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interviewLCI — L'invité d'Adrien Gindre· 1 août 2023 16 min

L’INTERVIEW POLITIQUE – Frédéric Valletoux, député Horizons, invité de Bernard Poirette

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:06
Présentateur

Frédéric Valdoux, je rappelle aux téléspectateurs que vous avez été, pendant fort longtemps, président de la Fédération hospitalière de France. Vous ne l'êtes plus actuellement, vous êtes député de Seine-et-Marne et porte-parole du groupe Horizon à l'Assemblée nationale. Horizon, le patron, c'est le maire du Havre, nous sommes d'accord. Édouard Philippe. Bien. Alors, parlons, si vous le voulez bien, avant de parler politique, parlons de l'hôpital. En 2019, quand vous étiez encore le président de la Fédération, vous disiez qu'il faut un service public hospitalier fort et dynamique, régi par la qualité et l'efficience. C'était vos propres mots, Frédéric Valdoux.

Est-ce que, quatre ans plus tard, vous avez le sentiment qu'on prend plus ou moins cette direction-là, ou qu'on va délibérément dans le mur, en matière de santé publique hospitalière ?

0:55
Frédéric Valletoux

Depuis 2019, il faut quand même rappeler qu'il s'est passé le Covid et qu'il y a marqué une période, évidemment, pendant laquelle, à la fois, les réformes n'ont pas pu être menées, et celles qui avaient été lancées notamment en 2019. Je parle de la modernisation de l'investissement, de cet effort très fort qui avait poussé le gouvernement d'alors. Je parle aussi de la territorialisation du système de santé. Bref, des réformes qui ont été gelées du fait, effectivement, de cette pandémie qui est tombée sur la tête de tout le monde et qui a montré que l'hôpital tenait, l'hôpital a tenu, l'hôpital a permis d'être le bouclier sanitaire des Français pendant cette période.

Mais néanmoins, c'est vrai que l'opération de modernisation n'a pas pu se faire. Donc, aujourd'hui, il y a un chantier immense pour le gouvernement en matière de santé, et d'ailleurs, pas que pour l'hôpital, parce que prendre l'hôpital tout seul, ça n'a pas de sens. C'est tout le système de santé qu'il faut revoir. S'intéresser qu'à l'hôpital et ne pas voir la grave crise de la médecine libérale à côté, en dehors des murs de l'hôpital, ce serait évidemment de ne voir qu'une partie du sujet.

1:56
Présentateur

Sauf que cette crise n'a pas commencé il y a 3-4 ans. Cette crise, elle est en train de mariner depuis des dizaines d'années dans ce pays. Tous les ministres de la santé essayent de la prendre à bras-le-corps, et M. Braun aussi, à sa façon, j'imagine, le dernier ministre. Et personne n'y arrive. Pourquoi ?

2:13
Frédéric Valletoux

Personne n'y arrive. D'abord parce que le système de santé, c'est un paquebot, et qu'entre le moment où on change de gouvernail, il y a le moment où vraiment le paquebot va bouger, il va se passer quelque temps, c'est inévitable. Le seul sujet, c'est de faire revenir des soignants, trouver plus de soignants, faire venir des jeunes dans les métiers du soin, que ce soit d'ailleurs les métiers de la médecine, que les métiers infirmiers, infirmières. À tous les étages du système de santé, il manque le monde, et c'est la première crise, j'allais dire, aujourd'hui, auquel doit faire face notre système de santé, c'est le manque de soignants.

Non, aussi bien d'ailleurs à l'hôpital, parce que les métiers sont plus attractifs, parce qu'effectivement, le système étant en crise, la pénibilité est réelle et forte, et ça aussi bien à l'hôpital que, je le redis, pour la médecine de ville, et que donc pèse sur ce qui, aujourd'hui, reste, la pression de Français de plus en plus nombreux, et tant mieux, qui ont de plus en plus besoin de soins, et tant mieux, parce qu'ils vivent de plus en plus âgés, et tant mieux aussi. Mais néanmoins, pour faire face à tout ça, effectivement, on est dans un manque cruel de soignants. Je rappelle qu'il manque 30% de médecins à l'hôpital.

Et que les déserts médicaux, la principale cause des déserts médicaux, c'est le manque aussi de médecins généralistes dans notre pays, parce que la médecine générale a été parfois... 700 000 Français sans médecin traitant. Bien sûr, 700 000 Français sans médecin traitant. 700 000 Français touchés par des pathologies de longue durée sans médecin traitant, parce que le nombre de Français sans médecin traitant, c'est plutôt 6 à 7 millions.

Donc, on voit qu'effectivement, il y a un énorme chantier aujourd'hui qui est devant nous, c'est-à-dire faire revenir, effectivement, dans les filières de formation, beaucoup plus de jeunes, et sécuriser de manière pérenne, c'est-à-dire pour 10, 15, 20, 30 ans, un système de santé qui, aujourd'hui, est à genoux.

3:54
Présentateur

Mais alors, écoutez, parlons gros sous, pardonnez-moi, je comprends peut-être que des gens ne veuillent pas faire infirmier, infirmière, parce que c'est mal payé, parce que les conditions de travail sont dures, parce que c'est des gardes de nuit, etc. Mais quand on voit, par exemple, que les gardes de 24 heures à l'hôpital pour les médecins sont rémunérées 1 400 euros, 1 394 exactement, ça a été un bras de fer monstrueux, une négociation de plusieurs mois, etc. C'est pas un tarif scandaleux, quand même, 1 400 balles pour 24 heures. Et il en manque plein, on ferme les services d'urgence.

4:26
Frédéric Valletoux

Non, c'est pas un tarif scandaleux, mais c'est vrai qu'aujourd'hui, prenez un médecin hospitalier, un médecin hospitalier qui va en même temps, qui va faire des gardes, qui va être soumis, même si elles sont bien rémunérées, à une certaine forme de pénibilité. Arrive un moment où les sirènes du privé peuvent faire qu'il va lâcher la blouse à l'hôpital pour en reprendre une à la clinique, qui parfois est juste en face, et qui va lui permettre, effectivement, de travailler à des rythmes qu'il va choisir, avec des salaires qui sont bien plus élevés. Et parfois, dans certaines spécialités, c'est x2 ou x3 par rapport à ce que l'hôpital offre.

Et donc, c'est vrai qu'il y a aussi un système qui est concurrentiel entre le public et le privé, et qu'à une époque ou à un moment où on souffre du manque de soignants, le fait d'avoir en plus cette concurrence, là je parle des médecins, cette concurrence financière entre les deux systèmes, fait qu'effectivement, on a du mal à garder à l'hôpital, parfois, des gens qui, arrivé à un moment, disent, écoutez, basta, moi les gardes, j'ai plus de 50 ans, ça fait 20 ans que j'en fais, je suis fatigué, je passe à autre chose.

5:20
Présentateur

Mais pourquoi est-ce que s'il gagne trois fois plus dans la clinique en face que l'hôpital Saint-Louis à Paris, par exemple, pour ne pas le citer, pourquoi est-ce que la nuit d'hospitalisation à Saint-Louis est au même prix qu'en face à la clinique ?

5:32
Frédéric Valletoux

En fait, tout le jeu, tout le sujet, ça va être effectivement de rééquilibrer la place des uns et des autres dans le système, et qu'effectivement, on ne puisse pas laisser prospérer des systèmes qui se concurrencent entre eux, mais au contraire, effectivement, qu'on partage plus l'effort.

On part des gardes de nuit, par exemple, et bien, dans la proposition loi que j'ai fait voter au mois de juin et qui passe au Sénat au mois d'octobre, il y a cette idée que la permanence des soins, c'est-à-dire, au-delà de 20 heures, les week-ends, les jours fériés, et bien, les cliniques prennent totalement leur part, et que ça ne soit plus que l'hôpital, qui aujourd'hui assume 90% de la permanence des soins en établissement, et bien, que ce soit aussi les cliniques qui participent. On rétablit l'obligation de participer.

Oui, ça semble logique, mais en fait, on a, pendant des années aussi, laissé filer un système, par conformisme, par, j'allais dire, pour céder à quelques lobbies, on a conforté un système qui, effectivement, dans lequel les droits et les devoirs des uns et des autres étaient différenciés. Il y avait un vrai fossé, et qu'aujourd'hui, il s'agit de rétablir les choses, et de dire, à partir du moment où vous êtes soignant, vous êtes financé par un système qui est l'assurance maladie, c'est-à-dire, quelque part, de l'argent public, la cotisation des Français, et donc, c'est attaché à ce financement, et bien, il y a des...

La nation, attendez-vous aussi, que vous participiez à des missions d'intérêt général.

6:48
Présentateur

Frédéric Valtoux, il vous semble que, pour réaliser ce que vous venez de décrire, ce qui est quand même une sorte de travail d'Hercule, le nouveau ministre Aurélien Rousseau, que vous connaissez, j'imagine bien, est l'homme de la situation ? C'est un pur techno qui est posé là pour quelques années, puis qui fera autre chose après ?

7:05
Frédéric Valletoux

Écoutez, en tout cas, on sait que c'est un bon connaisseur du système de santé. Maintenant, il va nous montrer, effectivement, jusqu'où il est capable de porter des réformes volontaristes, parce qu'effectivement, en matière de santé, et je rappelle que la santé, c'est un des deux grands chantiers du président avec l'éducation, en matière de santé, il va falloir, effectivement, refonder totalement ce système qui, aujourd'hui, est à bout de souffle, et donc porter des réformes de manière très volontariste, très audacieuse, et pas avoir peur de faire bouger les lignes. Je vais vous donner juste un exemple. Vous parliez du financement du système de santé.

Aujourd'hui, la France consacre 250 milliards d'euros au financement de ce système de santé, ce qui est, pour moi, suffisant. C'est 12% du PIB. On sait qu'il y a 30% de dépenses inutiles. Des dépenses inutiles qui participent au financement de certains acteurs du système, et bien, à ce moment-là, il faut s'attaquer à ces 30% de dépenses inutiles, et pour mieux payer le salaire de l'aide-soignante à l'hôpital, la consultation à 25 euros qui est trop basse, effectivement. 26,50, maintenant. 26,50, effectivement, bientôt.

Donc, voilà, pour mieux financer les acteurs, mais il faut faire bouger les lignes, et donc s'attaquer, je vais dire, à des parts du gâteau, qui, aujourd'hui, profitent à certains, et qui doivent mieux profiter, je le redis, à l'intérêt général.

8:16
Présentateur

– Frédéric Valtoux, vous qui êtes porte-parole de Horizon, et donc, j'imagine, un ami d'Edouard Philippe, ou en tout cas un proche d'Edouard Philippe, avez-vous entendu, avec ravissement, le chef de l'État, il y a quelques jours, je crois qu'il était en Océanie quand il a dit ça, adouber, en quelque sorte, Edouard Philippe, en laissant entendre qu'après lui, Macron à l'Élysée, en gros, le seul qui verrait pour le remplacer, ce serait Edouard Philippe.

8:39
Frédéric Valletoux

– Alors, je ne sais pas si c'est…

8:40
Présentateur

– C'est un demi-mot, on a cru que…

8:41
Frédéric Valletoux

– Oui, je ne sais pas si c'est un adouement, en tout cas, je pense qu'Emmanuel Macron est un grand pragmatique, et qu'il reconnaît un fait qui saute aux yeux de tout le monde, c'est qu'Edouard Philippe, aujourd'hui, a les qualités personnelles, mais aussi comme, je vais dire, comme homme d'État, pour pouvoir prétendre à la charge suprême. – En tout cas, il est très populaire dans tous les sondages…

– Il est très populaire, et donc Emmanuel Macron fait le constat qu'effectivement, dans le camp qui est le sien, de la majorité présidentielle, il y a un homme qui, vraiment, aujourd'hui, voilà, est reconnu pour cela, est reconnu pour être capable d'être, de porter les couleurs des modérés, des progressistes en 2027, c'est bien Edouard Philippe. Et moi, je souhaite, effectivement, qu'Edouard Philippe soit candidat en 2027. Alors, il s'y prépare, il prend les choses avec beaucoup de sérieux, on verra s'il décidera, in fine, d'être candidat, mais, en tous les cas, il fait un travail de fond, un travail de préparation, et il prend les choses avec beaucoup de sérieux.

Donc, je pense que cette déclaration d'Emmanuel Macron, c'était le constat très pragmatique d'un président qui regarde son camp, et qui voit que, finalement, il y a, aujourd'hui, une seule tête qui dépasse, c'est celle d'Edouard Philippe, aux yeux des Français. – Quand vous dites « Edouard Philippe s'y prépare »,

9:58
Présentateur

ça ne veut rien dire. – Si, ça peut dire que… – Il a envie ou il n'a pas envie ? – Il a envie. – Il a envie ? – Il a envie. – C'est clair. – Il a envie, mais… – Alors, il s'y prépare, c'est-à-dire que… – Il s'y prépare, j'y vais, j'y vais pour gagner, bien évidemment, j'ai pas envie de prendre un rappel.

10:10
Frédéric Valletoux

– Je pense qu'il faut prendre les choses avec sérieux, enfin, présenter une candidature à la présidentielle, c'est pas comme ça, se lever un matin et se dire « tiens, j'y vais ».

C'est avoir, effectivement, d'abord, des choses à dire, aux Français, porter un projet qui soit un projet original, qui soit un projet travaillé, et donc, tout le monde n'est pas omniscient, il faut s'intéresser à de nombreux sujets pour pouvoir s'approprier ces sujets et surtout, aussi, ressentir le pays, prendre le temps d'aller visiter, effectivement, les cantons de France, les territoires, aller rencontrer les gens là où ils vivent, là où ils innovent, là où ils travaillent, là où ils créent, et c'est ce que fait Edouard Philippe à travers un certain nombre de déplacements.

Donc, les choses se préparent, et puis Horizon est un parti tout jeune qui se structure aussi, et que c'est un gros travail d'arriver à organiser tout ça. Donc, quand je dis prépare, c'est tout ce travail de fond qui est un travail souterrain, mais comme Edouard Philippe a, parmi ses qualités, celle d'être particulièrement sérieux et d'aborder les choses avec sérieux, eh bien, il sait que ce sont des étapes qui, évidemment, ne sont pas spectaculaires, ne font pas rêver ni les médias ni les Français, mais qui sont des préalables à rendre crédible une candidature en 2027.

11:08
Présentateur

Madame Borne est allée voir Edouard Philippe au Havre il y a quelques jours. Bon, elle lui a dit ce qu'elle lui a dit en privé et qu'on n'a peut-être pas su nous, mais qu'est-ce qu'elle a cherché à faire, à ne pas avoir de bâton dans les roues d'Horizon à la rentrée, parce que ça va être un petit peu rock'n'roll ou quoi ?

11:23
Frédéric Valletoux

Vous savez, Horizon, depuis un an, a montré qu'on était des partenaires loyaux et fidèles à l'Assemblée nationale. On n'est pas les plus nombreux, mais on est sans doute ceux qui sont les alliés les plus sûrs. À partir du moment où, de manière, on ne cherche pas des certificats de bonne conduite, et à partir du moment où on s'est engagé dans la majorité présidentielle, et dans un contexte d'absence de majorité à l'Assemblée, on est des partenaires loyaux, on dit ce qu'on a à dire, mais on est là quand il faut être là, et on l'a vu sur toutes les grandes réformes, et de ce point de vue-là, on ne changera pas l'état d'esprit.

Donc, Elisabeth Borne, elle veille, mais comme elle a toujours veillé, effectivement, à incarner le fait que quand on est Premier ministre, on est chef de la majorité, qu'à partir de là, il faut s'intéresser à ce que veut, à ce que pense et à ce que souhaite Horizon, comme à ce que veut, à ce que pense et à ce que souhaite le Modem, qui est le troisième allié de ce camp majoritaire. Donc, elle fait un travail, effectivement, pour, après le remaniement, conforter le lien qu'elle a, et avec Horizon, et avec les autres partenaires de la majorité.

12:25
Présentateur

Frédéric Valtoux, le nouveau directeur du journal du dimanche prend ses fonctions aujourd'hui même, contre 98% de la rédaction qui n'en veut pas et qui va très certainement partir. Est-ce que vous faites partie des députés de la République, et peut-être M. Philippe également, et sur votre ligne, qui disent que, en toute logique, il faudrait légiférer sur ces histoires-là, c'est-à-dire que quand les journalistes ne veulent pas d'un nouveau patron, ils ont le droit de le dire et de s'y opposer clairement.

12:53
Frédéric Valletoux

Oui, je pense que cette affaire, elle interroge et elle doit, effectivement, conduire un rééquilibrage, effectivement, dans ce que peut porter, souhaiter, aspirer une rédaction, parce qu'une rédaction, c'est l'âme d'un journal. La rédaction, ce n'est pas simplement des personnes, des journalistes et une édition de journalistes. Ils sont aussi porteurs d'une tradition, d'un titre, d'une tradition d'un journal, d'une ligne éditoriale qui ne s'est pas construite du jour au lendemain, mais au fil pendant des années. Et donc, je pense que ça, ça doit être plus respecté ou mieux respecté. Et que, sans doute, aujourd'hui, la brutalité de ce que peut amener certaines règles capitalistes.

On achète un titre comme on achète une société, et donc on décide de dégarnir pour en changer complètement la gamme de produits. Pour un journal, qui est un média d'opinion, les choses doivent être faites de manière sans doute plus subtile, mieux harmonisée, mieux équilibrée.

Donc, moi, je souhaite, effectivement, qu'à l'occasion de ce qui se passe au JDD, on puisse, à la rentrée, au moins réfléchir et voir avec les sociétés de journalistes de différents titres, avec l'ensemble des forces politiques, voir s'il n'y a pas à rééquilibrer, effectivement, le rôle et la place que peut avoir une rédaction qui, je le redis, n'est certes pas dans le jeu capitaliste du fonctionnement de l'entreprise, ne possède pas de part, ne possède pas de... Mais, à côté de ça, représente ce qu'est, je le redis, l'âme d'un titre. Et donc, à partir de là, ça doit être mieux respecté.

14:29
Présentateur

Alors, juste une dernière question. L'ancien JDD est mort aujourd'hui, l'affaire est réglée. Il y a un nouveau JDD qui va se créer avec une toute nouvelle équipe qui sera journaliste et pas que journaliste. Si le nouveau JDD invite dans ses colonnes Édouard Philippe ou vous-même, vous irez ?

14:47
Frédéric Valletoux

D'abord, dans votre question, il y a beaucoup de scies. Donc, je me méfiche toujours des questions avec des scies. Vous allez voir. Non, parce que... Il n'y aura pas beaucoup de scies, au final. Oui, peut-être. Je ne sais pas si vraiment la rédaction va être totalement décapitée, comme vous le dites. Je ne sais pas du tout si la ligne éditoriale va changer. On sent que ça va l'être. Mais néanmoins, je serai prudent. Après, il ne faut pas non plus boycotter des médias. Je pense que... Mais le débat qu'on va avoir à l'Assemblée nationale va être important.

Parce que je vous le redis, il faut sans doute s'interroger sur la place et le rôle que doivent aujourd'hui avoir les rédactions dans les décisions de fond qui sont celles qui touchent à des titres de presse ou même d'ailleurs à tous médias d'un pays. C'est clair.

15:30
Présentateur

Merci beaucoup. Frédéric Valtoux, député de Seine-et-Marne, porte-parole du groupe Horizon à l'Assemblée nationale et donc proche d'Edouard Philippe qui nous a expliqué un petit peu ce qu'il avait dans la tête. Ce qui est toujours très intéressant. Merci à vous. Je vous souhaite une bonne journée et un bon été. En ce qui me concerne, c'est terminé. Il est 8h50. Je serai là demain juste avant 6h pour la matinale bien sûr avec tout le monde.