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InterviewFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 20 mai 2022 35 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesÉducation & recherche

Questions sur la composition du gouvernement d’Elisabeth Borne

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 27 %Attaque 36 %Défensif 27 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32OuverteRéponse directe

    Pourquoi autant de temps pour former le gouvernement ? Qui a choisi les ministres ?

  • 0:36OuverteRéponse directe

    Quelle a été la marge de manœuvre d'Elisabeth Borne ?

  • 1:41OuverteRéponse partielle

    Pourquoi ce gouvernement semble-t-il creux et technocratique ?

  • 8:14OuverteÉludée

    La ministre de l'écologie poursuit-elle une politique pro-nucléaire au détriment des énergies propres ?

  • 13:27OuverteRéponse directe

    Pourquoi nommer Pap Ndiaye à l'Éducation nationale ?

  • 21:34OuverteRéponse directe

    Pourquoi Dupond-Moretti est-il maintenu à la Justice ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:55InvitéFait
    « Matignon annonce la création d'un secrétariat général à la planification écologique. »
  • 11:55InvitéFait
    « C'est un gouvernement pro-nucléaire très clairement. »
  • 21:44AuditeurFait
    « Dupond-Moretti est en guerre ouverte avec l'ensemble de la magistrature française. »
  • 22:00AuditeurFait
    « Dupond-Moretti va être cité à comparaître devant la cour de justice de la République. »
  • 28:24InvitéFait
    « Elisabeth Borne fait un 20h dès ce soir pour parler de politique nationale. »
  • 30:00InvitéFait
    « En préfecture, ce sera décompté par sous-formation de la NUP. »

Temps de parole

  • Invité25 %
  • Invité 221 %
  • Présentateur17 %
  • Présentateur 216 %
  • Auditeur6 %
  • Auditeur 26 %
  • Auditeur 33 %
  • Auditeur 43 %
  • Auditeur 52 %

2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

France Inter, le 18-20, Claire Servagent. Au téléphone sonne ce soir, question sur la composition du gouvernement d'Elisabeth Borne. On sait depuis cet après-midi qui fera partie de la nouvelle équipe gouvernementale, au moins jusqu'aux législatives. Car ensuite, il y aura forcément des ajustements en fonction des résultats des élections. Élections dont le premier tour aura lieu le 12 juin, c'est-à-dire dans un peu plus de trois semaines. Alors que pour la composition du gouvernement, il a fallu attendre pratiquement quatre semaines depuis la réélection d'Emmanuel Macron. Pourquoi autant de temps ? Qui a choisi les nouveaux ministres ?

Quelle a été la marge de manœuvre de la nouvelle chef du gouvernement ? Que disent les personnalités retenues des orientations politiques à venir ? Écoute des conséquences que pourront avoir les élections. On sait que Jean-Luc Mélenchon rêve de s'installer à Matignon et que Marine Le Pen le traite de menteur. A mes côtés, pour répondre à toutes vos questions, Françoise Fressos, éditorialiste au Monde, est restée. Bonsoir, rebonsoir Françoise. Mathieu Gallard nous a rejoint. Bonsoir.

0:58
Auditeur

Bonsoir.

0:59
Présentateur

Directeur d'études à l'Institut Ipsos, notre partenaire pour toutes les élections. Yael Gauze, chef du service politique de France Inter, est restée avec nous. Rebonsoir Yael. Rebonsoir Claire, rebonsoir à tous. Alors surtout n'hésitez pas à nous appeler, le standard attend vos appels.

1:11
Invité

Le téléphone seul. 01 45 24 7000.

1:15
Présentateur

Et pour commencer, nous partons à Saint-Brieuc, retrouver Frédéric. Bonsoir Frédéric.

1:20
Auditeur

Bonsoir, tout à fait. Saint-Brieuc, oui c'est beau. Je vous salue tous et toutes.

1:25
Présentateur

Et bien merci, bonsoir à vous.

1:26
Auditeur

J'ai une question assez simple, d'ouverture, je pense. Monsieur Macron, quand il a été élu, il a annoncé beaucoup de changements. Changements au niveau de la politique, de prendre les problématiques, même de considérer les autres partis. Et moi, quand j'écoute la représentation du futur gouvernement, j'ai l'impression que ça sonne un peu creux. C'est quand même pas mal technocratique aussi, sous certains aspects. Je pense notamment dans le champ écologique. Et en fait, j'ai l'impression que c'est un gouvernement peut-être transitoire. Je ne sais pas, vous nous en direz plus, mais où est le changement ? Là, c'est ça.

2:02
Présentateur

Question simple.

2:03
Auditeur

C'est la question que je me pose, mais moi, je n'en vois pas. Vous allez peut-être m'éclairer. Peut-être aussi, madame François, parce que j'aime beaucoup. Pareil.

2:10
Présentateur

C'est trop gentil. Ça va, c'est votre fait, François. Ce soir, on va vous donner la parole pour commencer. Tiens, du coup, pour répondre directement à Frédéric.

2:17
Invité

Alors, je comprends votre déception, parce que je pense qu'Emmanuel Macron a joué ce que je appellerais la sécurité dans une conjoncture qui est quand même assez difficile. Il a une campagne législative qui est dominée par les extrêmes, qui sont tous en train de dire qu'il faut complètement renverser la table et changer radicalement de politique. Et donc, je pense que son souci à lui, c'est de parler à sa majorité, à la majorité qu'il a eue pendant la campagne présidentielle, à sécuriser cette majorité, à montrer qu'au fond, un peu ce qu'il a joué pendant la campagne présidentielle, c'est qu'on est dans un monde extrêmement troublé.

Il ne faut quand même pas qu'on oublie la guerre en Ukraine. Il ne faut pas qu'on oublie non plus toute cette conjoncture économique qui est en train de noircir à vue d'œil où on voit que les perspectives de croissance peuvent se transformer en récession, que les prix d'énergie sont en train d'exploser. Et donc, je pense qu'il essaye de sécuriser en disant, bon voilà, j'ai un gouvernement qui sait faire. Et il essaye en même temps de tenir ses promesses, à la fois sur l'écologie, mais avec un trio féminin emmené par Elisabeth Borne qui est effectivement assez technique, mais auquel il va demander d'avoir du résultat.

Il essaye aussi de donner un signal dans l'éducation nationale pour essayer de contourner le blocage blanquer. Et il essaye de montrer aussi qu'il tiendra peut-être plusieurs sujets, mais dont il ne parle pas aujourd'hui, parce que c'est quand même compliqué pour la campagne, notamment la réforme des retraites. Je rejoins François sur cette analyse, parce qu'en fait il y avait la campagne, donc il a fallu dire, je serai nouveau, tout sera nouveau, discours d'investiture, il y a dix jours pour dire, c'est vraiment un nouveau mandat qui commence, tout est nouveau, nouveau, nouveau, nouveau.

Même le nouveau, et puis on a vu des nominations qui marquaient la continuité et la sécurité, l'assurance, quand on pense déjà à Alexis Colleur qui reste son jumeau à l'Elysée et celui par lequel tout va transiter pour la suite. Et ensuite c'est parce que les cinq ans qui viennent, on peut les séquencer en deux temps. Il va y avoir deux ans de réforme, c'est le temps utile pour la réforme s'il doit réformer, jusqu'aux européennes de 2024. Après les européennes de 2024, on entre dans une autre dimension, qui sera la préparation de l'échéance de 2027.

Emmanuel Macron est un sortant aujourd'hui, il ne peut pas se faire élire en 2027, donc sa famille politique va forcément passer par l'épreuve de la compétition pour la succession. Et ça, ça arrivera après 2024. Donc il y a très peu de temps utile en fait, si on se réfère à un quinquennat coupé en deux avec la césure de 2024, il a besoin de femmes et d'hommes de confiance qui ne lui poseront pas de problèmes politiques, voilà tout simplement dans les deux ans qui viennent.

4:51
Présentateur

Vous allez peut-être un petit peu vite, pardon, en besogne en nous parlant de 2024, parce qu'il y a quand même d'abord... C'est la seule élection intermédiaire qu'il y aura dans ce quinquennat. Parce qu'il y a des législatives juste avant. Ah oui, pardon, pardon, bien sûr, oui, oui. Il y a David qui nous dit sur l'appli France Inter, pourquoi faire une émission sur ce thème alors que le gouvernement est provisoire et de très courte...

5:09
Invité

Vous avez raison.

5:09
Présentateur

Et de très courte durée. Alors Mathieu Gallard, vous qui êtes de l'Institut Ipsos, directeur des études à Ipsos, ces élections législatives, elles peuvent changer la donne ou pas ? Or est-ce qu'elles peuvent changer la donne sur la composition du gouvernement ? C'est probable, il y a généralement des ajustements. On l'avait vu en 2017, on l'a vu à chaque élection législative qui ont suivi de près des présidentielles. Mais c'est vrai que, surtout, il y a une certaine incertitude à ce stade. C'est certain que le scénario le plus probable, c'est celui d'une majorité absolue, encore une fois, pour la majorité présidentielle actuelle, sortante.

Néanmoins, une majorité relative n'est pas impossible. Et si c'est le cas, il faudra choisir entre trouver soit un partenaire de coalition, probablement les Républicains, ou en tout cas une partie des Républicains, ou alors fonctionner sur des coalitions par projet. Sur certains projets économiques, on va plutôt aller essayer de chercher la droite, sur certaines dimensions, peut-être par exemple la fin de vie, peut-être les institutions, pourquoi pas auprès de députés PS, de députés ELV.

Et dans ce cas-là, si c'est le cas, ça n'est pas encore acquis du tout, mais si c'est le cas, effectivement, il faudra sans doute revoir ce dispositif gouvernemental pour davantage l'adapter à la situation politique qui serait nouvelle. Une petite question, Yael, par rapport aux membres du gouvernement qui vont aux législatives. Est-ce qu'il y a de vraies incertitudes pour certains ? Vous nous disiez tout à l'heure qu'Emmanuel Macron a même demandé à certains membres du gouvernement

6:36
Invité

de ne pas aller aux élections pour ne pas risquer d'être battus. C'était le cas pour Agnès Pannier-Runacher, dans le Pas-de-Calais, et le cas dans le Nord pour Éric Dupond-Moretti. Ces deux-là ont été rattrapés par l'Elysée, en disant non, vous n'y avez pas, parce que c'était des faits garantis, le RN est extrêmement implanté et très fort dans ces deux départements.

6:54
Présentateur

Mais est-ce que c'est politiquement correct de faire ça ?

6:57
Invité

C'est là où on rejoint ce que disait Françoise, il a besoin de femmes et d'hommes de confiance pour l'efficacité des deux ans qui viennent, s'il est rélu, si et seulement si, mettons le conditionnel bien sûr, si ça passe les 12 et 19 juin, et donc il ne voulait pas se priver de ressources humaines essentielles pour lui. C'est ça l'histoire, donc il leur a dit n'y allait pas. Par contre, ceux qui sont validés, j'en ai compté 15, avec Elisabeth Borne incluse, puisqu'elle est dans le Calvados, ces 15-là, normalement, c'est sécurisé, c'est-à-dire sur des circonscriptions où les scores du premier tour de la présidentielle et du deuxième montrent qu'a priori, ça passe pour eux.

7:25
Présentateur

Mathieu Gallard, vous êtes d'accord ou pas complètement ? Oui, mais globalement, évidemment, la plupart de ces ministres sont dans des circonscriptions qui sont extrêmement favorables. Il n'y a pas énormément de risques, après, voilà.

7:36
Invité

Peut-être pour Justine Bénin, la modem en Guadeloupe, vu les scores de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen, pour l'interrogation.

7:41
Présentateur

Peut-être que ça peut être un peu compliqué pour Clément Beaune, qui est dans une circonscription du centre de Paris, où il est quand même favori, mais pas non plus de manière prohibitive, on va dire. Donc voilà, il y a quand même quelques incertitudes. Disons que je ne parierai pas forcément sur le fait que tous ces membres du gouvernement soient élus dans un fauteuil lors de ces législatives, il va quand même falloir surveiller tout ça. Alors, on va évidemment reparler des législatives, mais on va poursuivre aussi sur la composition du gouvernement. On va retrouver Patrice qui est en Lorraine. Bonsoir, Patrice.

8:11
Auditeur

Oui, bonsoir à tous et à tous.

8:13
Présentateur

Vous aviez une question, peut-être ?

8:14
Auditeur

Oui, les citoyens sont de plus en plus inquiets sur l'avenir de notre environnement et de la planète. Mais la nouvelle ministre de l'écologie semble dans le droit fil d'une politique de l'environnement qui ne semble pas rompre avec les vieilles pratiques agricoles et énergétiques. Rien de mieux, pour être clair, de s'appuyer sur deux exemples concrets. En agriculture, pas plus tard que cette semaine, chez Mathieu Vidard, vous avez des scientifiques qui ont encore souligné la connivence des dirigeants avec les lobbies agricoles et semenciers. Que va-t-il advenir de cette pratique ?

Demain, deuxième exemple, vous avez un petit village de la Meuse, un pas très connu qui s'appelle Lignan-Baroua, où les associations environnementales vont se mobiliser pour dénoncer les aberrations de l'aménagement d'une ligne ferroviaire pour les déchets nucléaires en Meuse. Alors, pouvez-vous imaginer un seul instant que la nouvelle ministre ne poursuive une politique pro-nucléaire qui phagocyte depuis des décennies des milliards d'euros au détriment d'une politique significative, des énergies réellement propres ? Il y a une dame sur votre plateau qui vient de dire les extrêmes.

Mais cette dame ne soupçonne pas une seule seconde l'extrême perversité du dévoiement de la démocratie et des questions environnementales par l'argent dans notre département. C'est vraiment une honte.

9:23
Présentateur

Merci Patrice pour cette question. La dame qui a dit extrême, c'est Françoise Fressos. Elle va répondre, elle va réagir.

9:31
Invité

Bon, moi je pense qu'il faut juger à ce qui va se faire. C'est-à-dire que le problème de l'environnement, c'est que c'est très polarisé et on a toujours des intentions en disant qu'ils ne vont pas le faire ou pas. Moi j'ai plutôt tendance à attendre, de voir comment ils s'y prennent. C'est un sujet très compliqué mais on sent qu'il y a une urgence qui a été prise en compte.

Et pour vous citer peut-être un exemple, Jean Castex, le Premier ministre sortant, voulait léguer dans ce qui va être fait dans le nouveau gouvernement, ce qu'il appelle la loi olympique, c'est-à-dire d'essayer d'alléger les procédures pour développer au maximum les énergies renouvelables et notamment les éoliennes en mer pour réduire les tentations de recours, les durées de recours et faire en sorte que ces investissements absolument vitaux pour la transition écologique se fassent dans une durée beaucoup plus réduite que ce qui se passe aujourd'hui.

Donc je pense qu'il faut les prendre au mot et il faut les juger aux actes, sachant que ce sujet écologique, moi ce qui me frappe, c'est que ça polarise. Il y a des critiques de part et d'autre, certains disent de toute façon ils ne feront rien parce que c'est des techniciens, ils ne sont pas du tout écolos. et eux disant, ben non mais nous on fait une écologie un peu pragmatique. Donc attendons de voir, sans juger, sans a priori. Yael Goz. Je vous réponds, là ça tombe actuellement sur nos fils de dépêche, Matignon annonce la création d'un secrétariat général à la planification écologique.

C'est ce qui manquait dans le mécano parce qu'on se disait comment allait fonctionner ce trio de femmes dont vous parliez. Et bien donc c'est un secrétariat qui va être chargé d'harmoniser, de faire se parler les ministères de l'environnement, des transports, du logement, de l'agriculture et de l'énergie. Tout ça piloté par un Antoine Pellion, je découvre, je ne connaissais pas cette personne, conseiller énergie, environnement et transport du président de mai 2017 à avril 2019.

C'est lui qui est nommé pour gérer cette coordination qui va être essentielle parce qu'on ne peut pas avoir d'un côté l'agriculture qui fait selon ses méthodes et selon certains diront ses lobbies, et puis de l'autre une écologie qui a besoin elle d'avancer. Donc c'est lui qui va être un peu la cheville ouvrière sous le contrôle d'Elisabeth Borne de cette articulation nouvelle et inédite dans un gouvernement de la Vème République.

11:45
Présentateur

Je rebondis juste sur ce que nous disait Patrice au standard à propos du nucléaire. On peut imaginer que ce n'est plus du tout un débat dans ce gouvernement de toute façon.

11:54
Invité

C'est un gouvernement pro-nucléaire très clairement et Emmanuel Macron a fait campagne sur ces EPR il n'y a pas de doute il n'y a pas l'ombre d'un doute après c'est le mix énergétique qui est en question il veut faire les deux en même temps renouvelables accélérés avec la loi d'exception c'est comme ça qu'on l'appelle type Jeux Olympiques pour accélérer les chantiers dans les deux ans qui viennent mais garder le nucléaire comme filière d'avenir pour Emmanuel Macron.

12:19
Présentateur

Mathieu Callard ?

Sur l'environnement alors premier point on le sait mais c'est vrai que si je me reporte cinq ans en arrière dans les baromètres qu'on fait tous les mois où on demande aux Français quelles sont leurs préoccupations c'était tout en bas et vraiment il y a eu un changement profond dans la perception par les Français de ce sujet au cours des cinq dernières années lié à la fois effectivement au changement climatique qui vient de plus en plus perceptible il y a eu le choc de cette démission de Nicolas Hulot qui a vraiment eu un impact fort dans l'opinion après tout ça ça n'empêche pas le fait que effectivement et votre auditeur l'illustrait très bien prendre en main cet enjeu environnemental ça peut se faire avec deux types de politiques publiques soit une écologie qui va être vraiment de rupture on va contraindre les entreprises on va mettre en place des impôts qui vont un peu viser à changer les comportements ou une écologie plus pragmatique c'est évident que Emmanuel Macron son électorat ses ministres sont plutôt sur cette deuxième option et de ce point de vue là on peut éventuellement le déplorer mais en tout cas ça n'est vraiment pas une surprise On part dans l'Indre à présent retrouver Gilbert bonsoir Gilbert

13:21
Auditeur

Oui bonsoir

13:22
Présentateur

Bienvenue sur l'antenne d'Inter on vous écoute il y a un peu d'écho mais on devrait y arriver

13:26
Auditeur

Bon très bien écoutez c'est un auditeur catastrophé qui s'adresse à vous parce que moi je m'interroge sur le sens qu'il faut donner à la nomination de monsieur Ndiaye à l'éducation nationale monsieur Ndiaye dont personne ne conteste l'intelligence la culture le parcours mais qui néanmoins a fait partie ou fait encore partie du conseil scientifique d'Ukran qui est reconnu comme un acteur important des études de race qui a justifié les réunions en non-mixité sur des positions carrément communautaristes alors est-ce qu'il s'agit de punir monsieur Blanquer pour est-ce qu'il s'agit là maintenant d'abandon de l'universalisme au profit de la valorisation des particularismes on est loin des valeurs républicaines je m'interroge sur le sens de cette nomination nous pensons enfin beaucoup pensent que en matière de valeurs le en même temps ça n'existe pas le nous c'est qui la déclaration de monsieur Ndiaye je ne sais pas ce qu'il va faire mais en tout cas c'est mal parti pour tous ceux qui sont attachés à l'universalisme et à la république telle que il faut le reconnaître monsieur Blanquer elle a bien défendu vous dites Gilbert on est loin des

14:25
Invité

c'est qui le nous quand vous dites nous pensons vous parlez au nom d'une organisation

14:28
Auditeur

quelques organisations laïques absolument plus précisément écoutez il y a le comité laïcité république il y a vigilance lycée collège le téléphone ne cesse de sonner depuis on connait le nom du ministère de l'éducation nationale nous sommes tous inquiets nous sommes tous inquiets nous avions cru percevoir dans les dernières mesures de monsieur Macron prise de conscience de la nécessité de maintenir l'universalisme et les valeurs républicaines et qui voyons-nous arriver au gouvernement au ministère de l'éducation nationale un ministère qui est chargé de la formation des citoyens de demain un homme qui parle qui justifie les réunions en non-mixité qui parle de racisme d'état qu'y a-t-il derrière est-ce qu'il y a une attention cachée je ne sais pas je vous avoue que je ne comprends plus rien

15:21
Présentateur

alors merci Gilbert d'avoir appelé le standard de France Inter Je voudrais qu'on entende de Pap Ndiaye parce que la passation de pouvoir vient d'avoir lieu au ministère de l'éducation nationale avec Jean-Michel Blanquer et Pap Ndiaye a pris la parole après avoir rendu hommage à Samuel Paty et bien il s'est tout de suite adressé à la communauté éducative on l'écoute ce sont des propos recueillis par Anne Rothstein

15:46
Auditeur

Mes premières pensées vont vers le monde des enseignants qui est le mien depuis toujours à ma mère d'abord qui fut professeure de sciences naturelles au collège dans un collège des Hauts-de-Seine à Bourg-la-Reine à toutes les enseignantes et à tous les enseignants qui m'ont éduqué depuis l'école maternelle et à qui je dois tant Je suis un pur produit de la méritocratie républicaine dont l'école est le pilier Je suis peut-être un symbole celui de la méritocratie mais aussi peut-être aussi celui de la diversité Je n'en tire nulle fierté mais plutôt le sens du devoir et des responsabilités qui sont désormais les miennes La consolidation des savoirs fondamentaux à laquelle vous avez tant contribué cher Jean-Michel l'égalité des chances l'adaptation aussi nécessaire de l'école au bouleversement des économies et des sociétés voilà des défis immenses à saisir La prolongation l'approfondissement des efforts entrepris de nouvelles initiatives à penser et à imaginer ce sont des tâches exaltantes au service de notre pays Le dialogue avec toute la communauté éducative sera évidemment aussi un principe important Toutes mes forces sont désormais au service de mes nouvelles fonctions au service de la jeunesse de ce beau pays au service de ce beau ministère au service de la vie au service de la France

17:57
Présentateur

Voilà pour les premiers mots de Pap Ndiaye ministre de l'éducation nationale au moment de la passation de pouvoir avec Jean-Michel Blanquer une réaction à ce qu'il vient de dire et à ce que nous disait aussi Gilbert tout à l'heure au téléphone

18:10
Invité

C'est la seule vraie nomination en société civile de ce gouvernement mais qui finit par être la plus politique et on le voit depuis deux heures depuis cette nomination c'est hystérique partout un signe la chaîne CNews ne parle plus que de ça depuis deux heures c'est un bandeau permanent Pap Ndiaye le débat islamo-gauchiste ou pas islamo-gauchiste évidemment ultra réducteur Pap Ndiaye le dit lui-même produit de la méritocratie républicaine sa première pensée c'est pour qui ?

Pour Samuel Paty il le dit dans sa passation de pouvoir mais Gilbert met le doigt sur une vraie réalité au sein de la majorité et au sein d'En Marche c'est qu'il y a deux écoles il y a deux approches de la laïcité qui n'arrivent pas toujours à se concilier laïcité ouverte ou laïcité fermée universalisme abstrait ou différentialisme concret Emmanuel Macron lui-même a joué sur les deux tableaux durant son quinquennat mais il y a une interview qui a fait date en décembre 2020 chez Brut où il disait cet universalisme n'a aucun sens s'il n'y a pas la prise de conscience des discriminations et donc du ressenti de ces discriminations en France voilà donc est-ce que Pap Ndiaye sera le porte-parole des islamo-gauchistes je pense que si on rentre sur ce terrain là on fait complètement fausse route Gilbert Oui moi je pense qu'il y avait les premiers mots sont très importants où il dit je m'adresse aux enseignants je pense que le principal message c'était déjà de rétablir le dialogue avec la communauté éducative parce que c'était l'un des problèmes sur lesquels butait Jean-Michel Blanquer qui avait très bien commencé son quinquennat et qui tout d'un coup a crispé les syndicats crispé les enseignants si bien qu'au fond toutes les mesures de revalorisation ou de réforme interne étaient en train d'être bloquées donc là il y a un signe et je pense que le signal envoyé c'est l'école doit se réformer parce qu'on a un problème d'égalité des chances symbolisé aussi par la difficulté à reconnaître la diversité et donc je pense que c'est ça le message et effectivement moi je ne rentrerai pas dans les débats islamo-gauchistes ou pas je ne pense pas que ce soit ça vraiment c'est la méritocratie républicaine et comment on peut rendre l'école française plus juste en tenant compte des problèmes de diversité Mathieu Gallard

20:16
Présentateur

oui c'est vrai qu'avec le départ de Jean-Michel Blanquer qui a accompagné d'autres départs de personnalité qui étaient peut-être moins emblématiques mais qui étaient un petit peu sur la même ligne je pense à Frédéric Vidal qui était à l'enseignement supérieur à Sarah El Haïri aussi qui était voilà sur une ligne un petit peu oui d'un républicaine extrêmement ferme on va dire c'est vrai que bon ben voilà la ligne change un petit peu après est-ce que Papandia effectivement va réussir à infléchir cette ligne de manière générale c'est pas certain effectivement le gars le disait je pense que tout ça de façon sa simple présence elle va encore contribuer à polariser même à hystériser le débat on le voit avec avec effectivement les réactions sur les réactions au bout de quelques quelques minutes quasiment donc voilà et alors et je tiens à le dire que dans les enquêtes d'opinion on voit que ça n'est pas du tout un sujet extrêmement important aux yeux des français même d'ailleurs aux yeux des français qui sont les plus à droite pour cet électorat c'est des questions avant tout d'immigration d'identité mais voilà toutes les questions qui sont liées à l'islamo-gauchisme c'est extrêmement abstrait pour le grand public on repart au standard retrouver Benoît bonsoir Benoît oui bonsoir bienvenue sur l'antenne de France Inter on vous écoute Benoît

21:32
Auditeur

merci merci bonsoir à vos invités moi je voulais parler un petit peu de la renomination de monsieur Dupond-Moretti à la justice parce que je m'interroge beaucoup sur cette nomination monsieur Dupond-Moretti est en guerre ouverte avec l'ensemble de la magistrature française c'est à dire pas seulement le syndicat de la magistrature mais ça va même jusqu'à François Molins ce qui est quand même très loin d'être un juge rouge au couteau entre les dents monsieur Dupond-Moretti va être cité à comparaitre devant la cour de justice de la République et la justice française est dans un état catastrophique donc cette nomination veut dire que monsieur Macron clairement fait une croix sur la possibilité d'améliorer la justice française parce que ça n'est pas possible de reconstruire la justice française en allant à l'encontre de la totalité des magistrats français donc je me demande pourquoi a-t-il fait ça est-ce que c'est est-ce que ce serait pas un dégage demandé par monsieur Sarkozy pour son soutien parce qu'on sait que monsieur Dupond-Moretti est quand même largement sarkoziste et est en position d'arrondir au moins sérieusement les angles dans les différentes casseroles judiciaires de monsieur Sarkozy

22:40
Présentateur

merci Benoît Françoise Fresseau c'est-ce que Nicolas Sarkozy a quelque chose à voir là-dedans

22:45
Invité

je ne pense pas parce que Emmanuel Macron est réélu président de la république je ne pense pas qu'il ait besoin de Nicolas Sarkozy dans les affaires actuelles je pense que c'est plutôt un bras de fer entre effectivement Dupond-Moretti les magistrats et l'Elysée qui n'a pas envie de dire je me débarrasse de Dupond-Moretti et je donne un gage aux syndicats de la magistrature et aux magistrats et donc il y a au fond une prise l'opinion est prise à témoin de cette espèce de blocage qui existe entre l'exécutif et les juges sachant qu'il y a quand même des états généraux sachant que des moyens ont été déployés en fait on est un peu dans le même sujet que l'éducation nationale mais la réponse a été inverse à ce qui s'est passé avec Blanquer c'est-à-dire que Emmanuel Macron change Blanquer pour essayer de renouer le dialogue et là il assume la confrontation avec les juges en disant c'est les français qui trancheront de toute façon il faut essayer de réformer cette justice et je ne serai pas aux ordres des syndicats de magistrats c'est risqué mais c'est la partie qu'il est en train de jouer sachant qu'effectivement

23:49
Présentateur

il y a un énorme malaise dans la justice on se souvient de cette tribune signée par des milliers de magistrats et de greffiers c'était quand même quelque chose d'absolument historique alors il dit qu'il a déployé les moyens c'est typique

24:01
Invité

d'Emmanuel Macron c'est-à-dire que plus il va y avoir une meute contre l'un de ceux qu'il défend et dont il estime le travail et plus il va y résister mais on l'a vu tout au long du quinquennat sur plusieurs affaires où sur l'affaire Benalla il a mis du temps à accepter cette erreur Jérôme Perra c'est lui qui l'investit dans Dordogne alors qu'il y a un problème évident de condamnation qui va poser problème dans le débat public donc dans ces cas-là vous avez Emmanuel Macron qui est prêt presque même à provoquer j'ai envie de dire juste un mot sur la justice on oublie qu'il n'est pas le seul homme de justice dans le gouvernement on en parle peu encore parce qu'on découvre ses profils Charlotte Cobell est une magistrate elle va s'occuper de l'enfance secrétariat d'état elle n'avait jamais eu de mandat électif ou gouvernemental elle-même ancienne vice-présidente au TG de Bobigny et puis une autre magistrate qui s'appelle Isabelle Rome et qui va être en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes et elle-même a tout un parcours de juges d'instruction de juges d'application des peines elle aussi vient du monde de la magistrature et je crois que c'est un double message c'est-à-dire il y a des magistrats avec lesquels on peut travailler et qui font du bon boulot et il y a un syndicat qui nous bloque ce qui est risqué parce qu'effectivement ça fait le bras de fer politique et avec toujours cette ambiguïté du monde politique face à la justice qui ne supporte pas d'être sanctionné mais en même temps il y a aussi l'idée qu'au fond si Dupond-Mariti partait c'était reconnaître que les magistrats avaient raison que les syndicats de magistrats et que l'institution n'est pas réformable donc je pense qu'on est sur ce nœud et je ne sais pas comment ça va se dénouer Une petite question

25:36
Présentateur

parce que je vous écoute tous les deux tous les trois depuis le début c'est donc évidemment Emmanuel Macron qui a choisi les membres du gouvernement Elisabeth Borne elle a eu son mot à dire ou pas dans cette histoire ?

25:48
Invité

La question vous est posée par nos auditeurs J'imagine que c'est un petit peu tôt pour répondre j'ai envie de vous dire que ce n'est pas dans les pratiques d'Emmanuel Macron de laisser quand même une latitude énorme à son premier ministre pour choisir ses femmes et ses hommes au gouvernement pour preuve la semaine dernière Aurélien Rousseau dont on découvrira l'importance qu'il aura dans les mois qui viennent c'est le directeur de cabinet à Matignon d'Elisabeth Borne était nommé et choisi dès la semaine dernière en même de savoir qu'Elisabeth Borne serait elle installée à Matignon puisqu'il était prépositionné pour s'occuper de la première ministre Catherine Vautrin qui n'a jamais existé donc c'est pour vous dire à quel point tout est extrêmement cadré encadré surveillé à tel point qu'on peut se demander si Matignon ne sera pas une annexe ou une extension du château alors moi je nuancerai parce que ce que je sais sur le remaniement et même sur le choix d'Elisabeth Borne c'est que Emmanuel Macron consulte c'est à dire qu'il demande l'avis de quelques personnages de confiance et ensuite il tranche je pense qu'il a concerté avec Elisabeth Borne je pense qu'il a aussi un problème dans son quinquennat c'est qu'il est réélu mais il ne pourra pas se représenter donc l'obsession qu'il a depuis qu'il est réélu c'est de verrouiller le dispositif de sorte de ne pas perdre le pouvoir et d'avoir au moins les deux premières années utiles pour gouverner donc il assume c'est lui qui a fait les investitures c'est lui qui a réorganisé sa majorité c'est lui qui nomme son premier ministre c'est lui qui a droit de regard évidemment sur les ministres mais par exemple le cas de Dupond-Moretti je sais qu'il a été évoqué par la majorité certains responsables de la majorité disaient il faut maintenir Dupond-Moretti sinon on a l'impression de baisser la garde face au syndicat de la magistrature donc c'est pas uniquement la décision d'Emmanuel Macron et pour répondre par rapport à Elisabeth Borne là où elle est peut-être bien servie ou elle a agi c'est que vous savez qu'elle est membre d'un club de ministres peu connus mais ça joue l'aile gauche de la Macronie en rapport de force c'est territoire de progrès et il y a dans le gouvernement Olivier Dussopt qui préside ce club qui va s'occuper des retraites c'est pas rien et puis vous avez aussi Clément Beaune qui reste aux affaires européennes voilà des figures très proches d'Elisabeth Borne politiquement qui poussaient d'ailleurs même Elisabeth Borne pour Matignon qui se trouvent eux aussi dans le cercle des hommes et des femmes importants du gouvernement

27:57
Présentateur

Une question de Pierre qui est à Nantes qui nous pose cette question comment peut-on être ministre et postuler pour un poste de député ça c'est la question de Pierre et moi je vais rajouter autre chose on nous dit que les ministres vont être tenus par un devoir de réserve à partir de Yael si je ne me trompe la semaine prochaine Lundi ça commence Alors comment on est tenus par un devoir de réserve et on fait campagne en même temps pour ceux qui sont sur le terrain

28:21
Invité

je suis un peu perdue C'est pour ça qu'Elisabeth Borne fait un 20h dès ce soir pour parler de politique nationale et de ses chantiers parce qu'après théoriquement l'Arcom oblige elle n'aura plus le droit de parler de nouveaux chantiers ou de politiques publiques lancées parce que c'est la campagne des législatives

28:36
Présentateur

Mais les autres nous ont le droit d'aller sur le terrain

28:38
Invité

Oui mais pas de parler de nouvelles réformes Ah bon ? Non Ils vont parler de quoi alors ? C'est la règle du temps présent et du beau temps et du chalet Non je plaisante Pour reprendre Mathieu Gallard

28:48
Présentateur

Il faut justement pour certains d'entre eux en tout cas qu'ils s'ancrent sur le terrain dans leurs circonscriptions donc il faut qu'ils aillent faire campagne aller à la rencontre des habitants parce qu'on le disait pour la plupart la partie est facile mais elle n'est pas forcément gagnée d'avance donc il va quand même aller faire campagne terrain évidemment et quand même une campagne de terrain ça veut aussi dire mettre en avant des enjeux qui vont être centraux lors du quinquennat Donc voilà effectivement le gouvernement ne va plus avoir la parole dans les semaines qui viennent mais en revanche les ministres vont être sur le terrain Le début de la campagne officielle c'est le 30 mai Yael La majorité présidentielle se présente sous la bannière Ensemble Renaissance Horizon Modem Agir c'est bien ça Il y a eu des problèmes au niveau du dépôt des candidatures puisque je crois que c'était ce soir 18h le délai limite du côté de la NUP on n'a pas enregistré la bannière NUP expliquez-nous ce qui s'est passé

29:44
Invité

Alors c'est effectivement une nomenclature qui n'a pas été discutée la NUP reproche à Gérald Darmanin à l'intérieur à ce moment-là qui est reconduit d'ailleurs à l'intérieur de ne pas avoir demandé leur avis à la NUP sur la classification c'est très précis très technique le soir des résultats en préfecture ce sera décompté par sous-formation de la NUP il n'y aura pas la bannière NUP ce sera PS EELV Parti Communiste et puis la France Insoumise ça c'est la nomenclature préfecture mais bien évidemment médiatiquement les voix seront additionnées et c'est le bloc de gauche NUP qui sera comptabilisé dans les médias mais en préfecture non pour une raison très technique c'est que les candidats ont été investis sous la bannière de leur propre parti d'origine et pas la bannière NUP parce que le financement n'a pas été mis en commun contrairement à ce qui se passe dans la majorité où il y a une association de financement qui récolte les fonds parce que l'un des enjeux essentiels des législatifs c'est le financement de la vie politique pour 5 ans et donc là la majorité unifiée a une association de financement et ensuite la somme est répartie entre les différentes formations c'est très technique mais à la fin vous verrez bien les graphiques avec les blocs même si c'est pas en préfecture comme ça il y aura des comptabilités évidemment les 3 blocs de la présidentielle RN ensemble majorité présidentielle et NUP c'est ça l'enjeu c'est une bataille à 3 qui recommence cette semaine après la présidentielle

31:09
Présentateur

alors Mathieu Gallard je reviens vers vous à propos de ces législatives c'est vrai que dans la logique de la 5ème république c'est toujours en général c'est une formalité les législatives pour donner une majorité au président vous sembliez dire tout à l'heure qu'il pouvait y avoir une majorité relative seulement est-ce que vous pourriez rentrer dans le détail de ce que disent les études d'opinion je ne sais pas si du côté d'Ipsos vous avez déjà fait de premiers sondages et quelle peut être la valeur des sondages pour un scrutin qui se passe dans 577 circonscriptions qu'est-ce que ça nous dit les études qui sont faites actuellement on est en train de réaliser un sondage qu'on va bientôt dévoiler dans le journal Le Monde par exemple par exemple tout à fait et c'est vrai qu'il y a une difficulté avec les sondages pour les législatives parce que comme on le dit ce sont des élections dans 577 circonscriptions malgré tout on sait que les législatives il y a une dimension locale mais il y a avant tout peut-être une dimension nationale comme vous le disiez le président généralement remporte une majorité là c'est un peu plus compliqué parce que effectivement déjà il y a l'usure du pouvoir pour Emmanuel Macron sa réélection a été facile mais elle n'a pas suscité d'enthousiasme clairement on l'a vu justement dans les études qu'on a fait auprès de son électorat du second tour et puis il y a cette dynamique en faveur de la gauche qui devrait en fait faire que beaucoup de circonscriptions notamment urbaines qui ont été facilement conquises par la république en marche en 2017 vont basculer à gauche il y en aura beaucoup est-ce que ça va suffire à faire que la république en marche renaissance en tout cas perde sa majorité absolue voilà ça n'est pas forcément le scénario le plus probable mais c'est une vraie possibilité et d'autant plus que la campagne n'a pas encore commencé si la gauche si Jean-Luc Mélenchon font une campagne extrêmement dynamique et offensive les choses peuvent encore évoluer donc c'est vraiment une campagne importante et plus intéressante sans doute de ce point de vue là que d'habitude

33:01
Invité

avec un vrai enjeu la petite histoire c'est de 1988 François Mitterrand qui se fait réélire et qui au fond n'a qu'une majorité relative à l'Assemblée nationale et donc ça oblige Michel Rocard à avoir des majorités de projets avec les communistes avec les centristes et une obligation aussi de graisser un peu la patte aux députés de l'opposition pour essayer d'avoir des voix donc ça peut être une hypothèse effectivement et puis vous pouvez avoir aussi une majorité relative à cause de dissensions à venir ne supputons pas mais avec Edouard Philippe qui aura lui aussi son groupe parlementaire dans cette majorité que se passera-t-il à certains moments du quinquennat s'il faut marquer sa différence sa différence et que les 15, 20, 30 députés et horizons sont nécessaires pour faire une majorité absolue point d'interrogation

33:51
Présentateur

et puis il y a aussi l'enjeu de savoir qui sera le premier groupe d'opposition ça c'est pas un petit détail il y a notamment à l'Assemblée la question de la présidence de la commission des finances il y a des enjeux aussi à ce niveau-là

34:03
Invité

ça peut être effectivement un champ de bataille très très féroce entre la France insoumise et le gouvernement si c'est la première opposition qui revient à Jean-Luc Mélenchon effectivement

34:12
Présentateur

donc ce que vous nous dites ce soir Mathieu Gallard et c'est vous qui avez le mot de la fin en 10 secondes il y a un véritable enjeu il y a un enjeu et je pense qu'effectivement ce point de vue de l'opposition est extrêmement important si c'est vraiment la gauche qui obtient je sais pas 150 ou plus de députés la physionomie du quinquennat change totalement par rapport à ce qu'on a vu entre 2017 et 2022 merci beaucoup à tous les trois et à tous ceux qui nous ont appelés juste après les infos de 20h vous retrouverez Patricia Martin avec Laurence De Villers petite philosophie de la mer

Questions sur la composition du gouvernement d’Elisabeth Borne · Pourquijevote