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InterviewRMC (sur YouTube)· 3 septembre 2026 27 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieSolidarités & famille

Arnaud Rousseau : “Un petit peu d’inflation alimentaire n’est pas un drame”

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:49OuverteRéponse partielle

    L'agriculture est en crise depuis des années, les colères se multiplient, vous dites que son pronostic vital est engagé. Le gouvernement a promis des mesures aujourd'hui, mais elles sont reportées. Vous pouvez attendre ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Les agriculteurs doivent semer leur blé dans quelques semaines. Ont-ils les moyens d'acheter leurs semences ou de nourrir leurs animaux ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    La France importe plus qu'elle n'exporte en agriculture. Est-ce que c'est le signe d'un échec ?

  • 4:03OuverteRéponse directe

    Vous avez rendez-vous avec le Premier ministre la semaine prochaine. Avez-vous été informé des deux plans annoncés (soutien et relance) ?

  • 4:41OuverteRéponse directe

    Les salades ont disparu des rayons. Est-ce que la production s'est effondrée ?

  • 6:38OuverteRéponse directe

    Vous dites qu'une boîte de haricots verts à 2,50 € ne rapporte que 13 centimes au producteur. Est-ce que c'est acceptable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:19Arnaud RousseauFait
    « Quand il fait 40° et que vous n'avez pas d'eau, même avec de l'irrigation, vous n'avez la plupart du temps pas de production ou une production dégradée. »
  • 10:49Arnaud RousseauChiffre
    « Les impacts de 40° sur un troupeau de vache laitière, c'est des impacts qui vont de -15 à -30 % de production de lait. »
  • 11:24Arnaud RousseauFait
    « Voir du lait en supermarché à 80 centimes la brique de lait UHT, ça n'est pas tenable. »
  • 13:55Arnaud RousseauFait
    « Si on avait eu de l'eau à disposition, on aurait été capable de mieux résister. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

de Malerbe. Pauline qui est votre invité ce matin et mon invité c'est Arnaud Rousseau, le patron de la FNSEA, le plus gros syndicat agricole. L'agriculture, elle était en crise déjà depuis des années. Elle est désormais menacée de disparaître. Voilà le constat qu'il fait et le gouvernement prend son temps pour les aides. [musique] Découvrez la magie du lien devant votre programme avec Shiva. Ménage et repassage à domicile. BFM Première avec qui nous garde, [musique] spécialiste de la garde d'enfants après l'école et la crèche. Qui nous garde ? Garde les enfants détend les parents. [musique] Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Arnaud Rousseau. Bonjour Pauline Deer.

Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes le président de la FNSEA depuis 2023. L'agriculture, elle est en crise depuis des années. Les colères agricoles qui se multiplient mais elle est désormais menacé de disparaître. Voilà ce que vous nous dites. Le pronostic vital de l'agriculture française est engagée. Sébastien Lecornu avait solennellement affirmé que l'agriculture était son dossier prioritaire de la rentrée. C'est mon dossier numéro 1. Il avait promis des mesures. Elle devait arriver aujourd'hui et puis hier soir, finalement dernière minute. Il a dit bah non, ça va pas venir tout de suite, vous attendrez. Vous pouvez attendre ?

Non, évidemment, on peut pas attendre, mais le sujet pour nous ne sont pas les quelques jours éventuellement que le gouvernement peut prendre pour affiner le dossier. Ce qui compte pour nous, c'est que les annonces, je l'espère au plus tard en début de semaine prochaine, montre la compréhension du gouvernement de la situation que que vous venez de décrire qui est absolument catastrophique. Et donc ce qui compte pour nous, c'est à la fois la capacité à réagir maintenant et puis ensuite à se projeter. Et le sujet numéro 1, vous avez une date, je n'ai pas de date, je Saf que là, il y a plus il y a plus de date. Écoutez, ils ont dit quelques jours.

Encore une fois, pour moi, le sujet n'est pas de savoir si c'est demain ou lundi. Si si c'est dans les jours qui viennent, ça va. Oui, bien sûr. Nous ne pouvons pas attendre pour une raison simple et soyons concret. L'agriculteur qui doit semer son blé doit savoir et c'est dans quelques semaines, on le dernière semaine de septembre. Absolument. Et bien achète-t-il ses semences ? Les prépare-t-il ? Oui ou non ? l'éleveur qui déjà est en train d'affourager, c'est-à-dire de nourrir ses animaux avec de l'herbe qu'il avait prévu pour l'hiver, est-ce qu'il a les moyens de racheter du forage ou est-ce qu'il se sépare de ses animaux ?

Ça c'est très concret et c'est maintenant les décisions se prennent maintenant. Canicule, incendie, sécheresse, effondrement des des productions, le constat est terrible. Est-ce que est-ce que vraiment c'est cet été l'été de trop ? En tous les cas, c'est une épreuve particulièrement difficile. Vous savez, les agriculteurs sont habitués à vivre avec les affres du climat. Ça fait partie intrinsèquement de leur métier. Mais quand vous avez un épisode de cette ampleur et que par ailleurs, vous l'avez dit, il succède à des années difficiles, il y a un trop plein.

Et de surcroix, quand vous n'avez pas de vision politique de ce qu'on veut faire de l'agriculture en Europe ou en France, vous vous interrogez sur le fait de continuer à faire ce métier qui par ailleurs a du sens. Je rappelle que nourrir les Français me paraît être noble. mais que de plus en plus nous importons notre agriculture du reste de la planète près d'un tiers aujourd'hui. Pour la première fois, la France importe davantage qu'elle qu'elle qu'elle n'exporte et et nous sommes donc dans une situation où c'est stop ou encore où il y a une vision qui nous permet de continuer et des moyens et je dis pas simplement des moyens de l'État, c'est aussi des moyens dans l'ensemble des filières.

Moi j'en appelle aussi au consommateurs. On va y venir parce que ça aura des conséquences évidemment sur les prix mais vous appelez une forme de solidarité. Je recevais d'ailleurs ici même le patron d'intermarché hier. Euh, on verra aussi quelle est leur réponse et si elle est à la hauteur. Une question malgré tout. Est-ce que vous avez rendez-vous avec Sébastien Lecnu ? Je rappelle ce qu'il a quand même dit ce le weekend dernier, il y a une semaine. Il a dit il faut deux plans pour les agriculteurs. Un plan de soutien et de sauvetage pour passer l'hiver puis un plan de relance pour 2027. Est-ce que il vous l'a dit dans les yeux ? Est-ce que vous avez rendez-vous avec lui ?

Est-ce que vous savez de quoi il parle ? D'abord, je me réjouis de cette prise de conscience, mais je crois que le Premier ministre le savait déjà. Euh j'ai rendez-vous à Matignon euh la semaine prochaine, le 8 septembre, avec le Premier ministre. Évidemment, ce que je souhaite, c'est que les annonces a été fait avant pour qu'on puisse se projeter. Il a raison de dire que d'abord la situation, c'est l'urgence. Est-ce que oui ou non comme n'importe quelle entreprise française, j'ai la trésorerie pour pouvoir me projeter et préparer le cycle cultural suivant ? En gros, éviter le surraaccident ou pas.

Et par ailleurs, est-ce qu'on peut commencer à parler de la suite parce qu'on va pas pouvoir attendre les présidentiels, on a besoin de décision dès 2027, notamment dans le budget. La question de l'effondrement des productions, d'abord, je voudrais que l'on regarde, j'allais dire rayon par rayon, les salades, il suffit de faire ses courses pour se rendre compte qu'il y en a quasiment plus dans les dans les rayons. Elles manquent et pas que les salades lavées un peu industrielles. Non, toutes les salades ne sont plus au rendez-vous. Est-ce que la production s'est effondrée ? Est-ce que vous allez réussir à la relancer ? On dit qu'il va y avoir beaucoup de concombre mais très peu de salade.

Oui, vous avez raison. Quand vous êtes marché et que vous le faites en plein champ, les salades et et d'autres productions, vous avez subi un été meurtrier. Quand il fait 40° et que vous n'avez pas d'eau, même avec de l'irrigation, vous n'avez la plupart du temps pas de production ou une production dégradée. Et je le dis parce que on a parlé des légumes, mais je peux d'ors et déjà vous annoncer que les pommes qui vont arriver dans quelques semaines ont aussi des impacts. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire que quand vous êtes maréché, y compris dans le nord de la France, j'avais au téléphone il y a quelques jours des maréchés du nord Finister qui est une région où il pleut habituellement de manière importante. C'est la catastrophe. C'est la catastrophe en chou-fleur, c'est la catastrophe en brocoli. Et donc ça veut dire que il n'y a pas de production et que là les quelques pluies qui sont arrivées vont probablement permettre de préparer l'avenir mais que c'est extrêmement difficile. Et le sujet de fond, c'est à la fois la production mais c'est aussi le prix parce que forcément ça aura des conséquences parce que moins de moins de de fruits, les les prix vont évoluer.

Est-ce que c'est aussi plus globalement un choix qui a été fait par la France que l'alimentation soit toujours tirée vers le bas dans les prix ? Alors oui, pour le pouvoir d'achat mais au mépris des agriculteurs, est-ce qu'il faut changer cette logique là ? C'est une nécessité. C'est une nécessité et je veux le dire parce que les gens qui nous écoutent disent "Oui, mais moi à la fin du mois c'est compliqué." Prenons un exemple concret. Une boîte de haricot vert, une boîte de conserve, donc un produit extrêmement standard qui pèse 800 g dans lequel il y a à l'intérieur 440 g de haricot vert qui coûte 2,50 € 2,60 € dans un supermarché français.

La part de haricot vert payé au producteurs, c'est moins de 13 centimes à Pauline de Malerbe. Moins de 13 centimes sur 2,50 60 €. Le reste ça va où ? Ça va à qui ?

Le reste c'est évidemment de la transformation de la logistique la distribution des marsz je sais pas bon duel ou je sais la chaîne tout au long c'est la raison pour laquelle c'est c'est le supermarché le clairc ou intermarché c'est eux finalement c'est toute la chaîne et encore une fois ne laissons pas penser qu'il y a pas de création de valeur entre le haricot qui sort du champ du producteur et le supermarché il y a tout un tas de chaînes de valeur ce que je veux expliquer c'est que un petit peu d'inflation alimentaire n'est pas un drame. Nous parlons de quoi pour le producteur ? Nous parlons de 2 centimes sur cette boîte de haricot.

De passer de 13 centimes à 15 centimes, ça changerait la donne. Et vous voyez bien que si on veut continuer à consommer français, c'est absolument ce qu'il faut faire. il faut rompre avec cette idée qu'il n'y aura jamais d'inflation et que se nourrir c'est toujours moins cher.

C'est très intéressant ce que vous nous dites Arnaud Rousseau parce qu'évidemment à la fois politiquement, j'allais dire même vis-à-vis du du grand public, l'idée de dire bah il faut accepter en fait, on a l'impression que ça fait des années qu'on est là à dire "Ah l'inflation, l'inflation, l'inflation au secours" et vous vous dites "Ce matin, faut accepter en fait faut accepter à un moment qui a un peu d'inflation sur l'alimentaire." C'est du bon sens dans nos fermes. Nous avons des collaborateurs. Le coût du travail augmente tous les ans et et c'est normal pour rémunérer nos collaborateurs.

Le coût de l'énergie mais enfin chaque français voit bien que quand il fait le plein à la pompe, ça a augmenté. Le coût de nos matières premières. Donc l'inflation alimentaire, non seulement elle est nécessaire, mais au fond elle est vertueuse. C'est ce que vous nous dites. Elle est saine. Alors, elle est en tous les cas, pour peu qu'elle soit maîtrisée, parce que je voudrais pas non plus que la traduction de mes propos ce soit on va faire n'importe quoi. J'entends encore une fois que se nourrir pour un certain n de nos compatriotes, c'est compliqué mais l'enjeu, c'est la souveraineté. C'est la capacité à garder une agriculture française au moment où elle s'effonde.

Un/ers est importé, notre balance commerciale s'effonde alors que par ailleurs, nous avons tout pour réussir. Arnaud Rousseau, est-ce que ça vous allez pouvoir le mettre en œuvre ? C'est-à-dire que on le sait bien ici en France, il y a des règles et notamment cette règle de discussion des prix, négociation des prix. C'est une fois par an, c'est au 1er mars, ils sont arrêtés pour l'année. Vous allez rouvrir les négociations avec les industriels, avec les distributeurs. Nous souhaitons effectivement que dans les filéir avant mars qui le souhaitent bien sûr, nous souhaitons que il puisse y avoir des rouvertures de négociation commercial.

Mais vous le souhaitez mais est-ce qu'ils vous disent oui ? Est-ce qu'ils ont accepté C'est ça. C'est la responsabilité de la ministre et c'est la responsabilité des acteurs. Moi, j'ai entendu sur votre antenne Thierry Cotière dire magasin on est prêt à faire un effort d'ont et encore une fois justifions ses hausses de prix. Mais je crois que le consommateur comprend qu'avec ce qui s'est passé cet été, c'est plus difficile de produire et la rareté va faire partie maintenant de notre environnement. Ça va être plus difficile de produire avec le dérèglement climatique. La France a besoin de faire un certain nombre de réforme structurelles. Nous avons commencé avec la loi d'urgence agricole.

Stocker de l'eau est absolum. Terry Cotillard euh et les autres disent "Ah, on va faire des grandes opérations fruits et légumes moches." Ça suffit ça ? Non, bien sûr que non. Non, on a l'impression que c'est la réponse et a mais on va accepter des fruits et des légumes de plus petit calibre, les fruits et légumes moches et on va les vendre chez nous. Et c'est un geste très généreux. C'est un premier pas par ailleurs nécessaire. Mais vous voyez bien qu'il faut aller plus loin.

Il faut accepter de dire que si on veut garder une agriculture française, on peut pas expliquer au consommateurs en permanence que c'est de la déflation et que de toute façon l'alimentation restera toujours au même point parce que la doctrine de pas d'inflation alimentaire est ancrée chez tout le monde. Ça n'est plus possible. Il y aura-t-il et faut-il s'habituer à une forme de rareté ? Bien sûr, vous savez les impacts du climat, ça n'est pas qu'en France. Je pense à nos collègues des territoires ultramarins. Ils subissent des sécheresses carabinées. J'avais mes collègues de la Martinique il y a quelques jours au téléphone. Pour eux, c'est terrible. Je sais que c'est pareil en Guadeloupe.

Le reste de la planète souffre aussi d'un certain nombre d'impact du climat. On a parlé du phénomène Elno, nos collègues allemand aussi subcheresse. Donc la production agricole qui dépend du climat va être sous pression sur la planète et donc cette difficulté nécessite que nous nous adaptions. C'est ce que font les agriculteurs. Mais il faut donner quelques moyens de continuer tout de suite et ensuite il faut poser la vision et mettre les moyens en face. S'adapter. On va voir aussi la question notamment du stockage de l'eau. Mais encore une question sur les rayons, les œufs, la volaille, le lait.

Euh on nous parle de 30 % de baisse de production de lait pour certaines vaches parce que bah elles ont moins bu, parce que il y avait plus de sécheresse. Est-ce que c'est en effet le cas ? Et est-ce que le prix du lait doit là encore augmenter ? Est-ce qu'on doit tous l'accepter ? J'allais dire collectivement. Évidemment, les impacts de 40° sur un troupeau de vache laitière, c'est des impacts qui vont de - 15 à - 30 % de production de lait. Mais je pourrais vous dire la même chose sur le maïs qui va faire sa plus faible récolte depuis les 45 dernières années, nous avons parlé du maréchage. Partout, il y a une pression à la baisse.

Voir du lait en supermarché à 80 centimes la brique de lait UHT, ça n'est pas tenable. Nous ne pouvons plus voir du lait en grande surface en dessous d' 1 € le litre et encore. Donc ça ça doit être une prise de conscience collective. Je vous parlais de quelques centimes. Acheter une brique de lait 1 € c'est garantir au producteur un revenu et la poursuite de l'activilité. Si vous dites à tous ceux qui nous écoutent, si votre brique de lait elle est moins de 1 € c'est qu'il y a un problème. C'est que vous êtes en train de détruire la production laitière française. Il faut le dire clairement. Ils avaient du temps pour se préparer.

La candidate écologiste Marine Telier accuse le gouvernement d'impréparation globalement sur la séquence climatique mais aussi sur le plan agricul sur le grand plan pour l'agriculture LD. Ils s'y sont pris au dernier moment. Ils calculent parce qu'en réalité ils ne sont pas prêts. À ce niveau d'un préparation, c'est très préoccupant. Est-ce que vous partagez ? Écoutez, on est dans une situation particulièrement difficile et on aura besoin de tout le monde pour réagir.

D'abord, [raclement de gorge] je le dis, on aura besoin de l'ensemble des partis politiques et au moment de la présidentielle, on souhaiterait que le sujet pas seulement de l'agriculture, mais de cette vision d'une souveraineté pour le pays avec une acceptation de la remise en cause du pas d'inflation, soit un sujet de campagne présidentielle et pas que pour l'agriculture. J'ai discuté avec des artisans et avec des commerçants, c'est la même problématique. Deuxièmement, ce qui s'est passé est assez inédit. Encore une fois, le monde agricole a déjà subi des impacts du climat, mais là, c'est allé très loin.

Ce qui compte, c'est pas de dire "Vous n'avez pas fait c, vous n'avez pas fait ça." Les écologistes n'ont pas beaucoup aidé au stockage de l'eau, par exemple ces 20 dernières années. Mais nous avons besoin qu'il y ait une réaction à la hauteur, une réaction du gouvernement, une réaction des filières et je le dis aussi, une réaction du consommate, on va revenir sur les candidats.

Par exemple, Édouard Philippe dit justement qu'il faut stocker l'eau, mais puisque vous dites les écologistes sont pas forcément aidés, votre confrère et concurrent la coordination rurale Bertrand Ventre est jugé aujourd'hui pour avoir eu cette phrase lorsqu'il a été élu à la tête de la coordination rurale, les écolos, la décroissance, ils veulent nous crever. Vous aviez partagé le constat au-delà des mots ? Non, mais au-delà des mots, c'est quand même assez essentiel de rappeler que la justice l'a convoqué pour répondre de ça. En tous les cas, l'écologie politique a causé un préjudice majeur en refusant de regarder la réalité en face.

Nous avons besoin d'eau et d'ailleurs à peu près tous les syndicats ils ont regardé en face la question du dérèglement climatique, ils ont alerté mais ce que ce que ce que vous leur reprochez c'est d'avoir refusé une man le dérèglement climatique les adulteurs, ça fait longtemps qu'ils ont compris quand les vendanes sont avancées de 3 semaines, quand les récoltes de fourge sont avancées parfois d'un mois, quand la moisson a lieu maintenant fin juin début juillet quand j'étais plus jeune, c'était jamais avant le 14 juillet. Donc tout ça, on le voit dans nos fermes. C'est très concret. C'est très concret. ont déjà commencé alors que normalement c'était fin septembre. Absolument.

Mais la question maintenant que le constat est posé c'est qu'est-ce qu'on fait ? Et nous vous savez on vit ch de l'eau. Est-ce que vous estimez Arnaud Rousseau que si la guerre des mégabassines n'avait pas eu lieu, l'agriculture se porterait mieux ? Est-ce que cet été aurait été moins difficile à traverser ? Mais en tous les cas, si on avait eu de l'eau à disposition, on aurait été capable de mieux résister. Je ne dis pas qu'il y aurait pas eu des impacts. L'Espagne le fait hein. Mais attendez, l'Espagne le fait, l'Italie le fait, le Maroc le fait.

Tous les gens qui ont été avant nous confrontés à ces problématiques, quelle que soit la couleur politique de leur gouvernement, ont pris des mesures. Maintenant, il faut réagir. Et stocker de l'eau, c'est pas seulement un parti prix agricole. Vous avez vu les incendies cet été, on sait que demain pour le petit nucléaire, on en aura besoin. On sait que pour l'aduction d'eau potable, on en aura besoin. Tout le monde aura besoin d'eau. Donc, on a besoin de la stocker. C'est du bon sens. Maintenant, il faut passer au travaux pratique. La loi d'urgence ouvre un certain nombre de de de possibilités. Je veux que d'ici l'été prochain, les premiers projets soient en route.

Et là, on verra bien si les ceux qui lutte en tous les cas contre cette approche dépose des recours et vous allez dire quoi ? Vous avez ouvert vos guillemets puis vous avez pas osé. Non mais j'ai pas osé, vous voyez très bien de qui je parle. Ceux qui systématiquement attaquent les projets quand on veut développer un poulailler, quand on veut faire une retenue collinaire. Voilà, il y a des spécialistes écologistes militants Oui, une certaine militance historique et qui a lutté contre le nucléaire, qui lutte maintenant contre ce qu'elle appelle l'agriculture intensive.

Moi je rappelle que l'agriculture française est une agriculture familiale implantée dans les territoires et que face à ce qui se passe sur la planète si nous ne réagissons pas une agriculture familiale bien sûr que si elle n'est pas que une agriculture familiale. Non mais quand on dit familiale on a l'impression des petites exploitations. [raclement de gorge] Il y a aussi des des très grosses exploitations et c'est d'ailleurs une des questions que les écologistes qui s'opposent à ces méga retenus d'eau avancent. Ils disent le problème c'est que garder l'eau oui mais à qui va-t-elle être distribué ? Ils y voient une forme de lutte des classes. C'est comme ça qu'il le lisent.

Permettez-moi de de rétablir la vérité. Le foncier français est détenu par des petits porteurs et la quasi totalité des exploitations agricoles françaises avec quelques exceptions dans la viticulture, dans les grands crues est détenu par des familles. Il y a pas de fond de pension en France à Pauline de Malerbe. Maintenant la lutte des classes comme on l'appelle mais le sujet aujourd'hui c'est nourrir les Français. Si on développe pas une capacité à régir, il y a plus d'agriculture française. Donc on aura réglé le problème de la lutte des classes. Ce qu'il faut absolument aujourd'hui, c'est permettre aux agriculteurs de continuer à produire.

Ou alors on dit ça vient d'ailleurs, on délègue notre souveraineté mais sur l'alimentation quand on joue à ça, ça se finit toujours très mal dans l'histoire. Arnussou, une question aussi sur le la volaille la volaille et notamment la volaille ukrainienne ou importée et la question aussi du bœuf brésilien. sur la volaille. On a découvert ces chiffres assez inouis en se disant que on avait pourtant des très belles exploitations de volailles en France. C'est pas la sartoise près de Loué qui vous dira le contraire. Et pourtant plus de la moitié du poulet qu'on consomme en France est importé. C'est toujours le cas ça ? Alors que ça fait 2 ans qu'on en parle, rien ne s'arrange.

Ben c'est 55 % à Pauline de Merbe des poulets que consomment les Français qui ne sont pas produits en France. Thaïlande, Brésil, Ukraine, tout ça dans des conditions de production qui ne sont pas les standards. Les règles du jeu qu'on s'impose à nous, on ne les impose pas aux autres. Mais non seulement les règles qu'on nous impose ne sont pas exigées des autres, mais on a des très concrets. Vous parliez de la volaille, c'est évidemment le cas, mais je voudrais pointer du doigt ce que la Commission européenne vient de décider concernant le Brésil. Souvenez-vous, il y a 8 mois à Strasbourg, c'est assez inoui.

À partir d'aujourd'hui, je voudrais bien redonner cette information, à partir d'aujourd'hui, les importations de viande brésilienne qui pourtant avaient donc été autorisées seront interdites. L'Union européenne suspend ces importations de viande brésilienne euh parce qu'effectivement, ils ont visiblement réalisé que ce n'était pas en conformité avec les règles européennes. Nous le disions avec force il y a 8 mois. vous écouter.

Ben disons qu'on on essayait de vous expliquer que nous étions dans l'excès, nous n'étions pas des gens sérieux, nous forcions le trait, euh nous faisions un syndicalisme un peu conservateur et puis tout d'un coup 8 mois après, on découvre que finalement ce qui est importé n'est pas conforme à la législation européenne et on l'interdit. Mais utilisation abusive d'antibiotiques, par exemple sur l'élevage, est-ce que les responsabilités vont être pointées dans cette affaire ? Nous avons cessé de dire que nous étions d'accord pour commercer pour le pour le peu que ce soit loyal. Ça ne l'était pas.

On nous expliquer qu'il y avait des intérêts autres et que la réelle politique conduisait par anticipation malgré le recours devant la Cour de justice européenne à mettre en place cet accord. Et aujourd'hui, on nous explique que finalement pour protéger le consommateur européen, on va interdire mais enfin c'est inacceptable. Qui est responsable de ça ? qui va oser devant les Européens assumer cette incohérence majeure que nous dénoncions depuis des années. Continuer à produire en Europe avec une alimentation parmi les plus sûres de la planète pour garantir au consommateur la qualité, la sécurité. C'est ça notre boulot à nous les agriculteurs.

Suspension non seulement effectivement des importations euh de viande, de volailles, de bœuf brésilien, mais aussi euh du miel et des œufs, euh ça veut ça veut quand même dire que tout ça aurait pu être anticipé. Est-ce que l'Union européenne euh s'est trompée de combat ? En tous les cas, elle a fait preuve de Est-ce qu'elle est aujourd'hui votre ennemi plutôt que votre allié ? Non, vous savez, nous on a toujours dit que face au grands blocs mondiaux, il fallait réagir en européen. Mais effectivement, nous avons dénoncé avec force cette vision de ce que l'Europe appelait le Green Deal, le pacte vert qui était une vision idéaliste, très naïve.

Et il me semble que au moins s'il y a une vertu à cette réaction d'interdiction des imports, c'est que peut-être il y a une prise de conscience qui va conduire à garantir que maintenant on va cesser notre naïveté, on va contrôler ce qui arrive et surtout on va redonner de l'ambition à l'agriculture européenne parce qu'on peut pas en permanence expliquer que ça vient d'ailleurs et détruire la production. Derrière la production, il y a aussi la création de valeur, il y a la restauration des finances publiques, il y a tous ces sujets-là. Arnaud Rousseau, les tracteurs aux portes de Paris, les blocages sur un certain nombre d'autoroutes, est-ce que ce sont des images que l'on va revoir ?

Partout, je vais sur le terrain, vous savez, j'étais dans l'Avyon, je serai cet après-midi en Normandie. Les gens disent "On va attendre de voir quelle est la prise de conscience des pouvoirs publics, mais je le dis aussi des filières du consommateur parce que ça peut pas simplement être l'État. Nous sommes conscients de l'état des finances publiques, mais s'il y a pas une réaction massive avec une mise en place d'un certain nombre de moyens très concrets qui donnent des signaux, alors évidemment cet hiver les gens qui sont au bord du gouffre voir tomber dans le gouffre.

Quand quand j'emploie l'expression de vraiment le diagnostic vital est engagé, c'est que on en est là à Pauline de Mer, il y a des gens qui disent "Moi, c'est terminé, je peux plus, j'aime ce métier mais c'est plus possible." Quand vous êtes en zone intermédiaire, quand vous êtes dans en Occitanie qui depuis plusieurs années subit cette quand vous êtes aujourd'hui viticulteur et que vous voyez les foir au vin dans lequel on voit du vin à Ville Prix, ça n'est plus tenable. Mais est-ce que ça veut dire que ce que vous êtes en train de nous dire c'est que cette colère, elle est pour l'instant retenue parce qu'ils ont encore espoir.

Mais au fond, le gouvernement en annonçant hier que finalement bah ils étaient pas prêts, que le plan ne serait pas annoncé aujourd'hui, que les aides ne seraient toujours pas donc ni annoncé ni versé, est-ce qu'il joue avec le feu ? En tous les cas, ça fait trois hivers qu'on est dehors. Euh, on a besoin effectivement d'une réponse rapide et tout porte à croire que la colère n'a pas disparu. Je vous confirme même que la colère est là. Donc, on a besoin de travailler avec les pouvoirs publics. C'est la raison pour laquelle euh je j'irai à l'invitation du Premier ministre la semaine prochaine.

On va voir les moyens mis en œuvre et si on considère que ça n'est pas suffisant ou qu'en tous les cas les choses ne vont pas assez vite, et ben à nouveau on viendra exprimer notre colère. Mais je le redis, vous savez, la colère c'est pas un un sport qu'on aime pratiquer dans le monde agricole parce que tous les hivers, on a autre chose à faire. On a énormément d'autres choses à faire mais on veut se battre pour ce métier parce qu'on pense que ça a du sens pour le pays. Merci Arnaud Rousseau d'avoir été mon invité ce matin. Vous êtes à la tête de la FNSEA, le premier syndicat agricole. Merci à vous. Il est 8h50 sur RMC et BFM TV.

Et on va poursuivre sur BFM TV et notamment autour de cette question euh l'alerte lancée sur l'agriculture avec une vraie question. Est-ce que les consommateurs égoïstes que nous sommes tous doivent se résigner à payer plus cher pour manger français et manger bien ? Avec la question du Mercur qui est à nouveau posé. Merci pour cet entretien qui je répète était passionnant et quand on nous dit faites gaffe si vous payez la brique de lait 80 centimes, c'est qu'il y a quelque chose qui cloche, ça nous interpelle tous. Et je viens de vous rejoindre et effectivement on va revenir sur cet appel qui est lancé pas seulement au gouvernement, on le voit bien, mais aussi à nos français.

J'allais vous dire moi quand j'achète toutes mes briques de lait pour pour mes enfants, désormais je regarde effectivement le prix mais aussi parce que parce que je peux payer les 10 centimes de plus par brique de la consommateur. Mais qui mais qui peut le faire aussi ? Est-ce qu'on a pas fait le choix ? Le problème c'est que tout se tient. [musique] On revient d'ailleurs aussi sur les la question du prix de de l'immobilier. Ça c'est des prix qui ont non cessé d'augmenter. Donc évidemment ben on essaie de réduire le le panier ou ce genre de de dépenses. Les agriculteurs. Donc à l'agonie, on y revient.

Euh et puis on reviendra aussi euh sur je cite l'erreur terrible euh que dit avoir faite euh Jean-Luc Mélenchon. Il s'exprima hier [musique] sur le voile. Écoutez, des femmes qui portaient le voile ou des femmes très croyantes et qui ne portaient pas le voile. Et bien, j'ai été convaincu et j'ai changé d'avis. Je me suis dit j'ai fait une erreur terrible. Et puis on va revenir aussi sur ces images des dizaines de milliers de personnes qui ont manifesté partout en Espagne ces derniers jours contre la crise migratoire. Après évidemment l'épisode de Seouta cet été et l'arrivée de dizaines de milliers de migrants dans l'enclave. On fait le point ce matin. À tout de suite.

[musique] C'était votre programme avec Shiva ménage et repassage à domicile. Shiva [musique] la magie du lien. C'était BFM Première avec qui nous garde, spécialiste de la garde d'enfants après l'école [musique] et la crèche qui nous garde garde les enfants, détend les parents. [musique] Bonjour monsieur. Bonjour. Quand je voyage pour le travail, j'arrive souvent un peu en avance. Ça me permet de répondre à quelques mails, de préparer mon rendez-vous et ici, je peux vraiment me poser avant de partir. Ça arrive souvent. Un client décale un rendez-vous où une réunion se prolonge. Là, je modifie simplement mon billet. [musique] J'ai pas besoin de tout réorganiser.

Le trajet fait partie de ma journée de travail. Grâce au service TG inoui et à la carte liberté, mon voyage s'adapte à moi, mes imprévus, ma réalité et finalement ça me permet de joindre l'util à l'agréable. [musique] Ceci n'est pas une remise de diplôme. Tout ce qu'on a appris va [musique] bien au-delà de ces mur. Voilà pourquoi on ne sera jamais vraiment diplômé. Parce qu'ici, on narrête jamais d'apprendre à l'école de la rue. Nouvelle CPRA raval à partir de 199 € par mois sans apport. Tout le monde a bien une garantie dommage corporel parce que si jamais ça joue un peu trop physique et qui ense couvert. Et attention la météo terrain glissant risque cru. OK. Rép moi. Terrain glissant.

[musique] Oui. Et on vous offre un an d'assurance scolaire si vous souscrivez à une assurance auto ou habitation. [musique] Alliance avec vous de A à Z. Plus de 90 % des abonnés frit recommandent frit à leurs proches. Et vous voulez que je les infiltre pour savoir quel est leur secret ? Je vais me faire embaucher pour travailler à la Cantoche. Je passerai cuisiner, je fais des bons petits plats. Je passerai commercial, directeur adjoint. Attends, attends, attends, attends, attends. Ça va prendre combien de temps ? Environ 8 ans. Décidément, il n'y a que Free pour faire aussi bien que Free. Plus de 90 % de nos abonnés recommandent Free à leurs proches. Merci Free.

Les amis, ce qui est génial avec Comme, c'est qu'on voit très vite les premiers résultats. Regardez, Nathalie a perdu 32 kg dont 8 kg leer mois. Marie Lore 19 kg dont 6 kg leer mois. Vous n'êtes pas convaincu ? Allez, un petit dernier. Philippe a perdu 15 kg et 7 kg dès le premier mois. Et vous, vous allez perdre combien ? En plus, en ce moment, profitez d'une offre exceptionnelle. Votre premier colis Nutri 55 est à moitié prix, c'est-à-dire qu'au lieu de 3,92 € vos repas sont à partir de seulement 1,96 €. Alors rendez-vous sur commeem.fr comme j'aimem.fr.

Entre nous, [musique] c'est une histoire qui est dure parce qu'elle est faite de vrai, de gestes [musique] simples et d'attention sincère. Shiva, la magie du lien. Un projet de menuiserie avec le réseau Univitez d'un accompagnement d'experts locaux et de prix maîtrisés partout en France. Univ parlons maison. Allô mec, dépêche, on t'attend. Ouais, ouais, ouais, j'arrive. Et tu viens pas les mains vides ? Moi tu me connais frérot, pas de soirée sans avoir mangé un bon fenouille. Ah, tu gères. E dis à Max de pas gratter tout le choufleur comme la dernière fois. Tu as pas tout le choufleur. C'est pas du choufleur, c'est du célerie. Attends quoi ? Il y a du cellerie.

En faites pas les r, vous m'en laissez hein. Tu croqué ? Allez, quand on vend des fruits et légumes à priicoutant, ça aide à en manger plus. Chez U, retrouvez chaque semaine quatre fruits et légumes à prix coûtant. Des valeurs fortes et des prix bas. Coopérative U.

27:05
Non speech

[musique]

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Locuteur

[musique] GMF, bonjour. Bonjour. Je vous appelle car ma voiture ne démarre plus et je suis de garde. Écoutez, j'appelle une dépanneuse et si votre voiture n'est pas réparable, je vous envoie un taxi.