez nombreux. On est 0,6 pour une personne. Nous devrions être un pour un. C'est ça, la première vraie revendication. Ce n
'est
pas de dire, j'ai besoin d'un peu plus d'argent parce que je fais ça mieux. Nous sommes tellement peu nombreux que nous ne pouvons pas faire mieux.
Vous savez que quand on parle de mobilité dans la fonction publique,
c
'est ça qu'on cherche à faire. Pouvoir remettre des postes là où on a besoin et pouvoir réorganiser des services où on a moins besoin aujourd'hui. Quand vous voyez que dans les impôts, on fait tous nos impôts en part et les déclarations, il y a effectivement potentiellement moins besoin de postes là et on aura besoin de recréer d'autres personnes dans les hôpitaux. Et on sait que la dépendance est un chantier majeur qui va demander des ressources humaines,
qui
va demander des moyens financiers, qui va demander de travailler autrement avec la médecine de ville, qui va demander de faire de la prévention, qui va demander justement de travailler sur l'autonomie.
C'est une révolution complète. Et c'est une
révolution complète. On en est au début et on voit bien qu'il va falloir qu
'on
s'organise autrement.
Pierre, bonjour. Vous nous appelez de Versailles. Bienvenue.
Oui, bonjour à tous. Oui, on va supprimer 120 000 emplois de fonctionnaires. C'est-à-dire qu'à l'heure actuelle, il y
a
120 000 personnes qui font un travail inutile. Si ce n
'est
pas le cas, qui va faire le travail à leur place ? Et puis, madame, tout à l'heure, vous avez évoqué le pouvoir d'achat. Le 13 octobre, M. Macron avait promis qu'aucun retraité perdrait plus de 1%. Moi, je perds plus. Est-ce qu'il s'est trompé ? Ou est-ce que c'est ma caisse de retraite qui s'est trompée
?
Merci pour cet ensemble de questions. Alors, on va prendre les choses dans l'ordre. Supprimer 120 000 emplois, le travail de ces fonctionnaires était-il inutile ? Ou est-ce que d'autres personnes vont le faire
?
Personne ne fait aujourd'hui un travail inutile. On voit néanmoins que le monde change. Quand on dit qu'on veut numériser les services publics, quand on veut les réorganiser, quand on vient de voter une loi qui s'appelle la loi Confiance, qui dit que l'administration et les services publics sont là pour accompagner les Français et moins pour les sanctionner. On voit bien que les besoins changent. D'ailleurs, les Français, ils attendent autre chose de leurs services publics. Ils attendent moins d'administratifs, plus de conseils, plus de proximité, plus de contacts.
Et potentiellement, effectivement, du coup, d'avoir accès via Internet, via mail, par courrier, par téléphone, à des services qui étaient auparavant des points de contact physiques. Donc, la question n
'est
pas de savoir si c'est utile ou inutile. La question est
de
savoir si c'est adapté à ce que les Français attendent et comment on se réorganise. Pour ce qui est de votre pouvoir d'achat, monsieur, je pense qu'il faudra, effectivement, sur l'ensemble de l'année, qu'on puisse faire le bilan de toutes les mesures qu
'on
a prises, notamment, par exemple, sur le crédit d'impôt au service à la personne dont vous pourriez bénéficier dès le premier semestre, qu'on puisse faire le bilan de la baisse de la taxe d'habitation, qu'on puisse faire le bilan du chèque énergie, qu'on puisse faire le bilan de l'aide au remplacement d'un véhicule. Enfin, il y a beaucoup d'autres choses qui sont faites pour les retraités qui pourront permettre, justement, d'atténuer l'effet de la hausse de la CSG si elle vous concerne.
Léa
? Le
congé paternité obligatoire, j'y suis favorable, a dit Christophe Castaner hier. Il affirme que le sujet sera examiné par le gouvernement dans les semaines à venir. Marlène Schiappa, à votre micro, la semaine dernière, a dit qu'elle n'était pas du tout favorable à rendre le congé paternité obligatoire. Quelle est votre position là-dessus ? Est-ce que vous pensez que ça peut aider à lutter pour l'égalité hommes
-femmes ?
Moi,
ce que je sais, c'est qu'il y a beaucoup, aujourd'hui, d'autocensure de nombreux pairs sur le sujet parce qu'ils ont l'impression que le regard de la société n'est pas favorable à ce qu'ils aillent s'occuper de leurs enfants, y compris de leurs jeunes enfants. Je pense que c'est un sujet qu'il faut porter au débat. Effectivement, certains vous disent que le fait que ça ne
soit
pas obligatoire fait que ça incite certains à ne
pas
y avoir recours. D'autres, comme Marlène Schiappa, disent que si on le rend obligatoire, on va passer dans une logique d'obligation et donc pas forcément d'engagement plein et entier. Ce qui est certain, c'est qu'on a un vrai sujet de la parentalité dans le monde du travail. Mon mari, par moment, on lui pose des questions en lui disant « Où est ta femme ? » Il dit « Ma femme travaille, moi aussi je travaille ». Donc bien sûr qu'on partage les tâches, bien sûr qu'on partage la garde des enfants, bien sûr qu'on partage ce qu'est être aujourd'hui parent de jeunes enfants. Votre avis sur la question
? Mon
avis,
c
'est qu'il faut que l'incitation notamment d'organisation ne soit pas une complexité. Il ne
faut
pas que les patrons de PME ou des patrons puissent avoir l'impression qu'on les force à libérer des employés qui dérangeraient l'organisation du travail. Donc le côté obligatoire, ça forcerait l'accès, mais il faut qu'effectivement les pairs ne soient pas mis dans une case où ils ne s'engagent pas pleinement. Je pense qu'il faut qu
'on
ait le débat.
Carmen, bonjour.
Oui, bonjour M. Demorand et je salue à travers vous la qualité de notre service public.
La
semaine dernière, la grande majorité des députés de la République En Marche a fait une standing ovation à M. Darmanin à l'Assemblée, alors que M. Darmanin, c'est l'objet d'une enquête judiciaire suite à une plainte pour viol.
La
présomption d'innocence ne donne pas droit au mépris de la présumée victime. Et surtout, M. Darmanin a reconnu des liens avec son accusatrice qui peuvent relever du délit de trafic d'influence.
Cette
Assemblée nous montre en direct un naufrage de la démocratie dans le copinage.
Les
députés devraient se souvenir qu'ils doivent leur mandat au peuple et non qu'ils doivent tout à Macron comme le proclament en permanence les médias en forme d'explication. 70% d'abstention aux dernières élections. Qu'est-ce qu'on attend
?
Merci beaucoup pour cette question et cette intervention. Carmen Amélie de Montchalin vous répond.
Quand on s'est levé pour applaudir Gérald Darmanin, c'était pour saluer le travail qui a été fait sur la loi confiance et qui marque un tournant important entre la relation des citoyens avec leur administration.
Ce n'était pas pour lui témoigner de la confiance dans ce qu'il est en train de traverser.
C'est une
loi qui a
été
votée à 405 voix pour donc je pense qu'on a fait un vrai travail collectif sur ce texte. Ensuite, pour ce qui est de la situation de Gérald Darmanin lui-même, moi ça me rappelle quand même ce qui s'est passé sur un député de Norand, Christophe Arendt, au début de son mandat, il y a eu une plainte, la justice a fait son travail, a mené son enquête et abouti à un non-lieu en disant qu'on n'était pas dans une position où on pouvait poursuivre et qu'aujourd'hui Christophe Arendt avait toute sa place. Je pense qu'il est important que l'enquête se poursuive, qu'on en arrive à des conclusions. S'il y a une mise en examen, évidemment, les choses seront différentes.
Aujourd'hui, il est important sur ce sujet, notamment suite au balance-tempore, à la libération des paroles des femmes, que ce soit la justice qui travaille sereinement. Ce ne sont pas nous les députés qui allons condamner un homme. Nous ne pouvons pas, avec les moyens dont on dispose, décider. Nous ne savons rien de plus que ce qui est écrit dans les journaux. François Bayrou a décidé de démissionner avant sa mise en examen. Mais parce qu'il savait qu'il allait être mis en examen, probablement que Gérald Darman aujourd'hui ne pense pas être mis en examen, sinon il serait déjà parti.
On retourne, Léa, vous voulez encore, sinon...
Oui, une question sur les intermarchés qui
a
annoncé hier que les promotions de 70% sur les pots de Nutella s'étaient terminées. J'imagine que vous pensez que c'est une bonne chose. Mais qu'est-ce que, vous êtes ouvertement libéral, vous l'assumez, qu'est-ce que vous avez senti quand vous avez vu ces scènes d'émeutes autour de pots de Nutella ? Est-ce que vous vous êtes dit que
c'est
la misère sociale ou est-ce que vous vous êtes dit que
c
'est les dérives de la société de consommation ? Qu'est
-ce
que
vous avez ressenti
? Plutôt
la seconde partie. C'est les catalogues qu'on reçoit dans nos boîtes aux lettres où on nous met en avant des produits qui se coûteraient beaucoup, beaucoup moins cher que d'ailleurs ce qui coûte à être produit. Quand Stéphane Travers nous explique et souhaite que maintenant les prix dans les magasins correspondent au prix de production, qu'on réapprenne combien coûte un produit. Moi, je viens d'une famille d'agriculteurs. Toute ma famille est passée de produire à maintenant transformer soi-même. Ils essayent tous de valoriser eux-mêmes leur production parce que vendre un produit transformé ça a un prix et qui défend leur capacité ensuite à faire leur métier. Donc
vous n'avez pas vu
une forme
de représentation
de la misère
? Bien sûr, quand vous avez tous les harddiscounteurs qui font dans les périphéries de nos villes des promotions qui vous vendent des choses c'est un HT3 gratuit toute cette dynamique-là montre bien qu'effectivement il
y
a un problème de pouvoir d'achat et c'est pour ça qu'on travaille. Il y
a
un problème d'emploi c'est pour ça qu'on travaille. Et ensuite il
y
a effectivement un système de commerce qui se joue de ça pour générer du trafic dans les magasins et on voit bien que ce que ça génère c'est une forme de déviance. Aujourd'hui il faut qu'on réapprenne tous et qu'on paye tous le prix des choses et qu'on ait les moyens de payer ces choses de qualité.
Virginie en Dordogne bonjour et bienvenue.
Bonjour je téléphonais pour apporter mon témoignage quand j'ai entendu votre invitée tout à l'heure parler du rapport Berger du fait que les agents publics se considèrent comme étant uniquement des coûts donc je suis professeure donc agent public effectivement et j'aurais une question on va dire en trois points.
Tout d'abord quand j'entends parler d'économie je regrette et je constate tous les jours que les économies sont toujours faites sur les agents qui sont directement en contact avec le public donc chez nous dans l'éducation nationale ça va être les surveillants ça va être les professeurs ça va être les agents d'entretien mais ça va jamais être ceux qui ne sont pas en contact du public donc finalement ça ne nous aide pas à accomplir notre mission de service public par ailleurs sur le pouvoir d'achat on entend parler du point d'indice etc.
il y a eu la CSG ce mois-ci à titre personnel ça fait plus de 5 ans que tous les ans tous les ans au mois de janvier mon salaire baisse de 10 euros par rapport à ce qu'il était précédemment donc ce qui veut dire que j'ai déjà perdu au moins 50 euros sans compter évidemment la hausse du coût de la vie qui est qui est continue et enfin dernier point de ma réflexion j'entends parler de prime au mérite je voudrais savoir en tant que professeur comment va être calculé mon mérite je ne peux pas choisir mes élèves je peux faire du mieux que je peux et c'est ce que j'essaye de faire au quotidien mais comment va être déterminé mon mérite est-ce que ça va être l'obéissance à mon chef l'obéissance à des injonctions pédagogiques dont on a beaucoup entendu parler comment va être déterminé mon mérite
merci beaucoup Virginie pour cet ensemble de questions Amélie de Montchalin
sur vos trois points dans l'ordre effectivement ce qu'on cherche à faire c'est que ce ne soit pas toujours les mêmes qui aient l'impression que les économies reposent sur leurs épaules c'est pour ça qu'on parle de réorganisation c'est pour ça qu'on ne parle pas d'économie c'est pour ça que je parlais aussi des hauts fonctionnaires c'est pour ça que je parlais aussi des personnels d'encadrement la réorganisation doit concerner tout le monde sur le deuxième point ce qui se passe effectivement depuis 2010 et 2012 en particulier c'est que la réforme des retraites qui a été votée en 2010 et en 2012 a comme conséquence que tous les premiers janvier il
y a
une hausse de la cotisation vieillesse pour les fonctionnaires du service public elle augmente de 0,4% cette année pour que en 2020
toutes
les cotisations vieillesses soient de 11% à la fois dans le secteur privé et dans le secteur public donc ce qui se passe c'est sur 8 ans une réforme de convergence des cotisations vieillesses ça impacte effectivement votre pouvoir d'achat la CSGL est complètement compensée mais ça montre bien que le pilotage uniquement par les chiffres uniquement par le point d'indice aujourd'hui monte ses limites
Qu'est-ce que le mérite d'un prof
? Aujourd
'hui tous les professeurs sont évalués puisqu'ils ont des inspecteurs qui vont à leur classe d'ailleurs ces inspections les amènent à monter les échelons à gagner des points et ces points aujourd'hui sont une forme d'évaluation du mérite je ne sais pas aujourd'hui vous dire si on a envie d'aller plus loin ce qui est certain c'est que c'est au coeur de la concertation qui va être menée c'est d'ailleurs une des questions qui est posée sur le fameux forum-action-public.gouv.fr dans laquelle je vous invite Virginie à contribuer puisque
à
la fois si vous n'êtes pas d'accord du tout ou si vous avez des propositions à faire c'est là qu'on cherche des idées Vous ne pouvez pas simplifier l'adresse C'est impossible Forum Action Publique et un moteur de recherche va vous y amener tout droit
restez avec nous Amélie de Montchalin il est 8h57 C'est bon
C
'est bon Sous
-titrage Société Radio-Canada
Amélie de Montchalin