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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 14 avril 2025 14 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsEnvironnement & énergieSolidarités & famille

Le Canada et le Québec libre, c'est notre affaire face à Trump !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Jean-Luc MélenchonFait
    « il se trouve que mon Merci d'abord de votre invitation. J'y suis très sensible. »
  • 3:00Jean-Luc MélenchonFait
    « les gringo osent vous menacer de vous annexer. »
  • 4:00Jean-Luc MélenchonFait
    « c'est une forme de soutien effectif et affectif au Canada, à son indépendance et à nos cousins les Québécois. »
  • 7:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Jean-Luc Mélenchon, les États-Unis sont et on le sait tous là au centre de l'ordre mondial tel qu'il a été défini depuis la deuxième Grande Guerre. »
  • 8:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Monsieur Trump a commencé par un manifeste politique. Ces mesures politiques ont un sens idéologique et philosophique. »
  • 10:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Première chose que fait monsieur Trump, décider qu'il sort des accords de Paris. »
  • 11:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Deuxième manifeste philosophique, c'est les mesures qui sont prises contre les femmes, contre pour le renversement de l'autorisation administrative de changement de genre. »
  • 12:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Cet homme décide que oui, allez, on peut recommencer à extraire du pétrole partout où on en trouve. »
  • 13:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Nous sommes dans un moment suicidaire. »
  • 14:00Jean-Luc MélenchonFait
    « On constate que la gauche, elle a connu des jours meilleurs. On peut parler de ce qui se passe tout près de chez vous. Oui, en Italie et le retour de l'extrême droite en Allemagne et même la santé du rassemblement national chez vous qui est en ascension en France. »
  • 15:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Nous avons été complètement enfoncés et démolis. »
  • 16:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Pourquoi que vaut le logiciel qu'il a emporté après la chute du mur de Berlin ? »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Alors, faites mieux. C'est ce que vous avez lancé là à l'issue du premier tour de l'élection présidentielle française en 2022. Jean-Luc Mélenchon, euh vous étiez arrivé à seulement 1,2 % de Marine Le Pen pour accéder au 2e tour de la présidentielle.

Vous avez repris la formule pour votre ouvrage paru l'an dernier. Faites mieux vers la révolution citoyenne où vous nous invitez à résister au règne de la finance, à ne pas abdiquer devant un mode de production destructeur. En fait, c'est un appel à la mobilisation, on pourrait le dire, et à l'audace politique pour répondre à nos enjeux de société.

Vous êtes donc ici pour euh faire la promotion de ce cet ouvrage, mais aussi donner quelques conférences et bien sûr faire des rencontres politiques notamment avec Québec solidaire. Vous dites aussi, cela dit, et on commence par ça, que c'est les États-Unis qui motivent votre séjour. Pourquoi ?

Ben euh il se trouve que mon Merci d'abord de votre invitation. J'y suis très sensible. Je suis comme tous les Français euh l'un d'une affection irraisonnée pour le Québec.

C'està dire que nous ne savons pas pourquoi nous aimons le Québec, mais c'est tout le monde est comme ça. On aime le Québec. Je suppose que c'est le tempérament anti-américain, je veux dire gringo, les États-Unis d'Amérique, des Français, qui fait que on est toujours émerveillé de savoir qu'il y a des francophones ici qui sont là et qui représentent beaucoup de choses à nos yeux.

Bon, une fois que j'ai posé ça, nous la partie a dire je veux on va aller aux États-Unis puisque mon livre est traduit en anglais. Alors vous savez pour quelqu'un qui écrit, moi j'écris 22 livres, donc avoir un livre qui est traduit en anglais, vous accédez tout d'un coup à toute une partie de la population qui reste dans l'ignorance sans ça. Et donc c'était très flatteur.

Et donc je vais m'er aux États-Unis, enfin aux États-Unis, on va commencer par le paré parce que j'y suis venu, comme vous savez en 2016. Et puis disons que c'est pour prendre ma respiration quoi, avant de de plonger dans les États-Unis d'Amérique. Évidemment, je viens parler de mon livre.

J'ai demain le à l'université. Après-demain, il y a un meeting avec Québec solidaire. Mais je veux vous dire d'abord une chose.

Je On a discuté de savoir si on passait par Québec ou pas ou si on allait directement à New York. Bon et on s'est dit il y a pas d'hésitation, c'est une chose tellement incroyable. que les gringo osent vous menacer de vous annexer.

Alors au début, moi j'ai fait comme vous tous hein, parce que je vous connais, vous avez commencé par dire "Ouais, il est un peu excité, c'est pas grave, ça va lui passer." Mais c'est que le gars, il y revient une fois, deux fois, trois fois, il est grossier hein, comme dit la chanson de Félix Leclerc, le gros voisin armé, grossier tout ça. Bon, vous connaissez la louette en colère ?

Bah oui, la louette en colère oui. Bon, c'est bien parce que tout à l'heure là-bas dans le studio, non, il connaissait pas. Alors, ça m'a scandalisé que comment on peut être québécois et pas connaître la louette en colère.

Et alors euh donc on clairement il vous menace. Et moi ce que je veux vous dire, quand je suis parti, on a fait un communiqué pour dire c'est une forme de soutien effectif et affectif au Canada, à son indépendance et à nos cousins les Québécois. Voilà ce que je viens faire ici.

D'abord, vous dire ne croyez pas une seule seconde que les Français soient aussi nuls que leur président, que les anglais soient aussi nul que leur premier ministre et que les Européens soient aussi nuls que la présidente de la Commission dont pas a trouvé le temps d'aller dire un mot à monsieur Trump dont ils ont tellement peur pour le dire "Écoutez, on supporte pas que vous parliez comme ça aux Canadiens et au au Québécois pour qui vous prenez. Nous nous sommes en train de résister à l'invasion de l'Ukraine par les Russes. C'est pas pour supporter l'invasion du Canada par les États-Unis d'Amérique.

Donc prenez-le comme vous voulez. C'est d'avoir un message de solidarité et d'affection avec vous. Voilà.

Fuch avec des bâtons ou des pierres. On viendra vous aider. Jean-Luc Mélenchon, les États-Unis sont et on le sait tous là au centre de l'ordre mondial tel qu'il a été défini depuis la deuxième Grande Guerre.

Là euh c'est un ordre de ordre mondial duquel vous êtes vous-même très critique. Là je je veux pas nécessairement vous lier à Donald Trump, mais il y a quand même euh une chose intéressante à souligner, c'est que vous-même vous vous attaquez à cet ordre mondial de la même façon que lui veut le revoir ou le redéfinir. Oui.

Bah écoutez euh si je bois un petit peu d'eau, c'est parce que j'ai soif et si l'autre a soif aussi, c'est son affaire. Peut-être d'autres choses. Il est clair que ma critique de l'ordre mondial est pas celle de monsieur Trump.

Bien sûr, c'est même exactement le contraire. Monsieur Trump a commencé par un manifeste politique. Ces mesures politiques ont un sens idéologique et philosophique.

D'abord, cet homme n'est pas fou. Arrêtez les analyses psychologiques. Il a une cohérence.

Il se bat pour maintenir la domination des États-Unis d'Amérique sur le monde à un moment où elle est menacée par la crise de la circulation du dollar, par l'émergence de la Chine comme premier producteur mondial. il se bat pour ça, c'est-à-dire pour un ordre que pour ma part, j'ai combattu toute ma vie et je continue à combattre. Quelles sont les mesures ?

Regardez comme c'est absolument extraordinaire. La dernière fois que j' étais là, c'était 2016. On sortait de la COP 21, c'est-à-dire de la conférence sur le climat qui avait eu lieu où toute la planète entière avait dit "Nous sommes en danger de mort, hein.

Si nous ne faisons rien, que faisons-nous depuis ?" Rien ou plutôt pire. Donc on peut dire faites mieux.

C'est aussi le souhait que enfin on s'occupe de ce qui met en cause la civilisation. humaine elle-même. Première chose que fait monsieur Trump, décider qu'il sort des accords de Paris.

C'est incroyable, non ? Tout de même, je trouve. Et de ça, c'est le premier aspect.

Donc c'est un négationnisme écologique. Pour cet homme, il y a pas de problème. Le seul problème qu'il y a, c'est est-ce que le dollar va bien circuler ?

Deuxième manifeste philosophique, c'est les mesures qui sont prises contre les femmes, contre pour le renversement de l'autorisation administrative de changement de genre, c'est-à-dire une affirmation d'une violence totale contre le concept d'universalisme humain, c'est-à-dire nous sommes tous des êtres humains semblables par nos besoins et dès lors nous sommes égaux en droit. He c'est la la formule de base sur laquelle nous fonctionnons tous dans l'esprit démocratique et républicain. Voilà.

Alors, c'est vraiment un adversaire considérable et l'ordre du monde qu'il veut maintenir est un ordre malsin, mortifère, suicidaire. Cet homme décide que oui, allez, on peut recommencer à extraire du pétrole partout où on en trouve. Alors que tout le monde dit "Mais c'est une folie de faire ça." Or, pourtant sur notre planète, il y a plus de projets aujourd'hui d' gaz, de pétrole qui en a jamais eu.

Nous sommes dans un moment suicidaire. Voilà. En gros, moi ce que je peux faire c'est de dire alerte, ne vous laissez pas endormir et vous autres la jeune génération, bah c'est votre tour maintenant de vous emmêler.

Je comprends mais si on fait le bilan des forces politiques en Occident, il y a pas que lui. On constate que la gauche, elle a connu des jours meilleurs. On peut parler de ce qui se passe tout près de chez vous.

Oui, en Italie et le retour de l'extrême droite en Allemagne et même la santé du rassemblement national chez vous qui est en ascension en France. Donc comment la gauche peut espérer des jours meilleurs dans ce contexte-là ? Bah d'abord, vous avez raison de le souligner euh puisque je faisais la comparaison du hasard de ma présence ici à peu près à la même date qu'en 2016.

En 2016, c'était l'inverse. Nous étions nous les gens de gauche plein d'espoir. Les vagues de libération en Amérique latine s'étendait et on les voyait prête à passer l'Atlantis qu'elles ont fait pour passer ensuite dans le Maghreb et dans les pays européens.

Nous avions de Chipra s en Grèce. On avait vraiment le sentiment que le monde avait pris conscience de la nécessité de tourner une page qui avait été terrible. C'est le contraire qui s'est passé.

Et nos adversaires ont été bien plus efficaces que nos leaders de gauche parce que nos adversaires ont réussi à diviser nos peuples avec du racisme, avec de l'islamophobie, avec toutes sortes de choses de cette nature qui sont très dures à combattre parce que elles touchent à l'irrationnel. tandis que les batailles d'autrefois étaient des batailles rationnelles sur le partage des richesses, sur les services publics des choses maîtrisables, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Donc oui, vous avez raison, nous sommes très mal et nous les Français, nous sommes une exception européenne avec le score que j'ai réalisé que vous avez eu vous avez rappelé tout à l'heure à l'élection présidentielle, ça n'existe par ailleurs.

Nous avons été complètement enfoncés et démolis. Mais à nous de nous interroger. Pourquoi que vaut le logiciel qu'il a emporté après la chute du mur de Berlin ? parler de bataille, vous vous êtes aussi autodivisé là du côté de la gauche.

Bon, évidemment, face à la percée du RN, il y a eu aux élections européenne, les partis de gauche en France ont quand même réussi l'impossible, c'est-à-dire se mettre d'accord sur un programme très rapidement. Mais depuis, qu'est-ce qu'on voit ? Il y a le Parti socialiste qui a refusé de vous suivre dans une motion de censure contre le gouvernement à Bérou et on vous reproche, Jean-Luc Mélenchon, d'adopter une posture intransigente alors qu'il y en a qui plaident pour une gauche de compromis.

Euh pourquoi pourquoi vous choisissez pourquoi vous êtes inflexible ? Autrement dit, d'abord il faut bien juste vous me posiez une question et je vous répondais. De quoi la gauche européenne est-elle morte s'il vous plaît ?

D'excès d'intransigence ou d'une pente naturelle à s'accommoder de tout et n'importe quoi ? Et il faut aller au fond de la pensée politique. Le la politique ne va pas être simplement des formules de communication qui est le plus sympathique qui est le plus non.

Comment le nous avons tous vu la chure du du mur de Berlin. Nous avons tous compris pourquoi le système du communisme d'État s'est effondré. Parce qu'il n'était pas viable en l'absence de démocratie capable d'arbitrer les intérêts contradictoires de la société.

Mais quand la social-démocratie européenne s'est effondrée, ça a fait moins de bruit. Ça a fait un bruit électoral. Ils ont perdu la moitié voir les de tiers de leur voix.

Et c'est ce qui s'est passé. Mon ce qu'on appelle mon intransigence est en réalité ma fidélité à l'idée que la gauche est d'abord une pensée voué au respect de la souveraineté populaire. Monsieur, je vis dans un pays où le président de la République convoque des élections anticipées et dit "Le résultat ne me concerne pas." Voilà.

Alors nous nous avons gagné, je vous le rappelle monsieur, les élections nous les avons gagnés. lui décide non, il prend un autre du parti le plus petit en partie de droite. Donc vous voyez que ce qu'on appelle notre intransigence, c'est le respect des principes.

Et puis après, que voulez-vous ? C'est la démocratie, c'est le peuple qui tranche. Vous venez de dire à l'instant que font les socialistes français ?

Nous les sortons du néant où ils étaient à 1,67. Nous en faisons élire une trentaine et à peine étons arrivé ou une cinquantaine cette fois-ci, à peine est-on arrivé à l'Assemblée refuse de voter les motions de censure. Mais nous avons été élus pour ça.

Nous sommes dans en France dans une situation de coup de force du président de la République et eux qu'est-ce qu'ils font ? Ben, ils sont couchés comme d'habitude. Donc les Français trancheront.

Que voulez-vous que je vous dise ? Maintenant, si aux États-Unis vous avez Trump, ben c'est parce que vous avez eu Camala Haris. Tant que vous vous contenterez de ce genre de gauche qui n'en est pas une, qui a la remorque de toutes les puissances, et ben vous aurez les mêmes désastres.

Et partout en Europe, partout vous avez des sociaux-démocrates, derrière c'est des fascistes. Mais si vous me permettez de de continuer sur cette idée-là, est-ce que vous seriez prêt si vous pensiez étiez convaincu que la gauche pourrait être plus unie, qu'elle pourrait davantage gagner sans votre présence à la tête de la France insoumise ? Seriez-vous prêt par exemple à ne pas être candidat aux prochaines élections présidentielles ?

Ben, c'est-à-dire que je veux bien aussi me pendre si vous me demandez de le faire pour vous faire plaisir. Mais quel serait le son d'une telle mesure, monsieur ? C'est ça que vous n'arriverez pas à expliquer.

Nous avons des je suis en tête, c'est pas Pierre, Paul ou Jacques, les socialistes, c'est 1,67 l'élection présidentielle. Faut quand même revenir dans la réalité. Je sais que ça choque ça, mais c'est pas la première fois.

Le coup d'avant, c'était 6. Bien la gauche unie, pour quoi faire ? Vous croyez que les gens supportent les menteurs ?

Vous vous ne pensez pas qu'ils en ont assez de voir des gens arriver leur dire comme a fait Hollande, mon ennemi c'est la finance, alors à tout le monde acclame, bravo et cetera. Il arrive au pouvoir, fait le contraire. Et vous croyez que les gens supportent ça ?

Donc il y a eu un dégoût pour la politique en France qui a été terrible. Nous sommes-nous les premiers qu'avons remonté la pente en faisant voter les quartiers populaires ? Il n'y a pas de victoire possible pour la gauche en France sans les insoumis.

Et pour qu'il y ait une victoire de la gauche, faut que la gauche assume d'être la gauche, pas d'être autre chose. Parce que la démocratie, c'est l'exigence qu'on puisse choisir et aujourd'hui, c'est une exigence d'alternative. Voyez-vous, j'ai commencé ma campagne présidentielle sur la crise du cycle de l'eau.

Impossible de parler de ça en France. Maintenant, la catastrophe est à peu près aussi avancée que par chez vous. Alors, tout le monde dira bah oui, il y a un problème.

Bah et alors donc il faut en parler. Donc il faut trancher. Si vous voulez à la fois un système productiviste comme celui que vous soutenez sans arrêt par vos votes, et bien vous avez un système productiviste et aucun problème ne sera réglé.

Moi, je crois à la démocratie. Celui qui ne croit pas à la qualité de la volonté du peuple, faut qu'il fasse autre chose, hein. Il peut faire révolutionnaire professionnel ou réactionnaire professionnel.

Mais moi, je crois à la démocratie. Il n'y a pas d'autre issue pour nous que le peuple décide. Et si les êtres humains sont finalement assez stupides pour trouver que tout ça est parfait, bah nous mourons tous.

Que voulez-vous que je vous dise ? Donc vous serez candidat euh pour Non, pas du tout. C'est pas ça que je suis en train de vous dire.

Et si j'avais à le dire, c'est pas ici je le ferai. Vous l'imaginez. Je le ferai dans mon pays.

Mais non, notre décision, nous sommes devenus une très grande organisation, le mouvement insoumis. Euh il y a plus de 4000 structures de base, il y a 71 députés à l'Assemblée nationale. Enfin, nous nous déciderons librement de ce qui est le plus utile.

Qu'est-ce qui va être le plus convaincant et le plus efficace dans le moment politique où nous serons. Et comme nous avons la chance d'être plutôt unis et amicaux entre nous, il n'y aura pas de problème entre nous. Nous ne serons pas ces lamentables équipes où les gens passent leur temps à se taper dessus et à se critiquer les uns les autres.

Et nous tâcherons de faire pour le mieux. Que voulez-vous ? parce que c'est le titre d'Evein, on tâche de faire mieux.