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Podcast / conversationA.B.01.· 19 août 2026 30 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsDéfenseCulture, médias & sport

Bruno Le Maire "sans filtre", 2/5.

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteÉludée

    En charge, ce qui fait que le net n'est pas suffisant, tu crois qu'ils ne pètent pas un câble ?

  • 0:22RelanceRéponse directe

    Ce n'est pas une intuition qui est économique.

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Les intérêts de la dette française à l'année, si je te dis que ça représente près de deux fois notre consommation d'hydrocarbures qu'on importe, tu crois qu'on va aller où comme ça ?

  • 0:56FerméeRéponse directe

    Je change d'intérêt de la dette, 65 milliards.

  • 1:23OuverteRéponse partielle

    Comment t'expliques dans un pays qui est autant taxé ?

  • 2:28OuverteRéponse directe

    C'est une organisation ? C'est de la cavalerie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:56PrésentateurChiffre
    « 65 milliards. »
  • 1:00PrésentateurChiffre
    « 2027, ça va être combien ? »
  • 1:01PrésentateurChiffre
    « 2027, on va dépasser les 70. »
  • 1:04PrésentateurChiffre
    « Et probablement, 2028-2029, on va atteindre 100. »
  • 17:47PrésentateurChiffre
    « Et ils sont 5 à 7 fois plus élevés qu'en Allemagne ou qu'en Italie. »
  • 18:11PrésentateurFait
    « On a ouvert plus d'usines qu'on en a fermées. »
  • 18:15PrésentateurChiffre
    « Et on a créé 120 000 emplois industriels. »
  • 21:54PrésentateurFait
    « En trois ans, nous avons mis sur pied une filière d'éponges de titane. »
  • 22:13PrésentateurFait
    « Non, on n'a pas solutionné tous les trucs. »
  • 23:29PrésentateurFait
    « 2007, conférence de la sécurité à Munich. »
  • 23:55PrésentateurFait
    « Il n'y a aucune raison que ça s'arrête. »
  • 25:37PrésentateurPromesse
    « On va mettre l'économie russe à genoux. »
  • 26:41PrésentateurFait
    « Ils font ça parce que c'est la condition du maintien au pouvoir d'un régime qui est un régime mafieux qui se fait beaucoup d'argent dans le maintien au pouvoir. »

Temps de parole

  • Présentateur83 %
  • Invité17 %

≈ 7,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

en charge, ce qui fait que le net n'est pas suffisant, tu crois qu'ils ne pètent pas un câble ? Et les chefs d'entreprise ? Sans parler des chefs d'entreprise, qui eux s'aperçoivent que lorsqu'il faut augmenter leurs salariés ça leur coûte tellement cher, qu'ils ne peuvent plus augmenter leurs salariés et donner à leurs salariés ce qu'ils voudraient leur donner. En fait, moi, mon intuition, je peux me tromper, mais je ne suis pas là pour faire plaisir ou pour être populaire, je suis là pour dire...

0:22
Invité

Ce n'est pas une intuition qui est économique.

0:23
Présentateur

Non, non, c'est une guerre économique, on va y revenir, mais mon intuition fondamentale, c'est que maintenant il faut changer le système. Mais tu crois au Père Noël ? Je ne crois pas au Père Noël, mais je crois aux Français. Je suis persuadé qu'eux, ils ont compris

0:38
Invité

qu'il fallait changer le système. Je te pose une question très simple, c'est de l'autre côté de ton air. Les intérêts de la dette française à l'année, si je te dis que ça représente près de deux fois notre consommation d'hydrocarbures qu'on importe, tu crois qu'on va aller où comme ça ?

0:56
Présentateur

Je change d'intérêt de la dette, 65 milliards.

1:00
Invité

2027, ça va être combien ?

1:01
Présentateur

2027, on va dépasser les 70. Et probablement, 2028-2029, on va atteindre 100. Premier poste de dépense de l'État. C'est absurde. Devant le col d'éducation, la justice... On a fait une connerie sur les recettes, on a essayé de la corriger, et quand il a fallu mettre en place un vrai plan de redressement, dissolution, fin de l'histoire.

1:23
Invité

Comment t'expliques dans un pays qui est autant taxé ? Maintenant, on va regarder le vrai problème,

1:27
Présentateur

c'est-à-dire le problème de fonds, c'est-à-dire le modèle économique qui ne marche pas, et le modèle de dépense qui ne marche plus.

1:32
Invité

Ce n'est pas sur BFM, on a le temps.

Comment t'expliques dans un pays aussi fiscalisé, du premier jour de ta vie jusqu'au dernier jour de ta vie, il y a le droit de succession, les gens passés des meilleurs, comment t'expliques que nous, les Français, qui bossons, je ne vais pas dire comme des chiens, mais on bosse à fond, on se fait déboîter par les impôts, et on est content, parce que ça paye des hôpitaux, des infirmières, des pompiers, ah non, ça ne paye pas les infirmières, ça ne paye pas les hôpitaux, ça ne paye pas les pompiers, ça ne paye pas des canadaires, ça paye des trous dans les autoroutes, ah non, la privatisation des autoroutes, comment t'expliques qu'avec tout le pognon qu'on vous file, on est des trous pareils ?

C'est le système social avec le gars qui ne bosse pas ses deux enfants, c'est les boomers des retraites, c'est quoi ? Vous ne savez pas utiliser notre pognon ?

2:28
Présentateur

C'est une organisation ? C'est de la cavalerie ? C'est une organisation ? La cavalerie, pour un chef d'entreprise, c'est pénal. Je suis tout à fait d'accord avec toi, c'est une organisation qui est totalement inefficace. On ne sait plus qui fait quoi, on ne sait plus qui est responsable de quoi. Donc tu dépenses l'argent, avec des montants qui sont très élevés, un niveau de charge qui est devenu inacceptable pour les gens, pour un service sur l'hôpital, sur l'école, sur le collège, sur le lycée, qui n'est pas du tout à la hauteur de ce qu'attendent les gens. Sur la recherche, donc tu as deux solutions. Tu mets des rustines, ou tu changes le système. Moi, je propose de changer le système.

Je te donne un ou deux exemples très concrets. Aujourd'hui, tu as 50 niveaux d'administration, où tout le monde fait tout à la place de tout le monde. Regarde sur l'environnement, regarde sur l'adaptation au réchauffement climatique. Qui est responsable ? Le ministère de l'Environnement, les préfets, les communes, les régions, on ne sait pas. Trois niveaux, pas un de plus. État, région, bloc communal. Première proposition. Deuxième proposition, le chef est le chef. Le directeur d'hôpital, il fait ce qu'il veut dans son hôpital. C'est lui qui gère. Et il doit avoir un hôpital qui soit bien tenu. Il ne dépend pas de l'agence régionale de santé, du ministère de la santé.

Vous lui donnez l'autonomie nécessaire avec un équilibre entre l'administration et le médical pour qu'on prenne en considération les difficultés et les intérêts de chacun. À l'école, tu penses vraiment que tu peux avoir un système qui soit bien dirigé depuis uniquement la rue de Grenelle ? Mais on n'y arrivera jamais. Tu peux toujours essayer. Tu n'y arriveras pas. Donc je propose un changement de système dans lequel tu es un chef d'établissement qui recrute lui-même ses enseignants, qui peut les valoriser s'il le veut, donner des primes à celui qui va rester plus de temps avec les enfants et se séparer de l'enseignant qui ne fait pas bien son job. Il faut mettre de la souplesse.

4:20
Invité

Les enseignants, la plupart, ils sont dévoués à la cause.

4:23
Présentateur

Ils sont totalement dévoués à la cause. Mais il faut quand même que tu prises...

4:26
Invité

Tu peux dire combien, 30% de moins que n'importe quel pays européen ?

4:29
Présentateur

Je te dis qu'il faut changer le système. Les conditions de travail sont dégueulasses. Au bout du changement de système.

4:34
Invité

La police, les conditions...

4:35
Présentateur

C'est dramatique. Mais tu as un système qui est beaucoup trop rigide.

4:38
Invité

La dernière fois que tu es rentré dans un comico, c'était quand ?

4:40
Présentateur

Dans un ? Commissariat ? Il y a très longtemps. Je suis rentré très peu. Je n'ai pas été ministre de l'Intérieur. J'essaie de faire le moins de conneries possible. La seule fois que j'ai souvent affaire avec les policiers, c'est quand je dépasse de quelques kilomètres heure la limitation de vitesse. C'est bien fait pour ta gueule. Ça m'arrive très souvent. Et tu payes ? Non, je paye. Je n'ai pas mes points. J'ai fait trois stages de récupération de points. Je me souviens d'un gars dans un stage de récupération de points. J'étais dans le truc. Le mec me regarde. À l'époque, j'étais ministre. Je conduis à ma voiture le week-end. Donc, je fais mon stage de récupération de points.

Et il y a un petit jeune qui me regarde. Vous êtes ministre, vous ? Oui, je suis ministre. Ah, mais c'est super. Avant, tu avais les motards devant. Maintenant, tu as les motards derrière. Le gars avait parfaitement compris la situation dans laquelle je m'étais retrouvé. Je reviens à mon histoire de système. C'est trop rigide. Est-ce qu'il faut vraiment garder l'emploi à vie dans la fonction publique ? Je ne crois pas. Je pense qu'il faut réfléchir à des choses beaucoup plus souples. Tu faisais quoi avant la politique ? Tu garderais... Tu faisais quoi avant ? J'étais enseignant. C'était mon premier job enseignant. Prof de français. Deux ans à l'université Lumière, Lyon 2, à Bron.

Tu es prof de français.

5:51
Invité

Tu es écrit des bouquins pendant ton ministère où tu parles de renflement brun.

5:55
Présentateur

On fait un livre sur Euro 8. On a le droit de mettre des scènes sensuelles dans un livre. Je reviens à mon histoire. Tu vas m'éloigner. On y reviendra. Il n'y a absolument aucun problème. Est-ce que vraiment, en 2026...

6:09
Invité

Tu en as vendu combien ?

6:11
Présentateur

Pas mal. Ça s'est très bien vendu. Je ne veux pas te donner de chiffres exacts.

6:14
Invité

C'est quoi pas mal ?

6:16
Présentateur

Pas mal, c'est plus de 10 000. C'est pas mal, plus de 10 000 ? Ça dépend. Il y a d'autres livres qui se sont très bien vendus. Des hommes d'État, c'est beaucoup mieux vendu. Des hommes d'État, c'est plus de 100 000.

6:28
Invité

Ça t'a touché combien ?

6:30
Présentateur

Tu dois toucher à peu près... J'ai des droits d'auteur qui sont à... Moi, je prends une très grande transparence à 12, 14 et 17 en fonction du nombre de ventes. Donc, je suis à 12 en dessous de 10 000. Je vais être à 14 au-dessus de 10 000. Donc, c'est 14 % de 20 ou 22 euros. C'est ce que tu devais coûter.

6:49
Invité

Tu vas sortir un livre. Tu as un conseil à nous donner ?

6:53
Présentateur

Pour qu'un livre marche ? On sait que ça va marcher. Un conseil à donner, pourquoi pas ? Pour la distribution ? Pour l'écriture,

7:00
Invité

pour toucher tes lecteurs,

7:02
Présentateur

pour... Moi, j'ai un seul conseil à donner, c'est la plus grande sincérité. Ça ne sert à rien d'écrire un livre si ce n'est pas toi. Donc, oui, il y a dans Fugue américaine qui est un livre de 400 pages sur Vladimir Horowitz que je suis un passionné de piano, un passionné de culture occidentale. Je considère que la musique classique, c'est la culture occidentale. C'est une grande réflexion sur la manière dont cette culture occidentale risque de disparaître. Culture occidentale, judéo-chrétienne ? Oui, judéo-chrétienne, bien sûr. Mais aussi romaine, aussi grec. C'est très important. C'est nos racines.

La musique classique, la musique de Bach, la musique de Beethoven, ça fait partie de l'identité occidentale la plus profonde. Donc, j'ai voulu rendre hommage dans ce livre à cette identité culturelle à laquelle je suis fondamentalement attaché, à celui qui l'a mieux traduite au piano au XXe siècle, qui s'appelle Vladimir Horowitz. J'ai voulu rendre hommage à un parcours qui est incroyable. Vladimir Horowitz, il est né à Berditchev, dans un petit village du fin fond de l'Ukraine qui, à l'époque...

7:59
Invité

Il ne m'endort pas avec tes histoires.

8:01
Présentateur

Non, non, mais c'est super important. Et le gars, ensuite, il part, il arrive en Allemagne, il est remplaçant à un concert. Et c'est parce qu'il remplace au dernier moment un type qui était beaucoup plus connu que lui qu'on se dit putain, le gars est absolument génial. Le lendemain, ça se passe à Hambourg, en 1900, dans les années 30. Le lendemain, il revient, il faut que vous rejouiez au concert. Et là, il y a une foule absolument monstrueuse à la sortie de la salle de spectacle. Il dit, ce qu'il n'y a pas pour Vladimir Horowitz, c'est pour moi que les gens sont venus. Ah, non, non, désolé, il y a juste le meeting d'un certain Adolf Hitler dans la salle d'à côté.

Et c'est ça, l'histoire de Horowitz que j'ai voulu lui raconter. C'est quelque chose qui me touche. Et le gars, il finit en exil aux Etats-Unis et il revient à plus de 80 ans en 1986 à Moscou. Il donne un concert dans ce pays où il n'est pas revenu depuis des décennies et tout le monde pleure. C'est ça que j'ai voulu raconter. Je reviens à mes histoires de fonctionnement. Enflement brun.

8:59
Invité

T'as compris pourquoi les Français se sont foutus de ta gueule à un point de dingue ? T'es ministre. C'est pas grave. Écoute-moi. T'es ministre, t'as autre chose à faire que d'écrire des bouquins de cul.

9:09
Présentateur

Mais c'est pas du tout un bouquin de cul, c'est un bouquin sur la musique. Et puis je vais te dire, un ministre qui fait du sport, on lui dit, t'as autre chose à foutre que faire du sport. Le sport, on a droit. Un ministre qui va déjeuner au restaurant. T'as perdu combien de kilos ?

9:18
Invité

D'ailleurs, je te trouve un peu moins gros que d'habitude.

9:20
Présentateur

Oui, j'ai perdu 6 kilos. C'est la montagne. La montagne, t'es obligé d'être fit parce que sinon, ça pèse quand tu grimpes. Ça pèse quand tu fais de l'escalade et ça pèse quand t'es en équilibre sur une arrête rocheuse. Donc il vaut mieux perdre un petit peu de poids.

9:37
Invité

T'as compris pourquoi les Français t'ont beaucoup voulu. Alors c'est peut-être la presse qui s'est un peu foutue de ta gueule avec le renflument brun parce que ça, ça a fait marrer tout le monde. T'as vu la même quand tu poses devant ta tente là ?

9:49
Présentateur

Oui. C'est ta tente de scouts

9:50
Invité

qui ressemble à...

9:51
Présentateur

Je vais te dire, je suis très fier de l'avoir écrit ce livre. Je te le dis très, très franchement, je suis très fier de l'avoir écrit ce livre. C'est un beau livre.

10:02
Invité

Tu n'aurais pas pu le sortir après ton ministère ?

10:05
Présentateur

Si t'es écrivain. Et je revendique d'être écrivain et politique. Et c'est ma liberté. Et personne empiètera sur ma liberté d'être écrivain et politique. Je ne te paye pas pour écrire des livres. Mais tu me payes pour être ministre. Je suis ministre à temps plein. Et si j'ai envie, à côté de mon activité de ministre, parce que quand tu es ministre, t'es aussi un homme, t'as aussi une famille, on peut aussi te dire tu t'occupais de tes gosses, c'est pas bien, t'as passé du temps avec tes enfants, t'as pas ça à faire, t'as fait de la montagne.

10:32
Invité

T'es en train de comparer à écrire un bouquin à t'occuper de tes membres ?

10:36
Présentateur

Écrire un bouquin, c'est très important. C'est pas aussi important qu'occuper de mes enfants. Et si c'était pas nécessaire, j'en ai quatre. Quatre garçons. Si c'était pas nécessaire pour moi d'écrire des livres, j'en écrirais pas. Je les écris par nécessité. Et au Rovit, ça fait 20 ans que je l'écoute, 20 ans que je lis ces interviews, que je regarde ces concerts, que je les écoute, que j'écoute ces archives. Et puis à un moment donné, le livre, tu l'as en toi, il faut que tu l'écrives. Tu l'écris, c'est tout, c'est comme ça. Tu connais le poème de Bukowski ? Je connais Bukowski et son goût pour la bouteille.

D'ailleurs, vous auriez pu me mettre une bouteille à la place du verre d'eau pour Bukowski, mais je connais pas le poème.

11:09
Invité

Tu t'es calé un dîner après et c'est une insulte. D'habitude, on prend un coup avec nos invités après,

11:13
Présentateur

mais bon, donne-moi la phrase de Bukowski.

11:16
Invité

So you want to be a writer. Tu iras écouter ce poème. C'est le poème qui nous motive tous les jours pour écrire notre putain de bouquin.

11:24
Présentateur

Je finis juste sur le livre. Si tu n'as pas besoin d'écrire le livre, l'écris pas. C'est ce qu'il dit dans le poème. Tous les livres que j'ai écrits, j'ai écrit ce que j'en avais besoin. J'ai écrit sur Rovitz parce que je sens un effacement de la culture occidentale à laquelle je suis profondément étaché. Je vais vous dire, quand vous écoutez List joué par Rovitz, vous pleurez. Quand vous écoutez Bach joué par Rovitz, vous pleurez.

11:51
Invité

Tu es plutôt Musk ou tu es plutôt Wook ?

11:54
Présentateur

Je ne suis pas Wook et je ne suis pas Musk.

11:58
Invité

Tu es où alors ?

12:00
Présentateur

Je suis français.

12:02
Invité

Alors, qu'est-ce que la France

12:03
Présentateur

pour toi ? Je suis français. Si tu devais discuter avec quelqu'un... Je termine juste un livre. Je t'en prie. J'ai écrit un livre qui s'appelle Paul, une amitié. Je l'ai écrit quand j'étais ministre. Personne ne me l'a reproché. C'est un ami qui est mort d'un glioblastome, d'un cancer du cerveau. Je n'avais pas d'autre choix qu'écrire ce livre. Pas d'autre choix. Parce que je voulais témoigner de ce qu'il avait vécu. C'est un cauchemar dans lequel il était enfermé. De tous les espoirs qu'il a eus alors que je savais que mon père est mort aussi de ça qu'il y avait peu de chance qu'il s'en tire. Et ce type m'a fait pleurer.

Il m'a réveillé des émotions en moi que je ne pensais même plus pouvoir éprouver parce que j'étais ministre, que j'étais en fonction. Parce que... Ben voilà, lorsqu'il est mort, je me suis dit je vais écrire sur lui témoigner de mon amitié pour Paul. Et je ne me suis pas posé la question je suis ministre du repas. Non, je l'écris.

12:52
Invité

Et là, tu avais envie de parler de ronflement.

12:56
Présentateur

Mais ce livre est un livre sur la musique donc sur la sensualité. Donc il y a des scènes sensuelles. Il n'y en a pas beaucoup. Ça fait quelques lignes. Peut-être qu'elles pouvaient être mieux écrites. Ça, chacun est juge et chacun peut être librement critique. Mais un livre dans lequel il n'y a pas de scènes sensuelles ou sexuelles alors que ça parle de musique et quelque chose qui est très vital, honnêtement, ce n'est pas un bon livre. Tu te mets quoi comme musique quand tu fais un striptease

13:19
Invité

à ta femme ?

13:20
Présentateur

Alors je ne fais pas striptease à ta femme parce que je pense

13:23
Invité

que j'ai passé l'âge.

13:24
Présentateur

J'ai passé l'âge et puis ce ne serait pas très agréable pour elle. Je suis marié avec elle depuis 28 ans et je la connais depuis 30. Elle a du courage. Ah non, c'est elle qui a du courage. Elle a du courage ? Oui, elle a du courage. Mais bon, voilà, c'est une femme.

13:39
Invité

Sans rentrer dans l'intimité, qu'est-ce qu'elle te reproche le plus ? Tu ne ranges pas tes chaussettes, tu ne fais pas la vaisselle, tu n'es jamais à la maison, qu'est-ce qu'elle te reproche le plus ?

13:46
Présentateur

Je pense qu'elle m'a beaucoup reproché de ne pas être assez à la maison et de ne pas assez m'occuper notamment des deux premiers parce que j'étais en fonction. Maintenant, je pense qu'elle me reproche d'être trop à la maison. Mais j'avais très heureux.

14:03
Invité

Bon, revenons à nos moutons.

14:08
Présentateur

J'ai une chance absolument formidable d'avoir depuis 28 ans quelqu'un comme ça à mes côtés.

14:15
Invité

Tu connais le proverbe derrière tout petit homme, il y a une grande femme.

14:20
Présentateur

Non, je ne crois pas du tout à ce proverbe.

14:23
Invité

Ah bon ?

14:23
Présentateur

Non, je pense que ma femme, elle vaut certainement mieux que moi. C'est ce que j'étais en train de dire. Elle n'est pas là pour m'aider. Elle a sa vie, elle est peintre, elle réussit très bien.

14:34
Invité

Tu l'as connue à quel âge ?

14:36
Présentateur

Je l'ai connue à 25 ou 26 ans et je me suis marié à 29 ans.

14:41
Invité

Comment tu as fait ta cour ?

14:44
Présentateur

Alors, j'ai fait ma cour, je faisais mon service militaire à l'époque et elle, elle était à l'école des Beaux-Arts. Donc, elle ne fréquentait que des gars très sympas, originaux, avec cheveux longs et moi, j'étais un peu coincé avec des cheveux très courts. Et donc, je l'invite à prendre un café et elle me dit tout de suite, moi, je préfère les cheveux longs aux gens, aux cheveux courts. Et là, je lui ai dit, mais non, c'est uniquement parce que je fais mon service militaire, d'habitude, j'ai les cheveux vachement longs. Bon, ça a perçu qu'en fait, ce n'était pas vraiment le cas.

15:11
Invité

Bon, allez, trêve de plaisanterie. Revenons au connerie que tu as pu faire. Tu vas demander pardon ou tu vas continuer de te justifier longtemps ?

15:21
Présentateur

Je ne me demande pas pardon et je ne me justifie pas. J'explique et je prends mes responsabilités. Je ne me justifie pas.

15:33
Invité

C'est quoi tes responsabilités ?

15:34
Présentateur

Mes responsabilités,

15:35
Invité

tu as réindustrialisé la France depuis quand ? Dans tes rêves ? Dans les chiffres.

15:41
Locuteur

Non,

15:41
Invité

mais d'accord. Non, pardon, dans les chiffres. Et même que la TVA que tu n'as pas provisionné ?

15:45
Présentateur

Dans les chiffres. L'erreur de recette, je la prends. Ok, je suis le chef, je prends mes responsabilités.

15:52
Invité

Tu flagellis, tu as fait quoi ? Tu as donné ton salaire

15:54
Présentateur

à des pauvres ? A quoi ça sert de se flageller ? A quoi ça sert de se justifier ? Le chef, il prend ses responsabilités, il les assume, il dit ça, c'est un truc que j'ai loupé et il y en a d'autres que j'ai réussi et quand il fallait prendre les décisions nécessaires, je les ai prises. Sur la réindustrialisation, pardon, on a entre 2017 et 2024 et franchement, ça, c'est une de mes fiertés. Adopter une politique économique constante, on est pour, on est contre, mais au moins, on n'a pas changé de politique économique tous les quatre matins.

Mon obsession, c'était qu'on réindustrialise parce que le plus grand scandale économique du pays que j'ai vu comme élu local, que j'ai vu comme ministre, c'est la désindustrialisation et la vague de délocalisation monstrueuse depuis la fin des années 80 jusqu'à le début des années 2000. On est passé de 20% de part de l'industrie d'entre richesses nationales à 10, un peu moins de 10. Moins que l'Italie. Moins que l'Italie. Moins que l'Italie. Beaucoup moins que l'Italie. Beaucoup moins que l'Allemagne. Il n'y avait aucune raison. C'est juste que là, les élites ont trahi. C'est quoi les élites ?

Les élites, c'est le patron de je ne sais plus quelle grande boîte industrielle qui dit vous ne savez pas quoi, il y a un truc qui est super. On va faire l'industrie sans usine. Oui, désolé, ça existe. Il y a un responsable économique de premier plan qui a dit il faut faire l'industrie sans usine. Vous avez des responsables politiques qui ont dit il faut faire les 35 heures, il faut faire la retraite à 60 ans et puis tout va aller très bien. Il faut augmenter les impôts de production parce que les entreprises gagnent trop d'argent. Moi, j'ai pris des décisions en 2017 avec tout le gouvernement, avec la majorité. On a baissé les impôts de production, c'était ma demande.

L'impôt de production, c'est quoi ? C'est que tu n'as pas encore produit un euro, on te le prend. Et ils sont 5 à 7 fois plus élevés qu'en Allemagne ou qu'en Italie. J'ai simplifié avec la loi Pacte l'ouverture d'usines ou l'agrandissement des usines. Je me suis battu par un truc absolument décisif qui est la relance du nucléaire en France. Le résultat, c'est que nous avons entre 2017 et 2024 pour la première fois depuis 40 ans. On a ouvert plus d'usines qu'on en a fermées. Et on a créé 120 000 emplois industriels. Je vais être très franc avec toi. Ce n'est pas révolutionnaire. Ce n'est pas Byzance.

Mais on a ouvert une filière sur les batteries électriques, une filière sur les métaux rares, sur le recyclage et sur la séparation des terres rares. On a ouvert et renforcé une filière sur les semi-conducteurs. Donc, on était dans la bonne direction. Et nous avons prouvé qu'avec une politique économique constante, stable, claire et offensive. On peut réindustrialiser le pays. Le drame, c'est qu'après la dissolution, on a arrêté la baisse des impôts de production. On a surtaxé à l'IS les grandes entreprises, notamment industrielles. On a arrêté la simplification pour les entreprises industrielles. La réindustrialisation a été stoppée nette.

19:04
Invité

Et là, tu as le patron de Dassault et le patron de Total qui t'appellent et qui disent tu vas arrêter tes conneries maintenant. Tu leur réponds quoi ?

19:12
Présentateur

Ils ne m'ont jamais appelé pour me dire tu as tes conneries. Pardon, le patron de Dassault, Éric Trappier, il sait que moi j'ai toujours soutenu l'industrie aéronautique française. Je veux dire, quand on s'est aperçu pendant la crise... Trappier, il est bien. Trappier, il fait un boulot formidable à la tête de Dassault comme le patron de Total, Patrick Pouyanné, sur lequel tout le monde tombe matin, midi et soir, est un grand dirigeant de Total. Et c'est trop facile de leur taper dessus.

On est bien content d'avoir un gars qui produit des avions civils ou militaires totalement indépendants, avec les meilleures commandes en vol de la planète, avec les meilleures performances militaires qui soient. C'est un atout stratégique absolument formidable pour notre pays. Même chose avec Airbus. Mais quand on s'est aperçu justement pendant la crise en Ukraine et que... Qui continue toujours d'ailleurs. Qui continue toujours. On était trop dépendants de la Russie pour les fameuses éponges de titane. Et qu'il fallait qu'on soit plus indépendants. Qui a relancé la filière du titane en France ? Tu l'es en face de toi.

Nous l'avons fait avec l'industrie aéronautique, avec Airbus, avec Trappier, avec Safran. Magnifique entreprise. Et on a réussi en deux ans... MBDA aussi. MBDA aussi. On a réussi à... Ça veut faire des centrales inertielles. On a réussi à créer... Les centrales inertielles, honnêtement, les meilleures, c'est Safran. Tu vas à Montluçon. MBDA, ils débrouillent un peu. Non, mais ils débrouillent un peu. Mais va à Montluçon. C'est ça la France. La France, c'est Montluçon. Pour y aller, c'est compliqué. Il faut que tu prennes ton corail. Il n'y a pas de liaison directe.

Si j'avais tout pouvoir dans notre pays, moi, je créerais une ligne ferroviaire directe pour les habitants de Montluçon et pour tous les habitants de l'Allier qui, aujourd'hui, ont des liaisons ferroviaires qui sont indignes d'un grand pays. Donc, t'as Montluçon. C'est traditionnel, c'est beau, c'est l'Allier, c'est une belle campagne. Puis t'es vraiment dans le cœur de la France. Et à côté, t'as une entreprise, Safran, absolument magnifique, avec des centaines de salariés, des ingénieurs, des techniciens, ils produisent les meilleures centrales inertielles du monde qui équipent le Rafale mais qui équipent aussi le F-35 américain des avions de chasse américains. Et c'est ça, la France.

21:16
Invité

Est-ce qu'on peut faire chier les Américains avec nos pièces ? Bien sûr, on peut faire chier les Américains avec nos pièces. Comme ils nous ont fait chier avec notre porte-avions et les catapultes ?

21:23
Présentateur

Comme ils pourraient nous faire chier sur les catapultes. J'espère que sur les catapultes, on va arriver à trouver des solutions qui nous permettent d'être plus indépendants. C'est très compliqué, la catapulte, je ne t'apprends rien, il faut arriver à doser la puissance, c'est très difficile, c'est technologiquement très compliqué. Mais moi, je souhaite que le moment venu, on puisse avoir nos propres catapultes et qu'on ne dépende pas des Américains. Je reviens au titane. On s'aperçoit qu'on dépend du titane pour quasiment 80% de la production russe, qu'on ne peut plus s'appuyer sur les Russes parce qu'il y a la guerre en Ukraine.

En trois ans, nous avons mis sur pied une filière d'éponges de titane. On a racheté Aubert et Duval qui vont pouvoir produire ce titane. On n'est pas indépendants, mais on est moins indépendants. L'industrie, ça a été vraiment ma bataille. Tu as solutionné la bourre de coton pour nos obus ? Le coton pour ?

22:11
Invité

Nos obus.

22:12
Présentateur

Non, on n'a pas solutionné tous les trucs. Je ne vais pas te dire qu'on a tout résolu et je ne vais pas te dire qu'on a construit une indépendance totale de la France en matière stratégique. L'assentrement

22:21
Invité

avec la guerre et les Russes qui arrivent là.

22:26
Présentateur

Je pense que la logique de Vladimir Poutine, c'est la guerre en continu. Pourquoi ? Et je le dis de la même manière que j'ai dit l'accord avec l'Iran est une mascarade et ne marchera pas. Je dis que la maintien au pouvoir de Poutine passe par la poursuite de la guerre. Un peu comme Macron avec nous ? Non, je ne ferai pas ces comparaisons. Non, honnêtement, je ne crois pas du tout.

22:51
Invité

Ils se murmurent que comme la guerre arrive, Macron va rester au pouvoir.

22:55
Présentateur

Je ne crois pas du tout à ça. On est une grande démocratie. La démocratie, c'est l'alternance. Il y a un rendez-vous et les rendez-vous dans une grande démocratie. La guerre commence avant le rendez-vous. Peu importe. Il y a un rendez-vous démocratique. Et le principe même d'une démocratie, c'est honorer les rendez-vous démocratiques. En revanche, du côté de Poutine, je pense que la logique de Poutine, c'est que pour se maintenir au pouvoir, il a besoin de la guerre. Il a besoin de ce récit de l'Empire. Tout ça remonte à très loin. Pour moi, la date qu'il faut avoir en tête où Poutine dévoile son jeu.

23:28
Invité

1994.

23:29
Présentateur

Alors, 1994 est une première date, mais je pense que le discours important, c'est 2007, conférence de la sécurité à Munich. Poutine qui dit, les gars, je ne joue plus le jeu. L'Occident est en train de nous dominer. La Russie est un empire et nous ne continuerons pas à accepter l'unilatéralisme américain. personne n'a pris au sérieux. 2008, Georgie. 2014, Crimée. 2022, Ukraine. Il n'y a aucune raison que ça s'arrête.

24:00
Invité

Quand tu as sorti sur Twitter, tu m'as fait halluciner, quand tu as fait ça, tu as pris le bec avec Medvedev. Tu te rappelles de ça ? Je me rappelle très bien. Nous, on a lu ça, on a dit, mais putain Bruno, mais tu nous fais quoi là ? T'es une bure en anguère économique. Pourquoi t'as été chauffé, Medvedev, sur Twitter ?

24:24
Présentateur

Moi, je veux te dire, mon sujet n'est pas Medvedev. Dès le début de la guerre en Ukraine, mon intuition, c'est que nous étions partis pour une guerre longue et qu'il allait falloir s'opposer frontalement à la Russie. Peut-être que les termes à ce moment-là n'étaient pas les bons parce qu'on pensait encore qu'il y avait une nouvelle passage. Je pense que mon intuition était la bonne. Et d'ailleurs, quelques années plus tard, on voit bien où on en est, c'est-à-dire effectivement un conflit frontal, pas avec la Russie, avec Vladimir Poutine et le régime de Vladimir Poutine.

Est-ce qu'ensuite, on est arrivé avec nos sanctions à faire plier l'économie russe aussi rapidement que je l'aurais souhaité ? Moi, je maintiens mon souhait. Je suis opposé frontalement à Vladimir Poutine et à son régime. Je suis opposé à cette guerre qui empiece la souveraineté du peuple ukrainien. Je salue le courage du peuple ukrainien et être un chef, c'est faire des choix. Moi, mon choix était depuis le début contre Vladimir Poutine et son régime pour l'Ukraine et la défense de l'Ukraine. Donc, j'assume cette position.

En revanche, ce qu'on peut me reprocher, c'est quand j'ai dit on va mettre l'économie russe à genoux, je ne sais plus exactement quelle est l'expression que j'avais employée, on va faire s'effondrer l'économie russe. Qu'est-ce qu'il t'a répondu ? Nous n'y sommes pas arrivés. Qu'est-ce qu'il t'a répondu ? Medvedev, il a envoyé un tweet en disant qu'il fallait se méfier de ce genre d'affirmations. C'était un tweet qui menaçait presque physiquement.

25:55
Invité

Qui menaçait tout court. Qui disait, qui disait, en gros, je résume trivialement et de tête, méfie-toi Bruno, la guerre économique, ça finit en guerre. Oui. Tu connais le proverbe de la guerre économique. Un chômeur coûte plus cher qu'un mort.

26:12
Présentateur

Oui, mais je ne partage pas ces... le slogan est facile mais je n'y crois pas du tout. Ce n'est pas un slogan, c'est la réalité. Je pense que, en Russie en tout cas, les morts ne coûtent pas cher. Parce qu'un peuple qui accepte 35 000 morts par mois pour une guerre qui ne sert à rien. Franchement, c'est désolant.

26:29
Invité

Mais pourquoi ils font ça à ton avis ?

26:31
Présentateur

Ils font ça parce que c'est la condition du maintien au pouvoir d'un régime qui est un régime mafieux qui se fait beaucoup d'argent dans le maintien au pouvoir et qui n'a plus d'autre issue que la fuite en avant. Tu comprends que, de leur côté... Je l'ai rencontré à plusieurs reprises à dire Poutine. Mais tu l'as rencontré comment ?

26:50
Invité

Tu l'as serré la pogne ? Il t'a fait bonjour ? On va t'asseoir là ? Non,

26:53
Présentateur

pas du tout. Ça, c'est pas rencontré. Ça, c'est saluer. Les bons incenses. Je l'ai rencontré. Tu as bu une binge avec lui ? Non, j'ai eu des entretiens avec des présidents de la République successifs et Vladimir Poutine. Ça fonctionne comment ?

27:06
Invité

Ça fonctionne comment ? La substantielle moelle du pop-off de Moscou, c'est quoi ? Eh bien, je ne peux pas te le dire. Pourquoi ? Tu connais mieux la substantielle moelle iranienne parce que tu as voyagé là-bas ?

27:17
Présentateur

Je ne peux pas te le dire pour une raison qui est très simple. pour bien connaître un peuple, je pense qu'il faut parler sa langue. Je ne parle pas le russe. Je ne suis pas sûr de comprendre toutes les subtilités.

27:33
Invité

Il y a un autre proverbe et je ne vais pas le sortir là.

27:35
Présentateur

Je raconte dans mon livre le temps d'une décision que lorsque tu as Poutine qui s'exprime, en fait, la traductrice fait une traduction qui est tout à fait neutre et puis à la fin, elle vient me voir et elle dit mais en fait, il vous a menacé. Je n'en ai pas aperçu mais il a emplié un mot là. C'était une menace. C'était une traductrice de chez nous. Traductrice de chez nous. Du qui ? Traductrice qui habite à Moscou et que connaissent bien les diplomates et que je connais depuis des années et des années pour avoir une fois encore rencontré Vladimir Poutine à de multiples reprises et dire avec beaucoup de simplicité et beaucoup d'humilité je ne prétends pas connaître le régime russe.

Chirac le connaissait ? Chirac parlait de russe. J'ai vu Chirac à plusieurs reprises avec Vladimir Poutine et il y avait une compréhension mais c'était un autre Vladimir Poutine. C'est Vladimir Poutine de l'opposition à la guerre en Irak. Moi je travaillais avec Chirac à ce moment-là et avec Dominique de Villepin. A l'époque vous aviez Chirac, Schröder, Poutine et une alliance contre la guerre en Irak dans le respect de l'ordre international. Parce que ce qui unissait ces trois dirigeants c'était le respect des règles internationales. La souveraineté des peuples ne se négocie pas.

Et ce qui a fait shifter les choses, ce qui a fait basculer le système, ce n'est pas que l'Occident serait devenu hostile à la Russie. C'est ce qu'il pense. C'est ce qu'il pense. Mais c'est que la Russie est devenue hostile à un ordre fondé sur les règles internationales et sur la souveraineté des peuples. Tu vas te présenter aux élections là ? À quelles élections ? Présidentielles. Aujourd'hui non. Je te dis aujourd'hui là non.

29:08
Invité

Tu commences à chercher tes parrainages ou pas du tout ?

29:10
Présentateur

Je travaille beaucoup sur ce qui peut être le pays dans 10, dans 15, dans 20 ans.

29:17
Invité

Tu vas sur le pavé uniquement pour briller dans un autre ministère ou tu fais ça avec la France ? Non,

29:22
Présentateur

j'ai été six mois en charles des affaires européennes. Trois ans de ministre de l'Agriculture. J'adorais ça. Putain, mais quand t'étais ministre de l'Agriculture, je te ressorte... Sept ans de ministre d'économie et des finances. Un hectare,

29:34
Invité

il y a combien de mètres carrés

29:35
Présentateur

un hectare ? 10 000 mètres carrés. T'en as pris plein la gueule. Beaucoup plus que mes scènes de sexe dans Fugue américaine. Je comprends pourquoi. T'es ministre de l'Agriculture ? Non, je pense honnêtement. Je vais te dire. Je comprends la réaction. J'ai été bâché. C'est comme ça. C'est légitime. Oui, c'est légitime. Mais de toute façon, si tu n'acceptes pas la critique...