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Podcast / conversationUgo Bernalicis· 23 février 2024 17 minAutoproduitFond programmatiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieSolidarités & famille

Une autre agriculture est possible - ça arrive près de chez vous #4 ǀ Ugo Bernalicis

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Ugo BernalicisFait
    « mon père démarré cette ferme donc en fin des années 70 début des années 80 et quand il pouvait en vivre quoi »
  • 0:30Ugo BernalicisChiffre
    « on est deux associés sur la ferme et on est en C en tout avec trois salariés grosso modo 60 vaches euh 500000 L de lait à peu près qu'on produit »
  • 0:45Ugo BernalicisChiffre
    « une ferme comme la note si on vendrait uniquement à Lactalis ou l'industrie agroalimentaire notre lait on pourrait faire vivre une personne à peine »
  • 1:00Ugo BernalicisChiffre
    « le fait de faire du la transformation être dans les circuits courts on a des intermédiaires ça permet de de développer de créer d'avoir créé CIN emplois »
  • 1:45Ugo BernalicisFait
    « il y a vraiment une grande disparité entre des petits des moyens et des vraiment des très gros aujourd'hui »
  • 2:15Ugo BernalicisFait
    « les pesticides le le fait qu'on voit qu'on diminue que enà c'est un recul ce qu'ils ont obtenu quand même »
  • 2:45Ugo BernalicisChiffre
    « on est un des pays qui utilise le plus de pesticides en Europe je sais même pas si on est pas numéro 1 »
  • 4:15Ugo BernalicisFait
    « lescteurs qui ont manifesté ils ont d'abord manifesté pour un problème de revenir pas et de concurrence déloyale mercosour enfin tout ce qu'on veut »
  • 5:00Ugo BernalicisFait
    « l'idée La Conte c'est pas oh il y a un marché ok je passé de 60 à 200 vaches euh moi non personnellement moi ça m'intéresse pas »
  • 5:45Ugo BernalicisFait
    « si on veut une agriculur de qualité qui emploie qui rumére qui apporte des des produits parce que moi je suis convaincu qu'il faut falloir relocaliser »
  • 6:30Ugo BernalicisFait
    « c'est produire à B prix quoi donc on peut pas revendiquer d'avoir des prix agricoles correctes et faire des prix prix compétitif »
  • 7:00Ugo BernalicisChiffre
    « la fortune des des de frères la fille c'est 43 milliard donc c'est la deè ou 3è génération »
  • 8:30Ugo BernalicisFait
    « le Mercosur je crois que c'est pas arrêté hein contraement à ce qu'on nous dit c'est pas arrêté puisque la France elle a a donné son accord »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

alors exp un peu l'histoire de l'historique de la ferme parce que toi tu n'as pas créé cette ferme si on a justement été créé toute pièce parce que en fait on n pas du moi on est arrivé ici bientôt 50 ans cette année mon père démarré cette ferme donc en fin des années 70 début des années 80 et quand il pouvait en vivre quoi et donc nous on a toujours on on est arrivé ici on est tombé amoureux de de la nature de l'agriculture du monde paysan de l'époque on a tout le temps développé la ferme bah pour pouvoir en faire notre métier et en vivre c'est pour ça qu'aujourd'hui on est deux associés sur la ferme et on est en C en tout avec trois salariés grosso modo 60 vaches euh 500000 L de lait à peu près qu'on produit 250000 qui est vendu transformé ici vendu dans la région en fromage au les cru et une partie l'autre partie est vendue au groupe Lactalis monsieur BES une ferme comme la note si on vendrait uniquement à Lactalis ou l'industrie agroalimentaire notre lait on pourrait faire vivre une personne à peine le fait de faire du la transformation être dans les circuits courts on a des intermédiaires ça permet de de développer de créer d'avoir créé CIN emplois et et d'y vivre on va dire correctement de notre métier donc c'est aller chercher la plusvalue en transformant ça c'est important très bien bon va aller voir ça gross modo nous on arrive à se payer et et les salari sont payés plus aussi ce qu' dire sur l'agriculture il y a vraiment une grande disparité entre des petits des moyens et des vraiment des très gros aujourd'hui et y compris dans notre régionçon si si on paye pas aujourd'hui tout le monde s'aperçoit si on payent pas correctement les salariés il y a plus personne quoi donc nous on on revendique d'avoir des revenus corrects mais les salariés aussi quoi donc des des horaires aussi enfin moi je connais plein d'agriculteurs qui sont enfermés dans leur ferme qui travaillent 35 jours par an qui prennent jamais de projet et qui sont enfin après qui font des bares des trucs comme ça les pesticides le le fait qu'on voit qu'on diminue que enà c'est un recul ce qu'ils ont obtenu quand même on parle de santé publique pour les vaches il y a plus de 10 15 années en fait en tout ce qui était produit vétérinaire on pouvait obtenir quasi tout ce qu'on voulait donc à l'époque ils nous ont retiré énormément de produits on a dit ça va être la catastrophe qu et en fait ça s'est passé ça se passe bien donc les pesticides c'est pareil il faut il faut tendre vers la bio c'est bien mais déjà par palier diminuer là il faut revenir en arrière c'est comme le gphosate et c'est que déjà même sur le plan le plan écyo précédent onait même pas atteint les objectifs qu'oné fixé jamais jamais puisque là on recule alors qu'on on a augmenté le tonnage alors je pas les tonnage en tête mais c'est énorme on est un des pays qui utilise le plus de pesticides en Europe je sais même pas si on est pas numéro 1 l'utilisation non ue être très importante parce que il faut produire quoi faut ENF dans la tête des agriculteurs c'est faut produire beaucoup quoi et après il y a beaucoup de lobby qui nous entourent quand même les lobby de la chimie toutes les coopératives les groupes privés et cetera qui font pression aux agriculteurs pour utiliser et pas trouver de solutions alternatif à l'utilisation enfin la première solution c'est déjà se passer en partie de voir nous de toute façon on est des expérimentateurs je vais dire sur nos feres et on arrive quand même nous il y a longtemps sur la FME qu' je suis encore en conventionnel qu'on utilise des pesticides mais beaucoup moins on a des moins bons rendements mais au niveau économique ça ça passe tous ces produits coûtent très très cher en plus ouais trouver une bonne bonne harmonie voilà bah retourner vers plus d'agronomie sur les fermes quoi quand les il ralent la FNS pour le leur jacher en fait c'est c'est du mensonge parce que par exemple moi j'ai pas Besin de faire déj cher parce que sur ma ferme j'ai déjà 1 km de j'ai des et cetera donc j'ai pas d'obligation je mets un peu dans dans herb long défaussé en fait ça concerne les gros agriculteurs qui ont 150 ou 200 hactares il y a plus rien il y a plus de talu il y a plus rien eux ils vont devoir mettre 4 % c'est-à-dire ils vont devoir réimplanter des des des talus des faossé enfin et cetera pour avoir de la biodiversité qu' nont plus ils construisent leur discours que sur des mensonges quoi donc c'est compliqué de démonter tout ça quoi lescteurs qui ont manifesté ils ont d'abord manifesté pour un problème de revenir pas et de concurrence déloyale mercosour enfin tout ce qu'on veutou et les norme on peut après tout ce qui est administratif c'est vrai que ça nous pèse aussi parce qu'il faut faire beaucoup P ça on peut être d'accord mais eux c désingué tous les NES pe qu'on consomme l'eau aujourd'hui et l'agriculture puisit peu mais en train de monter d'année en année y compris dans notre région dans 20 ans on a plus d'eau dans les robinets i même en région ha de France tel qu'on est parti là le dilemme ça va être ben soit on accepte et nous on est d'accord pour d'irrigation sur des fermes à taille humaines et pour pour la production locale mais si c'est pour faire de la pomme de terre industrielle pour exporter nous on dit non quoi donc ça les enjeux son sont là aujourd'hui donc vous avez Bertrand il a mis de l'argent par exemple pour l'usine clirebout là qui sont de construire dans le derqui qui va consommer énormément énormément d'eau c'est des usines qui consomment beaucoup d'énergie beaucoup d'eau et puis bah derrière pour sécuriser l'approvisionnement des méga bassines pour faire d'irrigation intensif donc on est on est dans ce schéma là quoi lui il voit comme un une auben pour business ouais c'est un business qui pour quelquesuns he pas pour tout le mondeou beaucoup de femmes en agriculture n quasi pas de statut on disait tu es fan d'agriculteur ils avaient même pas de protection sociale et donc aujourd'hui c'est quand même une avancée et je sais que la conf été très revendicatif là-dessus euh reconnaissance du du stat d'agricultrice donc qui est spécifique qui leur permet bah d'avoir des revenus une protection sociale et cetera puis plus indépendant jusqu'à aujourd'hui où une femme peut être égale à l'homme dans une exploitation c'està-dire qu'elle peut avoir son son statut de dans un Gaek ou autre et et maintenant des des femmes qui sont qui sont qui ont la tête d'une ferme quoi donc ça c'est quand même une avancée l'idée La Conte c'est pas oh il y a un marché ok je passé de 60 à 200 vaches euh moi non personnellement moi ça m'intéresse pas je sais pas faire j'ai j'ai pas envie de faire ça je me dis nous on est plutôt à dire bah il faut avoir des voisins nombreux quoi il y a des secteurs où il y a plus que une ferme par village voire plus de ferme voire deux trois fermes par canton donc ça c'est dramatique si on veut une notre agriculture nous la Confédération dit demain il faut revenir au minimum à un million de paysans euh voilà si on veut une agriculur de qualité qui emploie qui rumére qui apporte des des produits parce que moi je suis convaincu qu'il faut falloir relocaliser euh la production la consommation et la diversifié ouais pas que dans l'agriculture je pense le le schéma aujourd'hui c'est on produit en masse des produits non transformés basiques pour l'agroalimentaire qui l'agroalimentaire transforme transforme et s'en met in the pocket la grande distribution en partie et après on exporte compétitivité égale prix bas donc c'est antinomique de dire on défend des revenus et on compétitif c'està-dire bah c'est le plus fort qui gagne donc ouais c'est produire à B prix quoi donc on peut pas revendiquer d'avoir des prix agricoles correctes et faire des prix prix compétitif c'est pas moi je mon àctal au groupe j'ai vu hier quex dénonc la fortune des des de frères la fille c'est 43 milliard donc c'est la deè ou 3è génération en on voit bien dans les meilleures les plus grosses fortunes de France c'est mul enfin c'est l'ro alimentaire c'est la grande distribution c'est eux qui qui se font du fric quoi ça c'est les Vau ici aprèsre côté on va voir lesis sont quoi déjà je trouve 6 v C'est beaucoup c'est déjà pas mal parce que les les fermes avant nous qu'on est arrivé dans le village ils avaient la plus grosse ferme elle avait 25 vaches après on est passé sur les systèmes à 40 vaches et je me rappelle donc c'est dans les années 80 les plus gros il avent 40 vaches oh c'est énorme ça n'ira pas plus loin puis après 80 100 si on on entendait parler qu'X état unis avec des v déjà des étapes de de 10000 vaches parce que nous on nous euh on nous caricature souvent la Confédération oui vous êtes pour les anciens systèmes l'agriculture de grand papa avec les chevaux et cetera non non on sait aussi se moderniser on a des tracteurs on part en vacances on calcule on a fait des études on calcule nosration enfin voilà on fait aussi avec c'est pareil les les agriculteurs qui sont en bio ben ils ont c'est une agriculture hyper technique beaucoup beaucoup avec l'humain que l'agriculture industrielle bah c'est des robots c'est des machines c'est l'informatique c'est ce que Marc Phen appelle robotique ouais c'est son grand délire informatique et génétique il veut les voilà c'est ça nous par exemple on fait partie d'une Cuma coopérative d'utilisation de matériel en commun en fait ça nous permet de pas devoir acheter le matériel qui qui coûte cher donc il y a plein de matériel il des Ben tracteur bus épond enfin ce qui permet de ne pas devoir investir dans le matériel c'est la CUM donc on paye on a des parts sociales c'est comme une coopérative on a des parts sociales et on paye à l'hectare suivant alors quand le matériel parle est amorti ça coûte quelques euros l'hectare ça coûte rien moi ça me parle de enfin je suis contre la souffrance animale ce que je disais tout à l'heure aujourd'hui par exemple une bête qui souffre on sait le voir et on sait avoir on a des produits aujourd'hui par exemple pour éviter la souffrance donc ça je suis et contre la massification contre l'élevage industriel ça OK par contre nous ce qu'on défend c'est que si on veut une agriculture demain avec de la biodiversité il faut de l'levage pouvrissement des sols notamment dans les secteurs où on appouvr par exemple si on prend la bosse où il y a pas il y a plus d'élevage et ben on sait pertinemment que pour enrichir les sols il faut et ça va perd pour moi de l'élevage à taille humaine parce que nous on appelle l'agriculture paysane de l'élevage la culture et il faut il faut les deux c'est pas normal par exemple de d'avoir un gros abattoir à un endroit et de transformer transporter la VI à des milliers de kilomètres ce que je disais tout à l'heure la relocalisation et donc il faut de l'élevage partout sur le territoire ça c'est c'est évident et de la production laitière enfin tous les élevages pour nourrir les les habitants au plus près ça c'est c'est important il a l'histoire du des traités de livra échange aussi ouais même le Mercosur je crois que c'est pas arrêté hein contraement à ce qu'on nous dit c'est pas arrêté puisque la France elle a a donné son accord oui le C de négociation continue et c'est un processus qui dure depuis depuis 10 ans je crois et donc on continue et puis on vient de signer avec le Chili on a signé avec la Nouvelle-Zélande donc voilà moi je pense qu'il faut démondialiser l'agriculture qui catastrophique aujourd'hui c'est les produits qui viennent des colonies des colonies palestinen enfin c'est nous on a on a déjà reçu des paysans palestines et je vais dire c'est enfin ce qu'on entend c'est c'est scandaleux quoi puis là ils se prennent des bondes sur la gueule quoi en plus donc nous on est on se dit solidaire de c'est pour ça qu'on fait partie de l'Europe Via Campesina au niveau de l'Union européenne et de la Via pesina qui est le plus gros syndicat mondial des paysans quoi j'ai déjà été un peu en Afrique et on voit que si on livre des produits à bas prix alors ils sont contents parce que la population du coup mais ça empêche leur développement alors que nous il y a un moment si on cette agriculture là aussi aujourd'hui c'est parce queon a on a été protégé l'Union européenne c'était ça au départ ça a été des prix garantis et de la protection au frontières c'est ce qui a permis l'essort de l'agriculture dans les années 60 70 Le Cam ça c'est vraiment un produit tourne bien d'orch de produit distribu vraiment dans toute la région après on fait du c'est la grosse pièce qui est vraiment les produit vraiment des produits qu'on peetrouver un peu partout dans la région alors on vient de visiter la ferme d'Antoine qui est une ferme laitière où ils vend une partie du lait en direct et une autre partie qui en fait en réalité transformé ici sur place pour faire des excellents fromages j'ai goûté franchement c'est top Cali et surtout Antoine il est aussi le responsable norp calé pour être précis de la Confédération paysane vous savez cette organisation qui défend les paysans et leur droits et leur rémunération c'était le cœur de la mobilisation évidemment des des agricult agriculteur on est sur une ferme paysane parce que c'est à taille humaine et finalement il trouve son équilibre et notamment en ayant une bonne partie de sa de sa production qui est transformé et vendu ici en circuit court donc on sait que c'est possible de le faire on sait que ça fonctionne mais ça a des intérêts contradictoires avec ce de l'industrie agroalimentaire des mégafermes que ça fait écho finalement euh à tout revendication de la France insoumise et notamment la la plus la plus essentielle la plus centrale qui est d'avoir des prix rémunérateurs pour les agriculteur donc des prix qui soient fixés en fait en dessous duquel vous pouvez pas vous pouvez pas descendre vous savez que c'est les les intermédiaire dans la dans la l'industrie agroalimentaire et la grande distribution qui en fait se gaffe parce que eux se plaignent d'avoir pas assez de de de de rémunération et les gens qui vont au supermarché ils constatent quoi que tous les prix augmenté mais il passait où le pogon entre les deux justement entre les deux sur les intermédiaires donc il faut qu'on agisse parce que il nous avaient promis les macronistes avec leur loi égal 1 égal 2 égal 3 c'étaitessensé rond à cette question là en fait de la rémunération des paysanes des paysans et on voit que leur machin ne marche pas parce qu'à la fin c'est en définitive le marché qui fixe le prix et puis deuxième élément les traités de libre échange bon là clairement on voit que B le lait justement le prix du lait est fixé à l'international en fonction de ce que l'ctalis va aller acheter à droite à gauche et cetera donc les prix sont tirés vers le bas vous avez des prix qui sont pas rémunérateurs pour les gens et donc il son obligé de trouver d'AES stratégies pour pour pouvoir vivre quoi donc c'est c'est à la fois questionner le mode modèle agricole en fait c'est la démonstration qu'on peut faire différemment on peut faire à taille humaine on peut faire en sor que ce soit rémunérateur rentable et même d'avoir il nous l'expliquer aussi de pouvoir se avoir des congés ce qui est quand même compliqué en fait he quand on est paysan paysan notamment dans l'élevage donc donc il y a tout un système aussi d'entraide de solidarité entre paysans parce qu'ils sont à taille humaine en fait vous n'avez pas de solidarité dans tête quand vous êtes avec quelqu'un qui a 150 200 hactares avec une méga ferme avec 400 500 vaches enfin bon voilà c'est pas ni la même mentalité ni la même philosophie ni la même qualité production qualité nutritionnelle qualité des sols bref je pense que c'est à ça qu'on doit aspirer les prix les prix rémunérateurs c'est c'est essentiel donc fixer les prix que la puissance publique les fixe et donc évidemment aussi de pas laisser rentrer des produits qui ne respectent pas nos normes et nos prix c'est la base sinon vous êtes la concurrence déloyal et puis arrêter avec tous ces traités de de de libre change