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InterviewFrance Inter — L'invité du week-end (sur Site radio)· 17 août 2013 8 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine, vice-président de l'UMP

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'un débat sérieux et objectif au sein de l'UMP sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy, ça ne s'appelle pas un droit d'inventaire ?

  • 1:53RelanceRéponse directe

    Alors, si ce n'est pas un inventaire, en tout cas, si ça ne dit pas son nom en tant qu'inventaire, il y a quand même l'idée de la stratégie derrière.

  • 2:16RelanceRéponse directe

    Vous parlez de division, précisément, le risque, c'est bien celui-là.

  • 3:37OuverteRéponse directe

    Vous êtes pour l'instant, donc, vous venez de le dire, pour le retour de Nicolas Sarkozy.

  • 4:35OuverteRéponse directe

    Si jamais un jour, Jean-François Copé se déclare candidat pour l'élection présidentielle de 2017, il va falloir que vous choisissiez, Roger Carrocchi ?

  • 6:35OuverteRéponse directe

    Trois quarts des sympathisants de l'UMP sont pour une nouvelle candidature de Nicolas Sarkozy. Est-ce que Jean-François Copé fait partie de ces trois quarts ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:09Invité politiqueFait
    « Je suis totalement hostile à l'expression droit d'inventaire ou au fond même du droit d'inventaire. »
  • 0:26Invité politiqueFait
    « Je ne comprends pas très bien d'ailleurs parce que certains d'entre eux ont été ministres pendant 5 ans et ils étaient évidemment solidaires du bilan de Nicolas Sarkozy. »
  • 2:59Invité politiqueFait
    « Moi, je tenais en 2007 à ce qu'on fasse l'union civile et le statut du beau-parent. »
  • 4:08Invité politiqueFait
    « On a bien fait ce quinquennat. On est très fiers de ce qui a été fait pendant ce quinquennat. »
  • 4:13Invité politiquePromesse
    « Moi, je suis pour le retour de Nicolas Sarkozy. »
  • 5:28Invité politiqueFait
    « Ce qu'attendent de nous, nos électeurs, ce n'est pas qu'on fasse bisbille entre nous sur tel ou tel point. »
  • 5:54Invité politiqueFait
    « Ils auront retenu 5 ans de socialisme, qui aura détricoté complètement, de toute façon, le bilan de Nicolas Sarkozy. »
  • 6:32Invité politiqueFait
    « Nicolas Sarkozy, lui-même, lorsqu'il est venu au mois de juillet à l'UMP, a dit, on aurait dû faire plus en matière de compétitivité. »
  • 7:26Invité politiqueChiffre
    « Moi, je verse, par la règle de l'UMP, 350 euros par mois, c'est-à-dire à peu près un peu plus de 4 000 euros par an à l'UMP. »
  • 7:39Invité politiqueChiffre
    « S'il faut faire encore 1 000 euros, puisque je n'ai pas le droit à plus que les autres, c'est-à-dire à 7 500 au total dans l'année, j'en reverserai 1 000 euros en septembre. »

Temps de parole

  • Roger Karoutchi82 %
  • Présentateur18 %

6,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Roger Carucci. Bonjour. Est-ce qu'un débat sérieux et objectif au sein de l'UMP sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy, ça ne s'appelle pas un droit d'inventaire ?

0:09
Roger Karoutchi

Je suis totalement hostile à l'expression droit d'inventaire ou au fond même du droit d'inventaire. Alors je peux comprendre que par ambition, par souci tourner la page, par volonté d'empêcher un éventuel retour de Nicolas Sarkozy, certains veuillent absolument faire ça. Je ne comprends pas très bien d'ailleurs parce que certains d'entre eux ont été ministres pendant 5 ans et ils étaient évidemment solidaires du bilan de Nicolas Sarkozy. Vous pensez à qui ? Oh non, je ne pense à personne. Non, non, mais parce qu'en vrai, Nicolas Sarkozy eut gagné. Je pense qu'ils seraient tous ou ils auraient tous été en antichambre pour rester ministres.

Par conséquent, je suis extrêmement attentif à la manière dont ils vont faire par écrit ou oralement le droit d'inventaire après coup. Vous pensez à cette partie de l'UMP qu'on appelle la droite sociale, car on est notamment par Laurent Wauquiez ? Je ne pense à rien parce que je suis l'ami de tous. Voilà, c'est une règle. Mais pour autant, moi j'avais dit qu'il y ait certains éléments qui soient intégrés dans les projets de ceux qui, par exemple, vont être candidats aux primaires ouvertes. C'est tout à fait normal. Quand en 2007, Nicolas Sarkozy est candidat, il a un projet de rupture. Projet de rupture, ça voulait dire que par rapport à Jacques Chirac, il y avait des éléments en creux.

Et donc, très logiquement, si François Fillon, si Xavier Bertrand, si Jean-François Copé, si d'autres sont candidats aux primaires ouvertes, quand ils vont élaborer en 2014-2015 leur projet, ce sera un projet de rupture par rapport à la gauche et un projet dans lequel on verra en creux les différences avec ce qu'a fait ou n'a pas fait Nicolas Sarkozy. Donc ça, c'est faire un bilan d'avenir. Faire un inventaire pour faire un inventaire, là, de manière exercice isolé, qui nous divisera, je trouve ça absurde. Maintenant, ce que propose Jean-François Copé, un bilan sérieux objectif dans un délai très court...

1:57
Présentateur

C'est un euphémisme quand même.

1:59
Roger Karoutchi

Non, parce que si on évite de se diviser dans la période des municipales, c'est déjà mieux. Si on évite de personnaliser le bilan, c'est déjà mieux. Je ne sais pas si ça aura des résultats. Je dis seulement, c'est toujours mieux que l'inventaire, même si moi, je considère que tout ça ne peut pas aller très loin.

2:16
Présentateur

Alors, si ce n'est pas un inventaire, en tout cas, si ça ne dit pas son nom en tant qu'inventaire, il y a quand même l'idée de la stratégie derrière. Et pour Jean-François Copé, il me semble que cette stratégie peut être double. C'est à la fois, ça peut permettre de couper la route à Nicolas Sarkozy en 2017. Ça peut aussi couper la route de François Fillon pour les primaires.

2:36
Roger Karoutchi

On verra, mais attendez, ce n'est pas nous, ce n'est même pas d'ailleurs Jean-François Copé qui a lancé la thématique de l'inventaire. Donc, si ceux qui l'ont lancé prennent un boomerang, c'est leur problème. Moi, je dis seulement, moi, je suis prêt à aller aussi discuter. Simplement, on verra si on divise. Parce que, par exemple, moi, je tenais en 2007 à ce qu'on fasse l'union civile et le statut du beau-parent. On ne l'a pas fait. Alors, est-ce qu'aujourd'hui, on va dans le bilan, on dira ça, on ne l'a pas fait. Ça nous aurait évité si on avait fait le débat sur le mariage pour tous.

Bon, on ne l'a pas fait, mais aujourd'hui, à l'UMP, il y a des gens qui, même l'union civile, n'en veulent pas. Alors, on va se diviser pour dire, on aurait dû, on n'aurait pas dû en 2007, 2008. On se moque du gouvernement qui fait bisounours sur 2025 et qui ne gère pas 2013, 2014. Ils ont, en 2025, ce sera le plein emploi, tout le monde sera beau, riche et en bonne santé. C'est grotesque par rapport à aujourd'hui. Est-ce qu'on a absolument besoin de parler d'il y a 5 ans, d'il y a 6 ans ? Oui, si c'est pour faire un projet d'avenir. Alors là, que chacun des candidats à la primaire ouverte l'intègre à son projet d'avenir.

3:37
Présentateur

Vous parlez de division, précisément, le risque, c'est bien celui-là. Parce que j'imagine que l'inventaire, qui, encore une fois, ne dit pas son nom de Roger Carucci, ne sera pas le même que l'inventaire de Laurent Wauquiez. Je pense que non, mais moi, je ne ferai pas d'inventaire.

3:50
Roger Karoutchi

Donc, plusieurs inventaires au sein d'un même parti. Ah ben, il peut y avoir... Non, mais chacun a la liberté d'avoir une approche. Moi, j'étais moyennement favorable, par exemple, au boutier fiscal. Je l'avais dit à l'époque au président de la République, mais ça n'a pas beaucoup d'intérêt. La position de chacun n'a d'intérêt que dans le travail collectif. On a bien fait ce quinquennat. On est très fiers de ce qui a été fait pendant ce quinquennat. Moi, je suis pour le retour de Nicolas Sarkozy. Je suis prêt à échanger sur le bilan avec qui veut. Et si un génie des Carpathes pense qu'il aurait fait beaucoup, beaucoup mieux, eh ben, très bien, ça va nous permettre d'avoir un débat.

Mais faisons-le brièvement pour ne pas gêner nos candidats qui doivent gagner aux municipales et aux européennes.

4:31
Présentateur

Vous êtes pour l'instant, donc, vous venez de le dire, pour le retour de Nicolas Sarkozy.

4:35
Roger Karoutchi

Oui, pourquoi pour l'instant ?

4:36
Présentateur

Parce que je me pose la question, comme vous êtes proche de Jean-François Copé. Si jamais un jour, Jean-François Copé se déclare candidat pour l'élection présidentielle de 2017, il va falloir que vous choisissiez, Roger Carrocchi ?

4:47
Roger Karoutchi

Mais là-dessus, il n'y a pas de choix. Jean-François Copé le sait parfaitement. Si Nicolas Sarkozy souhaite revenir, je serai aux côtés de Nicolas Sarkozy. J'ai été le directeur de campagne de Jean-François Copé, mais là-dessus, la ligne a été très claire. Et d'ailleurs, Jean-François Copé a été très claire, y compris dans son interview ce matin, où il dit que, naturellement, si Nicolas Sarkozy revenait, il serait à ses côtés. Donc, moi, je n'ai pas d'état d'âme. C'est, pour moi, le retour de Nicolas Sarkozy. Sinon, je soutiendrai Jean-François Copé. Mais je crois qu'il y a une ligne de continuité, de volonté de changer le pays et de se battre contre la gauche.

Ce qu'attendent de nous, nos électeurs, ce n'est pas qu'on fasse bisbille entre nous sur tel ou tel point. C'est que, naturellement, on se batte contre l'écrasement fiscal, contre l'espèce de lutte permanente. Taubira Valls, qu'est-ce qu'on fait en matière de sécurité, de justice, etc. Ils attendent de nous d'être de vrais opposants et d'être des gens extraordinairement concentrés sur cette mission. Parce que, sincèrement, en 2017, au moment de l'alternance, je l'espère, qu'est-ce qu'auront retenu les gens ? Ils auront retenu 5 ans de socialisme, qui aura détricoté complètement, de toute façon, le bilan de Nicolas Sarkozy.

Donc, avoir fait, à ce moment-là, le bilan de Nicolas Sarkozy, qui, de toute façon, aura été totalement détricoté, c'est sûrement fascinant au niveau archéologique. Mais, c'est en quoi un bilan d'avenir ? Alors, quoi ? Ça veut dire qu'il ne faut pas faire cet inventaire ?

6:09
Présentateur

Enfin, pardon, ce débat sérieux et objectif ?

6:12
Roger Karoutchi

Qu'on fasse un bilan rapide, en disant, sur tel ou tel point, le fait que les socialistes... Par exemple, si on dit, dans le bilan, nous, l'exonération des charges sur les heures supplémentaires a été défaite par les socialistes, c'est un tort, c'était un bienfait de Nicolas Sarkozy. Qu'on dise, sur tel ou tel point, on aurait pu aller plus loin, Nicolas Sarkozy, lui-même, lorsqu'il est venu au mois de juillet à l'UMP, a dit, on aurait dû faire plus en matière de compétitivité.

6:35
Présentateur

Trois quarts des sympathisants de l'UMP sont pour une nouvelle candidature de Nicolas Sarkozy. Est-ce que Jean-François Copé fait partie de ces trois quarts ? À mon sens, oui.

6:44
Roger Karoutchi

Alors, ensuite, il faut que les choses se fassent. Et puis, soyons francs, qu'on soit un, dix des millions, la décision finale appartient à Nicolas Sarkozy. Est-ce que, dans six mois, dans un an, dans un an et demi, il considérera que les conditions sont réunies, que lui le souhaite vraiment, etc. Auquel cas, on verra. Si ça n'est pas le cas, naturellement, ça réouvre le jeu sur qui va aux primaires ouvertes. On le sait déjà pour deux, trois d'entre eux qui l'ont annoncé. On verra bien ce qui se passe pour les autres.

7:15
Présentateur

L'autre actualité de l'UMP, c'est le Sarkoton.

7:18
Roger Karoutchi

Ça marche bien.

7:19
Présentateur

Quasiment toute la somme, en effet, a été réunie. Est-ce que vous-même, vous avez payé votre pécule ? Puisqu'un tiers des parlementaires de l'UMP ne l'a pas encore fait.

7:26
Roger Karoutchi

Moi, je verse, par la règle de l'UMP, 350 euros par mois, c'est-à-dire à peu près un peu plus de 4 000 euros par an à l'UMP. J'ai versé, naturellement, dans le cas du Sarkoton, d'ores et déjà 2 000 euros. S'il faut faire encore 1 000 euros, puisque je n'ai pas le droit à plus que les autres, c'est-à-dire à 7 500 au total dans l'année, j'en reverserai 1 000 euros en septembre.

7:46
Présentateur

Merci, Roger Carucci, d'avoir été l'invité de France Inter ce matin, 8h29.