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interviewSud Radio (sur YouTube)· 26 novembre 2025 12 min

Narcotrafic :"Il faut stopper l'immigration" - Stéphane Ravier

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Le fait du jour. 3,7 millions de consommateurs, 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Rien à voir avec le succès du beauelet nouveau péicot.

Ces chiffres, ce sont ceux du narcotrafic en France. Comment lutter contre un tel marché en pleine expansion, un marché qui tue ? Les bourgeois des centre-villes, comme dit Emmanuel Macron, sont-ils vraiment les principaux investisseurs de ce narcotrafic ?

À qui la faute en réalité ? On en parle avec le sénateur des Bouches du Rô, Stéphane Ravier. Bonjour.

Bonjour. Bonjour Stéphane Ravier. exercice d'être sur Sud Radio dans ce studio.

Vous vous souvenez de Sabia Gali qui avait suggéré à moment donné que l'armée descende dans la rue à Marseille. Ça avait fait scandale et et puis finalement bon l'armée n'est pas descendue. Par contre le narcotrafic se porte bien.

On connaît les tragédies. La famille Kassi a été touchée. Brahim en un premier temps.

M récemment cette jeune fille de 24 ans qui a été qui a été tuée par une balle perdu en étant à sa fenêtre. Vous êtes sénateur des bouches du rôle. Vous connaissez bien, je crois que le drame s'est passé dans la cité Saint-Éist dans le 10e.

C'est un secteur que vous connaissez bien. Euh, on voit toutes les autorité de l'État jusqu'au sommet de la République dire qu'il faut se mobiliser, il faut faire on nen voit pas grand-chose. Est-ce que vous vous considérez qu'il y a vraiment des moyens peut-être douloureux, peut-être courageux à prendre pour éradiquer le narcotrafic ?

Euh, écoutez, il n'est jamais trop tard pour bien faire. En tout cas, tous ceux qui sont responsables de la situation se sont tous précipités autour de monsieur Kessassi et et de et de sa mère à l'occasion de cette marche blanche pour pour être sur la photo, hein. Ils ont comme moi présenté leurs condoléances mais eux auraient dû aussi présenter leurs excuses parce que de monsieur Dupont Moréti ancien ministre de la justice qui avait j'allais dire recadré les magistrats marseillais qui l'année dernière faisaiit savoir qu'à Marseille on était en état de mexicanisation du du stupion reprise par le ministre de l'intérieur expression reprise par le ministre de l'intérieur Bruno Rotaillot qui s'était fait tacler aussi pour arrê il était en mex et et monsieur Dupont Moreti d'ajouter que les magistrats Marseillais faisait le jeu du RN et il a eu le culot de venir montrer sa son visage à cette marche blanche comme Benoît Paillant, le maire de Marseille qui est évidemment un animal à sang froid qui ne rougit jamais d'avoir eu un discours puis de tenir un discours radicalement indifférent aujourd'hui.

Peut-être que le narcotrafic n'est qu'un ressenti. Peut-être que c'est oui que c'est un ressenti. C'est un sentiment.

C'est un sentiment. Euh lors de la précédente mandature au conseil municipal, lorsque j'alertais et pas la première fois sur la situation qui était qui avait déjà largement dégénéré, qu'il fallait plus de policiers, qu'il fallait des moyens pour la pour la justice et cetera, je me souviens de de du du comment dire du conseiller municipal Benoît Paillan qui nous faisait savoir qu'il ne s'agissait que d'un problème social, qu'il fallait qu'il fallait plus de de de présence de de pouvoir public ou d'équipement public. Il fallait des gymnases, il fallait des écoles.

Voilà. Voilà la réponse de Menois Paillant il y a une poignée d'années et maintenant aujourd'hui il fait les loges. Il s il s'est il s'est il est il est vêtu de de costume bleu marine désormais.

Il vente les il a raison de le faire. Il vente l'action de la police. Il est il est minuit moins une.

Il était temps. On nous dit que le le l'assassinat qui n'est pas une balle perdue mais l'assassinat de de du jeune Kessassi pour intimider son jeune fille la balle perdue de 24. Ah oui c'était c'était Sokaina.

C'était une balle perdu Brahim Kessassi lui faisait partie du du réseau. Il a été il a été assassiné. Tandis que le jeune frère lui c'est par intimidation pour intimider son frère qui qui lui est assez actif via son association.

Bon donc vo c'est c'est une mexicanisation c'est une la DZ mafia. des aides qui veut dire Algérie, hein. Euh je dis ça parce que les responsables politiques se refusent encore aujourd'hui d'évoquer le problème central qui est le la politique d'immigration en général et dans le stupe en particulier.

Euh donc, ils s'interdisent de d'y apporter une réponse efficace. Et bien la réalité la réalité c'est celle-là, c'est que maintenant la situation a complètement dégénéré et que la classe politique qui l'a nié pendant des dizaines d'années aujourd'hui vient nous faire la leçon. Alors qu'il nous fasse la leçon, tant mieux, mais que l'on passe des du constat que l'on partage tous à Marseille depuis bien longtemps aux actes.

Parce qu'il ne suffit pas de parler de narc de narcotraafiquant et de narcoterrorisme. Je crois que j'étais le premier à à utiliser ce terme parce que dans les cités, ils vont régner la terreur. C'est le cas.

C'est le cas là. Oui, oui, oui. Mais je moi je je dirais que écoutez, ils ont ils ont découvert l'humidité de l'eau.

Ils ont découvert qu'il faisait jour à midi. Bon, mais maintenant, il va falloir prendre des mesures dans tous les domaines. Dans tous les domaines.

Le constat parce qu'on nous dit que c'est un tournant la l'assassinat de ce du jeune Kessassi. Mais il y avait déjà eu un un tournant l'année dernière quand un jeune de 14 ans avait été recruté par un narcotraafiquant qui était en prison pour assassiner un concurrent. Bon, il y avait déjà eu un tournant quelques mois avant lorsqu'il y avait eu trois règlements de compte dans la nuit.

Envoyez de tournant en tournant et bien la règle la je dirais la classe politique a fait une sortie de route. Bon et ben et bien maintenant qu'elle a repris la route, qu'elle a repris le chemin de la de la vérité exprimée, il faut désormais des actes. Alors il y a deux actes monsieur le sénateur.

Il y a peut-être une gauche qui a peur des conclusions de cette de ce développement du narcotrafic puisqu'il y aurait des conclusions à tirer dans le sens de ce que vous avez dit par rapport à l'immigration, l'insécurité et puis il y a j'allais dire il y a le reste de la classe politique, celle qui a gouverné la France. Euh quel est le problème ? Ils sont dans une résignation peureuse ?

Ils ont ils ont peur de prendre des mesures compliquées euh où ils culpabilisent de pas avoir fait ce qu'il fallait et maintenant il consid trop tard. s'ils culpabilis, ils auraient peut-être l'idée de démissionner parce qu'ils ont échoué non seulement dans ce dans ce dans ce domaineelà mais dans tous les domaines. Donc la réalité c'est qu'ils savent maintenant que en face la DZ mafia, ce sont des individus, c'est une organisation mafieuse prête à tout, y compris à assassiner le frère de quelqu'un qui est qui est investi dans l'associatif euh à qui le tour.

Peut-être que ils se sentent menacés désormais après avoir tué un innocent comme ça. Peut-être que le prochain ça sera un maire, un préfet. un un député euh ou un sénateur.

Bon mais moi je suis conscient de la situation et depuis très longtemps. Stéphane Ravier concrètement est-ce que si vous étiez aux affaires, comme on dit, si vous étiez en situation ou si on vous consultait pour prendre des mesures efficaces, est-ce qu'il y en a une, deux ou trois à prendre d'urgence pour au moins en un premier on va pas résoudre en un jour mais est-ce que déjà il y aurait quelque chose en terme d'ordre public de ou au niveau ou au niveau j'allais dire administratif ou au niveau judiciaire apprendre tout de suite même si c'est une loi d'exception pour régler le problème de cette ville qu'on aime tant et qui est en train de virer au cauchemar. Il il faut reprendre tous les maillons de la chaîne, y compris celui de la prévention qui n'a jamais été qui n'a jamais été don premier maillon.

Le premier maillon sur lequel écoutez, c'est l'immigration. Voilà, il faut stopper l'immigration et il faut se débarrasser de 50 % des petites mains qui sont dans le trafic. 50 % des petites mains, ce sont des clans destins.

Non seulement ils sont il faut tordre le bras, il faut tordre le bras des pays dont ils sont originaires que si ce soit l'Algérie certaines parties viennent se pas que de l'Algérie mais en tout cas de tous les autres pays qui ne veulent pas nous délivrer des laisser passer consulaire. Il faut le tordre le bras taillot avec le gouvernement algérien. Il faut il faut leur tordre le bras en leur faisant savoir que les transferts d'argent de leur ressortissant qui travaillent chez nous légalement c'est terminé.

Il faut leur faire savoir que le regroupement familial s'est terminé, que les visas s'est terminé, que que les étudiants s'est terminé. Nous avons les moyens d'engager un bras de faut faut-il avoir le courage de le faire. Il faut des moyens humains dans la dans la dans la police, dans la justice, mais il faut surtout avoir une volonté politique.

Il faut surtout avoir le courage d'engager le bras de fer, sinon nous continuerons à subir. Et il faut voir ce que l'on voit, hein, comme disait l'autre, il faut avoir le courage de de de dire ce que l'on voit, mais il faut voir il faut avoir le courage aussi de voir ce que l'on voit. Et quand on refuse de voir l'élément central qui est la politique d'immigration dans ce domaine, et bien on s'interdit d'avoir des résultats.

Je faisais tout à l'heure allusement à Sabien Gali. Quand une sénatrice socialiste suggérait qu'on fasse venir l'armée, qu'on fasse descendre l'armée dans la rue, c'est c'est un symbole où où la présence quand même d'une des forces de l'ordre, j'allais dire très armée, pourrait à un moment donné dissuader sur certains territoires. C'était un opportunisme 48 he après, nous faisait savoir que en réalité c'est parce qu'il manquait des logements sociaux, parce qu'il manquait des gymnases, parce que les écoles étaient délabrées et cetera.

Vous chassez le naturel socialiste, il revient très vite au galot. La réalité c'est que oui, il faut les moyens militaires mais pas mais pas encore tout à fait en France métropolitaine. Mais là d'où parle la coque ?

Voilà, il faut on sait que ça passe par les Antilles françaises et là nous avons les moyens de et il faut mettre les moyens militaires en France. Il faut donner les moyens humains et je dirais pas psychologique mais il faut libérer la police. Elle est incarcérée la police.

Elle sait où où où agir, envers qui, à quel endroit. Il connaît par cœur. Il connaît par cœur le terrain.

Moi, j'ai fait plusieurs, je dirais pas descente mais visite avec des policiers dans plusieurs cités. Il me dit "Monsieur le sénateur, mais le chouff il est là, la nourrice elle est là. Lui, on l'a arrêté trois fois, on va pas tarder à l'arrêter une 4e.

On sait que la la coque arrive par là. Il ils connaissent tous les circuits parce et et et tous les individus parce qu'ils les ont arrêté au moins une fois. Et bien justement ceux qui sont clandestins, quand on dit qu'il manque de policier, celui qui est arrêté comme simple chouffe ou comme vendeur, lorsqu'on aura la possibilité de l'expulser, il ne reviendra plus 10 fois au commissariat.

Voyez, on va gagner du temps et on aura peut-être moins besoin d'engager de de nouveaux policiers puisqu'ils seront beaucoup plus efficaces car libérer ils de leur leur carcan administratif tant au niveau voilà de de rempir de rempir des des des dossiers euh le le le et et de pouvoir ou pas les expulser. Stéphane Ravier, au-delà du narcotrafic des règlements de compte, il y a la violence gratuite dont a été victime Laurent. Vous avez diffusé euh les images de son visage euh victime de multiples fractures euh au nez, à la pommette, hémorragie soudurale, traumatisme crânien.

Laurent a 53 ans, il a été roué de coup par trois individus alors qu'il promenait son chien derrière l'hôtel de ville de Marseille. Euh ça aussi c'est une constante à Marseille à 50 m du bureau de Benoît Paillon. Mais là aussi, il va nous dire que c'est un sentiment, hein.

Donc la réalité, c'est celle-là, c'est que vous vous promenez à 7h du matin, quasiment sur le vieux port de Marseille, le quartier du Panier qui est le le l'épicentre de de la comment dire du des des du tourisme à Marseille et vous faites massacrer par trois individus dont on me dit qu'ils sont d'origine nord-africaine. Bon euh, puisqueon parle vrai ici, voyez, moi donc je parle vrai, je vous donne une information, c'est un scoop. Euh les mêmes causes finalement que le narcotrafic si l'on euh et ben écoutez euh manifestement la politique d'immigration euh dans ce cas-là hein, je dis pas que c'est à chaque fois mais 67 % de la délinquence à Marseille le fait des étrangers et on ne compte pas les binationaux.

Et on ne compte pas les binationaux. Bon donc tout le monde moi je veux bien certains se refusent à voir l'éléphant dans le couloir mais les Marseillais le voient et ils le subissent. Vous vous souvenez de la scène de French Collection, John Hakman qui court le long des quai du port de Marseille, il passe devant la mairie, il poursuit et Eduardo Frey qui est le chef de la justement des narcotraafiquants est sur son bateau, il finit par la battre quand même.

C'est la fin, c'est la fin du film. Il finit par l'avir. On espère que on espère qu'un jour peut-être il y aura un Jacman qui sera là politique, policier, administratif pour que ce fléo qui salie la République, qui abîme la France et qui détruit l'image de cette merveilleuse ville qui est de Marseille, de cette société et pas que de notre ville.

Bien sûr, mais Marseille est très symbole et l'histoire de Marseille est ancienne et complexe. On sait que voilà, on connaît cette réalité. Peut-être un jour cette ville aura-elle le droit de retrouver la paix et la sérénité que la belle Provence et que le monde méditerranéen lui promet.

Merci Stéphan Ravi.