Berlancourt : le #VraiGrandDébat de Nicolas Dupont-Aignan
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:15:09OuverteRéponse directe
Une question de monsieur.
- 1:16:45OuverteRéponse partielle
Qu'en pensez-vous du canal Seine-Nord et des trains ?
- 1:17:28OuverteRéponse partielle
Sur le canal Seine-Nord, quel est votre avis ?
- 1:26:20OuverteRéponse directe
Une question de monsieur.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:43PrésentateurFait
« Et pourquoi M. Delevoye nous prépare une réforme des retraites tragique ? »
- 4:29PrésentateurChiffre
« Il y a 1,8 million de cartes vitales selon un magistrat. Fausse carte vitale en France. Fausse carte vitale. »
- 4:49PrésentateurFait
« Il y a des étrangers qui n'habitent pas la France, notamment. Même chose pour les prestations familiales. »
- 6:14PrésentateurChiffre
« Les emplois aidés, il y en avait 500 000. Et Emmanuel Macron les a éradiqués, les a enlevés. »
- 7:11InvitéFait
« Il a un cancer du foie incurable. »
- 13:10PrésentateurChiffre
« Il y a 125 000 Français qui sont en Belgique et 175 000 qui sont en Suisse pour la cause de l'ISF. »
- 19:03PrésentateurChiffre
« L'ensemble des Français, sur sa facture d'électricité, a payé de la CSPE à hauteur d'un milliard 200 millions d'euros. »
- 27:16PrésentateurChiffre
« On a un déficit commercial considérable de 60 milliards d'euros. »
- 27:49PrésentateurChiffre
« On reçoit, accrochez-vous, 11 milliards. »
- 35:21PrésentateurChiffre
« On a fait le score qui était le nôtre. On a dû faire 4 %, ce qui n'était quand même pas si mal que ça avec les faibles moyens que nous avions. »
- 50:07PrésentateurChiffre
« les agriculteurs français reçoivent 9 milliards par an de fonds européens. D'accord ? »
- 50:12PrésentateurChiffre
« nous versons le double. »
- 50:31PrésentateurChiffre
« la France donne le double de ce qu'elle reçoit. »
- 51:41PrésentateurPromesse
« il faut une banque de la démocratie. »
- 1:01:32PrésentateurChiffre
« on paye du RSA à 2 millions de personnes. 2 millions. »
- 1:10:15PrésentateurChiffre
« le chiffre migratoire, c'est quand même 400 000 étrangers qui sont rentrés en France en 2017. »
- 1:13:42PrésentateurFait
« M. Castaner s'intéresse plus au retour des djihadistes et soigne davantage les djihadistes que les gilets jaunes. »
- 1:13:54PrésentateurFait
« Il faut faire revenir les djihadistes. Voilà, c'est le deux poids, deux mesures. »
- 1:14:22PrésentateurFait
« Car, je le sais, vous n'êtes pas des casseurs, vous n'êtes pas des gens. »
- 1:15:31InvitéChiffre
« C'est pas une carte vitale qui nous coûte 15 milliards de fraude. »
- 1:15:46InvitéChiffre
« Les mutuelles dépensent plus de 8 milliards en publicité. »
- 1:18:32PrésentateurChiffre
« Le Turin-Lyon, 10 milliards d'euros. »
- 1:22:17PrésentateurFait
« J'accuse le pouvoir en place de lessiver la France et de mettre des lois liberticides contre son peuple. »
- 1:25:29PrésentateurFait
« Je suis le seul à avoir proposé le RIC. »
Temps de parole
- Présentateur74 %
- ?10 %
- Invité4 %
- Invité 23 %
- Invité 32 %
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Donc
j'ai deux questions. La première, c'est par rapport à nos territoires ruraux, la case des services
publics, les
réductions de fonctionnaires
qui
découlent de tout ça. Ça, c'est mes questions par rapport au rural. Et puis par rapport à la politique familiale,
le
problème du quotient familial.
La
politique familiale doit être pour tout le monde, peu importe le quotient familial.
Et
là, il est en train de tout démonter.
Alors
ce sont deux questions très graves. La première question, enfin je commence par la deuxième,
sur
la politique familiale. C'est quand même incroyable. On avait une belle politique familiale en France
qui
explique
qu
'on avait le taux de natalité d'Europe avec l'Irlande le plus important. Même Mitterrand n'avait pas
touché
à la politique familiale
d
'avant. Même Mitterrand n'avait pas touché.
C
'est François Hollande qui a commencé à faire des économies là-dessus,
avec
Emmanuel Macron, parce qu'on oublie qu'Emmanuel Macron, il a été quand même ministre des finances de Hollande.
Voilà, il
est tombé du ciel comme ça. Donc, et c'est la destruction de la politique familiale. C'est tragique. Pourquoi
? Parce
que nos retraites,
dans
un système de répartition, elles reposent
sur
les jeunes générations qui payent les retraites des anciens.
Si
la démographie s'effondre, il n'y
a
plus de retraite.
Voilà
pourquoi il est complètement
stupide de
mettre en cause la politique familiale, parce que ça
fait
faiblir le taux de natalité qui a commencé à baisser.
Et
à terme, ça veut dire qu'on aura un problème de retraite. Et pourquoi ils font ça
? Il
y
a
une explication.
C
'est parce qu'ils veulent nous mettre la capitalisation. Vous verrez ce que je vous dis.
Et
pourquoi ils vont détruire les réversions ? Et pourquoi M. Delevoye nous prépare une réforme des retraites tragique
? C
'est parce qu'après, ils diront aux Français,
voyez,
la réforme, la répartition, ça ne marche pas.
Vous
devriez aller dans les banques,
mettre
de la capitalisation.
Et
puis, ça fera de l'argent pour les marchés financiers, les amis de M. Macron, parce que c'est quand même les marchés financiers qu'ont mis M. Macron au pouvoir. Il
faut
arrêter de nous raconter des histoires. Et donc, ça, c'est ce qui est en train d'être prévu derrière.
Voilà
pourquoi il faut absolument maintenir les prestations familiales et
revenir
sur les réformes qui ont été faites. Voilà pourquoi aussi il faut réindexer les prestations familiales.
Parce
que ce n
'est
pas que les retraités qui ont désindexé sur l'inflation, c'est aussi les familles.
Et
je suis aussi, je ne
vous
cache pas, peut-être vous faire choquer, je suis pour qu
'on
plafonne les allocations familiales au-delà de 4 enfants.
Parce
que je pense qu'il y
a
aussi parfois dans certains banlieues une utilisation des allocations familiales
qui
n
'est
pas très... Voilà. Voilà.
Bon.
Donc moi, je vous dis franchement les choses.
Il
faut qu'on renforce les allocations familiales pour de 1 à 4 enfants et pour permettre aux jeunes générations d'avoir les enfants qu'ils désirent. Et c'est terrible ce qui se passe. Deuxième point, sur le monde rural, très vite,
tout
l'argent va aux métropoles. Voilà.
C
'est un scandale absolu. Moi, j'ai travaillé avec Charles Pasquois. C'est le dernier qui avait fait la politique d'aménagement du territoire en 88... 93, pardon. Dernière grande loi d'aménagement du territoire.
Il
y a un phénomène d'attractivité des métropoles.
Bon.
Ça, c'est une réalité. Face à ça, il y a deux solutions. Soit la solution,
on
met tous les crédits pour renforcer ce phénomène. Les gens sont malheureux dans les métropoles parce qu'ils vivent mal. Moi, je suis élu de banlieue parisienne.
Les
gens viennent me voir en permanence, me dire quand est-ce qu'on peut déménager ? On rêve d'aller vivre en province, mais on ne trouve pas de boulot. Mais on passe une heure et demie dans les transports à l'aller, une heure et demie au retour. On est dans des petits appartements hors de prix. Il y a des voyous partout. On n'a qu'une envie, c'est d'aller à Berlancourt.
Mais
il n
'y a
pas de boulot
à
Berlancourt.
Il
n
'y
a pas de boulot à Berlancourt. Quand on traverse la rue à Berlancourt, on tombe sur un champ de betterave ou un champ de
patate.
Et donc l'enjeu,
vous
voyez bien que l'enjeu,
c
'est de répartir autrement les crédits.
C
'est vraiment de répartir. Et dans mon programme, je ne
sais
pas si on vous a apporté mon programme. Je ne
sais
pas si vous et mon équipe, Grégoire, si on a apporté le programme. C'est
le grand débat
national. Ce n'est pas le politique,
c'est notre programme. Je rigole, je rigole. Non, mais on
a
fait des propositions
dans le cadre du
grand débat.
Oui, ça doit être quelque part dans un cas. On a fait des propositions. Et j'ai proposé quoi
?
32 milliards d'économies sur les gaspillages.
Parce
que c'est votre argent. 32 milliards d'économies sur les gaspillages, le train de vie des élus, sur l'immigration, je suis désolé de le dire,
sur
la facture de l'Union européenne. Je vais revenir à la question tout à l'heure de monsieur.
Et
sur la fraude
à
la carte vitale. Il y a 1,8 million de cartes vitales selon un magistrat. Fausse carte vitale en France. Fausse carte vitale.
Il y a
des étrangers qui n'habitent pas la France,
notamment. Même
chose pour les prestations familiales.
Donc
il
y a
32 milliards de fuites d'eau. Ces 32 milliards, on les économise
et
on les met sur les retraités, les familles et l'aménagement du territoire.
Ça
veut dire que les crédits,
on
met la fibre optique partout en France, plus rapidement dans les zones rurales.
On l'attend ici,
peut-être l'année
prochaine ou l'année
suivante. C'est très important. On refait des primes d'aménagement du territoire, comme le général de Gaulle a fait pour que les usines s'installent
dans
les zones mal desservies.
On
arrête de mettre tous les crédits dans les zones qui vont bien.
Mais
c'est tellement du bon sens.
Un
mot sur la fibre optique, Nicolas Dupont-Aignan. Dans ta banlieue ou à Paris, la fibre optique, elle arrive dans les maisons, dans les immeubles directement. Et le particulier, il a juste appelé son opérateur. Et ce n
'est
pas ses impôts qui passent à la fibre optique. C'est l'opérateur qui équipe la ville. Ici, à la campagne, Nicolas, c'est les habitants de l'Aisne qui, avec leurs impôts, payent la fibre optique. Alors, qui arrivera peut-être l'année prochaine ou l'année d'après. Je l'ai promise au Berlin-Courtois en début 2019, mais on n'est pas du tout sûr. C'est dingue. C'est
dingue.
Il y a dans la salle, je ne
suis
pas sûr qu'il souhaite s'exprimer, mais peut-être. Et s'il le souhaite, il se lèvera et il se présentera. Quelqu'un qui pourrait porter témoignage sur le problème des emplois aidés.
Les
emplois aidés, il y en avait 500 000. Et Emmanuel Macron les a
éradiqués,
les a enlevés. Et la ministre de je ne
sais
plus trop quoi, ainsi qu'Emmanuel Macron, ils ont fait une déclaration. Ils ont dit « Les emplois aidés, c'est inflationniste, ça coûte cher et ça ne permet pas le retour à l'emploi ». Alors là, j'ai vraiment eu un choc au cœur quand j'ai entendu ça. Parce qu'ici, moi, en tant que maire, ça fait quelques années que je suis maire, et dans toute ma vie, j'ai recruté un seul emploi aidé. Et il est dans cette salle. Il est dans cette salle pour s'occuper de Berlancourt. Et donc, je l'ai recruté parce qu'il m'a écrit
et
parce qu'il a écrit, je crois,
70
communes. Et il y en a un seul qui lui a répondu parce que j'étais le seul à avoir besoin de quelqu'un. N'est-ce pas ? Et il a travaillé avec nous un paquet d'années. Et c'était possible qu'il travaille avec nous parce que c'était payé en partie par l'État. Et lui, il avait un
gros problème physique. En fait, je vais te dire, il ne
va
pas se lever du coup, mais ce n
'est
pas grave. Il a un cancer du foie incurable. Donc,
il travaillait ici à Berlancourt pendant trois ans avec une poche à morphine. Quand il avait trop mal, il faisait pchit pchit. Alors pourquoi il faisait ça ? Parce qu'il ne voulait pas rester chez lui et qu'il n'a la question en dit le temps du capé.
Il
voulait travailler. Un jour, Macron est arrivé. Ils ont supprimé tous les emplois aidés partout, y compris ici. Et il n
'a
pas pu continuer de travailler à Berlancourt. Et ça, j'ai trouvé ça vraiment terrible. Pourquoi est-ce que dans les ministères, ils n'ont pas dit, voilà, on supprime les emplois aidés parce que ça coûte très cher, par exemple, à Paris, où il n
'y a
pas vraiment de chômage. Mais dans les zones comme Berlancourt, comme l'attirage, où il y a 16% de chômeurs en catégorie A, on les maintient parce qu'il vaut mieux avoir des gens qui travaillent dans une commune plutôt qu'ils restent chez eux. Non ? Je ne
sais
pas. Qu
'est
-ce que vous en pensez ? Alors, je vais vous dire,
ça
a été le plus grand plan social. Allez, courage ! Le plus grand plan social qui a été décidé.
Et
je vais vous dire, c'est absolument... J'ai envie de dire un mot vulgaire, mais c
'est
dégueulasse. Et je vais vous dire, ils ont fait pire.
Ils
ont fait pire.
Et
c'est le problème de ce gouvernement et son arrogance.
C
'est qu'ils ont fait croire à l'opinion,
à
la télévision, dans les déclarations,
que
les emplois aidés, c'était des emplois d'assistés.
Je
ne
sais
pas si tu te souviens. Ils ont dit, ça ne marche pas, ça ne débouche pas sur l'emploi, on est contre l'assistana. C'est dégueulasse. Parce que les emplois aidés, c'est des gens
qui
étaient au RSA
et
qui sont sortis du RSA
pour
travailler. Donc, c'est tout le contraire dans l'emploi d'assistana. Et voyez, moi, ce qui me choque,
et
pourquoi je me bats, sincèrement, avec vous tous,
ce
qui est insupportable et ce qui explique la révolte des Gilets jaunes, et ce qui explique aussi parfois une certaine violence,
parce
que les paroles du gouvernement,
elles
ont été terriblement violentes, terriblement violentes à l'égard des Français.
Parce
que quand vous dites à quelqu'un qui n
'a
rien,
que
ce qu'il faisait depuis trois ans dans une école,
dans
une association de protection des animaux, dans une commune, finalement, c'était rien, eh bien, non seulement vous le privez d'une recette, mais vous l'humiliez.
Et
je vais vous dire, le problème de la France, ce n
'est
pas seulement un problème d'argent.
C
'est un problème de coupure.
Il
y a une France
qui
va bien,
qui
a toujours plus. Macron leur a donné des milliards d'euros, 5 milliards, à des gens qui déjà n'ont que faire de leur argent. 5 milliards à des gens qui dégoulinent d'argent. C'est bien, je ne
suis
pas envieux. C'est très bien qu'il y
ait
des riches.
C
'est très bien. Mais, je veux dire, est-ce qu'il fallait donner 5 milliards, et puis, de prendre cet argent sur les plus modestes, en plus, en les culpabilisant d'être modestes
? Et
vous pouvez, on ne peut comprendre la colère des Gilets jaunes que si on comprend cette humiliation permanente.
C
'est-à-dire, non seulement,
non
seulement,
ils
prennent de mauvaises mesures en termes de justice sociale et d'efficacité, parce que c'est quand même plus efficace d'avoir quelqu'un qui aide à Berlancourt que qu
'il
soit chez lui. Mais, en plus, ils humilient ceux
qui
osent protester. Et moi, c'est ce qui me conduit, ce qui me révolte, franchement. J'aurai 20 ans. Je peux vous dire, je crois que je serai beaucoup plus gilet jaune encore. Non, mais ce que je veux dire, c'est qu'à un moment,
on
ne peut pas faire ça d'un pays. Et ce qui m'inquiète, et je vais vous parler franchement,
ce
qui m'inquiète pour l'avenir, moi, je ne souhaite qu'une chose. Je pensais sincèrement,
tu
le sais, je te l'ai dit, je pensais sincèrement que le président de la République allait, parce qu'on peut toujours s'améliorer dans la vie, on peut toujours faire des conneries.
Ce
qu'il ne faut pas, c'est le faire deux fois de suite. Je pensais que le président allait entendre quand même
et
comprendre qu'il n'était pas passé loin de la catastrophe.
Et
vous voyez, trois mois après,
attendez, je
finis. Trois mois après, je n
'ai
pas fini.
Oui,
mais c'est ce que j'allais vous dire. Exactement. Et trois mois après, je vais vous dire où je suis très inquiet. C'est que je pense qu'au fond,
il
n'a rien compris,
qu
'au fond, il veut continuer pareil.
Au
fond, il croit avoir maté
les
gens, mais les gens attendent les résultats.
Et
comme vous le dites très juste, s'il n
'y
a pas un vrai changement de cap,
une
vraie prise en compte
en
traitant les causes des problèmes, les causes,
parce
que si vous ne traitez pas les causes, vous vous mettez un sparadrap. Et bien là, je vais vous dire au mois de mai, ça va saigner et ça m'inquiète. Et j'aimerais vraiment
qu
'on change de cap. C'est ça l'enjeu. Après, que ce soit lui ou nous, qu'importe ce qu'a des Français attendent, ils n
'en
ont rien à faire, qui se le fera ? Mais que ce soit fait. Et
sur l'histoire du texte sur l
'essence à la place de l'ISF et vice-versa,
je vous ai expliqué, hier on s'est vu pour organiser la circulation d'Amerrancourt, que Nicolas Dubois-Aignan, présidentiel, sur l
'ISF, il avait fait une proposition. Il avait dit, bon, l'ISF,
on
ne peut pas le supprimer, on n'a pas les moyens financiers comme ça, de se priver de 5 milliards
et, bon, on ne peut pas. Alors, on propose aux gens qui paient l'ISF trois
possibilités. La première, c'est qu'ils continuent de paier de l'ISF comme à tous. La première possibilité, ça paiera le RSA, ça paiera les routes, etc. La deuxième possibilité, ils donnent au Téléthon, ils donnent à une fondation reconnuité publique et ils sont défiscalisés à 100%.
Et
la troisième, ils mettent ça en capital dans leur entreprise. Parce que,
on est libéraux
aussi.
En France ? En
France.
Qui investit en France.
Qui investit en France.
Même
si c'est la ferme,
d
'un côté,
là. On fait grossir le capital et peut-être qu'on pourra embaucher quelqu'un pour une nouvelle culture ou quelque chose comme ça. C'était ça la proposition. Mais
c'était la
bonne proposition. Parce
que c'était à la fois juste et quand même dynamique. Parce que les gens qui ont l'ISF, ils en avaient marre de le payer. Surtout, ils partaient à l
'étranger.
Ils partaient à l'étranger. Il y a 125 000 Français qui sont en Belgique et 175 000 qui sont en Suisse pour la cause de l'ISF. Donc, là, on faisait une proposition et c'était bien. Bon. Mais Macron a choisi autre chose. Il y a une dame qui demande la parole depuis longtemps. Madame.
Moi, je voudrais parler au sujet des éoliennes, bien sûr. Alors, je trouve également dégueulasse qu'on détruise notre région ainsi. Et je vous appelle au secours. On ne sait plus comment faire. On n'est pas beaucoup à se défendre. Alors, tous ceux qui sont là, venez nous aider. J'aimerais savoir, parce que là, par exemple, même, là, ils sont en train de mettre des éoliennes sur un champ de bataille. Ça ne les gêne pas du tout. Ils vont en rajouter. Moi, j'ai au moins 10 mains de mesure autour de chez nous. On ne peut plus se défendre à cause du décret du 1er décembre.
Alors,
j'aurais voulu savoir si vous pouvez, par hasard, quand vous passez sur les antennes nationales, si vous pouviez éventuellement parler des 150 milliards qui sont dépensés pour rien. Car les éoliennes n'auront pas que 3% de
l
'électricité. C'est des magouilles dans tous les sens. Tous les promoteurs sont des magouilleurs. Tous les documents dans les mairies, c'est des copiés-collés. Tous les documents sont tous les mêmes. Les études d'impact sont toutes les mêmes. Il y a un mot qui change. Donc, j'aurais voulu savoir si vous pouviez faire quelque chose, parler de nous sur le national.
Je
vous prêchais un convaincu. Donc, pas besoin de
me... Sur
les éoliennes, j'en ai parlé beaucoup.
Pas
assez, c'est vrai. Mais je vous prêchais un convaincu. Jean-Philippe Tanguy,
qui
est venu dans ce département à Lens, je crois.
À Lomé,
à 10 km
d
'ici.
Oui,
il y a un
mois.
C'est la plus grande escroquerie écologique qui soit. Parce que, oui, il faut de l'écologie. Moi, je ne suis pas contre l'écologie. Il faut qu'on change notre mode de fonctionnement.
Mais
les éoliennes, c'est une escroquerie.
C
'est une escroquerie écologique, parce que ça fout en l'air nos paysages. Or, nous sommes la première destination touristique du monde.
Donc,
quand on aura gâché tous les paysages de France,
on
fera quoi
?
Deuxième point, c'est une escroquerie financière,
parce
que vous savez qu'il
y a
des défiscalisations. Troisièmement, c'est une escroquerie industrielle, parce que ce n'est pas produit en France. C'est produit en Allemagne, au Danemark, et pas en France.
Et,
j'oubliais sur l'écologie, personne ne dit ce qu'on fera des éoliennes
quand
elles seront foutues.
Ce
sera des piquets avec le béton. Enfin, dernier point, ça ne produit en rien l'électricité dont on a besoin, parce que c'est totalement inadapté au système français. J'ajoute qu'en Allemagne,
je
vous invite à regarder une carte
qui
est impressionnante, qui est sur Internet. Vous pouvez aller sur un site.
Alors,
comment il s'appelle ?
Est
-ce que quelqu'un peut me dépanner ? Excusez-moi, au fond, là-bas, Grégoire ou Alexandre, la carte,
est
-ce que quelqu'un peut me dépanner ? Le nom de la carte, c'est un site Internet. Electricity Map. C'est en anglais, dommage. Electricity Map,
je
vous invite à aller sur ce site Internet. Internet, ça vous donne
la
production de CO2,
donc
de pollution pour résumer,
de
la production électrique de chaque pays d'Europe.
À
l'instant donné, c'est-à
-dire
que si vous allez sur le site tout à l'heure à 20h, vous allez voir 20h et vous allez voir la production d'électricité en Europe. Combien ça produit de CO2
?
C'est-à-dire ce qui fait le réchauffement de la planète et tout.
Eh
bien, vous vous apercevez que le pays,
l
'Allemagne,
qui
a mis des milliers d'éoliennes partout,
qui
a fermé ses centrales nucléaires, elle a été obligée pour aller avec les éoliennes. Ben oui, quand les éoliennes, il n
'y a
pas de vent,
il
faut une centrale thermique
à
charbon. Eh bien, ils produisent 6 fois plus de CO2 que nous.
Et
si vous allez en Pologne, 10 fois plus de CO2. Et personne ne dit que la pollution dans les grandes villes aujourd'hui,
quand
il y a vent d'Est, ce n
'est
pas les voitures françaises, contrairement à ce qu'on vous fait croire. On vous abreuve de trucs sur le diesel et n'importe quoi. C'est les vieilles diesels, bien sûr.
Bien
sûr, je ne
suis
pas pour les vieux diesels. Mais les nouveaux diesels ne polluent pas plus et consomment moins d'énergie. Bon, passons. Mais c'est les vents qui ramènent toute la pollution de la décision la plus stupide qui soit de Mme Merkel d'avoir coupé les centrales nucléaires. Je ne
suis
pas pour le nucléaire à fond. Mais il faut bien réfléchir avant de se lancer dans les éoliennes.
Le
panneau solaire, oui, ça peut être utile pour l'eau chaude. Sur
la grange du fond, là, dans 4 ans. Le panneau
solaire pour l'eau chaude peut être bien. La méthanisation dans certaines limites pour nos agriculteurs en complément, bien. Mais les éoliennes, c'est une affaire de fric. C
'est une aberration. Et
Nicolas, je te donne 2 chiffres.
Et mobilisez-vous, moi je ferai tout pour vous aider. Je vais aller à Noirmoutier, j'ai été à Dieppe. Parce que non seulement ils vous foutent en l'air, les paysages ici. Mais ils sont en train maintenant de foutre en l'air nos côtes. Et ils les mettent dans les plus belles eaux poissonneuses de France, à Dieppe, sur un haut fond. C'est abominable. Donc là-dessus, vous ne pouvez pas vous tromper.
Et
en plus, Nicolas, il
ruine le pays. Moi, je vais donner 2
chiffres pour que les Français qui sont ici comprennent bien et que les maires aussi comprennent bien. Dans les petites communes, on est ruiné. La dotation globale de fonctionnement, c'est 60 euros par habitant, alors que dans les grandes villes, c'est 160. Donc on crève de faim. Donc les maires peuvent avoir des tentations. Et les agriculteurs, qui ont beaucoup de difficulté d'accueillir des éoliennes. Je vous donne 2 chiffres. C'est les chiffres de 2016. Ils se sont aggravés depuis. En 2016, c'est les chiffres super vérifiés. L'ensemble des Français, sur sa facture d'électricité, a payé de la CSPE à hauteur d'un milliard 200 millions d'euros. Et vous n'avez pas le choix.
C'est comme un impôt. Sinon, on vous coupe l'électricité. D'accord ? Non, en 2016, c'était un milliard 200 000 euros. Alors ça,
c
'est, on va dire, le coût pour les Français. Le chiffre d'affaires, la même année, en 2016, de l'ensemble de la filière éolienne,
c
'était 2 milliards. Alors là, déjà, vous voyez le ratio, le chiffre d'affaires de 2 milliards, qui est subventionné à 1,2
milliard
par les Français. Et dernière chose, alors on dit qu
'il
y a des retombées sur les collectivités territoriales. Il y
a
beaucoup de maires qui sont ici. C'est vrai qu'il y en a des retombées. Il y en a, des petites retombées. Mais au global, pour le pays, en 2016,
c
'était 100 millions. Donc, 1,2
milliard
payé par les Français et 100 millions pour les collectivités territoriales. Donc, halte au feu. M. Macron a dit qu'il allait tripler le parc éolien d'ici 2023. C'est une folie. Ça ne
va
peut-être pas passer à 3,6
milliards,
mais ça va passer à 2,5 milliards ou 3 milliards payés par les Français, tous les mois, avec votre électricité. C'est complètement délirant. Si,
effectivement,
il faut de
l
'argent dans nos petites communes, mais qui nous le versent directement, qui ne nous oblige pas à mettre une éolienne au pied de notre église pour avoir 2 francs 6 sous. Et ça vaut pour les agriculteurs comme pour les maires. C'est une dinguerie. Mais je vais vous dire, ça renvoie
quoi,
tout ça
? Si
on réfléchit, on est tous ici ensemble.
Ça
renvoie à la confiscation du pouvoir
par
des lobbies,
des
intérêts.
Et
le peuple français n'est plus maître de son destin.
Il
y
a
l'affaire européenne, mais il y a aussi au niveau national, on le voit très bien, qui dirige. Et c'est terrible parce qu'on voit bien que quand on rencontre les éoliennes, on se heurte à des intérêts très puissants qui gagnent beaucoup d'argent là-dessus. On voit quand on parle aux agriculteurs qu'on se heurte à des fournisseurs de semences
qui
gagnent beaucoup d'argent et d'engrais.
C
'est-à-dire que le pays n'est plus gouverné dans le sens de l'intérêt général,
du
bien commun.
Le
bien commun.
L
'intérêt général, c'est ça la démocratie. Sinon, à quoi ça sert
?
Et par des lobbies. Et en fait, le président de la République, c'est une sorte
de
gestionnaire des lobbies. Alors, je donne un peu plus à l'un, un peu plus à l'autre. Mais le peuple est complètement rayé de la carte.
Et
c'est pour ça qu'il y a une telle désespérance. Et moi, je veux vous dire aussi
qu
'il ne
faut
pas qu
'on
soit non plus désespéré parce qu'il y
a
une marge de redressement fabuleuse.
Moi,
j'ai été élu maire en 95 dans une ville ruinée, complètement ruinée. Tout le monde me disait, on ne pourra pas redresser la ville. Tu n
'y
arriveras jamais. Elle est ruinée, elle est ruinée.
C
'était... On arrivait, on était... Et
c'était 30 000
habitants, c'était un peu plus grand que Berlancourt, je
précise. Non, non, c'était
pas non plus
grand. Comme long,
quoi, pour vous situer. Bon, eh bien, en 4-5 ans, on a redressé la ville. Pourquoi
? Parce
que j'ai envoyé balader tous les profiteurs
qui
vivaient sur la bête. Et contrairement à ce que vous croyez, et d'ailleurs, vous le voyez bien, mesdames et messieurs les maires,
il
y a toujours des moyens d'éviter les gaspillages, de redistribuer, de faire autrement. Et on vous fait croire à la télévision, toute la journée,
qu
'on ne peut rien faire, qu'on devrait subir. C'est un problème de volonté démocratique. Bien sûr qu'on ne
va
pas faire des miracles d'un jour. Bien sûr qu
'on
ne
peut
pas tout faire, et vous le savez bien. Mais en revanche, il y a toujours quelque chose à faire. On n'a pas le droit de dire c'est foutu. Et moi, je peux vous dire qu'il y
a
des marges de renégociation considérables.
Parce
qu'ils servent des intérêts, bien compris. Il
se... En fait, quelque
chose de concret, tout ce qu'on a, c'est des paroles, des paroles, des paroles. Et à la fin, on dit, vous savez quoi, taisez-vous, et puis marchez au pas.
Bonjour, je suis donc Madame Valissant, gilet jaune depuis le 17 novembre. Je vous rassure, je ne suis pas une gueuse, je ne suis pas une élettrée, et je ne suis pas une feignante. La seule
chose...
Et vous n'allez pas me taper. Non plus. Bien au contraire, on a été là pour vous prêter main forte. Donc voilà, moi, simplement, ce que je voulais dire, c'est mon quotidien, qui, depuis que je suis gilet jaune, malheureusement, n'est pas que mon quotidien, mais aussi leur quotidien. Et au jour d'aujourd'hui, on arrive à un choix où on doit pouvoir payer son loyer, ou bien pouvoir manger, ou bien tout simplement pouvoir aller travailler.
Vous
gagnez trop pour avoir de l'allocation logement, vous gagnez trop pour avoir de la CMU, vous gagnez trop pour avoir des aides telles qu'elles soient, et pourtant, on ne gagne pas trop.
C
'est-à-dire qu'au jour d'aujourd'hui, pour finir le mois, soit on va choisir de payer son loyer, soit on va choisir de manger, ou soit on va choisir tout simplement de se dire, on va aller travailler, mais il nous faut les moyens de pouvoir aller travailler. Et ce que je voudrais ajouter, et ce qui est très important, c'est qu'on a augmenté les matières premières, qui sont quand même pour nous une survie.
Quand
je dis une survie, ça veut dire, ça peut être le lait, et alors, plein de choses, des choses qui nous touchent particulièrement.
Mais
alors, le Nutella, qu'est-ce qu
'il
vient faire là-dedans
? Pourquoi
le Nutella ? Moi, je ne sais pas, je vois des gens qui sont de mon âge, on a connu une tartine de pain, de beurre, avec un carré de chocolat, pour certaines personnes, une tranche de saindouche, je parle pour ma mère,
mais
nous, au jour d'aujourd'hui, on nous dit, tiens, on va augmenter le Nutella, parce qu'il faut aider le Nutella. Voilà.
Mais
je ne
sais
pas, moi, je ne vois pas de champ de Nutella autour de nous, en attendant. Ceci dit, voilà, moi, la question que je vous pose, pourquoi, au jour d'aujourd'hui, en 2018, on doit survivre ? Pas vivre, mais survivre. Et il y a des milliers de personnes, on n'aurait jamais osé parler de notre salaire. Nos parents n'ont jamais dit, et je pense, monsieur, que je gagne tant et que je reste tant pour vivre. Vous trouvez normal que des parents demandent à leurs enfants de les aider ? Ou de nos enfants de les aider ? Voilà. La crise, elle est déjà ici. On est des gueux, on est des feignants. Je vais traverser la route. Avez-vous du travail ? Non,
madame. Non, madame.
Voilà.
Je
reviens. Et merci de m'avoir laissé la parole.
Et
je pense que c'est très important.
Merci, madame.
Moi,
je vais vous répondre
très
franchement.
Si
on en est là, c'est qu'on a accepté... Je reviens au point de départ,
parce
que je ne change pas d'avis là-dessus.
C'est
qu'on a accepté des règles de concurrence déloyales
et
que nos entreprises sont parties.
Parce
qu'on a perdu des millions d'emplois industriels.
Et quand
j'alertais, il y a 20 ans, avec Philippe Séguin,
sur
les délocalisations,
on
nous riait au nez.
On
nous riait au nez à Paris. Je me vois... Je vois encore, monsieur... Comment il s'appelait, le type de la Commission européenne, là ? Horrible. Non, celui qui a été à l'OMC. Pascal Lamy, l'espèce de socialiste de caviar, là. La gauche caviar. Je me souviens encore... Je l'ai encore en visage.
M.
Pascal Lamy, à la Commission des affaires européennes à l'Assemblée nationale, il y a 15 ans.
Je
lui parle des délocalisations.
J
'avais assisté à la fermeture d'une entreprise, je ne
sais
plus où. Et je me souviens encore des ouvriers qui pleuraient.
Je
lui ai dit, monsieur, comment on peut continuer comme ça, à voir toutes nos entreprises partir
? Et
il me
répond... Il
me répond, mais monsieur Dupont-Aignan, vous êtes un ignare.
Vous
ne comprenez rien.
Ils
vont fabriquer des t-shirts
et
nous, nous fabriquons des Airbus.
J
'ai dit, mais excusez-moi.
Non,
on n'en est plus là. Ceux qui partent, ce sont des entreprises sous-traitantes d'Airbus.
Et
c'est pire que ça. C'est Airbus
qui
demande à ses sous-traitants
quand
est-ce qu'ils partent en Chine, quand est-ce qu'ils partent en Slovaquie, quand est-ce qu'ils partent, et qu
'on
les reprendra comme sous-traitants que s'ils sont partis en Chine.
Vous
voyez tout le système qui s'est mis en place.
Ça
fait 20 ans qu
'on
vit là-dessus.
Ça
n
'a
pas commencé hier. Ça a commencé il
y
a 20 ans.
On
arrive au point, madame, où quand on a enlevé des emplois industriels,
productifs, et
qu'on les a remplacés uniquement par des emplois de fonctionnaires. Je n
'ai
rien contre les fonctionnaires. J'ai les thés. Mais non, parce qu'il
y a
des fonctionnaires utiles, heureusement, et plein. Infirmières, policiers, qui sont
très utiles. Les enseignants qui sont ici, qui sont
nombreux.
Mais
un pays ne peut pas vivre qu'avec des postes de fonctionnaires, parce que c'est de
l
'argent public. Il faut gagner son argent.
Il
faut vendre des produits.
On
a un déficit commercial considérable de 60 milliards d'euros. Ça veut dire que chaque année, on n'équilibre pas. Pourquoi ? Parce qu'on a accepté des règles du jeu scandaleuses.
Et
on a la Chine qui subventionne avec des crédits publics des entreprises d'État.
On
a... On paye... Alors je vais revenir là-dessus. Vous allez beaucoup en entendre parler pendant les européennes, parce que je veux qu'on récupère notre argent.
On
donne à l'Union européenne, à Bruxelles,
en
2016. Vous aviez les bons chiffres, monsieur.
On
donne 22 milliards. C'est quand même énorme, 22 milliards.
Et
on reçoit,
accrochez
-vous, 11 milliards.
Pour
nos agriculteurs, pour ceci. 11 milliards. Mais on donne 22. Est-ce que vous connaissez un restaurant ?
Vous
allez au restaurant, vous payez 22 euros. Et on va vous faire manger pour 11 euros. À un moment, vous ne retournez pas dans le restaurant. Bon. Donc là, on donne 22 milliards. On reçoit 11. C'est 11 milliards.
C
'est toute la CSG pour les retraités.
C
'est toute la désindexation des retraites. C'est toute la suppression des emplois aidés. C'est toute la suppression de l'APL. Ça veut dire... Et alors, vous allez me dire, oui, mais il faut aider l'Europe, tatati, tatata. Oui. Sous Jacques Chirac.
Il n'y a
pas si longtemps. Est-ce que Jacques Chirac était anti-européen
? On
donnait 2 milliards.
On
est passé à 11.
Cette
année... Et c'est les Républicains, tiens, qui ont voté ça, là, au mois de février. Monsieur Dangean.
On
a donné 10 milliards.
10
milliards de fonds de
l
'Union Européenne pour la Turquie, le Kosovo, etc. pour la préadhésion.
10
milliards. Ça veut dire que si cet argent de l'Europe était utile,
moi,
je veux bien, mais on donne 11 milliards à une organisation
qui
va subventionner les gens qui piquent nos usines. Donc, moi, il
y a
un moment... Enfin, je veux dire, je n
'ai
jamais accepté de donner de l'argent pour se faire du mal.
Il
faut être maso. Au début, c'était peut-être bien, après la chute du rideau de fer, de les aider en Pologne à construire des routes. C'était pas mal. Bon. Mais là, maintenant, c'est Whirlpool qui part d'Amiens et qui déménage facilement en Pologne grâce à des belles routes qui ont été fabriquées avec nos impôts. Et ça, à un moment, il faut savoir s'arrêter. Ça
ne peut pas durer.
Et ça, c'est... Je finis juste. Ça explique, madame,
que s
'il y a moins de richesse dans un pays
et
qu'il y
a
plus d'habitants,
il
n
'y a
pas besoin, là aussi, de faire polytechnique pour comprendre que tout le monde va avoir moins. Ajoutez ça en plus une politique très injuste. Alors, si vous vous retrouvez en zone rurale, en ville moyenne, être une femme, avoir 45 ans... Parce qu'à 30 ans,
on
vous dit que c'est trop jeune pour avoir un vrai boulot.
Et
à 45, on vous dit que vous êtes trop vieux.
Et
après, on va vous payer les retraites comment ? Donc le problème de fonds, absolument de fonds, qui m'obsède depuis des années,
c
'est la compétitivité pour faire en sorte que nos entreprises soient favorisées. Et je propose des choses. Je propose qu'on baisse
les
charges uniquement pour les entreprises qui produisent en France
et
qu'en revanche, les entreprises qui délocalisent,
on
coupe. Parce que c'est quand même délirant. Et ça,
on
n'a pas le droit au niveau européen. L'Europe nous interdit. Comme l'Europe nous interdit de mettre l'étiquette « Made in France
».
Moi, je veux qu'il y
ait
comme sur les machines à laver. Vous savez, il
y
a la consommation. Quand on achète une machine à laver, un frigidaire, il y
a
la consommation d'électricité. Eh bien, je voudrais qu'il y
ait
la part du produire en France sur chaque produit. Quand on va acheter un truc dans un supermarché, eh bien ça, c'est interdit par l'Union européenne. C'était une de mes propositions à la présidentielle. Il faut qu'on produise français
pour
que demain, on puisse offrir des salaires corrects. Pour que demain... Parce qu'on ne fabrique pas l'argent. Je veux dire, moi, si je venais devant vous en disant
«
on va fabriquer l'argent », allez, je suis Merlin l'enchanteur, vous direz « le type, il est dingo ». Donc, il faut vraiment qu'on fasse cette politique du produire en France. Et il y en a un qui l'a fait. Et après, je me tais parce que je suis trop bavard. Mais il y en a un qui l'a fait. Tout le monde se fout de sa gueule. Tout le monde.
Il
passe pour le diable.
Mais
c'est Trump aux Etats-Unis. Trump aux Etats-Unis, il a convoqué Ford, General Motors, Toyota. Il leur a dit « maintenant c'est fini l'usine au Mexique, l'usine machin ». Alors la presse française a dit « ce fasciste, ce tyran, ce machin, etc. ». Bon, ce n
'est
pas ma tasse de thé, Trump. Il a l
'air
un peu bizarre, c'est vrai. Mais je veux dire que,
n
'empêche, lui, il a défendu un moment. Il a dit à la Chine « ça ne peut pas durer ».
Mais
il a raison sur la Chine. On ne peut pas accepter qu'il y ait une nation qui subventionne ses entreprises, qui nous achète tous nos brevets.
Et
puis après, on perd nos emplois. Mais les dirigeants... Et je finis dernier point. Je suis du bavard, mais je veux aller au bout. Pourquoi ? Parce que la question que vous allez vous poser, que je me suis posée souvent, c'est pourquoi nos dirigeants, ils ne sont quand même pas des horreurs,
mais
parce qu'eux, ils ne vivent pas ça.
Le
jour où
vous
allez délocaliser, remplacer
le
présentateur de télé par un Roumain,
le
jour où M. Christophe Barbier, avec son écharpe rouge,
qui
nous insulte à longueur de journée,
le
jour où on va le remplacer par un Roumain qui ne parle pas de charge sociale en France,
peut
-être qu'il aura une autre vision des délocalisations.
Et
regardez les acteurs de cinéma. Pourquoi le milieu de la culture est protégé de la mondialisation
? Parce
que le milieu de la culture est protégé. Et c'est très bien. Moi, j'adore le cinéma français. Si on a un beau cinéma français, pourquoi
? C
'est parce qu'il
y a
des mesures protectionnistes.
Et
pourquoi les agriculteurs et les ouvriers, ils n'ont pas le droit aux protectionnistes qu'on a les acteurs de cinéma
?
Voilà la question. Et donc, c'est indéfendable. Et ça explique la pauvreté de masse qu'il y
a
aujourd'hui en France. Voilà pourquoi il faut passer par le produire en France. C'est la solution, la seule solution, si vous voulez un jour qu'on retrouve un peu de richesse et qu'on puisse la partager. Parce que si on dit qu'on partage la richesse, mais qu
'il
n
'y
en a pas, ça sera un feu de paille. Et pour ton information, Nicolas, sur notre petite région, quand j'étais enfant, c'est-à-dire avant-hier, on avait la papeterie de Chantraine qui a fermé.
On
avait la sucrerie de Marles qui a fermé.
On
avait France Pinceau à Marles qui a fermé.
On
avait... Qu'est-ce qui a fermé encore ? Sopiquet qui a fermé. Et là, j'ai appris hier que l'usine de Gobelet de Marles qui emploie 50 personnes va fermer d'ici quoi ? D'ici un an ou deux, c'est ça
? Bon,
il nous reste...
J'avais... C
'est dingue. Vous allez me dire pourquoi, vous
?
Pourquoi ? Tout simplement parce que l'usine de Gobelet, ça a été dit que dans deux ans, ça va polluer.
Nous
avons une usine Bayer, dont on est allé manifester dernièrement.
On
voit les camions passer. Et qu'est-ce qu'on voit sur les camions ? Des produits chimiques. Vous savez ce que c'est que Bayer comme entreprise.
C
'est la seule qu'on ne
va
pas nous délocaliser parce que personne n'en veut en région parisienne. C'est une usine Céveso,
ils
ne
se
battent pas. Là, on est tranquille, on va la garder, elle. Mais les autres, elles ont complètement disparu. C'est une catastrophe. Et c'est à ces habitants qui étaient dans ces usines, qui ont parfois un emploi aidé ou parfois un emploi administratif, qu'on dit « Ah ben non, il faut supprimer les emplois administratifs. Ah ben, il faut supprimer les emplois aidés, etc. » Bon, c'est inacceptable. Je vois une question.
— Merci. Alors
on va peut-être grouper quelques questions parce que comme je suis trop bavard, je réponds trop longtemps.
—
François Cône, près des Boves. Comme certains médias ont,
comment
dire, oublié
de
rendre compte de votre récente réunion avec vos partenaires européens, auriez-vous la possibilité de nous en dire quelques mots
? —
Alors il y avait un monsieur là-bas
et
il y
a
un monsieur ici. Mais il n
'y a
pas beaucoup de dames qui s'expriment à part mes deux dames, là, de choc.
— Vous
allez me le passer.
—
Merci. Bonjour. Philippe Duchin, ancien conseiller régional de Picardie, ancien tête de liste de Debout la France
dans
l'Aisne. Nicolas, à l'époque, tu m'avais demandé d'emmener la tête de liste de Debout la France dans l'Aisne. C'est ce que j'ai fait. On a fait le score qui était le nôtre. On a dû faire 4 %,
ce
qui n'était quand même pas si mal que ça avec les faibles moyens que nous avions.
Mais
je t'avais demandé, je t'avais dit « J'aimerais pas que tu te rapproches de Marine Le Pen.
Et
quelques temps après, tu t'es rapprochée de Marine Le Pen, ce qui m'a énormément déçu. Et donc voilà. Mais si tu t'es rapprochée de Marine Le Pen
pour
des questions de financement de campagne électorale...
— Ah non.
—
Non,
mais
parce que ce qu'il y a quand même d'idemmissibles...
— Alors tu peux pas dire une chose pareille. — Attends, attends.
J'ai une question à poser. Parce que j'entendais parler des lobbies. Est-ce que vous trouvez normal, tous, que lorsqu'un candidat réunisse un sans signature, labellisé par le Conseil constitutionnel, doit aller chercher auprès des banques un financement de plusieurs millions, millions, millions d'euros
et
que le financement, il arrive, il n'arrive pas ? Il faut se débrouiller, je suppose, Nicolas, avec des bouts de ficelle, en tapant...
Ce
qu'il y a d'inadmissible, c'est que lorsqu'un candidat réunit 500 signatures, on devrait lui donner le financement sans avoir recours
au
financement des personnes morales. Maintenant, c'est interdit. Mais au financement de personnes physiques. Parce que derrière tout ça, c'est au cash de riblemagouille pour les grands partis politiques. Et donc, comme tout le monde le sait, à 7 500 €, on peut défiscaliser. Et donc j'ai un ami qui travaille dans la grande distribution.
Et
7 500 € multipliés par X cadres, ça fait beaucoup d'argent. Donc, est-ce qu'on peut... Alors, je vais te répondre parce que...
Tu
peux pas savoir... Attends, je vais te répondre, s'il te plaît.
Tu
peux pas savoir comme cette accusation de Macron
m
'a blessé,
car
croire
que
je soutenais Marine Le Pen au second tour pour une question d'argent, c'est bien mal me connaître et c'est totalement calomnieux. Justement,
je veux
que
tu l
'entends redire. Oui, mais
si
je peux finir. Deuxièmement, je ne renie en rien
mon
soutien.
Et
je vais te dire pourquoi.
Parce
que, comment moi, candidat à la présidentielle,
ayant
défendu la France au premier tour, j'aurais pu
faire
comme tous ces lâches
au
deuxième tour, dire aux Français, ah, j'étais candidat,
moi,
vous, vous allez voter,
il
faut que vous alliez voter, il
faut
que vous alliez choisir, mais moi, je choisis pas. Moi, je vais me coucher, je vais me cacher. Mais comment j'aurais pu,
je
vais dire, en conscience, aller devant les Français en disant, j'ai défendu un projet et je vais aller me cacher et dire aux Français, je sais pas.
Mais
comment... Mais je n'aurais pas pu me regarder dans la glace.
Et
je te dis très franchement,
je
suis fier
entre
Macron, cet escroc qui a fait cette campagne, qui a été financée par toute l'oligarchie française,
la
plupart de la classe politique s'est couchée. Quand je vois François Fillon, qui, un quart d'heure après le résultat, a appelé à voter Macron, alors que Marine Le Pen avait un programme très proche du mien, même si je ne suis pas d'accord avec tout,
les
Français devaient choisir. Moi, je devais choisir, que ça me plaise ou pas. Je connais ses défauts, je connais ses qualités, je connaissais les défauts de Macron et je ne voulais surtout pas de lui, président de la République. Et je peux te dire une chose, c'est que Marine Le Pen, à l'époque, a accepté
de
faire changer son programme.
Elle
a changé son programme pour moi, sur des points fondamentaux. Personne ne l'a dit à l'époque. J'ai été accablé de tout. Mais il y
a
quand même eu 10,5 millions de
Français
qui
ont
voté. Ce n
'est
pas pour autant qu'ils sont pour Marine Le Pen en permanence. Et je l'ai dit à l'époque, souviens-toi,
et
je finis là-dessus, je l'ai dit,
ce
n
'est
pas parce que je choisissais au second tour
que
je voulais devenir Front National. Je restais indépendant avec mes valeurs, mon principe, et je l'ai dit, et d'ailleurs, aux législatives, nous avons été sur des couleurs différentes. Mais j'insiste là-dessus. Non, mais j'insiste là-dessus.
Et
pour répondre sur l'argent. Pour répondre sur l'argent.
Ça
marche, si. J'insiste là-dessus parce que
les
gens enferment les Français. Soit tu dois voter éternellement Macron, soit si tu as voté une fois Marine Le Pen, tu es Front National à vie. Il y a le Front National,
il
y a debout la France. Je suis différent de Marine Le Pen, on a deux listes différentes aux européennes, que le meilleur gagne. Mais quand il y a un choix, et j'espère bien d'ailleurs, que si ça avait été moi en tête,
j
'espère bien qu'elle m'aurait soutenu,
parce
que ce n
'est
pas Macron qui m'aurait soutenu, ni Fillon. Ça, je peux te le dire. Donc, voilà, il
y a
un moment où tu fais un choix, mais pour autant, tu es libre de ta pensée, et je ne suis pas Front National. Dernier point, sur les finances. Tu as raison,
sur
un point majeur. D'abord, moi,
je
n
'ai
pas dépensé des millions, c'est peut
-être
pour ça que j'ai eu moins de voix. Mais parce que je n'avais pas l'argent,
et
les banques ne voulaient pas nous prêter. Tu as raison. Et nous, on a fait une campagne présidentielle avec un petit budget. Et c'est un problème. Aujourd'hui, pour les européennes, les banques ne veulent pas nous prêter. C'est très difficile. Très difficile. Et ceux qui payent,
ce
sont les militants. Et tu veux que je te dise un secret ? C'est souvent les moins aisés
qui
donnent le plus. Et c'est comme ça que ça marche.
Non,
mais sur les 500 signatures, pourquoi ne pas faire une loi pour le financement
?
Mais j'en serais ravi, mon cher.
Parce
qu
'ils
ne veulent pas, mais parce que... Mais parce qu'ils réservent les crédits à Macron. Tout
vient de là,
des lobbies notamment, qui, justement, entravent... Il
faut une banque de la démocratie.
Absolument. Il faut une banque de la démocratie.
C
'est très important. Est-ce qu'il
y a
une question ici ? Comme ça, je vous passe le... Là. Ah.
J
'y vais.
On arrive,
on arrive. Monsieur.
Ah,
monsieur.
Ça
va, vous n'avez pas trop froid
? Moi,
j'ai remis mon manteau.
Non, mais ici, on n'a pas froid.
Non, mais je sais. On
a tend été ici.
On a tend été, t'exagères.
C'est
bon. En tout cas, c'est du bon air. Allez-y.
Donc voilà, j'ai une petite question qui me cure le ping quand même. Parce que, vous voyez, j'habite Rose-Oise-sur-Serre. Un pauvre pays. Malheureusement, on est en train de se paumer, mais d'une force terrible. Parce qu'on a deux usines. Il faut quand même bien le dire. On a Rose-Oise, ça va être délocalisé. Là, d'ici peu. Donc, Trigano.
C
'est les caravanes. Avant, il y avait Dig à ce temps-là, si vous connaissez. Dig. Voilà. Et là, on a aussi, juste à côté, qu'il ne faut pas oublier, Montcornet, avec la mat aussi. Et ça, c'est terrible, ce qui va leur arriver d'ici peu aussi.
Et
ça, parce que là, je pars sur ça. Oui, les deux usines vont partir. Et donc, on va se retrouver, malheureusement, comme la vallée glameuse, sinistrée. Ça, il faut se le dire, sinistrée. Voilà. Ça, c'est important de le dire. Mais par rapport
à
la mat, je ne
sais
pas trop combien. 200. 200.
On
va dire 200. Et nous, je crois, à Rose-Oise, on doit être à peu près dans les 50 ou 70, à peu près. Voilà. Et donc, on ne va pas leur donner le choix. On va simplement leur dire, si vous ne suivez pas, on vous enlève de l'emploi. C'est quand même grave, quoi. Voilà. On arrive là. Donc, moi, c'est par rapport à ça et surtout, parce que vous voyez, moi, je fais 100 kilomètres
pour
aller travailler chaque jour. J'ai une voiture. Vous pouvez leur demander. J'en parle de ma pauvre Kikine. Demain, on me donne 4000 euros pour racheter une voiture. Oui, je veux bien. Mais 4000 euros, on fait quoi ? J'achète le train arrière et puis les deux pneus. Et je fais comment après ? Je vais faire la voiture à pégage. Mes deux pégalent dessus. Et puis, on y va, quoi. Non, non, mais il faut le dire. Il faut le dire. Voilà, quoi. Il ne faut pas s'en sortir. Et voilà. Et c'est pour ça que je suis énervé par rapport à ça, quoi. Pourquoi je suis dans la rue depuis le 17 avec tous mes camarades ? Parce qu
'on
n'est pas seul. Voilà, la Belgique et tout ce qui s'en suit.
Mais
voilà, quoi. Et moi, ça m'attriste. Parce que là, demain, je dois passer ma voiture au contrôle. Ils me regardent. Ils me disent, monsieur, on fait quoi et on fait comment ?
Contrôle qui a été renforcé stupidement. Oui,
voilà.
Uniquement pour une question de fric.
J
'ai rien à ajouter.
J
'ai rien à ajouter.
C
'est pour ça que le problème clé,
les
deux problèmes clés,
c
'est créer de
l
'emploi en France. Donc, il faut faire un bonus pour ceux qui investissent l'emploi en France.
Et
arrêter, on n'a pas parlé, bon. Mais quand tu penses
que
des entreprises
vont
au Luxembourg,
aux
Pays-Bas, en Irlande,
payent
zéro impôt. Zéro impôt.
J
'ai écrit un bouquin là-dessus en 2013, il y a 6 ans maintenant. Et c'est ça l'Europe. Et si on conteste ça, on est un mauvais Européen, on n
'est
pas gentil, etc. Il y
a
un moment stop.
On
a mis en place tout pour s'appauvrir. Sauf pour ceux qui dirigent. Et à un moment, ça pète.
Oui.
Mais pardonnez-moi, alors, il y a quand même un autre problème entre nous.
C
'est qu'il y a certains hommes politiques, on n'est pas tous pareils. Et moi, je dis stop quand même depuis 10 ans.
Et
on rame. Je veux dire, parce que, ce qui est quand même terrible,
et
je veux ajouter ça à vous tous, arrêtez de voter en fonction des sondages. Parce que, le nombre de fois de gens qui viennent me voir dans la rue, qui me disent, ah, c'est très bien ce que vous faites. Ah, c'est formidable. Alors, j'ai dit, ah,
alors,
j'aurais aimé voter pour vous, mais on a vu les sondages, alors on s'est dit, bon, bah... Alors, je vais vous dire, j'ai envie de vous dire méchamment, mais, voilà, maintenant... Et c'est pour ça que moi, j'ai soutenu les gilets jaunes dès le départ. Pourquoi ? Parce que je me suis dit, enfin, des gens se réveillent. Voilà, ils ne pensent pas tous pareil. Je sais qu'il
y
en a qui pensent autre chose, on s'en fout. L'important,
c
'est que les Français se réveillent.
Parce
que sinon,
ils
n'auront plus de pays.
Ils
sont des esclaves. On est en train de nous transformer en esclaves. Mais ça, ça fait quand même un certain temps que je dis. Et je peux vous dire que ceux qui rament avec moi en ont marre, parfois, sont fatigués, parce qu'ils ont le sentiment de prêcher dans le désert depuis un certain temps. Et il
y
a un moment où il faut que les Français se décident à voter en fonction de ce qu'ils pensent et pas de ce qu'ils voient à la télévision. C'est une question de Madame à gauche. Mais c'est vrai que
si on ne veut pas être esclave, il faut voter. Pour qui on veut ? Mais il faut voter. Nicolas, il ne le dit pas là parce que c'est un propos trop dur
en
grande communauté. Mais moi, je vais le dire pour lui. Il était là, il
en
était quelques-uns. Et il était un petit peu triste,
ce
qui est rare pour lui, parce qu
'il
est assez dynamique.
Et
il me disait, Philippe, je me demande si ce qu'Emmanuel Macron est en train de faire là, en fait, et un peu tous, c'est pas... Est-ce que la démocratie, finalement, c'était pas une petite parenthèse d'une centaine d'années dans l'histoire de l'humanité ? Et est-ce qu'ils n'ont pas déjà décidé d'arrêter la démocratie ?
Alors,
je vais vous dire un truc ici, dans cette région. Ici, il y a une candidate, une candidate avec qui, que je ne citerai pas, avec qui Nicolas Dupont-Aignan a fait alliance au second tour de la présidentielle. Et cette candidate, elle a fait 65% dans la troisième circonscription de tirage au second tour de la présidentielle ici. Et qui a été élu au second tour des législatives ? Ici, dans la même circonscription, un socialiste. Il a été élu avec 65%. Alors là, la seule explication, c'est que vous êtes allé
au
motocross. Et d'ailleurs, je l'avais dit, le principal obstacle à
la
démocratie, là, pour le second tour de la législative, c'est le motocross, parce qu'ils sont tous allés au motocross. Et ils ne sont pas allés voter. Et pourquoi ils ne
sont
pas allés voter ? Parce qu'on les a dissuadés d'aller voter. On leur a dit, n'y allez pas, c'est pas la peine. Et puis aussi, il faut y aller. Et puis aussi, il faut quand même être honnête aussi. Et là,
c
'est aussi l'incapacité des forces politiques
à
s'unir quand il le faut. Moi, j'ai fait le geste quand même, et tu l'as dit,
t
'as choqué. Bon, mais il y en a d'autres qui ont approuvé, il y
en
a d'autres qui
ont
choqué. Je l'ai fait, même si parfois, je n'étais pas toujours d'accord. Mais je l'ai fait parce que je voulais qu'on montre l'exemple.
Et
qu'un jour, il y
ait
une union de tous les patriotes. Qu'ils soient d'ailleurs de gauche ou de droite. Je m'en fous. Parce qu'entre nous, la gauche et la droite, quand il n
'y
a plus de boulot, il n
'y a
plus de salaire, il n
'y a
plus de pays.
Il
faut déjà sauver le pays. Il faut sauver le pays. C'est ça, l'enjeu. Et s'il n'y a pas eu de vote aux législatives, c'est parce que les partis politiques, chacun est allé à sa petite soupe. Et voilà. On a dû aider ceux qui veulent l'union.
Bonjour.
Bonjour,
madame. Je ne
sais
pas si je vais être très audible. Monsieur Dupont-Aignan, je partage une grande partie de vos constats, notamment à propos de l'agriculture. C'est-à
-dire
qu'on est dans un tournant, une agriculture qui va très très mal. Des petites exploitations qui disparaissent. Seules les grandes persistent. Une véritable souffrance. Des enfants qui ne reprennent pas les exploitations. Effectivement. Et l'agriculture, c
'est
la France. Et la France, c'est l'agriculture. Nous sommes d'accord. En revanche, là où je vais être un peu plus nuancée, c'est que je pense qu'il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Et que si la France donne beaucoup à l'Europe, nous sommes quand même le deuxième bénéficiaire. Et nous sommes le premier bénéficiaire pour l'agriculture. Ça, je pense que c'est important à dire. La moitié des agriculteurs vivent encore de la PAC. Et là où il y
a... Chacun son
tour. Chacun son tour.
Allez
-y,
madame. Oui, il y a des choses à changer. Donc là, c'est un débat et propositions. Donc c'est vrai qu'il faut une Europe qui protège. Mais, Quid, quel est votre avis sur tous les nouveaux concurrents ? C'est-à-dire, on va avoir la concurrence, non pas des pays intra-européens. Ça, on peut peut-être s'en sortir. Mais des pays comme la Russie. La Russie va falloir gérer le blé de la Russie. Donc il faut une autre protège. Une agriculture
qui,
tout en gardant, on va dire, les fonds européens, est plus la main au niveau national.
Alors,
concrètement, une fois que vous serez au Parlement européen,
comment
concrètement y arriver ? Comment, par exemple, faire en sorte qu'on sorte du vote unanime ? Avec quel groupe pensez-vous pouvoir y arriver
?
Alors,
attends, attends,
oui. Plusieurs choses.
D
'abord, madame, c'est complètement faux, et c'est marrant parce que les agriculteurs croient ça,
de
dire
que
l'agriculture française dépend des fonds européens. Totalement faux. Et je vais vous dire pourquoi.
Parce
que les agriculteurs français
reçoivent
9 milliards par an de fonds européens. D'accord
? Mais
nous versons le double.
Ça
veut dire que nous donnons... Non, je finis mon explication. Parce que souvent, c'est un truc qui est rentré dans la tête des agriculteurs et ils ne veulent pas en sortir alors que ce n
'est
plus la vérité. Ça a été vrai à une époque.
À
une époque, c'est vrai, la France donnait de l'argent à Bruxelles
et
recevait beaucoup d'argent de Bruxelles pour son agriculture.
Aujourd
'hui, la France donne le double de ce qu'elle reçoit.
Ce
qui veut dire que si on ne passait pas par Bruxelles,
on
ne passait pas par Bruxelles, on pourrait donner deux fois plus à nos agriculteurs. Ce que font les Etats-Unis, le Canada. Le Canada a moins d'habitants que la France et fonctionne très bien par une organisation nationale. Premier point. Donc on ne dépend pas de Bruxelles. Premier point. Deuxième point, on exporte. Mais on n'exporte pas qu'en Europe. On exporte dans le monde entier nos produits agricoles. Et il y a deux solutions pour l'avenir. Première solution, l'idéal.
C
'est bien sûr de revenir à une politique agricole commune
telle
que le général de Gaulle avait négocié avec Adénauer. C'est-à-dire, on garde un système européen. Moi, j'en serais ravi. Mais pour ça, il faut avoir une majorité de pays. Ce n
'est
même plus à l'unanimité. Or, on a tellement élargi l'Europe
qu
'à chaque fois,
et
c'était la grande faute d'un fameux traité de Nice, et qu'on est passé à la majorité
pour
les affaires agricoles. Et que donc la France perd tous ses arbitrages.
Que
faire, je vais vous dire ? Il y a deux solutions.
Il
n'y
en
a même qu'une. C'est faire ce qu'a fait le général de Gaulle en 1966. C'est d'aller à Bruxelles.
Et
de dire maintenant,
si
vous ne cédez pas, si vous continuez cette politique de négociation d'accords de libre-échange,
la
France sort de la politique agricole. Et
nous
en avons les moyens, puisque nous donnons deux fois plus d'argent. C'est-à-dire que si... Attendez, chacun. Si la France a la capacité de dire à Bruxelles, soit, comme avait fait le général de Gaulle, soit vous cédez
et
on protège l'agriculture européenne, c'est-à-dire qu'on ne signe pas le CETA, on ne signe pas le Mercosur, on vérifie ce qui rentre sur notre sol, soit, désolé, nous ne donnerons plus un centime pour l'Union européenne et les fonds structurels pour les autres pays, vous ne les aurez plus. C'est un rapport de force. Et comme nos gouvernements sont faibles
et
vont à Bruxelles les mains dans le dos en disant « De toute façon, on n'y arrivera pas, c'est foutu », ils sont systématiquement battus. Donc moi, si je vais au Parlement européen, ce sera pour dire
«
Il faut une politique agricole européenne qui protège
nos
frontières », c'est-à-dire refus absolu des traités de libre-échange. Deuxième point, retour de prix garanti et de quotas. C'est la seule solution. S'il n'y a pas d'accord là-dessus, on renationalise notre politique agricole, on s'en portera aussi bien, et ça nous coûtera,
ça
rapportera beaucoup plus à nos agriculteurs et ça permettra en plus de faire des économies.
Des
quotas sur le
sucre
et sur le lait, et le sucre,
c
'est très sensible dans cette région. Nicolas, il ne
faut que tu réponds.
Non,
non,
mais parce que madame est en désaccord, donc moi je veux être correct, je veux dire on n'est
pas...
Mais oui, mais c'est sympa.
Mais
écoutez, c'est intéressant.
Je pense
que vos propositions sont
claires.
Au
moins vous
reconnaissez ça.
Sans
souci. Vos propositions sont claires. En revanche, nous recevons bien 9 milliards de l'Europe.
Et
là, c'est ce qui
est... Oui, mais
nous donnons 18 milliards, madame.
On
donne 22 milliards même.
Vous recevez 9, mais nous donnons 22.
Nous sommes le premier pays bénéficiaire
de
l
'Europe. Non,
non,
madame. Sans compter, sans compter, sans compter...
Non, non, c'est tout, madame.
Alors... Attendez, chut, laissez madame
la peau. Sans compter,
sans compter, c'est un petit peu le principe de mutualisation. Ça, c'est le premier point. Le mutualisation,
c'est-à-dire la protection... Est-ce que vous êtes d
'accord quand même, madame, sur un point
?
Non, parce qu'il faut partir de choses réelles.
Nous
donnons 22 milliards, chut, nous donnons 22 milliards
à
l'Union européenne en 2016.
La France a donné 22 milliards. 9 milliards et
nous,
on
en reçoit 16.
Non,
en 2016,
chut, chut,
non,
laissez
madame. Elle a le courage de défendre ses opinions, il faut être...
Et
on regardera tranquillement
chacun
de notre côté.
Vous
regarderez sur le site internet les chiffres officiels certifiés de 2016. La France a donné 22 milliards et a reçu 11, dont 9 milliards pour l'agriculture.
Cela veut
dire qu'il est totalement faux,
physiquement,
de dire
que
Bruxelles finance notre agriculture. C'est nous qui finançons notre agriculture. Ça transite par Bruxelles, qui garde la moitié et qui nous rend que la moitié.
Après, on peut être en désaccord, mais... Nous verrons chacun. Ah, mais c'est la réalité. Alors,
deuxième chose.
Oui,
non,
non, mais...
Non, non,
allez-y.
La deuxième chose, donc c'était, non seulement on a... Comment dire ? Nous finançons notre agriculture nationale, mais il
y
a le principe de mutualisation. C'est pour ça que je crois en l'Europe et la PAC, et qu
'il
faut absolument l'améliorer.
Mais comment, madame ?
En revanche,
là où je me méfie... Non, mais madame, expliquez-moi comment.
C'est la question que moi je vous posais.
Non, mais vous n'avez pas la solution. Quand
vous irez au Parlement, quand vous irez au Parlement... Comment ? Vous pensez y aller. Et je vous le souhaite, c'est comment allez-vous faire ?
C
'était, en fait, ma question. Parce que moi, je me méfie un petit peu de ce qui s'est passé, par exemple, pour le Brexit, où ça devait être simple. Et c'est un véritable supplice. Là, ils sont en train de se rendre compte qu'ils n'auront même pas assez de stock de papier toilette et de
fruits et légumes. Alors, madame, je vais vous dire...
Non,
non,
laissez.
Alors,
je vais vous répondre sur le Brexit.
Non,
je vais vous dire une chose,
madame.
Il
est
très important que Nicolas Dupont-Aignan réponde.
Je vais vous dire une chose. Non,
non, non, c'est moi qui vais te reposer la question, parce qu'il y a eu plusieurs questions au sens. Si tu vas au Parlement européen, en arrêtant d'aller au Parlement français, comment tu vas faire, avec qui, qui sont tes alliés, c'est quoi la différence avec le
Rassemblement national ? J'ai compris, j'ai compris. Alors, je vais répondre à
madame,
aussi,
parce que moi, j'aime bien aller au bout des choses. Je veux répondre à madame. Moi, je suis absolument convaincu
que
c'est parce que les gouvernements français
ont
été faibles
depuis
20 ans
vis
-à-vis de leurs partenaires qu'aujourd'hui, nous avons une Europe qui ne marche pas. Et
je
ne suis pas, contrairement à ce qu'on dit, contre l'idée européenne. Je suis contre cette Union européenne qui a défiguré l'Europe.
Et
si vous revenez au Brexit, c'est très intéressant. Si l'Union européenne
n
'avait pas laissé l'immigration en Angleterre
comme
elle a été,
s
'il n'avait pas mis les travailleurs détachés polonais en Angleterre, s'il n'avait pas eu le fonctionnement
qu
'elle a eu, les Anglais n'auraient sans doute pas voté le Brexit. Et ce qui est terrible aujourd'hui, c'est que l'Union européenne, non seulement a un partenaire qui a voté non,
et
au lieu de faciliter l'accord avec les Anglais, car c'est le seul marché où nous sommes excédentaires, c'est-à-dire que l'Angleterre, c'est le seul marché
européen où la France gagne de
l'argent. Eh bien non, on punit les peuples qui ont voté, et ce faisant, on crée des problèmes absolument surhumains, uniquement à des fins idéologiques,
sans
défendre l'intérêt national des Français. Ce qui veut dire qu'on a un système
fou,
qui est devenu fou.
Quand
les Français ont voté en 2005,
on
est revenu sur le vote des Français. Les Britanniques ont voté, il faut les faire revoter. Et des trucs apocalyptiques. S'il y avait le taux de chômage en France, du taux de chômage anglais, les Français seraient heureux, c'est-à-dire qu'ils ont 5% de chômage. Mais il faut décrire un truc apocalyptique, il va manquer de papier toilette, enfin on est dans le plein délire. Pardonnez-moi, c'est grotesque. Il suffit d'aller à Londres pour comprendre que c'est pas ça. Mais, attendez, attendez, et alors, mais ça ne changera rien. Allez, on avance dans le
débat, on ne monopolise pas Nicolas Dupont-Union.
Ce
que vous n'avez pas compris,
ce que vous n
'avez pas compris, attendez.
J'ajoute un point. Sur l'Europe,
il
est très important, monsieur a une question, il est très important sur l'Europe
de
sortir
de
ce, comment dire, il est très important sur l'Europe de sortir de ce manichéisme,
soit
on est soumis à l'Union Européenne, soit on va manquer de papier toilette. Je veux dire, il faut arrêter le cirque. Les peuples sont libres. Et il faut bien comprendre que les peuples veulent vivre. Et ce n
'est
pas des gens non élus, bureaucrates, de décider pour les peuples français. Avant
de passer
à la
prochaine question, Nicolas... On s
'apportera tellement mieux sans l'Union
Européenne. Il faut
que tu expliques comment... Bravo
!
Non, non, mais... Comment tu vas faire... Merci, madame, d'être courage. ... au Parlement européen et avec qui ? Avec qui
? Très bien, avec les gens qui pensent... Alors,
je rappelle qu'il y a 705 députés au Parlement européen, ou quelque chose comme ça, qu'il y a un certain nombre de groupes parlementaires. Le PPE, on va dire, c
'est
la droite. Il y a les sociodémocrates. Et le troisième groupe parlementaire, c'est l'ECR. On dit CRE en français. Dedans, il y a les conservateurs britanniques qui vont être au partir, les Polonais qui sont au gouvernement, les Danois... Je laisse Nicolas continuer. Bon, je vais être très bref.
Le
seul point important,
et
méfiez-vous parce que vous allez avoir beaucoup d'intox
pendant
les semaines qui viennent.
Le
seul point important,
c
'est que vous avez, en fait, les socialistes, Macron
et
les républicains
qui
ont voté pendant 20 ans
tout
ce qui nous a fait du mal.
La
destruction de la politique agricole commune, l'ouverture des frontières, la concurrence déloyale. Et ils continuent. Et pourtant, ils vont vous faire la campagne.
Je
vais vous dire, je sais déjà ce qu
'ils
vont écrire. Ils vont dire, l'Europe qui protège. Il faut faire l'Europe qui protège. Attendez, vous allez voir. L'inénarrable, M. Barnier. Ils vont tous être sur la même ligne. Et je vais vous faire une surprise. J'ai ressorti les professions de foi, vous savez ce qu'on reçoit dans sa boîte,
pour
l'élection européenne de 2014.
Et
il y avait l'inénarrable, M. Hortefeux, et tous les gens des républicains qui disaient, attention, il faut éviter l'immigration massive.
Il
faut lutter contre la concurrence déloyale.
Il
ne
faut
pas étendre à la Turquie.
Et
qu'est-ce qu'ont fait les républicains ? Ils ont voté le pacte de Marrakech. Ils ont voté les quotas de migrants. Ils ont voté le CETA. Ils ont voté tout récemment
des
milliards de crédits pour l'adhésion de la Turquie.
C
'est-à-dire que le matin, M. Wauquiez, M. Bellamy, ils vont devant les caméras de télévision. Et ils nous expliquent,
il
ne faut surtout pas étendre l'Europe à la Turquie.
L
'après-midi, le lendemain, M. Dangean, membre des républicains, va voter 10 milliards de crédits sur la Turquie. Donc, moi, et M. Macron va nous faire le même cirque.
Sur
les travailleurs détachés, il l'a fait.
Il
a dit, les travailleurs détachés, ce n
'est
pas bien. Il faut absolument lutter contre. Il a eu un accord. Alors, c'est extraordinaire. L'accord avec ses partenaires, il est génial. D'abord, dans plusieurs années. Deuxièmement, les transporteurs routiers ne sont pas dedans. Alors,
tout
le monde, il suffit de voir les camions sur nos routes. Si on ne traite pas l'affaire des camions,
on
n'y arrive pas. Et puis, troisièmement, il ne change pas le problème.
Et
le problème, c'est quoi
? C
'est que quand vous êtes travailleurs détachés, vous ne payez pas les charges sociales en France.
Vous
payez les charges sociales polonaises qui sont deux fois moindres. Donc, tant qu'on ne paiera pas les charges sociales en France quand on vient travailler en France, circuler, il n
'y a
rien à voir.
Il
y aura encore plus de travailleurs détachés. Vous savez à combien on est
? On
est à 600 000.
Donc,
d'un côté, on paye du RSA à 2 millions de personnes. 2 millions. Et de l'autre, il
y a
600 000 travailleurs détachés. Donc, au Parlement européen, on sera avec des gens qui pensent comme nous, qui ne sont pas contre l'Europe en soi, mais qui veulent que l'Europe, elle protège, elle soit loyale, qu'il y
ait
des frontières nationales, et que chacun soit chez soi. Et je ferai une dernière image. Mais vous, vous habitez tous à la campagne, alors vous avez des maisons individuelles. Donc,
vous
n'allez pas compter, enfin, vous allez comprendre.
Moi,
je prends l'image, parce qu'en Ile-de-France, on est souvent dans des immeubles. Les syndics de copropriété.
Vous
savez, un syndic, c'est celui qui gère tous les appartements d'un immeuble.
Est
-ce qu'on obéit à son syndic, ou c'est le syndic qui nous obéit
?
Normalement, c'est nous qui payons le syndic. Il est chargé des parties communes.
Il
nous laisse vivre chez nous.
Et
il fait le boulot pour entretenir l'immeuble. D'accord. Eh bien, l'Union européenne, c'est exactement comme un immeuble dont le syndic, la commission de Bruxelles,
nous
envoie une facture de 22 milliards
et
nous rend que 11 milliards. Ça fait quand même cher, la facture exorbitante du syndic, à supprimer la porte de nos appartements. Il n
'y a
plus de frontières.
À
ouvrir le frigidaire de nos appartements. À tout le monde. C'est un squat géant. Et s'occupe de la date de notre départ en vacances, de la couleur de notre moquette, de ce qu'on va manger à midi. C'est-à-dire que le syndic de l'immeuble s'est immiscé dans toute la vie de notre nation. Alors moi, ce que je veux faire, et nos partenaires ont une ligne claire, nos partenaires polonais, danois, parce qu'on n'est pas seul. Dans tous les pays, il y
a
la même détresse. Dans tous les pays, il y
a
la même exploitation des hommes et des femmes.
Et
qu'est-ce qu'on veut ? On veut que le syndic de l'immeuble soit viré,
qu
'on change la commission, plus de commission, on fait un secrétariat allégé, on réduit la facture par 10,
on
fait payer des impôts. Vous savez que les technocrates ne payent pas d'impôts européens. Ils payent 8% d'impôts. 8% d'impôts.
C
'est tout.
Ils
payent rien d'autre. Des salaires exorbitants, je vous passe le détail. On veut remettre de l'ordre chez le syndic.
Et
on veut que le syndic ne s'occupe plus de la vie de nos appartements. On remet des portes à nos appartements, des frontières. En revanche,
on
demande à ce que le syndic s'occupe des parties communes, c'est-à-dire un projet sur la lutte contre le cancer, sur la lutte contre Alzheimer, sur l'aide à l'Afrique. Parce que si on veut éviter l'immigration,
il
faut que les gens puissent vivre chez eux quand même. Je sais que ça... Beaucoup de gens me disent pourquoi tu parles de ça ? Mais parce que si le continent ne se développe pas, ça sera un drame chez nous. Il faut qu'ils puissent vivre chez eux. Et puis, bien évidemment aussi, d'avoir des innovations technoscientifiques,
l
'intelligence artificielle, le numérique. Parce que c'est important, c'est inadmissible qu'on soit obligé d'aller sur Amazon, d'aller sur Uber, sur Airbnb, sur Alibaba. Il faut construire des entreprises européennes ou françaises ou allemandes, mais qui soient sur des...
qui
puissent faire la concurrence face aux Américains et aux Chinois. Voilà. J'étais un peu long. Monsieur. Alors ça va être les dernières questions, peut-être, parce qu'après, on n'a pas le droit... Le camion de frites est vide. Je pense qu'ils ne vont jamais revenir à Berlanco. Donc on a intérêt à aller prendre un truc, quand même.
Vous
n
'avez
pas
faim
? Bonsoir, monsieur le maire. Bonsoir. Bonsoir à tout
le monde.
Bonsoir. Voilà. Moi, je voudrais vous interroger sur la notion de démocratie.
Voilà. Parce
que là, on voit bien que le débat européen, de nouveau, ils vont nous refaire le coup des eurosceptiques avec, bien sûr, les pro-Macron qui sont à fond pour l'Europe libérale. Voilà. Aujourd'hui, moi, la démocrateuse, comme je vais reprendre un néologisme du clown Grock qui appelait la démocratie la démocrateuse, comment allez-vous faire pour réconcilier tous ces gens qui sont de nouveau très déçus, même dépressifs, déprimés, suite à l'épisode Macron,
pour
que ces gens-là aillent voter. Justement, pour le déloger. Parce qu'en plus, il y a la dictature des politiques, mais il y a la dictature médiatique. Et on sait bien que derrière les médias, ce sont tous ses amis, les ultra-riches. Parce que Macron, le président des bourgeois, voilà, il les a tous dans sa poche. Alors, aujourd'hui, je voudrais aussi connaître votre position par rapport à la 5e République qui me paraît vraiment poussive, malade. Et est-ce que vous appelez aussi, vous, la 6e République ?
Alors,
moi, je vais vous dire, qu'importe le numéro, ce que je suis, vous verrez, je publie un livre, je vais faire de la pub, tant pis,
qui s
'appelle Résistance, et qui sort mercredi. Et dedans, je parle des institutions, justement, en disant qu'on n'est plus en démocratie. C'est la 3e partie du livre.
Et
je pense qu'il faut deux choses.
Il
faut rapatrier les pouvoirs de Bruxelles parce que ce
n
'est pas la démocratie vers la nation, parce que c'est quand même là que se fait la démocratie. Et deuxièmement, il faut complètement oxygéner la République, proportionnel, référendum d'initiative citoyenne, référendum révocatoire. Je n'étais pas pour au début, mais maintenant,
je
suis de plus en plus convaincu qu'il faut un référendum révocatoire au niveau, notamment local. Et vous savez que ça existe aux Etats-Unis ? Il y
en
a eu 300 l'année dernière.
Et
je ne savais pas. Et j'ai appris ça récemment. Il faut que les citoyens, 500 000 signatures, sans verrou parlementaire, sans verrou parlementaire. Vous avez vu ce qu'a dit Édouard Philippe, la l'inénarabe premier ministre
?
C'est une hérésie. Non, mais c'est incroyable. C'est incroyable de voir ça. Donc, il faut absolument renouer. Voilà. Et puis après, il faut surtout dire aux gens... Alors, je sais que c'est désespérant pour vous, mais il faut dire aux gens d'aller voter. Malgré tout, il y a quand même du choix.
C
'est la seule solution. Les hommes politiques du système, de l'oligarchie, de ce système, ils sont ravis que vous n'alliez pas voter. Ils n'attendent que
ça. La preuve
ici...
Eh bien,
on fait des débats à Berlancourt et
on remercie les télés de
venir parce que ça,
c
'est un miracle démocratique que des télés nationales soient venues à Berlancourt. Comme quoi, on peut le faire. J'ai une question de monsieur. Alors, bonsoir à tous. Robert de Profte, donc habitant de Berlancourt. Applaudis les habitants de Berlancourt. C'est vrai qu'il ne parle pas beaucoup là, tout de suite. Bon, donc moi, c'est plutôt un petit témoignage que je viens vous faire. Je vous remercie, monsieur Dupont-Aignan, d'être venu ici dans notre petite commune. C'est très bien. J'en suis heureux. Alors, je voudrais dire, pour rebondir sur ce que disait le monsieur là-bas, il parlait de démocratie.
Vous
savez ce que c'est la crasse ?
C
'est ce qui n'est pas propre. Alors, la démocratie aujourd'hui, vous pouvez l'écrire en deux mots. Démocratie. La crasse. Ça, c'est une chose. Après, je voudrais dire, est-ce qu'on peut bien parler ? Parce qu'il me semble qu'on est à peu près comme ça se passait il y a quelque temps en Amérique latine. C'est quand même, je ne sais pas, le droit à la parole. Il faut faire attention à ce qu'on dit. Sinon,
on
est, comment ? Justicia, monsieur ? On peut se retrouver, je ne sais pas où. Une bonne sur la démocratie. Donc, il y a un grand journal. Je ne
sais
pas si j'ai le droit de raconter ça. J'ai le droit ? Tu verras bien, tu m'interromps pas si je n
'ai
pas le droit. Il
y
a un grand journal qui s'appelle Le Monde qui, il
y
a 15 jours, a fait un éditorial. Donc, c'est le rédacteur en chef dans lequel, sur l'affaire du traité d'Aix-Lachapelle, où on estime que c'est un scandale absolu, envoyer des allemands, des fonctionnaires allemands à la place de fonctionnaires français pour aller faire un veto à l'ONU. On trouve que c'est aberrant. Donc, Nicolas s'est exprimé là-dessus. Et ça lui a valu dans Le Monde un appel. Ils ont écrit, il est dommage que Nicolas Dupont-Aignan, au passage Marine Le Pen, ne soit pas mort politiquement, car, et c'est très dommage qu
'il
ne soit pas mort, il parlait de lui, parce que c'est mauvais pour la santé mentale du pays qu'il soit toujours vivant. C'est écrit dans Le Monde. Donc, moi, j'ai dit à Nicolas, tu ne peux pas laisser passer ça, il faut écrire un droit de réponse. On écrit un droit de réponse, c'est dans la loi. La loi dit que quand on est mis en cause nommément, on a le droit à un droit de réponse dans le journal, la même place. Donc,
je
l'ai fait, il a été rédigé aux petits oignons, etc., on l'a envoyé,
et
ils ne l
'ont
pas publié. C'est complètement illégal, 3600 euros d'amende, mais ils s'en foutent, ils ne le publient pas. On n'a pas le droit, quand on est attaqué nommément de manière aussi grave, mort politique de Nicolas Dupont-Aignan, dans le monde, on n
'a
pas le droit de répondre. Rassurez-vous, M. Guillon, qui a été ignoble avec moi et avec l'amende de ma mère, qui a été abominable pendant la présidentielle, M. Guillon, j'ai porté plainte, qui m'a insulté sur une chaîne de télévision, mais un appel au meurtre. Eh bien, l'affaire a été décalée en 2019. En revanche, moi, qui ai parlé dans un tweet de changement de population à la lumière des statistiques 2016 qui montraient que pour la première fois en France, l'excédent naturel était plus lié à l'immigration qu'à l'excédent des naissances
sur
le sol français. J'ai été traduit en justice,
mais
j'ai quand même gagné.
Et
l'État a été condamné, le parquet, à me payer 700 euros de dommages et intérêts en appel. Ils ont osé me poursuivre deux fois.
Il
n'y
avait
absolument aucun propos d'appel à la haine et à rien. Je parlais du constat mécanique qui se produit en France et qui est un vrai problème car non seulement on a moins d'emplois, mais en plus, on importe une population considérable chaque année. Donc, expliquez-moi comment on peut arriver dans un pays quand il y a moins d'emplois et plus de population qui arrive qui n'est pas formée en plus à quoi que ce soit. Le chiffre migratoire, c'est quand même
400
000 étrangers qui sont rentrés en France en 2017. Avec un coût exorbitant.
Mais ça, on n'a pas
le droit de le dire. Si on a les moyens, pourquoi pas ? Mais 400 000, c'est quand même beaucoup. Madame.
Il
y a monsieur là-bas. Excusez-moi, il y a monsieur aussi.
Madame et
il y a monsieur.
Alors,
c'est Lulu, non ? Non, c'est Lula.
Non,
Lulu, pardon. Scandaleusement en prison.
Nous,
on a une question au niveau des Gilets jaunes. Qu'est-ce que vous pourriez faire pour nous aider pour récupérer notre rond-point et notre droit à la parole
? Alors,
quand j'explique ce
que c'est que le rond-point, le
rond-point, c'est le rond-point sur la Nationale 2.
il
s'agit
d
'une...
Alors, après, je donne l'exemple de votre rond-point. Votre rond-point, il est sur la Nationale 2. Donc, c'est une Nationale. Et puis, à côté de la Nationale, il y
a
des terrains privés. Voilà. Et vous avez des difficultés parce
que... Alors,
nous avions
eu gracieusement
un petit terrain prêté sur lequel on ne pouvait pas nous déloger puisque c'était une propriété privée. Et nous avons un élu qui n'a pas hésité à faire des menaces au propriétaire, ce qui fait que le propriétaire qui est chef d'entreprise a eu peur pour sa clientèle et nous a demandé de partir. Nous sommes allés trouver M. le maire, nous en particulier, la grenouille, pour situer le rond-point. Et on a demandé à M. le maire puisqu'il a prétendu être Gilets jaunes. D'ailleurs, il n'est pas là ce soir. Merci. Voilà. Bon, ceci dit, ça ne me surprend pas. Je suis Gilets jaunes. Je suis avec les Gilets jaunes. Je suis en soutien avec les Gilets jaunes.
Je suis intervenue sur une réunion d'éoliennes et j'ai demandé qu'est-ce que vous aviez l'intention de faire pour notre rond-point. Et je voudrais insister sur un fait que sur notre rond-point, il n'y a jamais eu de bagarre, il n'y a jamais eu d'intervention des forces de l'ordre et que tout s'est toujours bien passé.
Moi, chaque fois que je suis
passé, on m
'a
offert une madeleine. C'est pour te dire si c'est sympa. Je vais vous dire ce qui se passe. Moi, ce qui me choque et je vais être très franc,
c
'est l'instrumentalisation, la propagande, la manipulation qui a été faite depuis des mois par ce gouvernement et je l'accuse
pour
discréditer un mouvement populaire, pacifiste, sincère, et tout a été fait pour les assimiler aux casseurs.
Et
on a un vrai problème démocratique dans notre pays,
un
vrai problème démocratique. La loi qui a été votée est absolument gravissime. La loi qui a été votée, elle est applicable. On va voir le Conseil constitutionnel. Et il y
a
un problème aujourd'hui de liberté d'expression. Et je vais vous dire, M. Castaner s'intéresse plus au retour des djihadistes et soigne davantage les djihadistes que les gilets jaunes. C'est ça, la réalité. C'est que M. Castaner s'est comporté avec les gilets jaunes de manière abjecte. Ce sont des Françaises et des Français qui étaient pacifistes et dignes. En revanche, il faut faire revenir les djihadistes. Voilà, c'est le deux poids, deux mesures. C'est insupportable. Et j'ajoute, dernier point, qu'un jour, vous verrez,
il
y aura une commission d'enquête en France.
Et
ça, je vous en fais la promesse. M. Castaner, je l'espère, pour qu
'on
fasse la lumière sur ce qui s'est passé aux Champs-Elysées le 1er décembre.
Et
vous verrez ce jour-là que ce n
'est
pas la version officielle qui l'emportera. Et je souhaite qu'il
y ait
cette commission d'enquête qui lavera l'honneur des millions de Français qui sont à vos côtés. Car, je le sais, vous n'êtes pas des casseurs,
vous
n'êtes pas des gens. J'en ai vu à Arles,
j
'ai vu des gens. Et
c
'est abjecte ce qui s'est passé. Et je vais vous dire ce qui est beaucoup plus grave encore.
C
'est la manière dont le président, comment dire, jette les Français les uns contre les autres. Comment on vous a opposé ? Oui,
de
la manipulation. Et moi, j'ai confiance. Je pense que les Français, à un moment, et je l'espère en tout cas, verront qu'il y
a
beaucoup de manipulation. Et c'est aussi pourquoi je suis là aujourd'hui. C'est parce que je veux qu'on montre, et c'est bien qu'il
y ait
des télévisions aujourd'hui, qu'on montre qui sont les Gilets jaunes, que ce n
'est
pas les casseurs qu'on nous montre tous les samedis à la télé. C'est insupportable ce qui se passe. Donc, tenez bon, mais ne sombrez jamais, bien sûr, dans la violence.
C'est des gens qui sont venus m'aider à
organiser ce débat hier, aujourd'hui, les Gilets jaunes. Et voilà qui c'est. Une question de monsieur. Une question de monsieur.
Oui,
bonsoir. Gérard
Dupuis de
Compiègne.
Je
vais vous parler de santé. Comment on peut se soigner lorsqu'on n
'a
pas assez pour finir le mois
? Comment
on peut se soigner lorsque les patriciens
sont
en honneur d'eux et ne prennent pas la carte vitale ? C'est pas une carte vitale qui nous coûte 15 milliards de fraude.
Comment
on peut se soigner quand les patriciens pratiquent les déplacements et que ça en reste la charge
?
Alors moi, j'ai une proposition à vous faire pour soumettre à votre réflexion.
Les
sociétés d'assurance santé qui font beaucoup de bénéfices et les mutuelles dépensent plus de 8 milliards en publicité. Et si on interdisait cette publicité, je pense qu'on pourra mener l'offre de soins, lutter contre la désertification médicale. Et je pense que ça servira à beaucoup de monde. Voilà, c'est ce que je soumets à votre
réflexion. Vous prêtez
? C'est amusant ce que vous... Enfin, amusant. C'est triste, mais je suis totalement d'accord avec vous. Je suis très hostile
à
ce système mutualiste qui gagne un fric fou, qui coûte très cher. Vous savez que les frais de la sécurité sociale sont 10 fois inférieurs. Enfin, je ne
veux
pas dire de bêtises sur le chiffre, mais nettement inférieurs à la gestion de ces mutuelles qu'on a additionnées. C'est une folie. Donc je suis pour revenir à l'esprit de la sécurité sociale, mais cela exige aussi de lutter contre la fraude.
Je
veux dire, on ne peut pas continuer avec un système de sécurité sociale où il y a tant de fraudes. Ce n
'est
pas possible. Donc
il
faut un système uniforme qui existait,
qui
avait été bien,
mais
revenir à son esprit.
Voilà,
c'est tout. Une question, madame.
Oui, bonjour. Véronique Descamps. Je suis conseillère régionale ici, les Hauts-de-France. Et je suis membre de la commission de transport. Et j'aurais deux questions à vous poser. La première, ça concerne le canal Seine-Nord. On parle effectivement de construire ce canal pour développer économiquement la région. Et la deuxième question concerne également, notamment, les trains, puisqu'on est en pleine négociation aujourd'hui.
Ils
sont en train de réduire le TGV sur la portion Paris, Douai, enfin bref. Et en même temps, en sachant qu'on est en train de prôner aujourd'hui l'écologie à outrance, on nous balance des cars
qui
polluent
et
on nous supprime des trains. Donc je voulais savoir un petit peu ce que vous en pensiez et le canal Seine-Nord et les trains.
Alors
sur le canal Seine-Nord, je vais être très franc avec vous parce qu'on demande toujours aux hommes politiques d'être des singes savants et de tout savoir sur tous les sujets. Mon avis n'est pas définitif. Je suis très partagé. Voilà.
Je
ne suis pas sûr que ce soit la si bonne affaire qu
'on
dit.
Voilà
ce que je pense au fond de moi-même. Mais comme je n'ai pas les éléments suffisants, je ne veux pas dire de choses... L'État voulait l'abandonner et puis les collectivités
territoriales... J'avoue que je
me méfie. Alors j'ai peut-être tort. Par exemple, il y a un dossier que j'ai étudié. Moi, j'essaye de parler de ce que je connais parce que sinon,
il
y a tellement de sauteurs, si je me permettais, vous voyez ce que je veux dire dans la vie politique qui disent... Ils parlent sur tout, ils ne connaissent pas. Après, on n'est plus crédible et vous ne nous croyez plus. Vous êtes clair.
Il
y a un projet, par exemple, Lyon-Turin. Vous savez ce TGV Lyon-Turin dont on parle
? Et
là, les Italiens ont raison de le contester parce que c'est une aberration économique. On dépense des... Si vous voulez, ce que je regrette dans notre pays, c'est qu'on dépense des dizaines de milliards.
Le
Grand Paris Express qui est une aberration, 35 milliards d'euros. Le Turin-Lyon, 10 milliards d'euros. Et on n'est pas foutu
de
mettre la fibre optique dans tout le pays qui est la condition au 21e siècle
pour
avoir une entreprise. Aucune entreprise ne viendra dans aucun coin s'il n
'y
a pas la fibre optique.
Est
-ce qu'on ne
peut
pas revoir les grands projets et essayer de diffuser le progrès sur le territoire ?
Je
pense que c'est beaucoup plus rentable, beaucoup plus utile. Est-ce qu'on ne pourrait pas avoir un peu de doublement de voix sur la Nationale 2 ? Parce que nous, ça fait 30 ans qu'on nous parle de ça.
Et ça, ça coûte tellement moins cher
que
le
canal.
On a
3 tronçons sur
80 km. C
'est
du délire.
Donc je suis plutôt, moi, pour des micro-progés, qui infusent le pays. Parce que le problème aujourd'hui, c'est la répartition de richesses dans le pays.
Il
y
a
un problème de création de richesses. Attends, dernière question sur les trains. Vous avez tout à fait raison, mais on ne parle jamais des fameux cars Macron.
Vous
avez le déficit des cars Macron ? Ah, ça,
c
'est pas dans les articles sur les cars Macron. On nous dit les cars Macron, c'est magnifique. Le déficit représente près de la moitié du chiffre d'affaires.
C
'est colossal. Donc, les cars Macron, c'est l'escroquerie publicitaire scandaleuse. Et en revanche,
il
faut absolument maintenir les arrêts des TGV dans les villes moyennes parce que c'est condamné à mort une ville quand vous supprimez un arrêt de TGV et on a fait les TGV avec des crédits publics pour que ça diffuse dans le territoire. Si c'est pour faire uniquement Paris-Lille, c'est scandaleux. Mais c'est scandaleux ce qui se passe. Sur les TGV, c'est scandaleux.
Et
puis, le caractère Macron pour nous faire passer la pilule de la fermeture des gares
et notamment de la liaison Lens-Irson. Vous savez très bien qu'elle est hyper menacée. Monsieur. Et il
y
a monsieur derrière.
On
va grouper.
Allez,
groupons. Alors, monsieur Dupont-Union, bonsoir. Monsieur Alamechilvin, éducateur.
Si
vous
pouvez
être patient, je sais qu'il y en a qui en ont un peu assez. Ça fait long. Mais il
y a encore des questions. Je vais vous
parler d'un rêve. Un rêve qui s'appelait la démocratie.
Donc,
la démocratie, pour resituer le cadre un petit peu, ça vient du grec ancien. Démocratia, combinaison de démos, qui veut dire territoire, depuis, qui veut dire peuple,
et
de kratien, commandé. Ça désigne le plus souvent un régime politique dans lequel les citoyens ont le pouvoir.
Donc,
je pense que là, on se trompe depuis la Grèce. On se trompe complètement parce qu'à quel moment les citoyens ont vraiment eu le pouvoir
? Quand
l
'ont
-ils eu
? Quand
la parole de ce monsieur qui est à côté de moi, elle compte vraiment ? Quand la mienne, compte-t-elle vraiment ? Quand celle de madame qui est derrière moi, compte-t-elle vraiment aussi
? Qu
'est-ce qui se passe
? Qu
'est-ce que tous les élus de la République attendent pour écouter le peuple
?
Là, M. Macron a lancé un grand débat qui se termine le 16 mars, je crois. Le 15, oui. Attention, le 16, il
y a
un appel national dans Paris.
Beaucoup
de gens vont y aller.
En
fonction de ce que M. le Président de la République va dire aux citoyens, la donne en France
va
être différente. Mais elle n
'est
pas non plus qu'à l'échelle de la France puisqu'elle est mondiale. N'oublions pas qu'il y a entre 20 et 30 pays dans le monde qui ont revêtu le gilet jaune. Donc,
c
'est bien un problème de société.
C
'est bien un problème de société. Donc, j'entends parler de démocratie. C'est un mot qui revient très souvent. J'entends parler de problématiques de comportement. Mais faites aussi passer le mot
parce
que beaucoup de professeurs et je ne les entends pas prendre la parole les professeurs, je les entends off, je les entends off, les stylos rouges et ainsi de suite, se plaindre que le niveau scolaire baisse, qu'il est dramatique. Mais ce n
'est
pas en propulsant Nabila à la télé ou les anges de la télé-réalité et du lavage de cerveau
que
l'on va construire des Albert Einstein.
Alors,
moi, M. Dupont-Aignan, moi, M. Namé-Chilvin, j'accuse, j'accuse le pouvoir en place
de
lessiver la France
et
de mettre des lois liberticides contre son peuple.
Je
ne peux pas vous dire autre chose. Alors, le seul point
que
j'ai envie juste de nuancer,
c
'est de dire que, heureusement, il y a quand même parfois, parfois, rarement, non, mais très rarement, mais j'essaye d'être juif. Mais non,
mais
je dis... Non, mais pas seulement. Vous savez, moi, j'ai pris une ville avec des pourris. Personne ne pensait que je serais élu. Il y a des miracles, parfois, de démocratie. Et on a pu faire des choses. J'ai fait un référendum local. J'ai fait des trucs. On a fait des trucs. Et il y a des élus. Ce que je veux dire, le grand danger, et c'est important, enfin, je crois que c'est important ce que j'essaie de vous dire. Le grand danger
pour
l'avenir, c'est qu'on jette le bébé avec l'eau du bain. C'est-à-dire que, oui, cette démocratie est pourrie, là, la nôtre. Il faut être honnête.
Mais
pour autant, ne disons pas toujours tout est pourri, c'est foutu, tous les élus sont pareils, tout le vote ne sert à rien, parce que le danger,
c
'est que ça alimente...
Vous,
vous avez la... Ce que je veux dire, quand vous le formulez, vous l'écrivez, vous avez le recul.
Chut.
Vous avez le recul qui permet de nuancer votre propos, parce que vous savez que c'est
pas...
Voilà. Et il y a beaucoup de gens qui le prennent au premier degré.
Non,
mais oui, mais
ça
serait très dangereux. Pourquoi ?
Ça
serait dangereux, d'abord, parce que ça aboutit au nihilisme,
c
'est-à-dire qu'on nie tout, on fait plus rien,
et
ça aboutit à la fin à la dictature, parce qu'il y a quelqu'un qui arrive
et
qui prend le pouvoir, et alors là, vous le revoyez pas pendant 10 ans. C'est arrivé après la Révolution française. Bon. D'où la responsabilité très importante,
à
mon avis,
des
Gilets jaunes,
qui
est une responsabilité, d'abord, comportementale,
de
pas tomber dans la violence, et tout a été fait pour
provoquer
la violence, qui est une responsabilité, ensuite, politique, de traduction politique, qui ne peut pas, à mon avis, être uniforme. La liste Gilets jaunes, j'y crois pas. Pourquoi ? Parce que, ça dénature le mouvement.
Vous
voyez ce que je veux dire ? Surtout quand ça finit avec Bernard Tapie, quoi.
Je
veux dire. Je veux dire que... Et donc, la responsabilité, après, que les urnes jouent et que vous appeliez au vote, appelez au... Ne dites pas voter pour moi ou à un autre, je m'en fous, mais appelez les gens à voter. Parce que le grand danger, c'est qu'ils se disent tout est pourri, on vote plus.
Et
là, qui va aller voter
?
Uniquement les soutiens de Macron.
Oui,
oui. Mais oui. Mais si, il a le droit. D
'accord. Je
vais
juste
utiliser mon droit de
vote. J'aime le
débat. Simplement, le droit de vote. Ce que vous dites, c'est intéressant. Effectivement, il faut se méfier. C'est tout. Mais attention, le droit de vote. Si le droit de vote était vraiment pris en compte, le vote blanc n'est pas
pris
en compte.
Je suis un des rares à avoir
déposé le vote blanc.
Il
le faut. Vous dites que ça joue dans les urnes. Mais vous rigolez ou quoi, sincèrement ? Est-ce qu'on est sur la même planète ? Les gens, le vote blanc n'est pas pris en compte. On ne les écoute pas.
On les
proposait. En 2011, 2017, qu'est
-ce
que je vous dise
?
Je suis le seul à avoir proposé le RIC, mais je l'appelais pas comme ça.
Tenez, le RIP populaire, vous l'appelez citoyen.
Devant témoins, moi, je vous remets ce document. Il y a 25 pages que nous avons centralisées. Des revendications citoyennes et gilets jaunes du Lanois. Vous allez pouvoir l'étudier. Et je pense que ça sera mieux que tous les travaux du gouvernement.
Et
moi, attends, j'aimerais... Est-ce que Grégoire, est-ce qu'il
y a
quelqu'un de chez moi qui peut me passer les propositions qu'on a faites
?
Parce que c'est dommage que nos propositions ne soient pas connues. Donc si on peut les distribuer, ça serait super.
Ben
oui. Ben oui, on en a. J'imagine qu'on en a.
On
n
'est
pas venu sans proposition.
Eh ! Parce
que moi, je veux que vous lisiez ça.
Et
après, vous m'écrivez, vous me dites je ne suis pas d'accord, je suis d'accord.
Voilà.
Vous en prendrez.
Une
question de
monsieur. Vous
lirez la...
Moi,
je m'appelle Cédric. Je viens d'Etreux.
Je
reparle un petit peu de la question du rond-point de Marles, la grenouille. Moi, j'ai mon rond-point par mon maire tous les week-ends.
J
'arrive dans la mairie. Je rentre. Je demande avec trois signatures.
J
'ai mon rond-point. Pourquoi ?
La
grenouille a du mal à avoir son rond-point. Est-ce qu'il y
a
une loi qui fait qu'il peut nous priver de notre rond-point
? Ça
dépend du maire. Ça dépend des terrains privés.
Moi,
je n
'ai
aucun terrain privé. Moi, j'arrive, je rentre dans la mairie, j'ai mes trois signatures.
Je
ressors...
Parce que vous
avez un maire intelligent. Voilà.
Il met son gilet avec moi tous les week-ends. Comment
? Si, je
suis sur une nationale, je suis sur une grande voie.
Un droit de manifester. Ça passe le
nord.
Oui.
Non,
mais la
question, en fait, c
'était...
Est
-ce que...
Mais
je l'ai dit 100 fois. J'ai même dit qu'il fallait déclarer. Et je vais vous dire même, je pense qu'il faudrait manifester plus le dimanche que le samedi. Parce que vous vous mettriez beaucoup plus dans la poche tous les commerçants et tous les... Parce que le samedi, ça pose des problèmes. En tout cas, la seule chose que je
veux dire avant de passer
la parole, c'est que la vraie question, pour moi, j'ai beaucoup réfléchi à ça parce que je me pose des questions. Ça fait quand même un certain nombre d'années que je dis la même chose et que parfois, c'est pas facile. Bon. Mais il
y
a de plus en plus de monde donc ça me fait plaisir. La seule question que j'ai envie de dire, c'est que vous disiez à vos voisins un jour, est-ce que vous voulez que la France vive, quoi ? Est-ce que vous avez envie de vivre ? Est-ce que la volonté... Est-ce qu'à un moment, vous allez vous réveiller
?
Voilà. Parce que c'est ça la seule question. On a tout... Mais oui, mais je le sais que vous vous êtes réveillés. Mais je sais.
Mais
je veux dire que la vraie question, c'est est-ce que notre peuple, a envie à un moment donné
de
se libérer et de dire j'existe. Voilà. Vous savez, je voulais prendre comme slogan, alors mes collaborateurs ont dit que j'étais fou, je voulais prendre la chanson de France Gall. La chanson de France Gall résiste, prouve que tu existes. Eh bien, je veux conclure ce beau débat. D'ailleurs, on devrait prendre vraiment ce slogan. Santé. Vraiment. Mais c'est ça la question.
Alors, c'est quoi ?
Quelqu'un peut la chanter, là ? Résiste,
prouve que tu existes. Mais c'est ça la question, c'est dans notre tête. Ah oui. Si, quand même.
On
trouvera les solutions. Si, quand même. J'annonce. Alors, Nicolas va conclure. Et je voulais juste dire, t'as conclu ? T'as conclu ? Bon, ben merci beaucoup, Nicolas. Vraiment, c'était hyper sympa de venir.
Vraiment très, très sympa d'avoir fait le déplacement de Paris avec la Nationale 2 à 80 km heure. Enfin, on va dire 65 en moyenne. Je voulais rappeler qu'il y a une réunion à Lemay lundi prochain. C'est la deuxième réunion. La première, c'est des gens qui travaillent avec Debout la France, qui l'avaient organisée il y a quelques semaines.
Il y
a
eu un grand succès. Et il y en a à nouveau une qui est organisée lundi prochain. Donc, je voulais le dire par la région. Voilà, la région qui a la conscience monde que des éoliennes,
on
commence à en avoir suffisamment. Donc, il faut effectivement que vous le fassiez savoir.
Je
voulais vous remercier tous pour votre venue.
Que vous soyez berlancourtois, que vous
habitiez à Marles, à Saint-Richemont, à Dercy, à Loin, là-bas, à côté de... Où
ça, encore ?
À
Étreux !
À
Luni !
À
Amiens ! À Pusieux !
À
Macenoise !
Ah,
voilà ! Et partout, et même de Belgique, j'en vois. Donc, merci beaucoup d'être venu. parce que votre présence,
ça
montre qu'on peut le faire. Quand on veut, on peut faire quelque chose. Tous unis et on va y arriver. Vive
la
République et vive la France ! Bravo
!
Allons,
enfants
de la patrie, le jour de gloire, contre nous de la tyrannie, les tendards sanglants et levés,
sanglants et levés,
nos compagnies,
l'égir, ces féroces soldats, dégorger nos filles et nos compagnies, aux
âmes !