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Interview28 minutes - ARTE· 18 août 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsSanté

Piratage du fisc : la France est-elle désarmée face aux cyberattaques ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Clément DomingoFait
    « En effet, c'est pas sophistiqué. »

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Le coup prétombe. Depuis hier, les services du fisque mais aussi des journalistes prennent contact [musique] avec les contribuables concernés par le piratage des données des impôts. C'est le cas de cette femme qui déclare avec son mari près de 250000 € de revenu par an.

C'est ma vie privée quand même, ça reste une propriété mine de rien. C'est comme si j'étais un livre ouvert et on pouvait dire tout ce qu'on voulait. Comme elle, ce sont près de 700000 particuliers et entreprises qui ont vu leurs informations fiscales subtilisées.

Nom, prénom, revenus fiscal, taux de prélèvement à la source ou encore caution familiale. Les risques de cette fuite sont nombreux. Le premier risque, c'est un risque de tentative d'arnaque.

Et puis aussi, on l'a vu avec d'autres fuites de données potentiellement des personnes qui vont se présenter au domicile pour pouvoir faire des tentatives de cambriolage, se présenter peut-être en tant qu'agent des impôts et vouloir extorquer des fonds aux personnes. Une opération de piratage qui a eu lieu en juin et qui n'a été rendue publique que la semaine dernière. Est-ce que les autorités ont eu l'information ou qu'elles n'ont décelé l'ampleur du piratage que tardivement ?

Bercy est désormais sommet de faire la lumière sur cette affaire, d'autant que les opérations de ce genre se sont multipliées ces dernières années. France travaille, l'assurance maladie ou encore parcours sup. La préoccupation de l'ANC, l'agence publique en [musique] charge de la lutte contre les cyberattaques est grandissante.

On est vraiment sur des des entreprises criminelles, hein, avec une forme de spécialisation, des groupes criminels qui se spécialisent dans l'exploitation des données, d'autres dans l'accès initial euh et des logiques de franchise qui ressemblent presque au McDonald's de la de la cybersécurité avec des gens qui fournissent des outils d'attaque à des franchisés qui ensuite font leur leurs affaires. Face à ces menaces grandissantes, le gouvernement a lancé un plan dit de sécurisation des systèmes d'information de l'État en avril dernier. Est-ce bien suffisant ?

Face aux cyberattaques, la France [musique] est-elle suffisamment armée ? Voilà. Et pour en débattre de ce soir, nous recevons Clément Domingo.

Bonsoir. Bonsoir. Je Alors, vous êtes expert en cybersécurité, vous êtes aussi alors hackur éthique, qu'est-ce que ça veut dire ?

Justement un mot s'il vous plaît accuritique une personne qui va détecter ses failles de cybersécurité aider à les corriger avant que l'on ait des cybercriminels qui les volent et les diffuse sur le dark web. Voilà comme on a eu là en effet avec cette attaque. Alors selon vous justement ce piratage du fis qui est la cyberattaque la plus grave de l'histoire du pays ça allait d'autant plus dites-vous que l'administration et les français ne l'ont découvert que lorsque les cybercriminels ont revendiqué leur attaque.

Ça pose énormément de questions. À vos côtés Jean-Baptiste Souffron. Bonsoir.

Bonsoir. Vous êtes avocat en droit du numérique. Vous avez été secrétaire général du Conseil national du numérique.

Selon vous, cette cyberattaque contre le fisque n'est pas forcément plus grave que les précédentes, mais en touchant au coffre fort de l'État français, cela met à jour un laiss aller général sur la protection des données justement des des Français. Et puis Rina Stamboliska, bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes experte en diplomatie numérique. Votre livre La face cachée d'Internet est paru aux éditions Larous. Selon vous, il y a une recrudescence des cyberattaques, mais la France n'est pas la seule concernée.

Il est faux de dire que c'est une passoire euh numérique. Cela laisse entendre une incapacité à protéger les données, ce qui n'est pas vrai. C'est ce que vous dites en tout cas.

Et pour entamer ce débat, c'est avec vous Marion et alors une fois des pas coutumes les pirates du jour. Ouais, le duo français Zerobit, des pirates sans visage, de Français donc qui ont de l'expérience puisqu'ils ont déjà fait intrusion dans les données des magasins Intermarchés et de la Fédération française de de handbal. Ces deux hackurs se disent sans motivation précise, si ce n'est l'argent.

Alors, Zerobytes revendique l'attaque. Vous avez été en contact avec eux, Clément Domingo, mais est-ce qu'on peut être 100 % sûr que ce sont eux les ? parce que déjà ils ont besoin de revendiquer et c'est d'ailleurs en revendiquant en aantette lumière sur eux qui continue d'ailleurs leur mé donc là on est quasi sûr que c'est pas quasi sûr c'est à 200 % eux alors en fait on s'étonne toujours parce qu'on est assez fasciné de savoir comment ces personnes ont déjoué justement les failles de de ces services du fisque.

Est-ce que c'est une négligence de la part du fisque ou alors ça veut dire que eux-mêmes et bien avaient trouvé un coup de génie de leur part de trouver une faille. Alors le coup de génie coup de génie voilà je pense qu'on se lève tous les jours et on on trouve quand même de moins en moins de gens qui sont géniaux comme ça de de nulle part. Non non là en l'occurrence sur ce cas en particulier il s'agit plutôt de de ce qui a l'air d'être d'une négligence ou en tout cas d'une compromission des accès de une personne du des services de l'État et d'entière assermenté.

Ça veut dire quoi ? un sous-traitant qui a en fait le contrat et les permissions qui vont bien pour accéder à ce système d'information là. D'accord.

Donc c'est il y a eu quelque part un glitch dans la matrice comme on dit hein, il y a eu quelque part un problème qui a fait que les accès n'ont pas été suffisamment protégés et en tout cas ont pu être mobilisé à mauvais essien par les personnes problématiques dont on vient de parler. Mais Jean-Baptiste Souffron, il y a il y a déjà eu des attaques plus importantes en terme de nombre de personnes touchées. Donc de quoi on parle ?

Est-ce qu'on parle d'une attaque particulièrement sophistiqué ? C'est pour ça qu'elle nous fait en parler. Non mais particulièrement sophistiqué, on peut pas dire ça justement.

C'est ça qui est inquiétant, c'est qu'elle est pas particulièrement sophistiquée. Elle est même pas du tout sophistiquée et elle va frapper un symbole de l'État français. Euh Bery, là c'est Ber qui se fait pirater.

Et alors même que les contribuables ont reçu leur feuille d'imposition, ils apprennent qu'ils vont peut-être avoir une 2uxè contribution dans les 6 mois, dans les 12 mois qui viennent, en se faisant euh pirater euh par quelqu'un qui va se présenter comme un inspecteur des impôts et qui va les convaincre de faire un nouveau virement vers un compte bancaire dans un pays étranger et ils auront perdu 5000 € 10000 € 20000 € peut-être plus pour certains qu'ils ne reverront jamais et ça ça sera la faute de l'État. Pourtant Clément Domingo, ce qui nous étonne, quand vous dites "En effet, c'est pas sophistiqué", ça veut dire quoi ? Ça veut dire que euh n'importe qui aurait pu la faire euh c'est pas des hackurs particulièrement par ça qui est totalement terrible.

Peut-être pour expliquer ce qui s'est passé, ils ont simplement trouvé des comptes donc comme on en trouve beaucoup. Et d'ailleurs ces comptes-là aujourd'hui, vous pouvez les acheter à quelques centimes voire quelques à quelques euros. Et donc là qu'on parle de compte, ce sont des identifiants avec votre nom, votre nom d'utilisateur, un mot de passe, une et lorsqu'ils se connectent, donc ils usurbent votre identité.

Donc à ce moment-là, ils ont tous les droits que vous avez. Et là, c'est exactement ce qui s'est passé avec le FIS. C'est aussi ce qui s'était passé avec la NTS, l'Agence nationale des titres sécurisés.

Il y a eu aussi le ministère de l'intérieur qui fait les cartes d'identité notamment. Exactement. Et donc là, ce que je veux dire, c'est qu'on retrouve à chaque fois la même chose.

Et donc aujourd'hui de se dire que on découvre ça en fait stop, faut arrêter. C'est pas comme était nouveau et depuis 2 ans on est en train de dire en effet attention attention attention et pourtant rien ne change et c'est peut-être un peu ce qui choque. Ouais c'est ça.

Jean-Baptiste Souffron vous êtes aussi avocat qu'est-ce qui risque ces à cœur s'ils font attrapés parce qu'il y a une enquête qui a été ouverte par le parti sont des choses très graves. C'est des infractions qui sont très graves qui sont punies de peine de prison et cetera. La question n'est pas là.

La difficulté c'est ben oui mais comment les retrouver ? C'est pas si simple. Parfois on y arrive hein.

Donc il faut aussi se dire que les services d'enquête ont les moyens de pouvoir identifier les gens. Ils y arrivent. Ils sont voilà, il y a eu plusieurs arrestations, compris d'ailleurs le jeune de 15 ans qui a piraté la NTS, l'Agence nationale des titres sécurité sécurisés.

Il y a aussi euh euh un Vendéen de 21 ans, exdeex, il y a aussi encore un autre groupe, un collectif de 7. Mais heureusement d'ailleurs, on parvient à mettre la main sur ces cybercriminels. Juste un mot Clément Domingo rapidement, ça arrive souvent qu'il se revendique comme ça, qu'il parle même à l'agence France-press des hackers.

Bah par contre dans ce cas-là, jamais ça n'était encore arrivé. Bah limite, il est même en train d'humilier. il est vraiment en train de narguer le gouvernement et ça c'est une première dans la mesure quand même il a aussi un un compte, il réagit au tweet de la direction, il réagit aussi aux différentes informations du ministre avec quand même en fait un décalage qui est totalement qu'on avait pas encore vu jusqu'ici.

Et il faut bien comprendre un truc, c'est que là vous avez quelqu'un qui se revendique, d'accord ? Mais en fait il y a des tas visiblement de piratage. Si c'était si simple que ça, c'est qu'il y en a dont personne ne s'est revendiqué.

Donc là, vous avez l'exemple d'un fichier qui circule, mais quels sont les fichiers qui ne circulent pas ? Et ce qui est terrifiant, c'est qu'on a l'impression que Ber a appris le piratage parce que le pirate en a parlé. Alors, on va voir avec vous Julia que avec justement alors aussi autre problème maintenant, c'est l'intelligence artificielle hein, que les attaques deviennent de plus en plus sophistiquées.

Oui, avec Lia, les attaques sont plus massives, plus rapides et plus destructrices. Il fallait auparavant des semaines au hackur pour trouver une faille. Aujourd'hui, en quelques minutes seulement, Elia scanne un logiciel entier, trouve la brèche et génère le code surmesure pour le pirater.

Mais le vrai tournant, Jean-Mthieu, c'est qu'il n'y a même plus besoin de cerveau humain pour piloter une attaque à grande échelle. Au mois de juillet, par exemple, des pirates chinois ont utilisé l'intelligence artificielle pour cibler des agences du gouvernement taïwanais et pour la toute première fois, des agents IA ont mené cette opération de façon 100 % autonome, c'est-à-dire et bien sans la moindre intervention humaine. C'est l'IA toute seule hein qui a réfléchi à la meilleure stratégie d'intrusion.

Autre piratage qui a fait grand bruit cet été, souvenez-vous, deux intelligences artificielles d'Open AI ont réussi à s'échapper d'un environnement théoriquement confiné avant de se connecter à Internet pour s'attaquer à plusieurs entreprises. Alors, face à ces cyberattaques en pilotage automatique, les autorités tirent la sonnette d'alarme. Banque centrale européenne notamment vient de sommer les plus grandes banques de la zone eur, de trouver d'urgence une solution pour lutter contre les ces ces opérations he qui sont menées par les intelligences artificielles.

Je me tourne vers vous RA Samboliska. Est-ce que ces opérations sont particulièrement difficiles à déjouer ? Alors je vais le faire en trois temps.

Le premier temps c'est nous sur le terrain les gens qui faisont de la cyber. On n'a jamais vu ça arriver en fait ce que vous avez décrit. Ah oui, c'est en fait c'est de la fiction.

Il se servent pas de lia encore. C'est nous ce n'est pas ce qu'on voit. Ça dépend de ce que vous appelez se servir de l'IA.

Si ce que vous voulez faire c'est envoyer 10000 mails qui ont l'air plausible par jour, là c'est super. ce qui arrive pour bloquer en effet des communications. Oui.

Si vous voulez euh faire arrêter une éolienne de tournée, là j'attends euh toujours hein de de voir ou alors vous avez un hobby de voir ce que les pes tournent à l'envers quoi. H donc ça faut être vraiment et là je je je suis désolée deuxème sujet je vais être un peu désagréable avec vous tous et toutes journalistes parce que souvent en fait vous jouez le jeu de de de ce genre de de chos le capital social de cyber méchant il est fait aussi par toute l'exposition qu'on leur donne. Ce n'est pas une première, c'est une formation donc c'est normal qu'on la trans bien sûr mais c'est très souvent vous c'est pas nécessairement vous le cas mais la le nombre de fois où on voit des médias des grands quotidiens nationaux qui ont pourtant des journalistes numériques qui reprennent des revendications sur des forums du dark web et en fait qui donnent crédit complet au cyberméchant enfin je veux dire enfin laisser nous travailler troisème chose trisème chose il faut vraiment se concentrer sur les conséquences sur les gens Jean-Baptiste a entamé un peu tout à l'heure sur le le la ponction bis, ça c'est quelque chose qui en France on ne fait jamais on fait en fait jamais le suivi des impact différés donc les fraudes qui vont arriver dans quelques semaines quelques mois ça c'est un pour l'instant on voit que en effet le gouvernement essaie de se déperrer hein de de cette affaire on a vu aujourd'ui une conférence de presse et donc il y a David Amiel qui est le ministre he de l'action et des comptes publics et donc il s'est excusé en effet voilà en effet le ministre hein qui se dit voilà que c'est insupportable en effet pour les Français ce type d'attaque.

Est-ce que il y a ce risque aussi Jean-Baptiste Souffron de voir qu'en attaquant ces données de l'État c'est un peu c'est aussi la confiance des administrés envers leur institution ? Non mais je pense que les gens qui vont se faire ponctionner de 10000 ou 25000 € en 2027 parce que ils vont se faire raquer à cause des données qui ont pas été protégées par les services de David Amiel, ils en ont peut-être un peu rien à faire de ses excuses. Surtout que ça vient après une série de tweets qui était particulièrement arrogant et agressif.

D'ailleurs, même Aurore Laluc qui connaît bien le sujet et qui est pas la plus difficile des politiques a appelé à la démission de David Amiel, si vous voulez. On a l'impression qu'ici il y a euh pas de démission. Pas de démission, ça veut dire qu'il y a pas de responsabilité.

Pas de responsabilité, ça veut dire qu'il y a pas de responsable. Et c'est ça le fond du sujet, c'est qu'actuellement, il y a pas de pilote dans l'avion du numérique en France. Ça fait 10 ans là, ce que vous voyez aujourd'hui, on a passé les trois derniers mois à discuter de l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans.

Mais le pour que pour permettre au gouvernement d'avoir un bilan numérique après 10 ans parce qu'ils voulaient être les premiers à l'avoir fait en Europe. Mais le vrai bilan numérique des 10 ans, vous l'avez là, c'est qu'on est même pas capable de défendre Ber contre des cyberattaques les plus simples qu'elles soit. Et du coup, quand on réfléchit à qu'est-ce que ça va être dans 3 ans, dans 4 ans, dans 5 ans, quand ils vont vraiment commencé à utiliser l'IA, mais ça va être la passoire.

C'est ça la difficulté. Comme il y a pas de pilote, comme il y a pas de stratégie, pas de vision, pas d'arbitrage, il y a même une loi actuellement sur la double authentification qui aurait dû être passé déjà depuis 2024. Et bien l'administration est pas d'accord avec la rédaction.

Ils sont sur des débats des années 90 en disant il faudrait du chiffrement, pas du chiffrement, des trucs un peu techniques. Résultat, il y a pas un politique qui arrivé en tapant point sur les tables en disant "Ah mais si vous savez maintenant il va falloir que les fonctionnaires de Bercy aient une double authentification." Bah non, personne.

Alors que vous même pour vos mails perso, comme vos téléspectateurs, vous avez déjà une une double authentification. Vos mails sont mieux sécurisés que les les représentants de la de la nation eux, ils voient l'importance du sujet puisque les sénateurs notamment réclament une commission d'enquête parlementaire et parmi les plus remontées sur le sujet, il y a la centriste Nathalie Goulet. C'est France passoir comme je l'ai dénoncé plusieurs fois au Sénat.

C'estàd qu'en réalité nos données personnelles sont en pâure pour tous les criminels. Des gens peuvent ouvrir un compte bancaire à votre nom, ils peuvent vendre votre maison sans que vous le sachiez ou presque. Ils peuvent évidemment contracter des emprunts sans que vous le sachiez.

Et c'est vrai que le le nombre d'attaques sur les administrations publiques, d'attaques réussies sur les administrations publiques augmentent. Clément Domingo. Alors, est-ce qu'on peut prononcer ce mot que Jean-Baptiste Safron disait tout à l'heure de de passoire euh numérique ?

Bah, au regard des faits, la France c'est une passoire numérique depuis 2 ans. Et quand vous regardez qu'on est bon en France et que sur le papier on ne l'est pas du tout, qu'on aujourd'hui on a un peu cette place de premier en tout cas bon d'an monde, bah c'est le cas. Et surtout ce qui est terrible, c'est que il faut aujourd'hui vous dire queavec toutes ces bases de donnéeslà, mises de manière unitaire, on peut se dire très bien, on peut pas faire grand-chose.

Mais ce qui devient terrible, c'est qu'aujourd'hui on peut croiser les données. Et donc lorsqu'on a une base fiscale, lorsqu'on a une base médicale, lorsqu'on a une base de fédération française, on met nos enfants. C'est là où ça devient hyper hyper dangereux parce qu'on a finalement tout de vous et derrière il y a aussi bien les arnaques classiques mais il y a aussi peut-être ce qui manquait aussi dans le mail de communication de la DGFIP à tous les contribuables, c'est qu'il y a ce risque aujourd'hui que l'on connaît au niveau de la Fédération française de tir où des gens ont été cambriolés au niveau des cryptomonnaies des cryptas et donc aujourd'hui avec la avec vraiment le fisque d'avoir un peu tous ces niveaux bah des gens font potentiellement être soit kidnappés soit séquestrés soit cambriolés parce qu'on a toutes ces informations de Risc, je sais que vous n'êtes pas d'accord sur le terme de passoir.

Non non, moi ça j'avoue ça me ça me met très mal à l'aise parce qu'en fait une passoire ça veut dire que ça laisse tout passer. Or c'est pas vrai. Là en l'occurrence en fait avec le fis qu'on a littéralement le cas contraire parce que là c'est c'est un problème de contrôle d'accès.

C'est comme si vous aviez perdu votre badge. Je l'ai trouvé je suis un trait avec c'est une passoire je crois pas. Non non mais c'est vraiment ce qui s'est passé en fait.

Mais bon vu et ben ça reste une une passoire. [raclement de gorge] Oui mais attends mais ça reste en fait une passoire quand tu n'es pas capable de détecter de voir qu'il y a eu une une expation. Très bien.

Donc les images que vous aviez montré c'est quelque chose le la source soft je la connais assez bien parce que en fait ce qu'elle compte et c'est un problème de compte et donc de qualification de ce qui est compté. Ce qu'elle compte c'est le nombre d'identifiants uniques compromis. Ici nous sommes 6.

Je pense que à nous 6, il y a à peu près 1000 comptes individuels. Donc si là dans ces données là, je compte bah 1000 comptes individuels pour six personnes, ah du coup c'est sûr que ça explose. Après la volumétrie n'est pas la même chose que la conséquence.

Et c'est mon propos est de dire que dès qu'on commence à s'égiller sur des passoirs pas passoir, ça déplace le sujet. Le sujet est la conséquence. y compris et Jean-Baptiste a commencé à en parler tout à l'heure la responsabilité à quel moment on a vu un non fonctionnaire se faire sanctionner alors en parlant justement on va revoir ce tableau justement qui montre les pays les plus touchés par les cyberattaqu les États-Unis sont en premier et la France apparaît en 2è la France qui est donc le pays européen le plus touché par les cyberattaques.

Qu'est-ce que ça veut dire qu'on est particulièrement que que les autres nos voisins se défendent mieux sur ce les cœurs, les pirates savent quels sont les pays qui sont plus ou moins sérieux. Bon, les États-Unis, c'est peut-être un cas un peu particulier parce que c'est le pays le plus riche mais ce qui est le plus choquant si vous voulez pas la violence de l'attaque, c'est pas c'est surtout le manque de réactivité et l'incapacité à réagir correctement. Il a fallu quasiment plus de 50 jours à l'administration pour prévenir les contribuables que ils avaient été piratés pour envoyer un simple mail d'information compte mais soit il l'avait pas détecté et dans ce cas dans ce cas c'est un problème de compétence soit ils l'ont détecté ils ont détecté la compromission mais pas l'exfiltration en fait et même en partant du jour où ils ont appris où le pirate en a parlé ça fait 7 semaines ou c'est ça donc en fait si vous voulez on est dans une difficulté c'est-à-dire qu'on voit bien qu'il y a un manque de réactivité quand on est de le deuxième pays le plus visé par les cyberattaques quand on se targue d'être être une puissance numérique quand on a des sous-marins, quand on a l'arme nucléaire et cetera et qu'on a des bons ingénieurs, bah peut-être en fait on pourrait éviter de faire en sorte que le ministre du numérique soit trois rang en dessous du premier ministre.

Et pourquoi votre avis c'est comme ça aussi ? Clément, vous avez dit tout à l'heure Jean-Baptiste sous front, vous avez dit qu'il y a des politiques étaient un peu vieux sur le sujet. Est-ce que c'est vraiment que ça ?

C'estàd qu'on est pénalisé par un manque de culture autour de la cybersécurité en France. Moi, je dirais qu'il y a un triptique manque de vision. Donc tant qu'on a'ura pas une vision et surtout euh à l'orée des élections présidentielles, je pense que ça ne passera pas.

D'ailleurs pour les futurs futurs candidats à la présidentielle comme on a eu les prémisses en 2017 puis en 2022 par rapport au climat, s'ils n'ont pas quelque chose de consistant par rapport au numérique, je pense que ça va énormément bloquer. La deuxième chose, tant qu'il n'y a pas une culture, tant qu'il n'y a pas une acculturation de la formation, là encore, c'est exactement ce qui s'est passé au niveau de la DGFIP, au niveau de la NTS, au niveau du ministère de l'intérieur. Je peux comme ça vous faire une litanie.

Quand vous avez un système qui est hyp sécurisé et que vous ne prenez pas le temps de sensibiliser, de former vos utilisateurs, mais c'est eux qui viennent faire effondrer votre château et surtout la troisième, le nerf le nerf de la guerre. Tant qu'il y a pas assez d'argent sur la table, on ne peut pas non plus venir un peu rivaliser. Lorsque vous prenez les États-Unis, aujourd'hui les États-Unis, leur budget, il monte jusqu'à 10 % de leur PIB et protéger pour se protéger une bonne partie làdessus.

Et puis en fait en France, on fait quoi ? Regarde, vous dites quand même, vous êtes la seule à dire que la France est pas si mal protégée que ça en réalité. Nous, ce qu'on fait dans le quotidien, ce qu'on regarde, ce n'est pas est-ce que est-ce que en fait rien ne m'arrivera ça, personne peut vous le garantir.

Vous sortez dans la rue, vous Non, mais si on investit, on a moins de chance en fait, elle est que toute administration n'est pas comparable à votre environnement à vous. Je veux dire la DG FIP, si on prend que la DG FIP, du générale des finances, voilà. Le fisque, ça gère 760 milliards en flux financiers par an.

Ça paye les salaires de plus de 2000 1,5 million d'employés. Je veux dire, vous avez combien de trucs chez vous sur votre ordinateur sur votre sog mais ils le sont. Et donc là, mon propos est celui-là, il est de dire que en fait là, ce qui s'est passé, c'est qu'il y a eu un problème d'accès d'accès.

C'est ça que vous au début, c'est et donc tout le sujet est là. Oui mais sauf que Amélie Bertier là il y a quand même en fait trois en tout cas trois cyberattaques. Voilà donc finalement voilà donc finalement ce n'est pas vraiment pas tous ensemble pas tous ensemble.

Donc là le sujet si on regarde que la DG FIP, il y a aussi des sujets qui ne se résolvent pas que en balançant de la tune, excusez la familiarité sur les gens. Il y a dedans des milliers d'applications qui datent des années 80, j'étais pas née, qui en fait il y a des modèles mathématiques même Cédric Vilani, je suis pas sûr qu'il les comprennent. Enfin, il y a aussi une complexité de métier qui ne se résout pas magiquement en disant je vais mettre de l'argent et puis je vais acheter d'autres outils.

D'accord. Mais donc là ça on arrive sur des sujets liés à la sous-traitance, on arrive sur des sujets liés au marché public. Ça fait combien d'années qu'on demande à l'UGAP donc qui est le l'organisme de marché public de de d'inclure des critères de cybersécurité ?

Alors un mot tout Jean-Baptiste Souffrance sur peut-être une solution. Est-ce qu'aujourd'hui alors que on est on est dans un monde totalement numérisé, on nous dit d'ouvrir des coffres forts numériques en permanence ? Est-ce qu'il faut dénumériser ?

Au contraire, on pense à cette feuille d'impôt, vous savez, à l'ancienne qui est vers là qu' faut aller ça c'est très simple, ça fait partie des recommandations de base. C'est que quand vous avez quelque chose qui doit rester secret simplement bah vous le mettez pas dans un environnement numérique tout court. Le papier ça exist bien sûr quand vous travaillez sur des brevets, des choses comme ça, vous pouvez mais bien sûr, mais si vous voulez que ça soit vraiment secret, vous regardez les choses vraiment secrètes.

C'est la première règle. Vous faites la différence entre le secret et le discret par exemple. Oui.

Et puis euh euh la solution non c'est il y a pas une serrure magique en fait mais regardez l'annonce qui a été faite là du plan en avril 200 millions. Vous savez combien coûte un logiciel à Ber ? Non c'est plusieurs centaines voir plusieurs milliards.

Donc 200 millions pour cybersécuriser l'administration française. Vous voyez bien que c'est du saupoudrage et que c'est totalement sous mesuré. Et il s'agit pas de trouver la séumure magique qui va protéger à tout prix mais je le répète à l'impossible nettenu des cyberattaques qui en aura tout le temps et plus on numérise plus on en aura.

Mais il faut adopter une stratégie de transparence absolue. Transparence, très bien. Mais Clément Domingo, ça veut dire qu'aujourd'hui, attendez, attendez juste, je termine ma question euh sur le coffre fort numérique.

Aujourd'hui, on nous dit d'aller en permanence, tout le monde en fait. Est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui tout le monde est menacé sur son coffre fort numérique ? Ah bah deux deux factos, tout le monde est menacé.

Tout va dépendre après de ce qu'on y met et surtout de tous les petits vous savez un peu, je prendrai un peu l'image de la ceinture et bretell. D'accord. Voilà, [grognement] ça parle à tout le monde.

Si la bretelle elle saute, il y a la ceinture qui est là et vice versa. Donc, faudrait un peu qu'on aille vers ce type de modèle. D'accord.

Ce type de modèle en tout cas. Et ben écoutez alors oui une phrase je vous accord une phrase. Pas obéit pas temps de réaction 6 jours Ah oui on voilà c'est ça la différence.

Et ben écoutez, on espère que ça sera entendu.