PRÉSIDENTIELLE 2027 : MÉLENCHON, LE RETOUR QUI FAIT TREMBLER LA GAUCHE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Amine. Bonsoir tu veux nous parler de l'événement qui a fait parler la gauche et au-delà même de la gauche he la candidature officielle de Jean-Luc Mélenchon pour 2027. Oui, c'est le retour de la cravate rouge finalement.
Jean-Luc Mélenchon a annoncé hier sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 sur le venteur de TF1 après avoir été désigné par les instances insoumises. On regarde. [grognement] Alors, dites-nous, votre parti vous est-il choisie ?
Êtes-vous candidat à la présidentielle ? Oui, je suis candidat. Si vous voulez, ce c'est le contexte et l'urgence qui ont fixé la décision insoumise.
Oui. Parce que la dernière fois vous aviez dit que vous souhaitiez être remplacé. Qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis ?
Ah, pas du tout. J'ai pas changé d'avis. Je l'ai été dans toutes sortes de fonctions, c'està-dire l'essentiel de ce que je faisais.
Et puis là, la discussion s'est pas porté sur quel est le meilleur candidat du point de vue de je ne sais quoi, quelle esthétique, c'était qui est-ce qui est le mieux préparé pour faire face à la situation qui arrive. C'est donc le lancement de la campagne présidentielle des insoumis et la fin d'un non suspense finalement autour de cette candidature de Jean-Luc Mélenchon au scrutin ultime de la 5e. L'argument mobilisé pour justifier sa candidature, c'est la préparation.
Alors oui, on va l'évacuer. Après sa nonqualification au second tour, la dernière fois JLM disait ça. Les plus jeunes vont me dire "Et ben, on y est encore pas arrivé, c'est pas loinin.
Faites mieux. Merci. Plusieurs mois après cette déclaration, JLM s'est mis dans une position de vouloir se faire remplacer et plusieurs visages de la France insoumise sont devenus extrêmement connus à l'échelle nationale.
Mathilde Pano, Clément Skqueté, Manuel Bonpard, Manon Aubri ou encore plus récemment Bali Bakayoko ou Rima Hassan. Pour justifier sa nouvelle candidature, GLM parle de la préparation et sur quoi va se jouer la campagne. Selon selon lui, la guerre qui se prolonge au Moyen-Orient, la crise économique et sociale, mais aussi l'urgence climatique.
Les responsables insoumis ont donc jugé que sur ces sujets-là, le vieux était le mieux préparé à porter la candidature présidentielle. et dans la foulée, le reste de la gauche n'a pas tardé à réagir à clairement les éléments de langage étaient assez clairs du côté des socialistes, des communistes et d'une partie des écologistes, Jean-Luc Mélenchon ajoute de la division et risque de faire perdre la gauche. Mais ça c'est aussi dû au nombre de candidatures à gauche.
Fabien Roussell, Marine Tondelier, François Ruffin, Clémentin on peut aussi étendre la définition de la gauche pour ajouter Boris Valot, Jérôme Gedge, Raphaël Gluxman, François Hollande, Bernard Casneuve. Ils se sont tous relativement positionnés positionnés pour la présidentielle 2027. L'argument pourrait s'étendre s'entendre s'il n'y avait pas un facteur à prendre en compte la base électorale de la France insoumise et notamment de Jean-Luc Mélenchon au présidentiel.
Il l'a rappelé hier soir sur Brut. Moi, je vais vous parler cash. Tout ça, c'est des beau bars.
Quand on a gagné d'abord en 2022, le Parti socialiste était à 1,67 %. D'accord. moins que les animalistes.
Le parti communiste a deux et le vert était à moins de 5. Donc ils avait et nous on était à 22. On aurait pu dire écoutez salut débrouillez-vous, présentez vos candidatures.
C'est pas ça qu'on a fait. On a créé la NUPES hein déjà avec un nom imprononçable. On commençait bien la NUPES.
À peine était-elle constituée ? À peine avait-on élu des gens et on n pas été regardant hein. Chacun a eu son groupe à l'Assemblée nationale.
Chacun a désigné qui il voulait. Alors oui, quand on prend en compte ces résultats, on pourrait se demander pourquoi n'est-il pas considéré comme le candidat le plus à même de faire gagner la gauche ? Et bien deux choses.
D'abord, et c'est peut-être le plus problématique dans cette séquence. Certains croient que si la France insoumise est écartée de la matrice, les électeurs de LAAI allaient se reporter sur une autre candidature de de gauche. C'est une hypothèse qui est loin d'être certaine au vu de la source de ces électeurs.
En grande majorité, la base insoumise se construit autour de déçus du Parti socialiste, d'anciens électeurs communistes et d'abstentionnistes historiques. Imaginez qu'il pourrait se reporter sur une autre candidature est un paris très risqué. Les 13 % crédités à la France insoumise pour la présidentielle sont une base électorale qui peut progresser.
Or, ni les écologistes, ni le Parti socialiste, ni le Parti communiste ne dépasse les 5 % dans les intentions de vote ou encore dans les précédents scrutins. Il est curieux d'inverser un cadrage pour demander aux insoumis de ne pas ajouter de la division alors qu'aucune autre candidature à gauche n'a réussi à dépasser les 10 % depuis 2012. L'argument mobilisé, c'est qu'une autre candidature à gauche pourrait rassembler.
Oui, c'est pas une première. Jean-Luc Mélenchon ferait perdre la gauche et renforcerait l'extrême droite. C'est un argument qu'on entend souvent.
Encore hier, le député socialiste Jérôme Ged l'a redit sur RMC. C'est dramatique mais Mélenchon et la France insoumise sont devenus le plus grand repoussoir de la vie politique aujourd'hui. Ce serait pas une bonne chose pour la France que Jean-Luc Mélenchon soit président de la République.
Non mais ma question elle est direct. Non mais je veux dire, il ne peut pas être président de la République. S'il est au deuxème tour de l'élection présidentielle, les sondages valent ce qu'ils veulent mais moi j'en ai vu un hier ou avant-hier. 2è tour Bardella Mélenchon.
Mélenchon fait 28,5 % donc je veux bien que le sondage se trompe même de 20 % ou de 30 % mais on est assuré Mélenchon et ça il ne peut s'en prendre qu'à lui-même est devenu le plus grand repoussoir de la vie politique mais à coupa c'était la semaine dernière mais cet argument un peu bancal car il est difficile de le quantifier il vise à disqualifier le vieux en insistant sur des arguments connus maintenant des ambiguïés avec l'antisémitisme du communautarisme. En bref Mélenchon ne serait plus républicain. Alors, si Jean-Luc Mélenchon est aussi problématique, faut-il que la France assoumise choisisse un autre candidat ?
Peut-être que le reste de la gauche pourrait mieux s'entendre avec Mathilde Panot, Manuel Bompard ou Clémence Gueté. Rien de mû, regardons la chronologie. En [grognement] 2022, la Nupes réunit la gauche.
Mélench est candidat pour être premier ministre en cas de majorité. À ce moment-là, les macronistes et la droite tentent de le disqualifier en s'appuyant sur les arguments qu'on a cité tout à l'heure. Mais le disqualifier lui, uniquement lui, Jean-Luc Mélenchon en tant que Jean-Luc Mélenchon.
Et en 2024, après la victoire du NFP aux élections législatives, les composantes de la gauche choisissent Lucy Casté comme premier ministre. Et là, les macronistes élargissent le champ de la disqualification aux insoumis en entier, ce à quoi Mélenchon avait répondu à l'époque. Bonjour Jean-Luc Mélenchon, merci beaucoup d'être avec nous.
Hier, tous les blocs politiques en dehors du Nouveau Front populaire ont affirmé clairement qu'il voteraiit une motion de censure en cas de présence de ministre LFI dans un futur gouvernement, ce qui ferait immédiatement tomber ce gouvernement. Est-ce que vous seriez prêt à renoncer à votre participation pour permettre à la gauche de gouverner ? Alors pour répondre bien franchement à votre question, c'est à mon tour de poser une question au chef des trois partis macronistes et de la droite.
Le gouvernement de madame Lucy Castet, s'il ne comportait aucun ministre insoumis, est-ce que vous vous engagez à ne pas voter la censure et à lui permettre d'appliquer le programme pour lequel nous sommes arrivés en tête des élections législatives ? répondez-nous car si vous nous répondez non, alors on dira les ministres insoumis, en fait c'est un prétexte, c'est du programme dont vous ne voulez pas. Donc vous ne valz pas plus cher que monsieur Macron puisque vous refusez d'entendre la voix du suffrage universel qui a placé le Nouveau Front populaire en tête.
Et je veux remercier les dirigeants des trois parties, quatre parties de du NFP, du Nouveau Front Populaire qui tous ont eu à cœur de défendre l'unité du Nouveau Front Populaire et la présence de ministres insoumis. Et je leur dis que ma réponse est nous ne serons jamais le problème, nous serons toujours la solution. Oui.
Et là maintenant avec du recul, on peut dire que c'était un prétexte parce qu'il n'y a eu ni gouvernement de gauche, ni gouvernement de gauche sans insoumis, ni de premier ministre de gauche. Il n'y a eu que des personnes qui n'étaient pas du nouveau front populaire. L'argument mélchon trop radical pour unir la gauche est un prétexte pour le disqualifier.
Ce qui profite surtout au centristes et à la droite. Un prétexte qui sera élargi à quiconque ne cède pas aux tentations de s'associer avec les macronistes comme l'ont fait des socialistes ces derniers mois refusant de censurer le gouvernement. On l'a vu par exemple avec les écologistes qui ont ensuite servi de prétextes pour censurer quand même un gouvernement NF même sans les insoumis.
Et la France et Europe écologie univers sont des dangers pour la République. Je je on peut me dire Marine Tondelier euh c'est moins pire. Enfin attendez Marine Tondelier elle était à Saint-soline pour cautionner les envois de Cocktail Molotof sur les forces de l'ordre.
Marine Tondelier quand elle a fait son université d'été, elle a invité le rappeur Médine. Donc je sais pas si c'est fondamentalement moins pire que la France insoumise. En tout cas, c'est pas acceptable pour moi.
On va juste écouter. Imaginons donc que Jean-Luc Mélenchon n'existe pas, que la France insoumise n'existe pas. Peut-être que Marine Tondelier deviendra la nouvelle personne à disqualifié.
Et si Marine Tondelier n'existe pas, quelqu'un sera trouvé à gauche pour être disqualifié. Alors ça c'est la droite, les macronistes qui font ça et c'est c'est leur jeu finalement. Alors, pourquoi la gauche cède à la tentation de disqualifier Mélenchon, risquant ainsi de renforcer l'extrême droite ou la droite en cas de second tour pour le vieux ?
Et bien, peut-être qu'à gauche, peu de candidats, ils vont pour réellement gagner. La structure de la 5e République est très particulière. C'est un régime qui est officiellement hybride entre parlementaire et présidentiel.
La synchronisation du calendrier des deux élections entraîne forcément une influence gigantesque de la présidentielle sur les législatives. Donc quiconque disparaît pendant le scrutin présidentiel risque d'être oublié par les électeurs aux législatives et les partis politiques ont besoin d'élus pour exister. En fait, peut-être que le vrai clivage à gauche entre les diverses stratégies pour les pour la présidentielle est assez simple.
Le mouvement insoumis est une machine politique en développement qui a fait ses premières percées récemment municipal mais qui s'est d'abord construite pour gagner la présidentielle. Or, le reste des organisations de gauche privilégie la pérenité de leur partie sur le long terme et la maximisation des élus que la victoire concrète. Et quand on ne parle pas le même langage, difficile d'obtenir un résultat commun.
Merci beaucoup Amine pour cette carte blanche.
Jean-Luc Mélenchon