Jadot : "Expulser quelques diplomates russes, c'est de la blague"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Ce qu'il faut démontrer dans ce moment-là, il faut à la fois démontrer notre solidarité vis-à-vis des Ukrainiens, donc agir, expulser quelques diplomates russes, sérieusement, c'est de la blague, on peut en faire. L'ambassadeur de Russie en France qui est convoqué, waouh, l'ambassadeur de Russie en France est convoqué quand on découvre des charniers autour de Kiev, tout ça n'est pas à la hauteur. Vous vous rendez compte qu'y compris la France, à la différence de l'Allemagne, des Pays-Bas, de la Belgique et d'autres pays européens, n'a pas encore lancé la procédure qui... Vous savez, on a une compétence internationale, notre justice.
C'est-à-dire qu'en fait, on peut aussi, sur le territoire français, juger de crimes de guerre. Et la France, le gouvernement n'a pas déclenché cette capacité à pouvoir juger de crimes de guerre si on peut arrêter des complices de crimes de guerre. Le ministre de la Justice a quand même tweeté hier que la France allait aider l'Ukraine notamment. C'est deux choses différentes. À avoir toutes ces preuves, à collecter les preuves. Très bien qu'on aide l'Ukraine à collecter les preuves. Mais se donner la compétence, y compris de juger des complices ou des auteurs de ces atrocités sur le territoire français, vous comprenez que c'est une démarche supérieure.
Vous avez des oligarques russes, comme Timchenko, qui est le grand allié de Total en Russie. Total, qui continue à rester en Russie. Qui a d'immenses propriétés. Total, dont vous avez dit qu'ils étaient complices des crimes de guerre. D'immenses propriétés sur le territoire français. Je n'ai pas entendu la justice et le ministère de l'économie saisir les biens de Timchenko. Timchenko, vous parlez de l'Allemagne. Il y a une ambiguïté. Il y a une ambiguïté. Il nous faut aujourd'hui, encore une fois, si on veut cesser les atrocités, cet embargo. Et regardez les études qui sortent.
Vous avez des études d'économistes qui disent, pour les Français, en moyenne, ce serait 54 euros le coût de cet embargo. Et peut-être jusqu'à 100 euros. Peut-être jusqu'à 100 euros. Ce que je veux dire, c'est que... Mais c'est supportable. On peut prendre ce risque. C'est à l'échelle du pays. Il faudra aider les secteurs impactés. Il faudra aider, évidemment, nos compatriotes qui seraient impactés sérieusement par ça. Mais Yannick Hadot, le problème, ce n'est pas nous. Ce que je veux dire, c'est qu'on peut le faire.
Yannick Jadot