Les agriculteurs sont-ils isolés dans le débat public ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour, on se retrouve en direct du salon Space Arène et j'ai le plaisir d'accueillir Anne Sophie Patru. Bonjour Anne Sophie. Bonjour.
Vous êtes sénatrice d' Vilain groupe centriste. Voilà, on sait où vous êtes positionné. Euh vous avez déclaré que le débat agricole doit être un débat citoyen.
OK, mais comment on fait pour justement faire que ça marche un petit peu mieux ? Parce qu'on a l'impression que souvent la population là a l'air de s'opposer à ce que recherchent les agriculteurs de la simplification. Écoutez, je pense que déjà la communication est un élément extrêmement important au sein du monde agricole et je pense qu'aujourd'hui il y a peut-être pas suffisamment de communication positive qui est effectuée sur ce monde agricole et notamment sur l'intégralité des progrès qui ont été faits.
Si par exemple on parle des produits phytosanitaires, des intrans et de la qualité de nos produits français. Donc je pense qu'il faut absolument communiquer de façon plus positive là-dessus pour que nos habitants, nos concitoyens se rendent compte qu'aujourd'hui on a une des agricultures qui est la plus saine du monde. Et ça je tiens à le dire parce que j'y tiens vraiment.
Oui, mais Anoufie, je vous appelle Ansoufie, vous savez que ça fait des années qu'on qu'on le dit ça, le monde agricole dit "Bon, vous êtes pas bon en communication, faut mieux communiquer tout ça." Bon, ils essayent de progresser mais au final vous avez vu la loi la pétition anti-loi du plomb cet été, c'était une catastrophe pour l'image de l'agriculture. Ouais.
Alors, c'est vrai que sur cette pétition, je pense que la loi du plomb a en fait eu un un problème, c'est qu'il y a pas eu de débat à l'Assemblée nationale. Ce débat qui aurait permis en fait que toutes les idées soient exposées et puis qu'on explique pourquoi on était arrivé au vote d'un tel débat. au Sénat, ce débat a eu lieu.
Euh voilà, c'est un peu moins médiatisé que l'Assemblée nationale et je trouve que c'est un petit peu dommage euh parce que du coup euh les arguments se sont affrontés mais au final on a abouti à un vote euh qui me semblait un vote équilibré de compromis et puis surtout euh qui n'a pas réduit la loi du plomb à une utilisation de la cétamipride euh qui n'est qu'une une partie infime aujourd'hui de ce qu'elle représente. Ça veut dire qu'au sénat vous êtes capable de d'échanger même avec LFI, même avec les les verts. Alors nous on n' pas de groupe LFI au Sénat.
Euh par contre on a un groupe écologiste avec lesquels on échange. Alors on n'est pas d'accord clairement sur ce sujet-là. On éétait pas d'accord sur la loi du plomb parce qu'on a des visions de l'agriculture qui sont extrêmement différentes.
Mais pour autant on échange dans un cadre apaisé et dans un cadre on va dire de bienveillance et de bienéance. Vous savez qu'on a reçu monsieur Salmon hier qui est écologiste, donc sénateur écologiste. Alors lui, il était franchement opposé à à la loi du plomb hein.
Clairement. Clairement. Mais on n pas du tout la même vision de l'agriculture.
Moi, je suis fier de nos agricultures. Il n'y a pas que à mon avis l'agriculture biologique, l'agriculture conventionnelle aujourd'hui est une part prépondérante de l'agriculture française et puis elle a fait des progrès énormes et je pense qu'il faut absolument qu'on le dise, qu'on le répète et puis qu'on mette en avant tous ces progrès qui ont été effectués et notamment dans l'utilisation des produits phys. L'agriculture a fait un progrès énorme mais malheureusement on mange aussi de la nourriture ultra transformée.
C'est une catastrophe cette nourriture ultra transformée. Alors là, vous marquez un point, mais ce point-là, il est essentiellement lié en fait à nos façons de consommer et au consommateur. Pour moi, il n'est pas lié à la production et à ce que font aujourd'hui nos agriculteurs.
Clairement, notre agriculture, elle est saine, elle utilise beaucoup beaucoup moins de de produits phytosanitaires qu'avant et je pense qu'il faut absolument qu'il y ait une meilleure visibilité de cette agriculture française au sein de nos réseaux de grande distribution pour qu'on puisse vraiment la valoriser et la mettre en avant. Vous avez vu tous les débats sur l'industrie score, c'était compliqué et pourtant on a l'impression que c'est pour afficher de façon transparente un lien entre santé et alimentation. Je pense que le lien entre santé et alimentation, vous avez raison, il est très important.
On en échangé hier avec madame la ministre de l'agriculture qui envisageait effectivement de relier et d'intégrer le périmètre alimentation des Français au sein de son ministère. Et je pense que ça aurait un sens. On a vraiment un sujet aussi Europe hein.
La députée européenne Isabelle le Calenc était présente hier et en discutait également sur le Nutriscore. Il faut qu'on ait une harmonisation de certaines obligations pour que aujourd'hui on plus on puisse ne plus perdre nos consommateurs. Il faut qu'ils aient des choses claires à regarder quand il voit un Nutriscore.
Et puis il faut qu'ils sachent ce qu'il mange. Mais vous parlez d'hier et hier justement il y a une association qui s'appelle Foot Watch qui a déposé une action en disant que la Commission européenne aurait soi-disant perdu de vue le débat du Nutriscore à l'échelon européen. On sent qu'il y a des lobby qui jouent là.
Alors ça c'est c'est clairement dommage. Moi je ne suis pas sur ces sujets-là mais clairement je pense que le Nutriscore est un bon outil. Alors il faut pas qu'il devienne non plus une usine à gaz et puis qu'il amène des contraintes et des contraintes à à l'ensemble de nos filières.
Mais aujourd'hui, je pense que c'est un bon outil pour aider nos consommateurs à choisir le bon produit. Bon, Anne Sophie Patru, merci beaucoup d'être venu ici en direct du space sur le plateau TVA. Merci à vous.
Merci beaucoup et surtout merci à vous. [Musique]
Anne-sophie Patru