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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 2 avril 2026 205 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesCulture, médias & sport

[DIRECT] Audiovisuel public : audition de Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Jérôme Nommé

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00FerméeÉludée

    Pourquoi n'avez-vous pas comparu le 26 février comme convoqué ?

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    Quels sont les motifs de votre absence ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Mediawan est-elle une entreprise américaine ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Avez-vous privatisé un restaurant pour célébrer une nomination ?

  • 8:00FerméeRéponse partielle

    Quelle est la part exacte de chacun dans Media One Alliance ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    KKR contrôle-t-il Mediawan ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 18:00Mathieu PigasseFait
    « Affaiblir l'audiovisuel public, c'est affaiblir la démocratie. »
  • 2:00PigasseFait
    « L'actionnaire il détient une fraction du capital, il est même pas habilitaire à représenter la société. »
  • 10:00CalvèsFait
    « L'audiovisuel public est soumis à des missions de services publics spécifiques mais se retrouve en concurrence directe avec les chaînes privées. »
  • 12:00AdisadéFait
    « Est-ce que vous estimez d'un point de vue extérieur que ce type de situation est déontologiquement problématique et peut nuire aux missions de l'audiovisuel public ? »
  • 14:00SaintouleFait
    « Tout le monde sait que c'est l'objectif de l'extrême droite désormais que de privatiser l'audiovisuel public. »
  • 24:00RapporteurFait
    « Ce rappeur est connu pour ses propos mais aussi pour ses chansons à connotation homophobe et antisémite. »
  • 5:00Fait
    « Vous vous autorisez à avoir des jugements sur les invités dans les émissions et voilà le lien, vous venez de le faire avec Marwan Ben Lazar. »
  • 10:00Fait
    « Vous dites à Pierreki attention il faut pas dire que Nichael Farage qui est un homme politique d'extrême droite anglais pour ceux qui ne connaissent pas qu'il est populiste. »
  • 18:00Fait
    « Vous avez dit il y a 1,5 million de frais de cocktail pendant le Covid. C'est faux. »
  • 19:00Fait
    « Vous dites tous les tous les dirigeants de l'audiovisuel sont de gauche mais c'est complètement faux. »
  • 24:00Fait
    « La note d'information transmise à la MF lors de l'OPA sur Mediawan en 2020 décrit une réalité assez différente. Ce document indique que la société Show Topco qui est contrôlée par KKR peut nommer trois membres sur 7 au conseil de surveillance de Mediawan Alliance. »
  • 27:00Xavier NielFait
    « Je suis pour que tout le monde puisse s'exprimer comme il le souhaite dans tous les médias. Il y a des médias d'opinion. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

des principales sociétés de production européenne et mondiale dont nous avons auditionné les dirigeants il y a quelques semaines. Cette audition devait initialement avoir lieu le jeudi 26 février à 14h30 mais alors même que Mathieu Pigas est nommé, Messieur Pigas est nommé était déjà dans nos murs ici à l'Assemblée nationale. Motion Niels n'avez pas comparu devant notre commission après qu'une demi-heure avant votre secrétariat nous avait fait savoir que vous étiez indisponible en raison, je cite, d'un empêchement urgent, impossible à différer et indépendant de votre volonté.

Je vous ai demandé ainsi qu'à votre secrétariat le motif qui se doit d'être exceptionnel et justifié de cette absence. Mais sauf erreur de ma part, je n'ai rien reçu à ce jour. Je vais donc vous demander de nous indiquer pour quelle raison vous n'avez pas déféré à ma convocation conformément aux règles prévues par l'endonance de 1958. et je vous cède la parole. [grognement] Souf erreur, je suis là donc je défaire devant votre convocation votre convocation.

Monsieur le président, bonjour. C'était pas ma question monsieur Nel. C'est ma réponse.

Non, ça sera pas votre réponse. Je crois que vous devez la Attendez, attendez, vous êtes pas un procureur. D'accord.

Vous me posez des questions et je réponds à vos questions. Vous m' posé une question, j'ai répondu à vos questions. Alors monsieur Niel, je crois que le respect de la représentation nationale est importante et le respect des invités que vous avez ici aussi.

D'accord. Donc je vous respecte, monsieur Niel, je vous indique que vous aviez été convoqué avec monsieur Pigas et monsieur Nomé le jeudi 26 février à 14h30. Et je vous demande simplement le motif qui a justifié que vous n'êtes pas présenté devant nous.

C'est pas vous manquez de respect que vous demandez la raison pour laquelle vous ne vous êtes pas présenté devant cette commission d'enquête. Voilà, c'est une question simple. OK.

Sans vous manquer de respect, je crois. Donc je vous ai dit que j'avais une raison impérieuse. La vie d'entrepreneur, c'est une vie qui peut être complexe dans laquelle on peut avoir des surprises qui arrivent de manière inopinée.

Vous je n'étais pas à Paris, vous le saviez. Je vous avais prévenu. Vous m'aviez demandé de la faire en visioconférence.

J'avais dit que ça serait extrêmement compliqué parce que j'avais un certain nombre d'obligations qui se présentaient. Euh et j'aimerais vous donner un autre exemple aujourd'hui sur ma présence ici. En ce moment, vous avez le bord de la société Exillon.

Vous allez demander quel est le rapport. La société Exillon, c'était une société qui était en train d'être achetée par des Américains. Donc le contrôle français était en train d'être perdu.

L'ensemble de la représentation nationale avait dit que c'était un problème. J'ai pris 10 % de cette société et j'ai réussi avec ces 10 % de cette société à imposer qu'il y ait sur 10 administrateurs six français. Aujourd'hui, je vous ai dit écoutez, est-ce qu'on pourrait la faire plus tard aujourd'hui, demain matin, après-demain matin, vous m'avez dit allez vous faire voir.

Donc c'est-à-dire que la Monsieur Niel pardon non monsieur Niel, non parce que parce que là vous me manquez de respect. Je vous manque de respect où ? Bah parce que où est-ce que je vous manque de respect ?

Vous met de me dire allez vous faire voir. Je crois pas c'est pas vous les gens qui m'ont écrit la réponse les réponses de vos services m'ont dit non non allez vous faire voir. Vous pouvez pas le faire aujourd'hui.

Je pense pas que les services de l'Assemblée nationale s'expriment ainsi. Monsieur Niel ben c'est comme ça que j'ai compris. D'accord.

Alors, vous me présenterez vous présenterez. Monsieur Niel, vous présentez-moi l'email. Monsieur Niel, monsieur Niel, monsieur Niel, vous me présenterez l'email dans lequel les services de l'Assemblée nationale vous ont dit allez vous faire voir.

Moi, je suis garant aussi de de ces haut fonctionnaires qui travaillent pour la France et qui à mon avis ne vous ont jamais écrit "Monsieur Niel, allez vous faire voir." Ils m'ont dit "On peut pas la différer d'une seule fois parce que vous comprenez, c'est extrêmement important cette commission d'enquête est tellement importante que le contrôle d'une société française que vous dans laquelle vous amenez le contrôle français ne permet pas ne permet pas que ça soit mis en œuvre parce que c'est plus important que je vienne devant vous que de maintenir un contrôle français à une société d'importance vitale pour le pays." Voilà.

Donc si vous voulez les obligations d'un entrepreneur peuvent parfois se retrouver dans des choses de ce type. Monsieur Niel tout le monde respecte votre engagement. Vous êtes un homme d'affaires, vous êtes un homme de médias.

Personne ne remet en cause. Ici, je suis pas un homme de médiia, je suis un homme de télécom. Monsieur le président, vous êtes un homme de télécom.

Vous êtes un homme qui avait aussi investi dans les médias. Oui. Bon et puis on va on va revenir.

Mais monsieur Niel, c'est pas moi qui ai fixé les règles des commissions d'enquête. C'est pas moi qui fixe les règles de fonctionnement de l'Assemblée nationale. Il y a une ordonnance de 1958.

Moi, je suis simple président d'une commission d'enquête qui respecte des règles qui ont été établies bien avant moi à l'époque du général de Gaulle. Vous n'étiez pas ni moi non plus. J'étais né malheureusement. 1958 en 1972, je crois que le président de la République l'ordonnance date de 1958 mais je je vous ai peut-être je vous ai peut-être vieiller un instant monsieur Niel mais pour vous le dire plus plus calmement il y a des règles et c'est pas moi qui les ai fixé ni vous qui oblige les personnes qui sont convoquées devant une commission d'enquête à y venir.

Quand je vous avais convoqué, vous nous avez expliqué effectivement monsieur Niel que vous étiez à l'étranger mais vous aviez validé le principe de venir nous en visérence en visoconférence. Tout à fait. On en avait et on l'avait accepté d'ailleurs monsieur Niel et je l'accepte rarement mais vous nous avez expliqué que vous aviez un engagement à l'étranger et avec le rapporteur et les membres du bureau, nous avions accepté que vous puissiez être auditionné en visoconférence qui vous permettait de conjuguer votre engagement à l'étranger pour notre pays et la commission d'enquête.

Il se trouve qu'une demi-heure avant vous avez eu une urgence. Je vous permettais de vous demander la raison. C'est mon rôle comme président, c'était pas vous manquer de respect.

Vous l'avez fait et je vous propose d'avancer si vous en êtes d'accord. Merci. Euh alors, je le disais, monsieur Nel, je vais vous présenter maintenant.

Vous êtes entrepreneur, chef d'entreprise, vous l'avez dit, un homme des télécom. Vous avez fondé le groupe de télécommunication Iliad vous êtes l'actionnaire et qui est la maison maire de Free. Vous êtes également un homme de média en tout cas qui vous intéressait au médias, mais peut-être que vous nous direz le qualificatif qui est le bon.

Vous avez été à titre individuel. du groupe Le Monde et vous avez transmis vos parts un fond de dotation indépendant afin de garantir l'indépendance du groupe Le Monde. Vous avez investi dans de nombreux journaux et médias en ligne ainsi que dans diverses start-up et en 2016 et c'est la raison pour laquelle vous êtes ici cet après-midi.

Vous êtes associé à Mathieu Pigas et à Pierre-Antoine Capton pour créer Media One, l'une des principales sociétés de production françaises avec lesquel France Télévision travaille et si nos informations sont bonnes, vous êtes membre du conseil d'administration de cette entreprise. Monsieur Jérôme Nommé, vous êtes le directeur du fond d'investissement américain KKR en France. Vous avez débuté chez Arthur Anderson avant de travailler pour le cabinet d'audit financier et de conseil Ern and Young et associé pendant plus de 10 ans.

Après avoir travailler notamment pour Sun Capital Partners, vous entrez à KKR en août 2019 et vous êtes membre du conseil d'administration de Mediawan puisque KKR est l'un des principaux actionnaires de cette société de production. Enfin, monsieur Pigas, je vous remercie de revenir d'une deuxième fois, une seconde fois, il y aura pas de troisème devant cette commission d'enquête, en tout cas pas celle-ci. Vous avez intégré la direction du trésor à votre sortie de l'ENA.

Vous intégrez les cabinets de Dominique Stroscan et de Laurent Fabius après la victoire de la gauche aux élection législative de 97. En 2002, après la défaite de Ligos en présidentielle, vous entrez au sein de la banque Lazar, vous y dirigez l'activité conseil au gouvernement, vous y restez jusqu'en 2019, année où vous dirigez le bureau parisien de Centerview Partners. On vous connaît également comme un homme de médias et pas simplement par héritage familial puisque votre père avait été journaliste à la manche libre et être normand dans cette commission d'enquête n'est jamais un défaut et votre oncle directeur de la rédaction de l'Express.

Vous avez notamment racheté le magazine des incorruptibles et vous êtes comme Xavier Niel actionnaire à titre individuel du journal Le Monde même si vous avez revendu je crois une majorité de vos parts en 2022. Vous avez également racheté la station de radio Nova et vous êtes à la tête et j'en termine de la Holding Combat Méia depuis sa création en 2009. Alors avant de vous céder la parole pour un proposiminaire, je vais vous demander comme nous l'impose les textes que je n'ai pas rédigé mais qui sont nos textes de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations.

Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment, de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Je vais donc vous inviter chacun à tour de rôle à lever la main droite et à dire je le jure. Je le jure.

Merci. Je le jure. Merci.

Merci. Et je vous propose si vous êtes d'accord de vous donner la parole par ordre alphabétique. Monsieur Niel si vous voulez commencer.

Merci. Euh donc monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, bonjour. Exiger la transparence sur l'usage de l'argent des Français est nécessaire et je pense que vous avez entièrement raison de le faire.

Euh mais je pense qu'il était possible de le faire monsieur le rapporteur euh Charles Henri à l'oncle sans transformer votre commission en cirque. Merci pour l'invitation mais je ne suis pas un clone. Vous avez propagé beaucoup d'approximation de fake news, de mensonges ici sur vos réseaux sociaux sans contradictoire, sans aucune forme de contradictoire.

Je vais pas revenir sur tous, seulement sur celles ceux que vous avez pu prononcer concernant Media One et me concernant. La première, la plus grosse, j'ai commencé à la prononcer avant même l'existence de votre commission d'enquête, c'est de dire que Media One serait une entreprise française sûrement. Mais c'est pas ça le mensonge.

Le mensonge, c'est dire que Mediawan est une entreprise américaine. Excusez-moi. Et ça toujours ça arrive.

Ah, je savais pas. Pardon, monsieur le rapporteur. Voilà, je travaille pas.

Allez des choses des choses que nous partageons monsieur rapporteur allez-y monsieur je merci de respecter les invités monsieur rapporteur je vous propose je vous propose de d'avancer allez-y monsieur Niel je vous laisse terminer je vous laisse continuer d'ailleurs. Allez on laisse s'il vous plaît chers collègue la monsieur Niel aller au bout de son proposalie monsieur Niel d'après vous donc Media one serait une entreprise américaine. Vous l'avez prononcé je pense avant le début de cette commission et après c'est faux.

Pierre-Antoine Capton est français. Je suis français. Je crois que Mathieu Pigas est français, il vous le confirmera.

Normand français. Normand et français. Je suis aussi normand d'ailleurs.

Le siège, excusez-moi, nous y avons du copinage dans le avec un siège un paris, un contrôle intégralement et exclusivement français. Et je suis un peu étonné parce que ça fait je viens je viens dans des commissions d'enquête je crois tous les ans. Je suis pas venu en 2025 mais je suis venu en 2024 2023 depuis je sais pas une quinzaine d'années.

Je crois que je viens tous les ans dans une commission d'enquête et en général on se plaint. Qu'est-ce qu'on me dit ? On me dit on a pas assez de champions français.

On crée pas assez de champions français. Msional est-ce que vous avez pas une idée pour qu'on crée des champions français ? Comment on fait pour créer des groupes mondiaux au départ de la France ?

Là, vous en avez un, il s'appelle Mediawane. Vous avez un champion mondial qui a été créé principalement par Pierre-Antoine Capton qui est d'une origine modeste et qui est devenu un groupe mondial, un champion européen puis maintenant un champion mondial. Et j'ai l'impression que pour vous c'est louche.

Des entrepreneurs français qui réussissent et qui créent un truc mondial, qu'est-ce que c'est louche. Ça peut pas marcher. Des Français qui font un truc, ça peut pas marcher.

Excusez-moi, moi je suis pas des fétistes, je pense exactement l'inverse. Et dans la production audiovisuelle, bah en France, on est plutôt bon. On a des groupes incroyables.

Euh si vous prenez Stéphane Courbi qui est orig qui a également une origine modeste, il a créé un groupe incroyable, Banijet, un champion mondial. Si vous prenez euh ce qu'on fait euh Vincent Boloré et Maxime Saada, c'est incroyable. Il y a pas un film, les plus grands films européens qui sont produits Canal Plus est à leur capital et ce sont des fiertés nationales.

Et c'est pas parce que Canal Plus est côté à la bourse de l'onde que c'est pas une société française ou un groupe français. C'est pas parce que Bij des actionnaires Qataris qu'il est côté à la buse d'Amsterdam, à la bourse d'Amsterdam pardon, que ce n'est pas un groupe français. Toutes ces sociétés sont françaises.

Ce sont des groupes incroyables français. Un autre mensonge que j'ai entendu et que vous avez propagé, c'est que d'après vous Media One aurait privatisé un restaurant pour fêter la nomination de madame Airn. Ouais.

Et allez-y. C'est pas le c'est pas sous serment dire ça. C'est c'est monsieur le rapporteur, monsieur le rapporteur.

Non non mais oui mais je vais je vais j'allais j'allais j'allais j'allais le faire. Monsieur Nial monsieur Nial c'est effectivement je vous laisse terminer c'est pas c'est pas monsieur l'pporteur qui l'a dit. C'est Oui je peux je peux je peux je peux préciser je peux préciser et je laisse pardon je crois avoir mais je reprenez mon propos.

Écoutez mot à moi. On va faire la dialectique et vous allez voir parce que je vais apporter la preuve de votre propos. Mais d'après vous, Mediawan aurait privatisé un restaurant pour fêter la nomination d' C'est écrit sur votre compte Twitter, monsieur le rapporteur.

Alors monsieur monsieur Niel, monsieur le rapporteur, c'est un syndicaliste, monsieur Cordival qui l'a dit et comme il s'est aviré et comme il s'est aviré que c'est faux, je suis en train d'examiner une procédure pour parjure propose. Je vous posais une question, est-ce que c'est encore un tweet posté par monsieur le rapporteur ? La réponse est oui et je peux même vous citer le tweet.

Je dois avoir la date du tweet dans un coin. Il y a toujours un tweet de monsieur le rapporteur apportant cette information là et c'est-à-dire c'est exactement ce que je vous reproche. Mais alors vous savez que c'est faux.

Est-ce que vous savez que c'est faux aujourd'hui ? Est-ce que vous savez que c'est faux aujourd'hui ? Quelque chose ?

Vous êtes pas sur ce main. Moi je suis sous serment. Je vous dis qu'aujourd'hui sur votre compte Twitter c'est posté.

Allez je vous propose d'avancer et le cas échéant. Plus c'est faux regarde pour engager une procédure pour par jour. D'après vous, Méia one, excusez-moi, j'ai me laissez 10 minutes, je passe mon temps à être coupé.

Si vous souhaitez, je m'en vais ou je sais pas, dites-moi la. Je me crois l'Assemblée nationale, monsieur le rapporteur, dans un cir que vous avez dans un cir que vous avez créé. Génial, continuez, je vous en prie.

D'après vous, Mediawan aurait privatisé un restaurant pour fêter la nomination. Est-ce que vous m'accordez la liberté d'expression ? Monsieur le monsieur Niel monsieur le rapporteur, laissz il précisez précisez monsieur le président ça.

J'ai précisé que le syndicaliste que le que le rapporteur a relié une vidéo d'un syndicaliste. Il semblerait qu'effectivement ce soit faux. Monsieur Capton nous a expliqué que c'était faux et je et je me réserve le droit de poursuivre une d'engager une pour parjure non pas contre le rapporteur mais contre monsieur Cordival.

C'est non pas contre le rapporteur parce que c'est pas le rapporteur qui l'a dit. Il a relayé une information qui nous a été donnée ici qui s'avère ne pas être une information puisqu'elle est fausse et que je me et que je suis en train d'examiner de manière très précise avec les service de l'Assemblée une procédure pour parjure car effectivement cette soirée n'était pas pour la reconduction des Delphin Airna mais était un un événement privé par monsieur Cap. Je vous laisse continuer.

Tweet tweet de monsieur Charles Henri à l'oncle du 25 février à chez Paleur. Les dirigeants de méiawan ont privatisé Maxime restaurant et boîte de nuit UP parisienne pour célébrer en sa présence la recondition d'elphine à l'attente de France Télévision avant même le vote officiel. OK.

Donc d'après vous Mediawan aurait privatisé un restaurant pour fêter la nomination de madame tweet du 252 vos tweets. Bon on va on va avancer sinon on va avancer. Bon, je vais je suis pas pour 2 minutes.

Je suite pas pour 2 minutes. [raclement de gorge] Est-ce que ça fonctionne ? Voilà, ça a repris.

Monsieur Niel, je vous laisse reprendre pour votre propos introductif. Merci. Donc mon deuxième ma mon deuxième selon moi mensonge que vous avez prononcé, je vais lire votre tweet.

Les dirigeants de Méiawan auraient privatisé un restaurant Maxime restaurant et boîte de nuit UP parisienne pour célébrer en sa présence la recondition d'phine à la tête de France Télévision avant même le vote officiel. C'est ce que nous révèle sous serment monsieur Jean-Jacques Cordival. C'est ce qui nous révèle.

C'est faux. C'est faux. On le sait.

Et pourtant ce tweet complotiste est toujours en ligne. Ce tweet complotiste est toujours en ligne. Une troisème chose ou un troisème mensonge, un troisème mensonge que j'ai entendu, je vous ai entendu prononcer, monsieur le rapporteur Charles Henry Aloncle, c'est que Mediawan aurait des liens avec le président de votre commission.

Ça c'est quelque chose que vous avez dit, c'est enregistré, on a une vidéo, celle-là, vous allez pas la contester, on est d'accord ? Alors moi je tiens à vous dire, je vous ai jamais vu, moi personnellement, je vous ai jamais vu, monsieur le rapporteur, avant cette commission. J'ai jamais vu le président avant cette commission.

Je pense que Mathieu Pigas, mais il vous le dira, ne vous a jamais vu, aucun d'entre vous. Et Pierre-Antoineir, voilà, ni Pierre-Antoine Capton, Méiawan a autant de liens avec le président de la commission qu'avec vous, monsieur le rapporteur. Exactement le même niveau de lien.

Le 4rième mensonge que je vous ai entendu prononcer, c'est de mettre dans ma bouche que de dire que je mettrai les médias dont je suis actionnaire au service du combat contre l'extrême droite. C'est moi, c'est moi. Je lève la main.

Tweet, tweet, tweet, tweet, tweet du 6 décembre. Tweet du 6 décembre 2025. Pouvons-nous lire le tweet du 6 décembre 2025 ?

Pouvons-nous louire le tweet du 6 décembre 2025 et on va le lire mot à mot. C'est il a fait un amalgame. Et oui, vous avez fait un amalgame, monsieur le président.

Tweet du 6 décembre, vous savez très bien. Char, allez-y, laissez finir monsieur Niel. 1 milliard d'euros par an, c'est que ce coûte la production des programmes de France télévision Miawane.

Le groupe détenu par Mathieu P. Gazgel et Pierre-Antoine Capton est le premier à en profiter. Ces mêmes acteurs revendiquent Ces mêmes acteurs revendiquent ENT.

Moi à l'école on m'a appris que ENT ça veut dire plusieurs personnes. Ouvertement un agenda politique affiché comme un combat contre l'extrême droite. Ils l'ont dit eux-mêmes, ils utiliseront tous les moyens à leur disposition pour mener ce combat.

Autrement dit, vos impôts, vos argents, votre argent, vos chaînes publiques. Ma commission d'enquête a aussi permission de lever le voile sur cette utilisation des fonds publics, de vous dire enfin où va l'argent. Qu'est-ce que c'est beau !

Ça c'est votre phrase, monsieur le rapporteur. Et ce tweet là, vous allez contester aussi coctionnaire de la Mais attendez, vous parlez pas français, c'est mon problème. Ces mêmes acteurs revendiquent ENT ouvertement.

C'est c'est pas vous ça. Ça m'intègre pas. C'est au pluriel.

C'est au pluriel. C'est pas le vieux français. Donc le 3è mensonge, monsieur le rapporteur, et j'en suis à 3 minutes, ça va être long.

D'après vous, pardon, d'après vous Media One aurait des pardon 4e mensonge, d'après vous, je mettrai les médias dont je suis actionnaire au service du combat contre l'extrême droite. Je revendiquerai ouvertement un agenda politique affiché comme un combat contre l'extrême droite. C'est faux.

Je suis désolé, monsieur le rapporteur, vous dites des bêtises. C'est faux. C'est faux.

Comme d'habitude, j'écris un il y a un très bon livre que je vous invite à lire dans lequel j'ai dit texto et vous allez voir ça va vous plaire plus. Tu as il y a 35 voir peut-être 40 page 191, il y a 35 peut-être 40 % des Français qui votent pour l'extrême droite ou la droite dure qui vote potentiellement pour vous ou identitaire, appelez-la comme vous voulez. Ces 35 à 40 % disposent de médias conformes à leur sensibilité que c'est pardon que ces 35 à 40 % de Français disposent de médias conformes à leur sensibilité politique ne me choque pas.

D'accord. J'ai dit exactement, j'ai écrit exactement l'inverse. Donc c'était de nouveau un 4e mensonge.

Je ne revendique pas ouvertement un agenda politique. Le 5e mensonge, vous avez affirmé que je pourrais acheter des journalistes. C'est faux.

De nouveau, je n'ai jamais dit ça. J'ai démenti sousement il y a 4 ans dans une autre commission d'enquête. Je veux bien venir dire régulièrement qu'on pose régulièrement les mêmes questions tous les ans dans les questions dans les commissions d'enquête et que tous les ans je ramène le j'apporte la même la même réponse mais c'est une perte de temps pour moi.

Mais à la limite la perte de temps pour moi elle coûte zéro elle est pas très chère mais votre temps à vous il coûte cher au français votre temps à vous il coûte cher au français il nous coûte cher à nous tous monsieur le rapporteur coûte très cher. Vous coûtez 11000 € par mois au français. Vos collaborateurs coûtent 17000 € par mois français.

La dotation de fonctionnement parlementaire coûte votre dotation coûte 7000 € par mois. Vous arrivez à 35000 € puissent les salaires. Il y a 30 dans m je pense que là on sort un peu du périmètre de la comm du périmètre.

Vous allez voir. Laissez-moi atterrir s'il vous plaît. Je vais Non mais non mais laissez-moi atterrir.

Mais monsieur Niel que vous Non mais je vais je vous laissez 10 minutes. J'en suis à 4 minutes 30 et j'arrive pas parler. Monsieurel non je vous laisser parler.

J'ai essayé de modérer les échanges un peu vigourux entre vous et le rapporteur. J'ai essayé de faire au mieux ce qui est pas toujours évident. compte tenu de la vigueur de de vos échanges.

Je vous indique juste monsieur monsieur Niel, vous pouvez contester les méthodes du rapporteur. C'est votre droit. Je vous ai laissé aller au bout.

Je vous ai écouté. On vous a écouté. Je dis juste ne contestez pas le principe d'une commission d'enquête des députés présents.

Je ne conteste pas son principe. Je dis déjà le premier élément. Je sais qu'il perdu, vous savez quand vous êtes pas déféré de voir, je vous le dis, je vous le dis, je vous le dis avec un trait du mot, monsieur Niel.

Et on m'a demandé, un journaliste m'a demandé du quotidien euh est-ce que les commissions d'enquête coûtaient cher ? J'ai dit elles faisait leur travail mais par exemple quand vous ne vous êtes pas présenté le jeudi 26 février dans notre commission d'enquête, nous avons effectivement perdu notre après-midi. C'est dommage parce qu'il y avait deux personnes de présentes et c'est vous qui n'avez pas souhaité les entendre séparément de nous parce que je pense qu'on aurait pu faire ça d'une manière plus intelligente parce que je vous laisse continuer monsieur final.

Je vous laisse continuer. Je vous dis juste que non mais je sais que dans cette commission il y a des gens qui aimeraient censurer ou museler l'audiovisuel public. Moi je ne fais pas partie de l'audio public et donc j'ai pas envie d'être censuré.

Donc censurer les gens de l'audiovisé le public, certains d'entre vous sent le souhait, ce n'est pas ma volonté. C'est pas mon souhait non plus et c'est pas le souhait de Et donc au bout cette commission si vous prenez les salaires des emplois publics auditionnés les gens de l'ARCOM, les dirigeants, les syndicalistes, les salariés, les journalistes de France TV, les dirigeants, les syndicalistes, les salariés, les journalistes de Radio France, les dirigeants de l'Institut national d'audiovisuel, les représentants de la 3è chambre de la Cour des comptes, des secteurs des finances, des députés, des sénateurs, des ministres, on vous seriez laissé aller, on aurait même vu deux présidents de la République pour tous ces gens préparer des auditions, venir dans vous, passer du temps, ça a coûté des fortunes aux Français. Et ça c'est pas l'argent de l'Assemblée nationale, c'est l'argent de toutes ces sociétés publiques.

Et ce coût c'est des dizaines de millions d'euros que l'ensemble des Français vont avoir à débourser lié à cette commission d'enquête. Mais monsieurel, pardon, excusez-moi, je je j'essaie de Vous pouvez euh Non, mais pardon, excusez-moi, je je vais pas je le laisse terminer. On va pas contester le principe d'une commission d'enquête, on est tous parlementaires ici.

Conteste pas la principe conseil d'une commission d'enquête, je parle de son mais je parle de son coût puisqu'on parle d'argent. Parlons d'argent. Au total, ce sont des émiss des dizaines de millions d'euros.

Je trouve que ça fait cher l'émission de télé. Je sais pas, [rires] je sais pas les les gens de l'audiovisuel public qui viennent ici ne travaille pas sur audiovisuel. Quand nous on est ici, on ne travaille pas dans nos sociétés.

On fait autre chose et on essaie de se C'est une commission qui parle d'argent public. Ça fait cher l'émission et je pense que Mediawan aurait pu la produire pour beaucoup moins cher et vous auriez me fait de de filer ça miaw en terme de production. Bon merci monsieur Nel.

Là je crois qu'on a dépassé là c'est là non mais là c'est un manque de là. Merci mais là c'est un manque de respect. Je vous laisser 10 minutes, je vais laisser la parole à monsieur.

Vous voulez pas m'entendre je vous entends. Non, vous voulez pas m'entendre. Vous laissez pas me laisser.

J'ai 10 minutes de propos trucs. Monsieur Monsieur Niel Monsieur Niel monsieur Niel monsieur Niel. Je voulez pas vous laissz pas Monsieur Niel Monsieur Niel si vous voulez bien si vous avez gentillesse de de bien vouloir bien vouloir de bien je vais vous laisser terminer.

C'est je vous dis simplement et vous le savez parfaitement que vous êtes un chef d'entreprise, un homme de médias et que le proposiminaire, on avait envie de vous entendre sur vos activités dans les médias, votre travail pour mé préliminaire où je pouvais dire ce que je voulais. Donc et déjà, j'ai été censuré six fois minutes. Moi je vous ai pas monsieur monsieur monsieur Niel, je vous ai pas censurézarrê je vous ai pas censuré.

Je vous ai je vous ai juste simplement dit attention quand on conteste le financement la démocratie elle un coup vous pouvez contester les méthodes. Vous pouvez contester les méthodes. Je donne son coup de la démocra quand vous expliquez que Mediawan aurait produit une commission d'enquête pour moins cher, je suis obligé comme président de commission de l'émission parce que c'est un show parce que c'est un show et vous y contribuez je crois actuellement malheureusement gratuitement dans mon cas précédent parce que ça fait cher l'émission et media aurait pu la la produire pour beaucoup moins cher.

Ce sont des dizaines de millions d'euros monsieur le rapporteur que vous avez pris dans la poche des français pour servir votre notoriété personnelle. Je pense que les français, ils ne sont pas dupe. Votre commission d'enquête, elle n'a pas pour but de faire la lumière sur les dépenses de l'audiovisuel public.

Malheureusement, elle a pour but de vous donner une tribune pour parler à votre électorat. Elle a pour but de vous faire émerger comme une figure politique de ce pays. Je laisse les juristes et les français parce que je ne suis pas juriste, juger si l'utilisation des fonds publics a des fins d'intérêt personnel a un non dans notre droit.

Je ne suis pas suffisamment juriste pour répondre à ça, mais j'ai une pensée pour vos collègues et ceux qui sont là notamment aujourd'hui qui n'ont rien demandé. Et moi, j'ai beaucoup de respect contrairement à ce que vous aviez l'air d'insuler pour votre travail parce que je pense que vous faites un travail extrêmement difficile. Vous êtes des élus, vous êtes des représentants, vous représentez l'ensemble de des Français et vous assistez à un spectacle parce que c'est un spectacle, parce que c'est un show, parce que c'est devenu un show qui n'a pas un grand intérêt dans le cadre de la dans un cadre qui est celui-là.

L'Assemblée nationale se déshonore avec des auditions spectacle. C'est pas mes mots, c'est celle de d'une de vos collègues qui vous a quitté hier et qui a démissionné de la commission. Vous êtes nombreux nombreux jamais particip la liberté d'expression, ça a l'air difficile pour certains d'entre vous ici.

Non mais monsieur Niel, pardon, monsieur Niel, monsieur Niel, monsieur Niel, pardon, monsieur Niel, la liberté, me faites pas dire ce que je pas dit, la liberté d'expression, elle est totale. J'essaie de la garantir. La liberté d'expression.

Non mais monsie monsieur Niel, vous avez vous avez rappelé pardon, vous avez rappelé le rapporteur à l'ordre quand vous considérez qu'il y avait des qu'il propit des fausses informations. Je me permets juste la liberté d'expression se conjugue avec la vérité des faits. Je dois rappeler que cette collègue donc vous citer n'a jamais siégé une seule fois dans une audition, n'a jamais participé à une réunion de bureau.

Donc voilà, elle a du mal à juger nos travaux. Elle n'a pas pu regarder ce qui se passait ici. Mais je sais que vous êtes nombreux à considérer cette commission comme celle de ceux qui finissent par terir l'Assemblée nationale et c'est aussi mon avis et vraiment je suis incroyablement gêné qu'elle soit devenue la commission personnelle d'un seul d'entre vous.

Et puis j'ai une une énorme pensée pour les salariés de l'audiovisuel public qui voi ces auditions depuis maintenant des mois. C'est plus de 200 auditions. On est dans les on est dans les auditionné et qui sont dénigrés depuis des mois sans possibilité de se défendre.

Les Français aiment l'autovisuel public. Moi, j'adore l'audiovisuel public. J'ai grandi avec Dorothé RCR.

J'ai grandi avec les enfants du rock. J'ai grandi, il était avec une fois l'homme. Mes enfants ont grandi avec c'est pas sorcier.

Mes enfants ont grandi avec n'oubliez pas les paroles où le grand est chiqué. Alors je vais répondre à toutes vos questions avec un grand plaisir mais vous allez être énormément déçu. Vous allez être très déçu parce que je ne fais rien chez Mediawan.

Je n'interviens dans aucun choix de production. Je suis un actionnaire de contrôle. Oui, je ne suis pas dirigeant.

Je suis actionnaire de plus d'un millier de sociétés en France. J'ai quelques obligations de représentation avec Mediawane. J'ai accompagné un entrepreneur incroyable, je vous l'ai dit tout à l'heure, Pierre-Antoine Capton comme j'ai accompagné des milliers d'autres entrepreneurs dans ce pays.

Si vous aimiez vraiment la France, monsieur le rapporteur Charles Ralon, vous auriez laissé les équipes de Médailler plutôt que leur faire perdre leur temps, plutôt que de perdre votre temps parce que votre temps c'est de l'argent et surtout c'est l'argent des Français. Merci monsieur Niel. Je vais donner la parole à monsieur Nomet qui doit se poser la question s'il va continuer d'investir en France.

Allez-y monsieur Nom. Entre 5 et 10 minutes. Fonctionne.

Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs députés, merci évidemment de me donner l'occasion de m'exprimer au nom de KKR devant votre commission, de vous présenter KKR. Je pense que c'est important. d'expliquer le sens de notre investissement au sein de Media One.

Beaucoup de choses ont été dites euh et de répondre ensuite de manière factuelle à vos questions. Peut-être quelques mots sur ce quar. C'est une société d'investissement mondial présente sur l'ensemble des grandes classes d'actifs.

On parle de capital investissement, c'est ce qui nous concerne ici. On peut parler d'investissement dans l'infrastructure, dans l'immobilier, dans le crédit. Tout ça est très large mais par contre la mission elle est simple et constante.

Et j'insiste sur le terme constant. Kaker fêtera cette année son 50e anniversaire ce qui est une preuve également de du succès de son de son modèle. Et cette mission c'est d'accompagner d'accompagner non pas de diriger d'accompagner des entreprises des entrepreneurs tels que Pierre-Antoine Capton de les aider à renforcer leur compétitivité, soutenir leur croissance sur le long terme pour l'ensemble des parties prenantes.

Alors le mot long terme est également important. Euh on parle souvent de prate equity égal investissement dans le court terme, c'est tout l'inverse. Nos fonds sont levés pour des durées de 10 à 12 ans et nous pouvons aller au-delà.

Et dans cette durée, sans la pression du cours de bourse par exemple, puisque les entreprises sont privées, nous accompagnons les équipes de direction des entreprises dans lesquelles nous investissons et l'objectif est d'en faire des champions. Et je pense que l'aventure Mediawan auquelle nous participons depuis 2020, mais qui avait démarré bien avant que nous montions d'abord euh en est une parfaite illustration. un champion français qui devient un champion européen et qui va prendre pied aux États-Unis. marché évidemment gigantesque et mythique du secteur.

Alors, je suis français, je ne suis pas normand, mais à ce titre, je pense que nous devons tous être très fiers avant tout de ce parcours. Je le redis, nous sommes un investisseur financier. Nous ne sommes pas un opérateur industriel et certainement pas un opérateur éditorial.

Nous ne gérons pas les entreprises au quotidien, pas plus que nous intervenons dans les choix stratégiques. Kak est côté à la bourse de New York. Comme vous le savez, son actionnariat est extrêmement large, diversifié.

Il inclut ses fondateurs et des dirigeants de l'entreprise. Mais avant tout, Kaker gère pour le compte d'investisseur institutionnel du monde entier des fonds, des fonds qui sont investis dans les entreprises telles que Mediawan. C'est ça notre mission.

Et ces investisseurs institutionnels sont des compagnies d'assurance, sont des institutions financières, sont des fonds de pension, sont des fonds souverains. Ces investisseurs sont ce que l'on appelle passif et n'exercent aucun pouvoir opérationnel sur les sociétés dans lesquelles nous investissons. Alors, en France, nous opérons depuis 25 ans.

Nous avons célébré l'année dernière les 20 ans de la présence physique avant des équipes en France qui couvrent tous les domaines d'activité dont je vous ai parlé. Et c'est important aussi parce que c'est un métier de relation. Et si nous rejoignons l'aventure Méia Onean, c'est parce que les fondateurs de Méia One, Pierre-Antoine Capton, Xavier Géniel et Mathieu Pias nous ont fait confiance.

Nous avons eu ensemble envie d'écrire le chapitre suivant. Donc c'est un ancrage français, j'insiste. Je vis en France, ma famille est en France.

Euh ce n'est pas un ancrage récent, ce n'est pas un ancrage opportuniste. Et encore une fois, c'est basé sur des relations de confiance. Méiawan est un exemple mais sur les dernières 25 années, les exemples sont nombreux.

Euh cela se traduit également au plus haut niveau de la gouvernance de Kakr. Comme vous le savez, monsieur Xavier Niel est administrateur de KKR au niveau mondial et ce depuis 2018. Euh cela illustre la place que la France occupe au sein de la stratégie de KACER, mais je pense et j'insiste que c'est aussi la reconnaissance de l'expertise entrepreneuriale française au sein de Kaker.

Alors après cette brève présentation, vous me direz combien de minutes il me reste. 5 peu ? 5 la c très bien allez-y tu en as eu 15 hein du coup ça sera 7 voilà sans pouvoir vous censurer allez-y je vous laisse passer après cette brève présentation qui me semblait tout de même importante [grognement] venons-en au sujet qui nous réunit aujourd'hui.

Les fonds CAC comme je le disais ont investi dans Mediawan en 2020. La stratégie était très claire et cela n'avait rien à voir avec les contrat que Medéiawan pouvait avoir ou aurait pu avoir dans le futur avec France TV. Rien à voir.

Je pense que ça n'a même pas été mentionné dans les notes de comité d'investissement. La thèse d'investissement repose sur deux constats. La croissance structurelle de la demande mondiale de contenu de qualité et ce sont ces contenus de qualité que produit Mediawan et les équipes de Mediawan tous les jours et la nécessité pour les producteurs français et européens de disposer d'une taille critique de moyens financiers suffisants pour justement se développer en France, en Europe et à l'international tout en conservant leur identité créative. et je pense que les six dernières années confirment cela.

C'était bien sûr le cas avant également. Donc encore une fois, c'est un investissement financier nous concernant. C'est aussi pour cela que nous n'avons perçu aucun dividende depuis notre investissement.

L'objectif, c'est la croissance industrielle et stratégique de la société. C'est ces financements ont permis, vous le savez, à Mediawan d'accélérer sa croissance et notamment de faire des acquisitions en Italie. en Espagne, en Allemagne, en Angleterre, mais aussi aux États-Unis.

Et cette société pendant tout ce temps et encore aujourd'hui est resté une société française sous contrôle français. Effectivement, au cours des auditions précédentes, nous avons relevé plusieurs questions, mais elles sont légitimes sur l'actionnariat de Mediawan. Je vais être parfaitement clair et effectivement je parle sous serment.

À ce jour, les fonds KKR ne détiennent pas la majorité du capital de Mediawan. Ils n'ont jamais détenu cette majorité depuis 2020. Surtout, Kaker ne contrôle pas Mediawan.

C'est le sujet. Il y a une décorrélation, comme vous le savez entre les parts en capital et les droits de vote. Ce qui compte, ce sont les droits de vote.

Depuis 2020, le contrôle de médiia est exercé exclusivement par ses fondateurs messieurs Capton, Niel et Pigas. Et nous n'avons aucun objectif quant à changer cela, les fonds cacer ne disposent ni contrôle juridique, ni du contrôle de fait, ni seul, ni conjointement, ni directement, ni indirectement. Et comme vous le savez, cela a été validé par l'autorité administrative compétente en 2020. c'est-à-dire l'autorité de la concurrence.

Et sachez que c'est ce que nous souhaitons. C'est une chance pour nous d'avoir des fondateurs et en particulier Pierre-Antoine Capton qui est le dirigeant qui reste en contrôle et comme il vous l'a dit, il ne veut pas de chef et nous ne souhaitons pas qu'il en est un. Il faut que ça continue comme cela.

Nous n'avons ni le pouvoir, ni la vocation, ni l'ambition et j'allais dire ni l'expérience de prendre le contrôle de diriger une entreprise telle que Mediawane. Les décisions éditoriales relèvent exclusivement des équipes et du management de Mediawane. Les mécanismes de gouvernance mis en place lors de l'entrée au capital visaient à garantir cette indépendance et sont bien sûr toujours en place.

Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs députés. En résumé, je me demande un petit peu ce que je fais ici pour être très franc. Je suis ravi d'être ici bien évidemment et de répondre à toutes vos questions.

Toutes les questions de la représentation nationale sont légitimes et je le pense vraiment. Euh mais nous sommes un investisseur financier. Euh nous sommes ravis d'avoir pu contribuer à cette magnifique aventure.

Euh je m'attendais d'une certaine manière à ce qu'on vienne nous dire good job comme disent les Américains. Euh nous avons euh accompagné un acteur français. Euh nous sommes fiers que Miawan soit un champion audiovisuel européen et mondial.

Nous n'en contrôlons ni la gouvernance, ni la stratégie, ni la ligne éditoriale, ni les contenus qu'il produit. J'ai appris lors de ces auditions qu' était la quelle était la part de l'objet public dans le chiffre d'affaires de Méiawane. Je ne le savais pas.

Je ne le savais pas. J'ai également appris que la contribution était négative. Ça m'a chagriné mais ça finalement ne me concerne pas.

Donc ceci dit, je me tiens évidemment à votre entière disposition pour répondre à vos questions et je vous remercie à nouveau. Merci. Et effectivement la la commission d'enquête a fait le choix d'auditionner monsieur nommé les actionnaires y compris minoritaires ou en tout cas financier ou dormant pour reprendre un terme employé par un autre actionnaire d'une autre société de production.

En tout cas, il a le choix a été fait d'auditionner différents actionnaires des sociétés de production avec lesquelles travaillent France Télévision. Et si vous n'êtes pas majoritaire peut-être tout à l'heure nous direz-vous si vous êtes l'actionnaire principal. Monsieur Pigas, je vous laisse la parole.

Je sais pas si ça oui, ça fonctionne. Bonjour. Moi, écoutez, au risque de vous de vous étonner ou de vous surprendre, je suis je suis très heureux d'être là toujours à cette heure.

J'ai j'ai toujours dit que j'étais à la disposition de la représentation nationale, de de votre commission et de vous pour répondre aux questions que vous vous pouvez avoir. Je l'ai dit notamment lorsque monsieur Sterrain lui a refusé à deux reprises de répondre à la convocation d'une commission d'enquête qui je crois était sur me semble-t-il sur le financement des élections au motif que cette commission d'enquête avait été formée à à l'initiative d'un groupe politique opposé à ces idées. Moi, je considère que c'est une exigence démocratique d'être ici aujourd'hui et de et de vous répondre.

Je suis d'ailleurs d'autant plus heureux d'être là euh pour revenir sur la Normandie que ma présence et le et le sujet que vous abordez font écho au fond aux engagements qui sont qui sont les miens. Moi, j'ai grandi dans un tout petit village de la Manche le long du contentin. Il y avait pas chez moi de chapelle dans le jardin.

En vrai, d'ailleurs, personne n'a de chapelle dans le jardin à part Vincent Bolloret. Euh j'ai pas joué aux cartes sur l'opéron de ma maison avec le président Pompidou, mais euh je suis allé à l'école de la République et c'est l'école de la République qui m'a permis euh d'entrer dans la fonction publique comme vous l'avez dit, d'y passer un peu moins de 10 ans et notamment au ministère des finances. J'en ai gardé euh un attachement profond euh aux valeurs de la République, la démocratie, le pluralisme, la laïcité.

Donc moi, je réciterai pas tout ou partie d'une autre paire dans cette enceinte républicaine. Euh l'égalité, la lutte contre euh les toutes formes de discrimination et d'oppression, les libertés et au premier rang desquels évidemment la liberté d'expression. C'est ça d'ailleurs qui explique l'engagement dans les médias qui est le mien et la et la création du groupe combat euh du nom de du livre du journal pardon d'Albert Camu.

Euh je vais pas revenir sur les différents médias du groupe combat, vous les vous les avez cités, monsieur le président. juste dire que moi je suis fier et heureux de ce que ils disent, de ce qu'ils sont, de ce qu'ils font ces médias et en l'occurrence la liberté, l'indépendance, la diversité, la mixité et le le la l'acceptation de la différence. Je vais juste ajouter un dernier point sur ce groupe pour dire que j'en suis le seul actionnaire et j'en ai toujours été le seul actionnaire.

Moi, je suis pas le propriétaire d'un groupe industriel et services par ailleurs par lequel j'investi dans le groupe. Je le fais moi-même à titre personnel directement et parfois lourdement. J'en viens au sujet qui est le vôtre et qui est donc le nôtre, l'audiovisuel public parce que en fait, il faut le rappeler, la commission d'enquête n'est pas sur Mediawan, elle est elle est sur l'audiovisuel public.

Moi, je trouve tout à fait légitime, sain et naturel de s'interroger comme vous le faites sur l'audiovisuel public. J'ai c'est f le public est financé par tous. C'est donc l'affaire de tous et je pense qu'il faut en effet être capable de l'aborder, de le traiter de sans totem ni tabou.

Au fond, c'est c'est le média de la nation. simplement pour avoir suivi un certain nombre de vos auditions, j'observe que vous avez parlé beaucoup de de frais de cocktail, bah qui n'existait pas vraiment, de frais de de maquillage, de voiture de fonction avec ou sans chauffeur, de vie privée, euh de de d'engagements militants ou syndicaux qui dataient parfois de 30, 40 ou 50 ans en arrière, mais très peu de télévision, de programmes, d'audience ou d'objectif. Donc moi, je vais profiter des 10 minutes ici pour dire haut effort que l'audiovisuel public joue à mon sens un rôle absolument central et essentiel dans la la le paysage qui est le nôtre et notamment dans un contexte qui est marqué par les sorts des plateformes, j'allais dire internationales en l'occurrence américaine qui qui affecte notre souveraineté culturelle.

Et à un moment où la diffusion de l'information, je devrais dire d'ailleurs de la désinformation, se fait essentiellement par les réseaux sociaux. Donc l'audiovisuel public pour moi, c'est le garant de la démocratie ou un des garants de la démocratie et de la cohésion sociale. Au fond, c'est lui l'audiovisuel public qui permet bah l'accès de tous par une programmation exigeante à la culture qui est un instrument évidemment d'émancipation et d'accès au savoir.

C'est lui qui permet la représentation équilibrée des territoires et des sensibilités et c'est lui qui permet aussi, j'allais dire surtout, une diffusion de l'information de qualité fiable, c'est-à-dire en fait des faits et pas des opinions. Et je vais vous donner un exemple à contrario. Radio Nova que vous avez eu l'amabilité de citer au début euh a diffusé un communiqué hier ou avant-hier expliquant que Michel Sardou avait saisi l'ARCOM parce que pour protester contre le fait exact qu'il y a pas de variété française sur sur Radio Nova.

Et dans ce même communiqué, Nova expliqué que l'Arcom nous avait enjoint de modifier la ligne éditoriale et de et de passer de la variété française. Il s'agissait évidemment d'un canular et d'un poisson d'avril. Mais ce qui est intéressant, c'est que le seul média, le seul qui en France a relevé ce canular en en faisant une information, en en faisant un article et en mettant un titre sensationnaliste, c'est le journal du dimanche, c'est-à-dire un métioré.

Vous avez là les méthodes typiques de ces médias. Aucune vérification, aucun fait, juste la volonté de faire quelque chose de sensationnaliste. Le titre c'était d'ailleurs je crois Michel Sardou a fait plier la radio Nova et euh évidemment la volonté de cliver.

Donc oui, moi je considère que ayant dit tout cela, affaiblir l'audiovisuel public, c'est affaiblir la démocratie. Je vais dire un dernier mot sur votre commission d'enquête. Je vais pas revenir sur ce qui a été dit, mais quand même une commission d'enquête, et vous le savez particulièrement, c'est évidemment un instrument puissant, très légitime, mais dont la légitimité repose notamment sur la retenue, la rigueur et la neutralité de ce qui l'amène. [raclement de gorge] Or, moi je m'étonne qu'un rapporteur de commission d'enquête puisse mettre en cause nommément, nominativement, publiquement des personnes sans même les avoir auditionné avant les avoir auditionné.

Et monsieur le rapporteur, vous nous avez couvert debout Xavier Niel et moi à l'occasion de vos très nombreuses interventions médiatique. Je m'étonne d'ailleurs aussi qu'un rapporteur de commission d'enquête puisse multiplier des interventions médiatiques le plus souvent d'ailleurs dans les médias d'extrême droite en donnant des informations fausses, non vérifiées et avant même que les entreprises ou les personnes concernées aient été auditionnées. Je m'étonne d'ailleurs aussi qu'un rapporteur de commission d'enquête puisse poser quasi systématiquement des questions à charge qui mêlent pseudo démonstration, insinuation, doute.

Moi, je m'étonne aussi, je suis désolé, je continue mais qu' comme il reste encore un peu de temps, qu'un rapporteur de commission d'enquête puisse donner le sentiment que au fond le rapport a été rédigé avant même la fin des auditions. J'allais dire d'ailleurs avant même le début parce que vous avez commencé à vous exprimer sur nous et sur Media One avant le avant le début des auditions et donc je m'étonne, je m'arrête là mais qu'un rapporteur de commission d'enquête puisse utiliser une commission d'enquête qui est un à nouveau un instrument de contrôle tout à fait légitime comme un outil de combat idéologique. Donc moi le seul souhait que j'ai aujourd'hui c'est qu'on puisse en effet traiter des questions liées à l'audiovisuel public.

J'entends bien que vous avez des questions sur Media one. One, mais enfin le cœur de la commission d'enquête, c'est l'audiovisuel public et on va répondre de manière factuelle et qu'on puisse le faire dans la sérénité. Merci.

Je vous remercie tous les trois. Je vais laisser le rapporteur vous poser des questions pour une première série de 45 minutes. Merci monsieur le président.

Merci messieurs d'être venu cet après-midi après quelques péripéties pour vous avoir réuni tous les trois. En tout cas, je je vous remercie parce que votre parole est est précieuse et je pense qu'elle pourra éclairer aussi toutes les questions qu'on se pose sur Mediawane. Méwan, c'est important parce que pour rappeler le contexte, c'est la société de production qui bénéficie du plus de contrats avec France Télévision.

C'est 110 millions d'euros par an. C'est un budget qui est important. Vous êtes monsieur Pilias et monsieur Niel cfondateur de Méia.

Vous êtes actionnaire important. Monsieur nommé, vous êtes représentant de de KR. Donc tout ça pour vous remercier et vous dire aussi que une commission d'enquête est là non pas pour faire plaisir aux personnes qui sont auditionné mais c'est pas une mission d'information, elle est là pour mettre le doigt sur des potentiels dérives, dysfonctionnement qu'il faut soulever, vérifier et peut-être aussi proposer des recommandations pour mieux les mieux les résoudre.

Donc c'est là tout l'objectif de notre mission et on arrive donc à la fin quasiment. Il nous reste plus que quelques auditions. Je voudrais commencer par une question assez large qui vous concerne tous les trois.

Euh vous êtes tous les trois actionnaire de Méia, monsieur Niel, monsieur Piga, je l'ai rappelé, vous avez cofondé Méiawan avec monsieur Capton, monsieur le le président de KKR France. Vous êtes à minima, on peut le dire, un actionnaire de référence puisque vous détenez une part significative de capital de la Holding Media One Alliance. Peut-être êtes vous-même, mais ce sera l'une de mes questions, le premier actionnaire de Media One.

Vous allez peut-être pouvoir nous nous le dire. Mais avant de vous interroger sur les raisons qui vous ont conduit à investir chacun dans Mediawan et plus largement investir dans les domaines culturels et et médiatiques, je voudrais [grognement] simplement vous poser une question assez précise mais importante. Est-ce que vous pourriez s'il vous plaît nous préciser la part exacte que vous détenez chacun dans la Holding Media One Alliance ?

Personnellement, je connais pas le chiffre exact. Je sais que c'est en dessous de 10 %. Je connais pas le chiffre exact, monsieur le rapporteur.

Et moi, je je vais compléter un micro défectueux. Ouais. Euh non, je vais compléter la réponse en disant d'abord ça relève du secret des affaires.

Je sais que ma réponse va pas vous étonner puisque vous avez posé la même question au dirigeant de Méiawan qui était Pierre-Antoine Capton qui vous a fait la même réponse. La seule chose que je vais ajouter si si vous m'écoutez monsieur le rapporteur si vous voulez bien. Non la réponse non la réponse vous intéresse.

Non tu me permets de réagir. Oui oui je je vérifie auprès des des administrateurs. Le secret des affaires n'est pas opposable à cette commission d'enquête.

Alors, on peut vous laisser, si vous le souhaitez nous répondre par écrit. C'est une option qu'on vous laisse, mais à nouveau, je peux pas vous laisser dire tout et n'importe quoi. Le secret des affaires n n'est pas opposable.

Le n'importe quoi n'est pas de notre côté. Ce que je voulais ajouter comme précision, c'est que euh la participation euh dans la holding en tout cas au plus haut de Xavier Niel Pierre-Antoine Capton est la même et la mienne pardon sont exactement les mêmes. C'est-à-dire qu'on a exactement le même nombre d'actions et le même nombre de droits de vote dans la hall ligne de tête tous les trois fondateurs et on y reviendra sûrement d'ailleurs sur les questions que vous avez sur le contrôle.

Très bien. Monsieur Nommé la question. Est-ce que vous êtes le le premier actionnaire de Merci le premier actionnaire de Méia ?

Alors ça ne vous surprendra pas je pense. On vous entend pas. Faut parler dans le micro.

Pardon. Est-ce que vous m'entendez ? Là c'est mieux.

Euh ça ne vous surprendra pas j'imagine mais mes réponses seront parfaitement alignées avec celles que vous ont fourni les dirigeants de Méiawan. J'insiste tout de même sur un point. L'amalgame est fait entre les parts au capital et les droits de vote.

Ce qui compte, c'est la notion de contrôle. Si je suis les débats correctement depuis le début et je le redis, les fonds KR ne contrôlent pas médiawane. Le contrôle est exercé par les trois fondateurs.

C'est dans les statuts. Ils ont la majorité des droits de vote à l'assemblée générale. Ils ont la majorité des sièges au conseil de surveillance.

KKR a deux représentants au conseil de surveillance. Nous n'avons pas le contrôle. Pour ce qui est du capital tout de même, ce que je vais vous dire et ce que vous savez, c'est que nous n'avons pas les fonds KR n'ont pas la majorité du capital.

Je ne répondrai pas à la question sur quel pourcentage ni pour CACER ni pour les autres investisseurs. Selon nous, cela est une information confidentielle et savoir si nous avons le prier, le 2è ou le 3è rang et qui est le 2e, le 3e, le 4e en terme de part au capital selon moi n'apporte rien et nous ne divulguons jamais, ce n'est pas propre à cet investissement ces informations à force à force pardon devant les caméras. Merci.

Et vous pourrez donc nous m'apporter en tout cas ces ces informations par écrit puisque à nouveau c'est l'une des questions centrales de qui concerne cette entreprise Mediawine qui est la première société de production à bénéficier des contrats avec France Vision, c'est la part capitalistique et notamment l'importance d'un fond d'investissement américain qui bénéficie d'ailleurs de contrat du service public. Donc euh je crois que monsieur Pigas et messieurs et monsieur Niel nous ont expliqué qu'il pourrait nous envoyer par écrit leur montant de participation. Vous euh alors vous vous voulez pas nous envoyer même par écrit vous alors je je vous laisse répondre.

Vous voulez absolument pas répondre ni par écrit ni par oral au pourcentage de détention de Méiawane. Au cas où je n'étais pas clair, je ne m'engage pas à répondre par écrit. Vous pouvez nous envoyer vos questions, nous en prendrons connaissance avec nos conseils.

Mais je ne m'y engage clairement pas. Encore une fois, Kak n'a pas le contrôle de Media One, contrairement à ce qui ce qui ce qui ce qui est sous-entendu, hein. Ce n'est pas une entreprise américaine, c'est une entreprise française.

Et permettez-moi de prendre un peu de recul et de nous mettre dans la vraie vie. Les contrats de France TV représentent à ma connaissance moins de 5 % du chiffre d'affaires de Miawan avec une contribution qui est négative. Donc vous imaginez bien que pour un investisseur, ce n'est pas l'alpha et l'oméga de la thèse d'investissement dont je vous ai rappelé les piliers principaux.

Ce n'est pas du tout notre sujet. Nous ne sommes pas après l'argent public en investissant dans Mediawan. Soyons très clair.

Très clair. Merci de votre réponse. Monsieur Pigas, vous voulez compléter.

Oui, moi je veux bien je je vais je vais enfin j'imagine vous avez d'autres questions sur le le contrôle de Mediawan, mais je vais je vais quand même les essayer de les préompter. Euh si tu veux bien que ça Jérôme on va première question pardon par écrit est-ce que vous voulez transmettre au rapporteur par écrit ces chiffres sachant que euh j'ai précisé les règles. L'obligation est pour les entreprises publiques.

Les entreprises privées ne sont pas tenues de le faire. Maintenant est-ce que vous souhaitez faire la transparence ? Monsieur le président, je me permettre d'intervenir, excusez-moi, je c'est cette question me je je trouve cette question très particulière et très bizarre.

On parle de société anonyme. Que veut dire le société la le mot anonyme dans la société, c'est que les actionnaires peuvent échanger leurs actions. Et vous pouvez avoir des actionnaires qu'on ne connaît pas chez Media one.

Chez Media One, je crois qu'il y a plus de 70 associés. plus de 70 actionnaires. Et donc en fait la question de fond que vous nous posez c'est de nous dire est-ce que Miawine est une société française ou pas une société française ?

Et ça dépendrait donc de son actionnariat. Savez-vous quel est le pourcentage de français ? Quel est le pourcentage du capital de Danon qui est détenu par des Français ?

Entre 10 et 20 %. Est-ce que Danon est une société française ? Moi, j'ai l'impression que oui.

Quel est le pourcentage du capital d'accord qui est détenu par des Français entre 25 et 30 %. Est-ce que c'est une société française ? Oui.

Est-ce que il y a des clients de du public qui vont dans les hôtels accord ? Oui. Est-ce qu'on demande à accord si c'est une société française ou pas ?

Non. Donc cette question répétitive qui existe depuis des mois, on vous dit que le contrôle de Media One est français. Il est il est exclusivement tenu par trois personnes.

Pierre Pierre Antoine Caption, Mathieu Pigas et moi-même. Donc on peut tourner autour du pot pendant des années. Je vous ai dit on est un peu en dessous de 10 % Mathieu et moi-même.

Voilà, ça nous amène à un bout, ça vous donne un bout et on vous dit que KKR est en dessous de 50 % je crois même significativement en dessous de 50 %. Je pense qu'on a répondu à cette question. On peut y passer des dizaines d'heures mais je pense qu'on va tourner en rond.

Oui, mais merci de de vos réponses. Mais mes questions sont assez simples et à nouveau le point n'est pas la dépendance de Mediawan au services public, c'est la dépendance du service public à Mediawan. C'est la raison de de nos questions, c'est 110 millions d'euros de contrats par an et MAW est la première société encore une fois à bénéficier des contrats de France Lévision.

Donc vous voyez que la question de la détention capitalistique et on y reviendra un peu plus tard est une question qui est importante et c'est aussi un sujet de transparence puis il s'agit de l'argent des Français. C'est important de savoir à quelle hauteur et à qui les Français financent des sociétés de production, quelle est leur détention. Donc en tout cas, je prends acte que tous les trois vous ne voulez pas nous communiquer votre pourcentage de détention de Mediawane.

Je vais je vais apporter pardon un complément de de réponse. Il y a deux sujets différents dans ce que vous avez dit d'ailleurs hein. Il y a la notion de contrôle et la notion de concentration.

D'ailleurs, vous vous parlez pas de concentration, vous parlez d'hyperconcentration ou de méga concentration avec une part de marché de 11 %. Je je laisse ce sujet de côté. On y reviendra sur le le contrôle de Media One.

Je vais essayer d'être le parce que c'est c espèce de de d'obsession et de fantasme. Je vais essayer d'être le plus clair. Le terme est faible.

Je vais essayer d'être le plus clair possible. Xavier Niel, Pierre-Antoine Capton et moi-même, nous ne détenons pas Mediawan mais nous le contrôlons. Alors, je vais maintenant essayer d'expliquer en faisant deux points.

Le premier point sur KKR qui est ici présent pour dire que KKR ne contrôle pas donc Mediawan et ne détient pas une participation majoritaire. Monsieur le rapporteur, vous avez donné des chiffres tout au long des mois à bracadabrantesque sur la participation de KKR dans Mediawan ici même et lors de vos interventions médiatiques, vous avez dit détiennent 80 %. Ah non, finalement 70 %.

Ah non, 50 %. On sait plus très bien. Euh la réalité c'est que je crois comme vous l'avez dit ou comme l'a dit Xavier, il y a 70 actionnaires, un peu plus de 70 actionnaires dans Mediawane.

Et je le redis et je vais le dire autrement d'ailleurs. KR détient moins de 50 % du capital pour être très clair et donc n'a pas de et n'a pas de participation contrôlante. Pourquoi ?

C'est le deuxième point, je vais rebondir sur ce qu' a dit Xavier qui est le plus important, le l'endroit français. Contrairement là aussi à ce que vous avez dit euh monsieur le rapporteur parce que je vais quand même vous rappeler le droit et la loi euh c'est l'article L233 du code de commerce monsieur le président vous avez cité d'ailleurs à plusieurs reprises qui font de la nationalité d'une entreprise c'est pas c'est c'est pas son capital et d'où le point d'ailleurs de Xavier c'est en l'occurrence ses droits de vote et et c'est donc le contrôle de la société se trouve que dans Mediawan en application des statuts il y a une dissociation entre d'une part les droits économiques et d'autre part les droits de vote et nous avons en application des statuts, je vais aller jusqu'au bout, je pense c'est important puisque c'est une obsession du rapporteur, nous avons Xavier Niel, Pier-Antoine Capton et moi-même plus de 50 % des droits de vote et la majorité du Conseil de surveillance, c'est donc nous, nous trois et nous trois seuls qui ensemble contrôlons cette société, déterminons ensemble sa stratégie générale, son orientation, arrêtons son budget évidemment dans le cadre du conseil de surveillance. D'ailleurs, ce point et vous le savez très bien, a été euh examiné par l'Autorité de la concurrence, a été validé par l'autorité de la concurrence qui a des critères très stricts et précis euh dans ce domaine.

Lors d'une décision, si ma mémoire est bonne, mais j'ai bonne mémoire, le 21 septembre 2020 est confirmé par le CNC. Je termine et je conclus. Il y a donc aucun doute possible et je pense qu'il faut passer à autre chose à un moment.

Euh le contrôle euh de Kaka de Mediawan est un contrôle français entre nos mains aux trois fondateurs. Merci pour ces précision monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président.

Je pense que comme vous l'expliquez monsieur Pigas, pour dissiper tout fantasme, la solution la plus simple serait de donner les montants de en tout cas la structure capitalistique pas forcément à l'oral mais en tout cas par écrit. Euh et je j'ai un peu de mal à comprendre pourquoi il y a autant de de flous. Je vais donc élargir peut-être un peu plus la la question.

Je voudrais euh vous poser une question sur les motivations, vos motivations en tant que investisseur, vos votre thèse d'investissement qui je pense peut être intéressante. Monsieur Nommé donc à a écouter votre propos introductif et si j'en crois mes informations. Kakar n'est pas coutumier des investissements dans les médias.

Votre fond investi plutôt en Europe dans des réseaux de télécommunication. Euh, monsieur Niel, monsieur Pigas, vous vous disposez d'un certain nombre de d'investissements importants dans les médias. Monsieur Niel, je vais pas tous les énumérer, vous êtes déjà connu identifié, mais vous avez quand même des participations dans plusieurs titres de presse, notamment papier, LOs, le monde, courrier international, Telerama, des pur players comme le Fton Post, des journaux régionaux comme Var Matin, Monaco Matin, Nice Matin si je ne me trompe pas.

Monsieur Pigas, vous êtes, vous l'avez rappelé en propos introductif, le propriétaire du groupe Combat qui détient notamment les Inoc Radio Nova. Il aussi un certain nombre de festivals. Donc, il a une dimension aussi culturelle dans vos investissements.

Pardon pour cette présentation du contexte un peu longue, mais qu'est-ce qui vous a poussé tous les trois à investir dans les médias et précisément aussi à investir dans ce groupe d'audiovisuel qui est Mediawan ? D'abord, il me reste une action dans le groupe le monde. Donc je détiens 0,001 % du groupe le monde.

Même chose dans Telerama, même chose dans Post et même chose dans les autres médias que vous avez cité. Parallèlement à ça, je suis désolé et je je pense que le que que Mathieu Pigas vous l'expliquerait mieux que moi, mais Méia One n'est pas un média. Méia one n'est pas un média.

Méia One est une société de production. Si si vous avez dit dans de nombreux médias ce qui vous a ce qui vous avez investi dans de nombreux médias qu'est-ce qui vous a fait investir dans Media one en sous-entendant que c'était un média. Donc Media One n'est pas un média.

Méia One c'est une société de production et c'est une société de production qui produit sur la base d'un bon de commande. Donc la manière dont ça marche et vous avez des des médias eux qui ont besoin de contenu et donc qu'est-ce qu'ils font ? Ben, ils vont faire appel à des sociétés de production, à Banijet, à à Mediawan et à d'autres.

Et donc, ils vont leur donner un cahier des charges. Et ce cahier des charges, il n'a pas d'orientation politique. Quand le quand Media One, je sais pas produit Zemour Renolo, bah c'est pas la ligne politique ou l'idée politique de Mediawane.

Et c'est ça pour l'ensemble des émissions de Méia one. Mediawan n'est pas un média. Mediawan est une société de production.

Donc si vous voulez derrière on peut regarder des tonnes de choses mais son travail c'est de produire des contenus. Donc elle produit des contenus. Moi ce que j'ai rencontré, j'ai rencontré un jour euh d'une manière assez particulière un entrepreneur incroyable, Pierre-Antoine Capton, qui avait créé 3è homme production et qui avait une ambition incroyable, une ambigation incroyable.

C'est un très bon producteur de télévision et il avait une ambition incroyable. Et comme ça m'est arrivé parfois avec chance, parfois sans chance, j'ai eu envie de l'accompagner et j'ai eu envie d'accompagner cet entrepreneur. Et donc qu'est-ce que qu'est-ce que l'on a fait ?

Mathieu peut-être le décrira mieux que moi. Ça me gêne de parler pour nous deux. Mais qu'est-ce qu'on a fait avec Mathieu ?

On a décidé de s'associer avec lui, de lever des fonds, de lever, je crois, 300 millions d'euros, je me souviens plus 250 millions d'euros et d'utiliser ces 250 millions d'euros pour faire de la croissance, c'est-à-dire acheter d'autres sociétés qui faisaient le même métier, c'est-à-dire de la production audiovisuelle et non pas des médias. Et donc, qu'est-ce qu'on a fait ? Ben, on a acheté plein de sociétés production.

Alors, d'abord en France, puis après on est parti en Europe et puis on est devenu numéro 1 sur notre créneau en France, puis numéro 1 en Allemagne euh euh avec KKR, avec l'argent de KKR, parce que dans le cas d'une augmentation de KKR, on a utilisé cet argent pour devenir numérem, puis on est allé en Italie, puis en Espagne, dans les pays nordiques et puis maintenant, on va aux États-Unis. Et donc, il y a excès de volonté de cet entrepreneur de Pierre-Antoine Capton parce que c'est lui qui travaille au quotidien. Excusez-moi, moi je suis un escroc dans cette boîte.

J'étais je vous l'ai dit, j'ai un petit peu moins de 10 % du capital de cette boîte, mais c'est lui qui fait tout au quotidien. Je vis pas chez Mediawane. Moi, je vous promets, j'ai un boulot par ailleurs.

C'est pas ma vie Mediawane. Je suis actionnaire, je sais pas de plus de 1000 boîtes. Je m'occupe pas de cette société.

J'en suis juste actionnaire. Et donc pourquoi je suis dans cette société ? Parce que vous avez un entrepreneur génial, je le dis, Pierre-Antoine Capnon, qui a créé un groupe mondial et qui avec Mathieu, bah on a fait ce que Mathieu a pu faire, ce que j'ai souvent fait dans ma vie, accompagner un super entrepreneur.

C'était ça et c'est comme ça que je me retrouve dans cette histoire. Merci. Bien.

Je je vais je vais compléter le je vais compléter la la réponse de Xavier. Bon, d'abord sur moi, les raisons de mes engagements euh de mes investissements et engagements dans les médias, je les ai exprimé dans le proposiminaire. Je suis sûr que vous l'avez écouté, monsieur le rapporteur.

C'est un une volonté très profonde de défendre ce qui pour moi sont les des valeurs de la République. Je l'ai dit, la démocratie, le pluralisme, la laïcité, je n'y reviens pas. S'agissant de Mediawan.

Si vous m'autorisez un commentaire, je dirais à vous écouter. Il il y a quand même une différence fondamentale entre vous et nous. Je je parle à vous, monsieur le rapporteur, c'est que vous ne soutenez pas les entreprises françaises et vous n'aimez pas les succès français parce que qu'est-ce que c'est que Mediawan si ce n'est un succès français exceptionnel ?

On a créé cette société, on a eu l'idée Xavier et moi, on l'a proposé ensuite à Pierre-Antoine Capon, je pense il y a très exactement 10 ans. Je je 10 ans. En 10 ans, cette société est devenue le un des leaders dans le monde de la production audiovisuelle.

Et pour répondre à votre question, c'était l'objectif que nous avions, c'est-à-dire de porter les couleurs de la production française et de la créativité française à travers le monde. En disant cette société qui a été créée de rien, elle n'existait pas. Elle fait aujourd'hui je pense 1 milliard 500 millions d'euros de il faut que je parle plus fort ou plus que ça de chiffre d'affaires, pardon.

Elle regroupe et Xavier va me dire plus une centaine de sociétés de production qui travaillent comme dans une espèce de fédération. En 10 ans, cette société Mediawan, elle est devenue, je pense, le premier employeur dans le domaine de la culture en France privé avec à peu près 1000 salariés directs, 1000 emplois directs et 12000 emplois indirects. Et elle a des succès d'audience considérables.

Je rappelle qu'au cinéma, les films que nous avons produits ou coproduit ont dû faire 20 millions d'entrées l'année dernière dont certains s'exportent dans le dans le monde entier. Je parle des offres françaises auxquelles vous devez être sensibles comme nous le sommes. Le compte de Monté Cristo, les trois mousquetaires.

Pour vous donner et peut-être pour devancer une de vot de vos questions, les succès d'audience à la télévision exceptionnels. L'année dernière, plus de 40 millions de Français ont regardé des programmes, c'estàdire un peu moins plus de 60, c'est-à-dire plus de 70 % de la population française à regarder des programmes produits par Mediawan en ce compris d'ailleurs parfois des émissions exceptionnelles comme la réouverture de Notre-Dame ou le réveillon la soirée du du réveillon du 31 décembre. Je termine juste en disant que on en est d'autant plus fier que 80 % des séries que nous produisons euh sont tournées en dehors de Paris en région dont certaines monsieur le rapporteur chez vous tandem et et vous le savez et et tourner à Montpellier et dans votre ville de Lunel ce qui crée de l'emploi et des compétences.

Donc voilà, c'était la volonté autour et avec Pier-Antoine Capton de créer un leader mondial de la production. qu'on a réussi à ancrage français, à contrôle français, on y est extrêmement sensible et on y a réussi dans un délai 10 ans. Je laisse Jérôme peut-être compléter sur les les raisons de l'investissement à nos côtés de KKR peut-être rapidement.

Vous nous aviez dit que c un investissement financier. Voilà, on peut avancer. Alors, allez-y rapidement mais tout de même.

Allez-y. Mais tout de même pour d'avoir compris votre propos, je me trompe peut-être, il n'y a pas de concentration nos investissements dans un secteur en particulier. Nous sommes un investisseur financier, vous l'avez dit, et nous investissons à travers les différentes classes d'actifs, à travers les secteurs et à travers les géographies.

Nous avons quelques autres investissements dans les médias sur le plan mondial, pas en France. Et si vous organisez nos investissements en France pour le capitalinvestissement, vous y verrez le secteur de l'assurance, le secteur de la tech, en l'occurrence les médias avec Méia One et bien d'autres. Ce qui compte pour nous, c'est la thèse d'investissement, des investissements de croissance.

Avant tout la dynamique de marché qui est extrêmement positif positive, pardon, vous avez tous Amazon, Netflix et cetera. Vous avez vu ces dernières années euh la multiplication euh des plateformes, il y a un besoin de contenu et de contenu premium et Media One sait répondre à cette demande. On fait l'analyse du marché et ensuite au sein de ce marché quels sont les acteurs qui sont les plus prometteurs ?

Là, effectivement, on rencontre Pierre-Antoine Capton qui est un entrepreneur absolument génial qui a cette vision, on partage sa vision et on investit à ses côtés en tant qu'investisseur financier minoritaire en l'occurrence. Merci beaucoup pour ces précisions, monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président.

Venons-en maintenant au sujet important de l'indépendance éditoriale, au risque aussi que cette rupture pourrait faire peser sur le service public. Monsieur Niel en juin 2011, vous en avez parlé d'ailleurs dans votre propos introductif. C'est la raison pour laquelle je me permets de vous poser la question.

La journaliste Odil Baya Quider, grand reporter au Nouvels, rapporté dans son livre Un si petit monde des propos que vous auriez tenu. Je les cite "Quand les journalistes m'emmerdent, je prends une participation dans leur canard et après ils me foutent la paix." Fin de la citation.

Alors ces propos vous ont suivi, vous l'avez rappelé, ils ont été abondamment repris, commentés. Je crois que vous les avez démentis. Mais en même temps, vous êtes passé devant une commission d'enquête où vous a expliqué que certes, si vous n'aviez pas dit cette phrase, vos détracteurs, vos concurrents vous la font toujours porter.

Cela me fait tellement plaisir de leur faire plaisir que je suis obligé de continuer de soutenir que j'ai prononcé ces mots. Est-ce que vous pouvez nous dire aujourd'hui si vous avez tenu ces propos ou pas ? et plus largement est-ce que selon vous l'indépendance éditoriale est une sorte de totem auquel il ne faudrait surtout pas toucher, que ce soit d'ailleurs pour des médias privés ou des médias publics ?

Je donc soucèrement de nouveau, je vous redis que j'ai jamais prononcé cette phrase mais j'aimerais savoir quel est le rapport avec cette commission d'enquête. Encore une fois, on nédite pas un média. Nous sommes producteurs, nous sommes actionnaires d'une société de production.

Donc je comprends pas la question. Est-ce que monsieur le président vous estimez que cette question a un rapport avec les commissions d'enquête puisqu'elle concerne un sujet qui chez Media One ne me concerne pas ? J'ai pas pu intervenir parce que vous aviez vous avez répondu immédiatement.

Donc oui, je vais vous le dire monsieur absolument. Oui. Oui.

Non mais je pense que et je pense que je pense que je sais pas si la question particulière est dans le périmètre. En revanche, la question du monsieur Non, mais sinon concentrons les questions pour se concentrer sur l'audiovisuel public parce que là, on parle quand même un peu n'importe où. Donc, je vous dis non, je n'ai jamais prononcé cette phrase, ça fait plusieurs commissions d'enquête qu'on me le demande, c'est très sympathique.

On va avancer. Ouais, mais si on peut franchement avancer, arrêter de poser des questions sur des sujets éditoriaux parce qu'on va pas s'en sortir. On va avancer.

La question pardon, si maintenant vous me posez, monsieur Niel, la question du pluralisme de l'information qui a un sujet dans cette commission d'enquête et vous le savez que Media One produit des émissions d'information et des émissions politiques. Le rapporteur a une question là-dessus mais je je vous le dis. Voilà, la question précise sur vos déclarations sur de la presse écrite, c'est pas le périmètre de la commission d'enquête, vous avez raison.

Maintenant, la question du pluralisme de l'information, de l'impartialité de l'information, c'est le sujet de cette commission d'enquête et Méia One produit des émissions de flux qui sont des émissions d'information, des émissions politiques qui rendrent dans le champ du pluralisme, de l'impartialité, deé de l'information. Monsieur Raportageur, je vous laisse poser une question et monsieur Nel, je vous laisserai répondre. Oui, je je pense monsieur Nel, que vous avez parfaitement compris ma question.

Quand on explique que vous vous dites quand les journalistes m'emmerdent, je prends une participation dans leur canard et après ils me foutent la paix. On vous expliquez que vous avez pas prononcé ces termes. Ça fait peser un risque sur une société qui produit des émissions d'opinion d'information pour le service public.

Quand vous êtes un fondateur, un actionnaire important d'une société qui produit des émissions du service public et qu'on vous rapporte ses propos, vous convenez que ça fait peser un risque sur l'indépendance éditoriale. Et si je vous pose cette question, c'est aussi parce que on a pu voir que cette déclaration a été affirmée notamment par l'une de vos biographes assez récemment, une journaliste de l'Express qui s'appelle Emmanuel Paquet qui a témoigné, voilà ce qu'elle a dit. On m'a demandé, on a demandé à Niel si cette citation était vraie.

Il nous a répondu que oui, qu'il l'avait bien dite, mais que c'était du off. Et sous forme de boutade et libération qui rapporte ses propos, cite encore, on résume Niel a bien prononcé cette phrase de son propre aveu, mais difficile 8 ans plus tard de savoir précisément à qui est sur quel ton. Fin de la citation.

Donc vous voyez, je je pense que il y a une légitimité de la question parce que à nouveau Mediawan est la première société à bénéficier des contrats de production de France télévision et on a un actionnaire qui a peut-être des intentions personnelles ou de défendre des intérêts personnels en prenant des participations, d'où la légitimité de la question que que je vous pose. Je crois que je vois que vous avez réussi quand même déjà à placer deux fois ou trois fois la phrase en 3 minutes. Je vous en félicite, monsieur le rapporteur.

Encore une fois, je je connais pas de madame Paquette. Citez Madame Paquette. Je ne connais pas madame Paquette.

Je ne connais pas cette dame. Donc, je n'ai jamais parlé avec madame Paquette. Je ne sais pas qui est cette dame.

Les sujets éditoriaux ne sont pas du ressort de Media One. Media One n'est pas un média. Il y a un cahier des charges sur la base de ce cahier des charges.

Il y a des émissions qui sont produites. Ces émissions ont des couleurs politiques qui peuvent être différentes. Encore une fois, je vous le redis, c'est Mediawan a produit des tonnes d'émissions.

Je vous recite et je vais vous reciter Zemourinolo. Donc si vous voulez les positions politiques publiques ou privées et je n'ai jamais rarement enfin si j'en ai eu pardon des positions publiques politiques mais les positions politiques personnelles des actionnaires fondateurs ou d'actionnaires de contrôle de méiawan n'a pas d'impact sur ce qui sort de Méiawan les émissions de Mediawan pouvez regarder représentent une diversité totale de ce qui se passe. Et deuxième élément je ne suis pas dirigeant de Mediawane.

Je ne suis pas dirigeant de Mediawane. Je ne cherche pas cette société au quotidien. Je ne suis pas dirigeant de Méiawane.

Le dirigeant de Méiawan est Pierre-Antoine Capton. Donc je suis actionnaire de la société générale. Est-ce que mon opinion que je peux avoir personnelle peut avoir un impact sur la gestion de la société générale ?

On va pas s'en sortir monsieur le rapporteur. On va vous les laisser continuer monsieur le rapporteur. Après euh je vous laisse vous laisse après c'est pas là je parle là je parle pas de ce sujet là.

Je dis juste monsieur Pigas je dis juste que vous avez pas exactement la même version avec monsieur Niel. Monsieur Pigas nous a expliqué que c'était votre idée, que vous êtes allé chercher monsieur Capton et que vous avez confondé ensemble ce groupe. Monsieur Nial nous dit plutôt qu'il a rencontré un Non non non, on a exactement la même version mais enfin je pense c'est majeur en effet sur l'audiovisuel public hein la façon don je me moque l'histoire de Mediawan mais évidemment qu'on a vécu la même histoire.

D'ailleurs, le rapporteur s'étonnait qu'on soit venu me chercher, je le cite euh au moment de la création de Mediawan. Euh il connaît mal l'histoire donc je la refais là mais c'est pas ce que je voulais dire du tout. Allez-y.

Euh, on a eu cette idée avec Xavier Niel euh et il se trouve qu'effectivement nous avons rencontré un entrepreneur qui a fait le succès au quotidien parce qu'il en est le dirigeant de Mediawan qui est Pierre-Antoine Capton. Voilà, c'est vous ne m'écoutez toujours pas mais je suis désespéré parce que après ils veulent pas m'écouter. Ouais, c'est Non mais c'est dommage.

Donc voilà l'histoire de Mediawan. Moi, je voudrais juste dire une chose sur l'indépendance éditoriale parce que il y a il y a bien un sujet sur lequel on ne peut pas et pardon de cette expression triviale nous prendre, c'est l'indépendance éditoriale. On a avec Xavier pris le contrôle et prenons cet exemple Xavier du journal Le Monde juste pour expliquer la façon dont on a fait les choses.

On a pris le contrôle je pense en 2009 ou 10. Ouais, je suis fâché avec les dates toujours et on a mis en place ensemble et avec Pierre Berger à l'époque un corps de règles sans précédent non seulement en France mais en Europe pour garantir l'indépendance éditoriale du journal et du groupe Le Monde. C'est sans précédent si vous regardez le corps de règles qui garantit l'indépendance des journalistes.

Et de fait, il n'y a, et j' dire de droit, il y a eu aucune intervention ni aucune polémique d'intervention à aucun moment de nous trois actionnaires à nouveau, Xavier, moi-même et le regretté Pierre Berger dans la ligne éditoriale du monde. Ça vous je m'arrête là mais ça définit la relation que nous avons avec les médias. Merci.

Et j'ai indiqué un prop point que monsieur Niel avait même transmis ses parts à un fond de dotation d'indépendance de la de la presse. Monsieur le rapporteur, je vous laisse continuer. Merci monsieur le président.

Oui, effectivement, monsieur Niel, si je vous pose cette question de l'indépendance éditoriale qui concerne le service public, c'est parce que le 30 janvier 2024, vous êtes venu présenter avec un objectif résolument commercial votre nouvelle Freebox sur le plateau de C'est à vous. une émission diffusée sur France 5 produite par Mediawan par une filiale de Mediawan société dont vous êtes l'un des cfondateurs et et actionnair donc on est sur le service public vous êtes présenté par l'animatrice et vous décrivez la dit freebox comme je cite la plus puissante du marché à l'offre plus généreuse et plus responsable fin de la citation France Télévision a reçu d'ailleurs à ce titre une mise en garde de l'ARCOM qui a regretté que le produit commercialisé par vous monsieur Niel et je cite l'ARCOM fait l'objet de la part de la présentatrice de proposatifs et marqués par une absence de critique. Fin de la citation.

On a interrogé les responsables de Mediawan sur le sujet qui nous a explique que à refaire il le referait pas, que c'était probablement une erreur et dans leur justification, ils ont expliqué que ça avait duré un peu moins de 4 minutes. Mais quand on connaît la valeur de la publicité, notamment sur le service public, ça représente un montant de près de 200000 € 180000 € à peu près quand on prend une seconde de publicité sur France 2, 30 secondes, c'est à peu près 30000 €. Donc à nouveau, je j'ai pas l'impression que quelqu'un comme monsieur BIG a déjà été invité sur cet à vous pour présenter sa sa bibox.

Donc est-ce que vous trouvez cette mise en garde de l'ARCOM justifiée ? Est-ce que vous faites preuve de distance sur la ligne des émissions produites par Mediawan pour le service public ? Je je je je serais ravi que sur France 5, 4 minutes coûte 200000 € parce qu'il y aurait plus de problème de budget.

Euh je pense sur France 5. J'ai je pense que vous avez pas exactement les prix juste de la publicité sur France 5 mais c'est anecdotique. Donc votre question euh sur l'Arcom.

Alors déjà je suis assez surpris que vous me parliez de l'ARCOM parce que vous les accusez de censure de manque d'impartialité d'avoir supprimé impunément la fréquence TNT de C8. C'est une tribune que vous avez publié dans valeur actuelle 13 novembre 2024. Maintenant je mets mes sources.

L'ARCOM, c'est un peu quand ça vous arrange, mais donc il y a une mise en garde de l'Arcom qui n'est pas une sanction. Donc je redis l'ARCOM que vous accusez de censure de manque d'imparticialité d'avoir supprimé impunément la fréquence TNT de C8. C'est une tribune que vous avez mis dans à l'heure actuelle le 13 novembre 2024.

Donc l'ARCOM c'est quand ça vous arrange. Si vous me leur dites, je vous lais, j'ai pas de problème. Mais proposer prononcer trois fois une phrase.

Donc la mise en garde de la com n'est pas une sanction. C'est pas moi, c'est une tribune passignée. Ça arrive ça mais était là.

Il a regretté la tribune. D'accord. Bon, tout va bien.

Alors, je me suis pas invité dans cette émission. J'ai été invité dans les trois émissions de quotidienne. J'avais été invité par monsieur Hanouna, vous pourrez lui demander.

J'avais été invité par quotidien. Donc, ces trois émissions m'ont proposé de venir à l'antenne pour présenter cette nouvelle Freebox qui était selon eux suffisamment intéressante pour que ces médias m'invitent. Et systématiquement à chaque fois que j'ai sorti une nouvelle Freebox, j'ai été invité dans des médias on estimait que c'était suffisamment important.

Vous pouvez vérifier, j'ai m'avais été invité chez le groupe TF1, chez quotidien en 2018 pour présenter une Freebox. Ellisabeth Lemoine, un annéabeth Lemoine a précisé mon lien avec Mediawan en début d'interview. La présentation du produit a été, je le trouve et c'est peut-être mon avis, il est probablement partial, factuel.

Personnellement, j'ai pas été mis en garde. Mediawan n'a pas été mis en garde. C'est France Télé qui l'a été parce que c'est France Télé encore une fois l'éditeur parce que Media One n'est pas un média.

Méia One produit un contenu et donc c'est France Télévision qui a été mis en demain parce que c'est France Télévision qui a fourni et qui a édité service. Méiawan a respecté et France Télévision ont respecté cette mise en garde mais je vous rappelle que il y a quelques semaines la dirigeante d'Orange a été invitée chez c'est à vous dans la même émission. Donc en fait la seule personne qui ne peut pas être invitée en France et c'est à vous, ça va être moi.

Ça c'est un peu particulier. Moi aussi d'ailleurs. Ah tu as pas le droit non plus.

D'accord. Passer les messages à bien vous à bien vous comprendre. Vous ne comprenez pas cette mise en garde de l'ARCOM faite à France Télévision qui explique que inviter le fondateur de Mediawan sur une émission produite par Mediawan sur le service public pour venir vendre en tout cas exposer les vertus de sa box à des intentions commerciales.

Vous ne comprenez pas cette mise en garde de l'Arcom monsieur Niel ? Pardon, je comprends pas que de vous citizz l'ARCOM que vous excusez de censure de manque d'impartialité d'avoir supprimé impunément la fréquence de TNT de C8. Encore une fois, l'arcome, je vous le redis, Mediawan ne le fera pas.

J'ai pas à comprendre ou pas comprendre cette décision. Je je me surprends juste que vous utilisez l'arcom quand ça vous arrange. Le point était sur l'indépendance éditoriale.

L'arcom est est une autorité. Elle est perfectible comme beaucoup d'autorités et c'était pas là le sens de ma de ma question. Mais vous voyez que cette question porte une légitimité parce que quand une société aussi importante qui bénéficie de contrats aussi importants voit ses actionnaires venir faire une sorte de publicité déguisée sur les émissions du service public alors où certains s'inquiètent d'une éventuelle privatisation de l'audiovisuel public dont vous faites partie.

Vous l'avez rappelé en propolyaire, je crois on a un audiovisuel public fort aujourd'hui. Est-ce que vous avez pas l'impression qu'il y a déjà une sorte de privatisation en œuvre sur le service public ? Quand on voit qu'il y a 110 millions d'euros d'argent public accordé par France Télévision à une société comme dont vous êtes fondateur pour parfois venir faire des publicités un peu déguisées pour vos box, est-ce que il y a pas déjà un risque de privatisation à l'œuvre sur le service public ?

Je reprends la la réponse est non. La première sujet et le 2è élément c'est que je vous rappelle qu'Orange a été invité, la dirigeante d'Orange a été invitée il y a quelques semaines, ce qui me paraît pas être non plus une privatisation du service public. Et ce n'est pas de l'argent accordé, c'est un contrat d'achat.

Quand je vous écoute, j'ai l'impression que c'est un don de l'audiovisuel public à Mediawan. C'est pas un don, c'est un achat, c'est un contrat pour produire une émission. Donc la réponse à votre question est non.

Et moi je je je veux bien monsieur le président et monsieur le rapporteur si vous nous autorisez complè compléter la réponse parce que je j'ai beaucoup de questions pour vous monsieur Ah ben je je sais je les attends avec une grande impatience. Pardon monsieur mais vous savez on se connaît depuis très longtemps avec Xavier, on a créé un certain nombre de sociétés ensemble et on on se complète. Moi, je voudrais Non, mais juste je voulais je je préside ces débats et je vous ai autorisé à répondre.

Donc, vous allez répondre dans quelques instants et monsieur rapporteur reprendra après. C'est moi qui vous ai donné la parole. Non, je voudrais Merci.

Merci monsieur le président. Je voulais juste revenir à moins que vous ayez une question après, monsieur le rapporteur, sur la notion de de concentration et ces fameux 100 ou 110 millions. C'est-à-dire, vous avez une question après ou pas ?

Je peux vous la poser d'ailleurs ? Ouais. Alors, allons-y.

Allons-y. Allez, oui, je je vous je vous pose cette question parce que j'ai l'impression que le sujet vous intéresse. Vous avez raison.

J'ai pu voir par exemple que sur France 5, on évoquait une émission de de France 5, il y a à peu près 80 % des émissions de flux du service public diffusé sur France 5 qui sont attribué à deux sociétés de production privée Mediawan et TAZER. On peut parler donc de phénomène de concentration et ce sont des émissions de débat d'opinions comme c'est à vous, c'est ce soir, c'est politique, c'est dans l'air qui sont des émissions quand même assez importantes de l'information. Certains d'ailleurs syndicalistes du service public ont dénoncé le risque que ça pouvait faire peser sur des entraves au principes de neutralité.

En tout cas, il disait que il y avait pas une vérification aussi fine pour des émissions qui étaient externalisées à des sociétés de production privée que quand elles étaient internalisées. Donc je me permets de vous poser cette question. Est-ce que ce phénomène de d'externalisation massive d'émission importante du service public ne traduit pas au fond déjà une impression de privatisation du service public ?

Est-ce que c'est pas un danger ? Parce que demain, imaginons que Media One soit contrôlé par un fond d'investissement américain, le jour où on traitera d'informations sur un conflit avec les États-Unis, est-ce que ça fait pas peser un risque sur l'information et le service public de l'audiovisuel ? Bon alors je je vous remercie de cette question en effet qui va qui va permettre de clarifier et de préciser un certain nombre de choses.

Il il y a à nouveau plusieurs éléments dans votre question et que je trouve légitime. La la première chose c'est et je vais je vais pas être long mais être précis, c'est la notion de concentration et ou le terme que vous avez employé c'est d'hyperconcentration. Euh le premier point que je vais faire, c'est j'avoue, je suis très surpris, enfin je vais le dire autrement, il est tout à fait normal et naturel que Media One soit l'un des principaux fournisseurs de programmes de France Télévision.

Pourquoi ? Bah parce que on est un des leaders dans le monde de la production audiovisuelle, l'équivalent d'un espèce d'Airbus de la production. C'est exactement enfin s'interroger sur ce sur ces sur ce montant et sur cette part de marché.

C'est exactement comme si vous disiez à Airfance là en l'occurrence France Télévision, ah quand même vous achetez beaucoup d'Airbus. Bah oui, Airfance vous direz bah ouais Airbus c'est le leader mondial. Oui, on préfère acheter français et européens plutôt qu'Américain, c'est-à-dire Boeing.

Et oui, on préfère acheter euh des Airbus que des planeurs ou des avions à hélice pour faire Paris New York. Voyez ? Bah c'est exactement pareil. en matière de production.

Je précise d'ailleurs deux choses importantes. Il y a pas parce que vous laissez toujours une espèce d'ambiguïté euh propre à la théorie du complot, il y a pas une espèce de main invisible et un contrat mystère entre Media One et les sociétés et et le groupe France Télévision. Et vous le savez, il y a une multitude de contrats entre en réalité la relation et les contrats sont noués entre les sociétés de Mediawan individuelles, particulières et le groupe France Télévision. et c'est pas Media One la Holding qui gère ces ces contrats.

De fait, je crois qu'il y a une vingtaine de sociétés de Media One qui travaillent avec France Télévision. Je rappelle que par ailleurs, France Télévision travaille avec à peu près 700 producteurs. On représente moins de 3 % si on fait le calcul des des producteurs en nombre.

Premier point. Le deuxième point qui moi m'étonne beaucoup, euh vous vous vous focalisez sur Mediawane. Euh moi je me suis amusé à compter le nombre d'occurrences, c'est-à-dire le nombre de fois où où vous avez cité Mediawan depuis le début des auditions.

On est à plus de 250 fois et alors que Bijet a exactement ou quasiment la même part de marché 11 %. C'est ce qu'a dit ici même Stéphane Sitbong Gomez sous serment lors de son audition. Or, vous ne parlez quasiment jamais euh de Banijet, jamais.

Quand vous les recevez ou d'ailleurs son actionnaire, c'est un espèce de podcast. Oui, oui, Nagi, c'est autre chose, mais je parle des actionnaires et des dirigeants. C'est un espèce de podcast où ils délivrent un espèce de récit sur leur propre histoire et cetera.

Sûrement passionnant, pas pour moi. Je continue, je vous réponds. Mais pourquoi est-ce que vous ne citez jamais Bij ?

Moi, mais c'est ma réponse, c'est ma réponse. Je [grognement] je pense que c'est parce que un des actionnaires très importants, contrairement à ce que vous avez laissé dire, de banij s'appelle Vincent Boloret. J'y vois d'ailleurs la démonstration même que votre démarche est politique.

Mais surtout, je termine d'un mot, monsieur le rapporteur, j' juste que vous écoutiez la fin. Vous avez utilisé le terme systématiquement d'hyperconcentration, méga concentration. Alors, comme je l'ai fait pour la notion de contrôle, j'ai j'ai autorisé-moi cette formule.

Je fais un rappel à la loi, au législateur que vous êtes. Je vais en faire un deuxième euh et je vais citer cette fois-ci, j'ai pas besoin de me plonger dans un ordinateur, l'article L420 L420-2 du code de commerce et l'article 102 traité sur l'Union européenne qui définit ce que c'est que la concentration. À moins de 25 % de part de marché, il n'y a aucun risque de concentration.

Je rappelle que notre part de marché est de 11 %. Il est donc infondé juridiquement. faux de dire qu'il y a une hyper concentration ou une méga concentration au profit de Mediawan.

Merci pour ces précisions monsieur Pigas, monsieur le rapporteur. Oui, merci monsieur le le président. Je je voudrais simplement répondre à à vos insinuations que que je trouve assez problématique.

Je pense que vous avez pas dû suivre l'ensemble des des auditions. Quand je dénonce ce phénomène de concentration des contrats de production passé entre France Lévision et des sociétés de production, systématiquement, j'évoque trois des plus grandes sociétés de production. Vous pourrez le vérifier.

Je pense que tous ceux qui ont été témoins de ces auditions l'ont su et l'ont vu. J'évoque Media One première, j'évoque Benig 2è. J'évoque notamment tous les médias parce qu'il y a des des sujets de conflit d'intérêt entre des anciens dirigeants de l'audiel public et des dirigeants de tous les GER Medéia.

Vous voyez, je suis particulièrement attaqué sur les réseaux sociaux par un actionnaire de Baniget qui s'appelle Nagi. Et je pense que vous l'avez peut-être vu monsieur Pigas hier. L'audition entre Nagi, enfin l'audition de de Nagi lors de la commission d'enquête n'a pas été de tout repos.

Je ne pense pas qu'on puisse dire que j'ai particulièrement été conciliant avec cet actionnaire de Baniger. Donc vos accusations de ménager votre concurrent direct dont monsieur Boloré et coactionnaire ne tient pas. Lisez les publications de Nagi sur ses réseaux sociaux. vous verrez que je ne ménage pas la société banigée et que je ne ménage pas non plus ces actionnaires.

Donc je voudrais euh simplement répondre à ces accusations qui ne me paraissent pas vraiment dignes du travail d'exhaustivité et d'honnêteté que que nous menons. Je voudrais simplement vous vous poser une question puisqu'on est sur l'indépendance éditoriale. Vous avez été reçu, je pense que vous attendez à ma question le 11 septembre dernier dans l'émission politique de France 2 par Caroline Rou et vous avez été introduit par Caroline Rou en ces termes. pas facile d'avoir des patrons qui viennent dans des émissions politiques.

Alors, elle vous introduit, elle vous présente simplement comme un patron. Elle oublie de rappeler par exemple que quelques mois auparavant, vous aviez appelé publiquement à voter pour le nouveau Front Populaire en 2024. Elle oublie par exemple de rappeler que vous avez fait la une de libération quelques semaines, quelques mois auparavant en début de l'année pour expliquer que vous mettriez tous les moyens dont vous avez à vos dispositions pour lutter contre la droite radicale.

Elle oublie de rappeler aussi que vous êtes le cfondateur de la société Media One qui produit des émissions dont elle est elle-même animatrice sur le service public. Bon, tout ça est assez fâcheux. L'ARCOM s'en est saisie.

Les personnes qu'on a pu interroger regrettent, notamment les directeurs de l'information regrettent cette présentation. Donc je me permets de de vous poser cette question. Oui, d'autant plus que vous avez livré 100 contradictoires pendant à peu près 20 minutes un propos quand même très fort contre certains partis politiques alors que vous étiez présenté simplement comme un chef d'entreprise.

Est-ce que vous avez pas l'impression parfois que Media One et bien prend du poids et de l'influence sur des émissions du service public en rupture totale avec l'indépendance éditoriale et les principes de neutralité qui nous sont chers ? Bien. Oui, [rires] j'hésite à rire.

Euh je vous remercie beaucoup de me poser cette question. Non mais monsieur l'pporteur, si vous pouvez juste écouter la réponse. Euh c'est c'est c'est ça me fascine en fait parce que vous avez dit à de multiples reprises un certain nombre et pardon de ce terme de mensonges sur ce sujet.

Le premier, c'est que vous avez expliqué que j'avais été invité, alors j'ai vos déclarations, je les ai même si vous voulez sur le téléphone si vous voulez qu'on puisse les filmer pour les entendre, que j'avais été invité dans l'émission l'événement de France Télévision que je produisais moi-même. Non mais j'ai votre déclaration, vous voulez que je vous la lise un peu vous pouvez me donner acte que je la produisais pas. Non mais est-ce que vous m'en donnez acte ?

Je demande au président de Caroline Rou n'ime pas des émissions. Non mais répondez, je je vais je vais vous lire votre déclaration. C'est dommage monsieur le rapporteur.

Je je vais à celle qui est de fait. Je vais revenir sur ce deuxième point d'ailleurs de son employé dans l'émission, monsieur Pigas, dans la production d'émission don dont celle qu'elle présentait qu'il produisait lui-même. Euh j'ai ça c'est euh c'est euh à l'occasion de de l'audition de de madame Christine Albanel et vous avez dit devant un un grand média, je continue un grand média un un grand mais attendez, je continue.

Un grand média connu pour sa neutralité qui est boulevard Voltaire. Euh et vous savez dit euh Mathieu Pigas est intervenu sur l'événement sur France 2 pendant 20 minutes. Il déverse toute sa haine.

Je vais revenir là-dessus. Euh alors qu'il est lui-même producteur de l'émission. Je je ce sont vos propos, vous pouvez les vérifier.

Alors qu'il est lui-même producteur de l'émission sur laquelle il est invité. Alors est-ce que vous me donnez du fait que je ne produisais pas cette émission qui d'ailleurs a été produite par et vous le savez très bien, est-ce que je peux vous poser une question, monsieur ? Est-ce que je peux juste vous poser une question ?

Je vous Oui oui je mais moi j'en prend je vous pose juste une question que j'ai posé à plusieurs personnes. Beaucoup de personnes sont venues ici en disant que le rapporteur avait tenu des propos faux à leur endroit les avait diffamé. Pourquoi personne n'a porté plainte pour diff je vais je vais répondre à c Vous nous invitez à porter plainte parce que parce que ça c'est pas le Ouais ouais et et allez-y répondez.

Je vous laisse la question est à moi. Je vous laisse [rires] je vous laisse [souffle coupé] laisse le rapporteur réagir. Vous répondraz à ma question.

Allez-y. Allez-y, vas-y, vas-y, vas-y, vas-y. Répondz, vas-y.

Bon, monsieur, monsieur le président, merci de de transformer cette audition en audition du rapporteur avec avec la la bienveillance de des personnes auditionnées. Monsieur Pigas, une question simple. Non, mais soyons honnête, une question simple.

Est-ce que madame Rou est animatrice oui ou non d'émission animées produites par Mediawan ? Est-ce que monsieur Pigas, vous n'êtes pas l'actionnaire d'une société qui produit des émissions dont madame Rou est animatrice ? Est-ce que Est-ce que vous pouce que monsieur Pigas vous n'êtes pas d'une certaine façon le supérieur hiérarchique de Madame Rou ? que c'est là le le plus important et je vous donne acte je je vous je vous donne acte sur la confusion de deux émissions mais pour autant Media One produit pour le service public des émissions dont Caroline Rou est animatrice.

Donc être invité dans une émission animée par Caroline Rou en étant présenté comme simple chef d'entreprise vous admettrez pardon monsieur Pigias qu'il y a une forme de confusion des genres et je ne suis pas le seul à l'avoir dit. Il y a des dirigeants de France Télévision qui l'ont dit sous serment devant nous et visiblement ça ça aussi émucom. Donc pardon de de d'être peut-être un peu je vais vous laisser répondre monsieur Pigas, allez-y.

Et le rapporteur peut accepter que comme effectivement il y a une nombreuse communication de votre part qui puisse que je puisse leur laisser aussi la parole pour pouvoir répondre à certains proposter [grognement] contre moi. Alors attendez non non non attendez attendez non non parce que moi je moi j'arrive au terme de cette commission d'enquête. Je commence aussi personnellement en avoir marre qu'on raconte n'importe quoi sur moi.

J'ai incité personne à porter plainte contre vous, monsieur le rapporteur. J'indique juste qu'à chaque fois qu'on auditionne des personnes, il vous reproche des propos considérant que vous les avez diffamé. Je dis que c'est pas ça me semble pas être ici le lieu pour le faire.

Si vous avez des propos à reprocher au rapporteur et que vous considérez qu'il vous a diffamé, portez plainte. Je vous d incitais pas à porter plainte contre vous monsieur le rapporteur. Je disais queici c'était pas le lieu des règlements de compte et que si il contestait vos propos, il y avait d'autres endroits pour ça, y compris la justice.

C'était simplement ça. Et je je voudrais être très clair là-dessus. Maintenant, monsieur Pigas, je vous laisse répondre.

Effectivement, vous avez pu le dire, vous n'étiez pas le producteur de l'émission que le rapporteur a cité. Mediawan ne produit pas l'émission. Bon, mais l'événement l'émission, on voilà, on est dans une commission d'enquête.

Donc soyons factuels et je vais répondre aux différents points qui ont été faits. Je je sens d'ailleurs le malaise et le mal-être du rapporteur sur ce sujet. D'abord juste monsieur le président, je réponds à à votre question sur la le le fait de porter plainte.

Le choix que nous avons fait et là vous pouvez nous en donner acte. Le vous pouvez nous en donner acte a été de ne jamais s'exprimer publiquement jusqu'à cette audition sur la commission d'enquête ou sur vous. et je le dis avec beaucoup de respect pour la représentation nationale.

Nous n'avons rien dit à aucun moment alors même que je vais citer les termes de monsieur le rapporteur sur Xavier et moi et d'ailleurs vous allez vous dire que c'est pas possible mais si c'est possible. Donc, on a été accusé successivement de détournement d'argent public, de collusion, de prise illégale d'intérêt, de conflits d'intérêt. Alors effectivement, moi pour ce qui me concerne, je Xavier fera ce qu'il veut et comme toujours, mais c'est vrai que ça me pose des questions sur les suites judiciaires à donner puisqueen plus on a vu, on vient de voir que tout est faux.

Vous vous savez pas comment définit le contrôle d'une entreprise, vous savez pas comment on définit je réponds la Mais quand même, il faut nous laisser répondre. moi je je dire la concentration d'une entreprise et je vais revenir sur la notion de sur sur le sur la notion de neutralité sur calorie. Voilà ce point sur le sur les sur les plaintes.

Monsieur le rapporteur, je vous réponds maintenant. Donc laisse répondre à monsieur sur la question de car vous m'autorisez à répondre. Je sais pas si vous voyez ce que vous dites sur nous par ailleurs.

Donc je réponds sur Caroline monsieur le rapporteur monsieur pardon monsieur Pigas pardon. Je vous laisse répondre. J'indique parce que c'est compliqué hein.

J'essaie de de il me parle. Non non mais pour moi ouis pour moi comme président il me parle. Vous répondez.

J'essaie de que tout ça puisse se dérouler dans un cadre serein. Je dis au rapporteur qu'effectivement parfois il lui est arrivé de dire des choses sur vous qui étaient inexactes. Par exemple le fait que vous n'étiez pas le producteur de l'émission de l'événement.

Donc je vous laisse y répondre. Ça me paraît normal dans cette commission d'enquête vous pouviez rétablir les faits et des vérités. Maintenant, il vous a posé une question, il souhaite avoir une réponse, vous alliez au moment où je vous ai interrompu lui répondre et donc je vous laisse le faire.

Voilà. Donc je disais euh c'est c'est un peu c'est c'est la série de la série de mensonges. Le premier mensonge, c'était donc de dire que je produisais cette émission C'est faux.

Le deuxième mensonge est de dire que je suis le patron de Caroline Rou. Euh c'est ce que vous avez dit euh à de multiples reprises lors des auditions et lors de euh lors de de d'intervention médiatique. Euh c'est faux puisque Caroline Rou n'est pas salarié de Mediawan.

Elle est c'est exactement le point que Xavier voulait faire. Elle n'est pas salariée de méiawane. Elle est elle est salariée de France Télévision.

Je fais un troisème point. Vous dites sans contradiction mais je fais je fais un 3è point. Vous dites vous dites que j'ai déversé.

Vous n'avez pas cité le parti monsieur Allon ça vous intéresse pas ma réponse ? Merci monsieur rapporteur vous écoute. Non, je voudrais juste terminer.

Allez-y, allez au bout de votre ép. Ouais. Sur le sang contradictoire.

Mais vous n'avez pas enfin je pense vous ne savez pas ce que c'est qu'être journaliste ou le journalisme. Le journalisme c'est pas d'agresser, c'est pas d'interrompre tout le temps, c'est pas d'être agressif. Le journalisme, c'est de relancer et d'échanger.

C'est ça le le journalisme. Et de fait, quand vous avez interrogé ici même les Salamé sur cette émission, elle vous a dit que elle avait trouvé la façon dont Caroline Rou conduisait ce débat de très professionnel. Moi, je je me permets pas pour ce qui me concerne de juger le professionnalisme de L Salamé ou de Caroline Rou.

Merci. Oui, je merci monsieur le président. Ma ma question était était simple.

Je pense que vous convenez que être invité sur une émission du service public animée par une personne qui anime des émissions produite par Mediawan sur le service public alors que vous êtes présenté comme simple chef d'entreprise, on ne rappelle pas on ne rappelle pas, elle n'a pas rappelé vos engagements politiques. Elle n'a pas rappelé par exemple que vous vouliez mettre tous les moyens à votre disposition dans un combat contre la droite radicale. Il y a d'autres d'autres termes que je vais pouvoir vous citer.

C'était un peu plus récent, c'était le 14 janvier 2026 sur France Inter au micro de Benjamin Dumamel. Vous avez donné une définition de votre projet de bataille culturel. Il s'agit pour vous, je vous cite, d'une lutte pour imposer par les médias.

Donc vos valeurs, vos mots, vos thèmes, vos expressions, votre regard sur le monde. Fin des citations. Je vous cite à nouveau, l'objectif, il est simple, c'est de gagner la bataille des idées et des images pour gagner la bataille électorale.

Et vous insistez bien, une lutte pour imposer par les médias. Donc quand je vous pose cette questionlà d'être invité sur un média, enfin sur une antenne du service public par une animatrice qui anime des émissions de de Media One dont vous êtes l'un des fondateurs, est-ce que ça fait pas peser un risque sur l'indépendance de ces journalistes, sur l'indépendance du service public ? Est-ce que cette bataille culturelle par les médias que vous menez, vous voulez aussi la mener sur le service public ?

Alors, je vais Merci aussi de cette question à laquelle je m'attendais un peu quand même. Euh je vais je vais répondre en différents temps. D'abord le la bataille culturelle, c'est pas vraiment moi qui l'amène.

Si si vous reprenez ce que j'ai dit à France Interre ou dans un certain nombre de médias, ce que je décris, ce que je définis, c'est la bataille culturelle telle qu'elle est menée par l'extrême droite et les médias d'extrême droite et notamment ceux du groupe Bolor qui est mené de deux façons. Je vais pas vous assommer avec ça parce que vous m'avez visiblement écouté. D'une part, en en assommant, répétant tout au long de la journée sur les différents médias bolorés que ce soit C News JDD ou européen les ce que ce que j'ai appelé les trois I immigration, insécurité, islam et d'autre part, c'est la deuxième chose en en utilisant en faisant en utilisant cette commission pour faire pression sur le public.

Je vais reprendre les propos, je crois de de d'un ou d'une députée qui disait "C'est pas une commission sur l'audiovisuel public, c'est une commission contre l'audiovisuel public." Bon maintenant, je vais je vais avancer parce que vous touchez un sujet, monsieur le rapporteur, prenons le temps de d'échanger, vous touchez un sujet important qui est la neutralité. Alors voilà, donc autorisez-moi à répondre maintenant sur la neutralité.

La neutralité c'est c'est évidemment un sujet très important. D'ailleurs, vous avez tellement dit vous des choses contradictoires contraires que nous-même on sait on sait plus très bien. Donc vous avez d'abord expliqué qu'on était porteur d'un agenda politique de gauche tout en étant macroniste.

Alors moi ma gauche à moi là aussi vous m'en donnerai, elle est pas totalement compatible avec le macronisme. Vous avez expliqué qu'on était sous contrôle américain puis qu'on était sous l'influence du Qatar. Enfin c'est tellement contradictoire que ça n'a absolument aucun sens.

Et ça montre que ça n'a aucun fondement. Je continue. Je vais reprendre le le propos de Xavier tout à l'heure qui qui est très important parce que vous allez sûrement citer ensuite bah vous vous ne m'écoutez pas monsieur le rapporteur, c'est dommage.

Vous allez sûrement citer ensuite libération la question du rapporteur. Allez-y. Ben c'est ce que je suis en train de faire hein.

Je de je suis je suis sur le cœur du sujet qui a la neutralité. Alors évidemment ça vous plaît pas ma réponse mais c'est ça le débat démocratique. Euh il il me semble.

Donc sur la neutralité moi moi je reviens. C'est un média one. Je vais reprendre ce que Xavier disait n'est pas un média.

Il faut quand même que vous arriviez à comprendre après euh quoi 5 mois de commission peut-être la différence entre le diffuseur et je pense que c'est important d'y passer quelques instants et le producteur. Euh à nouveau, on l'a dit tout à l'heure, le diffuseur en l'occurrence c'est France Télévision là par exemple, c'est-à-dire la chaîne de télévision qui elle a pour objectif de construire une offre une offre éditoriale la plus cohérente possible permettant d'attirer d'être la plus attractive possible pour attirer l'audience la plus large possible. Le diffuseur est le seul responsable de la ligne éditoriale juridiquement.

Le producteur, c'est nous. Le seul la seule chose que l'on fait, vous m'inquiétez toujours pas, c'est dommage. La seule chose que l'on fait, c'est de livrer de de livrer des programmes, de prendre le risque créatif, de réunir des talents pour s'inscrire dans cette ligne éditoriale.

Nous ne sommes pas un média, nous sommes un producteur au service du média. Le seul responsable de la ligne éditoriale, c'est en l'occurrence France Télévision. La première chose, la deuxième chose que je veux dire, c'est que je contrôle pas moi méiawan, ça vous a pas échappé puisque on le coôle.

Or, je sais pas faire injure à Xavier et Pierre-Antoine, au contraire d'ailleurs de dire qu'on peut avoir des positionnements, des sensibilités, des opinions différentes. Et vous savez quoi ? C'est ce qui fait je pense notre richesse, notre complémentarité et l'équilibre de Mediawan.

Euh donc moi moi je pense que euh la neutralité elle est parfaitement elle est parfaitement assurée. D'autant plus que je vais m'arrêter là mais je suis désolé, ça va être mon 3è rappel à la loi et peut-être le dernier mais c'est pour vous monsieur le rapporteur. Il y a une différence fondamentale entre actionnaire et dirigeant.

Là encore je je vous renvoie au code civil et au code au code du commerce. L'actionnaire il détient une fraction du capital, il est même pas habilitaire à représenter la société. C'est-à-dire que là, Xavier et moi aujourd'hui, on devrait pas être présent ici.

Il n'intervient pas dans la gestion. Le seul qui a habilité à intervenir dans la gestion est à représenter la société, c'est le dirigeant. En l'occurrence, c'est Pierre-Antoine Capton que vous avez auditionné parce qu'il est détenteur titulaire d'un mandat social.

Mais c'est pas notre cas. Donc tout ça nous nous est complètement différent. Je vais rajouter un point personnel monsieur le rapporteur et après je parle au rapporteur parce que Oui.

Bah quand même il faut qu'il accepte d'entendre les réponses. Moi moi il je sais pas j'ai pas compté le nombre de fois où il m'a cité d'ailleurs le rapporteur. Mais je quand même je vais vous dire une chose connais pas les équipes et écoutez-moi bien je suis sous pas vous d'ailleurs vous vous pouvez mentir mais pas nous.

Mais moi je je connais pas les équipes de production de programmation de Mediawan c'est simple d'ailleurs ils l'ont dit je les ai jamais rencontré. Je vais je vais vous étonner. Euh je connais d'ailleurs je connais pas les dirigeants des des différents euh business line disons de de Mediawan.

Je connais même pas les dirigeants de France Télévision. J'ai vu une fois je crois Delphine Ern dans ma vie. Je jamais parlé.

J'ai eu une fois Stéphane Sit Bongomez dans ma vie pas plus. J'ai aucun échange. Moi, je vais pas euh au festival de Cann, je suis jamais allé de ma vie.

Je vais pas au César, je vais pas aux avant-premières, je vais pas au premier. Enfin, tout ça pour vous dire, je suis complètement indifférent à tout ça. Merci monsieur porteur.

Merci monsieur Pilias pour votre réponse très longue. Euh je je me permets de de réagir simplement à votre réponse et je je l'ai bien entendu vous expliquer que euh il y avait pas forcément d'intervention ou d'intention politique ou de bataille culturelle parce que Media One n'était pas un média donc palié à des objectifs politiques euh de ce que j'ai pu comprendre de ce que vous nous avez dit. Mais quand je regarde notamment votre participation dans le groupe Media One, je constate que c'est pas directement vous qui êtes coactionnaire de de Media One, c'est votre groupe combat qui est actionnaire de contrôle de Media One, vous l'avez pasé.

Et je vous propose de vous intéresser peut-être de près à l'objectif poursuivi par ce groupe Combat en 2021. Donc, il a été rebaptisé le combat et dans une interview accordée à Billboard, vous expliquez votre choix, vous invoquez pour cela des raisons politique dans la thèse de votre groupe combat. Je vous cite, ce combat s'opère pour moi de manière très inégale, notamment sur le plan médiatique ou culturel.

On a vu monter depuis des années. Bon, monsieur Niel, monsieur Niel veut veut pas que je poursuive ma question. Monsieur Niel, visiblement veut veut suspendre la séance.

Finissez votre question. Est-ce que je peux poser ma question ? Finissez votre question.

Président, allez, finissez votre question. Merci monsieur le président. Je reprends euh Oui, monsieur Pigas, en fait, [raclement de gorge] vous êtes actionnaire de Méia One par l'intermédiaire de votre groupe combat et quand on lit euh la thèse de votre groupe combat de façon assez explicite, on voit qu'il y a un engagement politique assumé.

Je vous cite, ce combat s'opère pour moi de manière très inégale, notamment sur le plan médiatique ou culturel. On a vu monter depuis des années des groupes médias et culturels poussés par des milliardaires de droite ou d'extrême droite. Ma conviction a été d'arriver à contester ça, à résister, à faire contrepoids.

C'est vraiment la mission du groupe combat. C'est pour ça qu'on a pris ce nom et c'est cette marque qu'on a en quelque sorte activé fin de la citation. Donc vous voyez, vous m'expliquez que vos intentions ne sont pas de faire de Mediawan et bien un outil politique ou de bataille culturelle, mais c'est votre groupe combat qui a un vrai objectif politique et de bataille culturelle qui est coactionnaire direct de Mediawane.

Donc comment comprendre votre thèse sur vos intentions quand on voit que le groupe que vous contrôlez et bien poursuit un objectif politique parfaitement assumé ? Mais vous avez tout à fait raison monsieur le rapporteur. Moi, j'ai désolé, [rires] j'assume totalement les engagements politiques et sociaux qui sont les miens depuis toujours.

Il y a rien là de caché que vous découvriez comme ça de manière mystérieuse. D'ailleurs, je vous remercie d'avoir lu le l'objet social de combat. Je suis pas sûr que beaucoup l'élu, mais je j'en changerai pas un mot aujourd'hui et je l'assume absolument totalement.

En effet, le sens de mon combat pour reprendre ce terme, c'est la lutte contre les idées mortifère d'extrême droite. Je vais pas je peux je peux développer pourquoi, je crois que c'est pas l'enjeu là, mais je vais vous répondre de manière précise en une phrase. Il y a une différence fondamentale entre les entre Media One et les autres participations ou médias du groupe combat.

La différence c'est dans le cas de Media One, je suis coactionnaire de contrôle et que actionnaire. Donc je suis actionnaire, pas dirigeant. Je vous renvoie code du civil, code civil, code du commerce et cetera.

Et par ailleurs, nous sommes au conrôle. Dans le cas des autres médias du groupe Combat que vous avez bien voulu citer tout à l'heure, y compris par leur diminutif, les inoc Radio Noval et festival et cetera, je suis seul actionnaire et pour le coup dirigeant. Donc il y a là une différence fondamentale qui j'espère va vous rassurer pleinement totalement définitivement sur la neutralité de Mediawan.

Monsieur le rapporteur je laisse la encore une question je passe la parole le groupe politique. C'est bon. Alors je vais donner maintenant la parole aux différents groupes politiques pour des questions de 2 minutes et j'ai pour le Rassemblement national madame Sicard.

Merci monsieur le président. Je prendrai les interventions successivement parce qu'il y en a beaucoup. Il y en a beaucoup.

Très bien. Cette question s'adresse à monsieur Pigas. Je vais faire référence à la une de libération du 13 janvier 2025 qui titre avec vos mots je vous cite "Je veux mettre les médias que je contrôle dans le combat contre la droite radicale." Tout le monde parle de Vincent Boloré mais Vincent Bolloré n'a jamais dit ça.

Vous monsieur Pigas vous l'avez dit. Vous êtes le seul propriétaire de médiia en France à avoir revendiqué publiquement, explicitement, sans ambiguïé, vouloir mettre ses propres médias au service d'un combat politique. Et votre ligne éditoriale a le visage de Guillaume Meuris, chassé de France Interre pour ses propos, et recruté aussitôt pour votre par votre radio radio Nova.

Une radio qui est devenue émission après émission la caisse de résonance de l'extrême gauche Antifa. Alors, permettez-moi aujourd'hui de vous prendre au mot. Vous dites que vous assumez très bien.

Assumez-vous aussi encaisser 100 millions d'euros par an d'argent public ? Assumez-vous que c'est à vous, c'est dans l'air, vos magazines politiques produits pour le service public, soit les vitrines quotidiennes de votre bataille culturelle. Assumez-vous vouloir mettre le service public dans votre combat politique.

Vous voyez le problème ? Ce n'est pas votre combat qui est scandaleux. Vous êtes libre.

C'est qui le finance ? Des Français paient pour votre guerre sans le savoir, sans l'avoir choisi. Des millions de Français qui votent pour le camp national à toutes les élections.

Ceraquette idéologique subventionné par leur propre argent est insupportable. Vous voulez mener un combat contre la droite, ayez au moins le courage et l'honnêteté de l'autofinancement. À ce sujet, Marion Maréchal a posé une question essentielle, je la cite.

Pourquoi le service public audiovisuel traque, persécute, harcèle les entrepreneurs Vincent Boloré et et Pierre Édouard Sterrain dans toutes ces émissions mais ne dit mot sur Mathieu Pigas qui veut mettre ses médias au service de ses idées de gauche extrême. Est-ce Pasquet produit des émissions sur ce même service public ? Merci.

Vous lui avez répondu, je vous cite encore. J'assume, je ne me cache pas. Alors, ma question est simple.

Vous venez de dire que l'audiovisuel public doit être la représentation des territoires et des sensibilités. Considérez-vous comme moral, honnête, éthique, que l'argent des Français que vous combattez finance votre bataille idéologique. Je vous remercie.

Merci Msicard. Madame Calvest pour 2 minutes pour ensemble pour la République. Merci monsieur le président.

Messieurs, vous avez décidé d'investir dans un groupe de société de production audiovisuelle dont les réussites et les performances sont dynamiques en France mais aussi dans le monde. La loi de 1986 relative à la liberté de communication instaurait et instaure toujours des obligations de diffusion de production indépendante. Et à l'époque, c'était pour limiter le pouvoir de quelques chaînes existantes et soutenir ainsi la diversité culturelle.

Aujourd'hui, le nombre de diffuseurs a explosé. Les plateformes de SVOD, les chaînes thématiques et autres services en ligne, vous l'avez déjà souligné. Et les producteurs aussi se sont concentrés, ce qui pose la question éventuelle d'un déséquilibre inverse.

C'est-à-dire qu'on aurait une poignée de grands groupes de production face à une multitude de diffuseurs. L'audiovisuel public est soumis à des missions de services publics spécifiques mais se retrouve en concurrence directe avec les chaînes privées, les autres diffuseurs nationaux voir internationaux pour l'acquisition de contenu auprès des mêmes grands producteurs. Alors, quel rapport de force s'instaure alors ?

Faut-il faire évoluer cette législation au regard de l'évolution du paysage médiatique ? Puisque l'audiovisuel public a des missions spécifiques à remplir, ne faudrait-il pas l'extraire un peu plus de la logique de concurrence avec les chaînes privées qui se fournissent aussi auprès de ces mêmes sociétés de production dont celles dont vous êtes actionnaire et ainsi redéfinir autrement les rapports de l'audiovisuel public avec la les sociétés de production audiovisuelle. Alors, lui donner un accès prioritaire ou des tarifs préférentiels sur certaines productions, créer des fonds dédiés pour financer des contenus spécifiques à ces missions parmi lesquels l'éducation ou l'information ou lui accorder des droits plus importants sur l'exploitation de l'œuvre que l'audiovisuel public finance.

Une manière ainsi de renforcer l'audiovisuel public et donc de renforcer la démocratie. Merci chers collègues pour le groupe socialiste, madame Aida Adisadé. Merci monsieur le président.

Moi je vais vous poser trois questions que je vais lire attentivement. Dans le cadre de cette commission d'enquête, on s'est largement penché sur les situations de conflit d'intérêt, notamment les cas de pantouflage qui pouvaient exister entre les sociétés de production privée et l'audiovisuel public. Est-ce que vous estimez d'un point de vue extérieur que ce type de situation est déontologiquement problématique et peut nuire aux missions de l'audiovisuel public ?

Deuxème question. Est-ce que vous ou vos représentants au conseil d'administration veillez à ce que le groupe contribue activement à la promotion du savoir-faire culturel français, à la création d'emploi par exemple sur le territoire national ou par exemple aussi au maintien effectif d'un contrôle actionnarial français ? Comment est-ce que cela se traduit ? 3è question.

Est-ce que vous considérez d'un regard un peu plus extérieur que c'est la vocation du service public de proposer autant de divertissements ou est-ce qu'on ne pourrait pas trouver un axe plus différenciant sur le service public par rapport aux chaînes privées et commerciales ? Si j'ai lu ces trois questions intentivement, c'est que ce sont trois questions entre autres que le rapporteur a posé avec beaucoup de respect, de déférence comme il se doit pour chaque personne auditionnée à monsieur Vincent Boloré en soulignant bien sûr à chaque fois qu'il était actionnaire dormant et qu'il avait un regard extérieur un peu extérieur. On l'a interrogé sur sa vision l'audiovisuel public et ne s'est pas il ne s'est pas privé de la donnée.

Pour lui, un bon audiovisuel public est un audiovisuel entièrement financé par la pub. Et d'ailleurs, on voit ce que ça veut dire. ça veut dire privé de recettes publicitaires d'autres acteurs privés comme CF1 et M6 nous a donné une espèce de cours pas on pas demander sur comment renforcer le dos public en effectivement l'affaiblissant et bien moi je n'ai pas choisi de démissionner de cette commission d'enquête contrairement à une autre député qui n'a pas mis les pieds dans cette commission d'enquête malheureusement mais parfois je me demande évidemment ce que ce qu'on fait là et si on participe à enquêter pour renforcer l'audovisuel public bien à le Pouvez évidemment avec toute la toute la déférence que monsieur Boloré a mis dans ses réponses répondre aux mêmes questions que celles que monsieur le rapporteur lui a posé.

Ça sera sans doute très intéressant et instructif pour les nombreux français qui nous écoutent. Je vous remercie. Merci chers collègues pour la France insoumise monsieur Saintoule.

Merci monsieur le président. Merci messieurs. Euh, j'ai suivi votre audition depuis mon bureau, donc je vous demande pardon, mais ne n'imaginez pas que je vous ai pas suivi.

J'ai vu le spectacle. Et j'ai donc une question en réalité euh qui porte sur vos sur vos appréciations, sur l'état du marché en fait de l'audiovisuel et ce que représenterait la privatisation de l'audiovisuel public. Parce que on va pas se cacher derrière son petit doigt.

Tout le monde sait que c'est l'objectif de l'extrême droite désormais que de privatiser l'audiovisuel public. On ne sait pas exactement selon quelle modalité, mais enfin, on voit bien qu'il y aurait sans doute des places à prendre, un gros morceau de de gâteau à à manger. Et donc, comme vous êtes comme la dernière fois, je vous l'avais dit, monsieur Niel, vous êtes le grand capitaliste dans cette pièce.

Vous êtes sans doute beaucoup plus compétent que moi euh sur ces questions. J'aimerais bien savoir comment vous envisageriez, comment vous verriez évoluer le marché si d'aventure on arrivait jusqu'à vouloir privatiser ? Qui pourrait mettre la main sur des actifs de cette nature ?

Combien ça pourrait rapporter ? J'imagine que vous avez toujours un coup d'avance et que vous avez réfléchi à ces questions. Donc voilà, j'aimerais bien vous entendre.

Merci monsieur Saintoule, madame Taillé Poléluant pour le groupe écologiste et social. Merci monsieur le président. Donc, je ne démissionnerai pas de la convention d'enquête, mais j'avoue que c'est bientôt fini, bientôt laquille.

Je suis j'ai hâte. Euh j'ai hâte, j'ai hâte. Même si les questions euh pour certaines d'entre elles sont essentielles, elles ont été posées avec beaucoup de malhonnêteté, notamment le fait, monsieur le rapporteur, que vous n'ayez cessé de parler de concentration finalement par une forme de détournement.

Comme évidemment on était très axé sur le combat contre la concentration dans les médias. vous avez pris ce terme et vous l'avez posé dans un autre champ afin que le débat public se déplace et qu'il soit finalement contre l'audiovisuel public et non plus sur la question de la maîtrise euh par une grande diversité d'acteurs euh de des sociétés de presse garantissant garantissant le pluralisme. Alors, monsieur Pigas, vous avez évoqué ce qui était la concentration au titre de des de la législation du commerce.

Il y a quand même une législation spéciale concernant les les médias parce que c'est un sujet spécifique et il serait très important, je crois, que nous puissions avoir les éléments euh de transparence actionnariale. Moi aujourd'hui, je suis très engagée dans le débat contre la concentration des médias entre quelques mains uniquement. Pour se faire, nous avons un problème, c'est de savoir exactement à qui appartient quoi et à quel niveau.

Vous avez certains autour de enfin en face monsieur Niel nommé Pigas évoquer le secret des affaires. Ne pensez-vous pas que la concentration et la lutte contre la concentration des médias étant un point essentiel pour sauvegarder la démocratie, il serait absolument indispensable que nous puissions avoir que la démocratie puisse savoir à qui appartient quoi. Merci madame Tier Paul, monsieur Balanan pour le groupe démocrate.

Oui, merci monsieur le le président. Euh vous êtes des hommes d'affaires. Euh si vous investissez euh dans euh la petite habitude du rapporteur, à chaque fois que je pose une question, il sort.

Donc pour les gens qui n'ont pas l'image [grognement] euh donc vous avez donc vous êtes des hommes d'affaires, vous vous investissez et si vous investissez c'est évidemment pas complètement à but philanthropique. Ça prouve que l'audiovisuel, la culture dans notre pays est un est une puissance aussi de production de valeur. Ça produit beaucoup d'argent.

En 2022, c'était 100 milliards de valeurs qui étaient produit par toute la culture française. Et contrairement à ce qu'on pense souvent, c'est pas une culture qui est très euh subventionnée, elle n'est pas plus que beaucoup de d'autres domaines de l'industrie ou de l'agriculture, par exemple. Euh donc aujourd'hui euh à côté de cette manne financière, enfin man financière est un terme un peu péjoratif, à côté de cette production de valeur, euh la culture on le voit au niveau mondial devient un enjeu terrible de souveraineté.

C'est le moyen, l'information, la culture, c'est le moyen de véhiculer un certain nombre d'idées, un certain nombre de projets politiques. Comment voyez-vous aujourd'hui face à la concentration des autres, enfin via les plateformes essentiellement, la défense de notre modèle culturel qui a longtemps été considéré comme un petit soft power bien gentil alors qu'aujourd'hui, il me semble que c'est un véritable hard power à construire. Euh quelle orientation législative imaginez-vous pour que notre modèle puisse rester concurrentiel face à l'ultra concentration des gars femmes partout dans le monde ?

Merci chers collègues. Pour la gauche démocrate et républicaine, monsieur Morel. Question.

Ouais, c'était une bonne question. J'allais poser la même. Merci.

Merci messieurs. Je voulais juste me dire à monsieur Niel qui craignait que cette commission ne se transforme en circ. C'est en effet un risque que nous mesurons à chaque fois qu'il y a aussi dans cette commission des gens sérieux qui sont attachés à l'audiovisuel public, même s'il y a des questions légitimes à se poser hein, compris des questions financières.

Quand on lit le rapport des cours des la cour des comptes, il y a des questions à se poser. Qu'il y a aussi des députés qui sont attachés à l'exception culturelle française et qu'en effet il y a un enjeu majeur pour nous et la question de l'audiovisuel public y participe. Bon, monsieur Balan m'a piqué ma première question mais je vais passer à la 2è.

J'ai moi j'ai une question alors qui qui pour pour vous tous hein. J'avoue que j'ai toujours du mal au terme de ces plusieurs semaines de de commission à comprendre le recours que je juge presque abusif de la part de l'audiovisuel public aux sociétés de production privée. Parce que autant je comprends qu'on puisse avoir recours à une société de production sur la fiction par exemple, ça c'est sûr que c'est pas un cœur de métier ou sur les documentaires.

Et pour des émissions par exemple de débat, j'avoue je continue à me poser de la question. Je prenons un exemple apostrophe on va dire je prends un exemple dans notre grand patrimoine national audiovisuel il c'était pas un animateur producteur monsieur Pivot il y avait pas record à une société de production et pourtant ça n'empêchait pas la qualité. C'est vraiment ça c'est une question sincère que je me pose.

Je comprends pas ce tournant. Alors euh société de production animateur producteur qui a eu lieu au moment des années le cabache. Je le comprends pas et je voudrais avoir votre avis là-dessus.

Après une deuxième question qui rejoint un peu ce qu'avait dit madame Calv, c'est on a quand même une mutation profonde du paysage audiovisuel, la baisse du linéaire, l'augmentation des replays, la préniance des réseaux sociaux, la multiplication des diffuseurs. Et c'est quoi votre réflexion prospective par rapport à ce que c'est que la production audiovisuelle de demain ? comme on fait pour lutter bien sûr contre la main mise des gars femmêmes, ça c'est évident, mais aussi comme on fait dans un monde o en réalité la télé telle qu'on l'a connu, elle est en train de disparaître.

Peut-être même qu'elle est déjà morte. C'était la question qu'on se posait notamment avec monsieur Drucer qui en matière de télévision s'y connaît en tout cas en terme de longévité. Voilà.

Et la Oui. Ben OK, je m'arrête là pour l'instant. Merci.

On verra peut-être que on pourra poursuivre des échanges. Je crois qu'il a une question de monsieur Balard pour une minute et puis je vous laisserai. répondre à ces nombreuses et différentes questions.

Allez-y, monsieur Balard. Merci président. Alors, je rappelle que j'ai été journaliste pendant 40 ans dans le service public comme dans des chaînes privées.

Alors, j'ai des gens, j'ai j'avoue que je suis un peu resté sur ma fin parce que j'aime bien la transparence par ADN, si je puis dire, mais là euh ça brille un peu par son opacité quand même. Deuxième question, il a pas été question des marges. Est-ce que vous pouvez nous donner les marges qui sont réalisées sur chaque émission ?

C'est un petit monde. Moi, je connais encore des gens qui qui travaillent bah chez vous, chez Mediawan et quand il voi le montant de la facture 100 millions, c'est quatre taxis à commander pour faire un plateau. C'est effectivement le com le présentateur ou la présentatrice à rémunérer du personnel technique.

Euh mais c'est tout. Sur la composition des plateaux, on a pu remarquer ces dernières semaines. Alors, est-ce qu'il y a un lien avec le début de la commission d'enquête ?

J'en sais rien, je me pose la question que les plateaux notamment je pense aux émissions de la 5 sont beaucoup plus pluralistes. Euh voilà, encore une fois, j'ai été juris 40 ans, donc c'est pas un vieux singe qu'on apprend à faire la grimace. On remarque qu'il y a des gens qui n'étaient jamais invités qui sont maintenant par miracle invités.

Euh alors sur Caroline Roua, j'ouais un peu stupéfait de votre réponse, monsieur Pig, parce que ça va à l'encontre ce que vous avez répondu de ce je pense que vous vouliez démontrer en disant Caroline Dou, c'est vrai hein, elle est salariée de France Télévision. Enfin, moi quand j'ai entendu ça, je me suis dit bah il y a une accointance donc entre Mediawan et France Télé pour ne pas dévoiler les tonneurs aboutisant. Dernière question monsieur Niel, on a auditionné les syndicats et la société des journalistes.

Euh donc les salariés du service public ont été entendus. Merci monsieur Balard. Alors, on a beaucoup de questions, je vais vous et des questions des questions importantes, même certaines essentielles.

Je vais je vais essayer de répondre le plus manière la plus concise possible. Voilà, je On prend le temps de répondre de manière précise et factuelle en toute transparence. Tu veux démarrer Xavier ou ?

Et ensuite, je redonnerai la parole au rapporteur qui a encore de nombreuses questions. On a pris des Jérôme, tu peux rien ? [rires] Allez-y, monsieur Niel.

Non, je je vous rappelle juste pour répondre à vos questions. Nous ne sommes pas encore une fois, je suis désolé de vous le répéter, nous ne sommes pas dirigeants de Média. On est juste actionnaire.

Je je j'essaie de vous les reprendre très rapidement dans dans un sens inverse. Juste monsieur Niel, je veux pas rallonger les débats, mais quand monsieur Nomé parle, il dit il y a trois cfondateurs, il y a trois il y a trois personnes en charge. Tout à fait.

Mais nous ne sommes pas dirigeants actionnaires, trfondateurs dirigeants. Ce que je veux dire, c'est que Non, non, non, non, non, je définis ces nation de contrôle. Oui, oui, j'ai bien compris.

Non, mais je veux pas prolonger. Trois coactionnaires qui ont le contrôle de la société, ça a rien à voir avec la notion de dirigeant. Ça, j'ai bien compris.

C'est pas c'est pas ce que je disais, c'est que c'est que vous avez mis monsieur Capton, monsieur Niel et monsieur Pigas au même niveau quand vous êtes exprimé en tant qu'actionn compris en tant qu'actionnaire en tant qu'actionnaire. J'ai bien compris, monsieur Nomet, ce que vous avez dit. Alors, je vais le formuler autrement pour avancer que je vais vous laisser je vais vous laisser répondre monsieur Niel.

J'indique quand même et c'est d'ailleurs parce que monsieur Pigas nous a dit que il nous a expliqué que c'était quand même votre idée de créer cette société de production. Vous êtes présenté partout dans la presse comme les cfondateurs de cette société de production. Je pense que vous avez pas le même statut à Media One qu' une société que vous avez confondé, qu' la société générale parce que vous avez cité cette banque, c'est tout.

On va pas on va pas revenir on va pas revenir sur le sujet mais vous avez été cfondateur vous avez été condateur de Media One, pas de la société générale. Je vous laisse répondre au je vous laisse répondre aux questions des des députés. Allez-y, monsieur Niel.

Allez-y. Donc nous, il y a un certain nombre de questions qu'il est, je pense, très difficile pour nous de répondre parce que nous sommes encore une fois condateur, actionnaires mais pas dirigeant euh de Minia. Donc le on nintervient pas sur les choix de production, ce qui est mis en œuvre.

Il y a une stratégie générale qui est définie au conseil d'administration et le conseil d'administration ensuite donne tous les pouvoirs à Pierre-Antoine Capton pour mettre en œuvre le fonctionnement de la société. Les émissions produites pour le service public, on vous le redit, sont marginales. C'est quelques pourc d'affaires de euh Mediawan et dans le même temps, c'est aussi quelques pourcents de les achats de de de des médias audiovisuels, c'est quelques pour leur achats qui sont faits chez Mediawane.

Donc ce que je comprends, ce n'est pas que des émissions de flux. Il y a aussi énormément de de de fiction euh des fictions comme 10 % sont produits par Media One et vous avez de nombreuses fictions. Donc je je je connais pas la répartition mais ce n'est pas que des émissions de flu et je pense que mais encore une fois c'est une question à poser à Pierre-Antoine Capton et qui serait mieux vous répondre mais j'ai l'impression que la fiction coûte plus cher que les émissions de flux et donc à partir de ce moment-là c'est pas là où il y a du volume.

Moi j'aime j'aime l'audiovisuel public et je pense qu'on a besoin d'un audiovisuel public fort. J'entends qu'on parle ici du coût l'audiovisuel public, mais je vous rappellerai qu'il est du double en Angleterre ou le double en Allemagne. Le coût de l'audiovisuel public en Allemagne est de 8 milliards et le goût de l'audiovisuel public en Angleterre est 8 milliards.

Il est du double. Donc on a probablement des défauts. On peut sûrement faire mieux mais je pense qu'on fait en France quelque chose de pas mal.

Ça peut toujours s'améliorer. Ça peut toujours s'améliorer. On pourrait remettre de la publicité.

On pourrait faire plein de choses. On peut inventer plein de choses pour améliorer le fonctionnement de l'audiovisel public. Mais encore une fois, c'est à votre main.

C'est vous qui qui définissez chaque année le le le budget de l'audiovisuel public. Nous, on nous passe des commandes. Alors, pourquoi pourquoi France Télévision passe des des France Télévision ou Radio France passe des commandes à des producteurs externes ?

Bah parce que un, ça permet d'apporter de la diversité. de parce que parfois c'est moins cher. Oui.

Oui. Parfois c'est moins cher de produire en externe parce qu'il y a des sociétés spécialisées sur certains types de contenu sur certains types de sujets et donc comme c'est moins cher bah on peut trouver un sens économique aller à l'extérieur. Mais poser la question sur la privatisation de potentiellement de chaînes de télévision.

Moi je j'adorerais acheter ces chaînes. C'est des chaînes fantastiques. C'est des chaînes fantastiques.

C'est des chaînes incroyables. Moi, je suis très fier en tant que français d'avoir ces chaînes de télévision. Elles sont probablement imparfaites, mais personnellement si demain elle devrait être privatisée, je serais ravi de de les regarder et potentiellement de les acheter.

Vous m'avez interrogé monsieur Santou, sur le fait que je j'étais intéressé à par M6 il y a quelques jeis il y a un an ou 2 ans, j'ai oublié quelle commission d'enquête. Je j'ai pas changé d'avis. Je serais toujours intéressé par acheter une chaîne de télévision.

Les chaînes de France télévision sont incroyables, les radios de Radio France sont incroyables, on a des médias publics incroyables. Bon bah voilà, j'espère qu'elles resteront public mais si elles deviennent privée, je serai ravi de les de participer aux appels d'offres qui pourraient se produire pour les acheter. Un autre élément qui me paraît important, c'est quoi ?

Vous nous avez posé la question, c'est quoi l'intérêt d'avoir des des de en fait est-ce que au niveau du conseil d'administration vous poussez la France ou vous aidez la France à au-delà des sujets ? J'ai l'impression que votre question était au-delà de France Télévision. Est-ce que vous aidez la France en faisant ce que vous faites chez Mediawan ?

Bah si vous voulez quand Media One prom produit le film Formula One, bah qui est un des plus grands succès de l'année dernière, bah il y a de il y a un peu de France, il y a plein de choses qui sont passées dans le bureau de Media One à Paris. Il y a eu des la création de la discussion au sein des équipes de Media One pour aller produire ce film. Et [grognement] je pense que vous mettez quand vous mettez un peu de France, quand vous mettez un peu le doigt dans ces dans ces productions de films et surtout quand c'est des succès, mais que ça soit des succès d'audience ou des succès des succès en terme de reconnaissance, je pense que c'est incroyablement important qu'on ait des ce type de chos quand Bijet ou Canal Plus, je vous dis tout à l'heure, [raclement de gorge] produit un film quand quand Canal Plus en en Afrique du Sud fait des choses incroyables.

On fait des choses, Mediawan fait des choses avec Canal Plus en Afrique. C'est incroyable. Oui, on amène ce qui est la France, notre savoir-faire français dans ces pays.

On amène l'image de la France, la manière, c'est pas du colonialisme, mais la manière dont on pense, la manière dont on réfléchit, ben on est capable de la propager et on propage la culture française. Donc, je pense que le travail de Mediawan au-delà d'être une société commerciale qui est là pour gagner de l'argent, c'est une société commerciale. On est capable de de propager cette image de la France, cette envie de France et donner envie à d'autres d'aimer la France comme on l'aime.

Moi je peux je Vous avez des questions après encore monsieur le rapporteur juste par Ouais ouais d'accord. OK. Donc je vais essayer de répondre de manière rapide à un certain nombre de de questions qui ont été posées et j'espère le faire fidèlement.

D'abord sur la notion de bataille culturelle. Vous avez raison madame, moi je je l'assume. Pour ce qui me concerne Vincent Boloret ne le dit pas mais le fait.

Monsieur Sterrain le fait mais se cache fiscalement en Belgique. Moi je dis ce que je fais et je fais ce que je dis. Ça devrait pas vous faire peur puisque monsieur Boloré a expliqué ici qu'il avait 80000 salariés et que mon groupe, je le cite, était un tout petit groupe de rien du tout avec 200 personnes.

Euh bah vous savez quoi ? On en est fier. On a un côté village d'Astérix, on va résister à l'envahisseur et à ceux qui ont des valeurs qui nous paraissent contraires à celles de la République et de la démocratie et on va le faire avec force et donc personne ne nous fera terre.

Ça c'est le premier point. Le deuxième point sur le financement, je rebondis. Euh moi au risque de de vous étonner, je m'autofinance en réalité, je l'ai dit d'ailleurs au début dans la déclaration liminaire, hein, je suis le seul actionnaire de ce groupe euh qui est le groupe combat.

Euh je je il m'arrive d'ailleurs de refuser euh de de l'argent public. D'ailleurs, je bénéficie d'aucun argent public, pardon, je devrais je devrais le dire comme ça. Euh au titre des médias de ce groupe.

Il m'arrive même de refuser des subventions publiques lorsque je fais jouer euh dans les festivals qui sont les miens, puisquon a parlé des festivals des groupes qui ne plaisent pas à telle ou telle collectivité locale, par exemple la région Île-de-France. Et vous savez quoi ? Je maintiens la programmation de ces groupes pour refuser parce que je refuse toute toute censure et je me passe d'argent public.

Je m'en passe d'autant plus que je reviens sur Mediawan, je reviens pas sur le fait qu'on est juste actionnaire et cocontrôlant mais quand même moi je je vais vous répondre sur Mediawan et je vais reprendre les chiffres qu'a donné ici même Pierre-Antoine Capton. Il y a aucune dépendance de méia de méia one d'aucune façon à l'audiovisuel public puisque la part de le visuel public, je crois que tu l'as dit Jérôme représente moins de 5 % du chiffre d'affaires de Mediawane. Et par ailleurs et d'ailleurs Jérôme nommé l'a dit au début et Pierre-Antoine Capton l'avait dit, les marges pour répondre à vos différentes questions sont et Pierre-Antoine Capton l'a dit donc je vais répéter ce qu'il a dit hein sont avec le service public dans certains cas déficitaires et elles sont en moyenne si on les lisse inférieur à 5 %.

Premier premier point. Le deuxième point, je reviens sur la question sur le les les l'échange très amical qui a eu lieu avec Vincent Boloré ici. Moi, j'aimerais juste rebondir sur sur ce qu'il a dit sur les 4 milliards parce qu'il a répété à de très nombreuses reprises que le coût du service de l'audiovisuel public c'était 4 milliards, c'était scandaleux et cetera.

Euh je reviens pas sur ce que Xavier a dit mais mais si quand même d'ailleurs, je vais le répéter hein, 4 milliards, ça se compare à 10 milliards en Allemagne, 8 milliards en Grande-Bretagne. D'ailleurs, on est au 14e rang européen euh en coût par habitant, c'est-à-dire sous la médiane européenne. Euh juste pour quand même rappeler un certain nombre de chiffres, mais je vais le dire autrement et toujours pour rebondir sur la question.

Euh si on rapporte en coût par habitant, ça fait à peu près, je pense, plus de 50 € par habitant annuel et ça fait environ 4 € par habitant par mois. 4 € par habitant. Vous avez quoi pour 4 € ?

C'est quand même, je parle à l'expert mondial de ces sujets, Xavier. Vous avez la 2, la 3, [raclement de gorge] la 4, bah la 5, vous avez, vous avez France Info TV, vous avez les archives de LINA, vous avez je vais oublier plein de choses mais c'est pas grave. tout radio France, tout ça pour 4 € par mois.

Chez monsieur Boloré, puisquil il a fait ici la comparaison, le coût moyen, ça doit être 30 ou 40 € par mois pour avoir quelques matchs de football et de rugby. Bon bah, faites votre choix. D'ailleurs, jeis juste rebondir aussi sur ce qu'il a dit.

Il a expliqué avec beaucoup de démagogie que les 4 milliards finalement il on ferait mieux de donner 1000 € par mois aux pêcheurs et aux agriculteurs. D'abord, il s'est trompé dans le chiffre hein parce que si vous faites ça, c'est pas 4 milliards, c'est 5 milliards. Monsieur Boloré, il est pas un milliard près.

Mais surtout je vais lui suggérer autre chose. Il suffirait de mettre en place une taxation sur les ultra riches type taxman avec un taux de 0,2 %. Vous avez 4 milliards et vous avez de quoi financer euh l'audiovisuel public.

Je continue. Oui, mais c'est [rires] Mais si tu es d'accord, je le sais. Je continue.

Sur l'externalisation, c'est une question très importante que vous avez posé et que et que le rapporteur d'ailleurs pose justement de à poser à de nombreuses reprises. Moi, je je vais vous donner la la réponse qui qui est la mienne en l'occurrence qui est la nôtre. Mais mais tu as touché le sujet du doigt.

Je vous dirai la chose suivante. Aucun. Je je vais le dire avec force, aucune plateforme mondiale du type Netflix, Amazon ou autre, aucun groupe euh audiovisuel dans le monde privé ou public n'a internalisé en tout cas totalement sa fonction de production.

Pourquoi ? Parce que les métiers de diffuseur et les métiers de producteur sont totalement différents et n'ont rien à voir. Ils répondent à des à des rythmes, à des objectifs et à des compétences totalement différents.

Je vais pas répéter ce que j'ai dit tout à l'heure, mais mais le diffuseur il a pour objectif de construire une offre éditoriale la meilleure possible. Le producteur, il livre un certain nombre d'émissions, par exemple, de flux ou de stock, euh et il s'insère dans cette offre éditoriale. C'est deux métiers différents.

Et au fond, d'ailleurs, je vais vous dire, c'est parce que euh en France, prenons l'exemple français, euh le secteur de la production est aussi concurrentiel. Il y a près de 9000 producteurs en France queil y a un tel niveau, à mon sens euh de créativité, d'innovation et de différenciation. Donc c'est c'est quelque chose à mon sens qu'il faut euh absolument maintenir.

J'allais faire une boutade sur le pluralisme euh mais euh au risque au risque de [rires] au risque pour dire que effectivement euh si vous regardez bien les les je je sais que je vais déplaire en disant ça mais si vous regardez bien euh la participation des différents groupes politiques notamment dans les émissions de flu méia vous verrez que et je parle moi en tant que citoyen cette fois-ci he pas en tant qu'actionnaire cocontrôlant mais la gauche a été à mon sens très largement sous-représentée. Merci. Alors je vous laisse compléter je rapporteur émotionnelle pardon 2 secondes sur la transparence actionnarielle.

Vous avez un très bon journal qui s'appelle le monde diplomatique, excusez-moi, je fais la publicité du monde diplomatique qui publie chaque année une carte des qui publie une carte de la propriété des bon des médias. Si vous êtes un journal de presse écrite, enfin les médias d'opinion euh je ne sais pas ce qu'il en est pour les médias télé parce que je ne suis pas je contrôle pas de médiat télé mais pour la presse écrite, il y a une obligation de transparence des actionnaires. Donc sur tous les MGR écrits, il y a une obligation de transparence des actionnaires.

Mais encore une fois, je pense que ce qui est important dans les médias d'une manière générale, c'est de connaître ceux qui ont le contrôle. Vous pouvez regarder les actionnaires, ils ont une part euh ils ont une part des revenus ou des profits qui peuvent exister, mais je pense que le contrôle est beaucoup plus important. Et le contrôle, lui, vous prenez vous prenez des enfin, vous avez plein de sites en ligne qui vous indiquent qui sont les contrôlants ou les bénéficiaires économiques d'une société et c'est eux les vrais contrôlants d'une société.

J'ai comment si vous regardez, vous allez retrouver je pense que si vous allez retrouver, vous allez remonter jusqu'en ha de la chaîne et vous allez avoir son nom. C'est vous regardez qui est le bénéficiaire économique de de Vivendy et je pense que vous retrouverez pour répondre à votre question Vincent Boloré mais c'est enfin ça me paraît quelque chose de sain. J'aimerais rajouter quelque chose parce que Mathieu veut me taxer là comme ça j'ai rien dit et je me retrouve taxé.

Je je suis pas d'accord avec tout ce que dit Mathieu, je suis pas d'accord avec tout ce que dit monsieur le rapporteur. Mais je crois que on je crois je crois que c'est un sujet que je partage avec de nombreuses personnes dans cette salle, c'est que moi j'ai envie qu'on puisse exprimer toute forme de position et d'avis et j'ai envie de vivre dans un pays où tous les médias, y compris les médias publics, puissent exprimer toute forme d'avis, toute avis quel qu'il soit et que le débat puisse exister, que le débat soit le plus serein possible. Et c'est pour ça que et Mathieu vous l'a dit tout à l'heure, il est tellement désagréable d'arriver ici après cette fait attaquer publiquement pendant des mois.

Et franchement, je je pense que le débat et et vous faites un métier dur et je vous vous ne pouvez pas imaginer à quel point j'aime notre démocratie, à quel point j'admire le travail que vous faites parce que c'est pas un travail facile, parce queon parce que vous vous faites agresser et que nous on se fait probablement moins agresser que vous. Et je trouve tellement pas ignob que le mot est trop fort mais tellement non constructif, tellement bête de commencer à attaquer des gens plutôt que de permettre d'avoir un débat constructif entre nous. Et et donc un très grand merci pour vos questions parce que même si elle ne concernait pas toute la commission d'enquête, j'ai trouvé incroyablement constructif.

Merci. Peut-être il y avait une dernière question qui qui que monsieur Morel a posé qui était une des questions que je voulais vous poser et je serais heureux d'avoir vos réponses. Comment ?

Bon, en tout cas sur celle-ci, c'était la question effectivement de même Calvels aussi, c'est-à-dire qu'est-ce qu'on fait, qu'est-ce que Françaision doit externaliser et faire produire par des sociétés de production, par exemple, des fictions, des documentaires, mais quit quand même des émissions et là je m'adresse peut-être à vous, monsieur Pigas, l'homme de presse de de médias que vous êtes. Est-ce qu'il y a pas des émissions par exemple politiques, des émissions de débat que France Télévision devrait peut-être produire en en interne ? Est-ce que c'est un sujet c'est un sujet important je pense en terme de de pluraliste d'impartialité.

On avait un syndicat présent ici. Alors ça n'engage que lui he c'est un syndicat qui nous disait que c'était plus difficile de faire respecter toutes ces règles de pluraliste de l'information d'impartialité quand c'est externalisé. Comment voilà comment on concilie la nécessité d'avoir recours à des sociétés de production extérieure et en même temps la capacité pour France Télévision de produire notamment peut-être des émissions politiques ou des émissions de débat en interne.

Vous avez beaucoup parlé de démocratie. Est-ce que voilà, est-ce que est-ce que c'est totalement égal de faire produire ces émissions à l'extérieur que de les produire en interne ? On avait ce matin devant nous et j'en termine monsieur de Carolis qui nous disait de que de son temps, il avait initié euh des des des réformes ou en tout cas des qu'il avait mis en place des des mesures pour que France T visision produise un peu plus d'émissions en interne.

Il avait cité par exemple des racines et des ailes. Non mais je vais je vais je vais vous répondre. J'espère faire sourire le rapporteur en vous disant monsieur le président que c'est déjà le cas.

France Télévision produit en interne un certain nombre d'émissions de débat parmi lesquelles l'événement, la fameuse émission dans laquelle je j'ai eu la chance et l'honneur d'être invité et qui était présenté par Caroline Rou. Donc c'est déjà le cas bien sûr. Après, je pense que pour répondre plus complètement à votre question, je pense c'est une question d'équilibre.

Euh j'ai expliqué pourquoi, il me semble moi qu'en effet euh l'externalisation de la production est importante. Euh je suis absolument convaincu. Je rajoute un élément que Xavier a mentionné rapidement mais sur lequel je reviens parce que je sais que monsieur le rapporteur a lu attentivement le rapport de la Cour des comptes.

Elle soulligne elle-même d'ailleurs que la production interne coûte plus cher que la production externe. Et donc à nouveau, je pense que tout est question d'équilibre et et et tout à fait et c'est à France Télévision de le décider, de le déterminer cet équilibre. Mais mais je je conçois tout à fait, c'est pour ça que j'étais très heureux de cette émission, que les un certain nombre d'émissions de débat politique soit ouit à être produite par France Télévision.

Alors allez, attendez, je crois juste qu'il y avait une question auxquelle vous n'avez pas eu de réponse. Alors Mam Cal, vous pas eu de réponse à votre question. J'ai noté sans la reposer hein, la reposer pas mais juste le thème.

Je vais pas la reposer en en entier, je vais aller sur celle de la fin. Est-ce que pour renforcer l'audiovisuel public, il ne serait pas intéressant que les producteurs qui vendent aussi bien aux chaînes privées qu'aux chaînes publiques fassent un geste pour les l'audiovisuel public notamment, pourquoi pas leur céder un peu plus de droit sur les droits. Merci.

Je je je je je je excusez-nous d'avoir oublié votre question. Je je enfin je crois que Pierre-Antoine Capton vous a répondu sur le sujet. Le le la marge réalisée pour les produits pour les production pour l'audiovisuel public sont je pense celles les moins rentables voire même potentiellement déficitaires.

Je sais pas ce que vous a dit Pierre-Antoine Capton et comment il vous l'a dit mais contribution négative contribution négative donc ce sont des émissions sur lesquelles je sais pas qui avait été aussi cash sur lesquelles Mediawan perd l'argent. Maintenant, il y a un lien historique, il y a un partenariat historique. C'est à vous existe.

Vous avez beaucoup parl on a beaucoup parlé de cet à vous aujourd'hui et diffuser depuis euh des je sais pas 15 ans, 20 ans, peut-être 20 ans sur l'audiovisuel public ayant une volonté des équipes de continuer le il y a un certain nombre de droits qui peuvent exister, qui peuvent être partagés dans un certain nombre d'émissions. Et si vous prenez si vous prenez une un programme comme 10 % et encore une fois c'est une vision externe donc je je j'espère pas dire de bêtises mais quand vous prenez une c'est une idée d'un producteur indépendant il la vend à à à à France Télévision France Télévision la diffuse et puis à un moment il faut produire un film donc vous avez un film qui est en train d'être produit qui qui est pas encore sorti je crois qui a un film qui est produit par Mediawan et et là vous arrivez dans quelque chose qui est cher qui est très cher et en fait le Le fait d'avoir tout au long de cette histoire partagé cette aventure bah permet de se dire à un moment bah OK France Télévision n'a pas les moyens de produire ce film mais peut-être qu'une grande plateforme internationale a les moyens de produire ce film et ensuite qu'est-ce qui va se passer bah c'est que ces émission pardon ses programmes, son programme cette fiction elle va se retrouver diffusée sur d'autres plateformes et on va aider avec France Télévision France Télévision Méia one vont aider à faire avancer ou à diffuser ces cette cette production française dans le monde entier qui après permettra de recréer d'autres choses, d'autres émissions, d'autres fictions françaises avec avec France Télévision. Donc c'est un partenariat qui a Medéia One avec France Télévision et c'est un partenariat de long terme avec la volonté de créer des nouvelles choses, d'inventer des nouvelles choses, de bénéficier de l'originalité ou de l'inventivité qu'ont les producteurs indépendants.

Et c'est important cela et je rebondis sur sur le sujet, c'est important les producteurs indépendants parce que ils sont capables d'inventer des choses et on vous l'a dit tout à l'heure, Media One, c'est l'addition de je sais pas deune centaine de sociétés, je sais pas le chiffre d'une centaine de sociétés, mais elles ont chacune leur particularités, leur leur spécificité. Elles produisent du documentaire d'une certaine manière et une autre produit des documentaires d'une autre manière qui est potentiellement en contradindiction. Et c'est cette diversité qui permet à Media One d'avancer, d'exister, qui permet de de au bout de vendre à l'ensemble des médias du monde entier des contenus euh parfois même en étant en concurrence au sein du même groupe.

Merci beaucoup. Je vais donner redonner la parole au rapporteur. Merci monsieur le président. effectivement quelques questions sur la neutralité puisque vous le savez c'est l'une des trois dimensions de cette commission d'enquête.

Après, j'aurai quelques questions pour vous monsieur Nommé notamment sur les les clauses d'exercices qui figurent. Une question pour vous, monsieur Pigas. Le 31 janvier 2025, l'humoriste Merwan Ben Lazar, chroniqueur sur France Interre, tenait une chronique dans cet à vous qui est une émission produite par Mediawane.

Alors, il s'agissait d'un billet d'humour sur l'actualité. Pourtant, il était de notoriété publique que ce monsieur humoriste avait tenu des des positions plus que préoccupantes à connotation ouvertement islamiste. À titre d'exemple, le 5 janvier 2021, il écrivait sur X à une femme, je cite "Tu étais encore en club alors que la place d'une femme est à la demeure auprès de son père.

Craint ton seigneur !" Fin de la citation. Le 21 mars 2021, il répondait au sujet d'une autre femme.

Je le cite super, je préfère la brûler. Fin la citation. Le 6 février 2025, interrogé lors d'une séance de questions au gouvernement, la ministre de la culture Rachida Dati nous a expliquer, je la cite, est-ce que des propos ont été tenus par ce chroniqueur qui sont scandaleux ?

Oui. Donc, suite à ces propos, France Télévision en a tiré les conclusions. Il ne sera plus à l'écran fin de la citation.

Monsieur Pigas, pourtant il semble que vous ne partagiez pas ce constat puisque le 4 février, donc quelques jours après, vous avez écrit sur X soutien à Merwan Ben Lazar. Fin de la citation. Pourquoi monsieur Pigas ?

Est-ce que vous avez soutenu les propos, on peut le dire indignes de monsieur Benazar ? Alors ça c'était pas quelques jours après, c'était immédiatement après l'émission et je l'assume là encore totalement. Euh sauf que c'est pas du tout ce que j'ai soutenu.

Donc je vais je vais là encore redire les choses et j'aimerais bien que vous vous m'écoutiez un peu attentivement. D'abord Merwan Lazar, Ben Lazar pardon, parce que ce qui s'est passé là est typique pour moi du rôle et ça va vous l'éclairer qu'on peut avoir ou pas vis-à-vis de Mediawan. Donc premier point, Merwan Benlazar était invité pour une raison simple, c'est que Bertrand Chamlerois qui devait faire sa chronique humoristique était absent et le remplaçant de Bertrand Chamleroi était lui-même absent.

Donc il a été fait appel. C'est les équipes de Mediawan qui ont décidé de le faire sans évidemment parler ni à Xavier ni à moi à Marwan Benlazar. Premier point deè donc c'était euh une une intervention exceptionnelle et unique qui était prévue comme telle. [raclement de gorge] La deuxième chose c'est que monsieur Merwan Ban Llazar est un chroniqueur régulier de France Interre.

D'ailleurs, je vous rappelle qu'il est toujours sur France Interre et qu'il n'avait fait l'objet et qu'il n'a fait l'objet d'aucune condamnation ou sanction d'aucune sorte. Bon, je rappelle enfin 3è point que sa chronique ne comportait aucun élément polémique, aucun, et ne portait en rien sur des sujets religieux, politiques ou autres. Et pourtant, Et pourtant, monsieur le rapporteur, il a fait l'objet derrière d'une campagne de haine raciste.

Et c'est là où je lui ai exprimé mon soutien parce que j'ai trouvé ça scandaleux et je le trouve encore scandaleux et c'est d'ailleurs l'essence même du groupe combat. Merci monsieur Piga. J'ai j'ai pas vraiment compris votre réponse he pardon.

Euh je je écouter attentivement chacun de vos mots. Quand quand vous avez un chroniqueur qui explique sur ses réseaux sociaux il y a pas très longtemps d'ailleurs, c'était en 2021 à propos d'une femme, tu étais encore en club alors que la place d'une femme est à la demeure auprès de son père. Craint ton seigneur quand il répond au sujet d'une autre femme, super, je préfère la brûler.

Quand la ministre de la culture explique que ce sont des propos qui sont scandaleux et que France Télévision doit en tirer les conséquences, j'ai pas très bien compris le le la dimension de soutien pour monsieur Ben Lazar, elle elle portait sur quoi ? Parce que j'ai pas l'impression que vous ayez enfin vous expliquez que oui, vous vous avez soutenu monsieur Ben Lazar et et vous l'assumez mais j'ai pas vraiment compris pourquoi. Mon propos était très clair donc vous reposez la même question.

Je vais refaire la même réponse mais je je vais essayer d'être plus rapide. Mon mon mon soutien Marwan Benlazar, c'est à la suite de la campagne de haine raciste et islamophobe dont il a fait l'objet de manière injuste à la suite de son intervention euh chez C'est à vous. C'est clair.

Oui. Merci. Merci monsieur.

Qu'est-ce que vous pensez de son intervention Oui, monsieur Picas, je je me fais écho de la question de mes collègues. Qu'est-ce que vous pensez Qu'est-ce que vous pensez de de ces intervention ? Monsieur, visiblement, je ne suis pas le seul.

D'autres collègues semblent rester sur leur fin. Non, mais je je vois pas, pardonnez-moi, mais je comprends pas un le rapport avec l'audiovisuel public, mais de le rapport avec Mediawane. À nouveau sa chronique et c'est quelqu'un qui n'a jamais été condamné, jamais sanctionné, qui est toujours sur France interre.

Moi, je n'ai rien à voir avec son intervention. chez Mediawan. J'ai j'ai expliqué et pourquoi et comment.

Voilà. Point final. Merci beaucoup monsieur rapporteur.

Merci. Merci monsieur le président. Alors quel est le lien avec Mediawan ?

Il a tenu une chronique dans cet à vous qui est une émission produite par Mediawane. Quel est le lien avec le service public ? Il est chroniqueur sur France Interre, il est intervenu sur France Télévision.

Donc voilà, vous vous posez les questions pourquoi la chè chollègue pardon seul le rapporteur à la parole. Je me permets simplement de s'il vous plaît chers collègue seul le rapporteur à la parole. On s'entend pas.

Allez-y, monsieur le rapporteur. Allez-y. Merci monsieur le président.

Effectivement, c'est compliqué entre les interruptions des des uns et des autres de poser mes questions. Je vais essayer de m'en exonérer. Monsieur Pigas, une autre question.

Vous êtes donc président du festival des des européennes de Bfort et il y a eu un un rappeur, le rappeur Fris Corleon qui a vu son concert interdit sur décision préfélectorale pour risque de trouble à l'ordre public. Vous avez alors dénoncé une censure, une atteinte à la liberté d'expression. Je pense que vous le savez mais ce rappeur est connu pour ses propos mais aussi pour ses chansons à connotation homophobe et antisémite.

Je vous cite quelques extrait par exemple. J'arrive déterminé comme Adolphe dans les années 30 rien à de la choa. Fin de la citation.

Pour vous, est-ce qu'on peut tenir des propos homophobes et antisémites au nom de la liberté d'expression ? Bon, déjà premier point, je je vois pas du tout le rapport avec la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Vous parlez d'un festival privé qui s'appelle Les européennes de Bfort qui est un festival d'ailleurs absolument remarquable qui a été désigné par les professionnels meilleur festival du monde en 2019, mais il n'y a aucun lien d'aucune sorte avec la commission d'enquête et l'autovisuel public.

Mais mais vraiment mais mais aucun aucun aucun lien. Mais vous me permettrez de faire deux trois commentaires, d'abord une mise au point. Moi, rien de m'est plus étranger et je profite pour le dire là que l'antisémitisme.

Euh tout l'engagement qui est le mien est un engagement contre euh le le toute forme d'oppression et de discrimination, toute forme de racisme et bien évidemment l'antisémitisme. Je suis et je pense que tout le parcours qui est le mien le montre, un républicain laïque et universaliste. Il ne peut y avoir aucune ambigué d'aucune sorte et d'ailleurs il n'y en a jamais eu.

Premier point. Euh le 2e point, c'est que je défends et avec toutes les difficultés que ça peut parfois représenter, la liberté d'expression la plus totale et je me bats pour la liberté d'expression. Je peux pas être d'accord avec vous.

D'ailleurs, monsieur Alloncle, je suis en désaccord avec vous sur à peu près tous les sujets. Je pense que vous l'avez compris et pour autant, je suis très heureux que vous puissiez vous exprimer. Voilà.

Merci monsieur Pigas. Monsieur rapporteur, je peux je voudrais à moins que vous ayez une autre question pour moi. Allez-y.

Ouais. Parce que j'aimerais bien faire un autre point, mais je vais attendre votre question pour rebondir. Merci pour votre réponse.

Effectivement, je je vous pose une autre question, j'élargis un peu. Si je vous ai aussi posé la question sur Merwan Ben Lazar, c'est parce que il a aussi promu le 7 janvier dernier l'idée d'un cordon sanitaire médiatique pour exclure certains partis comme le Rassemblement national ou de de s'exprimer dans les médias. Voilà ce qu'il a dit sur la radio belge francophone, il y a ce qu'on appelle le cordon sanitaire.

Pas de parole donné à l'extrême droite. Euh bon voilà, je je vous je vous cite pas plus loin mais je je pense que vous avez compris le sujet. Ma question va être assez générale, elle va s'adresser à vous, monsieur Pigas et monsieur Niel.

Que pensez-vous de cette idée de de cordon sanitaire ? J'ai pu d'ailleurs interroger le secrétaire général de la Société Nationale des Journalistes qui a jugé cette idée intéressante expliquant qu'elle était aujourd'hui pas possible en France mais qu'elle pourrait être intéressante moyennant probablement un changement de la loi. Et vous monsieur Pilias, monsieur Agniel, qu'en pensez-vous ?

Je vais écouter d'abord d'abord ça me ça me donne l'occasion de faire un point qui moi me fascine parce que vous semblez nous reprocher avant même cette audition mais pendant cette émission cette cette commission cette audition pardon à Xavier ou moi. Vous semblez nous reprocher le fait de d'abord des interventions dans la ligne éditoriale qui n'existe pas d'une part et et d'autre part de prendre parfois en tout cas pour ce qui me concerne position sur des sujets sociétaux ou politiques. Moi, je je voudrais en profiter là pour pour dire quand même une chose importante.

Je crois que j'ai je n'ai pas vu j'ai pas d'exemple, j'ai pas de précédent de parlementaire en exercice ou d'une commission d'enquête dans une démocratie moderne faire autant d'ingérence et d'interférence dans les lignes éditoriales des médias. Je crois que c'est sans précédent et oui oui mais je voudrais Non mais je voudrais je voudrais si parce que moi on me on me demande de commenter un certain nombre de choses. Vous vous nous avez reproché un certain nombre de choses.

Je voudrais Oui, mais c'est ma réponse. Je voudrais je voudrais juste rebondir là-dessus parce que il y a un certain nombre de gens qui je pense il y a un certain nombre de gens qui je pense n'ont pas suivi toutes vos auditions. Moi, j'aimerais juste rappeler un certain nombre de choses qui est que vous en tant que rapporteur de commission d'enquête et parlementaire, non mais on peut échanger.

Vous vous vous autorisez à avoir des jugements sur les invités dans les émissions et voilà le lien, vous venez de le faire avec Marwan Ben Lazar, je vais y revenir. Vous vous avez des avis sur ce qu'il faut dire ou pas dire dans les émissions et vous avez aussi des avis d'ailleurs sur les films qu'il faut produire ou pas. Donc pour ceux qui ont pas suivi toutes les auditions, j'ai quand même rappelé un certain nombre de choses sur les invités, ça vous avez des opinions très arrêtées.

Euh en violation complète des règles d'indépendance éditoriale et des rédactions. Donc vous dites "Allez à Salamé. Ouais non mais Xavier Bertrand fallait pas l'inviter.

Philippe Devilier ça aurait été mieux. On sait pas pourquoi. Enfin si peut-être.

Vous dites Algil Bstein qui est sur France sur France info TV quand même vous vous invitez trop Gabriel Zucman et Éric Coquel. Bon bah ça on comprend on peut comprendre pourquoi vous dites au directeur des programmes de France Télévision. Non mais monsieur le président quand même je je sans précédent il fallait pas inviter madame Anadary pardon qui est une avocate iranienne défenseuse des droits de l'homme.

Bon ça c'est ça c'est sur les invités sur sur le sur ce qui est dit dans les émissions puisque c'est aussi votre sujet. Vous vous permettez de dire à Salamé euh ouais non mais franchement euh c'est pas bien de décrire la ICE la police antimmigration de Trump comme étant toutepuissante et au service de Trump. On sait pas pourquoi c'est violation des règles.

Vous dites à Pierreki attention il faut pas dire que Nichael Farage qui est un homme politique d'extrême droite anglais pour ceux qui ne connaissent pas qu'il est populiste. Ah bon ? Ben pourquoi ?

Il dit ce qu'il veut Pierre Aski ? Ça s'appelle l'indépendance éditoriale. Ah si bah je vous renvoie à votre audition.

Bien sûr que vous l'avez dit. Vous vous souvenez même plus de ce que vous avez dit tellement c'est gros quoi. Mais je peux vous donner 15 exemples et alors Emmanuel Aldou qui fait qui fait de la production c'était police de Donald Trump, elle a pas été créé par Donald Trump.

Ouais. Ouais. Bon écoutez, je vous propose et vous dites il fallait pas produire, il fallait pas produire ma frère, fallait produire Sacré Cœur.

Alors moi j'ai pas vu Sacré Cœur. Je sais pas si c'est une Sacrée Dob ou pas, mais simplement le cahier des charges de France Télévision l'interdit. Donc voilà donc l'ingérance à un moment il faut arrêter, il faut que vous respectiez quand même les lignes et la liberté éditoriale des Je vous ai laissé je vous laisser je vous ai laissé répondre monsieur Pigas maintenant est-ce que parce que tu sur ma question monsieur Pigas que je je vois que dans toutes vos diatribes assez longues d'ailleurs vous évitez soigneusement les questions que je vous pose.

Ma question était pourtant simple êtes-vous pour ou êtes-vous favorable ou non au au cordon sanitaire ? Ma question je crois était assez simple. On a une réponse très longue qui a tout fait sauf qui m'a attaqué et et votre posture depuis le début de cette audition tous les deux et de m'attaquer.

Ça a été très offensif contre moi depuis le début de cette audition. Je crois que c'est pas forcément le lieu d'une commission d'enquête. Je me contente calmement, pausément de vous poser des questions en lien avec cette commission d'enquête.

J'aimerais simplement obtenir sereinement des réponses. Monsieur Pigas, pourriez-vous répondre à cette question simple ? Êtes-vous pour ou contre le cordon ? sanitaire comme l'ont pu exprimer certaines personnalités sur les ondes du service public.

Et je voulais répondre à la question. Je vais répondre. Je vais je vais répondre.

Euh d'abord, j'aime beaucoup la la position victimaire que vous prenez [rires] c'est ça fait partie de la bataille culturelle. C'est vous faites monter la pression avant les auditions puis vous vous présentez toujours comme ah là tout le monde m'attaque et m'agresse alors qu'en fait vous agressez en permanence tout le monde. Mais bon je je mets ça de côté.

Moi, je vais être très factuel et précis sur ces questions. Je considère que même si c'est pas à moi de répondre, d'ailleurs, c'est à l'audovisel public, mais je suis contre le cordon sanitaire. Si la réponse vous intéresse monsieur l'pporteur, non, je suis contre, au risque de vous étonner.

Je suis pour le débat démocratique, donc pour que chacun puisse s'exprimer. Mais mais oui, enfin, vas-y. Non, parce que j'allais continuer sur les mises en causes personnelles, mais c'est ça, monsieur le président, pour ceux qui ne voi pas, me dit de m'arrêter.

Non, j'essaie de j'essaie de de garder un cas de serin de nos échanges. Je vous remercie pour votre Je vous remercie pour votre réponse monsieur Pigas. Si je vous pose cette question aussi c'est parce que alors monsieur Niel non monsieur Niel vous voulez réagir.

Je vous en prie monsieur Nial effectivement la la question que vous a été aussi adressée. Je vous en prie. Allez-y monsieur Niel.

Non j'étais assez surpris dans votre réponse tout d'abord monsieur le président de dire que vous avez l'impression d'être agressé ici. Ça fait des mois qu'avec Mathieu Pigas nous sommes agressés. Donc je je pense que la réponse que nous avons apporté aujourd'hui, elles sont très très très faibles à côté des mensonges que vous avez prononcé depuis des mois nous concernant sans que nous ayons répondu et que nous ayons eu la politesse et la correction de répondre devant vous en vous permettant de commenter nos réponses, nous aurions aurzons bien aimé que ça se passe ça se passe de la même manière dans l'autre sens.

Donc concernant le cordon, vous êtes très serein, je le vois bien, mais vous préférez beaucoup beaucoup de mensonges, monsieur le rapporteur, si vous voulez, je peux vous les rappeler. C'est simplement monsieur le rapporteur Charles Henry à l'onle, c'est devenu votre commission, c'est votre commission d'enquête. C'est un one man show très très cher pour les français, je vous l'ai déjà dit.

Je sais, je sais. Vous savez quoi ? On vous a concentré vos questions en 5 minutes tac comme ça dans un bloc et on s'en souvenait même plus pour y répondre.

On voulait pas vraiment qu'on vous réponde. Donc il y a une concentration de mensonge de la part du rapporteur. Mais encore une fois, je vais vous dire quelque chose qui est extrêmement important et qui répond à votre question.

Ça, il y a un truc très très dur ici, c'est que on y arrive monsieur le rapporteur et je vais vous répondre sur le cordon sanitaire. Il y a un truc très très dur dans cette commission, c'est que vous posez la question et vous prenez votre téléphone, vous faites autre chose et vous écoutez pas les réponses. Je sais pas comment vous allez faire pour exiger votre rapport mais malgré ça, il est déjà.

Mais malgré ça, je tiens à vous dire, je suis pour votre liberté d'expression. Je trouve juste plus sain qu'on a une liberté d'expression quand on est en face des personnes plutôt que de cacher derrière son clavier pour poster des petits tweets sur internet comme ça vicieux. Et ça, je trouve ça pas beau.

Mais la liberté d'expression, encore une fois, je la défends, je vous ai lu, je vous l'offrirai mon livre, monsieur le rapporteur, ça peut pas vous faire de mal. Mais je vous l'ai dit tout à l'heure, je trouve ça important qu'on ait des médias de toute obédience. Le service public se doit d'être neutre si c'est ça la question et je ne sais pas s'il est et ce n'est pas à moi de juger s'il est nôtre.

Le service public se doit d'être notre parce qu'il est financé, vous l'avez rappelé, par tous les Français. Donc vous êtes défavorable au cordon sanitaire. Donc je suis pour que tout le monde puisse s'exprimer comme il le souhaite dans tous les médias.

Il y a des médias d'opinion. Il y a un certain nombre de groupes de médias d'opinion. Je pense que Comba est peut-être un médiat d'opinion mais je peux la question c'est sur le service public.

Donc vous êtes sur le service public. Je pense que toutes les tendances et toutes les obédiences doivent s'exprimer. Oui, par pareil pareil évidemment pareil.

Je viendrai pour C'était pour être certain que le rapporteur a entendu votre réponse. Bah donc vous êtes donc vous êtes tous les deux défavorables au cordon sanitaire. Allez-y monsieur le rapporteur.

Merci messieurs pour vos réponses. Je crois que le principe de cette audition c'est simplement que je puisse vous poser des questions sereinement que vous puissiez y répondre sereinement. J'ai du mal à comprendre le caractère très offensif, je vous le dis hein en toute honnêteté de de vos attaques depuis le début et le ton aussi extrêmement offensif.

C'est la première fois de toutes les auditions qu'on a pu faire et je crois qu'on a fait une soixantaine auditions depuis le début et j'ai et je vous avoue je suis très étonné par ce ton là. Euh vous vous voyez le le but est simplement de pouvoir éclairer les travaux de notre commission d'enquête, mais chacun jugera le temps employé, les attaques exprimées et le bon déroulement de cette audition. Monsieur Pigas, je me permets de d'enchaîner sur une autre question sur ces ruptures légales.

Le samedi 14 mars dernier, en pleine trêve électorale, vous avez relayé sur X une tribune contre l'Union des droites que vous aviez publié dans Libération. Ce tweet a été accompagné du commentaire, je vais vous lire aucune compromission avec l'extrême droite. Il a été vu plus de 200000 fois dans la journée du samedi.

Vous savez dans cette assemblée en tant que parlementaire, on est très attentif à ce que le code électoral soit le plus méticuleusement respecté et de ne pas risquer d'entacher la sincérité du scrutin. Si je vous dis ça, c'est parce que vous expliquez que ce soit sur le cordon sanitaire ou que ce soit sur tout type de règles et de lois, vous n'appelez pas à la violation de ces lois et vous avez parfaitement raison. Mais il y a quand même l'article L49 du code électoral qui explique à partir de la veille du scrutin à 0 he, il est interdit de diffuser ou de faire diffuser par tout moyen de communication au public par voie électronique tout message ayant le caractère de propagande électorale.

Et selon la Commission nationale des comptes de campagne, cette règle s'applique notamment aux influenceurs qui diffusent toute forme de contenu sur les réseaux sociaux. Donc encore une fois et je me permettais de rebondir sur votre respect le plus strict des lois. Est-ce que vous avez pas eu l'impression et bien d'influer sur le scrutin et de rompre la sincérité du scrutin ?

Monsieur Pilias, non par la réponse. Moi je attendez moi je suis je suis à la pardon s'il vous plaît chers collègues, chers chers collègues, je vais vous je vais je vais vous laisser mais chers collègues, chers collègues parce qu'on ne vous entend pas au micro, c'est pas que je reprends Chers collègues, chers collègues, chers collègues, chers collègues, je vais je me permets juste de reprendre la parole 30 secondes. J'indique depuis le début, j'ai toujours été à la disposition et du rapporteur de la commission d'enquête pour que les auditions durent le temps qu'il fallait qu'ell dure.

Je les ai présidé aussi longtemps et longuement qu'il le fallait. J'indique simplement que j'aimerais qu'on puisse recentrer les questions sur l'audiooel public, les liens entre méia one et audiuel public. Je vais laisser Mathieu Pigas qu'est-ce qu'il voulait répondre à la question du rapporteur.

Je vais pas l'empêcher de le faire mais voilà, je suis prêt à bien sûr à présider cette commission d'enquête aussi longtemps qu'il le faudra et aussi longtemps que le rapporteur aura des questions et que les collègues auront des questions. Mais concentrons-nous sur le périmètre de la commission d'enquête. Monsieur le président, le le lien avec cette commission d'enquête, c'est que on a affaire donc à des cfondateurs et actionnaires importants de la première société qui produit des émissions du service public et ces mêmes actionnaires violent les règles les plus élémentaires du scrutin électoral.

Donc c'était la raison de ma question. Je pense que sur la neutralité qui est la première dimension de cette commission d'enquête, il y a un lien évident. Bon, il y a évidemment aucun lien d'aucune sorte hein, puisque je m'exprimais en tant que citoyen.

Je pense que vous ne me ferez pas terre, monsieur Àoncle, ni aujourd'hui ni demain, je continuerai à le faire. Et à votre réponse, est-ce que ça a violé une quelconque règle du code électoral ? La réponse est non.

Si vous êtes d'un avis contraire, libre à vous de mener une action judiciaire. Vous ne l'avez passé, vous ne l'avez pas fait. Personne ne l'a fait.

Point de raison simple, c'est que ça ne viole aucune règle. D'ailleurs, cette tribune a été publiée dans Libération. Euh moi je veux bien en donner le contenu si vous le souhaitez.

Explique non monsieur le président Dino, c'est dommage, j'aurais bien aimé avoir un débat politique avec vous. Je voudrais faire un point de plus quand même monsieur le rapporteur parce que pour moi ça fait partie de cette bataille culturelle ce que vous avez dit avant sur je me sens agressé, ça ne s'est jamais passé comme ça et cetera. La réalité aussi pour ceux qui n'ont pas regardé les auditions, je vais faire un résumé rapide, vous vous passez votre temps à mettre en cause de manière extrêmement agressive voire parfois offensante les personnes auditionnées.

Donc vous avez, je voudrais quand même juste le dire, vous avez mis en cause et rappelé un certain nombre d'engagements politiques ou syndicaux qui remontaient parfois à 50 ans ou 40 ans. Vous avez expliqué que monsieur Peraski était maoïste, que Renault Lovkim était trotskiste, que [rires] que Stéphane Sit Bongom était un activiste écologiste. Bon et cetera.

Vous avez mis en cause ce que je trouve beaucoup plus grave moi, la vie privée des personnes que vous avez auditionné. Je rappelle par exemple que vous avez mis en cause la sœur de Manuel Duy alors que c'est une experte en sémiologie. Euh je enfin Oui.

Non mais si monsieur le président, je rappelle qu'il y a eu un nombre de mis en vous vous avez vous avez par exemple vous avez Oui. Alors vous êtes d'accord avec moi ? Vous avez par exemple Ah ben j' l'actuel président de l'Arcomif qu'il aurait pas déclaré un conflit d'intérêt avec son ancienne compagne dont il est séparé depuis 15 ans et vous l'avez obligé à dire ça.

Vous avez mis en cause madame la la compagne de Stéphane Sidbongom alors pourtant qu'elle préside une association contre les violences faites aux femmes. Enfin vous vous c'est c'est c'est vous vous êtes incroyable. C'est-à-dire vous vous posez en victime alors que vous multipliez les fausses informations alors que vous déversez des torents de bou sur les gens et vous vous étonnez qu'on vous réponde.

Bah non, c'est ça la démocratie. Bon, est-ce que est-ce qu'on peut à partir est-ce qu'on peut à partir de maintenant ? Je je Non non, mais voilà, vous avez pu vous avez pu monsieur Pigas, monsieur Niel et et c'est normal, vous avez fait l'objet d'attaque répondre longuement.

Je vous ai laissé y répondre très longuement, peut-être pas assez mais il y a d'autres cadres. Il y a d'autres cadres que cette commission d'enquête pour pouvoir y répondre. La démocratie s'arrête pas. cette commission d'enquête, hein.

Il y a d'autres il y a d'autres lieux aussi qui permettent de prolonger les débats et de faire entendre votre voix et de répondre euh de répondre au rapporteur si vous le souhaitez. Je propose si vous êtes d'accord maintenant parce que pour pas que l'audition s'éternise trop longuement que le rapporteur a des questions à vous poser en particulier sur méia one ou duel public que vous puissiez lui répondre à ces questions et et pas qu'on sorte un petit peu du du commentaire des des comportements des uns et des autres. Encore une fois, ces sujetsl peuvent être réglés ailleurs qu'à la commission d'enquête.

Merci monsieur le président. Je pense que vous avez dû voir que les trois principes de cette commission d'enquête, c'était de s'intéresser à la neutralité, c'était de s'intéresser au financement et c'était de s'intéresser au fonctionnement, notamment les conflits d'intérêt de l'audiovisuel public. Et je ne doute pas que vous avez suivi une bonne partie des auditions de cette commission d'enquête qui a pu lever et révéler nombre de conflit d'enterêt.

Vous en avez évoqué d'ailleurs quelques-uns sans sans aller au bout des faits sur des subventions accordées à des associations par euh France Télévision alors que il y a un certain nombre de de ces dirigeants qui peuvent être liés. Vous avez évoqué des conflits d'intérêt par exemple avec d'anciens dirigeants de l'audiovisuel public qui ont des relations personnelles avec des dirigeants de société privée de production à qui l'audiovisuel public attribue des contrats importants. Voyez, mettre en cause les travaux de cette commission d'enquête alors que je pense sincèrement que cette salubrité publique de lever le capot sur 4 milliards d'euros d'argent payé par les Français et que il y a à peu près 1 milliard d'euros d'argent public versés chaque année pour des contrats de passé avec des sociétés de production.

Je pense que les Français depuis le début peuvent voir la légitimité de de ces travaux et c'est d'ailleurs tout l'honneur de cette commission d'enquête. Que ça vous déplaise monsieur Pigas parce que vous avez des intérêts dans l'îtoire, des intérêts importants. C'est votre droit mais je vais vous demander s'il vous plaît d'arrêter de dénigrer ces travaux parce que encore une fois c'est la première fois que l'Assemblée nationale les fait et je pense qu'ils sont vraiment importants pour retrouver de l'efficacité dans la dépense publique et pour retrouver un audiovisuel public fort dénué éloigné de toute forme de conflit d'intérêt.

Monsieur Nommé, pardon, vous avez été très monsieur le rapporteur, je suis obligé de répondre. Alors allez-y monsieur Pigas. Non parce que c'était une c'était une mise en cause personnelle qui ne répondait en rien à ma question monsieur le président.

Non mais si si monsieur le rapporteur si si monsieur Pigas vous met en cause qu'ensuite vous le mettez en cause simplement monsieur le président qu'on avance systématiquement j'ai proposé d'avancer mais monsieur Pigas m'indique que les propos que vous avez cités étaient faux. Alors je suis obligé de le laisser rétablir des propos. Voilà.

Si si vous le mettez en cause, qui vous met en cause, on va pas avancer hein. Je vais je vais être rapide. D'abord, moi je je dén soyez précis sur la réponse puis ensuite je donne la parole au rapporteur.

Je vais être précis, très précis peut-être trop pour monsieur le rapporteur. Moi je dénigre pas les travaux de la commission. J'ai commencé en disant et je vais finir en disant je suis heureux d'être là et je considère que c'est une exigence démocratique que de répondre à vos questions.

Il y a aucun dénigrement. Premier point. Deuxième point, ce qui me fascine toujours avec vous, monsieur le rapporteur, c'est à nouveau, c'est cette posture victimaire où vous dites "On découvre des choses." Mais attendez, vous avez découvert quoi ?

Vous avez multiplié ? Oui, monsieur le rapporteur, les fausses informations. Vous avez dit, j'ai un mail qui montre que je quand même vous rappeler ça, le France Télévision a exercé une pression sur la cour des comptes au motif que il fallait pas sortir le rapport avant la nomination, la reconduction de Delphine Arnaut.

C'est faux. Vous avez dit il y a 1,5 million de frais de cocktail pendant le Covid. C'est faux.

Vous avez dit tous les Non, c'est bah c'est complètement faux. Non, c'est complète. Mais non.

Comment comment pouvez-vous dire comment pouvez-vous c'est mais c'est non c'est c'est mais c'est honteux de dire ça c'était ceux qui travaillaient pendant le Covid c'est des frais effectivement de c'est ceux qui se nourrissaient mais je continue. Vous dites tous les tous les dirigeants de l'audiovisuel sont de gauche mais c'est complètement faux. Si Bill Veil a travaillé avec Nicolas Sarkozi, numéro 2 de France Télévision, Christophe Tardio a travaillé avec Nicolas Sarkozi, Christine Albanel qui préside le conseil a travaillé avec Jacqu, l'ancien président.

Non mais quand même l'ancien président, vous avez dit n'importe quoi du début à la fin, l'ancien président de de l'ARCOM, celui qui d'ailleurs a retiré la licence à C8, justement si vous m'avez pas demandé mon avis, à travailler avec Jacques Chirac. Quant à ce qui nous concerne media puisqu'on est là là et je serait dommage je m'énerve après, mais mais quand même vous vous connaissez pas la notion de contrôle. Vous connaissez pas la notion de concentration, vous faites sans comprendre.

Monsieur Pigas, je vous ai laissé à propos. Non, monsieur Pigas, je vous ai laissé à plusieurs reprises. C'est clair.

Bon, j'ai dit monsieur Pigas et monsieur, je vous ai laissé à plusieurs reprises euh rétablir ce qui vous semblait être des fausses informations. Vous l'avez fait longuement à plusieurs reprises. Maintenant, le rapporteur a des questions.

Vous avez des réponses à faire ? Je n'en doute pas. Est-ce qu'on peut revenir dans un échange de questions-réponses ?

Je vous en remercie tous les trois par avance. Merci monsieur le président, monsieur Nommé, j'en viens à vous et merci pour votre patience notamment sur cette notion de contrôle. Dans un article du Figaro publié le 26 février dernier, Kaker est présenté comme un investisseur passif de Mediawan.

Or, la note d'information transmise à la MF lors de l'OPA sur Mediawan en 2020 décrit une réalité assez différente. Ce document indique que la société Show Topco qui est contrôlée par KKR peut nommer trois membres sur 7 au conseil de surveillance de Mediawan Alliance. KKR dispose également d'un droit de véto sur des décisions majeures.

Adoption du budget annuel dans certains cas, émission d'action, introduction en bourse ainsi qu'au-delà de certains seuils, acquisitions, sessions et investissement. Quand on voit que vous êtes au tit de KKR en mesure de bloquer un budget, de poser un vétois stratégiques du groupe et potentiellement de prendre le contrôle de Mediawan, ce qu'on peut dire que vous êtes simplement un investisseur passif. Merci [raclement de gorge] Mathieu, tu l'expérience. [rires] Alors mes mes réponses vont être bien plus ennuyeuses et moins enflammées que celles de mon voisin.

Mais en l'occurrence, premier point, nous ne commentons pas les articles de presse, gardons notre temps. Deuxièmement, beaucoup des points que vous avez indiqués sont factuellement faux. Nous n'avons pas de droit de véto sur le budget, sauf n'avons pas de droit.

C'est dommage parce que [raclement de gorge] tu tu dénonces une nouvelle fausse information. Non non non, on clarifie. [raclement de gorge] Donc là, premier point, monsieur, pardon, monsieur le député, nous ne commentons pas les articles de presse, il perdrait du temps.

Deuxièmement, je suis ravi de clarifier euh les les points que j'ai mentionnés euh qui pour la plupart sont factuellement faux. Je rappelle qu'Acer est un investisseur financier minoritaire et à ce titre certains droits protectifs standard. J'y reviendrai.

Mais en l'occurrence, nous avons deux représentants au conseil de surveillance. Pas pas trois, nous en avons deux. Je suis l'un des deux.

Nous n'avons pas de droit de véu sur le budget, sauf cas exceptionnel. Nous n'avons pas euh de droits de véto stratégique. Euh les droits protectif sont standard propre à tout investisseur financier.

C'est pas lié à Mediawan, c'est pas lié à KKR, mais typiquement un changement de siège social, une modification des statuts sont des droits protectifs d'un minoritaire droit protectif. Donc en aucun cas nous avons le pouvoir d'influencer la stratégie. En aucun cas nous ne pouvons prendre le contrôle puisque c'est ce que vous avez indiqué.

Je rappelle que ce contrôle qui est exercé par les trois cfondateurs est inscrit dans les statuts. Et puis je vais prendre un peu de recul quand même et nous ramener dans la dans la vraie vie. Figurez-vous que chez KKR, on ne se réveille pas tous les matins en se disant on va pcher le management et on va prendre le contrôle.

On est ravi et ce depuis le début et c'était notre accord que les trois cfondateurs reste présent, reste en contrôle et que Pierre-Antoine Capton soit le dirigeant de cette entreprise. La valeur de notre investissement, pas de problème à Paris de valeur et de création de valeur. investisseurs financiers euh est totalement corrélé à cette notion de contrôle par les fondateurs qui ont eu cette vision stratégique que nous rejoignons et au fait que Pierre-Antoine et toutes ces équipes que vous avez reçu continuent à piloter.

Voilà. Donc oui, il y a des droits protectifs standard de minoritaires et ça s'arrête là. On peut pas, on va pas tous les redescendre, je les connais même pas moi-même, tous par cœur.

Et en l'occurrence, tout cela avait été transmis de manière factuel et transparente à l'autorité de la concurrence en 2020, qui a étudié le dossier de manière minutieuse, qui a conclu que nous n'avions pas le contrôle et rien n'a changé depuis et nous n'avons aucune véléité à ce que ça change. Je vous remercie pour votre réponse. Tous les éléments que je vous ai cés figurent notamment dans un article de capital qui est daté du 6 décembre 2021 et intitulé les astuces de Luc Besson et de Mediawan pour continuer à toucher des aides publiques.

Et en fait, vous voyez, on vous demande par exemple la structure capitalistique et vos participations, vous refusez de nous répondre. Quand je dis vous, c'est tous les trois. Donc tant qu'on n'a pas ces informations, on est obligé de se référer à des informations publiques qui figurent dans la presse.

C'est la raison euh de mes questions. Je vous euh pose aussi une question sur le contrôle, mais je je vais vous laisser évidemment euh répondre, vous expliquer sur la prise de contrôle. Euh la note euh de la MF précise l'existence d'une Golden Share.

Alors, une Golden Share, c'est une action spécifique. C'est une forme particulière d'action de préférence qui permet à celui qui la détien de conserver un droit de véto sur l'ensemble du capital d'une société dans certaines circonstances spécifiques. Et en cas notamment dans les circonstances spécifiques mentionnées, il y a les modifications de règles d'attribution des aides du CNC.

Les droits et obligations seraient inversés. Fin la citation faisant donc de KKR l'actionnaire de contrôle de Mediawan Alliance. Donc monsieur Capton, je lui ai posé la question, il nous affirme que cette action de préférence n'a pas été retenue dans le projet final.

Monsieur Nomet, est-ce que vous confirmez effectivement que cette Golden Share n'a pas été retenue dans le projet final ? Alors m'avez trouvé ennuyant lors de la saison 1, je vais être très ennuyant lors de la saison 2. Ennuyeux, pardon.

Euh oui, je je vais répéter ce que vous indiquez Pierre Antonin Capton et ce que vous indiquez Guillaume Isabelle. Euh aujourd'hui, l'action de préférence au profit des fondateur n'a aucune conditionnalité. Guillaume Isabelle vous l'avait indiqué, il y avait une conditionnalité envisagée lors des discussions initiales.

Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Et encore une fois, donc non, l'action de préférence est pérenne. Mais encore une fois, tout ça est en phase avec l'esprit de cette rencontre en 2020 qui est de laisser le contrôle au fondateur par aucun moyen.

Je suis sous serment qu'Acer ne peut prendre ou autre actionnaire ou autre actionnaire ne peut prendre le contrôle de la société. Merci beaucoup pour votre réponse monsieur. Est-ce que vous pourriez précéder vous expliquer cette action de préférence est est pérenne ?

Qu'est-ce que ça veut dire ? Pas de constitutionnalité attachée à cette action de préférence. Et je me permets aussi de préciser que les éléments que je vous ai indiqué en question figurent à la fois dans cet article de presse que je vous ai cité.

Mais ça figure aussi dans la notice qui a été transmise à la MF. Donc encore une fois, toutes ces informations sont euh sont sourcées. Euh mais encore une fois, je ne commande pas euh les articles de presse euh pour interroger le journaliste et il vous dira quelles sont ses sources.

Moi, je ne le ferai pas. Euh pour ce qui est de la note AMF, évidemment, elle est publique et tout ça a été également pris en compte par l'autorité de la concurrence en 2020 qui est l'autorité administrative compétente. Vous avez raison, tout cela est totalement transparent.

Merci monsieur. Je vous propose de revenir désormais sur donc sur cette OPA de ce sera ma dernière question sur ce sujet du contrôle sur l'OPA de 2020 puisque à la lecture de la notice transmise à la à la MF, il y a une clause assez claire, je vais la citer à compté de la 5e année suivant l'entrée en vigueur du pacte d'actionnaire. KKR peut demander donc show topco KKR peut demander soit le transfert des titres à un/3 soit devenir actionnaire direct de Mediawan et non plus seulement via la Holding Mediawan Alliance.

Donc cette clause ouvre la possibilité soit de céder sa participation au plus au franc soit de monter directement au capital opérationnel de la société Méiawane. Cette 5e année est arrivée l'an dernier. Est-ce que vous pouvez nous dire si cette clause a été activée et si elle est susceptible d'être activée à court terme ?

Pardon, je n'ai pas les détails de la clause en tête, mais vous faites référence encore une fois à des droits classiques pour un investisseur financier minoritaire. Comme je vous l'ai indiqué, les fonds ont une durée de vie finie de 10 à 12 ans. Donc c'est totalement standard lorsqu'un fond d'investissement prend une participation que soit négocié des mécanismes qui permettent la liquidité à terme.

Ça ne veut pas dire que c'est nécessairement actionné. C'est négocié au début et puis ensuite c'est la vie des affaires. Euh ça dépend des chemins euh parcourus et des de ce qui reste comme chemin à parcourir.

Donc en l'occurrence pour vous répondre précisément, ça n'a pas été actionné. Il n'y a aucune intention de l'actionner. Euh et si à un moment ou quand à un moment Kaker décidera de sortir partiellement ou totalement, encore une fois, ce n'est pas du tout l'objectif.

Il y a encore beaucoup à faire avec au côté de l'équipe dirigeante et des cfondateurs de Méiawane. Mais à ce moment-là, s'il devait y avoir un autre investisseur qui venait à remplacer totalement ou partiellement KACR 1, les fondateurs ne perdraient pas le contrôle et de ce nouvel investisseur souhaitera l'adoublement, l'accord avec les fondateurs. La dernière chose que vous souhaitez en tant que futur investisseur, c'est ne pas avoir le soutien, l'alignement avec les cfondateurs, avec Pierre-Antoine Capton.

Je vous remercie pour pour vos réponses. Toute dernière question sur ce sujet. Si je vous pose toutes ces questions notamment sur le contrôle, c'est parce qu'on a aussi auditionné le 17 février dernier les syndicats de producteurs devant cette commission.

Il y a trois syndicats, le SPI, l'UPC et l'ARP qui nous ont expliqué qu'ils avaient déposé un recours administratif contre la décision du CNC d'accorder des aides publiques à la société méiawan parce que il soupçonnit en tout cas un contrôle ou une détention capitalistique majoritaire par votre fond d'investissement qui est un fond étranger. Ça a donc été relayé par cet article que je vous ai cité, les astuces de Luc Besson et Méiawan pour continuer à toucher des des aides publiques. Est-ce que vous avez pu vous expliquer à ces représentants avec ces représentants de syndicat de de producteurs sur le recours qu'ils ont déposé contre Mediawan pour cette raison ?

Bah je vais je vais répondre la question est pour ou c'est comme tu veux. Non, je allez-y monsieur j'allais répondre de manière passionnée et enflammée pour pour dire la chose suivante. D'abord c'est une action judiciaire en cours.

Donc il me semble que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 fait que normalement on devrait pas en parler. Et pourtant, monsieur le rapporteur, vous vous avez auditionné ici même euh le syndicat qui a fait recours et euh vous leur avez dit la chose suivante parce que je vais vous lire parce que effectivement je vous lis attentivement. Je vous remercie pour votre réponse.

Donc il mettait en cause le contrôle français. Je vous je vous cite hein Charlon de points. Je vous remercie pour votre réponse.

Vous aurez en tout cas un serviteur devant vous qui défendra aussi cette position queles que soient les auditions. Alors là, moi j'ai trois questions. C'est à quoi ça sert d'être auditionné ?

Oui. Oui. À quoi ça sert d'être auditionné ?

Si quoi je je peux m'exprimer ? À quoi ça sert d'être auditionné si en fait ça ne sert à rien, vous nous écoutez pas, vous on narrive pas à vous convaincre. de, je suis quand même assez étonné d'une interférence de ce type dans une action judiciaire en cours.

Et trois, je sais pas quels intérêts vous servez en fait euh derrière cette remarque. Moi, je reviens juste sur une chose, il faut arrêter de citer comme source sur le contrôle. Il faut arrêter de citer euh des journaux comme Capital qui n'est pas connu comme étant un grand journal d'investigation.

D'ailleurs, je me demande qui est le propriétaire. Euh mais euh il faut aller euh auprès des autorités administratives indépendantes et regarder à nouveau, vous devriez le faire, la décision du conseil de l'Autorité de la concurrence du 21 septembre 2020. Tout y est dit, le contrôle de Mediawan est un contrôle français.

Point. C'est c'est vous pouvez y passer des heures, ça ne changera rien. C'est un contrôle français qui a été reconnu comme tel par l'autorité de la concurrence, d'ailleurs validé également par le CNC.

Point. Voilà, c'est c'est vous pouvez y passer des heures, ça ne changera rien à l'état du droit. Merci beaucoup monsieur le rapporteur.

Merci monsieur le président. Oui effectivement je persiste et signe. J'ai expliqué à ces représentants de syndicat de producteur que je serai toujours attentif au respect de la loi le plus strict que je serai toujours soutien de subvention d'entreprises publiques conditionnées à des entreprises françaises comme c'est le cas pour le CNC.

Il y a des détournements parfois soupçonnés de fonds notamment du CNC. Donc là en l'occurrence il y a eu un recours administratif qui a été déposé. On l'a appris d'ailleurs dans le cadre de cette audition de laaveu donc des représentants des syndicats de producteurs pour qui c'est un sujet qui est important.

Donc oui effectivement je défendrai toujours le strict respect de la loi et je défendrai aussi toujours des subventions de d'entreprises publiques comme par exemple le CNC à de la création et à de la production indépendante française. Absolument monsieur Pigas. Non mais pardonnez-moi mais le respect de la loi, ça consiste pour un rapporteur de commission d'enquête à interférer dans une action judiciaire en cours et apporter un jugement.

C'est Non mais oui, ben c'est exactement comme le tweet dont parlait tout à l'heure Xavier sur je sais plus quelle révélation totalement fantasque et fantaisiste. C'est juste n'importe quoi. Allez, on avance.

Allez-y, monsieur le planteur. Merci monsieur le président. Je voudrais en tout cas tous les trois vous remercier pour votre patience.

Merci d'être venu. Ça a pas été chose simple d'organiser cette audition mais le plus important c'est qu'elle puisse avoir eu lieu. Merci d'avoir répondu aussi à à l'ensemble des collègues et quant à nous, il nous reste quelques auditions à terminer pour notamment envisager la rédaction de ce rapport.

Donc merci encore pour vos éclairages cet après-midi. Merci monsieur. Moi j'ai encore une question à vous poser qui me paraît être une question importante à laquelle nous il me semble que nous n'avons pas répondu et comme vous êtes trois personnes qui vous intéressaient au médias, j'aimerais vous entendre là-dessus.

Il y a une question qui qui m'a paraît essentielle finalement et ce matin Patrick de Carolis le disait très bien, c'est finalement on prend quand on s'intéresse à l'audiol public à l'envers. On s'intéresse sur le budget, sur les moyens, sur la gouvernance avant de se poser la question de la raison d'être de l'audiovisuel public et de ce que devrait être l'audiovisuel public. Vous êtes à la vous possédez directement indirectement des médias privés notamment la dans la presse écrite ou des médias des journaux en ligne.

Moi, j'aimerais vous vous demander pour vous quelle est la raison d'ess de l'audiel public ? Qu'est-ce que l'audiel privé ne fait pas ou ne pourrait pas faire ou ne devrait pas faire que l'audiovisuel public devrait faire ? Et je vous le demande parce que monsieur Nel d'ailleurs tout à l'heure vous nous a dit moi je serais intéressé un jour s'il devait être privatisé vous ne le souhaitez pas mais si certains responsables politiques ici accédait au pouvoir et souhaitait privatiser l'audiovisuel public ce qui à titre personnel n'est pas mon souhait vous avez indiqué être intéressé parce que pour vous qu'est-ce que qu'est-ce que fait l'audioel public que le duel privé ne ferait pas et la deuxième question que j'ai c'est une question qui m'a paraît aussi important on a en France effectivement la loi de 86 qui encadre l'information dans notre pays l'information dans les médias et c'est les règles de pluraliste, d'impartialité, d'honnêteté de de l'information.

Il y a quelques semaines, madame MN a dit finalement dans les médias privés, on pourrait assumer que ce pluralisme interne n'a plus lieu d'être et évoluer vers des médias d'opinion comme fonctionne la presse écrite. Et quel est votre point de vue là-dessus ? Est-ce qu'il faut conserver le pluralisme interne, c'est-à-dire conserver l'obligation pour les chaînes privées euh d'inviter finalement tous les responsables politiques, de donner la parole à tous les courants de pensée, les courants politiques ?

Est-ce que ces règles de pluralisme interne sont importantes ou est-ce qu'il faut faire évoluer les médias, je parle là de la radio et la télévision vers la presse écrite, c'est-à-dire sans ces règles de pluralisme. Monsieur Niel, je voulais que vous lirez commencer. Merci.

Euh je crois que vous avez déjà d'or et déjà de fait des médias d'opinion en France, même s'il porte pas s'il porte pas ce nom. Et moi, je trouve que c'est une bonne chose. L'important c'est que quand on regarde un média, on sache quelle est son étiquette et de ne pas et de ne pas être trompeur sur son étiquette.

Et je suis ravi d'avoir des médias qui sont qualifiés comme étant d'extrême droite ou potentiellement d'extrême gauche. Je trouve extrêmement important à l'expression de la démocratie ou de droite ou de gauche importe mais politiquement incarné et je pense qu'on l'a. Alors ces chaînes souvent sont obligées de jouer avec la loi de 86 et de diffuser la nuit des des des opinions contraires.

Je trouve ça idiot. Je pense qu'il y a un moment il faut qu'on s'assume et qu'on aille dans ce sens-là. Le nombre de canals de diffusion est important.

Il nous reste un problème qui est la numérotation des chaînes, c'est comment on est sûr que l'ensemble des des chaînes soit traité de la même manière et que donc il y ait pas une forme de domination dans un groupe de chaînes qui sont les premières chaînes parce que la chaîne c'est toujours important, une domination d'une chaîne pardon d'un groupe de chaînes sur une sur une une position sur une position donnée. le le si vous avez posé la question du rôle de l'audiovisuel public, c'est de s'adresser à tout et c'est d'aller chercher ou de mettre en œuvre notamment notamment des choses qui sont qui s'adressent à des publics et où il n'y a pas de rentabilité économique. Et je trouve ça important et c'est ce que fait l'audiovisuel public dans un certain nombre de cas d'avoir des contenus qu'on ne pourrait pas trouver ou qu'on ne peut pas trouver ailleurs parce que l'audience qui va être générée ne permet pas une rentabilité.

On le voit sur ART et on le voit sur un certain nombre d'autres chaînes. Ce qui n'empêche pas à côté de ça d'avoir des contenus qui permettent de générer des recettes à l'audiovisé le public. On on a vu Nagi qui produit des contenus qui sont rentables.

Je crois que les un grand nombre des enfin en tout cas je sais pas si c'est un grand nombre un nombre significatif de contenu de de Menia One sont rentables pour l'audiovisuel public. C'est-à-dire qu'entre le prix dépensé et la recette générée euh on a une une rentabilité et ça me paraît incroyablement important. Je vous l'ai dit tout à l'heure, j'ai grandi avec des émissions et créé à deux.

Le la le les émissions pour enfance ne sont pas des émissions qui rapportent de l'argent parce qu'on peut pas mettre de publicité dedans. Mais Doroté, c'est pas mal. Et elle, j'habitais Créteille donc c'était peut-être pas c'était pas un endroit fantastique.

Enfin, c'est une très belle ville et j'adore cette ville pardon, je peux pas dire ça mais c'était peut-être pas l'endroit le plus riche de ce pays dans une j'ai grandi dans une famille moyenne et j'étais content d'avoir ça parce que c'était un contenu accessible. On avait pas l'argent nécessaire pour s'abonner. Ça n'existait pas.

Mais mais si ça avait existé, on aurait pas eu l'argent nécessaire à la maison pour s'abonner euh pour s'abonner à autre chose. Donc je pense que c'est ça l'œuvre, le le ce que doit mettre en œuvre le service public à côté des missions euh rentables. Euh j'aimerais juste ajouter un truc parce que on a beaucoup parlé de de de l'audiovisuel public, le travail de Media One, c'est d'être partenaire avec toutes les chaînes.

Donc le le l'un des premiers partenaires de Media One, c'est Canal. Moi, je suis ravi de l'existence de Canal et de Canal Plus. J'ai rien contre l'existence de ces news.

Moi, je suis ravi que ces news euh existent. C'est peut-être pas la chaîne où je suis toujours le plus d'accord avec ce qu'il raconte. C'est c'est ça.

Mais je suis ravi que ces news existent. Et de la même manière, on est ravi de travailler avec TF1, avec M6, avec Netflix. Elles ont chacune leur spécificité.

Et le travail de Mina One, c'est de s'adresser à l'ensemble de des médias, à l'ensemble des diffuseurs et de produire pour eux des choses euh qui sont de qualité. Puis un dernier élément euh je je je parce que je suis pas sûr que nous reparlons après, c'est de vous remercier d'avoir eu cette qualité d'écoute. Je vous l'ai dit, je regrette juste que nous ayons été attaqués en dehors de cette enceinte et que nous n'ayons pas répondu, ni Mathieu, ni moi, ni Pierre-Antoine en dehors de cette enceinte.

Et je trouverais [grognement] sain que ces débats se passent exclusivement à l'intérieur de cette enceinte parce que c'est très facile de donner des interviews au-delà de cette enceinte mais ça n'accorde pas ou ça ne permet pas euh le comment je dire une forme de pluralisme dans les avis. Et je je félicite les députés qui sont là depuis tout à l'heure à subir à nous subir et à me subir. J'en ai aucun doute que je peux être pénible et j'ai un côté pénible mais je pense queà partir du moment où le débat est sorti de cette commission euh d'enquête, vous lui avez donné et encore une fois c'est ce que je disais tout à l'heure monsieur le rapporteur, vous lui avez donné une importance qui n'a que des fins qu'à des fins politiques personnelles en vous scandalisant systématiquement des dépenses d'argent public et cetera et cetera.

C'est tellement facile d'être démago sur le sujet. C'est tellement facile d'être des mago et quand derrière vous attaquez des tiers que nous sommes, ben ne vous étonnez pas que quand on vous a en face, parce que nous nous ne faisons pas ça par derrière, nous faisons ça en face que quand vous nous avez en face de vous, vous pouvissiez nous trouver un petit peu agressif. Donc je m'en excuse si vous nous avez trouvé agressif.

Monsieur Pig, je veux bien répondre à ma question. Je redonne la parole au rapporteur qui avait une dernière question. Non, moi je vais être très rapide.

Je réponds à votre question. Merci. D'abord sur le rôle de l'audis public, je l'ai je l'ai je l'ai mentionné euh dans le propos euh liminaire.

Euh pour moi, c'est en fait tu tu l'as très bien dit hein, c'est s'adresser à tous et aller là où au fond euh euh le secteur privé n'irait pas par manque de rentabilité. Exemple, je donne un exemple tout récent, mais les Jeux Paralympiques par exemple. Et au-delà de ça, c'est assurer l'accès de tous à la culture avec une programmation exigeante, hein, je me répète, une représentation équilibrée politique et des territoires et et surtout et ça va faire le lien avec votre question d'après, donner une information vérifiée, si je puis dire, c'est-à-dire des faits et pas des opinions.

De ce point de vue-là, c'était votre deuxième question. Le pluralisme interne, à mon sens doit être la règle pour l'audiovisuel public, mais pas nécessairement. euh sur l'audiovisuel privé ou les médias privés à mon sens.

Ce qui compte là, c'est le pluralisme externe, c'est-à-dire éviter la concentration des médias entre quelques mains. Merci. Merci beaucoup.

Merci monsieur le président. Simplement une rectification puisque visiblement monsieur Pigas vous appréciez tordre la vérité. Vous avez dit, je vous cite que lors d'une audition euh j'aurais dit vous avez fait vous avez face à vous un serviteur qui défendra aussi cette position quel que soit les auditions.

Bon bah malheureusement c'est pas la citation. Je suis devant le communiqué le compte-rendu officiel de l'audition sur le site de l'Assemblée nationale. Je vais vous donner très exactement la citation.

Monsieur Charles Loncle, rapporteur, vous avez face à vous un serviteur qui défendra aussi cette position. Le but de mes questions est précisément de faire la lumière sur les subventions accordées à certains grands groupes en dépit de schémas actionnarios qui manquent de transparence. Donc vous voyez que d'avoir évoqué queles que soient les auditions est parfaitement faux.

Donc je tenais à rectifier cela avant la fin des auditions parce que je crois vraiment à la vérité et à la sincérité d'une information qui est donnée et de ne pas les tordre. Je remercie beaucoup rectifier votre rectification sans y passer 4h et je vous enverrai le le le l'audio. Merci Xavier.

L'audio et le film et vous verrez que c'est très exactement ce que vous avez dit. Alors moi je je me réfère au compte-rendu sur le site de l'Assemblée nationale que j'ai pu retrouver dans le cadre de l'audition et ce qu'il est stipulé exactement sur le compte-rendu. Voilà.

Merci beaucoup. Je vous enverrai l'audio. L'audition.

Très bien. Bon, je crois que je crois que vous avez dit une dernière question. Vous avez pas de dernière question finalement, monsieur le rapporteur.

Une rectification. Ah, c'était une rectification. En tout cas, merci à tous les trois d'avoir répondu à nos questions et d'y avoir consacré plus de 3h30.

Je vous remercie de votre présence au sein de cette commission. M.