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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 21 septembre 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransportsSolidarités & familleInstitutions & élections

Comment amortir le choc pétrolier ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse partielle

    Quels sont les marges de manœuvre de l'exécutif face à la hausse des carburants ?

  • 0:44RelanceÉludée

    Emmanuel Macron va expliquer aux Français pourquoi ils subissent la hausse des carburants. Est-ce que ça suffira ?

  • 2:08FerméeRéponse directe

    L'aide aux gros rouleurs est-elle reconduite ?

  • 3:34OuverteRéponse partielle

    Une mobilisation multisectorielle est-elle probable ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'une élection présidentielle peut amortir la colère sociale ?

  • 6:24RelanceÉludée

    Quelles propositions politiques concrètes pour les ménages populaires ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:51Fait
    « le carburant c'est d'abord une dépense qui se voit tout de suite, qui s'affiche, il suffit d'aller à la pompe et vous en rendez compte immédiatement »
  • 3:34Fait
    « il n'y aura pas de retour à la normale avant des mois parce que la guerre en Iran va continuer et que la guerre en Ukraine va continuer »
  • 4:18Fait
    « on a une élection présidentielle dans 7 mois »
  • 9:56Louis AlliotFait
    « Les aides ciblées ne sont pas adaptées à la situation parce que la liste des personnes à aider aujourd'hui est tellement importante que finalement, personne n'est content de ce qu'a mis en place le gouvernement »
  • 10:40Fait
    « Le RN demande la baisse des taxes, Ségolène Royal par exemple aussi demandait hier soir la baisse des taxes »
  • 12:03Fait
    « La question de la TVA est un sujet qui, je veux dire, pour les classes populaires, est tout à fait audible »
  • 12:44Fait
    « si on baisse les taxes, effectivement, c'est des rentrées en moins »
  • 13:24Chiffre
    « 20 centimes de baisse sur le prix de l'essence via une baisse des assises, c'est presque 10 milliards d'euros »
  • 14:39Fait
    « notre pétrole, il vient d'ailleurs. Et ça, on le sait depuis le début »
  • 15:24Fait
    « le seul budget qui augmente depuis 10 ans, c'est l'armée »
  • 18:09Chiffre
    « 20 centimes de baisse sur le prix de l'essence via une baisse des assises, c'est presque 10 milliards d'euros, 9,1 pour être précis »
  • 18:52Chiffre
    « au moment de la présidentielle on sera à 4000 milliards de dettes c'est-à-dire c'est l'équivalent de 55000 euros par français et ça sera 120 % de notre pib »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:06

2 ,41 euros le litre en moyenne. Les prix flambent et atteignent des records face à la colère. L L'exécutif sonne la mobilisation. Sébastien Lecornu réunit ses ministres. Aujourd'hui, Emmanuel Macron s'exprimera lui jeudi soir à 20h sur TF1 et France 2. Quels sont leurs mages de manœuvre alors que le Premier ministre décrète 54 milliards d'économies On va en parler avec vous Bonjour Elisabeth Martichon Bonjour Ariane Merci d'être là éditorialiste politique Bonjour Arnaud Benedetti Merci également d'être là directeur de la nouvelle revue politique Et on retrouve pour cette saison Pablo Piovivien Ravi, bonjour Pablo, rédacteur en chef de la revue Regards. On va rentrer évidemment dans le vif du sujet, mais d'abord question peut-être

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un peu plus globale Elisabeth, politiquement on est sur une semaine explosive pour l'exécutif, pour Sébastien Lecornu, pour Emmanuel Macron. Explosive, il se trouve qu'Emmanuel Macron jeudi a décidé d'expliquer aux Français pourquoi nous subissions les assauts de la hausse du carburant venu de l extérieur. Sous-entendu, il va falloir faire le gros dos et ça va durer. C'est ça aussi le message, je pense, principal du Brédoin, c'est que ça va durer. Il n'y aura pas de retour à la normale avant des mois parce que la guerre en Iran va continuer et que la guerre en Ukraine va continuer, ça va être un message très géopolitique. Répartition des tâches, le Premier ministre, lui,

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s'occupe du quotidien des Français, essaye de soulager un peu effectivement la facture, avec aujourd'hui deux réunions. Une sur l'approvisionnement, ce qui a effectivement une menace sur l'approvisionnement. Et puis une sur les prix, avec l'idée de cibler davantage qui est les gros rouleurs. L'aide aux gros rouleurs, qui n'a pas été annoncée comme reconduite la semaine dernière et qui est au sujet sur la table ce matin d'une réunion, elle arrose tous les gros rouleurs. Et dans les gros rouleurs, il y a des gros contribuables. Et donc l'idée c'est de resserrer sur la classe moyenne. Je pense que c'est un des soucis majeurs du gouvernement,

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c'est maintenant d'aider davantage, de mieux cibler sur les classes moyennes. Donc voilà, répartition des tâches parce qu'en réalité ça va durer. C'est ça la leçon que les Français vont découvrir peut-être, évidemment aujourd'hui. – Parce que la colère, elle monte dans le pays. Elle monte et on en parlait avec Emmanuel Morel avec une fracture qui se redessine si tant est qu'elle a été estompée entre la France des villes et la France rurale, la France périphérique. Oui parce que si vous voulez le carburant c'est d'abord une dépense qui se voit tout de suite, qui s'affiche, il suffit d'aller à la pompe et vous en rendez compte immédiatement. Ensuite c'est une dépense contrainte parce qu'on le sait très bien, beaucoup de gens n'ont pas d'autre choix que de prendre l'automobile pour

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vaquer à leurs occupations quotidiennes, amener les enfants à l'école, faire leurs courses, aller au travail, aller se soigner, etc. Des tâches qui sont absolument essentielles et vitales. Et puis, troisième point en effet, c'est une dépense qui est un marqueur des fractures territoriales et sociales françaises parce que les fractures territoriales sont des fractures sociales. On l'a vécu au moment de la crise des Gilets jaunes. Alors la crise des Gilets jaunes était un peu différent parce que la crise des Gilets jaunes s'était liée à une décision directe de l'exécutif de l'époque qui avait augmenté la taxe carbone de 5 euros, je crois en l'occurrence. Là, en effet, c'est, si vous voulez, un facteur exogènes, des tensions à la hausse sur le marché du pétrole qui entraînent...

3:34

Alors hier, un contexte géopolitique, vous l'avez rappelé, tout à fait singulier, qui entraîne une hausse du litre d'essence et du litre de gasoil. Après, le vrai sujet pour le gouvernement, c'est la question classique, récurrente. Est-ce qu'il y aura une mobilisation à un moment donné multisectorielle, ce qu'on appelle la coagulation d'un certain nombre de secteurs qui sont particulièrement impactés par cette crise. C'est vraisemblablement la préoccupation de l'exécutif. Alors, je ne suis pas sûr que si vous L'intervention du président de la République change grand-chose, parce que je ne suis pas sûr que les Français attendent beaucoup de l'intervention du président de la République. Ce que vous avez décrit, c'est un schéma de communication en l'occurrence,

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mais ce que veulent en fait les gens qui sont aujourd'hui en difficultés c'est des réponses très concrètes concrète à leurs besoins et si on leur dit ça va durer je ne suis pas sûr que si vous voulez ça les satisfasse forcément même si voilà le premier et le deuxième élément c'est les mesures ciblées dont vous parlez il faut éviter que ça soit je veux dire d une usine à gaz c'est-à-dire très compliqué à comprendre alors ce qui joue en faveur du l'exécutif c'est quoi aujourd pour éviter une crise sociale, c'est qu'on a une élection présidentielle dans 7 mois. C'est loin aussi. C'est loin, je suis d'accord, c'est loin. Mais on n'est pas du tout dans le calendrier de 2018 où il n'y avait pas d'élections avec la crise des gilets

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Ce facteur peut peut-être, je dis que ce n'est pas du tout sûr, en l'occurrence faire baisser la tension. – Pablo ? – Oui c'est assez juste ce que dit Arnaud, il n'est pas de coutume dans notre pays historiquement de lancer des grandes mobilisations sociales avant une élection aussi importante que l'élection présidentielle, dans d'autres pays ça ne marche pas exactement comme ça, quand on pense au choc pétrolier au Royaume-Uni au début des années 70 c'est ça marche que c'est pas sympa marge ils ont des élections législatives etc mais ils ont mis tout le monde dans la rue parce que le prix du baril avait doublé faire le prix à la pompe avait doublé le prix de l'essence avait doublé et ensuite ils ont disons ça a provoqué des élections législatives qui a

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dégagé le premier ministre conservateur nous en France ça marche pas de cette façon là ce que dit Arnaud lorsqu'il dit il n'est pas enfin je sais pas c'est un rappel historique mais en tout cas c'était son intuition de dire une mobilisation sociale ne va pas de pair avec une année présidentielle ça marche lorsque ce sont les centrales syndicales qui peuvent un peu piloter les mouvements sociaux aujourd'hui lorsqu'on parle du retour des gilets jaunes ce n'est pas la cgt ou la cfdt qui sont à la manoeuvre même si ces deux centrales ont appelé à des journées de mobilisation à la fin du le 29 septembre, la semaine prochaine. Donc il y a des espèces de parallélisme.

6:24

Est-ce qu'on pourrait avoir une élection présidentielle avec un mouvement social aussi important que celui des gilets jaunes Moi, je pense que c'est tout à fait possible. Après, juste un mot sur Emmanuel Macron, le gouvernement et ce qui se passe avec le prix de l'essence. Le problème, c'est qu'on attend d'Emmanuel Macron et du gouvernement qui fassent des propositions politiques. Ce qu'a raconté très bien Elisabeth Martichoux, c'est qu'Emmanuel Macron va faire une explication. Alors il va nous expliquer comment il y a le circuit d'approvisionnement, là où ça coince avec l'Ukraine, là où ça coince avec l'Ukraine, là où ça coince avec le détroit d'Hormuz, l'Iran etc. Bon ça va être super mais derrière on est là Jean, d'accord, quelle est la proposition politique pour qu'à la fin les ménages

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et notamment les catégories populaires ne soient pas à l'os avant la fin du mois ? Et ils depuis maintenant plusieurs années où on nous explique qu'il y a une tendance haussière au prix du baril. Il n'y a aucune proposition politique qui est mise sur la table, si ce n'est parfois d d'atténuer la hausse. Ce sont ça les aides. On va revenir sur les propositions, mais est-ce que le fait qu'ils disent que ce sont des éléments extérieurs, c'est-à-dire les gilets jaunes en 2018, Arnaud l'a rappelé, c'était une volonté du gouvernement d'augmenter la taxe. Là, ce sont des éléments extérieurs qui expliquent la hausse des prix du carburant. Du coup, est-ce que ça peut jouer, ça peut amoindrir la mobilisation ? Est-ce que les gens peuvent se dire « après tout le gouvernement n'est

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pas pour grand chose » ? C'est déjà un peu le cas quand même parce qu'effectivement il y a la dimension comment dirais-je on attend le débouché de la présidentielle donc ça amortit un peu la colère on va dire que ça la jugule un tout petit peu, moi je pense quand même qu'elle est loin la présidentielle et que effectivement si le prix du litre va jusqu'à 3 et même peut-être au-delà on ne sait pas tout est possible ça va être compliqué mais effectivement le fait que ça dure, bon évidemment le Président s'il prend la parole c'est qu'il espère convaincre les Français qu'il va falloir souffrir et si possible j'allais dire en silence, c'est pas très agréable mais éviter de demander au gouvernement

8:32

par une colère sociale qui creusera encore plus la difficulté économique. Essayer de prendre sur nous, d'une certaine façon. Il y a un manque d'empathie chez le président Macron, je pense fondamentalement. Et aujourd'hui, on voit bien qu'il est surtout préoccupé par la géopolitique, par la complexité extraordinaire des marchés mondiaux de l'énergie. Tout ça, il est, comme on dit dans un bon français, très focus sur ces sujets qu'il maîtrise par cœur. Mais on ne peut pas dire qu'il soit vraiment... On le sent très, très au chevet des difficultés des Français. C'est le job de... Mais c'est un manque d'empathie ou c'est le fait que lui s'intéresse à la géopolitique, aux grandes questions ? Il est dans une grande sphère ? Les deux !

9:15

Et finalement, très peu à ce que vivent les Français dans leur quotidien, leur préoccupation première. Ça a toujours été son problème. Mais qu'il n'a jamais su établir un lien vraiment de proximité avec les Français depuis le départ. Après, on écrira je ne sais pas quoi, une bibliothèque entière pour expliquer pourquoi. Mais c'est le problème de départ. Mais donc, pour répondre à votre question et en finir, je pense que quand même le fait d'expliquer est utile. Parce qu'effectivement, c'est la réalité. Ça nous est imposé. Et puis, la deuxième chose, c'est qu'il n'y a pas d l'argent dans les caisses. Et ça, Emmanuel Macron en est en partie comptable quand même, mais en partie seulement, mais quand même en partie. Et donc, aujourd'hui, on a une situation qui nous est imposée

9:56

et une impuissance totale financièrement. Donc, c'est l'impasse et c'est la difficulté qui va... D'autant que les oppositions demandent des mesures très concrètes. On va écouter Louis Alliot, le premier vice-président du RN, invité hier sur notre antenne du Grand jury. Les aides ciblées ne sont pas adaptées à la situation parce que la liste des personnes à aider aujourd'hui est tellement importante que finalement, personne n'est content de ce qu'a mis en place le gouvernement. Donc, il faudra baisser les taxes à l'identique de ce qu'ont fait certains pays européens. Je pense à l'Espagne, mais plus récemment, l'Allemagne qui a baissé le prix de l'essence à la pompe. Il faudra bien qu'on se mette au diapason de ces pays-là. Voilà. Voilà. Ça fait partie du débat.

10:40

Le RN demande la baisse des taxes, Ségolène Royal par exemple aussi demandait hier soir la baisse des taxes. Est-ce que le gouvernement peut céder sur cette question ? Moi je ne vois pas comment il fait. C'est-à-dire que je ne vois pas comment il peut à un moment donné avoir un geste sur les taxes. Parce que c'est vrai, vous avez le cas de l'Espagne, du Portugal, de la Pologne, de l'Allemagne. Tous ces pays ont procédé à des baisses de taxes. Le problème d'Emmanuel Macron, pour revenir à ce que disait Elisabeth, c'est qu'il a deux sujets. C'est un émetteur qui est très impopulaire aujourd'hui. Donc ça limite, si vous voulez, l'attention que l'on va apporter à sa parole et la façon dont on va juger positivement sa parole. Et c'est un émetteur, c'est un président en fin de parcours.

11:22

C'est-à-dire qu'il est encore une fois à sept mois de son départ de l'Elysée. Donc le poids de sa parole politique est beaucoup plus faible qu un président qui rentre évidemment dans la fonction après une élection présidentielle. Ce n'est pas le cas du tout aujourd'hui. Et ensuite, il souffre d'un deuxième problème, c'est que son premier ministre, qui jusqu'à présent avait une cote de popularité relativement correcte, est en train lui-même de voir cette cote s'infléchir. Donc l'exécutif est très affaibli pour pouvoir porter un discours qui soit un discours audible pour les Français. Mettant de côté ce problème de communication, on est fait le vrai sujet aujourd'hui, parce qu'il est porté par le RN et par d'autres, en l'occurrence par Ségolène Royal.

12:03

La question de la TVA est un sujet qui, je veux dire, pour les classes populaires, est tout à fait audible, ils comprennent très bien ce que ça veut dire, d'autant plus que ça a été fait à l'extérieur. Donc comment fait l'exécutif ? On voit bien que le problème budgétaire est énorme, parce que la TVA en moins, c'est des rentrées fiscales en moins, en l'occurrence, mais comment fait il pour ne pas avoir à un moment donné un geste de ce côté-là ? Moi, je me souviens du début de la crise des Gilets jaunes. Tout le monde nous disait à l'époque, souvenez-vous, en 2018, ils ne vont jamais céder sur les 5 euros d'augmentation. Ils ont fini par céder. Alors, je ne dis pas qu'il y aura un mouvement social, encore une fois équivalent à celui qu'on a connu lors des Gilets jaunes,

12:44

mais en effet, si ça dure et si ça augmente, là, il y a des risques. Pablo, est-ce que Sébastien Lecornu doit baisser les taxes ? Je pense que c'est très compliqué parce que si on baisse les taxes, effectivement, c'est des rentrées en moins. Ils sont en train de chercher comment éviter d'augmenter encore plus notre dette. Si on fait des rentrées en moins, ça veut dire qu'il va falloir faire aussi des dépenses, des économies en moins. Et déjà qu'on est à 54 milliards d'économies, s'ils commencent à demander 70 milliards ou 80 milliards, ça va commencer à devenir impossible à vivre pour les différents ministères ou les différents secteurs de l'administration. Donc il y a un problème, mais le problème est structurel.

13:24

On peut prendre ça dans tous les essences, y compris baisser les taxes sur les carburants. Pourquoi pas ? Baissons-les, mais ça ne marchera qu'un temps. Une fois que vous avez baissé la taxe, si la tendance continue à être haussière, vous allez avoir quand même une augmentation des prix du carburant. Et Et lorsque vous regardez dans les différents pays qui ont été cités, où ils ont parfois baissé un peu les taxes sur les carburants, il y a quand même de la colère parce que les prix augmentent. Ce n'est pas genre un coup de baguette – Un blocage des prix. – Pas du tout, oui. – Non, et donc il y a un problème, mais même le blocage des prix. Le blocage des prix, ça ne marche qu'un temps, genre vous le bloquez, mais jusqu'à quand ?

13:58

Et puis après, si ça continue à augmenter, vous allez y avoir une énorme différence, en fait, entre le prix auquel vous vendez l'essence et le prix auquel vous achetez le baril. Donc, il y a un problème. Donc, le problème, il est systémique. Le problème, il est, genre, comment est-ce qu'on s organise, alors même que, tout à l'heure, vous avez dit plusieurs fois, oui, le problème est exogène. Vous avez raison. Mais alors, le problème, c'est que notre énergie et notamment notre pétrole, il vient d'ailleurs. Et ça, on le sait depuis le début. Et les crises pétrolières, on n'en est pas, notre première crise pétrolière, donc on sait très bien que dès qu'il y a une crise dès qu'il se passe quelque chose dans le monde ça va agiter les marchés et notamment les marchés

14:39

de matières premières et notamment les marchés d'hydrocarbures et ils Il peut y avoir des problèmes dans l'approvisionnement, dans les prix, etc. Donc on le sait. Et d'ailleurs, c'est pour ça que pendant un temps, nos politiques se sont prémunies de ça. Ils ont dit qu'on va essayer d des énergies qui seront nationales enfin l'idée du nucléaire en partie il ya une invention il ya une découverte mais c'était aussi pour assurer une indépendance énergétique indépendance énergétiques, que nous avons d'ailleurs en partie grâce à notre énergie nucléaire. Il y a d'autres éléments, je veux dire l'électrification de tous nos transports, etc., participe de notre indépendance

15:24

par rapport à toutes ces fluctuations que peut avoir le prix du baril. Mais si on n'accélère pas là-dedans, si on continue à dire « Bon, de toute façon, la seule priorité, c'est l'armée », parce que Quand vous regardez les budgets, le seul budget qui augmente depuis 10 ans, c'est l'armée. Tout baisse. Le réchauffement climatique, rien à faire. L'éducation, rien à faire. Par contre, l'armée, paf, paf, paf, là, tous les ans, ça Le budget de la justice aussi augmente. Pas dans les mêmes proportions que le budget des armées, si je puis me permettre. Tous les ans, il y a une nouvelle loi pour en rajouter 36 milliards, 35 milliards, 30 milliards. Pourquoi pas ? Je ne dis pas qu'il ne faut pas augmenter le budget des armées. Mais je vois très bien où est la priorité ?

16:00

La priorité, elle n'est pas sur les gens qui roulent et sur les gens qui doivent se déplacer d'un point A à un point B pour aller travailler, pour aller voir leurs enfants ou que sais-je. La priorité, ce serait de quand même avoir une meilleure efficacité pour moins d'argent. Moi, je suis pour l'augmentation du budget des armées dans un monde où Poutine quand même a attaqué l'Allemagne à la psych il n'y a pas longtemps, il y a quelques jours, mais il faut évidemment faire une réforme de l'Etat. J'espère que ça sera tranché par la présidentielle, mais ça n'est pas certain. Non, il y a peut-être des solutions quand même à trouver pour assouplir le prix du carburant. Elle va durer cette crise, donc il faut essayer de trouver

16:44

d'autres voies d'approvisionnement, de façon à fluidifier effectivement le Le transport, la circulation, diversifier, négocier. Je pense que Macron, qui est effectivement dans des sphères un peu stratosphériques, il essaye quand même, vous savez qu'il y a eu une baisse du baril juste avant l'été. On a passé un été qui était quand même soulagé par rapport au printemps. Pourquoi ? Parce que le pétrole a circulé plus rapidement. Donc il y a ça. Ensuite, il y a peut-être aider les Français, aider le prix de l'électricité. Je pense que ça, pour boucler avec ce que vous disiez,

17:25

peut-être que le gouvernement peut faire un un effort pour tous ceux en baisse de taxes sur l'électricité. Parce que dans le fond, là, il combine à la fois la transition énergétique et l'aide aux Français. Mais quid de tous ceux qui ont besoin de leur bagnole pour aller travailler ? Et là, là, ça va être extrêmement compliqué et je pense qu'il va falloir apporter des réponses. Je suis d'accord avec Arnaud, le gouvernement dit non à baisse de taxes ou suppression de l'ACEE jusqu'à ce qu'ils disent oui. Voilà. Et le gouvernement redit non ce matin par la voix du ministre de l'économie Roland Lescure qui était l'invité de la matinale de France Inter. Il y aura très vraisemblablement des aides supplémentaires à partir du 1er octobre. Est-ce qu'il n'y aura pas, j'insiste là-dessus aussi,

18:09

c'est une baisse de taxe généralisée. Juste pour fixer les idées, 20 centimes de baisse sur le prix de l'essence via une baisse des assises, c'est presque 10 milliards d'euros, 9 ,1 pour être précis. Donc on est en train de chercher plus de 50 milliards d'euros pour l'année prochaine, et certains nous disent, allez en chercher 10 de plus, c'est pas grave. Mais je suis même pas sûr que leur calcul soit le bon parce qu'in fine les aides ciblées vont finir par coûter plus cher qu'une baisse même relative de la tva c'est un calcul je veux dire que la consommation et oui bien sûr donc il ya un vrai sujet le problème c'est que si vous voulez ils sont en plus confrontés en effet au mur de la dette il ya quand même il faut bien avoir conscience qu'au moment de la présidentielle on sera à

18:52

4000 milliards de dettes c'est-à-dire c'est l'équivalent de 55000 euros par français et ça sera 120 % de notre pib donc voilà la situation dans laquelle on se retrouve avec un élément qui est absolument essentiel et qui a commencé à évoluer depuis l'été c'est qu'on a une hausse des taux on emprunte aujourd'hui beaucoup plus que les grecs donc avec des taux beaucoup plus élevé que les grecques donc c'est la situation je vais dire à laquelle ils sont aujourd'hui confrontés mais dire encore une fois qu'ils ne toucheront pas aux taxes le ministre de l'économie ne peut pas dire autre chose

19:35

au moment où il est en train d'essayer d'avoir un budget qui soit voté par l'Assemblée nationale, ce qui est d'ailleurs un autre sujet auquel va être confronté M. Lecornu parce qu'il n'est pas à l'abri quand même d'une motion de censure même si on voit du côté du Rassemblement national, on y va de manière plutôt assez réservée. Parce qu'en fait, le sort cette fois-ci de M. Lecornu dépend du vote du Rassemblement national. Donc bon, il y aura certainement des calculs politiques en vue de la présidentielle. Mais c'est vrai que leur situation a apparaît comme ça, à première vue, assez compliqué pour ne pas dire inextricable. Mais c'est l'échec de 10 ans de Macron, c'est-à-dire qu'ils se sont foutus dans une impasse, mais dans une impasse politique où ils sont

20:18

incapables d'avoir un discours poétique, de donner un minimum d'horizon. Franchement, Elisabeth, je trouve, l'a très bien résumée en disant les différents outils qui étaient à leur disposition, mais en disant que de toute façon ça va continuer d'augmenter et genre leurs aides bon elles sont elles sont temporaires mais comme ça va durer bon bah il ya un problème donc ils n'y arrivent pas et c'est pour ça que aujourd'hui on a des oppositions qui sont aussi fortes que ce soit du côté de la gauche ou du côté de l'extrême droite. C'est parce qu'elles, elles font des propositions politiques. Elles, elles disent avec des formes et des horizons qui sont pour le coup très différents mais eux ils disent non non en fait collectivement

21:11

En fait, je trouve que la question n'est pas est -ce que c'est vrai ou pas. La question c'est... Non mais ils sont crédibles puisqu'ils sont crédités de plus de la moitié des français. Ce que va dire Macron si je pense, ce que va dire Macron si je je pense, en filigrane. Attention, voilà la situation dans laquelle vous allez vous trouver. Après, vous pourrez pleurer sur le lait renversé et dire, dites donc, M. Macron, c'est de votre faute. Mais le principe, dans la réalité, c'est que quand ils arriveront, ils ils seront aussi aux manettes dans une situation hyper compliquée. – Comme Macron qui nous a fait des grandes progrès en 2017, mais il est arrivé au pouvoir et rien du tout. – Donc il devrait un tout petit peu faire attention à l'opposition,

21:47

elle devrait faire attention à ce qu'elle mette aujourd'hui. – La politique c'est de la dynamique. – Juste on va écouter un dernier son, c'est Manuel Bompard, puisqu'on parle des oppositions. Manuel Bompard, le coordinateur de la France Insoumise, qui était ce matin sur RTL. J'ai l'impression que le gouvernement est enfermé dans une forme de déni, ne se rend pas compte que la situation qu'on est en train de vivre, elle est juste intenable et qu'il faut passer de mesures qui sont des mesures spécifiques et qui ont un très faible impact à des mesures globales. On ne peut pas se contenter d'une mesure de baisse des taxes et il faut avoir une mesure qui agit sur les marges et sur les prix. Voilà, Emmanuel Bompard qui appelle à aller plus loin.

22:23

Est-ce que cette situation, politiquement, elle fait le jeu de la France insoumise et du RN ? Bah alors là... C'est open barbe comme on dit. Non, pardon pour l'expression. Naturellement, la réponse des populistes, de droite comme de gauche, elle est intelligible, elle fait plaisir, elle donne de la La perspective, elle vend du rêve, en réalité. Parce qu'une fois qu'elle serait au pouvoir, il y aurait une tenaille budgétaire qui serait extrêmement compliquée et qui il leur imposerait sans doute de différer un certain nombre de leurs promesses. Mais les oppositions s'opposent. Elles sont dans leur rôle.

23:05

Et effectivement, comme le disait Pablo, elles présentent une offre politique, à quelques mois de la présidentielle. C'est de bonne guerre avec, d'un côté et de l'autre, des alternatives qui sont assez construites, plus ou moins cohérentes, mais qui qui permettent, qui donnent aux Français un choix assez clair ? – C'est ça, c'est lisible. C'est lisible pour les Français. Le problème, si vous voulez, dans cette affaire encore une fois, moi je pense que la question de la dette, c'est une bombe à fragmentation pour la crédibilité du Bloc centrale. Parce qu'Emmanuel Macron a été élu sur ce totem de compétences par rapport à sa challenger, à la fois en 2017 et en 2022, et par rapport à d'autres formations

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politiques en l'occurrence les formations politiques qui sont anti-système enfin qu'on peut qualifier d'anti-système pour aller très vite donc c'est ça le sujet aujourd'hui pour le bloc central et pour Emmanuel Macron et pour ceux qui veulent lui succéder sont ils encore crédibles en termes de compétences sur un sujet qui est considéré comme matriciel par une partie d'ailleurs de leur électorat par une grande partie de leur électorat et la réponse est non voilà on va terminer là

24:15

suite au prochain épisode merci arnaud merci tableau merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain très bonne