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Discours / meetingCNEWS (sur YouTube)· 22 septembre 2026 2 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprises

Crise des carburants : «C'est une situation que nous n'avons pas choisie», rappelle Roland Lescure

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « C'est une situation que nous n'avons pas choisi. Elle s'impose à nous. »
  • 0:44Invité politiqueFait
    « Les attaques des outils sur le pipeline saoudien dest ouest qui permettaient de rejoindre la mer rouge ont limité la capacité de l'Arabie Saoudite à exporter du pétrole. »

Temps de parole

  • Roland Lescure100 %

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Roland Lescure

Pourquoi en nous pourquoi nous en sommes là ? Pardon ? D'abord rappeler que c'est une situation que nous n'avons pas choisi. Elle s'impose à nous. Elle s'impose à nous toutes et nous tous. C'est la conséquence d'un conflit qui bloque des voies de passage stratégique du commerce mondial par lesquels transitait une bonne partie du carburant, du gaz et du pétrole. On a mis ici une carte des flux mondiaux. Euh vous la connaissez évidemment.

La nouveauté, c'est qu'au-delà du D3 d'Ormous, dans lequel la circulation est très très limitée, les attaques des outils sur le pipeline saoudien dest ouest qui permettaient de rejoindre la mer rouge ont limité la capacité de l'Arabie Saoudite à exporter du pétrole. Ils ont par ailleurs limité la circulation au sein de la mer rouge. Je vous rappelle aussi que les frappes de l'Ukraine sur les capacité de raffinerie en Russie montre avant tout une capacité de l'Ukraine à se défendre et à se projeter mais ont un impact concret, c'est que la Russie est désormais importatrice nette de produits raffinés, notamment d'essence et de diesel, ce qui rajoute de la tension sur le commerce mondial.

Les raffineries, notamment les raffineries aux États-Unis sont entrées pour certaines d'entre elles dans une phase de révision régulière qui fait que là aussi les flux en provenance des États-Unis sont limités par rapport à celles et ceux qu'on avait depuis le printemps. Je rappelle que 20 millions de barils passaient par le D3 d'Ormous au début de la crise. Le blocage de cette route maritime, le blocage des autres routes fait qu'aujourd'hui on a moins de volume de pétrole dans le monde, moins de volume de produits raffinés dans le monde.