Les réactions des sénateurs après l’interview d’Emmanuel Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse partielle
François Patria, votre réaction à cette intervention d'Emmanuel Macron ?
- 1:05OuverteRéponse partielle
Est-ce que le gouvernement est conforté car la réforme est adoptée ou affaibli car la réforme reste très contestée ?
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Votre réaction, Mélanie Bojal, à cette intervention du président de la République ?
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Mais là vous convenez, M. le Président, ce ne sont pas des propos qui sont à même d'apaiser ce qui se passe aujourd'hui dans les rues ?
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Ça n'est pas susceptible d'apaiser la situation, Patrick Caner, cette prise de parole ?
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François Patria, votre réaction d'évidence, certains estiment à gauche qu'il n'est pas du tout parvenu à apaiser alors qu'on voit une radicalisation de la mobilisation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Il assume, il endosse la réforme malgré son impopularité. »
- 0:10InvitéFait
« Un président qui assume parce qu'il prend un texte difficile à entendre, qui assume la popularité, qui dit je le fais parce que c'est pour les générations futures. »
- 0:52InvitéFait
« Le président nous a dit, mais j'ai un regret, c'est que les Français n'ont pas compris ma réforme, c'est bien sa réforme qu'il s'agit. »
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« Moi, je crois qu'on a vu un président de la République aujourd'hui dont le mépris et l'arrogance qu'il a pour les Français n'ont d'égal visiblement que l'amour et la fierté qu'il a pour lui-même. »
- 3:19PrésentateurChiffre
« Il a quand même traité aujourd'hui 80% des Français de factieux. »
- 3:23PrésentateurFait
« Il a comparé des manifestations pacifistes qui ont vocation à faire respecter la volonté de la nation et aussi du Parlement à la prise d'assaut du Capitole. »
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« Le fait qu'il avait dit que la foule n'avait pas de légitimité face au peuple qui s'exprime à travers les élus. »
- 4:39InvitéFait
« Pardon, ce sont des propos qui clarifient. »
- 5:16InvitéFait
« Le Président de la République est aujourd'hui non pas au centre de l'Union des Français, il est en train de devenir un apprenti sorcier, pompier pyroman au choix. »
- 5:39InvitéFait
« Si les Français qui vont défiler demain par millions sont des factieux, ça veut dire que notre démocratie est en danger. »
- 6:11InvitéFait
« Quand un président de la République, donneur de leçons aujourd'hui, refuse de recevoir l'intersyndicale qui lui a demandé il y a dix jours. »
- 8:07InvitéFait
« Nous avons pour habitude, dans ce pays, de dépenser plus et de ne plus produire. »
- 8:30InvitéFait
« Ce que nous n'avons jamais fait, de monter à ce point les minima sociaux, de créer des primes pour permettre que le travail paye mieux, de faire régresser le chômage. »
Temps de parole
- Invité27 %
- Invité 221 %
- Invité 319 %
- Invité 416 %
- Présentateur9 %
- Invité 57 %
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François Patria, votre réaction à cette intervention d'Emmanuel Macron ? Il assume, il endosse la réforme malgré son impopularité. Lucide, courageux, combatif. Un président qui assume parce qu'il prend un texte difficile à entendre, qui assume la popularité, qui dit je le fais parce que c'est pour les générations futures, c'est pour l'avenir de ce pays, je le fais, au détriment des critiques aujourd'hui. Je trouvais que ce président était à la fois, je le dis, lucide, courageux et combatif.
Droit dans ses bottes, Patrick Kenner, Emmanuel Macron, quelle est votre réaction alors que l'on entend déjà à gauche, certains qui dénoncent mensonges, déni, mépris, Laurent Berger, Philippe Martinez, Jean-Luc Mélenchon ? Arrogance, suffisance, condescendance et irresponsabilité devant les Français. Moi je suis sidéré parce que j'ai entendu atterrer en pensant aux Français qui aujourd'hui vont être pénalisés par un président qui ne les comprend pas. D'ailleurs, en fait, le président nous a dit, mais j'ai un regret, c'est que les Français n'ont pas compris ma réforme, c'est bien sa réforme qu'il s'agit. Le problème, c'est que nous avons un président qui ne comprend plus les Français.
Et ça, c'est bien plus grave. Votre réaction, Dominique Estrosi, ça sonne. Est-ce que le gouvernement est conforté car la réforme est adoptée ou affaibli car la réforme reste très contestée ? Et est-ce qu'Emmanuel Macron, par rapport à la situation de crise dans laquelle nous sommes, a une réponse pour vous suffisante ? Non, c'est pour moi une intervention qui est extrêmement décevante. D'abord parce que très confuse, parce que de nouveau faire une liste de 15, 20 chantiers de nouveau à ouvrir ou à réouvrir, parce qu'aussi je me suis posé la question en l'écoutant, pourquoi n'a-t-il pas fait cette intervention 7 mois plus tôt ? Pourquoi il y a 7 mois de cela n'a-t-il pas pris le soin ?
C'est-à-t-il pas pris le soin ? Effectivement. D'abord peut-être de mettre en œuvre et en place, et porter au Parlement une loi sur le plan d'emploi, sur le travail, puisque là il la réclame. Mais il fallait d'abord commencer par cette loi sur le travail et ensuite éventuellement en venir à la loi sur la réforme des retraites. Donc tout est à l'envers.
Et je crois aujourd'hui que les Français peuvent être extrêmement déçus parce que ce qu'attendait les Français aussi dans cette période de crise particulièrement grave que traverse notre pays, une crise politique, une crise démocratique et une crise sociale, c'est de la concorde, c'est de la compréhension, c'est de la bienveillance, c'est de la confiance. Et je n'ai pas trouvé tout cela au rendez-vous. Pas convaincu par le chef de l'État qui pourtant a salué la droite républicaine, celle qui a voté la réforme des retraites. Oui, mais la droite républicaine a toujours été cohérente et responsable. Nous avons une ligne qui a toujours été claire. Cette ligne, on ne veut pas en changer.
Et nous avons toujours porté dans l'ADN de notre famille politique le travailler plus et la valeur travail. Il n'y avait aucune raison que nous ne fassions pas en sorte que ce projet de réforme des retraites soit voté, qu'on aille jusqu'au bout du texte au Sénat et que nous puissions aussi l'enrichir à travers les amendements que nous avons portés. Votre réaction, Mélanie Bojal, à cette intervention du président de la République qui, je le répète, estime que c'est une réforme qui est faite pour l'intérêt général du pays malgré son impopularité.
Moi, je crois qu'on a vu un président de la République aujourd'hui dont le mépris et l'arrogance qu'il a pour les Français n'ont d'égal visiblement que l'amour et la fierté qu'il a pour lui-même. Il nous raconte qu'il choisit l'intérêt général plutôt que la popularité. Moi, je crois que c'est exactement l'inverse. Il a quand même traité aujourd'hui 80% des Français de factieux. Il a comparé des manifestations pacifistes qui ont vocation à faire respecter la volonté de la nation et aussi du Parlement à la prise d'assaut du Capitole. Et au fond, je crois que c'est l'inverse qu'il fait. Ce n'est pas protéger l'intérêt général malgré l'impopularité de la réforme.
C'est mettre en danger l'intérêt général. On est au bord du précipice. Il nous propose d'y plonger. Je crois que c'est au contraire totalement irresponsable et très dangereux pour ce qui va se passer dans les jours et les semaines qui viennent.
– Vous le dites, le président de la République a parlé des manifestations, de l'opposition qu'il a dans la rue. Il a aussi donné le contexte d'une phrase très polémique ces dernières heures. Le fait qu'il avait dit que la foule n'avait pas de légitimité face au peuple qui s'exprime à travers les élus. Lui a expliqué qu'il parlait alors des violences. On l'écoute tout à l'heure lors de cette interview.
– Quand des groupes utilisent l'extrême violence pour agresser des élus de la République, qu'ils soient parlementaires aujourd'hui ou maires, malheureusement chaque semaine, quand ils utilisent la violence sans règles absolues, parce qu'ils ne sont pas contents de quelque chose, alors là, ça n'est plus la République. – Mais là vous convenez, M. le Président, ce ne sont pas des propos qui sont à même d'apaiser ce qui se passe aujourd'hui dans les rues. – Pardon, ce sont des propos qui clarifient. Je vous le dis très nettement.
Il faut dire, on respecte, on écoute, on essaie d'avancer pour le pays, et je vais y revenir parce que je veux qu'on parle du fond de cette réforme, mais on ne peut accepter ni les factieux ni les factieux. – Et je vous donne aussi la réaction d'Olivier Fort, qui estime que le Président de la République met encore plus d'explosifs sur un petit peu les braises actuelles. Ça n'est pas susceptible d'apaiser la situation, Patrick Caner, cette prise de parole ?
– Le Président de la République est aujourd'hui non pas au centre de l'Union des Français, il est en train de devenir un apprenti sorcier, pompier pyroman au choix, voire un mélange des deux, enfermé dans un bunker, son bunker, non pas le bunker Jupiter à l'Elysée, mais le bunker de certitude et de suffisance qui est le sien. Moi je suis très inquiet d'une telle déconnexion avec des propos de provocation, le mot de factieux, si les Français qui vont défiler demain par millions sont des factieux, ça veut dire que notre démocratie est en danger. – Il fait plutôt référence à ce qu'on appelait les manifestations spontanées, non autorisées, il y en a eu 1200 depuis jeudi dernier.
– Mais je ne suis pas favorable à la violence, à aucune violence, à aucune provocation de la part d'une extrême gauche qu'on connaît bien et que j'ai combattue dans toute ma vie politique. Je dis simplement que quand un président de la République, donneur de leçons aujourd'hui, refuse de recevoir l'intersyndicale qui lui a demandé il y a dix jours, M. le Président il y a un problème dans ce pays, on a envie de parler avec vous, recevez-nous, j'ai la lettre sous les yeux de réponse, c'est un déni, un déni de responsabilité. Et maintenant il dit mais finalement je suis le responsable qui porte cette réforme et je vais vous l'imposer.
On marche à l'envers, Mme Strosi-Sasson a évoqué à juste titre le fait qu'on aurait dû avoir une loi de travail avant la loi sur les retraites. Aujourd'hui on est dans un malström d'incohérence de la part du Président de la République et je pense que les Français doivent être absolument abasourdis par autant de contre-vérité par rapport à ce qu'ils vivent. Comment un président peut-il être aussi déconnecté, y compris en essayant de faire du débauchage, de l'hameçonnage auprès de tel ou tel parlementaire pour avoir des majorités isolées ? On va en parler, effectivement il y a eu quelques appels du pied à la droite notamment.
François Patria, votre réaction d'évidence, certains estiment à gauche qu'il n'est pas du tout parvenu à apaiser alors qu'on voit une radicalisation de la mobilisation, alors qu'on voit effectivement beaucoup de désordre et de violence dans les rues de France. Je crois qu'au-delà des propos que j'ai tenus tout à l'heure sur l'engagement du Président, il y a aussi une forme d'empathie et de proposition. Il a fait prouve d'empathie en disant qu'il respectait aujourd'hui l'attitude des syndicats, l'attitude de la droite au Sénat, l'attitude de ceux qui dans ce débat ont gardé une forme de dignité et n'ont pas appelé à l'insurrection.
On a dans ce pays, Juliette, on a une gauche factueuse, une partie de la droite, madame Estrosi, qui est lâche. On a eu les médias qui ont fait tout pour se pourrir ce débat. Et puis un corps pathétique. Bon, face à tout cela, c'est vrai qu'on le voit sur ce tableau. Aujourd'hui, je suis tout seul contre trois. Mais je crois que je voudrais dire à monsieur Caner... Alors que vous avez dit la droite de votre côté sur la réforme. Il y a une chose que j'ai retenue, le discours, Emmanuel Macron. Ça pose problème. Et vous faites partie de cela. Nous avons pour habitude, dans ce pays, de dépenser plus et de ne plus produire.
Vous appartenez aujourd'hui à cette catégorie d'élus politiques qui continue à dire qu'il faut dépenser plus tous les jours, qu'il faut travailler moins tous les jours, qu'il ne faut plus produire, ce qui conduit la France à la déchéance. – Non, non, mais je ne vous ai pas interrompu. – Mais attendez-vous, vous m'interpellez, je vous interromps. – Je ne vous ai pas interrompu. – Je vous concède que le président des très riches est là, avec vous, vous le soutez, et les très riches peuvent dormir tranquilles dans ce pays.
– Quand aujourd'hui, on a fait ce que vous n'avez jamais fait, ce que nous n'avons jamais fait, de monter à ce point les minima sociaux, de créer des primes pour permettre que le travail paye mieux, de faire regresser le chômage, on a de leçons à donner à personne. – Les étudiants, les sous-populaires, vous dites quoi, monsieur Patria ? Les étudiants qui vont demander de l'argent, qui font l'aumône, qui se prostitue, vous leur dites quoi, ces étudiants ? – Mais vous, qui avez été ministre de l'agence de l'espoir, vous avez été ministre socialiste aussi, monsieur Patria ?
– Oui, je le dis, et je le dis, mais moi je reconnais les erreurs que nous avons faites par le passé, que vous, vous persistez dans vos erreurs, aujourd'hui, voilà où on en est. – Vous êtes de droite, et reconnaissez-vous. – On va revenir quand même au sujet de… – Pas trop beau que d'être de droite, monsieur Cannaire. – Je suis d'accord. – On va revenir sur…