"Il faut les foutre dehors !" - COUP DE GUEULE de F. RUFFIN sur BFM
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 90 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
François Ruffin, dites-nous pourquoi vous avez choisi de manifester avec les pompiers. C'est quoi le message que vous voulez porter ?
- 1:10OuverteRéponse partielle
L'État n'a pas d'argent, il y a une dette immense. Comment en trouver ?
- 2:23RelanceÉludée
Le sujet est pas là. Le sujet est pas là.
- 3:02OuverteÉludée
Comment on fait pour trouver des économies ? Pour trouver l'argent ?
- 3:47OuverteRéponse directe
On évoquait cette dette de la France aujourd'hui et cette proposition d'Édouard Philippe sur la réforme des retraites. Qu'en pensez-vous ?
- 5:09OuverteRéponse directe
François Ruffin, vous les traiterez de nul. Eux ils traitent de charlatan ceux qui veulent revenir à une retraite à 60 ans. Qu'en dites-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:10Chiffre
« 211 milliards d'euros qui sont donnés aux entreprises dans notre pays. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
la place d'Italie au côté des pompiers François Rufien, dites-nous pourquoi vous avez choisi de manifester avec les pompiers. C'est quoi le message que vous voulez porter ? On se fout de notre gueule. C'est le message des pompiers qui passent dans la manifestation aujourd'hui. C'est on se fout de notre gueule. On est envoyé au front. Il nous montre avec ça. C'està dire c'est comme s'ils avaient étaient envoyés au feu. Ils le disent avec un mouchoir sur le nez. C'estàdire même pas avec une cagoule filtrante. Et ensuite une fois qu'ils sont intoxiqués, ils sont même pas traités. Voilà ce qu'on nous raconte sur la manifestation,
[musique]
sans parler du manque de moyens de camion citernes, de détecteurs de monoxyd de carbone et évidemment des canada. C'est-à-dire que là, je pense que la colère, elle est immense et c'est la colère du peuple de France. C'est une colère de gens qui partout dans le pays ne se sentent plus protégés, ne se sentent plus protégés en l'occurrence face aux incendies. Et donc ça réclame que soit revu la question des moyens évidemment l'effort qu'on a fait en matière de dépenses militaire parce que il y a une menace géopolitique maintenant il faut le faire en matière de protection civile dans le pays.
Mais François Ruffin euh Stéphane Lessir qui est à mes côtés porte-parole du syndicat sud disait que ils ont déjà été reçus euh par le ministre de l'intérieur qui va les recevoir tout à l'heure encore à 15h mais à chaque fois il y a la même réponse. L'État n'a pas d'argent, il y a une dette immense. L'État n'a plus d'argent, n'a plus de moyens. Mais écoutez, c'est la mauvaise manière de réagir. Il il y a 211 milliards d'euros qui sont donnés aux entreprises dans notre pays. Donc de l'argent s'il veulent en trouver, s'il me le demande comment en trouver, moi je vais en trouver. Mais en tout cas, c'est pas sur les pompiers qu'on va les chercher.
Parce que quand on met en danger les pompiers, quand ceux qui sont nous protègent ne sont pas protégés, derrière c'est tout le pays qu'on met en danger et on l'a vu pendant cet été. Alors, il y a plusieurs mobilisations aujourd'hui évidemment ce cortège des pompiers, il va rejoindre celui des fonctionnaires tout à l'heure au niveau de la Bastille. Il y a les lycéens également qui se mobilise. Vous avez sans doute entendu Mise intérieure qui a qualifié les élus, les élus LFI notamment qui ont participé à des mouvements lycéens d'irresponsables. Est-ce que vous vous trouvez que c'est irresponsable pour des élus et les fill d'aller devant les lycées aujourd'hui ? Le le sujet est pas là.
Le le sujet est pas là. J'y étais devant des lycées ce matin et quand la jeunesse se mobilise et bien je suis à ses côtés pour que ça se déroule avec calme dans la non violence évidemment. Mais vous savez les pompiers ici ils parlent de l'hôpital parce que c'est leur femme qui est à l'hôpital parce queils ont vu passer leur papis leur mamie à l'hôpital et et il voi que l'hôpital aussi parce qu'ils y amènent des malades et il voi que l'hôpital ne va pas bien. Et en l'occurrence, vous savez ce qui se passe là sur les pompiers, c'est la même chose qui se passe à l'hôpital. C'est le la même chose qui se passe à l'école, sauf que quand il y a pas des incendies, ça se voit moins.
Mais aujourd'hui, c'est tous les services publics qui sont en danger. Pourquoi ? parce qu'on a un état qui devrait être un état action qui devrait se concentrer sur ces services publics, sur l'école, sur la police, sur la justice, sur l'hôpital, sur les pompiers et qui à la place est devenu un grand état de subvention distributeur de de de d'euros partout là où il y en a sauf là où il y en a besoin. Mais c'est aussi un état qui atteint des records au niveau de sa dette. Aujourd'hui, on passe à près de 119 % du PIB. C'est c'est jamais arrivé depuis 1946. Donc, comment on fait pour trouver des économies ? J'ai rien entendu. Ah oui, c'est vrai que j'entends qu'il y a du bruit autour de vous.
Je voulais vous faire réagir au niveau de la dette en France. Aujourd'hui, on a passé un record, on est à près de 119 % du PIB. C'était jamais arrivé depuis 1946. Bah, comment on fait du coup pour pour trouver l'argent ? Pour trouver l'argent, pour boucler un budget ? Pardon, je vous ai j'ai rien entendu moi. Je sais pas si je suis encore à l'antenne, mais j'ai rien entendu à ce que vous racontez. Donc je peux dire pourquoi on est passé d'un état action à un état subvention et pourquoi ça va pas mais je sais pas si c'était votre question. On on laisse passer le le bruit. On laisse passer le bruit des des sirènes. Proportionnel. Oui. On laisse passer le bruit des des sirènes.
Le bruit derrière moi, il est proportionnel. Le bruit derrière moi, il est proportionnel à la colère des pompiers et à la colère du peuple en entier. Je me tourne vers Amandy Natalaya etaliste politique Amandi. Donc on évoquait cette dette de la France aujourd'hui et puis cette proposition aussi d'Edouard Philippe qui choisissent bon ce jour de contestation sociale mais ce jour aussi où la dette atteint encore un nouveau record faut faire une proposition sur la réforme des retraites he proposition qui bon sera peut-être pas très populaire mais il dit qu'il faut le faire c'est nécessaire il propose progressivement de de prolonger l'âge de départ et d'aller jusqu'à 65 ans.
Oui, ça fait longtemps qu'on attendait de savoir ce que pensait vraiment Édouard Philippe puisqu'il avait laissé planer il y a longtemps de ça l'idée qu'il voulait la retraite à 67 ans et ses opposants lui remettaient toujours cet argument euh dans le débat. Donc en effet, il choisit aujourd'hui de clarifier les choses. Moment très étonnant au passage hein en cette journée de manifestation de protestation et de de blocage d'Élysée. C'est cela étant dit sa proposition c'est donc euh que progressivement en 10 ans, l'âge de départ à la retraite soit reporté à 65 ans avec 45 années euh de durée de cotisation.
Euh il dit Édouard Philippe que les 65 ans, ce sera uniquement pour ceux qui le peuvent en précisant que selon ses calcul et selon lui euh un/3 des retraités pourront partir entre 60 et 64 ans parce que euh ils auront eu un travail pénible ou en raison de leur état de santé. C'est une proposition qui bien sûr irrite beaucoup de Français et qui est même très clivante au sein de son propre électorat où la moitié est favorable à un allongement de la durée de travail et où l'autre moitié considère que c'est déjà suffisant. Aujourd'hui, on retrouve François Ruffin dans le cortège. Je crois qu'il y a moins de bruit autour de vous.
François Ruffin on évoqué cette proposition sur la réforme des retraites d'Edouard Philippe. Oui, je vais réagir, je je vais réagir, je vais réagir. Mais vous voyez comment ils sont nuls, vous voyez comment ils sont minables. Mais vous voyez comment ils sont minables. Je veux dire, ça fait 40 ans qu'on a ces hésites là qui nous dirigent et qui nous dirigent vers la faillite et qui ont que des petites propositions de bricolage. C'est nul. C'est nul. Là, ce dont on entend parler, c'est d'un pays qui a cramé cet été et qui avait pas les moyens d'affronter les incendies. Et je vous dis le la grande colère des Français c'est quoi ? C'est une colère qui dure depuis 40 ans qui monte dans le pays.
Pourquoi ? Parce que les Français ne se sentent pas protégé. Voilà ce qui se passe. Et là on a du Édouard Philippe, du Gabriel Atal, on a des nuls. Ce sont des nuls qui nous dirigent depuis 40 ans. Et si et les propositions qui sont faites par le gouvernement là pour le prochain budget, c'est du bricolage, c'est du bidouillage. C'est pas du tout à la hauteur aujourd'hui des souffrances du pays. Mais eux qui demandise à plat, mais pas du tout. C'est c'est nul. Il était là. François Ruffin, vous les traiterez de nul. Eux ils traitent de charlatan ceux qui veulent revenir à à une retraite à 60 ans.
Ils disent que vous ne réfléchissiez pas finalement à une solution à long terme, une solution durable. Écoutez, ça fait ça fait 40 ans qu'ils nous dirigent et on a vu où ell nous mènent leur solution à long terme. D'accord. C'est eux qui ont augmenté le déficit public de 1300 milliards d'euros. Vous imaginez ? 1300 milliards d'euros. Et pourtant, les pompiers derrière moi, ils ont même pas des cagou 30 à porter. Et les les infirmiers dans les hôpitaux, ils se vêtent de sac poubelle quand c'est le Covid. Et 1300 milliards d'euros et on n pas les Canadaires dans le pays. 1300 milliards d'euros du dette supplémentaire par ces Mozarts de la finance, faut les dehors.
Ils ont plus rien à faire dans les ministères. Voilà ce que viennent dire les pompiers aujourd'hui à Paris. [cri] Merci François Ruffin. On a entendu. Merci beaucoup à vous d'être intervenu cet après-midi sur sur BFM TV. Je me tourne vers vous Stéphane Stéphane Leir pardon. Un mot aussi sur cette proposition d'Édouard Philippe.