Audiovisuel public : Rachida Dati devant la commission d’enquête
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 55 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:20OuverteRéponse partielle
Rachida Dati a défendu le principe d'un service public. Pouvez-vous préciser les imperfections qu'elle a pointées ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Comment comprendre le rôle du service public dans la démocratie selon Rachida Dati ?
- 4:02OuverteRéponse directe
Pourquoi le service public serait-il un rempart pour le pluralisme ?
- 4:46OuverteRéponse directe
La question des intérêts privés dans le financement du service public est-elle légitime ?
- 5:23RelanceÉludée
Les méthodes d'enquête comme celles du Grand Cohen remettent-elles en cause la démocratie ?
- 6:04OuverteRéponse partielle
Quelle est la notion de neutralité retenue dans cette commission ?
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Alors déjà en effet, je pense à nos téléspectateurs, on va rappeler un peu la progression du travail de cette commission qui avait donc été réclamée par l'UDR, le parti de Charles Loncle, parti d'Éric Sioti également et qui ser qui se déroule depuis quelques semaines maintenant dans un climat plus que tendu, on en a déjà parlé et notamment parce que tout le monde s'accorde à trouver tous les défauts du monde au tons et aux questions de Charles à l'oncle. une détermination et une pugnacité absolument indiscutable de Charla Longle, mais qu'on appellerait indépendance dans un autre cadre. Voyez, par exemple, dans une autre commission d'enquête ou encore plus évidemment s'il s'agissait des questions d'un journaliste sur le fonctionnement en l'occurrence du service public. Donc
concrètement, les travaux de cette semaine ont commencé par les auditions dont nous avions parlé de Léa Salamé et de Laurent de la Housse, les stars du 20h. mardi les représentants des journalistes de France Télévision, hier les anciens ministres de la culture et au total une cinquantaine de personnes vont être auditionnées dans le cadre de cette commission qui vise à interroger la question de la neutralité, de l'impartialité du service public, mais également la question des finances et du fonctionnement et de la gestion de la bonne ou de la mauvaise gestion de France Télévision, enfin du service public de manière générale d'ailleurs. Et aujourd'hui, c'était essentiellement Rachid Adati donc qui est l'actuel ministre de la culture et Laurence Bloc l'ancienne patronne de France interre.
Alors Rachid Adati, vous l'avez dit tout à l'heure et ça a été beaucoup remarqué, ça a fait les titres de la presse, a défendu le principe d'un service public. Elle a défendu l'existence et euh euh le service public aujourd'hui en France, mais elle a également pointé des imperfections que beaucoup d'ailleurs, et je le note au fil des auditions que j'écoute ici et là juge subitement légitime de corriger. On a on a beaucoup de gens notamment au cœur du service public qui disent "Oui, ça bien sûr, on va le corriger." Et je j'utilise le mot subitement parce que jusqu'à ce que ce débat-là soit posé jusqu'à au rapport de la commission de la cour des comptes pardon et à cette affaire euh désormais appelée le grand Cohen, euh tout allait bien dans le meilleur des mondes et tout
le monde se félicitait de la bonne gestion, de la bonne poursuite et des résultats exceptionnels du service public. On découvre comment cette question méritait d'être posée comme d'autres avant elle. Rachida Dati a notamment insisté Charlotte sur la contribution que peut apporter le service public. un autre, je cite, démocratie. Comment justement comprendre ce rôle et cette commission à cette hane là ? Bah, en effet, plusieurs avant elle ont évoqué cet outil comme nécessaire, vous l'avez dit, à la démocratie. Alors, c'est un mot qui est revenu extrêmement souvent. Franck Rester, ancien ministre de la culture, a énormément insisté là-dessus hier et on peut interroger cette phrase qui ressemble parfois à un réflexe. Il y a des mots comme ça qui veulent dire des choses he initialement,
on aimerait les interdire du débat public pour que les gens soient obligés de trouver d'autres mots pour qu'on sache exactement de quoi il parlent. En l'occurrence, démocratie revient extrêmement souvent sans qu'on ait vraiment exactement ce dont il s'agit. Alors on va prendre au sérieux puisque il y a tant de gens qui s'accordent à dire que c'est absolument indispensable à la démocratie. Et d'ailleurs, Rachid Adati dit la phrase exacte qu'il peut apporter sa contribution à la démocratie. C'est donc cela veut donc dire he si je prends les mots de Rachid Adati au sérieux qu'il peut aussi ne pas le faire. Donc on va prendre au sérieux cette phrase. Un groupe de médias de manière générale d'ailleurs qui soit privé au public peut évidemment apporter sa contribution en informant
correctement le public qui dans une démocratie mérite de connaître la réalité, les enjeux, la situation dans le pays avant d'aller se prononcer dans les urnes. Pour choisir correctement une option politique, il faut évidemment savoir quels sont les problèmes à traiter. Et c'est à ce titre un ouvrage journalistique absolument nécessaire. C'est indiscutable, mais c'est aussi son risque puisque ne pas le faire correctement et les électeurs peuvent s'estimer floués voire trompé alors que la démocratie, le fonctionnement démocratique nécessite en effet leur liberté au moment d'aller voter et donc leur parfaite information. Et c'est d'ailleurs à ce titre que le pluralisme peut-être à l'intérieur des médias mais surtout dans le paysage médiatique est
un garde fou. Nous avons tous des biaiss, nous avons tous une manière de regarder l'actualité, nous avons tous des préférences euh dans les choix que nous faisons, des préférences même éditoriales. Le pluralisme et cette existence est un garde fou pour la bonne information du public. Alors, pourquoi le service public en particulier serait-il euh un de ses remparts ? parce qu'il est à la fois indépendant normalement et financé par tous les Français pour lui assurer la liberté normalement. De ne pas dépendre de la publicité d'une part, d'un actionnaire et donc d'intérêt privé et particulier d'autre part ou même de la rentabilité question qui a été abordée par Ashidati qui est parfois contraignante dans l'exercice de l'information. Il y a parfois des informations qui nécessitent
en effet un budget et par rentabilité, je n'entends pas le dérapage incontrôlé des finances dans les petits fours des réceptions comme la pointée. la Cour des comptes évidemment, mais ça interroge par exemple la question de ce rapport pour la question des intérêts privés la question de ces sociétés de production qui vont être la prochaine la prochaine grosse part du gâteau de ces auditions pour savoir est-ce qu'il est normal que le service public est recours comme ça et vous évoquiez tout à l'heure les propos de Rachati qui disaient il y a un entois qui n'est pas possible unçooi idéologique que tout le monde interroge ces derniers temps mais un entretois financier également et on voit et Mathieu le souligner l'autre jour quand on commence à parler gros sous la
tension est pas palpable également. Mais cette phrase en réalité, cette phrase "Le service public est nécessaire à la démocratie" est un argument en massif pour la tenue précisément de cette commission et elle devrait, si on prend la phrase au sérieux, accorder une parfaite liberté au parlementaires chargés de poser toutes les questions qu'ils veulent. Or, c'est ce qui remis en question ces derniers temps. Il y a des questions, on veut bien. Il y a des questions apparemment qui sont insupportables parce que le moindre soupçon sur la partialité, les conflit d'intérêt ou la poursuite d'intérêt partisan devient à l'inverse une menace évidente pour le bon fonctionnement de la démocratie. Que ceux qui veulent donc la défendre et on en trouve he des gens qui veulent la défendre ces derniers
temps soient au minimum cohérents. Il a été question Charlotte tant autre chose de cette question de la neutralité. Euh qu'est-ce qu'on peut retenir dans la journée sur cette notion de neutrinité ? Bah c'est vrai, vous avez raison de dire entre autres choses. Je je dis aux gens, on sélectionne forcément des sujets puisque les auditions c'est 3 heures par personne. Évidemment, je ne peux pas tout aborder mais l'affaire le grand Cohen s'est invité, vous savez, elle est à l'origine de cette demande de commission et tous les intervenants Rachidati elle-même contestent la méthode qui est une critique que moi je peux entendre hein. Il peut y avoir un débat sur la méthode d'enregistrement des uns et des autres. à ceci près que si tout s'accorde à dénoncer la méthode,
Rachid Alati a donné un autre exemple concernant les méthodes parfois utilisées. Ça concerne cette fois-ci complément d'enquête qui aurait proposé à un journaliste, elle affirme enfin elle maintient cette information euh qui aurait proposé à un journaliste tiers de contacter un membre de l'entourage proche de Rachid Adati en lui proposant une indemnisation en échange d'information à charge. C'est c'est ce qui est dit hein d'information à charge concernant Rashida Dati. Alors, est-ce qu'on parle aussi de ces méthodesl ou est-ce que ça ne concerne que les journalistes entre eux ? Parce qu'on a entendu au moment de de cette affaire le Grand Cohen, des journalistes expliquer que eux c'est pas pareil puisqu'ils informment le public. Quand ils enregistrent, c'est pour informer mais
est-il possible de prendre au sérieux l'idée que ce qui est sorti de cet enregistrement était une information et que donc cette information est-ce qu'elle mérite ou non d'être traitée ou est-ce que la méthode invalide les informations de manière générale et donc celle pourquoi pas de compléments d'enquête ou d'autres émissions qui s'en servent et Laurence Bloc et là je raccroche directement à la chronique de Gabriel tout à l'heure elle a dû réserver ses réponses sur ce point à la justice. Elle avait été enregistrée elle aussi et elle a en revanche défendu le recours à l'humour. Elle s'est attardé là-dessus et ça m'a beaucoup intéressé. Preuve sans le chaîne. Alors oui, enfin si tous les humoristes font des blagues sur les mêmes personnes tout le temps dans un
dans un environnement contraint, bon l'indépendance, je vois pas très bien où on la trouve. Et elle dit "Oui, ça dérange, ça pique, ça gratte, ça énerve mais jusqu'au bout, je défendrai cette liberté d'expression. Alors, est-ce qu'il serait possible de défendre la liberté d'expression des humoristes ? J'ai aucun problème. Mais celle par exemple des courants de pensée de gens qui développent des argumentaires construits, ce serait une idée aussi peut-être de défendre la liberté d'expression de ces derniers. Et intéressant le terme d'extrême droite et Jeanfini avec ça c'est invité dans le débat. Laurence bloc elle-même s'est défilé au moment où Charles Lonc lui a demandé de définir l'extrême droite. Il lui a dit est-ce que cette commission par exemple est d'extrême droite et
est-ce que vous pouvez nous donner la définition de l'extrême droite ? Et elle dit "Je n'ai pas en tête la définition du Conseil d'État. Franchement, pardon, je rigole encore mais je n'ai pas en tête la définition du Conseil d'État. Je ne vais donc pas vous répondre. C'est pourtant un terme que Laurence Bloc elle-même avait utilisé pour défendre les humoristes du service public dans une tribune publiée dans le monde qui était alors attaqué, disait-elle, par l'extrême droite. Et j'ai bien regardé la tribune, il y avait pas la définition du Conseil d'État dans cette tribune. Vous voyez que finalement cette commission est instructive. M.