Les droits de l'enfant sont-ils en recul ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 66 %Attaque 11 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Quels sont les principes principaux de la Convention des droits de l'enfant ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Comment interprétez-vous le changement de statut du Défenseur des enfants en France ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quels sont les freins à l'application de la CIDE dans les conflits armés ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Comment mobiliser la société pour les droits des enfants en France ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Le droit de vote à 16 ans aiderait-il à protéger les enfants ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Fait
« il y a rien de pire que la comparation immédiate ça s'appelait flagrant délit avant c'est une justice c'est l'abattoire c'est une justice expéditive »
- 1:00Fait
« on a vu des des mineurs qui vivaient dans des des meublés seul bien sûrit et voilà où est le droit où est le devoir enfin ça ça pose aussi des questions morales immenses »
- 3:00Fait
« au regard de de ce texte hein qui est un texte93 pays qui est suffisamment autonome qui est assez dégourdi pour quelque part pouvoir vivre en semi-autonomie dans un meublé »
- 3:30Fait
« on accepte cette situation qui s'aggrave tout simplement parce qu'on a besoin de libérer des places pour des enfants plus jeunes »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
les droits de l'enfant une idée qui a 100 ans et une convention internationale qui va souffler ces 35 bougies le 20 novembre c'est notre sujet ce soir c'est par consensus que l'Assemblée générale de l'ONU a adopté aujourd'hui cette première Convention sur les droits de l'enfant il aura fallu 10 ans 10 ans pour que les nations du monde se mettent d'accord sur ce texte qui en 54 articles développe pourtant une notion toute simple la protection de l'enfant dans sa dignité ses droits moraux sociaux juridiques et culturels ainsi que l'a rappelé ravier perz decelard une archive de FR3 en 1989 et un bilan qui interroge sur le destin des belles idées quand bien même le monde entier semble les approuver 193 pays ont signé la CIDE c'est le sigle pour Convention internationale des droits de l'enfants mais en 2024 les droits des enfants sont-ils en recul dans le monde avec des contextes de guerre où les enfants sont ciblés ou par exemple quand l'Afghanistan supprime les droits des femmes et de donc toutes les filles nous allons aussi nous pencher ce soir sur les vives inquiétudes exprimées par les observateurs en France du côté de l'aide sociale à l'enfance ou de la justice des mineurs et nous allons avec nos invités nous interroger sur nos responsabilités d'adultes tenter de comprendre les barrières à une véritable application de la Convention des droits de l'enfant car les freins sont bien ceux des responsables politiques et de de toute une culture collective la nôtre alors comment faire pour que tout le monde s'intéresse vraiment au respect de ses droits qui ont souvent un parfum d'idées neuves on va l'entendre si on pense à notre devoir de consulter les enfants à les écouter pour les décisions qui les concernent et tout simplement de tous les protéger [Musique] indistinctement pour moi les droits de l'enfant ça doit être primordial parce que bah tout enfant doit avoir le droit d'aller chez le médecin de se faire soigner de pouvoir manger équilibré pour moi ça évoque la liberté et ce qu'ils peuvent faire dans la vie on a le droit de parler ce qu'on de dire ce qu'on pense les droits de l'enfant pour moi c'est le droit d'avoir une famille ou un foyer c'est le droit à l'éducation le à l'éducation gratuite dans les pays plus riche va avoir plus de droit par exemple le droit d'aller à l'école alors que dans les pays pauvres bah c'est cher ça coûte l'argent et tout le monde peut pas se l'offrir nous on peut apprendre que du coup il y en a qui peuvent pas donc nous nous on a de la chance du coup des élèves d'école primair interviewé sur France 3 le 20 novembre 2023 à l'occasion la journée des droits de l'enfant donc l'année dernière bonsoir adelinezan bonsoir vous êtes présidente de l'Unicef France vous allez organiser tout un tas d'événements cette semaine où on fête aussi les droits de l'enfant et la Journée mondiale de l'enfance parce que c'est l'autre are nom de cette journée je savais pas trop lequel choisir et même un événement à la Maison de la Radio hope by UNICEF on en reparlera peut-être avec nous également Claire Brisset bonsoir bonsoir vous avez été défenseur reux des enfants vice-présidente de l'Association française pour les Nations Unies avec vous deux et en attendant de présenter notre troisème invité je voulais revenir sur l'histoire des droits de l'enfant en septembre 1924 la Société des Nations a adopté une déclaration sous le nom de déclaration Genève c'était la première fois qu'on reconnaissait des droits spécifiques aux enfants il me semble encore assez modne ces droits de 1924 qui veut commencer claire brisser en fait c'est la déclaration de la SDN a été vraiment un peu le l'ancêtre pe si on pe appeler ça comme ça de du texte que nous avons aujourd'hui la Convention sur les droits de l'enfant mais ce qu'il faut bien voir c'est remonté peut-être avantc c'est-à-dire se dire que élaborer ce texte qui n'était qu'une déclaration mais quand même qui jetait les bonnes bases c'était déjà le travail de toute une résistance parce que il n'est pas du tout spontané pour les adultes de considérer que les enfants ont des droits il suffit de de les interroger pour s'apercevoir qu'on entend tout de suite parler oui mais ils ont aussi des devoirs et cetera comme si l'un allait sans l'autre cétait mais une résistance qui est qui a été séculaire et même multiséculaire si on remonte dans l'histoire de l'humanité on voit que les droits des enfants ça c'est c'est quelque chose qui n'est pas du tout naturel pour les adultes et que c'est donc une construction alors les les les militantes anglaises c'était glantine Jeb qui à l'époque a fait d'adopter ce texte là par la laasdn c'était déjà des femmes qui étaient dans la Résistance dans une forme de résistance et ensuite si on regarde l'histoire on s'aperçoit qu'après la deuxème guerre mondiale qui pourtant avait vu des des enfants massacrés en masse la Déclaration universelle des droits de l'homme ne mentionne pas les droits de l'enfant elle mentionne les droits des êtres humains mais pas les droits de l'enfant comme si les enfants n'étaient pas des petits humains il a fallu attendre encore longtemps 1959 et puis maintenant ensuite vraiment la création 1989 j'étais ému tout à l'heure d'entendre la voix de du Secrétaire général des Nations unies de l'époque à New York moi j'étais là je me souviens et on mesure oui on mesure aussi le à la fois le le chemin qui reste à faire parce que en 35 ans tout n'a pas été fait loin de là mais si ce qui a été acquis il y a eu des acquis des acquis formidables puisque maintenant tous les pays du monde ont ratifié ce texte sauf les États-Unis qui sont pas sur le point de le faire malheureusement je pense mais c'est quand même un très grand progrès parce que maintenant les activistes de la cause des enfants ont un texte sur lequel ils peuvent s'appuyé qui est un traité qui n'est pas n'importe quel petit texte c'est tout de même un texte qui existe alors si les États-Unis n'ont pas ratifié ce texte c'est parce qu'ils veulent pouvoir continuer à condamner à mort des des mineurs c'est le le prétexte en tout cas la raison qui est donnée je me tourne vers vous adelinezan que contient la Convention des droits de l'enfant al on va se la lire là à l'antenne mais quels sont pour vous les principes principaux qui définissent aussi l'esprit de ce texte euh justement je rejoint tout à fait Claire Brisset quand elle dit que le le moment important c'était la Déclaration de Genève en en 1924 mais c'est vrai que on a changé de nature de de vecteur de de droit par la Convention internationale des droits de l'enfant en 1989 parce que d'abord pour la première fois c'est un texte qui reconnaît l'enfant comme non seulement lui reconnaît des droits mais reconnaît l'enfant comme sujet sujet de droit et puis c'est la première fois que c'est un texte contraignant c'est-à-dire que le Comité des droits de l'enfant à Genève examine tous les 5 ans à peu près la situation de chaque pays pour savoir si le pays respecte ou non les droits de l'enfant et s'il ne respecte pas et d'ailleurs aucun pays n'est n'est modèle s'il ne respecte pas le Comité des droits de l'enfant de Genève de l'ONU donc adresse un certain nombre de recommandations au pays comme ça a été le cas en en juin 2023 pour la France et il y av beaucoup de choses à dire oui on va revenir sur la situation française mais je vais m'arrêter sur quelques mots là que vous venez de prononcer aucun pays n'est modèle que signifie un texte international qui qui est pas respecté jamais totalement respecté ça interroge même au niveau du droit international bien sûr ça interroge mais je crois que justement c'est c'est c'est notre raison d'être à tous qui sommes autour de cette table et puis et puis aussi ailleurs notamment justement les les les associations tous les membres de la société civile que de rappeler ce texte de rappeler qu'il n'est pas complètement respecté et de de dire ce qu'il faut faire car il suffit pas évidemment c'est le rôle par exemple de l'UNICEF et de l'Unicef France il ne suffit pas de dire c ces droitsl ne sont pas suffisamment respecté comme l'éducation je pense qu'on va en parler comme la participation des enfants al la participation ça reste assez radicale en fait comme idée puisque oui plus assz peu respectecé d'écouter les enfants de les consulter pour les décisions qui les concernent c'est l'article 12 oui oui et c'est vraiment un un un article très important qui est souigné vraiment dans la Convention internationale des droits de l'enfance c'est la première fois et ça c'est quelque chose auquel tout le monde tient dans le secteur associatif nous on y tient beaucoup à l'Unicef on en fait vraiment un fil conducteur de notre action et justement dans le forum dont vous parler qui aura lieu dans cette maison ronde demain on fait intervenir beaucoup d'enfants et on fait part de la consultation nationale que nous faisons auprès de 20000 enfants tous les 2 ans pour pourquoi parce que que justement faire participer les enfants ça peut être un joli slogan mais vraiment aller les voir aller les trouver leur demander comment eux ils vivent leur situation leur éventuelle pauvreté leur éventuelle santé mentale qui ne va pas c'est plus compliqué mais c'est complète c'est totalement nécessaire et une fois qu'on les a fait parler ça c'est le premier la première chose mais si on les fait parler mais que derrière les États ne s'engagent pas à prendre en compte pas forcément à tout faire de ce qui a été demandé mais en tout cas à prendre en compte ce qui a été dit pour l'intégrer dans l'élaboration des politiques publiques alors ça servira à rien parce qu'on sait beaucoup de choses et on nadapte pas l'action publique à ces savoirs à ces informations qui viennent pas toujours du monde de l'enfance mais parfois tout simplement du monde des travailleurs sociaux de ceux qui voilà sont au côté des enfants et particulièrement des enfants en difficulté tous les jours ou même des enseignants bonsoir pierre al sartou bonsoir vous êtes directeur général de la Knap c'est la Convention nationale des associations de protection de l'enfant vous participer au Manifeste des 400000 je crois que bon les ce manifeste tient un peu enfin son principe c'est de c'est de donner l'alerte de dire que on est dans une situation de crise en France de la protection de l'enfance et protéger les enfants ça fait partie des droits de l'enfant bien sûr en fait on on peut regarder la situation des droits de l'enfant en France à l'horizon des droits des plus vulnérables d'entre eux et parmi les enfants les plus vulnérables effectivement les enfants de la protection d'enfance ce sont des enfants qui soit sont placés dans des maisons d'enfants à caractère social dans des foyers ou qui sont dans des familles qui sont qui ne vont pas très bien et pour lesquels les travx sociaux vont pour pour les aider aujourd'hui la protection enfance va très mal et on a donc lancé ce mouvement qui s'appelle les 400000 pour soutenir et pour que le grand public est conscience qu'on on a aujourd'hui en France 400000 enfants concernés ou qui devrait être concernés par une mesure de protection d'enfance et qu'on a des dysfonctionnements qui sont très importants de la politique publique je donne un seul exemple aujourd'hui on a des jus des enfants qui sont saisis de situations d'enfants qui sont en danger et donc si vous voulez la chaîne de remonttere des informations préoccupantes a fonctionner les juges sont amenés à prendre une décision pour protéger cet enfant à le sortir du danger à assurer son droit à la sécurité un des droits de l'enfant garanti par la CIDE et pourtant faute de moyens faute de ressources humaines faute d'ambition politique les décisions des juges pour enfants aujourd'hui ne sont pas toujours exécuté il arrive que des juses des enfants prennent une décision par exemple aujourd'hui on est en novembre et que 6 mois après lorsqu'il revoit l'enfant dans dans son cabinet il se rend compte que la mesure n'a même pas commencé qu'aucun travailleur social n'a franchi la porte du domicile cet enfant on parle d'enfants qui sont victimes de violence chez eux qui sont victimes d'inceste qui sont victimes des pires exactions des adultes et que personne ne protège que signifie les droits de l'enfant au regard de ce genre de situation de violence de négligence qui sont parfois aussi subis par leurs parents qui sont qui sont défaillant euh lorsqu'il y a les situations les plus graves heureusement on est capable de prendre des mesures d'urgence pour protéger mettre ses enfants à l'abri le plut tôt possible malheureusement il y a beaucoup de situations dans lesquelles les enfants ne vont pas bien parce que leur foyer ne va pas bien les logements sont sur sont surpeuplés euh nous sommes dans des lieux qui sont parfois euh très très abîmé ou qui sont vêtustes et là on n'est pas en mesure de protéger ses enfants tout simplement parce qu'on a pas suffis trilleurs sociaux qui peuvent venir en aide à ces enfants c'est très intéressant de parler des adultes qui s'occupent des enfants d'ailleurs claire Briss vous avez été Défenseur des enfants alors il y a encore un défenseur des enfants mais il est plus en première ligne il travaille avec la Défenseur des droits je sais pas si ça introduit une grande différence en tout cas c'est moins mis en avant comment vous interprétez ce ce changement et le fait aussi qu'il a pas de ministre délégué à l'enfance aujourd'hui en France c'est c'est une décision qui a été une décision poli de de rassembler quatre institutions indépendantes au sein de la même il y avait aussi la lutte contre la discrimination les je pas utiliser un gros mot mais enfin la lutte contre les bavures policières mais ça s'appelle pas comme ça le évidemment le Médiateur de la République et le Défenseur des enfants ont été rassemblés sous le même dans le même institution ce qui à mon avis risquait d'affaiblir chacune c'est-à-dire de leur faire perdre leur identité au regard de l'opinion et c'est malheureusement j'ai peur que c'est ce qui soit arrivé à la défense des enfants et je vais prendre pour reprendre un mot de ce que ce qui vient d'être dit quand j'étais Défenseur des enfants c'était donc il y a 20 ans il y avait 130000 enfants qui faisait l'objet d'une d'une décision judiciaire ou administrative de protection maintenant il y en a 50000 de plus donc on peut on peut quand même parler d'un échec collectif là vraiment et ce que vous disiez tout à l'heure reflète une un problème de gouvernance de ces institutions qui sont sous l'autorité des département donc l'aide sociale à l'enfance c'est sous l'autorité des départements c'est-à-dire sous l'autorité de du conseil départemental la question qui se pose maintenant moi là-dessus je n'ai pas les idées claires parce que je ne suis plus Défenseur des enfants mais est-ce que un certain nombre de gens pensent que ça devrait être remis dans le giron de l'État ce qui était la situation antérieure d'autres disent mais non c'est les départ qui doivent continuer à remplir cette mission là-dessus je pense que justement les enfants c'est très difficile de les consulter là-dessus mais les professionnel pourrait l'être probablement peu davantage c'est important de faire une émission aussi d'adultte hein avec des adultes qui sont parfois en peine je le disais pour s'occuper des enfants Pierre Alain sartou je reviens vers vous vous dans dans le Manifeste des 400000 on met en avant la situation donc des éducateurs qui ne sont pas assez nombreux de en fait de tout le personnel qui s'occupe des enfants on sait aussi la situation de la médecine de la pédopsychiatrie voilà on l'a dit aussi un instant en fait c'est comme si tout ce qui concernait la petite enfance et l'enfance en général était dévalorisé était traité de manière je suis désolé he je sors peut-être de mon objectivité mais ce sont des faits en fait et comment est-ce que les choses pourraient être amenées à changer parce que voilà si on interroge des politiques tout le monde va être pour la protection de l'enfance évidemment mais ce qui se passe c'est ça c'est un manque de personnel je me permet de rebondir sur votre dernière remarque parce qu'elle est très importante effectivement en protectionenfance tout le monde est pour la protection d'enfance et tous les jours dans nos cas de nos fonctions on rencontre des personnes qui sont très volontaires pour aider les enfants malheureusement lorsqu'il s'agit de définir une ambition politique avec des moyens pour protéger ses enfants là on a souvent du mal à avoir quelqu'un au bout du du téléphone ou tout simplement des personnes qui véritablement mettent leur on va dire le leur stature parfois leur fonction au service de ces enfants les plus vulnérables donc ça amène à des situations vraiment compliquées parce que en réalité ce qui se passe c'est que la société aujourd'hui ne supporte plus que les enfants a mal on a une tolérance à l'égard de la violence à l'égard des enfants qui a fondamentalement baisser et c'est une très bonne nouvelle mais cela explique aussi que les besoins de ces enfants augmentent c'està-dire qu'aujourd'hui on a de plus en plus de personnes qui composent le 119 le numéro de l'enfance en danger parce qu'ils entendent des cris d'enfants chez leurs voisins ou parce qu'ils sont témoins de situation qui sont problématiques de violence contre les enfants il y a quelques années c'était pas le cas on laissait passer ça se passait dans dans dans dans le sacre saint lieu de la famille dans le foyer on entendrait pas parler il suffit parfois de relire Jules Valès Jules Renard il y a 150 ans qui parle de tout même plus anci voilà faut dire que les droits de l'enfant on quand même progressé à ce niveau-là parce que il y a plus d'un siècle on avait quand même une tolérance à la violence contre les enfants qui était inimaginable aujourd'hui simplement voilà beaucoup d'enfants qui vont mal beaucoup d'enfants qui sont en danger dont le droit à la sécurité n'est pas respecté et les moyens eux n'augmentent pas à hauteur de ses besoins et donc forcément on va arriver à un système qui va s'effondrer nous c'est ce qu'on déplore depuis de nombreux mois bon on va également revenir mais dans un instant sur les moyens de l'aide sociale à l'enfance puisque ça a marqué l'actualité de ces dernière semaine on va ouvrir un grand chapitre sur l'international on dit voilà on est moins tolérant à la violence envers les enfants et c'est vraiment une question que je me suis posée en observant de loin hein c'est pas la préoccupation principale de de cette émission mais enfin les les contextes des guerres je vous propose d'écouter pour introduire ce chapitre Manon Pignot elle était sur France Culture en fait il y a une semaine pile dans l'émission de Quentin la fait entre 19h et 19h30 sur l'idée dans question du soir elle elle est maîtresse de conférence en histoire contemporaine et elle a été curatrice elle est curatrice d'une exposition sur l'enfant dans la guerre qui est visible en ce moment dans la ville de nanter donc tout près de Paris et alerte sur bien l'enfant dans la guerre aujourd'hui dans les conflits d'aujourd'hui en prenant un exemple précis au moment des attaques terroristes du Hamas du 7 octobre 2023 effectivement c'est un attentat terroriste d'ampleur qui vive toutes les populations les hommes les femmes les enfants les soldats et les civils et pour la première fois le Hamas emmène des enfants comme otage mais les représailles de l'armée israélienne du gouvernement israélien sur Gaza sont dans des proportions telles que le le doute sur la guerre d'anéantissement de mon point de vue en tout cas n'est plus possible aujourd'hui il y a eu un vendredi un rapport qui est paru qui disait que 70 % des victimes étaient des femmes et des enfants donc on est face à des chiffres et des proportions qui sont tout à fait inédite en terme de destruction en terme de brutalité mais aussi en terme de cible le fait de cibler les écoles de cibler les hôpitaux c'est-à-dire les les lieux qui sont naturellement des lieux de refuge pour les populations civiles et en particulier pour les familles avec des enfants il y a un caractère délibéré qu'on ne peut pas éviter de voir Adeline aan sur ce conflit et d'autres conflits aujourd'hui là en 2024 les les enfants sont visés c'est une alerte absolue pour l'ONU pour l'Unicef évidemment bien sûr bien sûr et c'est vrai que dans les conflits actuels ce que on peut on peut observer c'est que le droit humanitaire n'est pas respecté le droit humanitaire il oblige à ce que des hôpitaux des écoles ne soient pas ne soi pas touché or qu'est-ce qu'on voit à Gaza qu'est-ce qu'on voit en Ukraine moi je reviens d'Ukraine je suis revenue il y a il y a quelques semaines et on voit des écoles qui ont volé en éclat on voit des hôpitaux qui qui qui sont qui sont dégradés et ça c'est complètement anormal alors on peut considérer qu'une guerre c'est complètement anormal mais on vit pas non plus dans le pays de on vit pas chez dans un pays idéal mais en tout cas quand il y a une guerre il est évident que le droit humanitaire doit être respecté et ça n'est pas le cas et et dans les guerres les enfants doivent être absolument protégé ce qui n'est pas le cas on le voit à Gaza je l'ai vu en Ukraine on le voit parce qu'on en parle moins mais au Soudan qui avec un conflit terrible terrible au Soudan c'est la plus grande crise de déplacement des enfants au monde les enfants et leur famillees vivent dans des camps de déplacé dans des conditions absolument terribles fiante il y a plus d'écoles au Soudan il y a plus d'écoles parce que les écoles servent à héberger les personnes qui ont été qui ont été déplacés il y a une malnutrition absolument dramatique donc tout ça ce sont des choses qu'on ne peut pas accepter et justement l'Unicef international évidemment est dans tous ces pays et et dans tous ces pays est au Soudan est en Ukraine est en Afghanistan pour justement essayer de compenser ce que ce que ce que les enfants n'ont plus et ils n'ont plus la base c'est-à-dire ils n'ont plus de de nourriture ils n'ont plus de sécurité physique je ne parle même pas des dégâts en matière de santé mentale ça je l'ai vu en Ukraine par exemple tous les enfants sont traumatisés donc le rôle des acteurs ensuite de la société civile et notamment au premier lieu de de l'UNICEF c'est justement que faire de ces traumatismes des enfants pour qu'ils ne se répercutent pas pendant des générations entières comment faire comment leur raort quand même une éducation même s'il y a des bombes quand même un soutien psychologique et et on sait qu'il y a une expertise de de de l'UNICEF de beaucoup d'ONG pour essayer d'installer des écoles dans des camps de réfugi évidemment mais on a quand même l'impression que parmi les 193 pays qui ont signé la CIDE il y en a beaucoup qui ont fait des confétis avec Claire Briss vous vouliez intervenir oui moi je trouve que ce qui vient d'être dit par Madame aan est tout à fait juste j'ajouteraiis un point d'histoire c'est que je pense que de tout temps dès l'instant où il y a un conflit euh les populations civiles les enfant pour commencer mais les populations civiles sont ciblées c'était le cas dans les dans les siècles qui nous ont précédé mais dans l'histoire moderne ça a commencé avec la guerre d'Espagne et ce qui a d'ailleurs donné naissance à à une ONG qui existe toujours qui s'appelle plan international c'est-à-dire avec l'idée c'est que puisque les populations civiles sont ciblées et c'est dans quel objectif c'est dans l'objectif non seulement de tuer des gens mais de démoraliser ceux qui sont à l'arrière c'est et ça continue c'est ce que vient de dire Madame aan ça continue dans la bande de Gaza où les écoles sont électivement ciblées où les écoles servent à tout y compris à héberger des combattants simplement parce que il faut bien les héberger quelque part et cetera et cetera les enfants passent derrière ils passent toujours derrière et et d'autre part il y a le le le donc les enfants sont les premières victimes des mais y compris quand la guerre les transforme en réfugié il faut pas oublier le nombre d'enfants plus de la moitié des camps de réfugiés dans la planète sont au moins de 18 ans et il faut pas oublier non plus les enfants qui sont transformés en soldats là-dessus on n pas de chiffres parce que les chiffres sont si vous me passez expression très fait au hasard puisque on on n'arrive pas bien à les décomter mais parmi ces enfants soldats il y a par exemple des filles qui sont aussi les premières victimes des guerres les filles et leurs mèr qui sont transformé en soldat en soldats elles combattent les filles on voit vous avez cité le Soudan où la situation est épouvantable on peut aussi citer l'Ouganda où il y avait une une une une sorte de groupement qui raptait les enfants dans les villages qui les transformai en soldats les filles en esclave sexuelle et en combattante donc il faut pas oublier que la guerre est le premier ennemi des enfants et et en Ukraine dont a parlé madame Azan il y a aussi ces enfants qui ont été euh déplacés pour soi-disant les faire adopter par l'armée russe des enfants Ukrainiens dont les parents n'ont plus aucune nouvelle donc cibler les femmes cibler les enfants c'est intentionnellement détruire le moral de la population civile alors Adeline Azan euh moi je me demande quel quel est le pouvoir en fait de la communauté internationale on sait que l'ONU publie des des des communiqués très très souvent hein sur tous ces conflits rappelle en fait à la la la communauté des des des pays du monde a ses devoirs envers les plus faibles envers les enfants ce qui se passe en Afghanistan alors je dis en introduction mais c'est tout à coup toutes les filles il y a plus aucune fille à l'école à partir du secondaire de son les femmes n'ont même plus le droit de s'adresser la parole entre elle c'est qu'on enfin on a l'impression qu'il y a une non assistance à personne en danger généralisé est-ce que on a des ressources en terme de droit international en terme d'action et pardonnez-moi si ma question paraît naïve mais je pense qu'il y a un moment où il faut l'être aussi qu'est-ce que aujourd'hui on peut imaginer de nouveau pour essayer d'améliorer la situation de ses enfants et de ses femmes aussi d'ailleurs benah d'abord d'un point de vue des textes c'est bien en ce qui concerne les enfants en tout cas c'est bien la valeur de la Convention internationale des droits de l'enfant puisqu'elle je le disais elle est contraignante on peut le dire au pays obliger les pays à à revoir leur leur politique mais et quand on est en guerre ou quand on est dans dans une crise il est certain que ce Ce à quoi il faut parer c'est c'est l'urgence c'est d'abord rappeler que les enfants ne doivent pas être des victimes même si malheureusement on sait qu'ils le sont et puis c'est faire en sorte que ces enfants aillent mieux en Afghanistan où c'est aussi je parlais du Soudan mais l'Afghanistan c'est une des pires crises humanitaires au monde on a 12 millions d'enfants qui ont besoin d'aide humanitaire et 90 % de la population qui vit en situation d'extrême pauvreté et comme vous l'avez justement rappelé depuis 2022 maintenant les filles n'ont même plus le droit d'aller à l'école donc qu'est-ce qu'on peut faire par rapport à ça bien sûr s'en indigner s'en indigner le faire savoir l'expliquer parce que plus la plus la l'opinion internationale se mobilisera euh c'est plus ça ça aura d'impact mais on peut pas se contenter de de de de de faire de critiquer il faut aussi aller de l'avant et faire en sorte que ces enfants aillent un peu mieux et c'est ce que nous faisons aussi en Afghanistan par la fourniture avec des la fourniture de de des fournitures scolaires avec des associations locales des partenaires locaux l'UNICEF est depuis 65 ans justement en Afghanistan ça fait longtemps que sur l'éducation avant même bien sûr 2000 202 que l'UNICEF participait à augmenter le l'éducation des garçons et des filles maintenant il y a évidemment un focus sur l'éducation des filles et on essaie de faire en sorte que peu ou prou les filles elles aient quand même une façon d'être de de suivre l'école même si elles sont interdites d'école tout à l'heure Claire Brisset parlait des pionnières des des droits de l'enfant et parler de résistante est-ce que il faut essayer de créer une forme de résistance dans les endroits où le droit des enfants est souvent des femmes parce que ça va souvent ensemble est attaqué bien sûr bien sûr tout ce qu'on fait d'ailleurs c'est c'est une forme de résistance c'està-dire on et surtout faut surtout pas se résigner on ne peut pas se résigner à ce que par exemple 250 millions d'enfants de de 6 à 18 ans dans le monde vivent dans des dans des crises dans des crises politiques dans des dans des événements climatiques absolument insupportable qui mettent leur vie leur vie en danger c'est absolument insupportable on peut pas se résigner à ce que des millions d'enfants encore maintenant en 2024 dans le monde ne soi pas scolarisé on ne peut pas se résigner non plus à ce que actuellement un/ers des enfants de 10 ans ne dans le monde ne savent pas lire un texte de difficulté très moyenne c'était un/4 il y a 10 ans juste justement donc ça veut dire que le nombre d'enfants qui savent lire un texte à 10 ans il est en train de baisser donc ça on ne peut pas l'accepter on ne peut pas s'y résigner donc il faut quoi il faut le dénoncer et puis il faut améliorer bien sûr le sort de ses enfants sur le terrain en en y étant et c'est ce que fait l'UNICEF et et d'autres bien sûr d'autr besoins évidemment en terme de scolarisations sont immenses dans les pays voilà où la jeunesse est nombreuse où la démographie augmente jqu'en Afrique de il faut créer en fait des milliers moy monétaires sont les les besoins pardon d'argent sont absolument énormes voyez par exemple en Ukraine l'UNICEF a fait pour 2024 un appel à la collecte de 680 500 pardon 80 millions d'euros à ce jour au mois de novembre on en est qu'à la moitié donc la générosité elle elle est en train de baisser pour l'Ukraine les gens sont sollicités de partout et donc là aussi il faut que la générosité de de de l'opinion se se réveille alors ça va être compliqué d'être optimiste ce soir mais on va quand même essayer d'ébaucher des idées pas forcément des des solutions mais des idées pour agir et vous avez commencé à en parler évidemment adelinezan au nom de l'UNICEF je me tourne vers vous Pierre Alain sartou on sait que les les chiffres sont pas pas très B bon qui a quand même aussi en France quelques milliers d'enfants pas pas scolarisés 2000 qui a des des situations de de pauvreté aussi assez préoccupante alors qu'est-ce qu'on peut imaginer de nouveau pour mobiliser la société je crois que c'est ce que vous essayez de faire avec l'appel des 400000 voilà comment et et comment faire pour qu'on s'habitue pas aussi à ces chiffres il faut il faut désespérément ne pas s'habituer à ces chiffres vous avez raison il y a deux choses qu'on peut faire la première chose c'est recréer de de l'envie pour tous les jeunes Français qui cherchent un métier vers les les métiers de l'humain les métiers du cœur come on dit du SO notamment du soin en direction en direction notamment des enfants on parle bien sûr beaucoup des infirmiers des assistants sociaux il y a aussi les éducateurs spécialisés il y a aussi les éducateurs de jeunes enfants ce sont des personnes qui aujourd'hui ne sont pas en nombre suffisant alors que les besoins comme je l'indiquéis sont sont croissants donc redonnons un petit peu d'envie et de rêve pour ces métiers-là qui sont des très beaux métiers moi je renontre des éducateurs quasiment toutes les semaines et ce qu'ils font c'est magnifique euh simplement voilà tout le monde dit que c'est magnifique les éducateurs tout le monde dit que non par exemple Nicolas Sarkozi a fait une très récemment une déclaration sur les professeurs des écoles maternelles en disant que voilà les les vacances étaient quand même très nombreuse et que le métier était très facile et et et peut-être trop alors je vous confirme qu'en protection l'enfance c'est un métier qui est très difficile donc c'est une première chose à faire c'est redonner envie pour ces métiers qui sont exigeants mais qui vraiment permettent d'instiller de l'espoir dans dans notre société la deuxième chose qu'il faut faire et quand vous posez la question comment la société doit doit se positionner la société doit continuer à se mobiliser pour défendre les enfants contre toute forme de violence ça c'est absolument essentiel on parle effectivement beaucoup des violences physiques et des violences sexuelles c'est essentiel qu'aujourd'hui personne ne puisse s'accoutumer au fait que des enfants puissent être malmenés qu'ils puissent être insécurisés ou être dans des des familles ou des situations où ils ne sont pas en sécurité donc là on a une responsabilité collective notamment de faire appel à ce fameux numéro qui 119 d'enfance en danger on a aussi une responsabilité collective plus politique de donner les moyens à ses services et ensuite aux associations de prendre en charge les enfants qui en ont besoin voilà Claire Brisset je suis tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit bien sûr mais j'ajouteraiis que l'éducation nationale dont vous parliez à l'instant peut faire aussi beaucoup de choses les les les les maîtresses d'école de dans le primaire les les enseignants les institut et cetera euh moi je je suis témoin de ça parce que je vais beaucoup dans des écoles compris d'ailleurs dans les écoles françaises à l'étranger par exemple j'ai plusieurs fois été au lycée français d'Adis Abeba où il faut un travail formidable pour sensibiliser les enseignants eux-mêmes et les enfants à leurs propres droit et ils ils y ont une une réceptivité extraordinaire alors ils sont pas tous dans des situations dramatiques quand on a en face de soi une classe de 25 enfants il y en a qui vont très bien il y en a peut-être qui vont moins bien et dont on devrait peut-être s'occuper davantage et je je pense que ça c'est un rôle qui est immense et que l'éducation nationale en France pourrait certainement faire davantage on a justement beaucoup d'enseignants et c'est tant mieux et c'est absolument tant mieux faut pas réduire le nombre des enseignants parce qu'on a moins d'enfants ça c'est sûr mais on peut les prendre ENF c'est pas sûr que ce soit pas ça qui va se passerir je donne mon avis mais mais ce que je pense c'est que les enseignants peuvent être vraiment des des agents du progrès des droits de tous les enfants ceux qui vont mal ceux qui vont bien aussi et là il y a une culture à développer au sein de l'éducation nationale française à mon avis euh ce qu'on voit quand même pas mal à l'étranger je pense que l'éducation nationale française là et j'ai passé quelques années dedans aussi je pense qu'il y a une culture des droits de l'enfant à y développer en tout cas la notion circule hein Adelina c'est quand même aussi à l'école qu'on en entend parler oui mais justement complètement d'accord avec ce que dit Claire Brisset euh si la notion de droit de l'enfant euh voilà comme commence à exister à l'éducation nationale elle existe quand même pas beaucoup hein parce que justement euh ce ce qui parlent de des droits de l'enfant dans l'éducation nationale ce sont souvent les personnes extérieures vous l'avez dit vous le faites à l'étranger nous on le fait régulièrement avec nos ici avec et notamment avec nos ambassadeurs et nos jeunes ambassadeurs euh qui qui vont parler aux élèves de leurs droits mais souvent les élèves il ils ne savent pas les enseignants moyens et donc nous ça fait partie de notre notre plaidoyer que de dire il faut que absolument dans les programme de l'éducation nationale ce soit inscrit les les droits de l'enfant et pas seulement ce que nous on avait c'est-à-dire éducation civique vaguement bon mais vraiment d'expliquer aux enfants queil y a il y a un texte qui leur donne le droit de ne pas être frappé de ne pas être incesté de ne pas de pouvoir avoir un logement et cetera et qu'il le sache il y a 70 % des enfants actuellement qui le savent pas il y a à peu près 50 % en France des des adultes qui qui connaissent pas les droits de l'enfant qu on leur en parle ils y sont extrêmement r absolument donc il faut et les enfants et leurs enseignants et c'est le boulot non seulement de nous ça on le fait tous évidemment mais c'est c'est c'est le boulot de de des pouvoirs publics aussi de le faire davantage alors je me demande si ce qui bloque un peu c'est pas l'article 12 la fameuse consultation des enfants pour euh tout ce qui les concerne la consultation et l'écoute mais souvent on se borne à de la consultation alors on sait hein qu'à l'école il y a quand même des instances représentativees des élèves est-ce qu'on les écoute ou pas bon c'est un peut contrasté on va dire comme résultat et est-ce qu'on écoute d'ailleurs tant que ça les jeunes quand ils parlent dans des instances euh diverses et variées même quand on évoque les droits de l'enfant j'étais un événement organisé par le Sénat autour enfin au Sénat plutôt euh par euh la dynamique pour les Droits de l'Enfant là c'est un ensemble d'association qui œuvre pour les Droits de l'Enfant c'était très intéressant il y avait un panel d'experts et aussi d'acteurs hein des des des assauts et puis et puis de gens concernés comme rasmina Ouadi i alors c'est une jeune fille qui vient de Mayotte elle a 20 ans maintenant elle a dénoncé alors qu'elle était mineur les viols qu'elle a subi euh dans son village et pour lesquels finalement elle avait rencontré pas du tout beaucoup de solidarité en fait c'est toute la situation à Mayotte qui est compliquée et puis ce qu'elle dit aussi c'est qu'on l'écoute pas en fait c'est que on la laisse parler on l'applaudit mais que l'écoute n'est pas là alors je l'ai interviewé brièvement le son est pas excellent j'avais pas les le bon matériel mais je voulais quand même vous faire entendre sa voix je crois que c'est important 2 tiers des habitants sont un âge d'obligation scolaire orors 5 à 10000 enfants ne sont pas scolarisés à Mayotte les 3/4 des jeunes de 17 ans ont des difficultés en les et au-delà il est insupportable aussi de constater que il y a 60 % des jeunes nonsolarisés qui sont exposés à la prostitution et que cela concerne aussi un/4 des jeunes scolarisés et nous sommes sur le département le deuxè département le plus touché par les grossesses précoces et divg sur mineur alors que c'est un département français les jeunes soit il ils ont été violés par leur entourage ou par des personnes ou soit parce qu'ils ont pas forcément été été mis au courant des dangers qu'il y a dessus on aurait aimé avoir par exle exemple recours aux 21h d'heure de relation à la vie affective relationnelle et sexuelle pour nous expliquer n le fonctionnement de notre corps pour qu'on puisse comprendre mais on n jamais eu droit à ces à ces 21 heur d'obligation parce qu'en fait il y a même une loi de 2001 qui oblige ces 21 heur et personne ne la respecte c'est quand même hallucinant on est fatigué tout le temps on nous tape sur l'épaule on nous dit bon bonne journée bah vous inquiétez pas on va faire quelque chose au final il y a rien donc je crois qu'on on est tous fatigués en tout cas de voir qu'il y a que des par [Musique] France Culture être et savoir Louise Touray alors les jeunes disent enfin en tout cas c'est ce que dit rasmina ou Mad on tape sur l'épaule et on m'écoute pas est-ce que c'est ce qui vous arrive aussi Pierre Alain sartou et puis comment vous entendez cette parole des des des jeunes parce que la situation même dans d'autres contextes auss à l'enfance elle est aussi dénoncé par les enfants eux-mêmes d'abord je vais saluer la ce Témo age de rasmina qui est très énergique et qui dit très bien la réalité de de ce qui se passe en France et quand je parle de la France je parle de toute la France et compris à Mayotte elle cite effectivement cette étude que que la knnap a coconduit avec nanter qui estime entre 5 et 10000 enfants à Mayotte la déscolarisation la non scolarisation sur un département français je sais pas si on réalise vraiment le recul des droits que cela représente il y a d'autres droits fondamentaux qui sont vraiment atteints notamment dans les territoires ultramarins j'espère qu'on pourra qu'prra en reparler pour répondre directement à votre à votre question nous du côté des associations c'est vrai qu'il y a cet effort donc va parler àinazan de consulter bien davantage les enfants et les jeunes sur les sujets qui les concernent ce sont les premiers concernés comme on dit dans lere jargon on montre l'exemple on essaie de le faire simplement attention parce que le monde politique s'intéresse à la consultation consultation des jeunes elle s'intéresse souvent malheureusement au premier degré on vous écoute on prend du temps pour s'asseoir face à vous vous témoignez merci au revoir je crois que c'est dernière phrase qui a été employée par rasmina il faut aller au-delà il faut qu'on construire mais c'est complètement anti-éducatif de de consulter des personnes qui doivent apprendre aussi l'importance que qu'on peut jouer enfin l'importance qu'on a en tant que citoyen de sa parole et de pas les écouter c'est exactement le le contraire non pas de ce qu'on devrait faire mais faut pas les consulter du tout si c'est pour pas les écouter CLA brisser non je sais pas je m'emporte non vous avez raison parce que tout ces sujets là ont de quoi nous mettre tous en colère mais je pense que c'est un des articles comme vous l'avez dit tout à l'heure les plus difficiles à respecter je parle de ce qui se passe dans les pays développés parce que dans les pays au Soudan il reviendrait il viendrait pas à l'idée de personne de demander à des enfants qui sont témoins de massacre ce qu'ils on on est déjà à une étape quand même toutême c'est beaucoup plus compliqué que on ne le croit parce qu'il faut donner des outils aux enfants pour qu'il s'expriment il faut leur apprendre leur enseigner ça depuis le début de leur vie presque dès qu'ils savent marcher parler leur expliquer un certain nombre de choses leur demander leur avis sur beaucoup de choses et je voudrais revenir justement une minute là-dessus parce que dans le le l'article de la convention qui dit les enfants ont le droit d'exprimer leur opinion et cetera et cetera il y a un article extrêmement un élément très difficile à faire respecter c'est qu'ils ont le droit de choisir leur religion et il y a un certain nombre de pays où c'est tout simplement impossible vous parliez tout à l'heure de à l'Afghanistan mais il y a beaucoup d'autres pays où les enfants on leur demande pas leur avis sur la culture qu'ils vont recevoir on leur demande on leur dit pas qu'ils peuvent la regarder et la critiquer éventuellement et donner leur avis aussi sur sur cela donc je pense que c'est un des articles de la Convention les plus difficiles à faire respecter il est un peu même révolutionnaire je vais vous proposer une autre idée un peu révolutionnaire et euh on on va s'arrêter sur l'idée hein encore de de consulter les enfants avec Clémentine Bovet elle est écrivaine pour la jeunesse en particulier traductrice bon j'ai pas donneré tout tout son CV elle a écrit des livres géniaux pour les enfants je vous conseille ben je vous les conseille tous les petits trîn c'était vraiment vraiment super bien et on l'avait invité pour parler de de comment on écrivait la littérature jeunesse aujourd'hui elle publie les pour le droit de vote pardon pour le droit de vote dès la naissance c'est un tracte galimar un texte très court et elle nous explique pourquoi elle est pour ce droit de vote bah tout de suite le politique pour les enfants comme pour tout le monde Régine aus existences le fait qu'il ne soit pas consulté là-dessus et qu'on pense si rarement à eux comme à des victimes en fait des décisions politiques qu'on prend et quand même extraordinairement inquiétant parce que c'est entre 18 et 20 % de la population d'un pays comme la France qui a moins de 18 ans donc c'est c'est très très étonnant qu'on s'interroge pas quotidiennement sur le fait qu'on les prenne pas en compte dans des décisions qui les concernent et qui leur importent et aussi on leur nit l'expertise qu'ils ont et qu'ils sont les seul à pouvoir avoir c'est-à-dire qu'un enfant est le mieux placé pour parler de sa propre expérience du politique sa propre expérience je sais pas de vivre avec un seul parent de partir à l'école sans prendre de petit déjeuner sa propre expérience d'être un enfant malade d'être un enfant qui a handicap là je parle de choses qui sont tristes mais il y a aussi plein d'aspects positifs dans le fait d'être un enfant sa propre exploration d'un lieu public qui se fait de manière très différente de celle d'un adulte par exemple sa propre relation aux vivants aux animaux ses espoirs ses désirs c'est l'enfant qui est mieux placé pour en parler et pour le communiquer de plein de manières y compris le vote vous dites quelque chose d'assez rigolo Clémentine Bovet vous dites bah en fait les adultes aussi votent un peu comme des enfants par exemple comme leurs parents la question de la compétence n'est jamais demandé aux adultes et d'ailleurs heureusement parce que la démocratie est basée justement sur le fait que tout le monde vote et que ça dépend pas des compétences des connaissances ou des diplômes et certainement les les adultes sont extrêmement influencés ils sont influencés par leurs parents ils sont influencés par leurs amis ils sont influenés par leur lecture ils sont influencés par Anouna ils sont influencés par TikTok ils sont influencés comme les enfants comme tous les êtres vivants par des gens autour d'eux parce que voter est un acte social c'est normal d'être influencé quand on vote c'est même le principe du vote on a besoin d'une certaine d'un certain nombre d'influence pour décider pour qui on va voter si on s'adresser davantage à des mineurs à des enfants même à des petits enfants en parlant des décisions qu'on voudrait prendre en tant que homme ou femme politique on se forcerait à formuler les choses de manière plus claire cet effort pédagogique serait bénéfique pour la politique et oui parce que quand on réfléchit à ce qui nous parvient des informations politiques en tant qu'adulte là on nous propose des programmes politiques qui comprennent énormément énormément de choses différentes auxqueles on a très peu d'accès concret dont il est très difficile de vérifier la teneneur parce qu'on a pas forcément l'alphabétisation de le faire on n pas forcément les compétences mathématiques ou géographiques ou géopolitiqu de s'assurer de la vérité des des choses qu'on nous propose en terme de programme politique et en fait cette obscurité du programme politique moi j'ai tendance à penser qu'il est un peu délibérément elle est un peu délibérément entretenue c'est-à-dire qu'on pourrait faire plus simple en réalité il y a plein de manière de faire plus simple au niveau linguistique on le sait par exemple moi j'habite en Angleterre qui est un pays où il y a une grande campagne pour l'anglais simplifié dans les démarches administrative et cette grande campagne elle veut dire que maintenant les les formulaires sont extrêmement faciles à lire en anglais beaucoup plus que leurs équivalents en français moi je suis très frappé par ça il y a plein de manières dont on pourrait imaginer une éducation populaire à la politique vitablement participative plus locale plus ancrée dans l'expérience concrète des gens avec plus de consultations avec des modes par tirage au sort par exemple pour s'exprimer sur certains sujets et des consultations qui soient véritablement suivies des faits si il y a des consultations qui ne mènent à rien par exemple et bien on se désengage c'est complètement normal donc tout ce qui est de l'ordre du jeu de la consultation qui ne sert à rien pourrait être banni au profit d'un véritable débat populaire d'une simplification éducative forte probablement d'ailleurs avec l'aide de professeurs et d'instituteurs qui font ça littéralement tous les jours mais qui pourrait s'appliquer pas seulement aux enfants mais à tous les adultes et je pense que tout le monde en bénéficierait Pierre Alain sartou directeur général de la Convention nationale des associations de protection de l'enfant est-ce que donner un un droit de vote plutôt voir tout de suite ça aiderait à protéger les enfants en tout cas est-ce que s'adressaer davantage directement à eux en politique ça ferait avancer pour vous les droits si tentz que ce soit possible là on est un peu dans l'utopie je pense mais al ça aurait ça aurait énormément de bénéfices le premier bénéfice serait de d'encourager ce mouvement social qui est déjà enclenché mais qu'il faut encourager c'est-à-dire reconnaître que tous les enfants sont des sujets de droit et qu'ils ont le droit à une opinion donc permettezmoi à ce stade là de prendre un exemple très personnel puisque j'ai une petite fille qui a l'âge de 5 ans qui est en école maternelle école publique et qui pour la troisème fois cette année a voté notamment pour savoir de quels équipements elle elle pourrait bénéficier dans son école entre équipement sportif ou équipement plutôt ludique elle a voté elle est venue expliqué le soir qu'elle avait une démarche de vote et que la classe avait décidé qu'on irait dans telle direction c'est pas compliqué c'est pas compliqué de consulter les enfants de les écouter et de se rendre compte qu'en fait on peut leur demander leur avis simplement c'est une démarche intellectuelle qui parfois nous dépasse parce qu'on a pas été élevé comme ça parce que c'est vrai qu'on a parfois eu des modèles de décisions issus de nos familles qui étaient bah c'est comme ça c'est pas autrement donc voilà oui par même en tant que parents c'est c'est une démarche mais ça on pourrait faire des tas d'émissions là-dessus on en avait un petit tu peux parler dans l'émission avec Mona Cholet sur la culpabilité donc je vous incite chers auditeurs et vous-même bien sout à podcaster ce numéro en tout cas ça pose des des bonnes questions et cette question de l'âge du vote vous la bah vous la soulevez aussi Adeline Azan alors vous allez un petit peu moins loin je mais vous en avez parlé récemment sais rien mais en tout en ce que en tout cas nous à l'Unicef nous militons depuis plusieurs années et de nombreuses années pour la reconnaissance du droit de vote à 16 ans au moins aux élections municipales et européennes et ensuite ensuite on verra pourquoi mais parce que les choses ont évolué justement depuis quelques années depuis maintenant il y a une loi sur la participation citoyenne qui permet aux mineurs de 16 ans de créer une association d'être membre d'un conseil d'administration c'est ce qu'on va faire d'ailleurs à l'Unicef de reconnaître un enfant donc toutes sortes de choses qui sont quand même des actes d'adultes qui doivent être pensés c'est réfléchi donc pourquoi pas le vote à 16 ans sachant que moi je suis persuadée que si un enfant un ADOT plutôt est habitué le plus jeune possible à voter même si et surtout peut-être s'il est dans le milieu familial s'il a la chance qu'on lui explique que c'est son devoir de voter et bien je suis sûr que il prendra cette habitude et il il la gardera toute sa vie si tantait que justement on écoute un minimum ce que disent les jeunes parce que regardez ce qui s'est passé au derniè législative pas un mot en 2024 pas un mot des candidats aucun ah je pensais que vous parliz du résultat non non non pas un mot des des candidats sur la politique de l'enfance en 2022 pareil et quant aux européennes de 2024 alors c'est vrai que c'est pas une compétence directe de l'Europe mais enfin on pourrait quand même parler de l'enfance en Europe pas un mot mais si les les adolescents avaient le droit de vote à 16 ans mais il serait bien obligé les candidats d'en parler il serait bien obligé parler et et ça ne serait-ce que pour ça je pense que que que ça vaut le coup mais là où je rejoins tout à fait l'interlocutrice dans dans le son que vous avez oui que vous avez passé c'est que elle a complètement raison quand elle dit que si on je le disais tout à l'heure si on ne tient pas compte de ce que disent les enfants alors ça sera pire c'est-à-dire qu'ils auront même plus envie de s'engager et c'est vrai j'ai j'ai écouté avec beaucoup d'attention ce qu'a dit Pierre Alain sartou moi ça me fait penser a aussi au Conseil municipaux d'enfants et de jeunes moi quand j'étais maèire de rein j'en ai créé un mais je m'étais engagé à ce que ce qui est sortait de la de de de de ce conseil municipal des enfants bah on l'examine en cons que ça suffirait pas de mimer ce que font les adulte en fait non bien sûr et puis et puis attention c'est un conseil municipal d'enfants il faut faire attention à ce que parce que ça va vite ça peut vite aller dans cette direction à ce que ce soit pas justement les enfants les plus favorisé qui dans leur famille entendent parler de tout ça qui se qui se présente donc si on veut le faire il faut aller chercher dans les quartiers en difficulté c'est pour ça que vous avez précisé que c'était une école publique pierrein sou non je l'ai précisé parce que j'étais simplement fier que l'école publique puisse proposer ça d'accord parce que évidemment qu' a un enjeu d'éducation qui est donc une éducation familiale alors je sais que vous voulez intervenir CLIRE et je donne la parole tout de suite mais de toute façon des gens qui disent les droits de l'enfant il y en a Mar c'est c'est pas intéressant on va pas travailler là-dessus c'est c'est assez rare j'ai vu quelques déclaration bah sur l'idée de de consulter mon collègue alin finalcot qui est producteur ici c'est déjà exprimé dans le sens de dire voilà ce qui est important c'est surtout le droit à l'éducation le reste ça vient après je pense qu'il y a quand même un certain nombre d'adultes qui partagent ce sentiment mais peut l'exprime finalement publiquement en tout cas dans notre pays CLA Briss j'ai déjà entendu Alain philkcot dire dans une émission à laquelle je participé avec lui que demandait leur avis aux enfants en c'était les adultisés donc évidemment j'étais pas vraiment d'accord he c'est pas les adultisés c'est prendre leur avis en considération voilà mais ce que je voulais dire c'est que sur Demander la vie des enfants quelquefois c'est extrêmement concret par exemple quand les gens divorcent ou se séparent et que dans notre droit jusqu'à il y a un peu plus de 20 ans l'audition de l'enfant devant les juges aux affaires familiales n'était que facultative ça je me souviens très bien parce que je me suis batue pour ça et maintenant c'est dans la loi l'audition de l'enfant quand les parents divorcent ou se séparent de droit encore faut-il que on dise aux enfants tu peux parler au juges tu peux donner ton avis ce qui ne va pas toujours s'ans dire mais ce que ça veut dire tout ce qu'on vient de de voir là c'est que donner des droits aux enfants c'est un combat c'est un combat des adultes ça a été d'abord un combat des adultes puisque c'est eux qui ont fait changer les textes et qui ont fait que cette convention existe mais c'est un combat euh de depuis très longtemps et qui n'est pas achevé je crois que c'est ça que nous disons les trois c'est qu'il faut bien se rendre compte que par exemple l'idée de demander le leur avis aux enfants dans les classe ou que leur faire sentir de façon extrêmement concrète qui peuvent parler ça ne va pas s'en dire mais pas àchever on l'entend tout à fait mais est-ce qu'on avance encore c'est un peu ça la question qu'on se pose ce soir et je pense qu'on y répond pas totalement c'estàd qu'on on sait que des actions sont mené est-ce que les avancées sont effectives je sais pas alors je voulais qu'on parle pardon je vouis qu Mme parle dansj mais je vous donne la parole tout de suite des différents âges en fait d'accès à des droits ou des devoirs je vous donne des exemples donc bon on vote pour l'instant à à 18 ans mais la responsabilité pénale commence à à à 13 ans et puis il y a un autre palier à 13 ans la majorité sexuelle qui n'est ni un droit ni un devoir mais qui quand même est importante bon c'est c'est c'est à à 15 ans et avec aussi des des changements assez risents puisquon a beaucoup parler du du consentement finalement aussi on le voit en matière de justice on est un peu plus responsable avant d'avoir les droits qui pourraient aller avec finalement il y a un déséquilibre peut-être entre ces différents paliers comment est-ce qu'on peut se l'expliquer qui veut répondre j'ai raison de parler de déséquilibre parce que les mêmes dans le vivier politique dans le domaine politique qui ne voudrait pas accorder le droit de vote à 16 ans aux mineurs sont ceux qui voudraient qu'il soit responsable pénalement à 16 ans or ça justement ce serait une cat que c'est un truc de gauche les droits de l'enfant oh non je pense pas qu'il faille dire que c'est un truc je me dois de vous poser la question mais non non je pense pas que ce soit un truc de gauche c'est ça doit être quelque chose de d'absolument universel mais justement la reconnaissance du droit de vote à 16 ans ça ne doit surtout pas conduire parce que c'est complètement différent à une responsabilité pénale à 16 ans parce que pour le 16 ans oui parce que pour le coup un mineur pénalement il est jusqu'à 18 ans il y a déjà actuellement une possibilité d'écarter dans certains cas graves l'excuse de minorité ça existein donc quand on entend comme on a entendu il y a quelques mois puis je sais pas de quoi l'avenir sera fait que le le on va re débattre de supprimer l'excuse de minorité ce serait dramatique autre chose que on parle de comparition immédiate pour les mineurs dans des dans des pour des faits relativement graves mais moi je l'ai vécu comme juge la comparition immédiate pour les majeurs mais il y a rien de pire que la comparation immédiate ça s'appelait flagrant délit avant c'est une justice c'est l'abattoire c'est une justice expéditive est-ce qu'on veut juger les jeunes comme ça alors que justement pour le jeune et ça c'est vraiment le code pénal qui le ditation de la peine la connaissance de la personnalité du jeunne c'est absolument fondamental donc si on jugeait les les les mineurs de même de de 16 ans en comparition immédiate c'est-à-dire est-ce qu'il a fait ça ou pas et puis que voilà à peine un avocat ou ce serait mais mais mais un recul mais personne n'a jamais penser à ça si jamais ça ex ça existait dans l'avenir ce serait je le dis dramatique vraiment dramatique alors et je pense aussi aux mineurs de laazux qui avant 16 ans parfois sont complète livré à eux-mêmees faute de de personnel pour les suivre faute d'accueil conséquent on a vu des des mineurs qui vivaient dans des des meublés seul bien sûrit et voilà où est le droit où est le devoir enfin ça ça pose aussi des questions morales immenses voilà alors sur ces éléments de de justice pénale on est vraiment sur des choses qui sont très concrètes dans ce que viens d'évoqué madame aan ce sont des des des des propositions de réforme qui ont été porté dans un projet de loi qui n'a pas pu être débattu du fait de la dissolution mais en réalité ça a été proposé par l'ancien gouvernement ce sont des choses qui sont aujourd'hui en germe et l'ancien Premier ministre a également déposé une proposition de loi qui porte ces ces articles là donc il faut indiquer que c'est quand même des choses qui effectivement sont très proches de nous et qui aujourd'hui sont des recul des reculs pardon vraiment important de ce qu'est l'édifice de la justice pénale des mineurs dont la France a longtemps était très fière parce que c'est un dispositif qui dat de 1945 qui a été réformé par ce même gouvernement en 2021 donc c'est quand même pas long long temps et qui fonctionne bien justement dans l'idée de de redonner une chance à ces jeunes avant de vraiment les assigner en tant que délinquant pour toute leur vie et pour répondre à votre question aujourd'hui euh du fait du manque de moyens sur les tout à l'enfance de plus en plus on considère que oh ben finalement à 17 ans et puis pourquoi pas à 16 ans et pourquoi pas à 15 ans on a des enfants parce que moi j'appelle ça des enfants 14 ans 15 ans ah ben c'est c'est le c'est tout au début de la déclaration des la convention pardon internationale des droits de l'enfant c'estàd qu'on a un enfant jusqu'à 18 ans au regard de de ce texte hein qui est un texte93 pays qui est suffisamment autonome qui est assez dégourdi pour quelque part pouvoir vivre en semi-autonomie dans un meublé comme vous le dites dans un hôtel qui souvent n pas un hôtel de très bonne facture et on accepte cette situation qui s'aggrave tout simplement parce qu'on a besoin de libérer des places pour des enfants plus jeunes parce qu'on on étouffe de partout mais c'est absolument pas tolérable aujourd'hui est-ce qu'on peut imaginer que des enfants qui au moins 18 ans et même même 19 ans 20 ans 21 ans soit capacité d'être autonome dans tous les élément de leur vie l'accès à un emploi la formation la sécurité sociale l'accès au soins non c'est pas possible est-ce que cette incapacité à protéger les enfants les plus vulnérables dit quelque chose de la manière dont on regarde les enfants globalement et l'enfance on parle des droits de l'enfant hein pas des enfants de l'enfant est-ce que finalement considérer si mal les les plus faibles ça dit quelque chose de notre rapport à l'enfance clair mais mais bien sûr et il faut quand même regarder un peu ce qui s'est passé de l'autre côté de l'Atlantique euh les les les les auteurs de la de enfin ceux qui ont vraiment favoriser l'élection de Donald Trump c'est une fondation qui s'appelle la Heritage Foundation et qui véhicule tout toutes les idées les plus réactionnaires sur les enfants euh qu'on puisse imaginer et qui sont aussi à l'origine du du mouvement d'opinion qui fait que les États-Unis ne sont pas du tout prêts à à ratifier la Convention sur les droits de l'enfant que que maintenant ils sont les seuls au monde à ne pas avoir ratifié merci beaucoup à tous les trois pour cette vibrante défense des droits de l'enfant et à bientôt dans re savoir sur France Culture