Accord sur le prix du lait : "Un pas significatif a été fait", salue Marc Fesneau
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Bonjour Marc Fénaud. Bonjour. Hier au Salon de l'agriculture, vous avez été la cible de G2 et de sifflet avec le ministre de l'écologie Christophe Béchut. Est-ce le signe que la crise n'est pas terminée avec le monde paysan ?
Ils étaient une vingtaine, donc il ne faut quand même pas résumer la minorité, même si elle est agissante si je peux dire, à la réalité de ce que j'ai perçu sur les allées du Salon depuis huit jours. Ça fait huit jours que je suis sur le Salon et que j'ai rencontré des gens qui portaient des exigences, des inquiétudes, qui nous ont fait part de leurs demandes et qui voient aussi, beaucoup nous disent, on sait que parfois ça peut nous paraître long, mais on sait que vous travaillez, que vous agissez, donc je regrette évidemment, pour moi comme pour les autres d'ailleurs.
Ce n'est pas le discours qui est porté par certaines organisations qui représentent les agriculteurs ?
Pardon, on a besoin de changer de la réglementation, quand on fait de la simplification, quand on change de la réglementation, il y a des processus. On peut s'asseoir sur le Conseil d'État, on peut s'asseoir sur le législateur, on peut s'asseoir sur les règles de droit et la démocratie, mais ce n'est pas le choix qu'on fait. Et chacun peut le comprendre. Donc il y a des processus, mais il y a des décrets, je pense, au curage des fossés, il y a des décrets qui sont sortis ou qui vont sortir sur la dénomination des viandes.
Il y a des travaux qui ont été menés sur les aides d'urgence, je pense à la MHE, la maladie mauragique éposotique, sur les bovins ou sur la viticulture, les guichets sont ouverts, les gens déposent les dossiers, les aides commencent à être versées. Donc tout ça c'est du concret. Les choses avancent. Alors après, comme c'est une crise multiforme sur beaucoup de sujets, et beaucoup de thématiques, beaucoup de filières, beaucoup de géographies, si je peux dire, évidemment ça peut être long.
Après quand on fait aussi des oeuvres de simplification sur les projets autour de l'eau ou autour de l'élevage, évidemment c'est des projets à venir qui seront simplifiés, donc ça ne se voit pas immédiatement, mais ça existe.
Marc Fénaud, hier matin, il y a aussi 66 personnes qui ont été interpellées à Place de l'Étoile à Paris. Des agriculteurs de la coordination rurale avaient mené une action surprise dans le cadre d'une manifestation qui n'avait pas été déclarée. Mais est-ce que, enfin ça ne va pas un peu trop loin, les G2, cette manifestation ?
Hier, des militants de la FDSEA de 77, Sénémarne, donc au salon, et le matin, une action de la coordination rurale. Moi je regrette ça parce que je pense que ça nuit à l'image de l'agriculture et des agriculteurs. Je l'ai toujours dit, je pense que ce n'est pas comme ça qu'on pose les actes et qu'on pose les termes d'un débat qui s'assure.
Vous n'avez pas le signe que c'est un ras-le-bol, qu'ils sont arrivés à un certain star ?
Oui, alors là aussi, ils n'étaient pas très nombreux. Je pense qu'il y ait de la colère, du ras-le-bol et de l'impatience, c'est normal. Mais moi j'ai vu beaucoup d'agriculteurs qui étaient très concentrés, qui avaient d'abord envie au salon d'avoir une image, non pas une image d'épinal, de dire tout va bien, mais qui avaient envie de montrer aux Français qu'ils allaient à leur rencontre et aux politiques qui allaient à leur rencontre.
Est-ce qu'elle est instrumentalisée, cette colère ? Vous étiez donc amplifiée. Est-ce que vous dénoncez comme Emmanuel Macron par exemple les liens entre la coordination rurale et le ras-le-bol ?
Je l'ai déjà fait, donc je peux le refaire. Je pense qu'il y a quand même un certain nombre de gens, alors je ne sais pas qui manipule qui d'ailleurs dans l'histoire, mais un certain nombre de gens qui se servent de cette colère, sans apporter le moindre début du commencement d'une réponse en dehors du célèbre Yaka Faucon, qui se serve de cette colère pour porter qui des messages contre l'Europe, qui des messages à l'endroit de l'environnement que je ne trouve pas à propos.
Un exemple concret de la colère des agriculteurs, hier ils ont dénoncé la signature de deux nouveaux accords de libre-échange entre l'Union Européenne et le Chili ou le Kenya, avec les voix des macronistes. Comment vous pouvez dénoncer le Mercosur un jour et voter deux autres accords le lendemain ?
Parce qu'on est conforme à ce qu'on a toujours dit, il y a des accords qui peuvent être acceptables et puis des accords qui ne peuvent pas être acceptables. Personne, en tout cas chez nous, n'a jamais dit, ce serait une hypocrisie vaste, pardon de le dire ainsi, qu'il fallait renoncer à commercer. L'accord avec le Kenya, c'est un accord où principalement en termes agricoles, c'est les fleurs et les haricots.
Et l'accord avec le Chili, c'est la volaille ?
Attendez, les fleurs et les haricots. Je prends les accords dans l'ordre et je répondrai sur le Chili. À contre-saison d'ailleurs pour les haricots. Les pays comme le Kenya, leur principale puissance, souvent, c'est l'agriculture. Et donc, ce n'est pas de nature à déstabiliser nos marchés. Il faut que ces pays-là puissent aussi accéder au développement. Pour ce qui est de l'accord avec le Chili, il y a des contingents supplémentaires sur la volaille qui sont assez mesurés, mais il y a surtout aussi...
18 000 à près de 40 000, c'est-à-dire 45 millions de poulets supplémentaires chaque année. Quand les agriculteurs sont confrontés, en plus à l'arrivée de poulets ukrainiens,
des arrivées massives, c'est pas trop ? Par ailleurs, en échange, parce que c'est un accord, et que c'est réciproque, une ouverture des marchés chiniens sur les produits laitiers, comme on l'a fait d'ailleurs sur le CETA, je rappelle que le CETA, les mêmes qui nous disaient que c'était un accord affreux, sont obligés de constater que c'est en gros 200 millions de plus d'exportation française à l'endroit du Canada. Avec des standards qui ne sont pas les mêmes quand même.
Alors après, pardon, je finis juste sur la question du coup ukrainienne, parce que le principal sujet c'est évidemment le poulet ukrainien, et c'est les mesures de contingentement qu'on va mettre en place pour limiter l'importation de produits ukrainiens, conformément aux engagements qui ont été pris par le président de la République. Oui, mais en parallèle, il faut trouver des équilibres. Oui, mais ça n'est pas du tout, c'est dix fois plus. Le poulet ukrainien, c'est dix fois plus, et c'est un accord provisoire dans le cadre d'une guerre que mêlent les Ukrainiens. Donc c'est pas du tout de même nature,
Il n'y a pas de double discours de votre part.
Il n'y a pas de double discours, mais à moins que le double discours, ça serait de dire je ne veux pas d'accord de libre-échange, et donc le lait, et donc les céréales, et donc les vins et spiritueux resteraient dans les frontières hexagonales, et ça c'est la mort de l'agriculture française.
Comment est-ce que vous analysez qu'Emmanuel Macron ait été accueilli par des sifflets au Salon de l'Agriculture, et que dans le même temps, quelques jours plus tard, quelques heures plus tard, Jordan Bardella, lui, c'était une toute autre ambiance autour du patron du RN ?
Moi j'étais avec le Président de la République, il y avait deux ou trois cents agriculteurs qui étaient manifestement venus pour en découdre, et qui avaient juste un mot d'ordre, c'était on va empêcher le Président de la République, comme c'est tradition pourtant, d'inaugurer le Salon. Deuxième élément, j'étais avec le Président de la République dans les allées. On a rencontré des vrais gens, c'était pas des figurants, c'est-à-dire des agriculteurs, des producteurs, qui lui ont fait part parfois de mécontentement, parfois de l'impatience, parfois des difficultés, puis parfois de leurs espoirs.
Et vous n'avez aucune responsabilité en envisageant d'inviter, par exemple, les élèvements de la Terre ?
Ça n'est pas la même question, je réponds à la question.
Si, parce que c'est lié ?
Non mais, non, non ! Deuxième élément, c'est tellement plus facile quand vous êtes dans la situation d'opposants de commenter et de dire, voilà ce que je fais. C'est pour Jordan Bardella. Ben oui, et donc quand vous êtes en situation de gouverner, vous prenez plus de risques. Pourquoi vous prenez plus de risques ? Parce que vous décidez. Et quand vous décidez, évidemment, ça produit du mécontentement, parce que ça ne va pas assez vite ou autre. Vous projetez des images du débat qu'il y a eu le président de la République avec un certain nombre d'agriculteurs. C'était un débat franc et direct, on ne peut pas dire le contraire.
Et donc il a pu débattre avec eux et discuter avec eux d'un certain nombre de sujets. Donc, la facilité de l'opposition, moi je regrette parce que je ne parle pas de l'opposition Rassemblement National, mais parfois dans l'opposition du champ républicain, je trouve qu'ils devraient se mettre dans la situation de ceux qui un jour pourraient être appelés à gouverner et qui pourraient se trouver en contradiction d'une certaine façon avec ce qu'ils auront dit dans les mois ou les années précédentes.
Donc quelqu'un met un coup de pas de votre part sur le fait d'avoir envisagé d'inviter les soulèvements de la terre.
Mais j'ai déjà dit ce que j'avais en pensée. Le président de la République a indiqué qu'aucune invitation n'avait été envoyée. Je ne recommande pas cet épisode. En tout cas, les soulèvements de la terre ne sont pas des partenaires avec lesquels on peut discuter. Je l'ai toujours dit, je l'ai dit à Sainte-Soligne, parce que la violence ne peut pas être un leitmotif. Toujours avec Marc Fénaud,
ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire, Emmanuel Macron a annoncé devant vous qu'il allait instaurer des prix planchers. Et c'est frappant, parce que vous, Marc Fénaud, sur France Info, il y a un mois exactement, vous jugiez cette proposition des insoumis démagogiques, contre-productives pour les agriculteurs français. Vous aviez même parlé de modèles soviétiques. Donc vous vous trompiez il y a un mois ?
C'est juste que ce n'est pas la même proposition.
Et pourquoi ce n'est pas la même ?
Parce que la proposition de la France insoumise, c'est de fixer par l'État le président de la République qui ne compte pas fixer des prix. La proposition de la France insoumise, c'est pour ça que c'est soviétique. D'ailleurs, il considère que dans un bureau ou à l'Assemblée nationale, dans un bureau ministériel, on doit fixer les prix. La proposition du président de la République, elle est tout autre. C'est de construire le prix à partir duquel on peut rémunérer un agriculteur à partir d'indicateurs. Ce qui n'est pas du tout la même chose. Pardon, mais on est obligé de rentrer dans le détail. Avec des disparités de production. Avec des disparités de production.
Et c'est le travail que vous menez.
Un éleveur en plaine par rapport à un éleveur en montagne. Par exemple, les coups peuvent aller du simple au double. Vous le faites comment ?
Je suis... Et puis, par ailleurs, vous avez de la valorisation qui n'est pas de même nature quand vous faites du comté ou du reblochon que quand vous faites du lait ou des fromages qui sont plus courants et qui ont moins de valorisation. Mais tout ça, pardon de le dire, je n'apprends rien à personne. Moi, je n'apprends rien, en tout cas sur le sujet. Et donc, le travail qui doit être fait dans les semaines et dans les mois qui viennent, c'est de regarder comment on peut construire de plus en plus. Vous avez parlé de l'accord sur le lait qui vient de se produire.
Comment on peut construire sur l'ensemble des filières des coûts de référence, des indicateurs de production qui permettent de construire après une marche en avant du prix agricole puis après des prix aux consommateurs.
Vous citiez à l'instant l'accord qui a été trouvé entre l'Actalis et l'union majoritaire des producteurs de lait. 425 euros pour 1000 litres pour juste un trimestre. 425 euros pour 1000 litres quand certains demandaient 440, 450. Voir ce matin, j'avais même une présidente de l'association des producteurs de lait de Bretagne-Pays-de-Loire qui, elle, dit que le juste prix ce serait 485 euros. Donc, en fait, les disparités, elles sont très importantes.
C'est en cela que c'est complexe d'ailleurs.
Le deal avec l'Actalis à 425, vous le jugez comment ?
Nous avons beaucoup peu vrai. Trop bas ? Attendez. Si vous me laissez juste le temps de répondre à la question, je vais y arriver. D'abord, c'est le prix de base, 425. Généralement, on vient s'ajouter à ça des augments des primes qui sont liées à la qualité du lait. Donc, il y a un prix de base et puis il y a un prix qui vient récompenser ceux qui travaillent le mieux et qui permettent d'avoir le plus de taux de matières grasses, de protéines, etc. Et donc, il faut tenir compte de cela. Deuxième élément, on partait d'un prix de démarrage de discussion de négociation, si j'ai bonne mémoire, à 400 ou 405 euros. 405 était le dernier prix. La tonne. Bon.
Donc, il y a un pas significatif qui a été fait. Est-ce que tout a été réglé ? Sans doute pas. Mais enfin, on part d'un prix de base qui est quand même plus conforme à l'image qu'on peut se faire de la rémunération que doivent retrouver les producteurs de lait. Moi, je suis devant un accord qui est salué aussi par l'Association nationale des producteurs de lait. Là non plus, je ne suis pas un soviétique. Donc, je ne viens pas m'immiscer dans une négociation dont un certain nombre de partenaires considèrent qu'elles vont plutôt dans le bon sens. Il faudra sans doute aller plus loin et il y aura des discussions encore. On n'est pas complètement...
Parce que ce n'est pas assez.
Mais ça dépend des cas. Pardon de vous le dire. Ça dépend des cas. Et donc, on a besoin... Parce que vous avez très bien dit tout à l'heure qu'il y a des disparités géographiques parfois et que la collecte, elle est parfois moins... plus chère dans les zones peu denses en élevage et accidentée que dans les zones où il y en a une concentration plus grande.
Et les prix planchers, ça changera quelque chose ? Ça permet...
Déjà, une partie de ce qu'on a là sous les yeux, c'est une forme... Appelez-les prix de référence, prix plancher. Appelez-les comme vous voulez. En fait, ça n'a pas d'importance majeure. C'est un prix qui est construit à partir d'indicateurs de production qui permettent de rentrer en négociation en disant en dessous de ce prix, je ne rémunère plus les agriculteurs.
Ce qui est quand même fou, c'est que ce matin, justement, on en parlait sur l'antenne de France Info et que cette agricultrice disait on a tous fait des efforts. Des efforts, ça veut dire que les agriculteurs, ils continuent à vendre pas assez cher, donc ils continuent à ne pas suffisamment gagner leur vie et malgré tout, un accord a été trouvé parce que finalement, ils n'ont pas vraiment le choix
de traiter avec l'actalisme. Non, c'est inexact. Je pense que... D'abord, c'est une négociation quand même. C'est-à-dire qu'il y a un prix à partir duquel se construit le prix agricole et après, il y a de la marge de négociation.
Quand on a une négociation avec le bras, c'est pas facile.
Mais c'est pour ça qu'on a fait Egalim. C'est-à-dire qu'on a fait Egalim et c'est pour ça qu'on doit l'étendre à d'autres secteurs d'activité agricole. Je rappelle qu'une grande partie des secteurs agricoles ne sont pas dans Egalim. Je pense aux fruits et légumes, je pense aux céréales pour des raisons voulues par les professionnels d'ailleurs. Mais qu'on ait un prix de référence à partir en-dessous duquel on sait parfaitement qu'on ne peut pas rémunérer un agriculteur, quel que soit l'agriculteur, quelle que soit sa géographie, quelle que soit sa compétitivité, ça me paraît être une chose qui va dans le bon sens.
Après, évidemment, il y a une négociation entre les uns et les autres pour fixer le prix qui soit le meilleur. Mais en tout cas, à la base, il faut que ça rémunère le producteur. Et quand on dit que ça rémunère le producteur, ça doit rémunérer ses intrants, mais ça doit le rémunérer lui. Il faut qu'à la fin, il en sorte un salaire.
Et ça n'aura pas de conséquences sur l'exportation pour ceux qui exportent ce prix plancher ? Il faut sans doute
qu'on distingue. Mais je rappelle qu'il y ait un travail parlementaire qui doit aboutir à des conclusions au mois de juin. Le président de la République a demandé qu'on lance un travail pour aboutir à quelque chose qui soit autour d'un prix de référence, un prix plancher, appelez-le, je le répète, comme vous voulez, qui construise le prix de la marche en avant. Mais évidemment, ceux qui font du lait et qui pour une partie vont l'exporter dans un accord de libre-échange par exemple avec le Canada, il y a des ajustements à faire parce que ce n'est pas tout à fait de même nature.
Et au niveau européen, vous avez besoin d'une autorisation ? Vous pouvez décider ?
Alors, il y a deux sujets dans le travail qui sera fait par les parlementaires, les députés Isard et Babot. Le premier, c'est de regarder dans le cadre national et de regarder ce qui avait déjà été fait sur EGALIM, qu'est-ce que nous autorise l'Union européenne dans les cadres réglementaires et qu'est-ce qu'il faudrait éventuellement changer s'il y a besoin de le changer.
J'ajoute que nous avons besoin de mener un travail au niveau européen pour faire en sorte parce que la situation française elle est équivalente dans d'autres pays européens pour faire en sorte aussi que la construction du prix se fasse de la même manière ailleurs et donc on a un travail de conviction à faire sur le sujet, pardon.
Ce fameux EGALIM européen ? C'est ça. Où est-ce que ça en est ? Est-ce que ça peut avancer ?
Est-ce que vous avez une échéance ? Je comprends l'impatience mais l'EGALIM européen il a été posé sur la table il y a 15 jours et réaffirmé par le Président de la République on est 27 et donc on a besoin d'un travail de conviction à mon avis d'abord c'est intéressant de le mener dans le débat européen qu'on aura devant nous et puis deux c'est un travail de conviction et donc c'est plutôt le pas de temps des mois que le pas de temps des jours ou des semaines.
Pour l'instant vous n'avez aucune garantie que ça marche ?
Pardon je vais être un peu arrue c'est curieux ce monde dans lequel on vit où vous dites je veux aller là et au bout de 5 minutes vous n'avez aucune garantie bah non parce que le combat politique c'est d'avoir une idée de vouloir l'apporter et de vouloir réussir et faire en sorte qu'on y arrive sinon on ne dit rien on ne fait aucune annonce on ne prend aucun engagement parce qu'à chaque fois on nous dirait vous n'avez aucune garantie on n'avait pas de garantie d'avoir un texte équilibré sur Egalim on n'avait pas de garantie de pouvoir rémunérer ou verser les aides d'urgence aux agriculteurs on l'a fait
Et Marc Fénaud ce combat vous le menez aussi pour les retraites des agriculteurs parce que ça fait très longtemps qu'ils attendent et ils vous reprochent de traîner des pieds à quand la retraite sur les 25 meilleures années
pour les agriculteurs ? Nous sommes le seul gouvernement qui revalorisait les retraites au travers d'une loi et je le dis d'autant plus qu'elle n'émanait pas des rangs de la majorité puisqu'elle émanait du président Chassagne président du groupe communiste à l'Assemblée nationale loi Chassagne 1 loi Chassagne 2 qui a permis de rémunérer beaucoup mieux d'aller vers le minimum vieillesse troisième élément qui a permis de faire en sorte que ce qu'on appelle les conjoints collaborateurs en particulier des femmes puissent accéder à une retraite c'est nous qui l'avons fait
Et sur les 25 meilleures années quand est-ce que ce serait le cas ?
C'est pas mal de se dire qu'on a fait parce que vous dites qu'on n'a rien fait vous dites que des gens disent qu'on n'a rien fait
Certains agriculteurs vous reprochent de traîner les pieds
C'est des dizaines de milieux d'agriculteurs qui nous écoutent peut-être qui savent qu'on a fait des choses On doit aller plus loin sur la question de la réforme des retraites Je discutais hier avec Pascal Cormery le président de la MSA Il y a un travail qui doit être fait pour faire en sorte que les effets de bord de la retraite c'est la loi DIV cette fois-là qui a été votée ne soit pas ce qu'on connaît aujourd'hui et donc on est en train de travailler pour faire en sorte qu'on trouve un équilibre et qu'on soit au rendez-vous de la promesse et d'engagement qui a été pris par le président de la République par le Premier ministre de retraite dans les semaines et dans les mois qui viennent là ça peut aller assez vite
Est-ce que vous avez déjà un premier bilan des remontées dans les préfectures Emmanuel Macron a demandé la mise en place de permanence dans les préfectures en début de semaine
Alors c'est des permanences sur un sujet particulier qui était sur le sujet des aides à trésorerie Je rappelle que le président de la République a demandé à ce qu'on puisse y travailler samedi et que mardi ou mercredi mardi nous avons réunis les banques avec Bruno Le Maire et qu'elles ont fait un engagement de une année d'annuité qui peut sauter et qui peut être repoussée et par ailleurs des systèmes garantis qui permettent à des agriculteurs de rééchelonner leurs dettes Bon On a à partir de là dit il y a des permanences les permanences se déroulent de ce que j'en ai comme remonté alors je suis très mobilisé au salon donc mais de ce que j'en ai comme remonté les gens viennent et puis on regarde avec eux et puis après on les oriente vers la banque et on leur dit en tout cas les dispositifs auxquels ils peuvent avoir accès puis parfois il y a des sujets plus structurels c'est-à-dire des entreprises qui sont beaucoup plus en difficulté qu'on essaie d'accompagner aussi
Merci beaucoup Marc Fénaud ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire Merci d'avoir été l'invité Merci à vous Merci à vous Merci à vous Merci à vous Merci à vous Merci à vous En cette fin presque de Salon de l'agriculture puisque le salon se termine demain Merci beaucoup Agathe Lambré On se retrouve demain
Marc Fesneau