Olivier Rietmann : « Nous sommes au pied du mur et nous devons nous réveiller »
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Olivier Hitman on va commencer en regardant les unes de la presse régionale on va les regarder ensemble il en a trois d'abord la une du Midi Libre crise de l'hôpital urgenence l'attente explose hausse du passage de malades âgés manque de médecins traitant bobologie la moitié des passants passent plus de 3h aux urgences la deuxième une c'est celle du dauphinet libéré sur le narcotrafic chassé de chez eux par les dealerss profitant souvent de la vulnérabilité des habitants les trafiquants n'hésitent plus à s'approprier leur logement voir les expulser pour stocker drogue argent et armes et puis la dernière une c'est celle de wouest France sur les municipales un an des municipales la France est déjà en campagne 5 années après des échéances bousculées par le covid les partis sont bien décidé à ne pas rater le scrutin du printemps 2026 d'autant qu'il est positionné à 1 an de la présidentielle quelle une avez-vous envie de commenter on peut parler des municipales c'est un enjeu évidemment enjeu local mais enjeu national pour les partis bien évidemment alors moi je me pose nerit plus sur l'enjeu local moi qui été maire d'une commune de 1600 habitants qui suis élu d'un département très rural la haute zone c'est 530 et quelques communes pour 230000 habitants donc forcément très très rural et c'est vrai que dans mes moi qui fait régulirement des rencontres avec les élus par des journées complètes de tournées de communes où je vais à la rencontre des élus je vais bientôt avoir terminé l'intégralité des communes de mon département dans mes rencontres c'est un sujet qui prend de plus en plus d'importance et pour votre partie aussi et pour pour le parti aussi et notamment quand on sait que 6 mois après il y a l'élection sénatoriale pour la Série 1 allez on va parler de l'actualité du jour et c'est d'abord cette réunion à Bercy aujourd'hui sur l'économie de la défense et le ministre des Armées Sébastien Lecornu ministre de l'Économie er Lombard qui ont convié des investisseurs privés des industriels de la défense pour mobiliser des financements pour ce secteur d'abord est-ce que c'est la bonne méthode selon vous c'est c'est nécessaire il faut déjà poser les problèmes sur la table cette réunion on verra bien ce qu'il en sortira ce qu'on peut dire aujourd'hui c'est que effectivement on se rend compte c'est que l'effort de défense des pays européens notamment de la France n'a jamais été aussi bas et un niveau aussi bas ça a été une continuité de ces dernières décennies euh par contre la dégradation géopolitique et notamment avec la modification un peu du paradigme américain nous fait prendre toute la mesure des choses et nous montre que nous sommes au pied du mur et que nous devons nous réveiller euh réellement heureusement fort heureusement le potentiel français européen est là euh il y a une prise de conscience euh la loi de programmation militaire qu'on a voté euh fait qu'aujourd'hui on est sur à peu près 50 milliards cette année d'investis pour la défense mais on va aller graduellement en augmentant l'objectif c'est 70 milliards d'ici 2030 le ministre le Cornu parle même de 90 milliards sans pour autant fixer ni un échéancier ni commment on le fait par contre une chose est sûre c'est que dans la situation actuelle du pays euh le virage euh la prise de conscience oui mais l'action est pour l'instant impossible euh pour trois raisons différentes la première c'est notamment euh notre état des finances publiques et nos 3300 milliards de dettes donc bien évidemment il va falloir prendre des décisions l'exécutif va devoir se pencher sur la question à travers trois leviers euh si on veut bien euh l'augmentation des impôts euh la baisse de l'endettement des dépenses de l'État euh et puis euh on va on va revenir sur sur sur la question du financement mais on va rester sur l'effort de défense et notamment pour les les entreprises et pour en parler on va aller dans votre département on va a vezoule on retrouve Didier fort bonjour Didier merci beaucoup d'être avec nous directeur départemental de l'Est Républicain en haute zone et Didier justement vous voulez revenir avec le sénateur sur la visite d'Emmanuel Macron dans votre département c'était mardi à luxeil des bains très précisément oui bonjour Olivier bonjour bonjour à tout le monde et et donc on est effectivement sur une actualité brûlante en haute zone puisque mardi on attendait dans quelques semaines Sébastien Lecornu pour pour des annonces qui étaient quand même pressenti d'une manière assez forte il y a eu un un très gros travail de fait et puis c'est Emmanuel Macron qui est venu faire des annonces qui sont historiques euh à sur deux plans il y a il y a deux portées de ces annonces on voit effectivement les images euh on le on on le voit alors j'ai peut-être un petit problème de connexion mais mais on va vous retrouver on vous écoute en tout cas allez-y allez-y on vous entend très bien oui ce sont des des annonces tout à fait renversantes qu'a fait Emmanuel Macron la première fois c'est pour luxuil enfin la première portée c'est pour luxuil il y a une portée historique bien sûr localement pour le territoire a 1,5 milliard d'investissements et puis la deuxième portée elle est dans ces images qu'on voit qui est Emmanuel Macron en che des armées qui vient dans un contexte géopolitique quand même trouble avec effectivement comme comme le dit le sénateur Ritman paradigme américain qui est bouleversé puis puis ce qu'on ce qu'on perçoit maintenant de plus en plus précisément comme une menace alors cette double annonce est-ce qu'elle est pas est-ce que c'est pas difficile de se réjouir vraiment sur le territoire luxevien avec ses investissements et ses 10 ans qui vont bouleverser le territoire probablement et puis ce contexte géopolitique Olivier Ritman merci pour cette question Monsieur le Directeur on va prendre on va prendre de de deux critères différents le premier c'est que ces annonces dont on peut et là je le dis franchement par rapport à la question qui a été posée se réjouir euh parceque ça fait ça fait vraiment quelques années 17 ans qu'on travaille sur cette base aérienne à à des niveaux différents rappelons quand même que cette base aérienne sans cess qui est un vecteur important de vie sur le secteur luxovien et pour la haute zone c'est de 2ième employeur de la Hute zone a failli fermer en 2008 et 2009 et et et rendant hommage à Michel Raison qui était à l'époque député maire de luxuil qui a tout fait vraiment pour se battre et qui s'est vraiment battu pour sauver cette base perdu la vocation nucléaire en 2011 nos nos escadrons nucléaires de Mirage 2000 nucléirees sont partis et puis depuis on entendait différentes annonces et on a énormément travaillé avec le maire actuel de de luxe lesbains Frédéric Burgard avec Cédric Perin mon collègue sénateur du Territoire de Belfort qui est président de la commission des affaires étrangères des forces armées de la défense pour faire passer des messages pour appuyer très fort sur que sur le fait que les décisions qui devaient être prises au niveau agrandissement des forces nucléaires se porte sur luxeil lesbains et on a effectivement eu ces annonces euh très importantes pour notre territoire d'un investissement d'un milliard et demi d'euros faite par le Président de la République euh la livraison en 2033 2035 de 2 escadron Rafal F5 euh on va quasiment doubler le personnel de la base aérienne de de Luxeuil et ça va devenir une des quatre bases avOcatiOn nucléaire du pays donc forcément nous sur notre territoire on se réjouit de ces annonces après c'est vrai que il y a un petit point qui nous fait aussi qui attire notre attention sur le fait que alors que c'est euh le ministre le Cornu qui devait l'annoncer normalement dans plus d'un mois euh c'est le président de la République qui est venu beaucoup plus vite l'annoncé mardi et et ça nous fait prendre prendre conscience que la situation exige aussi des décisions urgentes des décisions fortes et forcément je dirais pas de l'inquiétude mais une prise de responsabilité très importante par rapport à la situation actuelle merci Didier sauf si vous aviez une autre question ben du coup le sénateur allez-yz-y pardon le sénateur réagissait en disant qu'on qu'on mesurer sûrement pas la portée locale de de de cette mesure parmi les 90 milliards annoncés par Sébastien Cornu il y en a donc 1,5 qui vont aller sur le le territoire ça signifie quoi si on peut euh essayer de se projeter un petit peu ça signifie des travaux très très importants euh aujourd'hui la base est basée sur un escadron Mirage 2000-5 euh ça veut dire que quand on passe de 1100 à 2000 personnes il va falloir faire des travaux d'infrastructure énorme je pense qu'on peut carrément penser euh parler d'une d'une construction d'une base neuve euh sur les 500 hectares qu'elle couvrent aujourd'hui euh ça veut dire aussi que il va y avoir une période au moment où les 2000-5 vont partir et avant que les escadrons Rafal arrivve où il va y avoir un peu un peu de calme et c'est là qu'il nous faudra expliquer notamment différentes institutions qu'on ferme pas une école parce qu'il y a moins d'élèves que effectivement c'est un peu moins dynamique la présence sur le territoire luxovien mais c'est peut-être reculer pour mieux sauter et que c'est pour beaucoup plus de dynamique beaucoup plus d'activité beaucoup plus d'enfants dans les écoles beaucoup plus de salariés sur le secteur et de clients dans les commerces et il va falloir passer cette période de 4 ans qui sera un peu plus calme mais avec beaucoup plus d'espoir pour la suite et donc c'est un point important que sur un territoire de je le disais tout à l'heure 230000 habitants territoire très rural le chef de l'État a décidé d'installer un des vecteurs les plus importants de la dissuision nucléaire et de développer notre secteur et je retiens une parole du président de la République mardi quand on était en face- à face c'est que notre territoire le mérite merci Didier fort merci beaucoup d'avoir été avec nous la Une de l'Est Républicain dans son édition de la haute zone on va la regarder ensemble voilà remue méning pour 1300 étudiants 5 jours de challenge pour les étudiants ingénieurs merci beaucoup Didier d'avoir été avec nous on va justement parler du financement de cet effort de défense maintenant Olivier Ritman et on va écouter ériic Lombard c'est ministre de l'É omie il était auditionné hier au Sénat face à la volonté d'Emmanuel Macron d'augmenter les dépenses militaires les sénateurs l'ont interrogé sur la nécessité d'un budget rectificatif on va écouter la réponse du ministre sur la projet de finance rectificative nous pensons que ça n'est pas utile puisque la façon dont nous avons calé malgré d'ailleurs les risques sur la conjoncture le budget et la façon dont nous le pilotons nous permettre pensons-nous d'aborder cette année sans repasser devant le Parlement il y a effectivement un aléa sur la défense voilà est-ce que il y a pas besoin de projet de loi de finance rectificative pour financer cet effort de dépense de défense c'est certainement un point sur lequel je serai pas forcément en accord avec le ministre d'économie et des finances mais c'est pas le seul euh j'ai quand même eu quelques sorties d'Éric Lombard ces derniers temps qui moi président de la Délégation aux entreprises donc très proche du monde des entreprises euh mont quelque peu contrarié alors celle-ci comme lesquels sur les retraite aussi non par exemple quand j'entends Éric Lombard dire la priorité dorén avant des entreprises c'est la transition écologique il va falloir que nos entreprises acceptent le fait d'être moins rentable quel message je veux dire on on met de côté toute la base et toute la la la la ce qui fait le fonctionnement du monde économique comment expliquer aujourd'hui à des entreprises qu'elles vont travailler pour être moins rentable comment expliquer à des investisseurs qui vont investir de l'argent dans une entreprise pas forcément pour gagner de l'argent donc dans entreprisees moins rentable et pour favoriser la transition écologique disons-nous le franchement il faut de l'argent mais cet argent il faut que les entreprises le gagnent et je dirais même il y a pas une politique publique aujourd'hui qu'elle soit défense qu'elle soit sécurité qu'elle soit éducative qu'elle soit santé qu'elle soit sociale qui ne dépend pas de la production de richesse de nos entreprises donc il faut une vraie compétitivité une vraie rentabilité de nos entreprises sur le le le projet de loi rectificatif moi je fais partie de ceux qui pensent et qui sont convaincus qu'on ne pourra pas échapper à un projet de loi rectificatif si on veut à la fois pouvoir financer nos efforts de défense mais aussi pouvoir aller dans un sens de vraie réduction de nos dépenses au niveau de l'État avec des réformes structurelles comment on finance cet effort de défense est-ce que vous êtes favorable à un produit d'éparme dédié pour financer cet effort alors déjà je vous le disais tout à l'heure il y a trois points sur lesquels l'État l'exécutif va être obligé de de travailler c'est premièrement l'augmentation des impôts deuxièmement l'endettement troisièmement euh les baisses de dépenses de l'État pour pouvoir se redonner un peu d'air et et pouvoir contribuer à cet effort de dépense l'augmentation des impôts pour vous parce que le chef de l'État dit pas d'augmentation d'impôts vous vous dites on sera obligé d'augmenter les impôts pareil notre rapporteur général Jean-François Husson a posé la question la semaine dernière au ministre de l'économie et des finances comment voulez-vous réaliser notre effort de défense qui est quand même colos sal pour les années à venir sans alor parce que les paroles du ministre sont assez clair on touche pas au modèle social on naugmente pas les impôts euh et puis il y avait un troisième point euh dont je me souviens pas enfin il y a un moment euh il faut parler vrai la situation aujourd'hui fait que notre dette est colossale 3300 milliards donc on a ces trois leviers augmentation des impôts des endettement de l'État réendettement de l'État mais pour ça il faut dégager des marges avec moins de dépenses il va falloir toucher à ces trois leviers bien évidemment de façon précise et équilibré pour des investissements justes et équilibrés mais pour ça il y a encore d'autes d'autres paradigme d'autres systèmes sur lesquels il va falloir travailler les problèmes qui sont aujourd'hui sur nos entreprises et nos industries dont on travaille dessus au cœur c'est au cœur de la délégation aux entreprises il va falloir les libérer un peu soulager les normes leur permettre de se financer de trouver du foncier économique et et pouvoir les les les leur permettre de pouvoir embaucher des techniciens et des ingénieurs mais pour ça il faut qu'on a un système de formation qui soit au point puisquon on on va parler évidemment des des entreprises Éric Lombard qui dit ce matin que les entreprises de défense elles auront besoin de 5 milliards d'euros elles sont prêtes les entreprises de défense aujourd'hui à augmenter justement l'effort que demande le chef de l'État et là on revient au base de l'économie et du monde industriel les entreprises elles ont un modèle de fonctionnement une entreprise se développe répond à des commandes et c'est là que le Besse également depuis 2022 l'exécutif l'état considère que c'est aux entreprises de s'adapter mais là on a un défaut cruel de commande je dis pas qu'il y a pas de commande il y a pas assez de commande et une entreprise elle se développe elle développe son outil de production par rapport aux commandes qu'elle a et donc il faut que l'État développe soit plus ferme sur ses commandes et là moi qui connais plutôt bien le monde des entreprises et le monde de l'industrie je peux vous dire que les entreprises sauront répondre aux commandes fermees que posera l'État mais il faut que l'État pose des commandes allez on va continuer à à parler des entreprises vous présidez ici au Sénat la commission d'enquête sur l'utilisation des aides publiques aux entreprise à leur sous-traitant plus de 2200 dispositifs d'ê sont recensés combien coûte-il comment sont-ils utilisés quelle contrepartie pour les entreprises c'est tout l'objet de vos travaux on va faire le point là-dessus avec Laurine [Musique] barrière bonjour Laurine bonjour Laien bonjour monsieur le sénateur bonjour et laorine on va donc faire le point avec vous sur cette commission d'enquête sur l'utilisation des aides publiques aux grandes entreprises d'abord pourquoi a-t-elle été créée dans quel contexte soutien à l'investissement aide à l'apprentissage crédit impôt recherche bref la liste est longue puisqu'il existe plus de 22 dispositifs c'est autant d'aides publiqu dont peuvent bénéficier les entreprises les grandes entreprises et on entend grandes entreprises celle qui emploie plus de 1000 salariés et qui réalise un chiffre d'affaires de plus de 450 millions d'euros dans un contexte de crise des finances publiques mais aussi de plan de licenciement qui menace des milliers d'emplois et bien la Commission entend établir le coût global de ces aides mais aussi de définir leur efficacité et pour répondre à ces questions la commission d'enquête a donc démarrer ses auditions oui en effet des élus locaux des responsables politiques des économistes des chefs d'entreprises des journalistes ou encore des partenaires sociaux ont été ou vont être entendus pour commencer on va s'intéresser à ce qu'a dit le journaliste Olivier Petitjean il est co-auteur du livre un pognon de dingue mais pour qui l'argent magique de la pandémie on l'écoute c'est le cas pour les exonération de cotisation le C c'est le gars aussi pour les aides à l'apprentissage au pareil on a débloqué des sommes quand même assez importantes sans vraiment qu'il a de pilotage c'est vraiment je pardonner l'anglicisme il y avait un côté open bar dans ces a qui fait que bon et du coup il y a pas il y a pas les résultats il y a pas on aucune garantie qu'il y a des résultats derrière je rappelle que selon une note de la Cour des comptes de juillet 2023 le montant total des soutiens de l'État pour permettre aux entreprises de surmonter la crise sanitaire s'élevé à près de 250 milliards d'euros Olivier petits gens que l'on vient d'entendre ajoute aussi que ce type d'aide s'inscrivve dans un contexte général d'augmentation et de multiplication des formes d'aide depuis une trentaine d'années je me tourne vers vous monsieur le sénateur cette tendance identifiée par Olivier Petitjean est-ce que c'est une spécificité française je vais vous décevoir je vais pas faire beaucoup de commentaires sur la commission d'enquête dont que je préside aujourd'hui et dont Fabien Guay et le est le rapporteur sénateur de la scène saint euh la commission d'enquête est en cours elle a bien démarré nous avons auditionné pour l'instant les institutions les administrations euh on débute là puisqu'on en a déjà fait deux les auditions des grands patrons et puis on on on a également reçu les syndicats mais nous donner vos conclusions un mot sur les travaux puisque ça c'était des auditions public du coup les les sur ce qu'on vient d'entendre par exemple puisque ça c'était c'était c'était publicque donc il y a pas de secret vous nous dévoilez pas forcément de secret mais sur les auditions tes que vous les avez vécus alors jusqu'à maintenant euh mais je vous le dit on a plutôt on a plutôt auditionné l'administration centrale les syndicats et quelques journalistes sur le sujet on commence seulement les auditions des grands patrons euh on entend à la fois ce que vous venez de mettre à l'antenne que oui c'est énorme c'est des sommes assez colossal et en même temps que ça représente qu'une petite partie de ce que les patrons on Cotis ou ou payent en impôt de ce que les entreprises cotisent ou payent en impôt donc voilà on avance sur le dossier mais mais mais franchement moi je vous le dit on a travaillé avec on travaille en très grande entente avec Fabien Guay sénateur communiste mais ça c'est l'ADN du Sénat aussi de pouvoir faire en sorte que de sénateur de de de d'idées politiques différentes travaillent bien ensemble on a on avance bien sur le sujet et et on s'est fixé comme ligne de conduite dans le cadre de cette commission d'enquête de ne pas rentrer plus dans le détail tant qu'on est pas arrivé au bout qu'on rendra pas les conclusions d'ici mais juste on va continuer on va écouter parce que c'est c'est des choses qui concernent quand même évidemment les les entreprises et on va notamment écouter agnè Verdi Molinier que vous avez auditionné oui justement dans le prologement de ce que vous venez de dire Agnès verdimoui qui est on le rappelle directrice de la Fondation IFAPP un Fing Tang indépendant qui évalue les politiques publiques vous l'avez interrogé sur le fait de savoir si l'ctroit d'ête publique doit être conditionné à des contreparties d'investissement de compétitivité ou encore maintien de l'emploi on écoute sa réponse dire vous n'avez pas réussi dire aux entreprises en fait c'est ça vous ne réussissez pas à créer plus d'emploi alors qu'on vous aide mais mais de l'autre côté on leur met 157 milliards d'aide de pardon de préléement obligatoire en plus euh évidemment vous pourrez pas trouver une évaluation qui vous satisfera à la fin puisque de toute façon il faudrait encore alléger de 157 milliards pour être au niveau de la moyenne de de l'Union européenne de la zone euro hors France c'est un argument que vous comprenez monsieur le sénateur alors c'est très intéressant parce que vous nous avez montré l'intervention de Monsieur petits gens avant qui partagent pas du tout à mon avis ce que dit Madame agèz Verdier Molinier et Madame agèz Verdier Molinier avant ces arguments également et c'est là que sera notre rôle dans la commission d'enquête ça va être la de faire la part des choses et de trouver l'équilibre sur les différentes façons de voir ces aides publiques qui sont je le reconnais sur des chiffres assez conséquents mais faut qu'il faut mettre comme le dit Madame agè vier molignier en face également des contraintes des impositions des normes et puis également la la création de richesse que produisent les entreprises en face donc difficile pour les entreprises finalement de rendre des comptes moi je dirais pas ça parce que quand on échange avec les chefs d'entreprise on a déjà fait deux auditions on se rend compte qu'il y a une véritable volonté de transparence et il y a une véritable volonté justement de rendre ses comptes euh il y a un état d'esprit qui est vraiment en dehors de toute caricature qu'on peut faire au niveau des chefs d'entreprise c'est pour ça aussi que moi j'ai voulu qu'on auditionne les patrons sans que ce soit péjoratif je voulais pas le directeur financier je voulais pas je voulais les patrons euh parce que ce sont des des des chefs d'entreprise qui assument h et qui viennent avec une volonté totale de transparence qui nous livre on a pu alors vous avez pu assister puisque c'est public à l'audition du patron de Michelin et justement on Vater pardon vous coupez on va l'écouter mais je remets quand même dans le contexte le PDG Michelin qui auditionné ce mardi notamment sur le cas précis de l'usine de La Roche churion qui est aujourd'hui fermé mais qui en 2017 avait bénéficier du cice le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi pour acheter h machines six de ces machines n'ont jamais été mises en place sur le site mais envoyé en dehors de la France dans d'autres usines et c'est une question soulevée par Fabien Guer rapporteur de la commission d'enquête on écoute la réponse du PDG de de Michelin Florent meneg sur cette partie là euh je je considère queon devrait être capable de rembourser si le cice n'a pas servi aux machines qui sont rester en France ce serait pas normal qu'on les rembourse c'est pas le cas sur tous les autres sujets vous parliez de transparence là on en a la parfaite illustration rend l'argent c'est ce que vous allez lui demander non déjà c'est pas mon rôle euh et puis je veux dire on peut pas quand je vous parle de transp arente on peut pas faire mieux h vous avez là le grand patron de Michelin et qui reconnaît à un moment que bah si l'argent qui a été apporté à l'entreprise par les fonds publics ne sert pas à à à ce dont il était dévolu lui enfin le le patron reconnaît lui-même que bah si on lui demande de le rendre il le rendra mais est-ce qu'aujourd'hui il y a trop d'êes publi selon ça ça ressortira des conclusions de la commission d'enquête c'est ça c'est le but de la commission d'enquête on a un certain nombre de grands patrons à à auditionné on en a fait deux pour l'instant euh il y en a encore beaucoup derrière euh ce sera pour quand les conclusions alors une commission d'enquête est là 6 mois d'existence les membres ont été validés le 15 le 15 janvier et donc on a jusqu'au 14 juillet pense qu'on va faire en sorte de de de le faire d'ici la fin d'ici l'été merci Lauren à tout à l'heure à tout à l'heure rien un dernier mot olivierman puce qu'on a évidemment beaucoup parlé des entreprises pendant cette dernière demiheure donc c'est l'occasion de conclure là-dessus puisque vous présidez la délégation sénatoriale aux entreprises vous organisez aujourd'hui la Journée des entreprises au Sénat quel est l'objectif alors la la la la la délégation aux entreprise faut savoir que c'est une délégation qui est dans sa 11e année d'existence qui a été voulue par le président Gérard Larcher euh et qui a un ADN très fort c'est la seule une délégation dédiée aux entreprises qui est unique au niveau parlementaire et qui a un ADN particulier puisque elle est au contact direct des entreprises euh et elle rend des des des rapports sur des missions qui per permettre d'alimenter les propositions de loi euh et qui sont en lien direct euh et on organise entre autres puisqu'on a beaucoup de visite sur le terrain euh cette journée des entreprises on accueille ici au Sénat avec beaucoup de plaisir aujourd'hui plus de 230 chefs d'entreprise de toute la France euh plus de 200 chefs d'entreprises qui sont invités par mes collègues sénatrices et sénateurs de tous les département de France euh et puis plus de 30 chefs d'entreprises qui sont des chefs d'entreprise qu'on a rencontré sur la dernière année avec des déplacements de la délégation aux entreprises sur 2 jours on va sur les territoires on fait un tour de France des entreprises à la rencontre des entreprise on visite jusqu'à 5 entreprises dans une journée et ces chefs d'entreprises on les invite euh là sera organisé ce matin euh en présence du président Gérard Larcher deux tables rondes une sur deux rapports qui ont été commis l'année dernière concernant les entreprises sur le l'adaptation des entreprise au changement et et cette année c'est sur le changement climatique et le financement des entreprises et puis une de deè table ronde auquelle participera le ministre du Commerce extérieur Laurent Saint-Martin sur justement le commerce extérieur et comment accompagner rendre plus de possibilités à nos entreprises de participer à l'export et donc au côté bénéficiaire de notre balance du commerce extérieur qui en a bien besoin et ce sera donc à suivre aujourd'hui au Sénat merci beaucoup OL Ritman merci d'avoir été avec nous pour nous enarler dans 20 minutes dans le club on parlera de la 69 les travaux ont été arrêté l'état fait appel de la décision alors comment cette décision est-elle vécue dans la région reportage sur place mais d'abord on accueille notre invité politique c'est Laurent marcangil qui nous rejoint
Olivier Rietmann