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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 22 janvier 2021 28 minAutoproduitFond programmatiqueDéfenseSantéEurope & internationalInstitutions & élections

#RDLS129 : Désarmement nucléaire / Vivre avec la pandémie

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Il y a 15000 têtes nucléaires dans le monde, il y en a 2000 qui sont opérationnelles, ça représente la capacité de détruire 100 fois la Terre. »

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Bonjour c'est le 129e numéro de la Revue de la Semaine, allez, le générique ! [Générique] Bon, il y a des tas de sujets qui se sont accumulés dans la semaine et qui invitent à la réflexion. donc comme d'habitude, j'ai essayé de voir ce qui se voyait le moins, et il se trouve que dans les jours courants, est entré en vigueur le traité d'interdiction des armes nucléaires, et c'est ça dont je vais vous parler.

Le traité est entré en vigueur après avoir été adopté par l'Assemblée générale des Nations unies, et ensuite ratifié par une série d’États. À partir du moment où on atteint 50 états, on considère que le traité entre en vigueur, donc il est entré en vigueur parce que le 50ème état a signé en d'octobre dernier. Il y a une campagne assez intense internationale, de tous les ennemis de l'armement nucléaire, qui poussent les pays, les uns après les autres à adopter ce traité d'interdiction des armes nucléaires.

Pourquoi est-ce que je vous parle d'un truc pareil, eh bien précisément parce que c'est un problème. Il y a 15000 têtes nucléaires dans le monde, il y en a 2000 qui sont opérationnelles, ça représente la capacité de détruire 100 fois la Terre. Donc déjà, il y a un 1er raisonnement qui s'impose, c'est qu'il y en a 99 de trop.

On voit donc qu'il y a à l'intérieur de l'armement nucléaire, un élément qui doit être apprécié, c'est cette sorte de surenchère à en avoir toujours davantage. Et il se trouve donc que ce traité entre en vigueur, il a été signé par 50 États, pas la France, et ça coïncide avec le fait que Joe Biden, le nouveau président des États-Unis d'Amérique, a décidé de prolonger de 5 ans un traité sur le thème des armes nucléaires entre les États-Unis d'Amérique et la Russie. Ce sont des questions très graves et très sérieuses.

La 1ère parce que l'existence d'un arsenal pareil, c'est aussi un danger. Le simple fait que ça existe, avec tous les incidents qui peuvent se déclencher dans le stockage, le tir accidentel, etc. Et la 2ème, parce que ça engage des questions de vie ou de mort pour les nations, celles qui sont armées avec des armes nucléaires, et celles qui ne le sont pas. et évidemment, ça créé un ordre et une hiérarchie de la violence dans le monde entre ceux qui sont dotés d'armes nucléaires et ceux qui ne le sont pas, donc ce n'est pas une question secondaire, ou dont on doit discuter seulement dans des colloques savants.

Au demeurant ce sont des questions que nous reprendrons dans le cours de la campagne présidentielle, et en particulier avec la Conférence internationale sur la Paix que mes amis veulent organiser, soit en 2021, soit carrément en 2022 pendant le cours même de l'élection. Alors d'abord un mot, pour résumer la situation, à partir de l'effondrement de l'URSS, le monde est devenu plus incertain qu'il n'était auparavant, pourquoi ? Parce que la quantité d'armes qui était disponible avant, était toujours là, aussi bien dans les arsenaux russes, qu'américains, ou chinois, ou français, puisque nous sommes les 3e possesseurs d'armes nucléaires du monde.

Et l'effondrement de l'URSS a fait que la plupart des traités et surtout, la démarche d'organisation, de contrôle mutuel, de réduction, même si il y avait une partie de blabla, existait, elle a été stoppée. Et progressivement, les Nord-Américains ont exercé une pression qui faisait revenir sur tous les accords antérieurs, et on est passé d'une phase de : "Il n'y a plus de garanties collectives", à une phase de : "les garanties qui existaient auparavant, nous en contestons l'existence, nous ne l'acceptons plus etc." Et compartiment par compartiment, les États-Unis et leurs fidèles caniches dans le monde, se sont retirés de toutes sortes d'accord, à chaque fois c'est un peu la même méthode, et c'est de bonne guerre dans ce type de relation, si j'ose dire, c'est que les États-Unis accusent les Russes de ne pas avoir fait ceci, ou d'avoir fait cela, et au nom de ça, se retirent d'un accord.

Et de fil en aiguille évidemment, tout un monde s'est détricoté. Nous autres Français, il y a des sujets quand même qui sont très inquiétants pour nous, par exemple quand les États-Unis se sont retirés de l'accord qui interdisait le déploiement des armes dont la portée est de 500 à 5000 km, ça peut paraître un peu étrange qu'on parle de ça, mais bon, nous ça nous concerne, qu'est-ce qu'il y a 500 km de chez nous, qu'est-ce qu'il y a 5000 km, il n'y a pas besoin d'avoir un trop grand compas pour voir, donc que les pays, et pour être encore plus clair, la Russie ait la possibilité de déployer des armes qui peuvent taper à 5000 km, ça nous concerne directement, c'est un mauvais signe parce que, c'est pas tant qu'ils ne puissent pas le faire autrement, c'est que si vous dîtes que vous mettez des armes qui tapent à 5000 km, ça veut dire que tous ceux qui sont à 5000 km peuvent se sentir, à juste titre, visés, donc les Français ont toujours fait attention, dans le maniement de leur propre dissuasion nucléaire, à ne menacer personne, la dissuasion c'est : "si vous nous tapez on vous démolit, donc ne nous tapez pas" et par conséquent c'est "pas de guerre", pas "un peu la guerre", "moyen la guerre", "très beaucoup la guerre", donc quand il est arrivé une année qu'on ait eu la possibilité de déployer en armement le long de nos frontières qui tapait à 350 ou 400 km, à l'époque le président Mitterrand a décidé qu'on remballait, qu'on ne les installerait pas, ça s'appelait les missiles à roulettes, c'est à dire que c'est un camion qui traîne ça, et il y a une installation pour tirer, pourquoi ? Et bien justement parce qu'il ne voulait pas que si nous, on était capable de tirer à 400 km, on nous installe en face la même chose capable de tirer à 400 km, donc c'est un enchaînement, si on est capable de tirer, quelqu'un finit par tirer, et ça tourne mal pour tout le monde, or le cœur de la doctrine de la dissuasion, c'est que, entre autres choses, l'Europe ne peut pas être un théâtre de guerre, on se considère comme agressé si il se passe quelque chose en Europe.

Attention ! Refuser que l'Europe soit un théâtre de guerre, prendre des dispositions pour ne menacer personne en Europe, ça ne veut pas dire non plus que les Français doivent prendre en charge la défense nucléaire des autres pays d'Europe, je tiens à préciser ce point parce que le Président de la République, dans une de ses envolées à mon avis assez irréfléchie, à un moment donné, proposait que la couverture nucléaire française couvre tous les pays d'Europe, mais ça, ça n'est pas possible, parce que on ne défend jusqu'à la mort que des intérêts communs, hors on a pas des intérêts communs avec tous les pays, fussent-ils même membres de l'Union européenne, et puis nous n'avons pas la même réaction à l'égard de nos voisins que certains membres de l'Union européenne, regardez les Lettons, les Estoniens, les Lituaniens qui sont au contact direct de la Russie, alors eux, bon ils sont là, pour eux, l’État russe est un problème en toutes circonstances, alors histoire de les calmer, l'Otan a mis des troupes là-bas et nous Français, nous sommes dans un de ces pays à la frontière avec les Russes pour la première fois depuis Napoléon, et c'est à mon avis une erreur totale parce que, supposez qu'il se produise je ne sais quoi, je ne sais dans quel ordre, c'est-à-dire qui serait vraiment responsable d'une escalade, vous savez comme moi que ça, personne n'est capable de le dire, on se trouverait embarqué dans un conflit avec la Russie, sauf que, moi je pense que nous n'avons pas intérêt à être embarqué dans des conflits avec la Russie, depuis l'invasion de la Russie par Napoléon, dont on peut pas dire que ça a été une grande réussite, ce genre de situation ne s'est jamais produit, et nous avons plutôt été alliés avec les Russes qu'en conflit, donc on pourrait peut-être bien essayer de continuer pendant un siècle ou deux, à ne pas faire la guerre avec les Russes, ou de ne créer aucune situation qui compromette l'esprit de partenariat dans lequel on doit fonctionner avec eux. Donc, l'armée française sert à défendre la France et elle ne peut pas se trouver à être embarquée dans une couverture nucléaire de l'Europe comme l'a proposé le Président de la République, idée avec laquelle je suis absolument totalement et complètement contre, ce n'est pas le premier, Hollande avait eu la même idée, c'est absurde, d'abord parce que la dissuasion repose sur la responsabilité ultime d'une personne, le Président de la République française et on comprend pourquoi, compte tenu de la doctrine d'emploi de l'arme nucléaire, on voit bien qu'on ne va pas réunir l'Assemblée nationale plus tous les comités pour décider si on tire ou pas, il y a une doctrine qui a été définie et elle s'applique, et dans cette doctrine à la fin, il y en a un qui évalue de savoir si vraiment on est tapé, à mort ou pas, parce que de toute façon, mes chers amis, les armes nucléaires ce sont des armes posthumes, c'est-à-dire que si vous avez reçu un coup, en général, le coup qu'on vous donne, c'est pas pour vous caresser quand on sait comment vous allez répliquer, les Français sont capables de détruire plusieurs dizaines de villes dans le monde à partir de leurs sous-marins nucléaires, donc tout ça n'est pas une plaisanterie, ce n'est pas une gesticulation, évidemment que c'est extrêmement dangereux, mais donc on ne peut pas partager, on peut pas dire : "On va se mettre à 28 autour du bouton chacun avec un doigt levé", ça n'est pas possible, mais en tout cas ça nous permet de nous rappeler, nous, quelle est notre responsabilité, je ne suis pas en train de vous dire que c'est bien que ce soit comme ça, mais c'est comme ça actuellement, donc ça vaut la peine d'y réfléchir, évidemment, heureusement, il ne faut pas croire qu'on puisse appuyer sur le bouton nucléaire par erreur, il y a tout un protocole de la prise de décision entre l'alerte, le retour de la décision, vers l'acte à la fin qui consiste à appuyer sur un bouton qui lui-même ne tire pas la fusée, c'est pas le Président de la République qui, depuis sa fenêtre à l’Élysée, décide de balancer des fusées sur Pierre, Paul ou Jacques dans le monde, mais j'ai voulu faire ce petit détour pour que vous vous rappeliez que nous sommes directement impliqués dans les questions de sécurité nucléaire, et que tout nous concerne.

Par exemple, si les Américains ont installé en Pologne des batteries de missiles anti-missile, nous les Français on dit : "Ah bon, pour arrêter quels missiles ? ", parce que nous, on est partisan du fait que personne n'ait de missiles qui soient capables d'atteindre la Pologne depuis autour, donc pas pour que les Russes puissent le faire, on voit très bien que quand on installe des batteries de missiles anti-missiles, ce qu'ont dit les Russes : "C'est curieux, mais telles qu'elles sont placées là vos batteries, elle menace 75 % du dispositif de défense de la Russie, donc on n'est pas d'accord", on les comprend, ça tombe bien nous non plus, on n'est pas d'accord pour qu'il y ait des batteries de missiles anti-missiles, parce que ça suppose que des missiles pourraient être tirés, mais d'un autre côté, on peut aussi comprendre que ça ne fonctionne que si il y a un accord pour que personne n'ait de missiles qui tire à 500 ou à 5000km, et puis qu'on est capable de le vérifier, c'est ça les accords qui avaient été signés dans le passé. Trump a retiré les États-Unis d'Amérique de l'accord sur ces missiles à moyenne portée ou à courte portée, 500 à 5000km, il était très content de lui et nous, pas du tout parce que ça ne fait pas nos affaires, car dès lors qu'il s'en retire, par la force des choses, les Russes en font autant, et donc qui est-ce qui est à 500 ou à 5000km ?

Eh ben c'est nous, donc on est pas trop chauds, les États-Unis aussi, mais on n'est pas d'accord, donc on souhaite qu'il y ait : 1, pas d'autorisation de faire des missiles de 500 à 5000km et 2. on ne met pas de batteries anti-missiles puisqu'il n'y a pas de missiles à intercepter. les Américains ont été assez malins, disant : "on installe ça, vous savez, mais ce n'est pas du tout la Russie qui est visée, c'est l'Iran".

Ben, de mieux en mieux, on voit pas pourquoi on irait installer ce type de batterie en Pologne, lors qu'on pourrait tout aussi bien, s'ils voulaient absolument en mettre ils pourraient les mettre plus au sud, donc c'est une vieille histoire, ça c'est fait pour entretenir l'escalade avec la Russie. Donc ils ont abrogé ce traité et, pour nous, c'est pas une affaire. Dans les années Obama un nouvel accord politique a été signé qui limite le nombre d'armes que chacun des deux pays peut posséder, en l'occurrence les États-Unis et la Russie, c'est un accord qui dit : "on a le droit d'avoir 1550 têtes nucléaires et 700 missiles pour les portées.

Il y a de quoi détruire la Terre plusieurs fois aussi mais enfin bon, c'est un arsenal. Et là le traité arrivait au bout et puis monsieur Trump, lui, n'en voulait pas, il n'avait pas du tout l'intention de le reconduire. Ce qu'il y a de bien c'est que monsieur Biden a décidé de le reconduire, donc on a 5 ans, il a pris le maximum de la durée de reconduction.

Ce n'est pas que ça soit génial, mais on a l'impression qu'en quelque sorte ça renverse une tendance où on avait l'impression que l'un après l'autre, tous les traités étaient annulés et celui-là aussi. C'est pas tellement… si vous voulez, un traité de désarmement qui laisse 1550 têtes nucléaires à chacun, on trouve mieux comme idée de désarmement, mais c'est ça l'important : 1 ça renverse la tendance, 2 les moyens de contrôle des états à partie liée au traité se développent donc les Américains vont voir chez les Russes combien il y a de têtes nucléaires dans les ogives et vice-vera. Alors tout avait été démonté comme ça morceau par morceau, donc il y a ça j'estime que c'est plutôt une bonne nouvelle parce qu'on doit réamorcer le cycle du désarmement multilatéral, nous les Français comme les autres.

C'est-à-dire que, moi je suis partisan du désarmement nucléaire et du désarmement nucléaire de la France, mais certainement pas les premiers, ni tout seul. Donc j'estime que, si on est d'accord pour dire : "oui on va désarmer" ben on fait un plan et on dit qui désarme les premiers, c'est pas nous qui allons désarmer les premiers, ce serait absurde, on n'a pas fait des armes pour le plaisir de faire des armes c'est pour assurer notre défense, donc on dit ben on va faire ça autrement la défense, mais ça ne veut pas dire qu'on arrête de se défendre pour autant, donc s'il vous plaît vous là, les deux autres, vous commencez par désarmer, les deux autres et aussi les Chinois et le traité de non-prolifération des armes nucléaires, il a été signé par toutes les nations de la terre sauf l'Inde, Israël et le Pakistan qui sont en réalité des puissances nucléaires officieuses. Ça c'est le contexte dans lequel on est, ensuite c'est appliqué, et donc j'ai dit tout à l'heure s'applique celui qu'on appelle le TIAN, je suis partisan de signer ce traité, dans les conditions que je viens de dire, c'est-à-dire que on est d'accord pour organiser le désarmement mais ce n'est pas un armement unilatéral, on ne peut pas être d'accord avec ça, cependant, commençons par dire qu'on est pour et faisons ce qu'il faut pour ça, parce que c'est un vrai danger, c'est un fléau, et comme je vous l'ai dit tout à l'heure, comme tous les instruments étaient en train de se démolir les uns après les autres, tous les traités, on avait l'impression que la guerre nucléaire redevenait une possibilité admise par les uns ou par les autres, alors dans le contexte, la publication du TIAN, moi me permet de dire, je suis partisan de ce traité, et je suis partisan du fait que recommencent des consultations et des discussions sur le désarmement nucléaire mondial.

Une année, les chinois sont intervenus, ont fait des propositions à l'ONU sur ce thème, en faveur du désarmement nucléaire, je suis d'accord avec eux, il faut recommencer ces discussions, c'est compliqué, souvent c'est très long, eh ben on fait, dans la complication et la longueur, mais on fait, on ne reste pas comme à ça regarder des événements passer, donc j'espère que j'ai fait comprendre l'importance de toutes ces questions pour nous tous, même si elles ont des aspects techniques de traités. Donc la bonne nouvelle c'est ça : Biden reconduit pour 5 ans ce traité New Start qui limite le nombre des armes nucléaires, c'est pas glorieux le nombre auquel on le rabaisse, mais il faut repartir de l'autre côté, ça veut dire vers le désarmement nucléaire, et en particulier nous Français, on a une grosse réflexion à avoir parce que, quelle est l'utilité de détruire en le frappant l'ennemi, c'est à dire de tuer des masses considérables de populations ? Pourquoi avoir relancée cette histoire en repartant dans la course aux armements, si vous y réfléchissez, pourquoi moderniser les armes nucléaires ?

On peut moderniser les vecteurs, les fusées, mais l'arme elle-même, pourquoi faire ? Elle ne tue pas assez de monde ? On veut qu'elle en tue davantage encore ?

Donc en réalité ce qu'on voit, c'est que a situation n'est pas la même pour tout le monde, quand vous êtes une économie un peu anémiée, se mettre à s'acheter des armes, c'est couteux ça dévore une partie de la substance de l'activité du pays, pour les États-Unis d'Amérique, c'est l'inverse, ça sert de courroie d'entraînement, donc comme là ils viennent de prendre un gros coup avec le covid et tout ce qui va avec, on peut imaginer qu'ils vont repartir dans l'économie d'armement parce que c'est ce qui leurs permet d'injecter sans que personne ne discute ce qu'ils font, des milliards et des milliards de dollars, qui vont se retrouver dans la circulation monétaire mondiale, et ça mes amis, ça va être la suite du feuilleton, parce que comme je vous l'ai déjà expliqué sur cette chaîne, il y a des pays qui disent : "Nous, des dollars on en veut plus, ou moins, on ne voit pas pourquoi on payerait avec ça", et voilà maintenant que c'est aussi l'Europe qui s'y met, ça, ce sera pour la prochaine fois ou pour une autre fois. En attendant la bonne nouvelle, c'est l'extension, la durée du traité New Start entre les États-Unis et la Russie pour 5 ans, bonne nouvelle, la demi bonne nouvelle, c'est que c'est pas fameux parce que ça laisse 1550 ogives nucléaires à chacun des signataires, ce qui fait que le monde reste extraordinairement dangereux et donc en 2022, au lieu de se mettre encore plus mal avec tout le monde, comme l'a fait Macron en disant qu'on allait assurer la sécurité nucléaire de toute l'Union européenne, ce qui est une dérogation au principe de non prolifération nucléaire, parce que ça revient à ça, et à une absurdité militaire totale, en 2022 il faudra décider de tourner la page de ces manières de faire, de cette sottise de défense nucléaire de toute l'Europe, et puis qu'on commence à s'interroger sur l'intérêt qu'il y a dans une guerre à détruire tout le monde à l'époque où, à partir de la guerre de l'espace, on peut procéder d'une manière non létale, il n'y a personne qui meurt en tout cas sur le moment, en coupant les circuits de communication, en interrompant… la plupart des instruments avec lesquels vous vivez aujourd'hui dépendent d'une installation spatiale, jusqu'aux GPS que vous avez dans vos voitures, votre téléphone, tout est connecté à un système qui pour finir, à la fin des fins, est relié à l'espace, donc la guerre de l'espace, la guerre dans l'espace, la guerre depuis l'espace sont les grandes questions de la défense nationale française et on va avoir l'occasion d'en reparler. Maintenant je vais vous parler de la lutte contre le covid, et des stratégies de lutte, c'est devenu un peu difficile d'arriver à en parler parce que, il y a beaucoup d'interventions notamment sur les chaînes en continu, tout le monde parle parle parle, et puis le gouvernement à intervalles réguliers lui-même parle, bon c'est plutôt normal, c'est lui qui gouverne, mais les mesures qui sont prises étant tellement sévères, c'est normal qu'ils viennent, qu'ils expliquent continuellement, je ne leur fais pas le reproche de ça, seulement le résultat que je leur reproche, c'est que c'est du bruit et on sait plus où on en est.

Confinés, jusqu'à quelle heure ? Le couvre-feu, bon d'accord on a compris 18h, qu'est-ce que ça nous rapporte ? quelle démonstration est faite de d'impact de ce couvre-feu sur les gens, sur la diffusion de la maladie ?

Bon donc, l'inconvénient de tout ça c'est qu'on ne raisonne plus autrement que le nez sur l'événement, alors un coup je confine, un coup je déconfine et maintenant il y a une rumeur qu'on va reconfiner, ça ne peut tout simplement pas durer pour deux ou trois raisons que je vais évoquer, d'abord commençons par dire qu'il y a un mythe, c'est l'idée que il y aurait un moment où il n'y aura plus de virus de la famille de la covid, ça non, ça n'aura pas lieu, le virus initial de la covid va muter plusieurs fois, peut-être que au bout de plusieurs mutations il ne sera plus aussi agressif pour les êtres humains, mais en attendant il continue à être dangereux, et dans ces conditions, 1 il est dangereux, 2 il mute. Donc à chaque fois qu'il mute il faut refaire le vaccin parce que ce ne sont pas les mêmes indicateurs qui permettent à l'organisme de réagir suivant que le virus change, alors autant dire les choses aussi crûment que possible, comme on ne peut pas vivre entre confinements et déconfinements, on ne peut pas, il est temps d'imaginer autre chose, pourquoi on peut pas vivre entre confinements et déconfinements ? Parce que c'est le propre des êtres humains, on a besoin de visibilité sur notre vie et on n'est pas fait pour vivre enfermés et isolé des autres.

Alors il y a enfermement et enfermement, ceux qui sont enfermés dans des petits logements, ou bien des logements insalubres et en surnombre, l'enfermement à ce moment-là devient extrêmement dur psychologiquement et matériellement, et puis la misère et la faim cachées dans le confinement, ça arrange peut-être le regard de la société, mais pour les gens c'est une véritable torture. Donc que faire d'autre ? Eh bien, apprendre à vivre avec la pandémie permanente, dans toute l'Afrique les gens n'ont jamais cessé de vivre autrement qu'avec la fièvre du paludisme qui tue du monde, le paludisme continue à circuler il n'a pas été éradiqué, et donc des millions de gens continuent à en mourir, et donc l'Afrique apprend, a appris à vivre avec la présence permanente de la pandémie, c'est c'est ça qu'il faut qu'on fasse nous aussi, ç'est-à-dire qu'on établisse des codes de gestes barrières, et qu'on établisse ensuite des codes de fonctionnement par roulement de l'économie, alors ça veut dire qu'on part un peu plus tôt du boulot pour pouvoir ne pas tous rentrer à la même heure, donc cette société par rotation, c'est inéluctable, c'est ça qu'il va falloir organiser, autant s'y préparer tout de suite et rajouter un peu de capacité à penser le futur qui aujourd'hui me semble avoir quasiment disparue de la circulation, l'idée que l'on est capable et que l'on doit inventer une autre forme de société que la société confinée, c'est-à-dire passer à la société par rotation, par roulement, où on ne part pas tous à la même heure au travail pour ne pas être tous en même temps sur les quais des gares, où on n'étudie pas tous en même temps quand on est à l'école, parce il y en a qu'ils sont en étude surveillée pour que le nombre des élèves dans une classe ne soit jamais excessif etc… C'est vrai pour l'université, c'est vrai pour à peu près tout, c'est l'idée qui à mon avis est porteuse, parce que sinon comment va-t-on faire ?

À quel moment on va-t-on dire aux Français : "Bon ben voilà, encore confinement, puis on verra le coup d'après, il y aura peut-être encore confinement, après la 3ème vague il y en aura peut-être une 4ème", c'est sans fin et ce n'est pas possible, parce que les êtres humains sont des être sociaux, ils ont besoin les uns des autres, de se rencontrer, de se parler, d'échanger, de polémiquer, ils ne peuvent pas vivre et se construire en cachette, donc je pense qu'il faut accepter ce défi de se dire : "Mais comment peut-on faire pour que ça aille mieux", et en particulier qu'on fasse vivre une société par roulement, Roulement de quoi ? Par exemple il faudrait rouvrir les salles de spectacle, qu'on puisse y retourner, les salles de spectacles c'est une des choses qui se sécurise le plus facilement puisque que les gens sont assis, on dispose où ils sont assis les uns par rapport aux autres, par conséquent, c'est assez facilement maîtrisable, de ce que j'ai lu, des pays ou des villes qui ont appliqué des mesures de cette nature, la même chose pour les commerces, la même chose pour la plupart des activités qui contribuent à notre manière de vivre et à notre besoin de socialisation. Voilà, moi je crois que si on a été capable de comprendre pourquoi il fallait que il y ait un accès aux lieux de culte, parce que c'est important pour les gens, quoi qu'on pense des religions, et de celle-ci ou de celle-là, si on est capable de comprendre que les lieux de culte doivent être rouverts, on peut aussi comprendre pourquoi les bistrots doivent être ouverts, parce que c'est le lieu de socialisation ordinaire, le bistrot ce n'est pas seulement l'endroit où les gens vont se saouler, figurez-vous qu'il n'y en a pas tant que ça qui s'y saoulent, mais c'est un lieux de socialisation, alors évidemment, pas plus de tant de personnes par m², pas plus de ceci, pas plus de cela, on est d'accord, les gens pourraient s'y retrouver, mais on ne peut pas continuer à vivre sans lieu de socialisation, de rencontre, d'échange comme le sont ce type d'établissements.

Voilà, là c'est ça que je voulais vous dire aujourd'hui : il faut commencer à imaginer de la manière la plus fine possible pour chaque catégorie ce que ça veut dire la société par roulement, et il faut arriver à comprendre pour être stimulé dans la réflexion que je recommande, que le monde sans pandémie, ben c'est fini, parce qu'il y aura tout le temps une pandémie, on sera toujours à la veille d'une pandémie, ou bien dans le feu d'une autre. Bon si ce que je viens de vous dire vous a plu, mettez un petit pouce bleu, parce que ça donne du courage à ceux qui font ce temps de rencontre, et puis si vous avez tout bien compris ce que j'ai raconté dans ma conférence de presse à propos du risque qui pèse sur le fait que Facebook, Twitter peuvent décider de nous couper à nous aussi les réseaux, parce qu'après l'avoir coupé à Trump, ils ont coupé les réseaux au Président du Mexique, donc vous avez compris que ça se rapproche, parce que le Président du Mexique, c'est nous ! Alors il vaut mieux être prudent, donc si vous voulez être assurés de rester en toutes circonstances contactés, vous avez noussommespour.fr on peut signer pour participer à la campagne électorale ou soutenir ma candidature à l'élection présidentielle, parce que quand vous accédez là, vous êtes intégré à une sorte de réseau social qui est animé par l'équipe de campagne et les Insoumis, et donc en faisant ça, vous êtes certain que vous ne serez jamais coupés de l'endroit d'où partent les informations, et les quasi-consignes auxquelles nous vous avons habitués.

Voilà, merci, au revoir. – Sous-titrage : Le Crayon d'oreille -

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