Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 21 juin 2025 13 minAutoproduit

Face à l'offensive réactionnaire, nous organisons la bataille des idées. - Clémence Guetté | AR2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à toutes et tous. C'est un grand plaisir d'être là aujourd'hui, de vous voir nombreux. Je sais que vous avez bien travaillé toute la toute la matinée.

C'était il y a 6 mois qu'on vous a fait le dernier bilan de l'activité de l'Institut Laboessie et de l'espace Programme. Et depuis ça, bon, on est dans un évidemment dans un contexte politique extrêmement compliqué tant du point de vue international où les réactionnaires s'organisent. Depuis que Trump est arrivé à nouveau à la Maison Blanche, il a censuré certains termes, il a empêché des scientifiques de travailler, il a réduit le budget des universités, il a fait de nombreuses attaques antiLGBT et de nombreuses expulsions massives de migrants.

Ça c'est sur le plan international avec ce durcissement qu'on a vu. Et puis en France justement, c'était contre l'extrême droite que portait notre premier ouvrage qu'on vous avait présenté aux amphi derniers et que on est très fier d'avoir vendu à 12000 exemplaires. C'était le premier bouquin de l'Institut Laboi.

C'était Paris parce que c'est pas évident. Ça nous a permis d'acquérir des nouvelles compétences mais je vous ai je vais vous en reparler. En France aussi, on a vu mon coprésident Jean-Luc Mélenchon. discrètement comme tu le souhaitais.

En France aussi, on a vu évidemment ce se mettre en place un trumpisme à la française alors dont le chef de fil est Baérou. Mais tout de même sur les sujets écologistes ces dernières semaines, on a réautorisé des pesticides. Ils ont les macronistes décidé de passer outre la décision de justice sur la 69.

Euh, ils ont voté la semaine dernière un moratoire, c'est-à-dire une pause, un stop sur l'ensemble des énergies renouvelables et alors même que on apprenait que on ne respecterait déjà pas les accords de Paris et que la vie sur terre, de ce fait, allait être rendue extrêmement difficile. Ça c'est sur le plan écologique et sur le plan social si je puis dire. C'est la poursuite de la casse néolibérale à tout crrain avec les discussions sur le mercourd avec les 400 plans de licenciement et les 300000 personnes dont des gens qui travaillent dans des TPE PME qui vont être licenciés dans l'année à venir.

Donc un durcissement très fort de cette politique et nous avons désormais à la France insoumise un outil de plus, c'est l'institut la Boessie et on est très fier d'avoir pu participer dans les 6 derniers mois dont je vous fais le bilan là à la résistance et au combat politique et notamment sur trois batailles principales dont je vais vous parler. La première, évidemment, c'est sur ce que je viens d'évoquer, c'est-à-dire la case sociale. On a essayé de se mettre au service de celles et ceux qui résistent, qui luttent, qui dénoncent à la fois le transfert énorme d'argent qui se fait au profit purement du capital et non plus du travail.

C'est pour ça qu'on a produit notamment une note de chiffrage sur la nationalisation d'harceleur Mital. Vous savez que il y avait encore ce vendredi une délégation de députés insoumis et nous on a participé à une demande des syndicats, c'est-à-dire chiffrer cette nationalisation à 4 milliards, c'est-à-dire deux fois moins que ce qu'a coûté la renationalisation de DF en 2023. Preuve que c'est faisable et preuve aussi que les intellectuels qui travaillent à l'Institut Labé veulent se mettre au service de ces luttes.

Toujours dans le même registre, on a sorti un rapport sur l'industrie puisque c'est une question globale que celle des des licenciements notamment économiques. Et puis le troisème volet de cette activitélà, c'était une consultation que j'avais le plaisir de vous annoncer à la dernière assemblée représentative sur le travail, sur les modifications des structures du travail, sur l'intensification de l'exploitation. mais aussi sur le renouveau de la conflictualité au travail, comment elle se mène, comment elle s'opère.

Et donc ça c'est une consultation qui a donné lieu pour nous toute l'année à deux grands colloques, un sur le syndicalisme et un sur la valeur du travail pour répondre à la valeur travail que certains euh dont ça sur lesquelles certains font des incantations parce que pour nous, c'est important de saisir cette question sérieusement. Euh quand Fabien Roussell va sur ses news pour parler de remettre en cause le RSA, nous on produit des travaux intéressants, je pense, qui permettent de saisir ces modifications de la structure du travail et comment un parti politique peut s'en emparer. Voilà pour le premier sujet domaine qu'on a exploré cette année.

Sur le deuxième, c'est la question du capitalisme numérique et comment on s'y oppose ou en tout cas comment on s'ancre dans cette discussion. L'intelligence artificielle, elle elle renouvelle évidemment énormément de domaines, elle transforme de fait toute la société. Et donc on a fait un colloque, une émission en ligne et on a produit notre deuxième livre à cette occasion, c'est l'intégralité des chair donné par Cédric Duran sur le technéodalisme.

Et donc ça c'était le deuxième bouquin de l'Institut Labo ici qu'on a eu le plaisir de sortir cette année pour vraiment s'emparer de ce que l'intelligence artificielle, la façon dont elle peut être réappropriée pour la transformation sociale que nous nous appelons de nos vœux. Et j'en profite à ce stade pour dire que ces deux consultations, c'est énormément de travail et que je veux remercier infiniment tous les bénévoles de l'Institut Laboessi, des dizaines et des dizaines de personnes, tous les gens qui dirigent les départements disciplinaires de l'Institut Laboie et aussi notre équipe dévoué qui fait un boulot formidable. Manuel, Papou, Zoé, Émilien, Sarah, Ona et Maxime cette année qui ont été avec nous indispensable à cette œuvre que nous essayons de réaliser.

Et troisième bataille dont je voulais vous parler, c'est celle des biens communs. À un moment où les impérialismes font leur retour, je pense à Trump ses déclarations sur le Groenland par exemple, un moment où il y a des courses effrainées aux minerais qui comme toujours sont à la source de nombreuses guerres et de nombreux conflits à un moment où l'appropriation des terres jusque sur le sol hexagonal génère des luttes. On a fait plusieurs événements sur la réappropriation des biens communs, notamment un sur les océans, un colloque qu'on a eu le plaisir de tenir à Marseille.

C'était seulement notre deuxième événement hors Île-de-France. C'était une ambition qu'on a, c'est de se délocaliser. On a été accueilli par les camarades marseillais à un moment où l'Unoc, donc vous savez le sommet de l'ONU pour les océans où Macron faisait des grandes annonces qui ne sont suivies d'aucun effet.

Nous, on a essayé de penser et d'inviter des chercheurs chercheuses sur cette question de l'océan, sur la géopolitique liée aux océans, mais aussi sur la biologie par exemple. et on s'est à cette occasion ouvert à des domaines qu'on maîtrise un peu moins puisque l'institut la Boessie c'est beaucoup de sciences sociales mais on a aussi la prétention d'aller dans d'autres domaines et d'attirer à nous des gens qui veulent travailler sur ces sujets et puis toujours sur les biens communs sur l'énergie qui est vous le savez une bataille qu'on mène à l'Assemblée nationale. On a là aussi produit une note très conséquente sur les questions énergétiques.

Au moment où Macronis, droite extrême droite vote un moratoire qui est une catastrophe sur les énergies renouvelables qui menace des dizaines et des dizaines et des dizaines d'emplois dans le pays, nous avons nous produit une note qui montre comment nous pouvons faire le 100 % énergie renouvelable en structurant des des filières, en formant des travailleurs et travailleuses. Donc on a bien travaillé. Ça c'était pour les éléments de bilan.

Si bien travaillé d'ailleurs que au congrès du Parti socialiste, l'unique objet de discussion était comment copier ce que fait la France insoumise et notamment l'Institut Labo ici, ce qui nous fait plaisir. Bon courage à eux. A priori, on a pris une belle longueur d'avance mais on va donc continuer de travailler.

Donc je vous dis un mot de ce qui est déjà dans les tuyaux. D'abord, une annonce, c'est la sortie du 3è livre de l'Institut Laboie que vous aurez le plaisir de découvrir aux amphis qui s'intitulera nouveau peuple, nouvelle gauche. Le titre dit tout, mais en tout cas, c'est pour explorer les classes populaires, là aussi leur modification et comment un parti politique pour être prise avec les demandes, les intérêts, les besoins des classes populaires doit pouvoir étudier la façon dont elle se transforme.

Et on a le grand honneur de dans cette dans cet ouvrage d'avoir un entretien de Nancy Fraser et de Jean-Luc Mélenchon, de Vincent Tibéri, de Sarah Abdelnour et de Julien Talpin, c'est-à-dire parmi les meilleurs chercheurs sur ces questions dans le pays. Donc on est là aussi extrêmement fier. Euh et puis euh dans les éléments de bilan aussi vous dire que évidemment on aborde une année et même deux années électorales et que tout ce qu'on fait à l'Institut Labois sert aussi évidemment à irriguer l'espace programme du mouvement et est en lien constant avec l'énorme travail qu'on fait les groupes thématiques du mouvement dont je veux saluer les coanimateurs et coanimatrices qui font un un travail extraordinaire en en en structurant eux des groupes de travail sur leur sujet, il en existe 40 et ça aussi c'est absolument inédit.

Ça nous a permis de remettre à jour l'avenir en commun qu'on a sorti en janvier 2025 qui est toujours en ligne. Euh ce qui là aussi nous donne une longueur d'avance immense parce que ça veut dire que dès lors qu'il faudra retourner à la bataille pour une présidentielle, on on sera évidemment prêt avec des modifications substantielles notamment bah parce que la Macronie a déroulé son son tapis de loi infame. Je pense à la loi Asie, l'immigration, mais aussi évidemment la réforme des retraites qu'on y a ajouté aussi ce qui est dû au contexte, c'est-à-dire par exemple une grande loi d'urgence sociale qu'on pourrait appliquer dès qu'on arriverait au pouvoir ou euh une grande loi sur la concentration des médias puisque ce phénomène de concentration et de mise au service de l'agenda réactionnaire a encore pris une autre puissance depuis la dernière fois qu'on s'était réuni.

Et puis aussi en matière programmatique évidemment, c'est l'objet de certaines discussions du jour. On a énormément avancé sur la question des municipales et vous avez vu être mise en ligne la boîte à outils programmatique pour les municipales. Je veux dire qu'elle est coordonnée par Cécile Gintrac et Antoine Salè Papou qui là aussi ont coordonné des dizaines et des dizaines de personnes. et on ne s'arrêtera pas là et d'ailleurs vous pourrez leur poser toutes les questions que vous pouvez avoir à ce sujet puisque à venir nous avons un kit argumentaire sur 20 mesures emblématiques d'un programme pour les municipales avec davantage de détails sur le financement, sur comment les mettre en œuvre, sur ce que ça nécessite au niveau local et sur comment répondre au contradicteur on va dire qu'on peut avoir du point de vue local.

Mais aussi, on va mettre en œuvre une série de formations sur lesquelles tous les groupes d'action et les collectifs autour des municipales pourront faire appel à des formateurs, à des gens qui savent comment on gère un budget pour les pour les villes et cetera et cetera. Donc je pense que ça ce sera des outils qui seront utiles au mouvement dans la suite. Sur ça, évidemment, je vous parle là des formations municipales, mais pour terminer, je voulais juste vous dire que c'est ces formations, c'était une énorme attente du mouvement et qu'on en a eu bien conscience.

Donc, on a mis beaucoup d'énergie ces deux dernières années à former. J'ai le plaisir de vous dire que nous avons formé plus de 1000 insoumis et insoumise avec l'Institut Laabéie. Euh c'est Antoine Salou qui qui qui dirige notre école de formation avec à la fois des stages régionaux et à la fois le cursus renforcé.

Le cursus renforcé dont on a lancé l'ouverture à candidature pour la 6e promotion. euh candidatures qui sont ouvertes jusqu'au 6 juillet. Donc vous pouvez faire passer aux camarades.

À chaque fois, on est un peu débordé par les candidatures, mais c'est un point très fort pour nous parce que pour ne vous donner qu'un chiffre, nous avons environ 30 % des gens qui suivent le cursus renforcé qui gagnent moins de 500 € par mois. Je pourrais vous donner des des statistiques sur le niveau de diplôme et cetera, mais ce que nous cherchons avec cette formation, c'est à construire des responsables de notre mouvement sur le long terme qui pourront se porter candidat et être légitime, se sentir légitime pour les prochaines élections, y compris pour la révolution citoyenne plus largement. Donc je m'arrête là.

Je ne vous ai pas fait un rapport d'activité exhaustif, mais je suis sûre que c'était déjà

Face à l'offensive réactionnaire, nous organisons la bataille des idées. - Clémence Guetté | AR2025 — Clémence Guetté · Pourquijevote