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interviewLCP (sur YouTube)· 17 juillet 2026 20 min

Fin de vie : un texte adopté après dix ans de débats | Les coulisses de l'Assemblée - 17/07/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je suis Clément Mic et vous écoutez Bourbon Hebdo, le podcast de la rédaction d'CP qui vous fait revivre l'actualité de la semaine et vous dévoile les coulisses de l'assemblée. La séance est ouverte. Bonjour à tous et ravi de vous retrouver pour ce nouveau numéro de Bourbon hebbo.

Au menu aujourd'hui, l'épilogue d'un très long feuilleton parlementaire, l'adoption définitive de la loi sur l'aide à mourir. On en parle aujourd'hui avec Elsa Mondingava, Stéphanie Despierr et Swazic Bonvarlet. Bonjour à toutes les trois.

Bonjour Clément. Clément. On va faire les présentations en commençant par toi Swisic parce que tu es bah la petite dernière nouvelle venue dans Bourbon Hebdo.

Tu es journaliste au service web d'CP. Bienvenue donc dans ce podcast. Merci beaucoup Clément.

Elsa, toi tu es la présentatrice des questions au gouvernement. C'est chaque mercredi et mardi surtout sur notre antenne sur l'antenne del CP. Et puis Stéphanie, toi tu présentes entre autres l'émission Parlement hebdo.

On commence avec ce qui s'est passé dans l'hémicycle mercredi, c'était un peu avant 19h30. Votant 561, exprimé 532, majorité 267 pour 291 contre 241. L'Assemblée nationale a adopté. [applaudissements] [applaudissements] Je le disais hein, l'adoption de de cette loi sur l'aide à mourir, c'est l'épilogue d'un long feuilleton.

Il y en a eu des propositions, des projets de loi qui ont été longuement débattus mais qui n'ont pas abouti et là c'est l'adoption définitive du texte et on sent que les applaudissements restent mesurés. Il y a pas vraiment de triomphalisme. Pourquoi non ?

C'est vrai que dans l'hémicycle, il y a plusieurs députés qui se lèvent, qui applaudissent. On voit que sur les caméras de réalisation, voilà, on montre aussi le public. Mais la présidente, elle reste aussi très sérieuse.

Elle applaudit pas elle-même. Il y a pas de sourire. On sent que si vous voulez, comme le moment était grave, qu'on parle de l'aide à mourir, qui a un sujet grave, qui a aussi beaucoup divisé euh certains, il y a eu des oppositions assez franches, il y avait pas de triomphalisme et on sent même que dans les prises de paroles des de ceux qui étaient pour à chaque fois il faisaient très attention à pas dire "Ah, je suis très heureux" ou exactement il disait vraiment en premier lieu, "C'est c'est une bonne nouvelle pour les malades, pour ceux qui le demandent et cetera." Mais on sent bien qu'effectivement il y avait la volonté de respecter aussi ceux qui s'étaient opposés au texte et donc pas donner le sentiment d'avoir gagné face à ceux qui avaient perdu.

Ce qu'on peut noter aussi, c'est le résultat de ce vote qui est plus serré que les précédents. Stéphanie. Oui, en fait, il y avait eu trois votes déjà à l'Assemblée avant celui-ci et au fur et à mesure de la navette parlementaire et bien l'écart entre les pour et les contres rétrécis.

L'Assemblée avait toujours voté pour mais par exemple la première fois en mai 2025 il y avait 106 voies d'écart ensuite 73 ensuite 63 c'était le 30 juin donc c'était il y a 15 jours et là on est passé à 50 voies d'écart en faveur de la création de cette aide à mourir mais voilà ça veut dire que jusqu'au bout en fait on a des députés qui nous ont dit que ils hésitaient ils changeaient d'avis d'autres qui sont passés de l'abstention à contre dans chaque groupe aussi chaque député qui était pour ou contre essayer de persuader les autres moi j'étais par exemple un peu après le vote en duplexe avec Christophe B un député du RN très opposé à ce ex là et on venait d'avoir le détail des votes et donc il était sur le détail des votes de ses collègues du groupe en disant "Ah bah super, il y avait 14 pour maintenant il y en a plus que 12. Ah bah tiens, j'ai réussi à convaincre celui-ci, j'avais réussi à convaincre celui-là. H Et ce qu'il faut rappeler Clément, ce qui explique aussi peut-être voilà cette forme de neutralité, c'est qu'il y a eu des polémiques avant.

Il y a le ministre des relations avec le Parlement qui avait organisé une réception pour fêter entre guillemets l'issue du vote. Le CE, le Conseil économique, social et environnemental avait parlé d'un cocktail de célébration et ça les opposants étaient montés au créneau pour dénoncer en fait le fait que certains voulaient faire la fête sur l'aide à mourir. Donc je pense que cette polémique dont on a beaucoup parlé les jours pressés dans le vote et dont les médias aussi qui s'opposaient un petit peu à ce texte voilà ont beaucoup beaucoup relayé.

Je pense que ça a donné aussi le le besoin et l'envie chez chez tout le monde de dire attention, ne donnons surtout pas l'impression qu'on fête quelque chose, qu'on célèbre quelque chose. Et ça c'est vu aussi au niveau du gouvernement. Ce qu'il faut remarquer, c'est que le premier ministre n'était pas là.

Il était en déplacement en voyage officiel. Donc c'est pas tout à fait la même envergure quand c'est le premier ministre qui prend la parole pour le gouvernement quand c'est quelqu'un d'autre. Là c'était en l'occurrence Laurent Panifous, ministre des relations avec le Parlement qui lui est très favorable au textes depuis longtemps.

Mais on a eu j'ai eu la même sensation qu'els même s'il a dit sa satisfaction, il l'a fait medodsé. Hm. [grognement] sur les les votes qui se sont resserrés, est-ce qu'on sait si ça a plus bougé dans un groupe politique que dans un autre ?

Est-ce que Alors de toute façon, rien n'est complètement franc puisque comme Stéphanie le disait, il y a des voix qui se baladent un peu partout. Donc dans des groupes si on voit quand même que il y a des groupes qui avaient qui ont cinq moins chez les pour et cinq plus chez les contres. Il y en a qui ont beaucoup cheminé.

Il y a beaucoup de députés qui expliquaient aussi que bon à la première lecture on vote pour voilà donner un peu sa chance au texte puis après on a des doutes donc on commence à s'abstenir. Donc il y en a certains, il y a des députés qui ont fait le chemin pour abstention contre. Il y en a peu je trouve mais il faudra regarder complètement dans le détail Shoisi qui a beaucoup suivi.

Il y en a il y a peu de contre qui finalement ont été convaincus chez les pour. Ça s'est fait plutôt dans le sens. Plutôt dans ce sens là que ça s'est fait.

Tout à fait. En fait la plupart des pour voilà si la plupart était convaincue, il y a pu avoir effectivement dans certains groupes des petits bougés notamment de pour à abstention. Ceux qui sont ceux qui étaient contre ont très peu fait le chemin inverse.

Je vois même je je crois même pas qu'il y ait d'exemple peut-être d'un contre à une abstention mais d'un contre à un pour. Non non ça ça n'existe pas. On va écouter à présent l'homme du jour, celui qui a porté ce combat pour l'aide à mourir à l'assemblée pendant des années.

Je suis très ému. Je dormirai mieux effectivement, mais je penserai à tous ces visages, à toutes ces voix qui ont parfois hanté mes nuit parce que parfois ces voix me supplizent, je les entendais, je les entends encore et ce que j'espère là où ils sont que leur message de souffrance s'est transformé en espérance. Non pas pour eux parce qu'ils ne sont plus là, mais en espérant pour tous ceux qui seront confrontés à ceux qu'ils ont subi.

C'est la fin d'un parcours d'obstacle. J'ai comparé cela à un 110 m mais sur la distance d'un marathon. C'est une voilà c'est c'est un parcours qui aujourd'hui arrive à son terme pour une loi qui rentrera, j'en suis persuadé, dans l'histoire.

C'était donc l'ancien député Olivier Falorni. Alors Shoisy que tu l'as suivi pendant toute cette journée. Il dit son émotion là, on l'entend en parler, mais est-ce que toi tu l'as trouvé ému ?

Alors, je pense qu'il était évidemment ému euh tout au long de cette journée. Bon, par ailleurs, il était très afféré pour répondre aux journalistes. Euh mais on sentait surtout que c'était aussi effectivement euh pour lui un moment empreinte de gravité et que cette gravité c'est bon voilà, c'est quand même l'épilogue d'un combat parlementaire qui a duré plus d'une décennie pour lui qui a été dur parfois euh à l'assemblée dans l'hémicycle mais aussi sur les réseaux sociaux.

Il a quand même subi beaucoup d'attaques. Le point Godwin a souvent été atteint. Donc ça a été quand même aussi une bataille voilà éprouvante pour lui.

Il a été traité de nazi. Il Oui, il a été traité de nazi jusqu'au dernier jour. Voilà, encore maintenant, d'ailleurs, depuis que le texte a été a été voté, on voit que voilà les les les insultes sur les réseaux sociaux notamment ne sont toujours pas éteintes.

Euh et effectivement cette gravité amenait aussi chez lui une forme de retenue. Et donc moi je trouve que le moment où l'émotion a été vraiment palpable parce que ça a pas forcément été le cas avant au cours de la journée, c'est quand il est descendu des tribunes à l'issue du vote et de la séance qu'il avait suivi. Il est descendu pour répondre aux journalistes et là c'est vrai qu'il a il a mis plusieurs secondes avant de pouvoir prendre la parole.

C'est moi qui lui ai posé la question qui était regardé et c'est vrai il y a eu au moins 5 6 secondes de blanc. Ouais, jeaurais presque dit 10 secondes où effectivement on attendait qu'il réponde. Il a repris ses esprits, il a fini par répondre et il avait les yeux qui brillaient par ailleurs.

Tout à fait. Et là, oui, là ça a été un moment fort en émotion et juste après la Elsa était au première loge puisque Philippe Ligier était sur le plateau de LCP rapporteur du texte, le rapporteur actuel à qui donc il a passé la main à l'Assemblée depuis qu'il n'est plus député. Et il y a une longue étereinte entre eux qui pareil a duré assez longtemps.

Ça s'est passé comment Elsa ? en direct salle des pas perdu et en fait Stéphanie était en train de faire un duplexe. Donc moi j'ai mes deux invités Philippe Juvent et Philippe Vigier qui écoute le duplexe voilà qui attendent.

Il y a quand même beaucoup de mouvements et là en fait il y a Olivier Falorni qui vient Philippe Biget qui me regarde je lui dis d'y aller parce que voilà il a le temps et puis moi je vais pas non plus voilà l'empêcher de saluer et donc c'est vrai qu'il se sert dans les bras. Nous notre caméra du coup saisit ce moment parce que c'est vrai que c'est un moment émouvant entre eux. Ils se font une longue longue accollade et Philippe Figetier se rassoit à sa chaise, les yeux mais plein de larmes vraiment aussi très [rires] ému.

Alors que pareil en plateau, il l'était pas jusque- là. Le fait de s'être retrouvé tous les deux, voilà, ils ont je pense lâché en terme d'émotion et c'est vrai que c'était assez mouvant. Il y avait eu un épisode un peu similaire juste avant entre Olivier Falorni toujours et Laurent Panifous qui est donc le ministre chargé des relations avec le Parlement et qui lui-même avait été partie prenante du texte puisqu'il avait été l'un des courorteurs avant d'être nommé au gouvernement.

Et pareil entre Olivier Falorni et Panifous, il y a eu aussi une étreinte qui qui a été voilà qui a été assez longue et dont on voyait même Laurent Pifou avait dit qu'il avait accepté d'entrer au gouvernement à la condition que ce texte puisse arriver à son terme avant la fin du Quincenar. Il l'avait fixé exactement au même titre qu'Olivier Falorni avait dit qu'il se présentait au municipal en ayant la certitude que le texte allait allait aboutir à l'Assemblée nationale. Parce que c'est ça qui est rigolo, c'est qu'Olivier Forni c'était le celui que tout le monde voulait avoir mercredi et il est plus décé, il est merde.

Donc je crois que Swis c'était même bizarre en terme d'organisation à l'assemblée. Bah en fait oui, on on lui-même je enfin il me l'a confié d'ailleurs à un moment de la journée. Il m'a dit "Moi, tant que le le vote n'a pas lieu, je ne réalise pas que je ne suis plus député.

Dans ma tête, je suis encore députée et je réaliserai vraiment que cette ce mandat a pris fin ce soir quand le texte sera définitivement voté." Et donc effectivement, ça se voyait voilà, en tant que ancien député, il n'est plus maintenant censé être associé à l'institution. Euh donc euh voilà, les services de l'Assemblée lui avaient réservé un bureau pour qu'il puisse notamment répondre aux journalistes.

En fait, il y a des règles très précises sur qui a le droit de répondre aux journalistes à l'assemblé. Tout à fait. Et où et où ?

Et lui en arrivant, il a répondu au journalistes en salle des quatre colonnes alors qu'il était pas censé répondre à cet endroit-là. Il a fait ensuite une interview dans les jardins de l'Assemblée devant le buste de de Simon Veille. Bon voilà, alors que effectivement il personne n'est venu l'embêter.

Ça bah finalement, il a quand même fini par rejoindre le 5e bureau de l'Assemblée nationale qui [rires] avait été réservé pour pour l'occasion. Mais bon euh Sois, tu tu l'as suivi toute la journée, est-ce que tu as pu parler avec lui de l'origine de ce combat qu'il a mené à l'Assemblée pendant des années ? Oui.

Oui. Alors, il il a fait référence plusieurs fois durant durant cette journée, mais tout au long de son combat à Henry Cayavet Cayav, excusez-moi, qui est donc un ancien donc il a été sénateur radical. C'est lui qui avait été rapporteur de la loi veille.

Et en fait en D78, il propose un texte qui à l'époque était intitulé, c'était le le en fait une proposition loi pour avoir le droit de choisir sa propre mort. Et en fait, c'est la fameuse c'est fameux continuum sur la libre disposition du corps. C'est-à-dire que lui qui avait été rapporteur de la loi veille, il considérait qu'au même titre que les femmes ont le droit de disposer librement de leur corps.

On a tous droit de disposer de notre propre mort. Et donc Olivier Falorni a rencontré Henry Kayavé quand il avait seulement 18 ans. Il était très jeune.

Ça l'a marqué et c'est c'est vraiment cette rencontre qu'il a sensibiliser à la question voilà de l'aide à mourir. Ensuite évidemment il a un parcours personnel mais il ça il s'épenche pas tellement sur sur vraiment les dimensions intimes. Il considère que oui, il a vécu des choses aussi dans sa vie intime qui ont qui ont fini de le convaincre mais finalement comme tout le monde et c'est pas c'est pas forcément voilà là-dessus qui qu'il insiste quoi.

Alors, la surprise n'est pas vraiment venue du vote, même si ça a été plus serré, hein, que que ce qu'on pensait, mais d'un communiqué du Premier ministre la veille, le mardi, Sébastien Lecorn a donc décidé de saisir le Conseil constitutionnel sur trois points précis de cette loi. Comment cette décision a-t-elle été perçue, Stéphanie ? Alors, par ceux qui sont favorables au texte, ça a été perçu comme un symbole de défiance.

C'était un secret pour personne que le premier ministre Sébastien Lecnu était pas hyper favorable à ce texte. Euh, tu l'as rappelé tout à l'heure, Laurent Panifous en avait fait condition que son entrée au gouvernement. Il avait obtenu des garanties de Sébastien Lecnu, mais quand il s'est agit de fixer un calendrier pour un vote définitif, voilà, on a bien senti que le premier ministre était pas très pas allant et du coup les ceux qui sont favorables àx l'ont pris en grande partie comme une un symbole de défiance.

D'autres d'autres disaient "Ben, c'est pas le moment en fait, c'est la veille du vote définitif de cette loi. Est-ce qu'il aurait pas pu le faire avant ? Est-ce que ou après le vote ?

Enfin, parce que le premier ministre peut le faire avant ou après. Et puis on savait en plus que le président du Sénat, lui-même, Gérard Larchet, allait le faire. Exactement.

Et ce qui est intéressant de voir, c'est que le enfin le premier ministre le fait pour exactement les mêmes motifs que Gérard Larcheter. Alors que Gérard Larcheter, c'est le président du Sénat, qu'il est pas favorable à ce texte-là, que la majorité de droite et du centre au Sénat n'est pas du tout favorable à ce texte. L'a rejeté trois fois aussi.

Donc, il y a une corrélation entre les deux qui montre bien que Sébastien Lecornu fait un acte là. Alors lui il il explique, Matinon explique que c'est pour avoir toutes les garanties parce que il y a beaucoup de questions qui se posent, de préoccupations sur la la manière dont va être appliquer cette loi. Et donc c'est pour avoir des garanties juridiques, être sûr que la loi respectera bien la dignité humaine.

Elsa, moi j'ai été surpris, j'écouté dans l'oreillette parce que j'ai participé à ton émission euh de de la réaction d'Agèse Firma Lebodo là-dessus. Oui, pareil. En fait, elle disait que elle avait été choquée, voilà, du timing.

Elle elle n'a pas compris cette décision du premier ministre. le Bodo qui est donc favorable au tel favorable qui était ministre de la santé c'est elle qui avait été mandatée par Emmanuel Macron pour travailler sur un projet de loi sur une fin de vie avant que celui-ci soit scindé en deux et non elle l'a dit assez clairement elle Brun Pivet la présidente de l'assemblée aussi en disant que c'est pas la la saisine en soi c'est plutôt le timing en fait le faire la veille ça paraît un peu étonnant les mots sont assez forts. Il s'agit de vérifier si le texte est en adéquation avec la dignité humaine.

Donc c'est sûr que de toute façon dans les dernières semaines, il a été raconté que c'était Emmanuel Macron qui avait beaucoup poussé au sein du gouvernement à part Laurent Panifous. Effectivement, on a beaucoup entendu ce qui était contre Aurore Berger, Mode Brégon par exemple qui quelques jours avant ont dit qu'en tant que député, elle ne voterait pas le texte. C'est Camille Gaillard Minu le texte à la tribune au ban qui est ministre de l'autonomie et des personnes handicapées.

C'est pas lui faire offense que de dire que c'est pas la personnalité qui incarne le plus au sein du gouvernement. Donc c'est sûr qu'on a pas du tout eu un gouvernement qui a porté les choses mais finalement et ben en fait et que c'est ce que dit aussi Olivier Falorni, bah c'est le parlement qui a fait voter sa loi et peut-être que les parlementaires disent que finalement voilà c'est eux qui ont réussi à imposer même au gouvernement ce texte sur la dame mourir. Sur le Conseil constitutionnel, il va y avoir beaucoup d'autres recours vous savez.

En tout cas Gérard Larchet moi le RN là me confirme qu'effectivement ils feront un recours également au au conseil constitutionnel ce qui est pas du tout étonnant. Il y en a souvent des recours au Conseil constitutionnels pour les opposants d'un texte. Donc effectivement, il y aura des décisions dans le mois à venir.

Et alors si cette loi est validé par le Conseil constitutionnel, est-ce qu'on sait dans combien de temps elle pourrait s'appliquer ? Sois. Alors évidemment, il y a la question des décrets d'application mais ça on a l'habitude.

Donc il faut le temps qu'il soit émis et publié. Mais par ailleurs là dans le cas spécifique de cette loi, il y a les recommandations de la HAS qui sont attendues. Donc elle a été saisie la haute Autorité de santé.

Tout à fait. Elle a été saisie dès le mois de février par la ministre de la santé. Euh et elle doit répondre à des questions sur des modalités pratiques, j'ai envie de dire, notamment sur la nature euh des de la substance létale.

Quelle quelle molécule on va on va quelle substance quelle molécule on va on va utiliser. Et puis sur la voie d'administration, pas sur le mode d'administration. Ça c'est dans la loi.

On sait que donc ce sera une autoadministration, ce sera voilà comme principe avec une exception. Voilà, si la personne n'est pas en mesure de réaliser elle-même le geste. Donc c'est pas sur la question du geste, c'est vraiment sur la question de voilà, est-ce que ce sera une intraveineuse ?

Est-ce que ce sera une prise par comprimé ? Donc tout ça, il faut aussi établir des protocoles si jamais il y a des il y a des difficultés, des complications pendant la prise de la substance létale. Donc tout ça, c'est la voilà, c'est la haute autorité de santé qui doit définir ces aspects-là qui ne sont pas des moindres.

Euh et donc on attend ces conclusions d'ici à la fin de l'année pour probablement un droit effectif du coup en début d'année prochaine début 2027. Donc avant la fin du Emmanuel Macron cette loi, c'est lui qui l'a voulu. Emmanuel Macron, c'est la réforme sociétale de son deuxè quinquena.

Mais alors c'était pas gagné d'avance hein. Non c'est vrai que mais on se souvient c'était même peut-être pas gagné d'avance pour lui hein parce que je crois que il le dit lui-même, ça a été un long cheminement. il était pas forcément très convaincu au début et puis ensuite c'était pour travailler sur un modèle français où il voulait même enlever les termes suicidatisté euthanasie qu'on retrouve dans les autres pays d'Europe pour essayer de bâtir quelque chose.

On se souvient qu'il avait aussi convoqué beaucoup les autorités religieuses dans un espoir peut-être au début de d'embarquer tout le monde. Il s'était engagé à le faire mais on a eu un moment de flottement et en 2024 là il donne une grande interview et il dit il confirme qu'il est pour alors qu'à ce moment-là les doutes étaient étaient permis. On a parlé de la réaction des députés au moment du vote dans l'hémicycle, mais il y avait aussi d'autres acteurs de ce texte de loi qui étaient présents en tribune parmi le public.

Euh vous pouvez citer un peu quelques quelques-uns. Oui, ce qui était intéressant, c'est qu'il y avait un petit peu toute l'histoire de cette loi finalement qui était réunie en en tribune. Il y avait des membres de la convention citoyenne.

On s'en souvient en 2023, ils étaient 75 % au sein de cette convention citoyenne à se prononcer pour l'instauration d'une aide d'une aide active à mourir. Il y avait d'anciens députés qui ont mené le combat auprès d'Olivier Fernny. Je pense à Guillaume Chich, à Caroline Fiat qui était présent aussi.

Et il y avait aussi le président du du CCNE, le Conseil consultatif national d'éthique, Jean-François Delfressi, qui qui en tant que que président de cette institution avait rendu un avis favorable également à l'instauration d'une ADC Active à mourir strictement encadrée. Euh je crois que c'est en 2000 en 2022 et qui avait contribué aussi à à ouvrir la voie à ce nouveau droit. Hm h On a bien vu que à droite au Rassemblement national aussi cette réforme suscite une forte opposition.

Il y a cette échéance présidentielle là qui arrive dans quelques mois. Est-ce que certains des candidats à la présidentielle vont s'engager à revenir sur cette loi ? Alors pour l'instant, il ne s'engage pas à revenir.

Je crois que Bruno Retaillot propose lui un référendum. Marine Le Pen propose aussi beaucoup de référendum en ce moment disant bah sur la peine de mort pourquoi pas référendum. Mais je discutais avec un député du Rassemblement national qui me disait en fait on reviendra jamais dessus. toutes les grandes lois et on cite beaucoup l'exemple du mariage pour tous.

Euh, il y a eu beaucoup d'oppositions et des oppositions voire même plus franches là que sur la l'aide à mourir. Il y avait des grandes manifestations avec en tête de cortège des hommes et des femmes politiques qui finalement une fois élu, euh il est plus jamais question de revenir. Généralement quand tu as une invancée sociétale, on revient que très rarement dessus.

Et en interview, j'en parlais tout à l'heure, j'avais le député Ren Christophe Benz qui était vraiment l'un des des pourfondeurs de cette loi. Et quand je lui pose la question deux fois est-ce que si Marine Le Pen arrive au pouvoir vous abroger la loi, il répond pas à la question et il en touche. Et bien merci beaucoup à toutes les trois.

C'est la fin de Bourbon Hebdo, c'est même la fin de saison pour Bourbon Hebdo. C'était le tout dernier puisque les députés vont bientôt partir en vacances et nous avec. Un grand merci à vous chers auditeurs pour votre fidélité.

On vous souhaite un bel été et on se retrouve à la rentrée. On a même une date à vous donner. Ce sera le 18 septembre.